FOR THE PEOPLE '

POR EDVCATION ,

FOR.SCIENCE

LIBRARY

OF

THE AMERICAN MUSEtJM

OF

NATURAI HISTORY

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ATTI

DELLA

SOCIETÀ ITALIANA

DI SCIENZE NATURALI

VOLUME VII.

Anno 1864

«on 6 Tavole litografiche

MILANO

COI TIPI DI GIUSEPPE BERNARDONI DI GIO. i 8 6 4.

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ATTI

DELLA

SOCIETÀ ITALIANA

DI

SCIENZE NATURALI

VOLUME VIL

Anno 1 864

MILANO

TIPOGRAFIA DI GIUSEPPE BERNARDOMl 1864.

IL PRESENTE VOLUME CONTIENE:

Stabile^ Mollusques terrestres vivants du Piémont. Steobel e PiGOiaNi, Le Terremare e le Palafitte del Par- mense. Riunione straordinaria a Biella.

MOLLUSQUES TERRESTRES VIVANTS

DU PIÉMONT

PAR l'aBBÉ

JOSEPH STABILE

AVEC DEUX PLANCHES

(Seduta del 31 gonnajo 1864.)

A LA MÉMOIRE

DU SAVANT ILLUSTRATEUR

DE LA CONCHYLIOLOGIE VIVANTE ET FOSSILE

ET DE LA MALACOSTATIQUE

LE DOCTEUR

J-P-SYLVESTRE DE GRATELOUP

À DAX

LE 31 DE GEMERE 1782

DECEDÈ À BORDEAUX

LE 24 AOUT 1801.

« lina Ialina dei Molluschi Tivfnti del l'ie^noalc sarebL» di sommo interesse, perchè, essendo questo posto (ra la Francia e il Lombardo-Veneto, essa dovrebbe pre- sentarci l'anello di congiunzione tra la fauna occideo- tale dell' Europa e quella del mezzodì della sua parte centrale » .

J'. SiiiuoEr. , Sui Mulliischi vhculi del lembo (ìficuialc ilei Piemonte, (l'avia , 1833.)

La Malacologie (erpeslre el fluvialile du Piéinont a élé , jusqu'ici , presque lout à fail negligéel C'est M/ Pellegrino Slrobel (1) qui nous a donne les prémières observations sur la faune inalacologique de ce pays. Utilisant ses découvertes el les données d'aulres concliyliolo- gisles ses arais(raoi, Villa, Marani , Piada, eie), sous le titre : Mol-< lusclii viventi del lembo orientale del Piemonte, dalla Tace alla Trebbia {2) , Mj Sd-obel a publié un cataloguo de bien 64 espèces de mollusques lerreslres, el 38 fluvialiles du Piéniont orientai, c'est à dire de celle parile du Piémonl qui est coniprise enire la Toce et la Trebbia , la Sesia el le Tessin et la porlion de la vallèe du à la droile de la Bórniida. Suivent ce catalogne quelqucs interessants chapilres dans lesquels l'auleur s'élève à diverses considéralions niala- cologiques et nialacoslaliques; le dernier niol de Al/ Slrobel est l'ex- pression d'un voeu que d'autres malacolorjistcs viennent atigmenter ces faitSj et apporter une pierre de plus au grand èdifice d'une mala- cologie ilalienne. J'ai considerò coninie dirigés à nioi plus parlicu- lièreiuenl ces eneouragements, et après avoir visite plusieurs fois

[K] Profes-seur il'liist. natur. à rUiiiversilé de Parme.

[^i] In: Giornale di Maìacologia , par P. Strobe! ; l'avi*'. 1833.

g e. STAISILE,

tlivers points de la Suissc el de la Lombardie avcc le cantoii dii Tessili (1), une parlie de la Savoie et le dcparlement francais des Hautes-Alpes, pour l'elude et la comparaison des faunes nialaco- logiques , j'ai cnlrepris enfin d'explorer le Piéniont. Inutil de dire que j'entends pour Piémont le pays compris entre la Toee , le Tessin ci la Trebbia, les Alpes (du col du Siiiiplon au col de Tenda) et l'Apennin boréal.

Corame l' on voil par le litro mòme de son ouvrage , le lableati de M." Strobcl ne comprcnd (pie un petit coin (lo nord) de la faune montagneuse et alpine; j'ai donc choisi de prclórence à explorer la rcgion occidentale et plus particulièremenl Ics régions élevées, quoìque je n'aie nullemenl negligé ni les coUines ni la plaine. Le Simplon et la vallee de la Toce jusqu'à l'extrémité meridionale du lac Majeur, les vorsants orientai et meridional du Monte-Rosa, les vallées de la Doire-Bàllea, de la Stura de Lanzo et ses cmbranche- menls, la grande vallèe de la Doircliipaire avec les endroils reculés du Monte-Thabor. la a alice du Pèllice et l'haute vallee du jusqu'au col des Traverscttcs (^tiOO""), eie. eie., ces soni les points que j'ai visilés et explorés avec la plus grande attention. Tàcherude, travail assez difficile, mais je snis bien heureux de pouvoir ajouter à la liste des mollusquesi tcrrcstres donneo par .M/ Strobel , fi 2 autres espèces, doni quelques unes nouvelles (2), plusieurs rares ou non vulgaires, et de toules les 106 espèces teirestres enlin indiquer un bon norabre de localitós, et presenter bien des fails inleressants à l'appui des études malacostatiques !

Ainsi , par ex., V Helix ciliata depuis l'haute vallèe du Tessin ou Val-Lepontina, son limite nord^ dcscend juscpi'à la vallèe de la Doire- liipaire (Oulx, eie.) à Vùoest, et à la Trebbia (Zavatarello,-iMontalto)

(1) Voir ma: Vanna Elvetica: Conchiglie terr. e fluv. del Lugamse; Lugano 1845-46. et mon : Praspello sistein. slutist. Moli. viv. nel territorio di Lugano; in: Alti Soc. rial, di Se. nat. Milano; voi. 1.», Liiplio 1859.

Voycz aussi mcs memoircs I, ci 11: Sui Fossili del terreno triassico nei dintorni del lago di Lugano in: Actes; Soc. Helvét. Se. nat., S. Gali. 1854; ci HAle 1856. n Fossilcs des environs du lac de Lugano; in: Ad. Soc. Ikhcl. Se. nat.: I.upano, 18C0

(2) Coquilles nouvelles, ou peu connucs : par l'alih*' .Io?. Slnliile: In: lìévue et Mag. de y.ooì. |i;ir r,n<TÌn Mi'iK'villo: Paris, ISSO.

MOLI.USQUIiS TEKKESTHES, ETC. 9

à l'est. Ìj Ilei, nautiliformis des foréles alpines de la Val-Maccjignaga (versant orientai du IMonlc-Rosa) cótoyanl les bassins des lacs .Majeur, de Lugano et de Como, s'abaisse jusqu'aux collines de Viverone près d'Ivrea, et mème jusqu'à la Val-de-Lanzo, à N. 0. de Turin. \JHelix glacialis et la P^itrina major apparliennent à lous dcux Ics cólés, savoyard otpiémonlais, des Alpes occidenlales; cependant on pourrait rógarder la première conimc propre plulùt du versant orientai cu piémontais, quoiquc elle liabite aussi les régions élevées du coté Oc- cidental (Hàule-Mauriènne). La Pitrina major ^ au contraire, est (uie espèce occidentale ou francaise qui, deseendant du nòire còle des Alpes, n'anive que à peine jusqu'à l'extréuiilc inférieure de quel- ques vallées. L'H. zonata habile de et de de toute la chaine alpine comprise dans notre tableau, quoique sur le versant occiden- lal et meridional elle soit nulle part abondante, et cela pour la simple raison que celle espèce est pro})re plutòt des regions alpines boréales que des méridionales. L'Ilei, [(rtens (lype) de Studer, a été récueillie dans Ics Alpes Helvcliques (Vallèe d'Enlréniont en bas Va- lais), mais dans celle localilé elle est petite et plus mince que les individus (Var: adelozona) que j'ai trouvés cu Piémont (Val-de-Lys, ou Val-Gressoney); plus on va vers l'est (Val-Serina, S. Pellegrino, etc. en Val Brembana), celle espèce acquiert de diuiensions majeures, et son test dévient plus épais. L'ff. zonata préfère la zone alpine; VH. adelozona la monlagneuse. La Clausilia plicala parait limilée à la seule parile supérieure du bassin du Verbano (Canobbio, Lo- camo, lìellinzona, Magadino, Luvino), n'arrivant tout au plus que jusqu'à la 'Foce. La Claus. Thomasiana^ avec ses diverses niodifica- lions , depuis le coté occidental inférieur du Verbano descende jus- qu'au S. 0 de Ivrea (Castellaujonte) , et aux vallées de la Stura au dessus de Lanzo, à N. 0. de Turin ; la Claus. alpina est le représen- tant de la CI. Thomasiana dans les régions élevées. Quanl à la Claus. diodon, qui appartient à la mènie section des deux préceden- les, elle caractérise assez bien le cóle sud du massif du Simplon (I), et plus probablement tout le versant meridional des alpes Pennines!

(1) C'est par orreur quo M."" de Charpentier a ciic (Cat. Moli. Stiisse, 1837] la Claus. diodon de la Val-de-Bagnes en bas Valais.

in e. STABILE,

La J^upa Ferrara (Ics si:s litnites orienlaux dans ics Nailéi's Bresciaiies en Lombardie, s'avancaiit vers l'ovesl, còloye Ics rives des trois Ines ci-dessus nommés, descende vers le sud sur Ics coteaux cnlre Ivrea ci Vercelli, s'ahaissanl jiis(]ii'à la vallee dii Tanaro. c'est adire jusqu'à l'Apennin. Que dira-t-on de la Pupa cinerea récueillic en ahbondance par le prof/ Moiisson (1850), el par nioi (1857) à Siise au pied des rochers du .Mont-Cenis, et jias ailleurs, en Piéiiionl?

Cinq soni les espèces propres du Piémont, doni trois {Claus. diodon, alpina, et Thomasiana) soni exclusives de la région cispa- dane (gauche du Pò); une [Pupa Blortilleti) quoique plus propre de la région transpadane^ on la renconfre nièine de Vanire coté (Suse); une [Claus. jìlelki') appartieni à la faune transpadane. La faune cispadane est caraclérisée en outrc par la présence de VJJel. zonata^ fcetens, glacialis ci nautiliformis , el de la Claus. albopu- stulata ; landis quo la faune au delà du est rcprésenlée par Ics Zonites hf/datinus el Leopoldi anus , par V Hel. cespitum^ umbili- caris Var. padana, el conspurcata, el par la Claus. punctata. C'est encorc pour la première fois (pie j'ai Irouvé en Piémonl non seule- nient, mais sur toul le \ersant meridional des Alpes, la Claus. nigri- cans , PuLTENEv {obtusa, C. Pfeiffeu); les quelques individus que j'ai trouvés en Val-de-l^anzo soni idenliques aux lypes provenants de l'Hannover, que jc dois à l'obligéance de iM/ Adolphe Sclimidl; et j)eu difft'renls de ceux qui m'onl élé conimuniqu(3s par nion ami 1\I/ Turali, récueillis par lui méme à Bengor en Angleleri'e. La Clausilia des diverses localilés du coté sud des Alpes , el qui existe dans niainles colleclions sous les dénominalions de Claus. nì- gricans, Pult.; obtusa, Pitiuer ; dubia, Drapau^mid; rugosa, Duap. ; rugosa, C. PpruFun, et mème quelquefois avec lous ces noms ensemble ran!j;(}s en synonymie, n'est d'auire cliose que la Claus. dubia, Dkap., doni le synonyme est Claus. rugosa^ C. Più. (non Duap.); ou si l'on veut, celle-ci en serali une simple mutaìion caraclcjrisée par l'avan- cemenl el la bifurcalion, en deliors, de la lamelle infériéure, landis que chez la Claus. duina, Duap. celle lamelle est simple el (iloignc'c. La Claus. perversa, LiìNm-: (67. rugosa, Duap.; non (]. I'fu.) appar- tieni plutòi à la faune lillorale (p. e. en Italie: Vollri; en France; Montpellier; en Espagne: Harcelone , etc).

>IOI.l.L'SQl'ES TERUtSTKKS, ETC. Ìl

Des mollusques terrcstrcs vivanls dans la réijion cispadane ilii iMé- inont, huit manquenl à la Lombardie: P Urina major '^ Helix gla- cialis; Claiis. diodonj alpina^ P^erbanensis ^ et nicfricans-. Pupa avenacea (i), et Mortilleti', mais en revanche la Lombardie possiede un ben nombre d'espèces et variélés, presque toules exclusives: Zonites gemonensis , Fér. (sp.); Helix Presili, F. Schmidt, var. Lu- fjanensis , ScHl^Tz; Hel. nisoria, Rossm.; Hel. colubrina, .Iam : H. frigida^ et tigrina hy; Clausilia comensis,Sii{nTLii\\o\\Tn: Balsamoi, Strobel; clavata, Rossm. [lamellosa. Villa; non Wagner): Lcucensis , Villa; Strobeli , Porro {Stabilei, Charpentier); Prilla, Megerle von Muhlfeldt; non alioruin ( Vrof/(e/?/ana, Charp.); brembina, Strobel; exoptata. Ad. Schmidt; Pomalias Porroi , Strobel; maculatus^ Drap., var. fenice .^ Spinelli.

Le Zonites Leopoldianus ^ Charpent, (sp.) de la région transpadane, aiirail é(é troiivé aussi à l'extrémité orientale de la Lombardie en Val-Trompia (Spinelli (2)) quoique en exemplaires plus petits, et YHel. conspurcata^ Drap, sur les coUines de Brescia, (Spin.). La Claus. dìodon, Thomasiana et alpina, et la Pupa Mortilleti man- quent aussi à la Savoie, mais cette région a quelques espèces ses pro- pres: Helix alpina, Faure-Biguet^ et var. Fontenillii^ Michauo; Po- matias carthusianus , Dupuy {apriciis, Mousson).

Une espèce alpine qui pas encore , jusquici , s'est présenlée en Piéraont, est VHel. personata^ Lasik. ; et cependanl elle liabite, non seulement les versants nord et ovest de tout la ebaine alpine, mais (quoique à la vcrité assez rare) aussi les méridionales vallées Maggia et Lepontina (Canton suisse du Tessin) (3). Le group des Campylées à test calcaire n'est rcprésenlé en Piémont que par une unique espèce {Hel. glacialis)., consequence naturelle du peu d'abondance de cal- caire sur presque tonte la ligne des Alpes, tandis qu'il abonde dans

(1) 11 parali que la F. avenacea, Brug. (avena, Drap.) n'e.viste pas en Lombardie, cotte espèce est rémplacée par plusieures formes de la P. megacheilos , Jan. M.*" Strobel (Essai d'une distribuì, eie. Moli. Lomb.) ne Cile la P. aven. que du Tyrol italien.

(2) Spinelli G. B. Calai. Moli, della prov. Bresciana; li. ediz., pag. d3, 1856.

(3) 11 est bien possible que cette espèce puisse encore ètre trouvée à l'extrcmiln su- périéure de la vallèe de la Toce (Val-Formazza;.

il e. STAnil.K,

Ics Pre-Alpes. I.a Pupa nmltidcntata , Oi.ivi {variabilis. Drap.) paniit nianqucr au Piémonl, ol y osi rémplacéc par la jolie P. Mortilleti. Mais ce qui est bien frappani, c'est la non présence du gerire Po- matias que, ni moi dans nies diverses excurslons, ni d'aulrcs con- chyliologistes (Slrobel, Villa, Molla, Morlillet, Prada) nous n'y avons pas cncore rencontrè. Le Cyclost. elegans, assez coiinnnn en tonte la Lombardie (jusqu'à rexlrémité inférieiire du lac de Lugano) nianque à presque tonte la région Cispadane, tandis qu'il est très abondant dans la Transpadane (l). Ces soni dcs t'aits qui démandent d'èire pris en consideration.

Chez les nioUusques terrestres, ces petits et cependant pas moins nierveilleux èlres de la nature, doni le dévéloppement , la vie, les nia'urs soni inliniéuicnt liés aux (.'onditions physicjues du sol et nie- léorologiques, condilions sujetfes à des varialions, si non à des alté- rations importantes, surtout dans les régions élevées; chez les raol- lusques terrestres l'epoque de l'apparition, leur multiplication, leur dispersion, leur habitat présente aussi des irrégularités frappantes, et niéme des anomalies, si cependant l'on peut ainsi appeler certaines lois économiques de la nature, lesquelles nous ne somnies pas encore arrivés à coniprendre et que, je ne sais pas si plus superbes ou plus ìgnorants, nous gratifions du noni de désordre; lois qui n'ont jamais cesse d'ètre reglées par la très-haule sagesse du premier Jìal qui a tire du caos l'Univers! De nouvelles exploratìons, donc, aux divers poinls des Alpcs, et plus particulièrenient aux versants orientai dcs alpes Cottiennes, et boréal des alpes Maritimes et de TApennin, pour- ront bien augmenler, peut-cfre, la liste des Mollusques terrestres du Piémont, et mènic y en ajouter quelque espèce nouvelle pour la faune d'Europe, et enrichir par d'utiles connaissances la malacostatique. Je n'ai pas negligé de faire appel à tous les naturalistes qui, directe- ment ou indircctoment, pouvaieni me donner des renseignements op- portuns, et tous m'ont prete un bienvcillant coneours par des inté- ressantes Communications; je citerai, enlre autres, MM." le prof.' Slro-

(l) (Jii ;i iimlilomcnt ossavi' de faire acclimater à l'avio le Cycl. eie fjans. Ses dò- pouilles ne sont pas r.ircs rlans les alluvions du Tessin, cliarit-cs par Ics cauv'lRezia Aman/io : Gasteropodi terv. r. fluv. di Faina: 18'f8).

MOLLLSQUF.S TERRESTRF.S , ETC. 15

bel, le chev. Gabriel de Morlillel, le conile Charles Mella de Ver- celli, les frères Ani. et .I-B. Villa, le prof/ Bellardi eie.; je prie done lous ces Messieurs de recevoir ici Ics sincères reuiercìnienls que je dois à lenr obligeanle bonié. En(in un luol de gralitiide à mon cher frère Philippe-Marie enlomologiste et ornilologisle, el à notre ben ami Antoine Grossi, qui m'ont souvent aidé à la recherche des petits niollusques dans les alenlours du lac Majeur.

Je sens la nécessité de donner quelques explications sur la dispo- silion que j'ai adoplée dans cel ouvrage: et d'abord, pour ce qui concerne la dislribution zoologico-systénialique des espèces, je les ai rangées et groupées suivant leurs affinilés analomiques; quant à la détermination et à la synonyniie, je crois d'avoir traile ce sujet avec la plus sérieuse allenlion. Sur le rapport de la dislribution géografiqne j'ai suivi les divisions qui m'étaient indiquées et Iracées par la nature uième. La faune malacologique d'un pays assez éléndu en longueur tei que le Piémont (i), doit nécessairement ressentir l'influence exercée par le deux opposés poinfs nord et sud; nous avons déjà fall observer que la grande rivière du marque une ligne de séparation entre deux faunes , l'une septentrionale , meridionale l'autre ; j'ai donc divise la faune malacologique piémontaise en cispa- dane et transpadane. Mais ce n'est pas tout : la faune des vallées et celle de la plaine, soni {sauf quelques exceptions) netteuient distinc- tes; si telles ou telles autres espèces planicoles s'elèvent dans les régions élevées, il n'arrive si non exceplionellenient, que quelque espèce inonticole franchisse la limite inférieure de la vallèe pour s'établìr dans la plaine; quoi qu'il en soit, quelques exceptions ne délruisent pas les lois générales. Une division donc en faune des vallées et faune de la plaine élait diclée par le simple raisonnement. La grande plaine du (laquelle, pour les motifs que nous avons déjàéxposés, il faut aussi diviser en cisparfane et traspadane)^ s'élève plus ou moins brusquement en deux sens, c'est à dire de est à ovest en mème temps que à nord et à sud; le plus bas point de son indi- li) Le PiiJmont géographique a une longueur de 270 cliiluni. (rie la source de la Tocc jusqu'àu Gol de Tenda) ; el une largeur de 212 cliilom. fdu Moute-Tliabor à la Trebbia).

\l{ (;. STABILE,

iialion est ù /»l"' rcmlxiucliure ile la Trebbia dans le Pò). A partir ile ce poiut la plaiiic cispadane s'élève, par le Tessili, jiisqu'à 200'" (lai- iMajeiir): par la Sèsia, de OB"" (einbouchure dans le Pò), à 250'" (pres (ìattinàra): par la Doiro-fiàltea, de U7'" à 240™ (inférieurement à Ivrea); par l'Orco, de i23'>'a 400 Uivarolo); par la Stura de !.anzo, de 138™ à 4K0'" (entre Cirio el Lanzo); par la Doire-Ripaire, de IS?"" à 330"' (Uivoli, ete.): parie Pòllice, de 1K8™ à 370™ (un pcu au dessus de Pincrolo). La plaine transpadane s'élève de ^l'" jusqu'à 250"" (région padane propreincnt dite, de la Trebbia à Saluzzo); el par la Maira, jusqu'à 600"' (près Drenerò); par la Stura de Cuneo, jusqua'à 450'" (Cuneo); par le Tànaro, de 82'" à 500'" (Mondovi). Les collines de l'Aslésan soni comprises, mènie pour la faune nialacolo- gique, dans la plaine padane. Mais du cóle de l'Apennin, la plaine transpadane n'esl d'une quelque éléndue que entre la Bòriiiida et la Scrivia, jusqu'aux coteaux du Tortonois et à ceux qui forinenl les courlcs ci petites vallées subapennines siluées entre la Scrivia et la Trebbia.

Je ne.ferai pas ici l'énuméralion des ouvrages que j'ai consultés sur l'anatomie, la comparalion des espèces, la discussion de la syno- nymie, eie; je citerai seulement ceux qui ont quelques rapports avec la inalacologie el la malacoslatique du Piémont,

Après de fatigantes el pénibles excursions, el de longs et sérieux études, qu'il me soil permis d'espérer que mon Iravail sera favora- blement accueilli panni les savants culteurs de la malacologie.

Milan. Mars 1804.

Abbé JosiìPH Stabili:

MOLI.USyi'KS TEKUKSrKtS, ETC

OUVRAGi:S CONSULTES

QUI ONT DES RAPP0RTS AVEC LA FAUNE MALACOLOGIQUE DU PJÉMONT

a), pour la Malacolocjie

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NB. Los cspòces .sigmrcs pjir ' .soni colles cilécs par M.'' Sliobol daiis sons i.iuvra- Kc: Sui Molluschi viventi del lembo orientale, (Me.

I

PULMONATA

-|- Stylommatophora j sive oculos in apice pedunculorum ferentiax

A. PULMONATA INOPERCULATA. (^^

Familia: LIMACEA. Gen. ARION. (2)

{Arion , Férussac Hist. Mollusq. 1819, pag. 50-53.)

Sect. LO CHE A. (3) (Lochea, Moquin-Tandon Hist Moli, de France ; 1853.)

* 1. ilrioii rnfais. W

Limax ìV-fns, Liiinù Systema Natura; Édit. X, 1758.

Région Padane. Plainc du Po (nord) : rives boisées du Gravellone au sud de Pavie, 57-100 mètres (Prada).

2. il.rioii ciiictnsi.

Limax cinclus, Mailer Vermium Historia , 1774, Voi. II, pag. 9. subfuscus, Draparnaud Hist. Moli. 1805, pi. IX, f. 8; non C. Pfeiffer.

Vallées Cispadanes. Vallèe de la Toce : Hospice du Sim- plon, 2020'° (Stabile) V. de la Doire Riparia: Mont-Ceuis, 1900™ (Strobel).

*

(1) Voir ees Notes à la fln du livrc.

18 0. STABILE,

R. P. Haule vallèe du Po: audessus du village de Crisolo, 1600" (Stabile). Sous les pierres crystallines pariui Ics gazons.

Sect. PRO Ll!^ 1»! S. (a)

{Prolepis, Moq. Taiidoi». loco citato.)

3. Ai*Ioii hortenisiii.

Arioìi horlensis , Fùrussac Uisl. Moli. 1819, 4)ag. C5.

Var: a) Alplcola, F<Jr. loco dialo, pi. Vili, A; fig. 2-4.

V. e. Val de la Sèsia: Motre-Darae d'Orópa, ftfJO™. Sous les pierres de micaschiste (Mella).

Geii. LIMAX.

[Limux (parlim), Liiiiic - St/slem. Nat., luco citato.}

Sect. AMALIA, (b)

' {Amalia, Mo(|. Tatui. - loco citato., pag. 19.)

1. Liiiiia^ iiiargiiiatii^.

Limax marfjinalus , aiullcr Verni, hist. 1774, 11.; Moquin-Taiid. loco citato i)\. Il lig. 4.

R. P. Haute vallèe du Po: Crisolo, IftOO^^ sous les pierres crystallines (Slabile). Plaine du Po (sud) : Montallo, Casteggio en Val Coppa, 46-100'» (Strobel).

(a) Guifassc rccouvrant une limacolle imparfaite, rugueusc, qui scmble produite par l'agri'galion d'un ccrlain nombro de granulations calcaires.

(6) Cuirassc pourvue de lugosilés plus ou inoins apparentes; stries concentrique» Hulles.

MOLLUSQUES TtURESTRES , ETC. 19

Vallées Transpadanes. Val-Varaila: Vunasca, 1)39'" (Mor- lillel).

Sect. U U 1. 1 ai A X (a)

(Ealimax, Moq. T.ukIdii - loco citalo paf,'. ìi.)

Umax agreslis, lAmv Si/stem. Nat. Édil. X, 1758; I, pag. 63-2.

# «) Fllans , Hoy in: Transact. Liitit. I, 1791; Fórussac; ìlisl. Moli., pi. V,

lig. 9-10.

V. G. Va! Sesia : envìrons de Vercelli, IbO"' V. de la Doire Bàltea: Viverone, 330"' (Mella) - V. de la Doire Riparia : Mont-Cenis, 1900'"(Strobel).

R. P. Haute vallèe du Po: Paesana, 840°» (Mortillet) Plaine du Po (nord): Turin, 220-250™ (Mort.); Lomelline, 100™ (Strob.) Plaine du Po (sud): Monte Penice en Val-Tidone, 50-300™ (Slrobel).

P) RcticnlatiES, Mùllor Venn. Hist. 1774; Férussac Ilist. Moli. pi. V, fìg. 7-10.

V. e. V. de la Doire Rip.: audessus de Clavières (roule du Mont Genève), 1800™ (Strob.); Barduniièclie, 1350™ (Strobel).

R- P. Plaine du Po (nord): lives du Tessin (Strobel); (sud): Valmadonna près d'Alexandrie, 120™ (Strobel).

V. T. V. de la Stafferà: Varzi (Strobel).

3. LiuiaiL ai'boriiiii.

Limax arborum , Boucliard-Chantereaux. Mollusq. Pas-de-Caluis , 1838.

V. C. Val de la Toce: Simplon, 2000™ (Stabile, Strobel).

(a) Cuirasse à slrics conccnliiques plus uu nioiiis disliiicles; rugosilcs niillw uu liresque nulles.

30 e. STAlìILE ,

* 4. Liiiia^ varieg;atiii§.

Umax variegatm , Draparriautl Tableau cles Mollusq. 1801; Férussac - Ilist. Moli. 1819, pi. V, (Ig. H.

R. P. (Maine du Po: rives boisées du Tessin, 56-80" (Slrobel).

V. T. V. de la Trebbia: Bobbio, 865°^ (Strobel).

Obs. Celle espèce (nocliirne) doil otre assez répandue, surtout à la plaine. Il n'est pas rare de la rencontrer mème à Milan dans quelques caves.

* 5. IjiiiiauL luai^iuins.

Limax maximus , Linnù System. Natur.. Edit. X; 1758, 1, pag. 652. cinereus, MùIIer Vertn. Hìst. il; 1774, pag. 5.

y.) Ccll:il*ÌUS, d'Argenville Condì, pi. XXVIII, fig. 31 ; Fùrussac Hist. Moli. 1819, pi. IV, llg. 8. Cinereus; clypeo , dorsoque maculis nigris {fascias iti- terruptas in dorso simulantibus).

V. e. V. de la Toce : Vogogna , et aiitres endroits de l'Ossola, 190-500'" (Stabile) V. de la Doire Bàllea: coUines de Viverone près d'Ivrea 330"^ (iMella).

R- P. Plaine du Po (nord): Vercelli, 150°> (Mella) Lorael- lina (Slrobel); plaine du Po (sud): Saluzzo, 360™ (Mortillet).

V. T. Val Coppa: Borgopariolo (Strobel).

/5) Riifcsccns, Moquin-Tandon : Moli, de France , 1855 ; pa;g. :29. Rufeseens , carina et rugis rubris - Slrobel : {Moli, del levibo or. del Piemonle, etc).

R. P. Guasta , Loiuellina (l*iada).

»IOI.Lt'SQllKS TEnKESTRES, ETC. 21

6. liiiiiax cÌnci'eo-iiis;ei*.

Umax cinereonìger , Volt in; Slurm: Deulschl. I<'auna\ Wilrmer , ì. fase. 1803.

anliquorum, Var. a, Férussac /Jist. Moli. 1819; pi. IV, lìg. 1.

carulans , M. Rielz (fide Slrobel] E. A. Rielz: Land und Siissw. Moli. Sie-

benburgen; 1860. Voir pour ranalomic: Adolphc Sclimidt -- GeschlechU- apparai der Stylommatophoren , 1855; pi. Xlll, fig. 100.

L. magnuSj cor por e rugoso ^ rugis longitiidinalibus distinctis; supra plus minusve nigricanti-fusco , scepius longitudinaliter qua- dri fasciato , laterifms pallidioribus ; solea sub-albida , interdum ni- grò limbata ; clypeo mediocri, postice obtuse angulato^ nigricanti j carina albescenti^ distìncta^ veluti crispata^ dimidiam dorsi longi- tudinem sub-cequante.

Animai grand, tle la taille du L. maximus^ oblong, subcylindri- que, assez épais, faiblement tronqué et nn peu rétréci antériéure- nient, diniìnuant insensiblement et poinlii en arrière. Corps noiràtre ou brun-noir, sur le dos, plus clair sur les flancs, souvent avec quafre bandes longiludinales noiràlres ou brun-foncé; couvert de rides ion- gitudinales doni les intervalies ou rugosités soni saillantes, Irès-fortes et allongées. Con, ainsi que la lète, les peduncules oculigères et les tentacules, brunàlres; le premier est verruqueux, et marqué de deux sillons longitudinaux. Cuirasse mediocre, terminée oblusement en av- rière, noiràtre ou brune-pale, souvent avec des taches brimes sur un fond blanchàtrc vers les bords laléraux. Pied non frange, à cólés étroits. Carène d'un blanc-jaunàire, coinme crénelée, saillante vers la partie postérieure et s'avancant jusqu'à la inoilié du dos. Sole blanc-jaunàtre, quelquefois bordée longiludinalement d'une large bande noiràtre.

Limacelle mincc, fragile, aplalie, à peine convèxe.

Long. 10-17 cenJimètres; Larg. lB-20 miiliuj.

24 G. STABILE,

VaR. I. Allllpcs ^olca unicuhire, albido-lutea, pcdis margine edlenio nigri-

cmtli , vcl non. (L. linealus, var. albipcs, Dumoiit ci Mortillet: Hist. Mail, kn: et (Verni douce riv. ri foxs. de ìa Savoie et dn bassin dn Lvman , 1852).

u.) Pallide luleus , confuse qnadrifascinlus , fuscomactdulus ; clypeo , dorsoque , medio valde fuscalis , haud raro nigricautibas.

/8) Pallide luteus , Interibm fusco-vinculalus , mncidis ad marginem elypei fasctis duabus linearibus subparalelis ell'ormantUnis : clypeo autem , supra , valde fusca- to ; postice, in area lutea, mnc\da quadrangnìari biunnea ornato; dorso distincte qiuidrifasciato , fasciis mediis angmlis , exlcriorihns latis.

y) Unicolor , nigricanti-fuscns; antice {sub clypeo) albido-lnlescens, clypiique latcribun exlernis pallidis , vix lutco-macidatis.

Var. il I%lgri|»C9 Solea late nigro-marginala [Liniax (Arioii) lineatns, Pu- mont Bullet. Soc. Hist. vat. de Savoje ; 1849).

S) Niger; carina nigra , breviori ; sub clypeo albido-lutescens ; clypeo mgro , vix ad marginem externum punetis pallidis sparso [L. alerl Razoumowsky Hist. nat. du Jorat , ole. 1789).

V. C. V. (le la Doire Uiparia: Monl-Cenis, 2000"' (Slrobel) - Var? I. (a)

V. Anzasca enlre Calasca et Peslarcna, 1000°° (Prada) - Var. I, et II. (f^)

R. P. Haiile vallèe du Po: Calcinerò, 700"' (Stabile) - Var. I, a. ' Trois excmplaires pou variés l'un de l'autre, si non par la couleur plus Oli ntoins brunàire ou brun-noirùtre. Long. 16-17 centini. Sous les grosses pierres (cristallincs) dans un pelit vallon onibragé et frais. Mucus épais, un peu vitreux. Au dessus de Crisolo (l'tOO"^') j'ai trouvé la Var. Il, 5. Un seul individu, long seuleiuent de 8 cent, larg. 10 milliin. (jeune?). Je le rapporto provvisoirement à la Far. Il du L. cinereo-nigcr j mais la carène assez courte (tandis quo niéme dans les jeunes individus du L. cinerco-niger la carène monte jusqu'à la moilié du dos) serait suffisant pour l'en scparer, de raème quo son

(a) Litnax ccnrulans , Bielz (Slrobel).

(b) L. cinereva. Muli.; VAn: solca nigro-limbnla : rei cinerea, nigro -mandata (.Slrobel).

MOLLUSQUES TERRE5TRES , ETC. 23

corps qui est, propoitionellement, plus gròle. - Plaine (sud) du Po: Cicognola , Slradella (Strobel).

V. T. Vallèe du Gesso: Col de Tenda, 4 870™ (Mortillel) - Var. I, p. et y.

Obs. M/ de Mortillet dit que la Vau. albipes est tròs rare dans les montagnes et aux environs de Bonneville; mais iM/ Brot de Genève assure qu'elle est couuiiune à VélrazMonthoux; loules deux les lo- ealités citées apparliènnent au bassin de Bonneville, Vallèe de l'Ar- ve, en Savoje. M/ de Mortillet, qui a traverse plusieures fois le Col de Tenda, jusqu'ici n'a pas encore renconlré sur le versant nord, la varieté à sole bordée de noir.

Familia: he lice a. Gen. YITRINA.

{VHrina, Drapaniaud Tabi. Moli., 1801.)

Sect. S E Si I L 1 il A X. (a)

(Semilimax , Stabile Descript. Coq. nonvelles , on pcu connues , in: Réime et Mag. Zool. par Gmirin ; Aoùl, 4859.)

* l^i trina «liiiplflantt.

Vitrina diaphana. Drap. Hist. Moli. 1805; pi. Vili, fig. 38-39. HeUcolimax vitrea, Férussac Tabi. Moli. 1822; et Hisl. Moli. pi. IX, fig. 4; Moquln- Tandon Moli, de France , 1835, png. 46-47 (animai).

V. e. V. de la Toce: Hospice du Simplon, 2020'» (Slabile) - V. de la Doire Bàltea: l'Allée-blanche, versant italien du Moni Blanc, 2000"^ (Duniont); Courmayeur, 1218'» (Bellardi). Plus vers le nord (Alpes Suisses) cetle espèce descende jusqu'à 960*» (Val-Lepon- tina, versant italien); et mème dessous de 900"» (versant nord, ou Suisse).

(a) .\ninnal ne, pouvant jamais s'enfermor eniièiemciil dans sa coquille. Épipliragme nul.

2% G. STABILE,

Z. Citrina Charpentieri.

Vitrina glacialis?, Forbcs Jard. ann. , 1837.

, Charpfinlier (olimj , in specim.

uivalii , Cliarp. (postca) , in specim.

_ _ in: Dumonl et Muiliilel: Hist. Moli. Savoje; in: BuUet. Soc.

hist. nat. Savoje; 1852-53.

glacialis , et nivalis , plerumq. auct.

Vitrina Charpentieri , Stallile Descript. Coq. nouvell. ou peu connues, in ; Révue, et Mag. Zool. par Guérin N. 7, 1859 ; figur.

V. e. Vallèe de la Toce: Hosp. du Simplon, 2050" (Slabile)- V. de la Doire Bàllea: Petit Saint-Bernard, 2000"" (Fr. Dumoiit) - V. de la Stura de Lanzo, 1900™ (Stabile). Dans tous ces localités: sous Ics pierres erystallines et préferablement près des ruisseaux alpins. Gomme je \iens de dire dans mon meraoire {JDescr. Coq. nouv. ete.) c'est pour traneher toute question, que j'ai rais de coté les noms de nivalis et glacialis., et j'ai noramé cetle jolie espèee du noni de l'il- lustre de Charpentier, qui l'a trouvée pour la première fois sur les Alpes de Box dans le Canton de Vaud.

Sect. P H E M A C O li I il A X. (a)

(Phenaeolimax , Stabile Coq. nouv. etc. , in; Revue de Guérin. /. cit. , 1859.)

3. Witriiia major.

Uelicolimax major, Férussac pére Essai mùlhod. conch. , 1807. Vitrina pellucida, Draparnaud Tabi. Moli, 1801; et fìist. Moli. 1805^ pi. VII?, fìg. 34-37, (non Vitr. pellucida , Mùllei).

Drapanialdi , Cuvier (b) Rcgne animai; 1817. II, noie ; Moquin-Tand. Moli.

de Frame 1855; pap:. 49, pi. VI, Hg. 14-32 (Anatom.).

V. e. Vallées du Cervo et de l'Elvo: Sanctuaire de N. D. d'O- ropa, 1250"* (Cesali); - Val de Lanzo: un beure au-dessus de Lanzo

(a) .\nimal pouvant s'enfcrmer cnticrcmcnl d.ins sa coquille. Épìpliragme viireux. (6) Nonne rrrtins Prnpnry>midi . a Draparnaud!

MOLLUSQUES TERRESTUES, ETC. 2B

jusqu'au pian de la Mussa, KB0-1B50"', sous les pierres cryslallines, près les ruisseaux (Stabile) - V. de la Doire Riparia: alpes au-dessiis du village de Rochemolles au Monte-Thabor, lOOO"" (Slabile).

Obs. Dans les régions inférieures des vallées, les cxemplaires sont petits, mais dans les régions elévées ils atleignent loul leur dé- vcloppenient (Long. 7 millim.). Je ferai mème observer que les in- dividus que j'ai trouvé dans les localités ci-dessus nonimées , ont tous le test, en dessus, un peu deprime; tandis que les qnelques échantil- lons provenant de Montpellier et de l'Aube, que je dois à l'obligeance de MM." de Charpentier et de Saint-Simon, sont un peu plus convèxes.

4. Citrina pellucida. (^)

Yitrina pellucida , Miiller Verm. hist. li, 1774 (non Y. pellucida , Drap.). ffelix limacoides , Alien System, abhandl. , Ì8i2; pag. 85, pi. XI, flg. 20. Yitr. subglobosa, Michaud Complémcnt à Drap.; 1831, pi. 15, fig. 18-20.

V. C. Val-Anzasca (Monte Rosa): Alpe du Filar, près du gla- cìer 1700-1900'° (Stabile), - V. de la Toce : Hospit;e du Simplon, 201 b"" (Stabile) - V. de la Stura de Lanzo, 1 800-1900°» (Stabile). Dans toutes ces localités: sous les pierres crystallines près des ruisseaux, avec le Zonites fulvus, la Pupa triplicata, la Claus. alpina^ etc. - V. de la Doire Riparia: plain du Mont Cenis, 1915 (Mortillet, Strobel).

R. P. Haute vallèe du Po: alpes de Crisolo, leoO^J (Stabile); plaine du Po (nord): rives boisées du Tessin, 60-100™ (Strobel); plaine (sud): Valmadonna près Alexandrie, 80-1 00"° (Strobel).

V. T. Apennins (Strobel).

Obs. C'est la seule espèce de f^itrina qui des régions les plus elevées (2100°^), déscend à la plaine (100"°). Épiphragme vitreux, quelquefois irisé, proportionellement assez solide, très adhérent.

(5) Voyez à la fin du livre.

26 e. STABILE,

5. Witriiia aiiiiiilarì».

Vitrinn aiinuldris , Vcik^Iz in Slurler: Kurz. Verzeiclm. etc. 1820. IlelicuUmax aniiularis , Fórussac Uist. Moli., pi. IX, fig. 7.

V. C. V. de la Toce, au-dessus de rbóspice du Simplon, 2100™ ; sous Ics pierres crystallines près des ruisseaux et parmi les herbes et Ics gazons (Slabile) - V. de la Stura de Lanzo: au-dessus de Balme, 2000"" (Stabile).

R. P. Haute vallee du Po: pàlurages alpins au-dessus de Cri- solo, sous les grosses pierres crystallines, 1600-1800'" (Stabile) - As- se/ rare parloul.

Gen. SUCCINEA.

[Succinca , DraparnaiKf Tableau des Molliisques ; 1801).

"^ 1. !iiiieciiiea |fiiti*is.

Jlelix putris , Linné System. Natura; : Kdit. X, 1758; pa^. 774. Succinea ampìnbia, liraii. Tabi. Moli. 1801.

R. P. Plaine du Po, rives du Tessi n , prairies et lieux niaró- cageux (Strobcl, etc).

V. T. V. de la Trebbia : Bobbio , (Strobcl).

2. S»iieciiica PfeifTcri.

Succinea Pfeifferi , Ro.ssm;isslcr Iconog. d. Land-und Suasw. Moli., 1; 1835.

«) lUcdioInncilMis* Villa Catal. Moli. Lovibard. 184;; .Stabile: Prosp. Siakm. Slalist. Moli, di Lugano; 1859, pag. 17.

R. P. Plaine du Po (nord): Vercelli, IBO"» (Mclla); (sud): Asti, 13ft'°(Mella).

SIOLLUSQUES TERKESTUES , ETC. 27

/5) lloi*tilleti , niihi - (De la nit-me taille [a), el forme de la S. mcdioluneusis ; elle en diiTiMO cependaiH par la spire (jui , chez Ics iiuiividus adulles, est un peu plus raccourcie, ce qui rerid l'ouverture plus courlemcnl ovale, se rapprochant quelquo peu de celle de la Sncc. oblouga. Nolre S'. Mor- lillcti a l'ouverture plus perpendiculaire à l'axe que chez la S. medio- lanensis).

V. e. Moni Cenis, 1900'"; sur Ics plantes aqualiques doni la base se Irouve aii borei dii lac (Morti Ilei).

3. Siicciiiea oehracea.

Snccinca ochracca , De Betta Malacol. della Valle di Non,, 1852; pi. ì , fìp;. 1. V. G. Siniplon (Strobel).

* 4L. !Siieeinea olilonga.

Succinea oblonga, Draparnaud Tabi. Moli. 1801 ; et Hist. Moli. 1805, pi. Ili, fig. 24-25. R. P. Rives du Tessi n (Slrobel).

S) Uroncti , Dumont el Mortillet Catal. crit. et nialacostal. Moli. Savoje , etc. ; in: Bullet. Institut. Naiion. Génévois , 1857, pag. 26.

(Un peu plus grande que Voblonga et Varenaria, elle s'en dislingue parsa spire plus obtuse et plus ventrue que la première; plus allongéc et plus oblique que la seconde; l'ouverture s'ouvre plus en deliors de l'axe.

V. e. V. de la Doire Riparia: Mont-Cenis . au bord du lac, 1910™ (Morlillel).

V) huiuilis, Drouel iCoquille assez petite, ouverture plus arrondie; inlerme- diaire cnlre Vnblonga et Vareììaria . mais plus rapproclu'e de celle der- niére).

V. T. Vallèe de Varaila : Brossasco, eOO"» (Mortillet). a) Hauteur 9 à 11 ; Diam. 4 '/a ^ 5 '/^ millim.

^8 •:. STAIIII.E,

5. elicci iica arenaria.

Siufiiien nrenaria, nouchard-riianlereaux Moli, du Fus-de-Calais , 483ì<; Moquiii Tandon - Hist. vai. Moli, de Frante, 1855; pag. 62, pi. VII, lìg. 34-36.

V. G. V. de la Stura de Lanzo : les alentours de Lanzo, jusqu'à Ceres, 460-700"' (Slabile). Bare!

R. P. Plaine du Po (nord): Vercelli, rives de la Sèsia, 180'" (Mella).

V. T. V. de Varaita: Brossasco et autres endroits, GOO"" (iVIor- tillel) - Val Scrivia: Serra valle près Novi (Mella).

Gen. HYALINA. («)

{ìlyalina, dray in Ttirton : ShelU. Brit. \ 1840, png. 168.) {Zoniles (partim), Moi]Uin-Taniioii Hisl. Moli. France, 185u.j

Sect. O UlI li U S. {Couulus , Moquin-Tandon in Mcm. Acud. de Toìdonse . 1848: IV. paR. 374.)

* 1. Hy ali Ria fulva.

Helix fulva, Miiller - Verm. Hist. Il, 1774 ; Drap. llist. Moli. 1803 pi. VII, fig. 12-13.

V. C. Vallèe de la Toce: Siniplon, 2020™, sous les pierres cntassées, avec les Fitrincs (Stabile) - V. de la Doire Baltea: col- lines de Viverone, 350™ (Mella) - V. de la Stura de Lanzo: alpe de la Mussa, lBOO-1700"'; sous les pierres (crystallines) près les ruisseaux, avec la Fitr. major ^ V Helix (jlacialis , le Bui. quadridens , eie. (Stabile) - V. de la Doire Biparia: Mont-Cenis, près du lac, 1918°' (Morlillel); Monte Thabor, au-dessus de Bochemolles, 1800-1700'" (Stabile).

R. P. Haute vallèe du Po: audessus de Crisolo (pied du Monte Viso) 1800-1 800™, sous les pierres crystaUincs (Stabile) - Plaine du

(ó) Vdvcz a la (In du iivrc.

MOLLUSQUES TERRE9TRES, ETC. 29

Po (nord): Vercelli, 150'" (Mella); rives du Tessin (Slrobcl); Turili (alluvions), ^^O"" (Morlillel) - Plaine dii Po (sud): Alexandrie, eie. (Slrobel).

Sect. EUH Y/1L1!II.%.

(Euhyalina, Àlbers in: Malakozool. Bldtlei , von Menke et Pfeiirer, 1857, pag. 91.)

2. Hyalina iiHicla.

Uelix nitida, Mùller Venniiim Hist. Il; 1774, pag. 56.

lucida. Drap. - Hist. Moli. 1805, pi. VIK , fig. 11-12; (non Drap. - Tabi. Moli. 1801).

R. P. Plaine du Po (nord): Vercelli, IBO™ (Mella) - Tessili; 80-100° (Strobel) - Plaine sud: Alexandrie (Strobel).

V. T. V. Varaila: Brossasco, 600™; sous les pierres des prés bumides (Morlillet).

3. Hyaliiia lucida.

Helix lucida, Drap. Tabi. Moli. 1801; (non ti. lucida. Drap. - Hist. Moli. 1805).

nitida. Drap. Ilist. Moli., 1805; pag. 117; pi. Vili, fig. 23-25. ffelicella Draparnaldi , Beck. Index. Moli. etc. , 1837.

V. C. V. de la Toce: alentours du lac Majeiir, 190-300™ (Stabile); Orla, 570™ (Marani) - V. de la Doire Bàltea: Viverone, 330™ (Mella) - V. de la Doire Riparia: Bussolino, environs de Susa , 400-800™ (Mortillet).

R- P- Plaine du Po (nord): rives du Tessin, 57-100™ (Strobel); Vercelli, 150™ (Mella).

V. T. V. de la Stura de Cuneo: Borgo-Sant-Dalinazzo près Cuneo, 480-800™ (Morlillet) - Val-Tidone: Zavatarello (Strobel).

80 r.. STABILE,

fj) iiliiuulUlM f 'l'i'" ^'<;»'<« ulnnque pluiiiUalu-dejjiesia , uinitlico paluto.

V. e. Còlcs occideiif. inférieures du lac Majeiir (Belgitale, elo.) 190"' {Slal)ilc) - V. de la Doire Bip.: Cliaumont, près Siisa, (Mor- tillel).

''' 'ft. Hyaliiìa celiarla.

Ilelix cellaria, Mullei rem». Hist. , 11, 177V; pag. 28.

V. C. LacMajeur: Arona, 190-230'" (Prada) - Val Sesia: Oropa, «i80-!i00'" (Mella) - V. de la Doire Rip. : Bussolino, Cliiomonl au-des- siis de Susa, 500-6SO'» (Mortillet).

S) ^^illOD, Mortillel (Ilelix) (a) in Slrobel ; Giornale di Malacologia , Anno 1."; pag. 110; 1853. (Zoniles etigyrus , Stabile: Prospetto Sistem. Statisi. Moli, di Lugano, 1859; pag. 51 Helix M or lille U , Stabile in Pfeif- f.'i- L.: Movogr. Helic. viv. ; IV. 1859; pag. 101.)

V. e. ~ Rivcs et iles du lac Majeur, 190-200"" (Villa, Slabile, .Morlillel.)

* 5. Uyaliiia glabra. (^)

lldu glabra, Sliidcr in Fi';ru.s,«:ic : Tubi. Sysletìi. 18-2-2 ; Moq. Tandun Ilisl. Moli, de Froncc, 1855; pag. 80, pi. IX, fìg. 3-6.

V. e. V. de la Toce: Còtcs oecidenlales du lac Majeur, 200'" (Balsamo-Crivelli, Slabile) - V. de la Doire Bàitea: Fonlaineniore, in Val-dc-Lys, ou de Gressoney, 7 78"' (Slabile) - V. de la Stura de

(a) JNoii Ilelix Vt/Ire , Ucshayes (in Férussac; lab. 90, lig. 20).

(6) Quel(|ue.s autonr.s rapporleiit mal à propos colle cspoce commc synonime ile

VHclix alUaria , Miller. Celle-ci csl, (inlinaircmeni , plus pelile, csl un peu plus ren-

n/'e, ci plus pAlo; son omhilic est plus ('•va.só, l'ouverlure moins oblique el presquc cl-

lipiirjue. llabit: I Anglelcrrc «l, assez rare, eii (jueUiues pays du noni de la France.

MOLLUSQUES TEBRESTRES , ETC. 31

Lanzo: Ceres, Ala, Lanzo, Balnie, 000-1400 ; sous les grosses pierres cryslallines et serpentineuses; région des chàlagniers, des sapins, inéièzes, eie. (Stabile) - V. de la Doire Ripaire: Suse, Cliioiuont, Exilles, b00-800"i (Morlillel); plan-du-Col, dessus de Bardonnèche (région calcaire), -1300'" (iMorlillet) - V. du Pelliee: environs de Torre- de Luserna (S. C. de Pinerolo), 530™-, sous les pierres de gneiss (Mortillel).

R. P. Haute vallèe du Po : Barge (enlre la vallèe du Po et celle du Pelliee), STO-SOO™ (Stabile) - Crisolo, 1380-lBOO™; ròches cryslallines et serpentineuses (Slabile).

V. T. V. Varaita: Venasca, 330-840'" (Morlillet) Région gneis- sique.

Obs. Vii dans les bois , et dans les endroits humides, fraix, ombrasés.

* 6. Hyaliiia iiileiiìi. (^)

Helix nitens , GmeWn System. Nutur., 4788 Michaud: Compléntent a Dniparniimi , 18;ì1; pi. XV, flg. 1-3.

«) miuor. De Ita moilié plus petite que le type.

V. e. V. De la Toce: Borea, Maccugnaga (Monte-Rosa) sous les pierres cryslallines, et i'ècorce des arbres niorls, panni les dè- bris pourris des vegetaux dans les endroits humides et ombragés; IBSO"" (Stabile) - V. de la Stura de Lanzo; au-dessus du village de Balrae , eie. 1800-1800™. Sous les grosses pierres (cryslallines) près les neiges et les ruisseaux (Stabile) - V. de la Doire Riparia: Pian du Col au-dessus de Bardonnèche, 1300™ (Mortillel) Rég. calcaire.

(tt) La veritable Hyalina nilidula (Hellx), Drap, parait ne pas exister en Piémont, ni en Lombardie, ou bien y éire éxtremement rare; la forme pelite^de ìuJiyal. nitens (Helix), Gmelin et Michaud, est presque toujours cunfondue avec la Hyal. nitidula. Celte derniére est assez rare, meme de l'autre còlè des Alpes. Onupourra réconnailre la Hyal. nitens, quoique en exemplaires assez pelits, à son ombilic largo, à son dcrnier tour fort-dilaté vers la bouche , et obliquoment dénéchi en forme; de toit un pou de- ■'cendant ver.? la suture, à sa bouche ovale, elliptique . Ires oblique.

^•2 r., STABILE.

'* 9. liyaliiia hlulcd

tìelix hiulca, Jan. ccUaria , Mullur ; Var. a, l'ori» - Malacol. Comasca, 1838; pi. I, ng. i.

V. e. Alentours du Verbano, oii lac Wajeur, 200-300"^ (Mousson , Slabile).

8. Hyaliua Petroiiellse. («)

Uelix vitriìia, Ft-russac - Tableau System. 1822, pag. 45; (non H. vitrina , Spi.x.). Petronella , Cliarpenlier in Morlillet et Uumont : Hist. Mollusq. de Savoje : 1853, pag. 230; PfeilTer L. Munogr. Helic. m'. Voi. Ili, 1853.

V. e. V. de la Doire Bàltea: l'AlIée-Blanche, près des chàlets qui font face aii glacier du Miàge, 2100™ (Morlillet) - Val-de-Lys, ou de Gressoney: Gressoney-la-Trinité, sous les pierres (gneiss), 1700"' (Slabile) - V. de la Stura de Lanzo: village de Balnie, 1500-1800™ (Slabile) près des neiges ou des ruisseaux; assez rare parloul, sous les gros blocs de gneiss, avec la li. fulva ^ ì'Helix glacialis , eie.

"^ 9. Hyaliiia hyclatiiia.

Ilelix hydatina, liossmassler Iconogr. d. Land-und Sùssw., VII, Vili, Ilg. 52!); 1838.

R. P. Plaine du Po (sud) : Slradella (Slrobel). M/ Slrobel dit d'avoir trouvé celle cs[)èce méme dans les alentours de Pavie (!). La limile inférieure de la plaine cispadane n'esl pas loin d'ici!.

V. T. Val Tidone: Zavatarello (Slrobel).

(a) CeUe ospéco se ilislingiic de 17/. viridula, Menke (1830) - //. pura, .\lder (1831), par scs dimcnsion.s majcures, par ses (ries plus vcgulières ci prononcées, par son •lernicr lour et sa bouchc arroiidis.

MOLLUSQDES TCUIIUSTUES, ETC. 33

Sect. lIESOMPHlltk.

{Hksomphix , Rallnesque in Beck : Index Mollusc. 1837.)

IO. Hyaliiia olivetoriini.

Helix oUvelorum , Hermann ex Schiuler : Einleitung in die Conckijlienkennlnis iiach Linné ; II, i784.

Gmelin System. Natur. , 1788. (Non Hel. olivet. Vèr., Lamk., Hossm.j

Leopoldiana , Charpenlier (in schedis).

Hyalina (Mesomphix) Leopoldiana, Albers in: Malak. Blàtter ; 1857.

R. P. Collines au sud du Pò: environs de Rosignano, San- ctuaire de Créa, 200-400™ (Mella) Montalto, à la droite du Tànaro; Torrazzetta, en Val Coppa (Strobel) V. de la Bòrmida (Doria).

V. T. V. de la Scrivia: Serravalle près INovi (Mella); Arquata (Villa) V. Tidone : Monte Penice ; V. Staffora (Strobel).

Obs. Vit dans les lieux fraix, souvent parmi les buissons et entre les racines; s'enfoncant plus ou raoins sous le gazon, et mème dans la terre ; ne se monlre que par les temps très-humides ; et on la Irouve, généralement, adulte vers l'automne (Mortillet).

Gen. HELIX.

{Helix (emendai.), Linné System. Natur. edit. X, I; 1758.)

Sect. DIì:LOìIPHAI.IJS. (a)

{Delompiialus , Agassiz in Charpenlier: Calai. Moli, de la Siiisse, 1837. Pattila (partim), Heid in: Isis; 1837, pag. 916.)

* 1. Helix pygnisea.

Helix pygmcea, Draparnaud Tabi, des Moli., 1801 ; et ffist. Moli. 1805; pi. Vili, fig. 8-10; Moquin-Tandon Hist. Moli, de France; 1855; pag. 103, (animai}.

V. e. Vallèe de la Toce: Col du Simplon, sous les pierres (gneiss) dans les endroits humides, marécageux, 5ì01B™ (Stabile)

(a) Les espèces de celle section ressemliient le plus aux Hyalincs (Zoniles, partim). Màchoire à còles nombreuses, mais assez niinccs, ci à bord inférieur crénelé. Vésicules muqucusos nuUes, ni poche à dard.

5

5lk e. STABILE,

V. de la Doire Bàltea: Gressoney-Ia-Trinilé (Val de Lys ou Gressoney), 4670™ (Stabile) (région gaeissique).

R. P. Alentours du Tessin, près de Pavie, etc. 57-80"» (Del Mayno) Vercelli, IKO" (Molla).

*4. Ileli^ ruclerata.

Uelix rudemta, Studer Kurzes Verzeichniss der bis jelz in unserm Yak) lande eìit- deckten ConchijUcn; in Giiiinor: Naturwis. Anzeig. Sehweiz. Gesellschafì; lierii, IsaO; llarlmanii : in Neue Alpina, 1821; pi. II, fig. H; Mo- quin-Tandon : loco cilalu, pag. 105 (animai).

V.C, V. de la Doire Bàllea : Gressoney -la -Trinile, 1670" (Slabile) l'Allée-Blanche, vis-à-vis le glacier du Miàge, 1700°* (Dumont) V. de la Stura de Lanzo: au-dessus du village de Baline, Alpe de la Mussa (avec la Hyalina fulva , Hy. Petronellw^ eie.) sous ìes grosses pierres (crystallines) , 1500-1700'° (Slabile) V. de la Doire Ripaire: Monl-Cénis, IQlb"" (Morlillet); Oul.v (route du Moni- Genève), 1060"" (Stabile). Dans les régions moins élevées vii sous l'écoree des arbres morls, et pariui le délrilus vegetai j lieux boisés (Aunes), humides. Terrains crystallins en genre.

* 3. Heli^k rotiiiiflata.

Helix rotuttdala, Mùllor Vermium Hist. ; 11, 1774; Draparnaud: Ilist. Moli., 1805, pi. Vili, (Ig. 4-7; Moq.-Taiklou il/oii. de f raMce , 1 855 , p. 107^ pi. X, flg. 9-12 (Analom.)

V. e. V. de la Toce: Domo d'Ossola SOO"* (Slrobel); rives dii Verbano, 200-500™ (Stabile): Orla, 370-ftOO™ (Marani) V. de la Doire Bàllea: Viverone, 350™ (Molla) V. de la Stura de Lanzo (Ala et Gros-Cavallo) : Céres, 710"; Ai-Forno, 1230-1250™ (Stabile) V. de la Doire Hip.: Ciiioaiont, Suso, 500-650™ (Slrobel, Mori.).

H- P. Haute vallèe du Pò: au-dessus de Crisolo, 1380-UOO™ (Stabile); plaine du (nord): rives du Tessin (Slrobel); Vercelli, ♦80™ (Molla).

V. T. Apennins piémonlais (Slrobel).

JTOLLUSQtJES TEKHESTKES , ETC. 5S

"^ 4. Helix rupestri!».

Belix ìtipestris , Draparnaud Tabi. Moli., 1801.

a), rupicola, mihi Prosp. Sist. Stat. Moli. Lugano, 1859 Testa elatiu- scula, umbilico angusliori.

P). sax.atllls, Hartmann System. Gasleropod. pag. -02, 1821 ^^ Hel. spirula , Villa: Disposit. system. Conch. 18tl. Testo depressmscwto , umbilico latiori.

V. C. V. de la Toce: Domo d'Ossola, 500"» (Prada); alentours du Verbano, 194-1000"' (Stabile) V. de la Doire Bàltea: l'Allée- Blanche, 1700«; Vallee d'Aosta, GOO-ISOO"" (Francois Dumont) ; Cour- mayeur, 1200" (Bellardi) V. de la Stura de Lanzo: la haute vallèe, 1300-4600°» (Stabile) V. de la Doire Riparia : Suse (Mortillet); Mont- Cénis (Strobel); au-dessus de Rocheraolles au pied du Monte-Thabor, 1650-1700°» (Stabile); Pas-des-Echèlles , 1790°» (Strobel). Dans les régions moins élevées vit sur les rochers (calcaires et crystallins) , parmi les mousses, etc. Dans les régions élevées on la rencontre sous les grosses pierres (gneiss) avec le Bui. quadridens (minor), VHelix fflmialis^ etc. La mutation a, je l'ai trouvée typique sur les rochers au-dessus de Rocheuiolles.

Sect. li IJ C E W A. (a) {Lucena, Hartmann System. Gasleropod.; 18-21, pag. 40; non Oken)

* 5. Helix piilchella.

Helix pulchella, Draparnaud Tabi, des Mollusq.; 1801, p;ig. 90: Muquin-Tandoa Moli, de France , 1855; pag. 140, pi. XI, fig. 28-30 (Analom.)

a) Inornata ^ mihi Prospetto Sistem. Slatist. Moli, di Lugano, 1859; H. pul- chella, Var. (3 Drap. Hisl. Moli. 1805; pi. VH, fig. 33-34.

V. e. Val-Sésia (V. del Cervo): Biella, 450°» (Cesati) V. de la Stura de Lanzo: Balme, 1500"»; sous les pierres dans les endroits marécageux (Stabile).

(a) Màchoirn à còtes Irés-nombreuses, serrées, mais peu prononcées; bord inférieur à peine crénelé. Vésicules muqueuses (dans celle espece) nuUes.

36 G. STABILE.,

R. P. Haute vallèe du Pò: au-dessus du village de Crisolo IftOO"» (Slabile). Plaine du (nord): Vercelli, IKO-" (Mella); Turin, 200" (Morlillet); iMezzana-Corli, près La-Cava (Strobel) - Plaine sud: Alexandrie, 90° (Morlillet); Tortone, sur les coleaux (Mortillet).

/3) costata ^ Mullur Vermium lUst.; Il, 1774. //. pulchella , Var. a. Drap. Uist. Muli, 1805; \>\. VII. tlg. 30-32.

V. T. Val-de la Trebbia (Val-Tidone): Zavalarello (Strobel).

Sect. T H I O O N O S T O 11 A. (a)

{Trigoiìosloma , Filziiifier Si/stem. Verzeichn.; 1833.)

* 6. Hclix angigyra. (^)

Ilelix angigyra , ZiegltT in Rossmiissler : Iconogr. d. Land, und Siissw. Moli. , 1835, 1, paR. 70, tlg. 21*.

V. e. V. de la Doire Hiparia: Suse, SOO-eoO"" (Mortillet).

Cesi une chose à remarquer que celle espèce n'ait été pas trouvée ni par M.^ Molla sur les collines de Viverone, ni par M.^ Mortillet sur les collines de Turin!

(a) Une seule vt'.siculo inutiueiise. Puinl de flageUuin. Pas de dard {Hel. angigyra , et obvoXxiia) , ou un .seni dard {Ud, holoserica). Màclioire à còtes assez nombreusc-s (12-14J, un peu .serrócs , saillantes, ci à bord créneló.

(6) M.' Alfred de Saint-Simon est le premier qui ail fait de diligente» observalion* sur celle espèce, de mòme que sur VHcl. nauUliformis , el VHel. cingulala , Var. Lu- ganemis, ole. des quelles je lui remetlais, en 1855, queiqucs exemplaires vivanls et bien conservcs. Il a constale mème sur \'Hel. angigyra une màchoiro ayanl de 12 à 14 slries verticales , parallèles , peu distinctes, répondant à aulant de denlicules à peine prononcécs ; une seule vésicule muqueusc , et l'absence du (lagellum et de la poche à dard. (Saint-Simon: Misccllanèes malacoL; Dècade I, 1848; et II, 1856. Toulouse). Voir aussi nion : Prospetto Sistem. Stat. dei Molltischi di Lugano; in Atti Soc. ital. se. nat. 1859 ; Milano.

MOM.USQUES TERRESTRKS, ETO. 37

"^ 7. Hell^ obi^oliita.

Helix obvohita, Mùlier Verm. Hist. Il, 1774; Draparnaiul Hist. Moli. 1805, pi. VII, ng. 27-29.

holosericea, fimelin System. Naiur. 1788; non Studer; Moq.-Tandon .Wo//.

de France, 1855; paf?. lU, pi. X, fig. 26-30 (Anatom.)

V. e. V. de la Toce: Orla, 370"» (Marani); Domo d'Ossola, 506°» (Prada); toutes les rives du Verbano, 210-300'» (Stabile, Pra- da) V. de la Doire Bàltea: Fontainemore en Val-de-Gressoney. ou Val-de-Lys, 780"" (Stabile); alentours de Viverone près de Ivrea, 330™ (Mella) Val de la Stura de Lanzo: Ala, Céres, 700-1080"° (Stabile) V. de la Doire Riparia: Chiomont, Suse, ìiOO-6T50^ (Mort., Strobel).

R. P. Haute vallèe du Pò: Barge, 380°» (Stabile) Plaine du (nord), Turin, rio de la Batteria, 280™ (.Morlillet, Mella).

V. T. Val Maira: Dronéro, 600°» (Mella); Val Stura de Cu- neo : Roccavione entre Cuneo et Limone, 800°» (Mortillet) Val-Slaf- fora et Vallèe du Tidone (Mousson, Strobel) Monferrat (Rezia).

8. Helix lioloiserlca. («)

Helix holosericea, Studer Kurz. Yerzeichniss. ; 1820, pag. 87; non Gmelin.

holoserica, Rossmassler Land, und Siissw. Moli. I, 1835; fig. 20.

V. e. V. de la Doire Bàltea: Haute vallèe d'Aosta (Mortillet). On peut dire que cette espèce est à peine représentée dans la faune du Piémont par quelques rares individus qui ont franchi, pour ainsi dire , les sommets alpins , et de la Savoje sont passès sur le versant italien mais ne descendant pas au-dessous des régions élevées. Cette jolie espèce dans la vallèe supérieure du Tessin, ou Lepontine (ver- sant meridional du S. Gothard), habite, quoique assez rare, les forèts au dessus de Airolo, et méme celles du Dazio-Grande (1000-1 ftOO"): dans la partie supérieure de la Valle-Maggia, je l'ai rècoltée, à Fusio (1280"») parmi les gazons , pendant une grande pluie, en juin.

{«) Il faut ('Priro holoserica, et non holosericea.

58 e. STABILE,

SRct. D RE P A 1%' O S T O il .'%. [a)

i DrepanonstOìua , l'oiro in: Bibliot. Hai., t. LXXXll; Milano, 1836. l>jcp(jJM>- Moma, Porro in: Magasin de Zool. par Guérln ; Class. V; Paris, 1836.)

* 9. Helix nantiliformis.

l>repanonstoma (subfjen. Helicocycla) nautiliformis Porro in : Bibl. Ital. (ìoc.. cit.) Drepanostoma nautilifonìiis , Porro in: Magasin. Zool. eie. (loco cit.); et in: Met- lacologia Comasca; 1838, pag. 23, pi. I, fig. 3.

V. C. Val de la Toce (Val-Anzasca): Calasca, Maccugnaga , 600-1400'"; assez rare, dans ces localités, sous les pierres crystal- lines dans les endroils ombragés et boisés (Stabile) Alentours di» lac Majeur: Stresa, Belgirate, 200" roclies micaschisteuses (Stabile). Val-Sésia: Varallo, ftOO-eoO"» (Mella) V. de la Doire Bàltea: col- lines de Viverone (N-E de Ivrea), 550^ (Mella) V. de la Stura de Lanzo: région infórieure de la vallèe, 480-71 5"" terrain micaschisteux, crystallin et inétamorpbique en genre (Slabile).

Sect. ACAMTHlIlVIiA.

{AeanlMimla , Rock Bericht der Nnlurforsch. in Kiel ; 1846.)

IO. Helix aculeata.

Helìx acidrata , Mùller Verni. Hist., II, 1774.

Trochilm lerreslris, Da Costa Test. Brit. 1778; pag. 166, pi. Il, fig. 1-5; Drapar-

naud Hist. Moli., 1805, pi. VII, fig. lO-il: Moquin-Tandon Moi/.

de Franre , 1855; pag. 190 (animai).

V. e. V. de la Doire Bàltea: collines de Viverone près Ivrea, SSO"; avec 1'^. nautiliformis; Irès-rare (Mella). R. P. Vallèe du Ticino (Del Mayno).

(a) Màchoire arquóc, peu robuste, à 8 eòtes verticales, parallèles, sinucuses, peu sail- lanles, qui correspondent à un égal nombro de denticules trcs-émoussées. Une .seule vésieulc muqncuse; point de (lagellum , ni de poche à dard. (Sahit-Simon : toc. cit.)

MOLLUSQIJES TERRESTRES , ETC. 39

Obs. Espèce très-rare partout, quoique repandue en toute Europe, (le la Suède jusqu'en Sicilc, en Anglelerre, en Portugal , dans les iles Acoi^es! La Russie, la Grece et la Turchie seraient les seuls pays cette charraante espèce n'aurait été pas encore trouvée. La monographie de VII. aculeata («) par M/ Henri Drouet, l'un des savants naturalistes contemporains, est très-intéressante, et on peut dire, sans offenser la modestie de l'auteur, que ce petit travail est un chef-d'oeuvre d'exercice raonographique.

Sect. FBVTICICOLA. (b)

[Fruticicola , Held in: Isis; 1837, pag. 914.)

t Màchoire à eotes nombreuses (14-20), peu apparentes; denticulea marginales peu sensibles

a) Bradybsena (partimj, Beck Ind. Moli. 1837, pag. 18.

^ 11. HelK ciliata

Ileìix ciliata, Venelz; in Sluder Karz. Verzeiclin. ; 1820, pag. 86. Rossmassier : Iconogr. d. Land, und Siissio. Moli. YKI, 1838; pi. 31, fig. 430; Moquin- Tàndon MolL de Frmce, 1855; pag. 217, pi. XVH, ftg. 1-5 (Anatom.)

V. e. V. de la Toce: Baveno, 200'» (Mousson) - V. de la Doire Riparia: Oulx (route du M. Genève) 1070""; sous les pierres avee VHel. hispida^ dans les endroils ombragés et humides; rare et de petite taille.

R. P. Plaine du (nord): Turin, rio della Batteria 250"»

(a) H. Droutìt : Exercice monographique sur PHd. aculeata in: Annales de la Soc. Linn. de Maine et Loirc, III voi. 1859.

(b) Màchoire à còles nombreuses (jusqu'à 20), et à marge denliculée. Vésicules mu- queuses rarement nulles, ordinairemenl au nombre de 2, divisées en deux à cinq bran- clies. Dard uul (Hel. ciliata, strigella , carthusiana , et Gaìloprovincialia): ì daid [Heì. fruticum, cinclella, incarvata, sericea); 2 dards {Hel. hispidn).

1(0 e. STABI I.B,

(Morlillel, Cesali) Plainc sud: Montalto, eie. Collines entre la Va] Aversa ci la Val-Coppa à la droite dii Tanaro.

V. T. V. de la Trebbia (Val-Tidone): Zavatarello (Mousson).

* ±Z, Helix sericea.

Heìix i^rrieea , Draparnaud Tableau des Moli. 1801; et Hist. Moli. 1805; pi. VII, ftp. 16-17; non //. .sericea, Mùller.

V. e. V. Doire Riparia: environs de Suse, BIO"^ (Morlillet). V. T. Val-Maira (région gneissique): Drenerò, 600'" (Mella).

"^ 13. Helix liiii|iifla.

Helix lìispida, Linnó System. Natur. , Édil. X, 1758, 1, pag. 771. Bradybama hispida , Bcck Ind. Moli., 1837; Moquin-Tandon Moli, de France, 1855, pag. 224 (animai).

V. e. V. de la Doire Bàltea: Courmayeur, 1218°> (Bellardi). V. de Lys, cu de Gressoney, 700-UOO" (Stabile) -— V. de la Stura de Lanzo: toute la vallèe, de Balme à Céres, 700-1B00'"; sur les lierbes dans les prés, panni les débris des végétaux, eie.; après les pluies sur les sentiers montagneux qui longent les paluràges on peut aiseuienl s'en procurer, car il monte sur les liges et les sommets des herbes les plus grandes (Stabile) V. de la Doire Riparia : Mont- Cénis, à la Grande-Croix 1900"' (Mortillet). Dans toutes les localités ìndiquées, le sol est de formalion crystalline (gneissique); route du Mont-Genève: Oulx (endroits fraix, ombragés, près les ruisseaux), iOyO™ (Slabile).

R. P. Plaine du (nord): Turin, 207'» (Mortillet, Cesali) - Plaine sud: Alexandrie, 90"" (Strobel); Asti (collines tertiaires), 140°» (Mella).

V. T. Val Varaita: prairies de Brossasco, 600-700«> (Mori.).

MOM.USQUES TERRESTRES, F.TC. M.

Il) llclicclla (partimi, Fi'nissac Tabi. System., 1822.

"^ 14. Uclix strigella.

Helix strigeììo , Drap. Tabi. Moli. 1801; et Ilist. Moli: 180.5, pi. VII, tìg. 1-2; Moquiii-Tandon Moli, de Frnnce , 1855; pag. 204 (animai).

V. e. V. de la Toce: Calasca (Val-Anzasca), 500-600°» (Sta- bile); rives dii Verbano, 200-300™ (Slabile, Prada) - Val-Sésia (V. del Cervo): Biella, 4K0™ (Mella) V. de la Doire Bàltea: collines de Viverone, près de Ivrea, 3 SO"» (Mella).

R. P. Haute vallèe du Pò: Paesana, Crisolo, B40-1380" (Sta- bile) — Plaine du (nord): Vallèe du Ticino, Novara (Strobel); Ver- celli, Turin, IBO-SOO*» (Cesati, Mortillet) Plaine du (sud): Alex- andrie QO""; Montalto, à la droite du Tanaro (Strobel).

V. T. La Torre près Pinerolo, (Val Pèllice), BSO"» (Mori.).

Obs. Vit dans les bois, sur le coteaux, au milieu des haies et des buissons, le long des murs , rarement sous les pierres.

Lorsque la coquille est fraiche et contient l'animai vivant, est cou- verte d'un duvet assez épais et visible mènie a l'ceil nu. Le diraen- sions de celte espèce varient beaucoup (Lat. 10-11 V2; Alt. 6-6 Va- millim.; exemplaires recueillis à Lugano; Lat. 12; Alt. 8 millira.; Anfract. B. exempl. de Bèx, Suisse occidentale; Lat. 15 V-ì; Alt. 9 V-j; Anfract. 5 ^3. Milano, Pièmont, Russie, etc). 11 paraìt cependant qua les individus vivants sur les hauteurs n'atteignent pas les grandes dimensions de ses confrères qui habitent à la plaine, et spècialemenl près les vieux murs dans les endroits humides, sauvages, et au milieu des haies, etc. VHel. hexagyra , Megerle n'est autre chose que la forme plus grande de V Helix strigella; mais comme il y a de forme» intermédiaires, ainsì le nom impose par Megerle ne peul avoir d'aulrc valeur que celle d'une simple mutalion I

ftH e. STADI LE,

e) Ifluiiacha, Fit/.in^'er System. Verzeichn. , 4833.

"^ 15. Helix incarnala.

nelix t/jfwnmto , Miiller Verni. Hisl. : 11, 1774, pag- 63; Draparnaud Ilist. Moli. 4805, pi. VI, llg. 30.

V. C. V. de la Doire Bàltea (V. de Lys, ou de Gressoney): Fonlaineraorc, TTS"" (Stabile) - V. del Cervo: Biella, 450" (Cesati). R. P. Plaine du (nord): Vercelli, IBO"" (Mella).

/S) nrniata, milii Prospetto Sistem. Stai. Moli, di Lugano, 4859. = Helix monodon , Villa; non Férussac Margine cohimellari perislomalis lu- berculum callosum ferente.

V. C. V. de la Toce: rives du Verbano, 210.260°^ (Stabile) V. Sèsia (V. del Cervo): Biella, liìiO (Cesati). Dans toiites les localités citées ci-dessus celle espèce vii sous les feuilles pourries, entassées, ou sous les grosses pierres, les morceaux de bois pourri, dans les lieux huraides, sylveslres. Bare parlout.

Obs. La callosilé du bord columellaire n'est pas un caractère suf- fisanl pour consliluer une division spécifique; ces pièces accessoìres chez certaines espèces dépendent, en general, d'une surexcitation de vilalité dans le moUusque , due à des conditions spéciales dans lesquelles le niollusque vii. Cependant je farai observer que la niuta- lion armata parali ètre bornée au sud des Alpes; de l'aulre coté de la chaine alpine V Helix incarnata est d'une taille plus grande, plus forte, sans callosilé, et à oiubilic plus ouvert. {Hcl. incarnata., Miìl- ler; Var. silvestris (Monacha), Hartmann). Dans nos pays la taille €st nioyenne, et quelquefois niènie assez petite. Ces deux formes, ainsi que les deux nuitations, avec et sans callosilé, soni inelées souvent dans une mènic localité.

MOLLUSQUES TERRESTRES, ETC. U5

*1) ZeikObia, dray Nnl. arranf/. Moli, in Med. repos. XV, 1824, pag. 239.

16. Helix ciiictella.

Helix cinctella, Draparnaud Tableau des Moli. i80i ; et Hist. Moli. 4805, jil. VI ;,^ fig. 28; Moquin-Tandon Moli. tetr. el fluv. de France , 4855; p. 245 (animai).

R. P. Plaine du (sud): Valmadonna, Alexandrie, Montalto, Voghera, Cicognola, Slradella, 50-100™ (Slrobel).

V. T. Valcoppa; Val Aversa; Val Tidone: Romagnese; Val Treb- bia: Bobbio (Strobel) - Corniasca sur les coleaux de la rive droite de la Scrivia (Mortillet).

e) Tlieba (panini), Risso Hist. nat. Europ. mèrid., 4826; IV, pag. 73.

* 19. Helix carthusiaiia.

Helix carthusiana, Mùlier Vermium Hist., II, 1775; non Drap.

carthusianella , Draparnaud Tabi. Moli. 4801; et Hist. Moli. 4805; Rossmìis- sler Icon. Land, xmd Siissw. Moli. 4837, VI, p!. 27, f. 366, e. d.

V. e. Vallèe de la Doire Bàltea: coUines de Viverone, 530"" (Mella) V. de la Stura de Lanzo (Stabile). Terrain cryslallin et al- luvionaire.

R. P. Plaine du (nord): Novara, Vercelli, Mezzana Corti, loule la Lomellina, Turin, 90-260"" (Mella, Mortillet, Strobel) -Plaine sud; Alexandrie, Valmadonna, Montalto, Valenza, Astésan, Voghera, Slradella, 80-180™ (Strobel).

V. T. V. du Tanaro (Strobel) V. de la Bormida : Acqui (Villa, Stabile, Bonomi) Val Scrivia: Tortona (Mortillet) Val Staffora; Val Coppa; Val Aversa; Val Tidone: Zavatarello (Strobel),

jS) leucoloiua, milil Prosp. Sist. Slat. Moli, di Lugaììo , 1859 Testa minore, peristomate omnino albo.

V. T. V. de la Bormida : Acqui (Stabile , Bonomi).

kH 0. STABILE,

IS. Hcli^ Cìalloproviucialls.

Ilelix carthusiana , Draparnaurl Tabi. Moli., 1801; non Miiller.

Theba carthusiana , Hisso Hist. nat. Europ. mérid. 1826, IV, pag. 74.

Ilelix Cantiana (partim), Montagu. Test. Brit. 1833, pag. 422.

Galloproviìicialis , Dupuy Ilist. Moli. terr. et d'eau douce de France , 1848,

Janvier; pi. IX, fig. 5, e. ; Moquin-Tandon Hist. nat. Moli, de France;

1855, pag, 202, pi. XVI, fig. 13; Aclolphe SchmiiU der Geschlechtsap-

parai der Stylommatophoren , etc. Berlin, 1855; pi. VII, fig. 52. (.\nal.

V. e. V. de la Toce: rives du Lac Majeur (Strobel) - V. de la Dolre Riparia: Suse (Strobel).

R. P. Piaine du (nord): Turin, 220-280'° (Morlillet) - Plaine sud: Broni, Stradella (Villa).

V. T. V. Stura de Cuneo : Vignolo près Cuneo (Mortillet) - V. de la Bormida: Acqui (Villa, Slabile, Bonomi) Val-StafTòra ; Val-Coppa; Val-Scurpasso ; Val Aversa ; Val-Tidone; Monte-Penice; Bobbio en Val-Trebbia (Strobel).

Obs. La vérilable Helix Cantiana Montagu, de l'Angleterre et de la France septentrionale, n'existe pas en Lombardie, ni en Piéraont; mais elle y est rémplacée par VHelix Galloprovincialis {H. carthu- siana. Drap.; non MiiUer), un peu plus petite, à dernier tour moins deprime, à couleur un peu plus clairc, à bouche plus arrondie, à orabilic plus étroit, à péristome blanc en dedans, roussàtre en dehors; quei- quefois cette couleur s'étende nième sur une porlion du dernier tour. Les divers individus de celle espèce récollés par moi, Strobel, Vil- la, etc. en Piémont, varient de 8,K à H,5 mill. de haut. ; et de 11,5 à 16,b mill. de diam. A peu près les nièmes dimensions présentent les individus que j'ai trouvé en loule la Val-d'Olona dans le Milanais. Les quelques spéciniens, quo je dois à la bonlé de M."^ Issel, des environs de Gcnes, ne soni guère plus grands; mais dans le Véronais VHelix Galloprovincialis altcint des proportions considerables I Les cxemplaires que j'ai rccus de M/ le docl. Marlinati de Verone et des MM." Villa, onl 15 mill. de haut.; et 19 de diamèlre {H. Da Campo ^

MOLLUSQUES TERR£STRES , ETC. kìi

Villa). Les exemplaires de celle localilé ne présentenl pas la zone d'un come plus pale au dernier tour, comme on la voil quelquefois sur les indivldus de la Val-d'Olona.

tt Màchoire à cotes peu nombreuses (5-9) , saillantes , un peu espacées •, denticules margiuales aigues, inégales.

f) Enlotn, Hartmann Erd-und Siisswass. Gasleropod. ; l, 1840.

* IO. HeliiL fruticniu.

Helix fruticum, MùUer Verni. Hist. Il; 1774, pag. 71; Drapaniaud Hist. Moli.

1805, pi. V. fig. 16. Eiilota fruticum, Hartmann loco citato; Moquin-Tandon Moli, de Frunce, p. 197,

pi. XVI, fig. 1-2 (Anatom.)

R. P. Plaine du (nord) : Plaine du Tessin (Strobel) - Plaine sud: Collines d'Asti, 140°*; Sanctuaire de Créa (au sud de Casale), 4*0°; Drenerò l'entrée de la Val-Maira), 600'° (Mella).

Sect. XEROPHIIiA. (a)

(Xerophila, Held in: Isis , 1837; pag. 913.)

* 90. ELeììiL ceiipitiiiii.

Helix cespitum Draparnaud Tabi, des Moli. 1881; et Bist. Moli. 1805; pJ. VI, fig. 14-15.

a) introducta , Ziegler Testa unicolore, scepe 1 , vel plunbus angustis fasciis ornata; umbilico latiori. (Pour l'anatomie, vojez: Ad. Schmlrtt: Geschl. d. Stylommatoph. 1855; pag. 31, pi. VII, fig. 42.)

R. P. Plaine sud du Pò: Alexandrie , 82-90" (Marani); Voghera (Slrobel).

(a) Màchoire à còtes (5 à 10) plus ou raoins saillantes et écartées , et à bord deiv liculé ou crénelé. Vésicules muqueuses nombreuses (8 à 25). Dard 1 ou 2. FlageliuiB court, subulé.

40 G. STABILE,

V. T. Vallèe de la Stura de Cuneo (Val Vermegnana): Borgo S. Daliuazzo, Limone, route du col de Tende, 600-i018'° (Morlil- lel) Val de la Borraida: Aqui (Villa, Bonorai) Val de la Scrivia: Tortone (coleaux); Serravalle, Biisalla (chemin de fer de Génes) (Mor- tillet, Mella) Val Staffora ; Val Trebbia: Bobbio (Strobel).

^ 91. Heli!^ Aiiimonis.

Helix ericetorum , Collect. et Calalog. LoQibard.; non Muller.

candicans (parlim) , L. Pfeiffer Monogr. Ileliceor. viv. ; 1 , 1848 , pag. 164.

candicans (parlim), De Betta et Martinati Cai. Moli. Venel. 1855; pag. 34

pi. 1 , fig. 1-8.

neglecta Var. , Strobel oUm.

Ammunis , Adolplic Sclimidt in Hit.., Strobel Essai d'une distr. orogr.-

géogr. Moli. terr. Lombard. eie. in: Mém. Acad. Se. de Twin, Sér. Il, tom. yM\\\\ 1837.

R. P. Plaine du (nord): Vallèe du Ticino (Strobel) - Plaine sud: Valenza, Alexandrìe, Voghera, Casteggio, Montebello, Stra- della, Cicognola (Strobel, Villa).

V. T. V. de la Scrivia: Tortone (plaine et cóteau); Serravalle, Arquata (Morlillet) Val-Staffora (plaine et cóteau); Bobbio en Val Trebbia (Strobel).

Obs. Cetle espòce, de mème que la précédente, vit dans les cndroits secs le long dcs chemins, sur les bords des champs, sur les arbustes €t les pelouses. La spire est , en general , un peu plus élevée que dans les exemplaires de Milan et de Verone. \JH. Ammonis res- scinble à YH. ericetorum^ Muller, mais on la distinguerà facilement à sa spire un peu plus élevée, au dernier tour moins étroìt, et d'où il en résulle un ombilic moins evase et plus étroit que celui de \'H. ericetorum; à son ouverture plus arrondie et à bourrelet assez fori, roussàtre ou violàtre, très-rarement blanchàtre. L'H. Am- vnonis a beaucoup de resserablance avec 1'.^. candida , Porro {can- dicans (partim), Ziegler, in Pfr. loco citato)^ mais cettc dernière a le test plus blanc , les bandcs rares et écartées , plus souvent uni- colore, c'est à dire lout blanc; T ombilic est plus étroit, l'ouverture

MOLLUSQUES TERKESTRES, ETC. k7

plus obliqae et à boiirrelel d'un blanc laiteux. La verilable H. eri- cetorum habite de l'aulre cóle des Alpes (Franca, Allemagne, Suìsse). J'ai Irouvé, cependant, pour la première fois celle espèce, assez abbondanle du cóle sud des Alpes Suisses, enlre « il Da:£iu » et Airolo (roule du S. Gotbard) sur les raurs à sec, et les grosses pierres gneissiques qui flanquent les prés sur la grande roule 980") ; ces exeniplaires soni un peu pelils, et la forme et la couleur du lesi et des bandes rappellent plutót celles de VII. Ammonis., mais l'om- bilic est bien celui de VH. ericetorum, et le bourrelet est blanchàtre. VH. Ammonis est le représenlant de V ericetorum en Lombardie, dans une grande parile du Vénilien, et en Piémont. VH. candida Porro, liabile le Tyrol ilalien (Stabile), la plaine et les collines de Mantoue et de Brescia (Strobel, Spinelli) avec VH. Ammonis., mais elle n'y est pas trop commune.

^1t. Helix profuga.

Uelix striata (parlim), Draparnaud Hist. Moli.; 1803.

caperata (partim), L. Pfr. Monogr. Helic. viv. I, 184S, pag. 167.

profuga. Ad. Schmidl in: Malak. Blàtler ; 1834, pag. 18; el Slylommat, etc.

1855; pag. 30, pi. VI, fig. 38. (Anatom.)

V. T. Vallèe de la Scrivia : Tortone (còteau) ; Serravalle , Ar- quata (Morlillet).

Obs. Celle espece est très-coramune à Milan; à la plaine et sur les collines: Cóme, Brescia, Manloue (Spinelli, Slrobel), Venise (iMor- tillet). On la rencontre jusqu'à Florence, etc. Une varieté bianche n'est pas rare à Trieste. Dans le Napolitain et en Sicile celle espèce est remplacée par deux aulres formes, doni l'une à dernier tour plus bombe, à ombilic irès-élroit , à bouche plus grande et circulaire, à stries fortes et peu régulières, comme celles de VH. profuga, {H. subpro- fuga, mihi; de Avellino, etc); l'aulre encore plus globuleuse, àstries elégantes, contigiies et régulières {H. filogratia^ Villa = H. Ara- dasM, Mandralisca, de Sicile).

US r.. STABILE,

* «3. HelK unifaNclata.

Uelix unifitsciuta , Poiret Coq. terr. et (ìuv. de l'Aisne, et da l'aris, Frodi ome, Avril, 1801.

a) caudidllla, Sluder System. Verzeichìi. 1820, pag. 87; non Michaud, Minor , unicolor vel fusco-fasciata Rossmilssler : Iconogr. d. Land, und Sussw. Moli. Vi, 1837 ; pi. 26 , (ìg. 330.

fi) alplcola^ niihi Minor, tenuiuscula ; apertura magis rotundata; apice corneo- f usco , fasciis angustis , pallidis , interruptis , evanescentibus (H. alpina?, Megerle; non Faure-Big.) Haut. 4,5; Diam. 6,5 mill.

7) g^ratlo^a^ Sluder Major; quoad colorem et ctetera ul in H. candidtila , Slud. llaut. 6 à 7; Diam. 10 à 11 mill.

V. e. Vallèe de la Doire Ripaire: Suse, Chiomont, S. Ber- trand, Oulx, Mont-Cénisà la Grande Croix, 800-1880'° (Stabile, Stro- bel, Mella, Mortillel); Bardonnèche, ISSO""; au-dessus de Clavières, roule du Mont-Genève, ITOO*" (Strobel) (Var. a); au-dessus de Roche- molles (Montc-Tliabor) 1800-1900™, roches gneissiques (Stabile) - (Var fi).

R. P. Plaine du (nord): Turin, 280™ (Mortillet); Mezzana- Corti près la Cava, 80™ (Strobel) - Assez probablement ici erratique! Plaine du (sud): Valenza, Alexandrie et Val-Madonna, Marengo, Montalto, Stradella, Cicognola, 82-120™ (Strobel) (Var. a) - Plaine et au pìcd des coUines de la Scrivia (Mortillel) (Var. a).

V. T. V. de la Stura de Cuneo: Rocca-Sparvera , Gajòla, Vi- gnòlo, près Cuneo, 800-700™ (Mortillct) (Var. a) - Val-Vermegnana : Col de Tenda, 1870™ (Mortillet) (Var. a) Val de la Scrivia: Tortone, Corniasca, Serravalle (route de Gònes), sur les monls et les cótcaux, les Var. a et p. (Mortillet) Val Staffora; Val Coppa ; Val Aversa; Val du Tidone; Val Trebbia: Bobbio, Var. a, et p. (Strobel).

Obs. Vii sur les pelouscs, sur les petits arbustes, monte au pied des rochers, eie; plus ordinairciuent panni les hcrbes.

MOLLUSQUES TEHRESTRES , ETC. 't 0

94:. Ileli3i^ conspiircala.

Hetix compurcala, Draparnaud Tabi. Moli. 1801; et Hist. .Moli 1805, pi. VH flg. 23-25.

R. P. CoUines Iranspadanes : Sciolze à Tesi de Turin , ter-, rain éocén. (Mella); Rosignano à sud-est de Casale, 200-300"» (Mella); Casale- Monferrato (Cesati).

Sect. CAMWIjJEA. (a)

{Campijkea, Beck Ind. Moli. 1837; pag. 24.)

a) Cingulifera, Held in : Isis, 1837; pag. 911.

95. HeliiL gflacialis.

Helix glacialis, Thomas in Férussac ; Tabi. System. 1822; et Hisl. Moli. 1819 pi. 67, fig. 2. ' "

V. e. Vallèe de la Doire Riparia: Monte-Thabor, au-dessus du village de RochemoUes, région gneissique, 2100"" (Stabile); Mont- Cénis, à la Ramasse, 2000"° (Mortillet. Cesali, Bellardi) Val Stura de Lanzo: régions élevées (1600-1800"") de la Val d'Ala, au-dessus de Balme etc. ; sous les pierres crystallines, associée à la f^itrina major ^ à la Hyal. fulva et Petronellce ^ etc; près les ruisseaux, cu près les neiges lorsqu'elles ne sont pas encore complétement dis- parues (juillet, aoùt, septembre). Epiphragme vitreux (Slabile).

M.' de Mortillet cite celle espèce aussi du Monte-Rosa; mais ni moi, ni M. 'Villa, nous ne l'avons pas trouvéel

Obs. Màchoire large de 1 millimètre, trèsarquée, non dilatée aux deux bouts qui sont légèrement anguleux , médiocrement robuste,

(a) Màchoire à còles (4 à 6) saillanles , paralléles , écartées, et à bord dente. Vesi- culcs muqueuses 2, siraples ou bifides. Dard 1, arquc, biangulen.x à sa base.

50 G. STABILE,

d'un fauve corné vers le bord libre , d'un jaune d'ambre sale vers le bord oppose; elle presente Irois còles médianes forles, saillantes, (et une quatrième peu prononcée) un peu rapprochées, presque droites, verlicales, qui correspondent à un égal nombre de denlieulations ou crénelures assez prononcées, obtuses. On remarque aussi sur cet or- gano, des rides Iransversales, (ìnes, serrées, parallèles, sinueuses, apparentes. La langue de VH. glacialis est longue de 4 inllliiu. ; large de 1 ; légèrenient dilalée vers le bord anlérieur qui est très- arrondi; elle présente des rangées très nonibreuses, parallèles, de denis; celles-ci sont plus grosses antérieurement, un peu obtuses au bout. Cet ergane est plus développé que celui de VH. colubrina y Jan (Communiqué par M/ de Saint-Simon).

5) Corncula, Held in: his, 1837, pag. 911.

* S6. Helix zonata.

Uelix zonata, Sluder System. Verzeichn. eie. in Schweiz. Conch.: 1820, pag. 87; non : Hel. zonata , C. Pfeiffer.

zonata (partim), Férussac Hist. Moli., 1819-21 ; pi. 68, fig. 8.

foitens (partim), Deshayos in Férussac: Hist. pag. 25; 1839.

vittata (olim). Villa in schedis, et fide ipsias- noi) //. vittata , Cristoforis

et Jan. (a)

zonata, l. Pfeiffer Monogr. Uelic. vivent. I; 1848, pag. 359.

:<) (yplca

V. C. V. de la Toce: Simplon, 1000-1 BOO'" (Stabile) V. An- zasca: Calasca, 500-600"' (Slabile) V. Cannobina, raontagnes de Cannobìo, aii lac Majeur, 400-600"" (Villa) V. d'Aosta, 600-1200'" (Mortillet) V, de la Stura de Lanzo: au-dessus de Ala, roches cry- stallines, HOO™ (Stabile)— V. de la Doire Riparia: (Val-Bardonnèche) Pian du Col, 1300°' (Mortillet); Pas des Echèlles , ITOO"" (Strobel).

(a) Suivant Hossmiissler , VH. vittata, Crisiof. et Jan [Cai. rer. nal. m Mus. eootant. 1832), serali synonyme de H. tmbilicaris , Bramali.

MOLLUSQUES TEURESTKKS, ETC. Bl

d) flavovlreui», Uumont et Morlillot Hist. Moli, de Savoie, iS'òì , prospe- clus, pag. 3; et: Cai. crii, et malacostat. Moli. Savoie, eie. 1857; p. 77. Testa solidiiiscula , vix pellacida , (ìavido-viridescenti , abique fascia.

Parrai les blocs accumulés à coté de la cascade de la Cénise (sur le Mont-Cénis, 1800'") (Morlillel).

Obs. Les dimensions de celle espèce varient nolableraenl, et sou- vent dans le mème endroit, mais la forme est toujours constanle. Dans l'haute vallèe du Tessin au-dessus du Dazio Grande, roule du S. Gothard , j'ai Irouvé des individus qui avaient une hauleur de 1^^, et un diam. de 25 millim.; el d'autres doni l'iiaut. ctait à peine de 10, et le diam. de 17 mìllimètres.

97. Helix foeteiis.

Helix foeleus, Sludcr System. Verzeichn. etc. , 1820,- pag. 87. foelens (altera pars), Ueshayes in Férussac: Hist. Moli.; pag. 25, pi. 69, A. fig. 4. non Ilelix fwlens , Rossmiissler: Iconogr. d. Land iind. Sùssio. Moli. II, 1835; fig. 92; nec Rossm. (loco citato), X; 1839, pag. 12, Qg. 600.

Var. cisalpina 4 milii {Helix adelozona, Parreyss; ni rhwtica , Muussuii leste Strobel.)

Testa late urabilicata, orbiculalo-depressa, corneo-flavescens, pel- lucida, nitida, glabra, vai sub lente perrainulissime granulata, oblique crebro-striatula, supra medium fusco-unifasciala, fascia latiuscula, infra zonula pallido-flavicanti, pellucida cincia; interdum fascia al- tera inferiore fusca, valde diluta, margini vero peristomatis macula fusca conspicua. Anfraclus 8 Va convexiusculi , haud lente crescentes, ultimo antice deflexo. Apertura perobliqua, transverse rotundato-ova- lis; peristoma reflexum, intus labialulum , marginibus approximatis , convergentibus ; supero expanso, sub-simplici, columellari latiusculo dilatato, paululum supra umbilicum reflexo (= H. adelozona , Par- reyss). Specimina pedemontana et longobardica.

MS e. STABILE^

NB. Interduni occurrit testa crassiori, badia, depressiuscula, fascia pallida, nulla vel inconspiciia {H. rhcetica, Mousson, teste Slrobel). Specilli. longobard. tantum.

Coquille largcnient oinbiliquco, déprimée, peu convexe en dessus, assez convexe cn dessous, de couieur cornee un peu jaunàtre ou oli- vàtre, mince, quoique solide, assez luisante, demi-transparente, glabre et, à la loupe, très-flnement granulée, à stries obliques, fines, marquécs, avee une bande brune-rougeàtre au tiers supérieur du dernier tour, accompagnée en dessous d'une zone blanc-jaunàlre, pale, j)eu apparente, inférieurenient à laquelle on apercoit souvent une nutre bande large, rougeàtre lavée et à peine visible; la marge exierne supérieure du péristome est bordée d'une tache brune-rou- geàtre dilatée en dessus et en dessous de la bande principale et simu- lant un coinmenceinenl de deux zones supplémentaires. Spire de 5 Va tours, croissanis un peu rapidement, à suture mediocre et sommet obtus; dernier tour descendant en dessous. Ouverture très-oblique , transversalenient ovale. Péristome interronipu , réfléchi, à bourrelet interne très peu épais; bords rapprochés et convergents ; bord su- périeur simple, très peu rebordé ; columellaire un peu evase, rébordé et un peu largement réfléchi à l'extrémilé sur l'ombilic. Epiphragnie à l'entrée de la coquille, mince, transparent, lisse, un peu miroitant, membraneux , avec une lache blanchàirc, opaque , cretacee, répon- dant à l'orifice de la respiration. Il existe quelquefois un autre épiphragme enfoncé dans la coquille, qui ressemble à une pellicule bianche et opaque.

Mauleur: Il inillim. ì Uiamotro; "2fi millim. | ^

ti) Viri'scuiiti, pelliicifla, unicolore, l'asciis nullis. (.\rionialia)

V. e. V. Doire Bàltea: Liliannes en Val de Lys, ou Gressoney, 600"'; (micaschisles et gneis).

06». J'ai nomine cisalpina la variété de VH. foetens de Studer, loujours plus grande, plus ou moins solide, qui habile les vallées méridionales alpines et préalpines , et qui paraìt bornée à la chalne centrale alpine, enire le ft»",bO et le ìj6°,10 de lalitude; et le 25"

MOULtSQllES TERRESTUES, ETC. 55

et 28" de longitude: Val Gressoney ou Val-de-Lys, roches gneissi- ques, 600-800"> (Stabile); Val-Sassina (Stopparli); Val Brembana (Slrobel) Haut. 11, Diam. 26 niill. Tantót elle devient plus épaisse, plus grande, un peu plus dépriniée, de couleur rougeàtre, sub-opaque, et la zone pale en dessous de la bande brune est presque ellacée {H. rlmtica^ Mousson, teste Slrobel) - Haut. 12, Diam. 29 millim.: Val- telline supérieure (Mousson); Val- Brembana (Villa); Val Camonioa (Slrobel). L'élévation sur le niveau de la mer, de toutes les localités lombardes citées, varie entra 300-600™; la nature du sol est cal- caire-dolomitique, la Vallelline exceptée, qui est presque entièrement gneissique et micaschisteuse.

VH. foetens^ Studer, (lype, ou transalphia) n'a d'aulres différen- ces qua une taille constanteuient plus petite (Haut. 10, Diam. 22 raill.) le test est plus mince, la spire un quelque peu plus élevée. Elle est très peu répandue , quoique assez abbondante, et parait limitée à une quelque vallèe du versant septentrional des Alpes en Suisse. M." Francois Venetz (fils) en sa qualité de naturaliste infatigable , d'ingénieur des chemins de fer, el des ponts et chaussées, n'a rap- portò de ses nombreuses excursions dans les monlagnes suisses, que VH. zonata^ Studer; et du iMont-Catogne (coté sud qui descend dans la Val de Ferrei (Suisse); micascbisles et gneis); et des envi- rons de Saint-Pierre (ISOO*"; micaschisles, gneis et schisles gris) dans la vallèe d'Entremonl («), VH. fcetens de Studer,

Or c'est justement les exemplaires de la vallèe d'Entremonl que feu M.' I. Venetz (pere) envoyail à feu le prof. Studer, et que ce professeur nommait//. foetens (^). Voici^ce que dil en propos MJ Studer mème « Un pau plus petite que VH. zonata .^ mais toujours une fois

[a) La Val de Ferrei n'est quo un embranchemeut , (qui s'ouvre prés le village d'Orsiéres) de la vallèe de la Draiise, ou d'Enlremonl , versanl nord ou suisse du Gr. S. Bernard.

(b) Avant de commencer ce travail , ne connaissant pas la vraie ff. fvetens. Studer, j'envoyais à quelquesuns de mes amis et corrcspondanls celle nit?me coquilie de la vallèe d'Enlremout sous le nom de //. adelozona^ Parreyss; Var: Veneizii , mihi; el plus tanl (sur rautorìté de quelque savant concliyliologiste) sous le nom d'//. planospira, Lk., Var. Venetzii. Je prie donc res messieurs de corriiier leurs ctiqueltes en: //. foetens, Studer.

ì)k e. STABILE^

plus grosse qiie 1'//. cornea^ Drap, et plus brillante, eouleur brun- sAIe. Oulrc la bande peu marquée, on voit le oommenceraenl d'une seconde. L'animai, dit-on, répand une odeur désagréable quandonle sort de sa coquille («). Saint-Branchier {^^) en Valais (Venetz) ».

De lout ce que nous venons de dire il s'ensuit que VH. fixtcns de Sluder et Ì'H. zonata de Studer, sont deux choses différentes, et qu'on ne doil donc pas les ranger en synonyme l'une de l'aulre, comme l'on fait plusieurs conchyliologisles, quand nième on ne voudrait les considérer que comme de simples variélés locales de Vii. zonata. En vérité que si l'on compare ces deux formes, abstraclion faite de tonte considéralion malacostatique, on peut bien les relenir comme deux variétés, l'une plus globuleuse, l'autre plus mince et dépri- mée, etc.; mais quand on voit cotte dernière (H. fcBtens) dans nos vallées cisalpine» acquérir une taille plus grande, plus robuste et son domaine ètre bcaucoup plus étendu, que devra-t-on conclure?... Que V H. foRtens est une espòce distincle et, plulòt que du versant nord alpin, elle est indigène de la zone meridionale inférieure, laquelle espèce ayant franchi les .Alpes, est descendue dans Ielle ou Ielle autre des vallées transalpines, les conditions physiques et naturelles ont été plus ou moins favorables à son parfait développement (e).

Quelques auteurs ont, un peu mal à propos, associò Ì'H. foetens de Studer à 17/. ichthyomma., Held, du Tyrol (d)^ de la Carniole, etc; cetle espèce est, à vrai dire, bien voisine de VH. foetens^ mais elle est constantement petite, moins convexe en dessous que VH. fcetens., de eouleur brun-rougeàtrCj assez épaisse, peu transparente; la zone blanchàlre est plutót laitigineuse que hyaline, et plus prononcée; l'autre bande brune inférieure plusvisible, de la mème eouleur que le reste de la cocpiille, le bord coUumelIaire du péristome moins renversé sur l'ombilic. L'H. acliates Ziegler =cingulina.f Deshayes (in Férussac - Hist. Moli.) du Tyrol allemand, de Schnceberg en

{n) Celle odi'ur fiésagróable ii'est pas exclusive dfi l'/A fu'lens; mòme l'W. zonata, la ìlyalina cellaria, eie. répandciit ceUe odeur n-poussaiUe.

(bj Saiiil-Brancliier est un village de la vallèe d'Kntremont, à 740"".

(cj M' le prof. Mousson a tiovó VHel. addozona dans l'Eiigadine.

(d) D'après M.' Blancliet de Lausanne, celle cspcce aurail élé Irouvóe par M.' Mous- son à Taiasp (liassc Kripadine), c'est à dire peu loin des fronliéres du Tyrol.

MOLLUSQUES TERRESTRES, ETC. K8

Autriche, et raéme assocìée à VH. ichthyomma ^ en Carniole, n'est qu'une varieté de cette dcrnière espèce, très aplalie des deux còlés, et doni la zone bianche est très distincte, la bande brune plus di- latée et confondue. VH. foetens., Stud., VH. adelozona, Parr., VH. rhwtica., Mousson, soni trois fornies variantes en diniensioos, en soli- dité, méme en couleur, mais c'est toujours la méme chose que l'on a sous les yeux; tandis que si VH. ichthyomma ^ Held a quelques res- seniblances avec la fatens, la Var. achates s'en éloigne tellement qu'il est impossible, méme aux conchyliologistes les plus scrupuleux de la réunir à la fatens en une seule espèce! Les belles figures don- nées par Rossmàssler (Iconogr. Heft II, fig. 92 ; et Heft X,fig. 600) ne représentent pas VH. foetens (type)du Valais; mais l'/T. ichthyomma, Held, et sa variété achates.

2». IIelÌ3iL iimbilicaris.

Ifelix hispana?, Linné (a) Syst. Nat. Ed. X, 1738; I, p. 77-2 , N, 599 ; (teste Beck).

planospira, Lamarck ffist. Anim. sans vertèbres ; Tome VI, 2.* parlie , AvrU

182-2. (exclus. //. cryptozona , Z\eg\ev] (b) Non /f. planospira, Michaud Compì, à Draparnaud , 1831, pi. XIV, fig. 3-4); nec Pliilippi [Eiium. Moli. Sicil. II, 1844); nec L. PfeifTer (Man. Hel. viv.; I, 1848; Addenda, p. 449.)

villata Cristoforis et Jan Cat. rer. nat. in Mtis. extant., 1832 (teste Ros-

smàssler) : tion vittata , Mùller; nec Villa.

umbilicaris, Brumali Caini, xistem. Conch. di Monfalcone , 1838; non Olivi

(Zoul. adriat. 1792, pag. 177) (e).

Var. Padana, mihi

Testa aperte umbilicata, orbiculato-convexa , spira paruni elata, apice obtuso, cornea, vel corneo-olivacea , subpellucida, nitidìuscula,

(a) Dans quelques ouvrages, et dans plusieures collections cette espèce porte, comme nom plus ancien, le nom d'ff. hispana, Linné; il parati qu'll ait élé adopté d'aprés l'autorité de Beck seulement; d'ailleurs la phrase linnéenne Testa umbilicala, convexa; anfractibus 5 terelibus , umbilico tenui. Habit. in Europa australi. Testa colore corneo •) désigne une campylée cornee quelconque. Muus avons déjà une //. hispnniea, Partsch , et une /A hispanica, Michaud; une H. hispana, Linné, et tant plus pour une espèce qui est tout autre que espagnole, ne pourrait donc pas élre adoptée que à confusion de la nomenclature déjà si ombrouillée!

(b) Uff. cry pio zona, Z. n'est qu'une simple varieté minor, lenuis, dinphana » de 1'^. macrosloma, Miihiroldt (Habit. la Sicile).

\,e) VH. nmbilicnris, Olivi, est une variété de ìli. erirctormn , Miiili^r.

HC G. STABILE,

oblique slrialula et, sub lente, slriis spiralibus conferlis minute de- cussata; supra medium, in pallido-albida vitta, fusco-unifasciata; su- perius fascia altera fusca, dilula, cito evanescente. Anfraclus 5 V2 convexiusculi , sutura mediocri distincti; ultimus anlice breviter de- flexus. Apertura rolundato-lunaris, obliqua; peristoraa albido-labialum, mediocriter reflexum, marginibus remotis, columellari crassiusculo, circa regionem umbilicarem late dilatato, alque ad terliam ultra par- tem umbilicum subtegente.

Coquille assez largement ombiliquée, globuleuse-déprimée, mé- diocrement convexe en dessus, borabée en dessous, couleur de come plus ou moins pale ou olivàtre, assez solide, un peu luisante, demi- Iransparente , à stries obliques d'accroissement peu régulières, et à surface cliargée de pointuations oblongues, ou petites lignes sail- lanles, disposées transversaleuìcnt, addossées et paraissant quelque peu ondulées, visibles mème à un faible agrandissemenl; à la partie supérieure du dernier tour une zone brun-rougeàtre au milieu d'une bande blancbàtre ou corné-pàle, et en dessus de celle-ci une autre zone plus étroite, plus prononcée vers le bord du péristome, et s'évanouissant ensuite insensiblement. Tours de spire 5 Va médio- crement convexes,à suture assez distincte et à sommet oblus ; dernier tour descendant un peu en dessous. («) Ouverture oblique, ovale-ar- rondie, plus large que baute; péristome réfléchi, à bords écartés, et à bourrelet interne blanc; bord inférieur, ou coluraellaire, plus épais; à l'extrémité, vers la région ombilicale, dilaté en forme de languette et recouvrant presque la moitié de l'ombilic.

Dimens. maj. Ilaut. 16; Diam. 31 miliimélres min. » U ; . 26

V. G. Val-Pcilice: la Torre de Luserna i^)^ 840"";

R- P. Haute vallèe du Pò: Calcinerò au-dessus de Paesana,

(<i) Lt's anneaii\ , ou espóce de cercles d'un blanc jaunàire (dósigiianl le nombre des fois que lo moUusque a inteiTompu le travail de construclioii de sa coquille) si bien prononcés , à de dislances iirégulières, sur V H. umbilicaris typique, soni presque nuls duiis nolro varieté Padana.

{b) C'est la dernière des vallées cispadanes; on passe d'ici dans la vallèe du l>ò.

MOLLUSQUES TERRESTRES , ETC. B7

700-800""; terrain crystallin (Stabile); Brondello au-dessus de Sa- luzzo (Mella); enire la Val Pellice el la vallèe du (Villa).

V. T. Val-Varaila: Venasca, b50°»; (iMortillet).

Obs. Qu'est-ce que \'H. planospira^ Laraarck? Voilà une queslion agilée depuis long temps parmi les naluralistes ! Qu'il soit perniis d'abord de jeter un coup d'oeil sur les divers ouvrages dans lesquels on parie, dans un sens ou dans l'autre, de VH. planospira; nous verrons ensuite à une conclusioni M/ Michaud {Complément à Dra- parnaud', 1831) sous le nom collectif d'/T. planospira Lamarck, a-t-il voulu comprendre deux espèces différentes: VH. zonata, Studer et VH. umbilicaris ^1 Brumali? La phrase Ialine, la description , les lìgures données par M/ Michaud , et l'indicalion « Alpes » indique- raient un peu VH. zonata^ Sluder; c'est la convinclion aussi de MM." l'abbé Dupuy (o), Moquin-Tandon (i), Drouel (e), Mortillet {d); mais le derniers raols de sa diagnose « plus grande, plus aplalie, plus lisse, eie. » et la citation des autres localilés: haute Autriche, Frioul, etc. se rapportent sans doute à VH. umbilicaris., Brumali. Ainsi la fig. 0, tab. 3 de Gualtieri représente celle dernière espèce, tandis que l'ouvrage de Sluder cité par M/ Michaud , ne peut avoir rapport que à l'espèce de la Suisse, c'est à dire à VH. zonata. Il paraìt cependant que M/ Michaud sous le nom de H. planospira, Lk. ait voulu décrire VH. umbilicaris.

M/ Rossmiissler {Iconogr. der Land-und Siisw. Moli. Heft. Il, 1835; fìg. 90) sous le nom d'^. planospira., Lk, donne une bonne descriplion de VH. umbilicaris., Brumali, de la vallèe de l'Isarco, de rilJyrie, des environs de Trieste, des Alpes Aulrichiennes, de l'Italie (e); les figures, les diagnoses et les localilés conviennenl exa- clement à VH. umbilicaris ., mèuie pour les localilés ilaliennes (car

(a) Mst. Natur. des Moli. lerr. et d'eau douce qui vivent en Fi ance; 11 fase. Jan- vier, 1848. (6) l/ist. Natur. des Moli. terr. et fliw. de France; 1855. (e) Enumération des Moli. terr. et fluv. viv. de la France continentale; 1855.

(d) Catal. crit. et malacostat. des Moli. terr. et d'eau douce de la Savoie, etc. ; 1857,

(e) M.*" Rosstnàssler ajoule aussi : la Sicile •> mais plus tard (1838), il fall justemenl observer que l'helice sicilienne n'esl pas VH. planospira, Lk. , mais VH. macrosloma, Miihlfeldi (= siculina Ziegler).

b8 G. STABILE^

(•ette cspèce, sauf quelqiies legères modificalions, on la rcnconlre dans le Véronais, le Vicentin, le Bellunais,le Padouan, à Masse-Carrare, à Livourne en Toscane, et dans l'Etat Romain). Le raème auteur (Heft. Vili, 1838, fig. B03) cite encore une forme un peu variée à'H. planospira^ Lk, des environs de Trieste; la spire est un peu plus élevée, l'ouverture un peu plus arrondie. En Carniole, et dans les environs de Trieste, Ì'/I. umbilicaris présente très souvent une co- quille plus petite, à spire un peu élevée, quelquefois mème subglo- buleuse (Trieste); les bandes sont moins prononeées, ou bien nulles ou presque nulles, la couleur du test nioins gaie et brillante, et plus terne («); mais c'est toujours le mème type! Au contraire dans l'haute vallèe du Pò, nous avons notre variété Padana^ grande, plus globiileuse en dessus et, proportionnément plus bombée en dessous, à test assez solide et granulé, à bord columellaire du péristome renversé sur un bon tiers de l'ombilic, etc. De l'autre cóle du Pò, sur les « Colli Euganei »' dans le Padouan, notre H. Padana paraìt déjà; ses pointualions allongées, ou rugosités sub-ondulées et serrées, sont bien prononeées, mais elle est petite, mince, d'ailleurs la couleur du test d'un bel corné-fauve, c'est la couleur de V umbilicaris type des régions environnanles, i\I/ Desbayes l'illustrateur de Férus- sac (in Férussac: Hist. Moli.; 1839-40), après avoir (pag. 27), à bon droit, retirée de VH. zonata., Férussac, plusieures espèces diverse» que M/ Férussac y avail comprises , a réservé le noni de zonata^ Férussac (non Studer) à une espèce du Frioul , de l'IUyrie , de Mon- falcone près Trieste, de Pise et Florence. Les figures de Férussac (pi. r»8, fig. 10, b. e. soit dextre et sénestre, non celle du milieu) et V habitat cités par M/ Deshayes conviennent à VH. umbilicaris ., Brum., laquelle, comme nous l'avons dil ci-dessus, descende jusque dans l'Italie meridionale; cependant les descriptions données par I\I/ Deshayes se rapportent plulòt à une forme moins déprimée que celle du Véronais, du Vicentin et mème de la Toscane, et à bandes moins prononeées; nous avons déjà fait menlion de nolre

(n) J'ai fiistinfruf' dans ma rollocliori cello forme d'^. umbilicaris par le iiom de illi/ricn. et culle h spire plus ilcpritinV , à lesi d'un cornò plus vii" el a handcs hien «narquóes, par le riom de Ilalicn.

M0L1.U8QUES TERRESTRES, ETC. 89

niutalion illyrica^ et ce sera, peul-èlre, sur des exemplaires de celle variété que M/ Deshayes aura fait sa descriplion ; les quelques individus d'/7. umbilicaris que j'ai recus de Masse-Carrare , et de Lucques sont aplatis en dessus , conmie ceux du Véronais , de Recoàro dans le Vicentin, du Bellunais, eie. Mais, à page 23, M/ Deshayes, sous le noni d'i/, planospira^ Lk. («) donne la descri- plion d'une autre espèce de l'Italie meridionale, de Sicile, de Morée, etc. On voit évideniment, d'après Yhabitat^ la cilation des auteurs, eie. qu'il a reuni ensemble deux espèces: VH. umbilicaris Brum., et YH. cryptozona^ Ziegler. En fait ce n'est que plus tard que les auteurs ont séparé et erige en espèce distincte VH. macrostoma, Miìhlfeldt (doni VH. cryptozona n'est qu'une simple variété). L'un des caractères différentiels que M."^ Deshayes donne à son H. plano' spira, est la granulation régulière de l'épiderme; celle observation est juste; VH. umbilicaris du Véronais, du Vicentin, du Bellunais, du Frioul et de l'illyrie est loujours lisse , ou avec des granulalions très peu distinctes, méme à un convenable grossissement; au con- traire VH. umbilicaris de Masse est déjà plus granulée, celle de Lucques, outre les granulalions, présente sur les preniiers lours de spire quelques rares poils; et cependant c'est loujours la méme espèce, la méme forme, c'est la vraie //. umbilicaris, quoique quelqu'un des nos conchyliologistes l'ait désignée pour //. setipila^ qui est bien differente! Nolre variété Padana , de VH. umbilicaris^ tant celle de l'haute vallee du Pò, ou Pedemontana., que celle des " Colli Euganei » ou Euganea^ est très bien granulée en forme de stries courtes et Iransverses. Il parait que la granulation de l'épiderme et les poils soient l'un des caractères méridionaux des Campylées à lesi corné : VH. setipila., Ziegler de l'Abruzze el du Napolitain; VH. setosa., Ziegler, de la Dalmalie; VH. subzonata., Mous- son, de Cephalonie ; VH. comephora., Bourguignat, de Morée; l'H^ cyclolabris , Deshayes, de Grece; VH. pellita. Férussac, de Rho- des , etc. sont loutes des espèces à coquille granulée, el plus on nioins gamie de poils.

[a} M/ Desliayps cite eiicore pour celle espéce la méme lipure de VfJ. zonata, Fér. (pi. CS, fig. IO , h. e.)

ftO £• STABILE.,

Un mot, à présent , sur VH. planospira^ Lk. de la trolsiènie édi- lion (le Lamarck, par M/ Desliayes: il est évident qiie, s'agissant d'un oiivrage general, ce professeur a corapris, sous le noni colleclif de p/anospim, pi iisieures espèces qui ont quelques affinités entre elles (//. zonata, H. umbilicaris , H. ìuacrostoma^ ete.).

L. Pfeiff. (Monogr. Helic. vivent. ; Voi. I, 1 848) après avoir, à p. 347, sous le noin de planospira, Lk. donne une benne diagnose de l'H. um- bilicaris de rillyrie et de l'Italie boreale; à page 449 , dans l'ad- denda, change le noni de planospira^ Lk., en celui de hispana^ Linné; la synonymie cependant est la inéme {H. umbilicaris^ Bruni., H. pla- nospira^ Rossm., etc.) Quant à VH. planospira, Lk.; il en fait une espèce séparée, intermediare, comm'il dit, entro l'/T, Idspana, Linn. et VH. zonata., Stud., et ayant beaucoup d'analogie avec VH. macrostoma, Aliihlf.; et lui donne en synonyme le noni (Ì'H. planospira., Micliaud! Serait-ce notre variété Padana!:) cependant les dimensions de notre Padana sont majeures que celles données par M.' PfeilTer à son H. planospira. Quoi qu'il en soit, le nom d'H. planospira., Lk. ne pourrail pas otre adoplé pour notre H. Padana.

J'ai laissé le dernier, et non sans raison, celui que je devais piacer avant tous les aulres , l'auleur nièrae d'H. planospira , l'illustre Laraarck. Que dit-il cet auteur («)? La phrase latine et la citalion de la pianelle 3, lig. 0, de Gualtieri laisseraient nullement douter qu'il s'agisse de VH. umbilicaris., Bruni.; mais si, d'après ce qu'en dit MJ Deshayes (in Férussac, pag. 23), VH. planospira., Lk. porte aussi le nom d'H. cryptozona, Ziegler; nous aurions mème ici deux espèces sous le mème nom; cependant, dès qu'on a erige en espèce distincte, et assez connue, VH. macrostoma (dont VH. cryptozona n'est qu'une variété à test moins solide), le nom de planospira ^ Lk. resterail donc tout seul à l'autre espèce italienne à spire deprimée ,

(a) Lamarck , Hist. nal. des Animaux sans vertèbres , Tome ' VI ; -?.." [larlic; Aviil . 1S22. N. 48; /A planospira «II. tesla orbiculaloiiL'pri'ssa, sublus convexa, unilìilicala, glabra, coriieo-lulesconle ; spira plana; ullimo anfiactu fascia alljida rulo marginala ciucio; labro margine redevo, albo. •> Gualtieri: Test. t. 3, flg. 0. //. zonala, Daude, haril de Fcriissac. . I/ist. Moli. N. 105. IIabit. en Italie - Uiam. environs 10 ligncs (Lamarck).

MOLLLSQUES TEURESTRES, ETC. 61

c'esl à dire à VH. umbilicaris^ Briim., oii plus particulièrenienl à la inutation italica.

En résumant, noiis dirons: 1.'' Que le noni iVff. planospira ^Lk. ne peut designer absolument d'autres espèces que VH. umbilicaris ^ Brumali, et VII. cryptozona., Ziegler; 2.° Que celle dernière espèce ayant élé relirée et separée, on pourrait bien, suivant les lois d'an- tériorilé, adopler le nom ù'H. planospira ., Lk. (corame plus ancien de mnbilicaris .1 Brum.) pour l'autre espèce; cependant, à fin d'é- viler tonte confusion, il est préférable de le faire passer en syno- nyme de VH. wnbilicaris, ou plus proprement pour en designer la »wt<tof«on à spire aplatie, ou italica', 3.° QueVH.wnbilicariSjBvumaVi; VH. zonata, Fér. de M/ Deshayes; VH.planospira., Lamarck (exclus. H. cryptozona); VH. planospira., Lamarck, de iM/ Rossmassler, ne sont qu'une seule et nième espèce, à spire plus ou moins déprimée, à test plus ou moins corné-pàle ou rougeàlre, à epidemie plus ou moins lisse ou granulée, suivant les différentes localités; 4." On pour- rait donc rétablir de la manière suivante la synonymie des Campy- leés italiennes apparlenantes au group de VH. zonata:

1. IIcli:iL zonata, Studer (non Fér., nec C. Pfeiffer).

Habit. Les Alpes de la Suisse, du Piémont et de l'haule Lombardie.

2, Hclix foeteiis, Studer (//. fcetens (partimi, Deshayes, in Férussac; non II.

fcetens , Moquin-Tandon.

a) transalpina, minor, tennis, (type de Studer).

Habit. La vallee d'Entremont: à Saint-Branchier, Saint-Pierre, Mont-Catogne (Cant. du Valais en Suisse).

^) cisalpina, milii Major, solidiìiscula (//. adelozona, Parreyss, inspecimin),

interdum crassa, badia (. rhalica , Mousson, leste Strobel).

Habit. Quelques vallées de l'haut Piémont: Val-Gressoney, etc; etlesvallées lombardes: Val Brembana, Val Camonica, Vallelline d'où serali descendue un peti de l'autre cóle : Engadine (Mousson),

61 e. STABILE,

3. Ilellx IchthyoinniU, Ueld. (Il- f<Ji^lens (parliin), PfcilTer , Rossmiissler).

Hauit. Tyrol , basse Engadine, Carniole, eie,

/3) achates, Zieglcr (//. cinguUna, Ueshayes, in Fcrussac) Testa utrinque de- pressissima , zonula alba distincla , fascia stiperà saturale-fusca , diluta.

Habit. Carniole, Tyrol allemand, Schneeberg (Aulriche).

4. Hcllx niubllicaris^ Brumali (ff. ìàspana-ì , Linné, teste Bcck).

A. typica, (W. umbilicaris, Brumali; non Olivi = H. zonata, C. PfoilTer ; non

Studer = li. zonata , Férussac (emend. Deshayes).

os) Illyrica , niihi ~ Testa plus minusve subglobuloso-depressa, glabra, persa'2)e pallide-cornea , fasciisque evanescentibus.

Habit. Frioul, lUyrie {Lubiana, Monfalcone, Trieste) eie.

/3) Italica , mihi (//. planospira (parllm) , Lamarck^ Testa scepe majuscida, spira plana , corneo-rufescens , fasciis coìispicuis.

* Testa glabra, umbilico latiori , patente.

Habit. Véronais, Vicenlin, Beliunais , eie.

** Testa minute granulata, margine columellari peristomalis paululum supra umbilicum latum reflexo.

Habit. Environs de Massa (Italie).

*** Testa minute granulala, et in primis anfractibus, pilis raris, erectis ornata.

Habit. Livourne (Toscane).

B. Padana, mihi Testa orbiculato-convexa , spira parum elata, striis spira-

Ubus confcrtim decussata, eie. ; margine columellari peristomalis ad terliam ultra partem timbilicum subtegente , etc. (Vide in descrìpl.).

Habit. Haute vallèe du Pò, au-dessus de Saluzzo; Val-Pellice. /3) Euganea, miiii Differì {a Padana) testa minore, tenuiusciila , ìiilida

Habit. » Colli Euganei » dans le Padouan (Marlinali).

MOLLUSQUES TERRESTBES ^ ETC. ^** 65

a, neU%. niacrostonia 4 Mùhireldl (ff. siculina, Ziegler). Habit. Sicile.

/5) cryptozona, Ziegler Minor, tennis, diaphana.

Habit. Sicile.

e. Helix isetipila, Ziegler.

Habit. Italie meridionale.

Sect. CHI LO TRE MA. (a)

{Chilotrema, Leach Brit. Moli. pag. 106, ex Turton ; 1831.)

29. Heli:^ lapicida.

Helix lapicida, Linné System. Natur., Erlil. X, 1758; I, pag. 768. Carocolla'lapicida, Lamarck Anim. sans vertèbr., VI, 2.*^ part. 1822 ; Drap. Hist.

Moli. 1805, pi. VII, fig. 35; Moq. land. Hist. Moli, de France, 1855,

pi. XI, fig. 22 à 2*. (Analom.).

V. e. Vallèe de la Doire Bàltea : (Val-de Lys , ou de Gres- soney) Gressoney, SOO-iaOO""; terr. micascbisteux et gneìssique (Stabile) Vallèe de la Doire Riparia: Suse, jusqu'à S.' Bertrand, 800-800™ ; terr. crystallin (Mortillet) ; Mont-Genève (Strobel).

(a) Màchoire à còles (6) un peu écartées , irés saillantes et à bord forlement dente. Vésicules muqueuses 2, simples. Un seul dard , arqué, à poinle lancéolée.

aH G. STABILE,

Sect. Alil AI«T;t. (a) "'

{Àrianta, Leacli Brit, Moli., ex Turtoii, 1831.)

* 30. Helix. arbnsitornin.

i/elix arbnstorum , Linné System. Natnr., Edit. X, 1758; I. pag. 771.

Arianla arbmtorum , Leacli loco citato; Draparnaud Jfisl. Moli, 1805; pi. V,

fig. 18 Ad. Sclimidt : Geschkchlsapparat der Stylommalophoren ; 1855,

pi. IX, fig. 70 (Analom.).

V. e. V. de la Dolre Riparia: Oulx, route du Mont-Genòve, parmi Ics buissons, lieux fraix; 800"" (Slabile, Mortillet). V. T. Val-Maira, 1 000"^ (Malia).

jS) MlpestriSq Zieglcr in Rossmiissler: Icon. d. Land-und Silsiv. Moli. 1837, Heft. V, fig. 297, C. //. arbnstorum, Var. alpicola , F'éiussac.

V. e. V. Doire Riparia: Mont-Cénis, 2000'" (Mortillet).

7) picca, Ziegler //. Wittìnanni, Zawadzky ; in Rossmassler loc. ct^, Heft. V, fig. 297 , d.

V. e. V. de la Toce : Monte Rosa (Villa) V. Doire Bàltea : Gressoney, 1663™ (Mella) V. Sèsia (Val de l'Elvo): Oròpa, région micaschisteuse, 4B0'»(Mella).

S) Rcpcilinii, Charpo'ntier H. planospira , Gras. : Moli, du Dèp. de l'isére, 1840; non planospira Lk.; nec aliorum Testa majori, supra depressa, umbilico semiclauso (Haut. 14; Diam. 23 millim.) (b)

R. P. Haute Vallèe du Pò: à gauche du « Pian del Re » au Monte Viso, près les sources du Pò, 2000""; roches crystallines et méla- morphiques (Stabile).

(a) Màchoire à còtes (4-5) distantes, saillanies, et à bord forlement dentò. Vósicules muqueuses 2 , simples. Un seul dard , arqué , bianguleux à la base , lanceolé à l'extrcmitL'.

(6) J'ai vu dans la coUcclion de M.'' de Gaulard, à Vcvey, un exemplaire de celle variété delorminé corame //. latewnbilicala , Dupuy. Ce noni n'exislc pas dans les ouvrages de M.' l'abbó Dupuy ei de Moquin-Tandon , sur Ics Mollusques de France!

MOLLUSQUES TBRHCSTRES , ETC. 6S

Sect. T A C U E A. (a) {Tactiea, I.eacli Uril. Moli. 1831; ov Tuilon.;

* 31. UelK neiuoralliKi.

Helix nemomlis, Lirimi System. Natur. Édit. X, 1758; 1, pag. 773.

cu.) transalpina, mil>> Testa majusciUa, fauce rugricaiili-luscu , lìeriilomule saturate-fusco. Cesi la forme de la Suisse , de rAllemagiie el d'une grande partie de la France.

V. e. V. de la Doire Bàllea: Aosta, K90«i V. de la Doire Riparia: Suse, eOO"" (Morlillet). Rarel

|S) cisalpina 4 niihi Testa plerumque minore , fauce dilutc infuscata , peristo- mate rufescenli-fasco. G'est la forme commune des nos pays du revers meridional et orientai des Alpes (Piémont , Lombardie , eie).

V. e. V. de la Toce: parile inférieure du Simplon, 310-700'" (Strobel); Calasca en Val Anzasca , B00°» (Stabile); Orla, STO"" (Ma- rani); Val de la Doire Bàllea: Ivrea (Stabile), alentours du Lac Majeur, Arena, 200-600°» (Marani, Prada) Vallèe de la Doire Riparia: Oulx, Suse, BOO-lOOO-n (Slabile). Val Pellice: la Tour de Luserne près Pinerol, 830"» (iMorlillel).

R. P. Plaine du (nord): Novara, Vercelli, Lomelline, Turin, 90-260°» (Strobel, Morlillet) Plaine sud: Slradella, Voghera, Asti, Dronéro 130-600°» (Strobel, Mella).

V. T. Val Stura de Cuneo: Val Verraegnana, route du Col de Tenda, de Borgo S, Dalmazzo jusqu'à Limone 600, 1000™ (Mori.),

(a) Màchoire à còles (5 à 7); quatre trés-forles, et une plus fallile au milieu; eei- les-ci constantes, et souvent six, et une au milieu [tì. nemoralis) , écarlées, Ircs sail- lanles, et à bord fortement dente. Vésicules muqueuses 2, divisées en 3 ou 4 bran- ches simples. Un seul dard , à quatre aréles trauchanies sur toule la longueur, en- forme de lance {H. nemoralis), ou un peu arqué (U. sylvalica).

60 e. STABILE,

V) ftpcnnlna, mihi H. Genuemis, Porro; H.eliusca, colleclionum (a). Celle formo se distingue par sa laille Irùs grande qui arriva queiquefois jusqu'a 30 mliiimélres de diamélre, el à 20 mlli. de haul.

V. T. Versant nord de l'Apennin Val de la Bormida: Acqui (Villa) Val de la Scrivia: Tortone, Ronco, Busalla (roule de Gènes) (Morlillet) Val de la Staffora; V. Tidóne; Val Coppa: Casteggio; V. du Scurpasso; Val Aversa; Monte Penice; Bobbio en Val Trebbia (Slrobel).

Obs. La miitatioti à périslome blanc (que quelques conchyliologìstes eonfondenl à lori avec VH, hortensis, Miill.) est assez rare dans les localités citées. I\l/ Mella l'a trouvée à Drenerò; M/ Morlillet dans la vallèe de la Scrivia. Quant à \'H. hortensis^ Miiller, elle n'existe pas du coté sud des Alpes!

3». HelK isylvatica.

Uelix sìjlvatica , Uiaparnaud Tableau des MoUusq. i801; el Hist. MoU. 1805, pi. VI, (Ig. 1-2.

V. e. V. de la Doire Bàllea : l'AUée-blanche au Col de Seigne, 'ibOO"" (Payotj.

V. T. Val Stura de Cuneo : Val Vermegnana ; Borgo S. Dal mazzo jusqu'à Limone , routc du Col de Tenda (Morlillet).

(a) Zieglcr, dans sa corrcspondancc avec feu Ciiarles Porro, savanl naluralisle ila- lien, déclara qu'il n'avait jainais instiluii ni 17/. clrmca, ni lo Plamrbis etniseus , (Slrobel).

MOLLUSQUES TERRESTRES ^ F.TC. fi7

, Sect. P O il A T I A. (a) '

{Pomalia, Deck Ind. Moli., 1837 ; pag. 43.)

a) Crypioniplialus (ò), (parlim), Agassiz in: Cliarpenlier Moli, de Ut Suisse, 1837.

33. Helix aispersa.

HeliJO aspersa, Muller Verni. Hist. Il, 1774, pag. 59; Féiussac : Hisl. Moli. pi. 18.

V. C. Val de la Doire Bàltea: Ivrea, SS*"" (Rezia) V. Doire Riparia: Suse, jusqu'à S. Bertrand, BOO-yoO"" (Stabile, Strobel, Mortillet).

V. T. Plusieures localités du Monferrato (Mella).

P) Pomatla, Leacll Brìi. Moli. , pag. 89 ; ex Turlon , 1831 (e).

* 34. Heli^K pomatia.

Helix pomalia , Liniié System. Natur^ÉflU. X, 1758, I, pag, 771.

V. C. Vallèe de la Toce: Pied du Simplon, Val Vedrò, Val d'Ossola, 300-700'" (Strobel); Lac Majeur, SOO-SOO"» (Stabile, Pra- da); Orla, 570™ (Marani) Val de la Doire Bàltea: collines de Vi- verone, (Mella) Val de la Doire Riparia; Suse, Oulx, Bardonnèclie jusqu'au hameau de la Roue, BOO-1600™ (Mortillet) Val Pèllice: Tour de Luserne près Pinerolo, 830°" (Mortillet).

R. P. Plaine du (nord) : Vercelli , les rives du Tessin (Stro- bel) — (sud): l'Astésan; plaine de Dronero et Val Maira (Mella); tout le versant padan de l'Apennin (Strobel).

(a) Màchoire à còles (5 à 7) écartées, saillantes , et à bord forlement dente. Vésicu- les muqueuses 2, divisées en branches plus ou moins nombreuses , suivant l'àge du mollusque. Un seni dard courbé, avec quatre arétes Iranchantes, sur tonte la longueur

(b) Chaque vésicule muqueuse divisée en 8 à 20 branches.

(e) Chaque vésicule muqueuse divisée en 20 a 40 branches. Les vésicuies muqueuses de Vffel. lucorum sont de la moilié plus pelites que celles de VHel. pomatia. (Panceri: Differenze anatomiche tra TU. pomatia e TH. LUConuM ; in Strobel : Giornale di Ma- tacoL, ,\nno 1; Pavia, 1853).

fi 8 G. STABILE,

* 35. Hell^k lacoram.

Helix /Mcorum, Linnó System. Nalur. Edit. X; 1758, I, pag. 773. Mùller Verm. Hislor. Il, 1774; pag. 46, ~ Férussac: Uitl. Moli. pi. ìi , A, fig. 1-7.

R. P. Plaine du (nord): Vallee du Ticino (celle espèce est assez comuiune dans le Jardin bolanique et en quelques aulres horls de Pavie) Plaine du (sud): Val Coppa, Casteggio (Slrobel).

Gen. BULIMUS. («)

{Bulimm (emendai.), Scopoli Introd. ad, hist. nalur. \ ini.)

Sect. E MA. (6) {Emi, Leach Brit. Moli., pag. 112; e.\ Turton 1831.)

t. Buliiuufs luontanui».

Bulimut montanus, Draparnaud Tabi. Moli. 1801 el Uist. Moli. 1805; pi. IV, fig. 22.

V. C, Val de la Toce: Gondo, aii Simplon, 750™; dans les baies, les taillis et les forèts; après les pluies il monte sur les troncs des arbres à epidemie lisse, sur les bois luorls, eie. Terrains cry- slallin en genre (Slabile).

(a) L'absence du dard et des vésicuies muquouses; le flagellum plus ou moins laléral , et prcsque jamais terminal , en forme de niassue ou obové ; une màclioirc fluemont striée et à pcinc crónelée sur les bords ; les Iciitacuics inftTieurs proportionncl- lemenl plus courts, etc. sont les caracltTcs qui dislingueiit iios Bulimis des lléUces.

{b) Màchoire strice, surloul vers le liord infnieur; baule, arquéc {B. montanus) i)\i élroile et lógéremenl subrostrilornie (B. obscurus)-

MOLLt'SQUES TERBESTnBS , RTC. 69

^ !9. BuIimuN^oliiscnriisi.

Nelix obscura, Muller Verni. Uist. , 177-4; li, pag. 103.

Bulimus obscums. Drap. Tabi. Moli., 1801; et Hist. Moli. 1805; pi, IV, fìg. 23 Moquin-Tandon : Moli, de France ; 1855, pag. 292, pi. XXI, fg. 5-10

fAiiatom.).

V. e, Vallee de la Toce: Domo d'Ossola, 500" (Prada); rives du Verbano 210-300™ (Slabile) Val de la Stura de Lanzo: toute la vallèe, 460-1600'"; région serpqptineuse et gneissique (Stabile).

R. P. Plaine du (nord): Vercelli, IBO"" (Mella); Mezzana Corti, près la-Cava (Strcbel) Plaine sud: Saluzzo (Mella); Val Madonna, Alexandria; Val Aversa, etc. (Strobel) 90-360"".

V. T. Zavatarello, Montalto en Val Trebbia et Val Tidone ; Arquata en Val Scrivia (Strobel, Villa). Au pied des haies, sur les murs hu- niides ; dans les régions raontagneuses et alpestres sous les grosses pierres.

Sect. ZEBRIIVA (a)

(Zebrina, Held in Isis; 1837, pag. 917.)

3. Bnlimus detritns.

Belix delrita, Mùiler Ycrm. Hist. 1774; II, pag. 101.

tìuUmus delritus, Slurlcr Kurz. Verzeichn; 1820, pag. 88 Moquin-Tandon : Moli, de Fraìice; 1855, pag. 294, pi. XXI, flg. 24; pour l'Analomie fig. 12-20.

/3) sepinm, Gmelin System. Natur. 1788, pag. 3654 Obsolete et irregula- riter fusco-radiata (Moquin-Tandon : loco citato pi. XXI , fig. 21 «t «2).

7) radiatasi Brugulère Encyclopéd. Vers; 1789; I, pag. 312. (Helix radiata, Férussac Tabi. System. 1822 Moquin-Tandon: loco citato, fig. 23. ì

V. e. Vallee de la Doire Bàltea: Aosta, 600™ (Deponti) V. de la Doire Riparia: Suse, Chaumont, BOO-600™ (Stabile, Strobel», Mortillet Mutai, a, et y).

(o) Màclioire peu arquée. faiblement slrióe vers le bord inférieur et un peu rcstri- forme.

70 G. STABILE,

V. T. Val Maira: Dronéro, 600"" (Mella) Val Stura de Cu- neo: Rocca-Sparvéra , Vignólo, Gajola près Cuneo, KbO-B?»"" (Mori.).

Sect. n O IV B R U li A. (a)

{Chondrula, Reck Ind. Moli; 1837, pag. 87 Cftondrws (parlim) Cuvier: Régne Anim. 1817 , 11.)

* 4L. Bulimus tridens.

Helix Iridens , MùUer Verm. /Hslor.; 1774; II, pag. 106.

lìntimus tridens, Brugnière Encyclope^ , Vers, II, 1792, pag. 350.

Pupa tridens, Draparnaud Tabi, des Moli. 1801; fìist. Moli., 1805; pi. 3, fig. 57- Moquin-Tandon : Moli, de France , 1853; pag. 297; pi. XXI, flg. 25-3» (Anatom.); Ad. Schmidl Geschlecht. der Stylommatoph. 1855; pi. X, flg. 71 (Anatom.).

R. P. Plaine du (nord): Turin, 200'» (iMorlillet) , Superga, CTO" (Villa); Mezzana-Corli, Guasta, rives du Tessin, 80°" (Strobel) Plaine sud: Valenza, Alexandrie, Stradella, 80-100™ (Strobel); Dronéro, eoO"» (Mella).

V. T. Val Tidone, et Val de la Trebbia: Montalto, Bobbio, eie. (Strobel).

* 5. Bnliniui» quadridens.

Helix quadridens , Mùller Yermium Hist. 1774, II, pag. 107. B\ilimu$ quadridens, Bruguière Encycl. , Vers. II, 1792; pag. 351. Pupa quadridens, Draparnaud Tabi. Moli. 1801; Hist. Moli. 1805. pi. 4, fig. 3 Moquiii-Tandon : loco citalo, pi. XXII, fig. 3 (Anatom.)

a) nornialis^ m>hi Coquille de taille vioyenne. Habit. les régions inférieurs.

p) nana, milii CoquUle plus petite, raccourcie. Habit. Ics rógions élevées, (140O-180O>>>).

V. C. V. de la Toce: Gondo, Isella au Simplon, eOO-TOO-" ; région granitique; sous les pierres, dans les endroits rocailieux et

(n) Màchoirc à bord inféricur un pcu rostriforme; striée {B. tridens); ou presque lisse (B. quadridens).

MOLLUSQDES TERRESTRES, ETC 7t

panili Ics biiissons (Stabile) V. Stura de Lanzo: au dessus du vil- lage de Balme, Alpe de la Mussa, etc. 1600-1800™; roches crystal- lines; sous les grosses pierres, avec VH. rudcrata^ la Claus. alpi- na^ eie. (Stabile) V. de la Doire Riparia: Suse , 840"" (Strobel, Stabile, Morlillet) région crystalline.

R. P. Plaine du Pò, sud: coUines de Superga, 070™ (Villa, Strobel) ;Sanctuaire de Crea; Rosignano, à sud-est de Casale, 220-4 OO""; collines de l'Astésan, 140-300°^ (Mella); Voghera (Strobel); Novi (Mortillel); vallèe du Tanaro; Stradella (Strobel).

V. T. Val Stura de Cuneo (ou de Demonte) : Vignolo, KKO™ ; Rocca Sparvéra, B60™ (Mortillet). Toutes ces localités sont près de Cuneo. Val de la Bòrmida: Acqui (Villa) Val Scrivia: Serravalle, Corniasca (Mortillet) Val Staffora ; Val Coppa ; Val Aversa ; Val Tidone : Zavatarello; Val Trebbia: Bobbio (Strobel).

Sect. F E R li S S a 1 A. (a) {Ferussachi, Risso Hist. nat. de VEurope merid. , 1826, IV.)

* 6. Bnliinuis snbcyliuclriciis.

Helix subcylindrica , Linnó System. Natur.; Édit. XII, 1767; non Montagli.

lubrica, Mùlier Verm. Histor. I[; 1774, pag. 104. BuUmus lubricìis, Bruguière Encyclopéd. viéthod. Vers; I, 1789, pag. 311. Achatina bibrka, Menke Synops. Mollusc. ; 1830, pag. 29. Columna lubrica. De Cristoforis et Jan Calai, rer. ìuilur. , etc. 1832. Fenissacia subcylindrica, Bourguignat ^méju/és Malacci., in: Revue e.t Mugasin de Zool. , par Guérln ; 1856.

V. e. Vallèe de la Doire Bàltea: collines de Viverone, (terr. erratique) SSO"" (Mella) Val Stura de Lanzo: régions alpeslres, 1400-1800°; règion gneissique et serpentineuse ; sous les grosses pierres, près les ruisseaux, associé au Bui. quadridens., à VH. gla- cialis, ruderata, etc. à la Pupa triplicata , etc; un peu plus petite que les exemplaires vivants dans les régions des collines et de la

(a) Màchoire arquée, sans saillie rostriforme, à stries conligues, veriicalos, tn's fìnes.

72 G. STABILE,

plaine (Stabile) V. de la Doire Riparia: plaine dii Mont-Cénis, IQSO'" (Morlillet) Rochemolles au Monte-Thabor, 1660" (Slabile) Terr. crysiallin.

R. P. Plaine Pò, nord: Vercelli, 450™ (Mella); Mezzana- Corti en Lomellina 70"» (Slrobel) ; Turin, aval, 200"» (Mortillel) Plaine sud: environs d'Alexandrie, 82-90™ (Slrobel, Morlillel).

/S) pachyg^aslra 4 mihi Testa ventrosula, nilida, corneo-rufescenti.

R. P. Haute vallee du Pò: Ghisole près Paesana, S'iO™ (Mori.). V. T. Val Varàita: Brossasco près Venasea, fiOO" (Mori.).

Gen. CiEClLlANELLA. («)

{Cceeilianella , Bourguignat Aménités Malacol., in: Revue et Magasln tie Zool. par

Guérin, aoùt, 1856: (enoenclat.de Cccilioides , Férussac, teste Blainville,

in: Dict. Se. nat. T. VII, 1817, pag. 332.) Bulimus (partim) Achatina (partim) Cionella (partim) Columna (parlim) Po-

lyphemns (parlim) Glandina (partim) , quorund. auct. Acicula, Risso Hist. nat. Europ. mérid.; Tom. IV, 1826; non Acicula, Hartmann. Sira (parlim), Adolplic Schmidt Geschlechtsapparat der Stylommatophoren ; 1855,

pag. 42 (b).

(a) Caeilia ■= ca;ca. Mollusque aveugle, ou que l'on suppose aveugle. Les pédoncules ocuiigères soni pas renflés à l'extrémité , comme chez les autres Bulimes; le boutoii apical est presque nul, et à la place du globe oculaire existe une petite dépression annulaire lisse. M.' Férussac (Essai d'une méthod. conch., 1807, pag. 77) a observé l'animai avcc une forte lenlille et il n'a pu dccouvrir aunun indice de points oculaires. Nilsson (/Usi. Moli. Sueciw, eie, 1822, pag. 39) dit: «In hac specie (acicula) oculi sane nulli delegunlur, nisi alba sunt, uli ipsa lentacula». M.' Baudon a irouvé une seule fois un individu vivant de C. acicula sous une pierrc, derriére un mur humide. I/anìmal , dll-11, est blanchàlre, demi-lrasparent, un peu rosé à sa terminaison à cause de la présence des vlscéres; il n'y a pas apparence d'organe visuel au sommet dcs tenlaculcs; cepcndant j'ai constate que l'individu que j'avais sous les yeux élait extrémemcnt sensiblc à la lumiere; il est probable que l'impression de l'air lui est désagréable et quMl cberche plutòl à l'éviler, etani toujours habitué à resler cache assez profondément (Baudon: Nouv. Calai. Moli, de l'Oise; 1862). Quoi qu'il en soit l'absencc, ou la singuliére conformalion des organcs visuels chez ces pelits mollusques, de méme que leur habitat, soni des caracléres suffissants pour Ics separer et piacer dans un genre special.

(b) La C. acicula, Miiller; la Stenogyra (Achat.) octona, Chemnilz; la iJumino (Bui.), decollata, Linn.; et quolques Achatinelles, entrent dans ce genre. Le principal cara- etère consiste dans la forme dcs dents ou papilles llnguales; la dent centrale de chaque rangce est très petite et carrée ; (Adolphe Schmidt).

MOLLUSQUES TEnRESTRI», ETC 73

"^ 1. Caecilianella acicnla.

Buceinum acicula, Mùller Verni. Ilist., Il, i774, pag. 150.

Cionella acicula (partim) , Jeffreys System, test., in: Trans. Linn., 1830, t. XYI ,

2. partie, png. 347. Aehaiina acicula, Rossmassier Icon. d. Land und Sùsswass. Moli, 1939, lleft. IX

et X, fig. 658. aciculoides, De Bella Malacol. della valle di Non (Tirolo ilal.), Parie I,

Moli, terr., 185-2, pag. 75, flg. 3; non aciculoides, Jan. Bulimus (secl. Acicula) acicula, Moq.-Tandon Hist. Moli, de France , 1855, p. 309,

pi. XXII, ftg. 3-2-34. CeeciUanella acicula, Bourguignat loco citato, 1856, pag. 215, pi. 18, fig. 1-3

(tirage à pari).

Testa parva, non umbilicata, elongata, fiisìforraì-cyUndrico-acicu- laris, non infiala, gracilis, diaphana, polita, albida. Spira sensim attenuata, apice obtuso. Anfracliis 6 convexiusculi, satis rapide cre- scentes, sutura vix marginata distincti; ultimo non inflato, Vs longitu- dinis acquante. Apertura paululum obliqua, oblonga, snrsuni slrictius- cula. Peristoma non continuum, simplex, acutuni ; margine externo anlrorsum vix produeto, marginibus callo tenni junctis; columella arcuata, mediocriter truncata, ad basini apertura3 fere attingente.

Coquille dextre, petite, allongée, fusiforme-cylindrico-aciculaire, non venirne, grèle, lisse, hyaline, blanchàtre ; fente ombilicale nulle. Spire composée de six tours un peu convexes, croissant assez rapide- ment; sommet obtus; suture à peine marginée; dernier tour no)i enflé, surpassant à peine le tiers de la hauteur totale de la coquille. Ouver- ture sub-oblique, oblongue , un peu élroite. Péristomc non continu , simple, aigu; bords marginaux réunis par une callosilé plus ou moins distincte ; bord droit, ou externe, très peu arqué en avant; columelle niédiocrement arquée, tronquée, atteignant à peine la base de l'ou- verture.

Hauteur: 5 miilim. Diamélre: 1 '/« miUim. Ouverture: Haut. 2 Diam: 0 ^/j miilim.

R. P. Plaine du Pò, nord: Turin, alluvions (Morlillet); iMez- zana Corti près de la Cava, Lomelline, (Strobel) Plaine sud : Alexan-

74 G. STABILE,

(Irie (Slrobcl) Collines transpadancs: Sciolze, à l'est de Turin (iMella).

Obs. Les quelqiies individus recueillis près de Turin ont les bords marginaux du périslome réunis par une callosilé bien dislincte, et qui sur qiieWiues individus plus adulles présente sur le milieu de l'avant-dernier tour à l'entrée de l'ouverture, un'éminence lubercu- leuse. Celle pièce cependant, de niòme que le pli ventral de la Balia perversa f et de quelques Pupes, n'est pas nn caraclère iraporlant pour la détermination des espèces. La nature du sol sur lequel le mollusque vit, l'àge niènie du mollusque, les condilions accidenlel- les, eie. exercent une diverse influence sur le développenient de l'animai et par conséquent sur la coquille; ces pièces accessoires bien prononcées sur cerlains individus, sur quelques aulres au con- traire, et dans la mème localité, soni souvent peu apparenls, ou nulles. Inulil de faire observer que les coquilles des Ccecilianelles , ainsi quo celles des Carychies, eie. après la mori de l'animai de- viennent opaques et d'un blanc de calcaire.

^. Csecìliaiiclla aciciiloidcsi.

Columna aciculoides, Jan Mantissa in secundam partem Calai. Testac. extant. in

coli. De Crisi, et Jan, eie; 1832, pag. 2. Polyphemus aciculoides, Villa Disposit. system. Conch.; 1844, pag. 20; exclus.

synonym. Àchalina aciculoides, L. PfeifTer Monogr. Ilelic. viv., Il, 1848.

acicula, De Della loco citato, pag. 74, flg. 2; non acicula, Mùller.

Jani , De Bella e Mariinali Cat. Moli, delle Provincie Venete; 1855, p. 59. Cwcilianella aciculoides, Bourguignat Aménités malacol. eie. janvier, 1857, pi. 1, Glandina veneta, Cliarpenlier in Slrobel : Essai d'wne distribuì, orogr. géogr. des

Moli. terr. dans la Lombardie; in: Mém. Acad. des se. de Turin, 1857.

Jaìii , De Bella Esame critico intorno a tre molluschi del genere Glandina;

in; Atti dcir Istituto y'encto , 18C4, pag. 23 , fig, 4-6. (lirage a pari).

Testa parva, non umbilicala, fusiforniis, polita, diaphana, albida. Spira lurrilo-allenuata, apice aculiusculo. Anfractus 6 convexiusculi, sutura marginata, sub-duplicata dislincU; ultimo magno, venlrico- sulo , diniidium longiludinis sub-.^quanle. Apertura salis obliqua , elongalo-piriformis, basi sub-rotundata, superne coarctala. Peristoma

MOLLUSQUES TERRESTRES, FTC. T^

non continuum, simplex, reeluni, acuUim , marginibus callo tenui junclis; margine dexlro anirorsum prodiiclo ; coluniella sub-arcuala, abruple Iruncala, vix ad basini aperluraì allingenle.

Coquillo dextre, petite, fusiforme, lisse, hyaline, blanchàtre; fente ombilicale nulle. Spire de six lours médiocrement convexes , sommet peu obtus; suture assez largement marginée, entourée inférieurcment d'une rainure imitant une seconde suture lineaire; dernier tour assez ventru, égalant presque la moitié de la longueur totale de la coquille. Ouverture oblique, piriforme-allongée, sub-arrondie à la base, re- Irécie à sa partie supérieure. Peristome non continu , simple, aigu ; bords marginaux réunis par une callosilé; bord droit ou extérieur arqué en avant ; columelle médiocrement arquée, fortement tronquée, atteignant à peine la base de l'ouverture.

Haut. 6 à 6 V2 millim- Diam. 2 à 2 Ve miUim. Ouverture: haut. 2 ^Z^; Diana. 2 millim.

R. P. Vallèe du Ticino, à la plaine (Strobel) Vercelli, charriée par la Sèsia (Mella). C'est l'espèce que l'on trouve plus communement en Lombardie (Legnano, Lecco), à Lugano, etc. , ordinairement au pied des vieux murs mème des maisons, à une profondité de 20 à 30 centimètres, d'où elle est exportée par les fourmis, probableraent après en avoir dévoré l'animai. Il parait ce- pendant que ces moUusques ne demeurent pas exclusivement sous terre; la C. aciculoides ^ a été recueillie vivante par M/ le D/ Mar- tinati de Verone sous les débris entassés d'un vieux mur écroulé; moi aussi j'ai trouvé dans les environs de Legnano une Csecilianelle (qui n'est pas ni Vacicida^ ni Vaciculoides) dans le petiles cavilés nalurelles d'un bloc de poudingue. iVL*^ Pirovano, peintre et natu- raliste de Legnano, m'a communiqué des beaux exeraplaires de C. aciculoides , trouvés déjà pour la deuxième fois au pied de la mu- raille d'una maison, et exportés par les fourmis; quelques-uns de ces exemplaires atteignent jusqu'à 7 millim. de bauteur. Cbez les individus peu adultes le dernier tour égale la moitié de la bauteur totale de la coquille , mais ceux qui sont arrivés à leur enlier deve-

76 t;. STADII.R,

loppcment (hanl. 6 1/2 à 7 millim.) ont le dernìer tour un peu plus court quo la moitié ile la spire.

Obs. Il y a moine chez les coquilles cerlaines espèces qui parais- sent, pour ainsi dire, destinées à embrouiller par leurs noms la seience, et à engendrer la confusion parnii les naluralisles qui, à leur tour, pour s'en débarrasser, font servir les niémes noms comme de passe-ports scientifiques aux diverses espèces quo un faux air de res- semblance souvent confonde , quoique en effet elles sont bien distin- cles. Sont de ce nonibre infortuni VH. striata, VII. planospira, la Ccpcil. acicula^ et bien d'autres encore. D'ici les opinions les plus disparates, les descriptions si peu correlallves, les caractères les plus opposés attribués souvent à une mème espèce, selon qu'on a cru la réconnattre dans l'une ou dans l'autre des différentes formes de coquilles. Je ferai quelques réniarques sur les C(ECÌl. acicula et acìailoides. Les une régardent, et avec raison, comme vraie acicu- loidcs Jan, l'espèce fusiforme, à dernier tour assez ventru, égalant la moitié de l'hauteur totale de la coquille, à columelle saillante , fronquée, etc; c'est notre aciculoides (que nous désignerons ici par la lettre A). Pour quelques autres, au contraire, et parmi eux M/ De Betta («), ce serait celle mème forme la vraie acicula, Miiller; et le prof. Jan aurait nommé aciculoides l'autre espèce grèle, allongée, à dernier tour non renile et surpassant un peu le tiers de la longueur totale de la spire, :\ ouverlure plus courtemenl ovale, à columelle à peine tronqueé , etc. ; c'est notre acicula (que nous distinguerons par la lettre B). M." Slrobel W, et dernièromentiM.^ De Bella C^) don- nent le noni de aciculoides , Jan , comme doublé emploi de acicula, Miiller; la forme A restant donc sans noni, I\l,' de Charpentier, qui suivait l'opinion de M."^ Slrobel, l'avait nommée veneta. Quant à MMj^ Kiister, L. Pfeiffer, ci peut-èire mème Moquin-Tandon , pour eux notre espèce A serait identique avec V^chat. Hohenwarti^ Ros-

(a) De Hclta : Malacologia teir. e fltiv. della Valle di Non , nel Tiralo ilaliano , Panel, Moli, ten-estri; Verona, 1852. De nclta e Marlinati : Calai. Moli, delle JProvincie Venete; Verona, 1855.

(6) Slrobel Essai d'une dislrib. oror/r., ot'\ Ico citalo.

(e) De RcUa E.5rt»nc criliro, etc, loco citato.

MOLLUSQUES TEUUESTIIES, ETC. 77"

sniàssler. M/ De Betta nous assure qiie ses Achat. acicula et acicu- loides ont été determinées par iM/ le prof. Jan niéme ; la raison serait donc du cóle de M/ De Bella; mais il est à savoii' s'il n'est pas possible que M/ le prof. Jan, qui depuis long temps ne s'oc- cupe plus de malacologie, déterminant une pelile coquillc baplisée par lui un tiers de siècie avant, il ne se soit pas trompé, et n'ait pas confondu , chose Irès facile aux conchyliologistes mème les plus exercés, les caractères d'une espèce avec ceux de l'autre; et d'autanl plus je suis porle à le croire, parceque ayant en 18»6 demandò à l'obligeance de M.^ le prof. Cornalia , au Musée de Milan, quelques types des deux espèces en question , il me remetlait comme type de ì'aciculoides, Jan , la forme A.

Le mieux donc que l'on puisse faire c'est de considérer l'espè-' ce A comme la vraie aciculoides^ Jan, et la forme B comme la vraie acicula, MiìUer, et cela par plusieures autres bonnes raisons: MM." Rossmàssler, Charpentier, Kiister, L. Pfeiffer, et presque tous les conchyliologistes allemands et francais, ne doutent nullement que l'espèce B est la C. acicula^ Miiller; c'est toujours celle forme qu'ils décrivent, qu'ils figurent assez fidèlement, et qu'ils envoyent. La C, Hohenwarti , Rossm. est une espèce differente des toutes les autres et que l'on ne doit pas confondre avec ì'aciculoides ; nous n'en parlerons donc pas davanlage. Quant à la C. acìculoides , les exem- plaires qui ont servi à iVI/ Bourguignat pour sa monographie, lui ont été rémis par M/ Fischer déjà déterminés, et la C. aciculoides de Bourguignat est bien notre aciculoides ou la forme A. La collection des MM." les frères Villa de Wilan est une des plus riches et en mème temps des plus anciennes ; ces messieurs élaient amis et toujours en correspondance d'échanges avec MM." De Cristoforis et Jan, il est donc indubitable qu'ils auront eu de l'obligeance des leurs amis et collègues ou les types mémes de l'espèce de MJ Jan , ou pour le moìns la determination des leurs exemplaires; or la C. aciculoides des M\\J^ Villa est identique à celle que j'ai récue de notre Musée, et à celle décrite et figure par M.^ Bourguignat. Enfìn , ce qui est très important, la forme A est presque exclusive des nos pays, c'est à dire de l'ilalie boreale, tandis que l'espèce B Labile la France,

78 e. STADILE,

rAllcinagne ci plusieures aulres conlrées d'Europe; cominent donc pourra-l-on raisonnablemenl supposer que Miiller n'ait pas eu con- naissanee de l'espèee plus cosmopolite, et ait impose le nom de acicula à une espèce étrangère à sons pays? Mais ce qui est un peu à déplorer c'est qu'on a souvent usurpé le nom de acicula pour designer plusieurs espèces de Csecilianelles bien distinctes. INous dirons seulement en passant, qu'en Lombardie la C acicula est quelquefois représentée panine aulre forme un peu moins allongée, à dernier tour plus grand, mais non enflé, à ouverture oblonge , assez étroite, à columelle pres- que droite, à bords marginaux du péristome réunis par une faible callosité présentant quelquefois vers le milieu de l'avant-dernier tour, à l'entrée de l'ouverture, une petite éminence tuberculeuse; c'est Ime espèce differente niéme de la Liesvillei^ Bourguignat.

Les espèces du genre Ccecilianellaj mal connues jusqu'à nos jours, ont été diligemment étudiées par M/ Bourguignat; il a donne les dia- gnoses et les figures de bien 20 espèces vivantes et d'une fossile («).

Quelqu'une de ces espèces ne serait-elle pas un peu questionnable?

celle réscrvG fait, l'ouvrage de M/ Bourguignat merite bien lous les éloges à son infatigable auteur ! D'autre coté nous oserions demander à M/ De Betta (naturaliste d'ailleurs très éstimable) s'il n'ait pas un peu trop impitoyablement condamné une quelque benne espèce de Caìci liane Ita à servir de synonyme à son acicula; et s'il n'est pas probable que dans l'un cu dans l'autre des norabreux et si divers pays d'Europe citcs par lui, la C. acicula soit plulòt représentée par une quelque aulre espèce bien differente!. Ainsi, par exemple, nous avons rccu de l'obligeance de M/ Gaudin de Lausanne, et de M/ Arthur Issel de Gènes deux Ca3cilianelles, recueillies l'une par M/ Gaudin mème près de Palermo, l'autre des environs de Gènes, lesquelles ont rien affaire avec Vacicula Wiiller! t,

Quant à la dclerminalion générique des ces jolies petites coquilles,-

il n'y en a pas d'autres, peul-ètrc, qui aient re^ui des conchyliolo-

U (a) J. U. Bourguigiial: Aménilcs Malacologiquei ; in Rcviic et Mag. de ZooL, par Gué- rin, 1856, ci janvier 1857 Le memo. Malacol. lerr. et fluv. de la Bretngne , Paris, 1860; Elude synoiiìfmiqtie sur les Moli, des Alpcs ìnaril. publiis par lUsso en 186-2 ; Paris, 1861, Matacolofjic d'AiJ.-ks-UaÌHs; l'aris, 1864.

MOLLUSQUES TERRESTRES, ETC. 79

gìsles lant de nonis diiTérentsl Les uns les ont réunies sans distin- ction tantót à l'un, tanlòt à i'autre des divers genres; les autres en onl fait des siiuples seclions; quelques-uns enfin ont établi pourelles des genres ou sous-genres speciaux. M/ de Férussac avait déjà créé le genre Cecilioides («) (corrige ensuite par M/ Bourguignat en Cceci- lianella); plus tard il réunissait ces pelites coquilles, à tilre de simple seclion, au genre Helix; enfin M/ Risso créa le genre Acicula, mais ce noni on ne peut pas l'adopler, soit à cause de l'anlériorilé de colui de Férussac, soit pour eviter toute confusion par la préexi- slence d'une Acicula Hartmann, doublé empiei de Acme , Hartmann, mollusque terrestre, operculé. Ainsi les Ccecilianelles rapporlées pre- mièrement par MiiUer au genre Buccinum, ont recu ensuite les de- nominations de /Te/Zo;, Cecilioides , CochlicopUj Achatina, Acicula ^ Cionella, Columna , Styloides ^ PolyphemuSj Glandina^ etc. Nous n'entrerons pas ici en discussion sur la valeur scientifique de toules ces appellations, nous ferons seulement obsérver que, à l'état actuel de la science malacologique , des qu'on vient de découvrir des nom- breuses et iraportantes différences analomiques chez les moilusques qui avaìent élé jusqu'à present , par la simple analogie de formes de leurs coquilles, plus ou moins improprement rapportés à des genres différents, les noms de Helix^ Bulimus^ Achatina^ etc. ne peuvent servir que comme des noms collectifs et conventionnels ; pas pour designer scientifiquement un group d'espèces bien ea- ractérisé et dislinct. Au pis aller, quand mème ou voudrait réunir les Ccecilianelles à l'un ou à I'autre des genres connus , ce n'est pas certes du genre Glandina qu'on doit les rapprocher; on sait que les vraies Glandines sont prives de màchoire, et leur langue est or- ganisée comme celle des Testacelles et des Daudebardies ; tandis que les Ccecilianelles (au moins V acicula) sont pourvues de màchoire, et leurs denliculalions linguales sont très semblables, par la forme et rarrangement, à celles de Rumina (Bulimus) decollala^ et de Stenogyra (Achatina) octona. Quelques conchyliologistes rénnissent les Ccecilianelles à la Glandina algiraj en effet, d'après la forme de

(u) Errore calami prò Cwciliukks (Dourguignai).

80 Ci. STABILE,

la coquillc, on Uirail quo Ics Ciecilianelles soni des Glandines algires en ininialure; mais la Gì. algira est une vraie Glandina, landis que les Csccilianellcs ne le soni pas.

Gen. CLAUSILIA.

(ClausiUa, Drapaiiiauil Ilisl. Mull.\ 1805, pug. 24.;

Sect. CHARPEIVTIEllIA, mihi. (a)

{Clausiliaslra (partim), L. PfeilTer Versuch einer Anordnumj der UtUceen meli natiir. Gruppen; in: Malakuzool. Blàller ; li, 1853.)

t. Clausilia dioflon.

ClausiUa diodon , Sluder Syslam. Verzeicìm. eie. 1820; GliarpeiUier; Cai. Moli. Suiss., 1837; pag. 17, pi. 2, flg. 8; L. Pfeider: Monugr. Helic. vivenl. Voi. Il, 1848, pag. 402; (non CI. diodon, quorund. auctor. (;t collectio- num = Ci. commutala, Rossm., de l'illyrie, Carniole, eie.)

V. e. Région inférieure du Sioiplon : Isella, Gondo, 600-710°"; terrain granilique (Slabile, Charpenlier , Venetz).

(a) Coquillc lisse, ou presque lisse; d'un come uniforme, pale; à suture non pa- plllifòre, ou avec quelqucs rares papilles et pcu apparenles. Clausilium non écliancié. Lunelle nulle. Plis palataux orrtinairement au nombre de 2, dont l'inférieur trés court. Lamelle spirale désunie, c'est à dire ne suivant pas la mème direction de la lamelle supérieur, mais aboulissanl entre celle-ci el la suture. (Inutile de dire qu'on observe les Clausilies, Ics Pupes , etc. la pollile en haul, l'ouverture, soit la lète, en basi)

Màchoire a strics verticales faibles, un peu rostriforme au milieu.

La section Clausiliaslra de M.'' L. Pfeiffer , comprend les Clausilies à lunelle nulle, à coquille lisse, à clausilium échancré. Les espéces du Piémont apparlenantes à ce group ont le Clausilium enlier ; nous ne pouvons pas donc adopter qu'en parile le nom de M.' PfeilTcr. Et lant moins admettre lo nom de Marpessa, Gray, parceque il parali bien que cet autcur alt créé celle division pour les seules Clausilies à Clausi' lium échancré (Voyez : Moquin-Tandon , 31oll. de Franco, 1855; 11, pag. 316 Et Marteiis, in Albers: Die Hcliceen, etc, 2. édit 1860. Clausilia, Sect. Marpessa: « Plictc palataies plcrumque quatuor; et clausilium cmarginatum. •)

Cesi à fcu M."" de Charpenlier qu'on doil une division des Clausilies cn sectlons ou groupements nalurels. {Essai d'une classificalion tiuturelle des Clausilies; in: Journ. Condì., par Petit de la Saussaie; Paris, 1852.) Quoiquc quclqu'uno do ses 16 seclions démande à Otre modifióc , le tiavail du savaiil malacologiste n'est pas moins précieux pour la science !

MOLLL'SQllES TEURESTUES, ETC. 81

Vii dans Ics lenlcs des niurailles qui soutiennenl el la grande l'oute, Oli bien enfoncé parnii Ics debris de rocbers enlassés, el les racines enlrelacées des buissons , d'où il sort après la pluie , se pro- inenanl niènie sur les dés de granile doni est pavé le bord du grand oheniin, el légagnanl bientòt ses rétraites, Les mènies niceurs soni oeux de la Cium. Tliomasiana, et des ses variétés.

9, ClaiiNilia Xlioiiiasiaiia.

('laKsUia Tltomaskina , Cliar|ienticr in Kusk-r: Coiichyl. Cabiti. pag. 48, pi. 5, fig. 10-13; L. PfcifTcr: Monogr. lidie, viv. Vul. Ili, 1853 pag. 600.

Testa angusle el breviler rimata^ fusifoiniis, striala, solidiuscuia, nitidula, sub-pellucida, corneo-virescens, vel corneo-rufescens (epi- dermide sape decidua). Spira sensini attenuata, apice obluso. An- fractus iO-tl convexiusculi, sutura mediocri dislincti; ullimus anlice non inflatus , pone rimam obsolete corapresso-gibbus. Apertura ovali- piriformis, stricliuscula ; sinulo subrolundo. Lamella supera tenuis. niarginem aperturse attlngens ; infera mediocris, bumilis , paruni flexuosa, inlrorsum sub-bifida; spatiuni inlerlauiellare Iseve; lamella spiralis, a supera, disjuncta, Inter hanc et suturam pregressa. Plicai palalales 2, una supera, prope suluram, longa, tenuis; altera vero brevissima , postica; subcolumellaris emersa. Lunella nulla. Peristoma vix continuum, reflexum, marginibus callo tenui junctis.

Coquille fusiforme, un peu solide, pourvue d'une fonte ombilicale, pelile, élroite ; tesi un peu luisant, demi-trasparent, à rides longi- ludinales obliques, assez marquées; corné-rougeàtre , et quelquefois à epidemie un peu verdàtre. (il arrivo souvent d'en trouver de vivanls qui ont déjà perdu, en toul, ou en parile, leur épiderrae). Spire composée de 10 à 11 tours un peu convexes, sommet obtus; suture mediocre; dernier tour olTrant à la base, près de la fonte ombili- cale, une compression gibbeuse, très courle el très peu apparente. Ouverture ovale-piriforme un peu élroite; elle parali comme légère- nient subanguleuse près du pli subcolumellaire; goullière peu haute, presque arrondie. Lamelle supérieurc mince, avancée; l'inférieure

82 e. STABILE ,j

mediocre, un peu ócartée de la supérieure, luimblc, sub-bifide en dedans; lamelle spirale assez avancéc, et passant à còte de la lamelle supérieure, enlre celle-ci et la suture. Plis interlamellaires nuls; palataux 2, opposés à l'ouverture (l'un supérieur, près la suture, assez long; l'autre trcs court, place en arrière); pli subcolumellaire emerge. Lunclle nulle. Péristome non continu , réfléchi, à bords marginaux rénnis par une faible callosité.

Hiiuteiii : 13 à 14 mill.; Uiamùtre. 3 niill.

Clausilium. Pédicule, long de 1 mill.; lame, long. 2 mill. ; oblongue, étroite, mince, blanchàtre-nacréc, un peu arquée, sub-arrondie à la base, sans échancrure, ni lobes; un peu réirécie en haute, à l'ìn- serlion du pédicule.

y.) Thouiaslanai Gliarp. Testa minore, ventrosiuscuht , epidermide luteo-viri- descenli obduda.

j3) Vcrbanensis, n\M in Slrobel: Essai d'une disliibut. orogr.-géogr. des Moli lerr. Lonib.; in: Mém. Acad. de Tiirin , 1857, pag. 23 (sans descript.) Stabile abbó .ìoseph ; Descript, de quelques Coq. nouv., ou peu connues\ in: Revue et Mag. Zool. par Guérin; Paris 1839, N. 7 (figurée) Testa cylindraceo fusiformi , cornea vel corneo-rufesceìiti.

y) Bellardii, milil Descript, etc. loco citalo (figur.) Testa soepe majori , solidiuscula, inferne vix striatula; apertura basi rolundiori, peristomatc sub-incrassato.

S) niontlcola, milii Descript, etc. loco citato (flgur.) •— Testa ut in prceee- denti, plica vero subcolumellari xix emersa., sutura, in anfract. superio- ribus, papillis raris , punctiformibus , irregulariter ornata. Assez rarel

V. e. Rives occidentales, inférieures du lac Majeur, 230°; mii- M. p (Slabile)— Vallèe du Cervo: Biella, Andorno, ftKO-GOO"*; mulat. 7 (Casati, Mella) Val de l'Orco: Castellamonle, Sfi^O"'; mutat. a (Emanuel Thomas) Val Stura de Lanzo: Ceres, Chialam- berto. Ala, 710-1090™; mutat. (i (Slabile) Viù , 7 7 O""' ; mutat. v, et 0 (Bellardi).

Vit 80US les pierres (crystallines), et enlreinélée aux racines des

MOLLLSQUES TERRESTRES , ETC. 85

buissons, daiis Ics pelits vallons abrilcs, ou dans les vieiix uuus sur les senlicrs luoiUagneux, d'où il ne sort qu'après et pendant les fortes pluics, pour regagner bientót sa rétraite.

Obs. C'est en 1858 que, visilant les cótés occidentales inférieu- res dii lac Majeur, je découvrais celle nouvelle forme de Clausilk que, pour le moment, je nommais Ferbanensis. Je ne ignorais pas cependanl que une espèce nouvelle avait élé Irouvée à Caslellamonle à l'enlrée de la vallee de l'Orco, par feu le bolanisle Emanuel Tho- mas de Béx (Canlon de Vaud, Suisse); et, à vrai dire, j'avais vu mème celle espèce [Claus. Thomasiana^ Charp.) dans la riche col- lecllon de feu M/ de Cliarpenlier , lorsque en 1854 j'ai demeuré quelque lemps à Béx chez ce bon ami et illustre savant ; mais jo ne me rappellais plus les caraclères de celle Clausilie. Il pouvait bien élre donc que ma Claus. Ferbanensis ne fùt d'aulre chose que la Claus. Thomasianaì., quoique la distance qui les separé ne soit pas nioins de 86 kilom. , et dans une direction toul à fait irré- gub'ère. J'envoyais donc quelques exemplaires de ma Clausilie à M/ de Cliarpenlier , mais ils lui arrivaient qu'il était malade . . . der- nière nialadie qui l'enleva en peu dejoursaux amis et à lasciencel Ayant ensuile rérais quelques individus de celle espèce nouvelle à l'un et à l'aulre des nos malacologisles, tous soni tombés d'accord en me félicilant de ma jolie et loulà fait nouvelle espèce de Clausilieì... Et ils n'avaient pas le tori, eux! Personne, à ce qu'il parait, si l'on excepte, peut-èlre, M/ Kiisler, possedait la Claus. Thowiasiana , et d'aulant plus je me confirme dans celle opinion, parcoque iM/ de Cliar- penlier, qui y tenait beaucoup à posseder plusieurs exemplaires de chaque espèce dans ses tiroirs, n'avait de celle espèce que trois seuls échantillons I Quanl à consulter l'ouvrage de Kiister, je défie les plus habiles des conchyliologistes à délerminer une espèce nou- velle de Clausilie d'après une diagnose abrégée et une figure petite et peu signifiantel Plusieures circonslances m'empèchaient alors, et mème plus tard, de fair un voyage jusqu'à Lausanne, au Musée de laquelle ville, M/ de Cliarpenlier avait legué, et y avait élé déjà déposée sa coUeclion de coquilles terreslrcs et fluviatiles , et son ricbe herbaire. Sur ces faits j'ai publié donc en 18B9 (dans la Bevue

84 e. STABILE,

et Mmjus. de Zool. par Guériii, à Paris) la Jescriplion de ma Claiis. Ferbanensis^ ci d'aulres espèces, eie; et je l'envoyais à me* correspondants. Mais à prescnl devant publier ce pelil ouvrage, je me suis décide, dans rintéièt de la science, de faine une course jusqu'à Lausanne pour vérifier enlin la chose; et ce ne fui que merci à rexlrème obiigeance de M/ le Direcleur du Musée, le doct/ De La Harpe, que j'ai pu observer ce qùe je souhaitais de voir; car les colleclions de M/ de Charpenlier soni enfermées dans une salle par- ticulière du Musée, et personne ne peut y loucher excepté le Di- recleur, et celui-ci élait alors Irès indispose. Les Claus. Ferba- nensis el Thomasiana ne soni donc que une seule espècc avec de légères modilicalions.

3. ClaiiNilìa alpina.

Clausilia alpina, inìlii in Slrobel : Essai, eie. loco citato, 1857: (sans descript.)

olivacea?? , Parreyss lìtJe Adolplie Schmidl (a). Non CI. olivacea, Cantraine.

alpina, milii Descript, de qneìqucs Coq. etc. loco .>upra cil. , 1859. (figur.)

Testa anguste et breviler rimata, venlriculoso-fusiformis, le- nuiuscula, pellucida, nitida, cornea, sursum subtiliter striala, infra medium strialula, lacviuscula. Spira regulariler attenuala, apice ob- tusiusculo. Anfraclus li convexiusculi, sutura mediocri, minute pa- pillifera distincli ; ultimus basi lumidulus, pone rimani obsolete cristalo-gibbus. Apertura ovalo-piriformis, basi sub-rotundata; sinulo parvo, subovalo-rolundo. Lamella supera minuta, lenuis; infera bumi- lis, remota, immersa, sfepe introsiun sub-bifida; spatium inlerlamel- lare Iseve; lamella spiralis disjuncta, nempe inter suluram ci lamel- lam superara pregressa. Plicse palatales 2, (una supera satis longa; altera vero brevissima, postica); subculumellaris emersa. Lunella

la) M.'' Parreyss dit que sa Claus. olivacea provieni de la Suisscl; ut je Itouve dans l'ouvrage de Charpcntier; Essai d'une classification nalur. des Clousilies (in Pelli do laSaussale: Journ. Conch. IV, 185-2.) N. 29, Claus. cerata Ro.ssm.; j?, minor, teuuior, callo parielnli obsoleto - Claus. olivacea, Piirreyss; in scliedis Albania (Par reyss) 1 ! !

MOt.l.l'SQt'KS TF.RRESrRES , V.TC. 85

nulla, ani riidiinenlalis. Porisloma non continuum, appressum , reflexiusculum , niarglnibus remolis, callo tenui junclis.

Coquille fusiforme, un peu venirne, un peu niince, pourvue d'une fenle orabilicale courte et élroite. Test un peu luisanl, transparenl, de couleur cornee, un peu slrié vers le sommet, à rides inégales et presque éfTacécs au-dessous du milieu. Spire composée de onze lours peu convexes à suture mediocre et presque toujours ornée de peliics papilles; le dernier tour un peu ruguleux sur le devant, ayant à la base, près de la fonte ombilicale, une compression gibbeuse peu saii- lante; sommet de la spire un peu obluse. Ouverture ovale-piriforme, paraissant quelquefois subanguleuse près du pli subcoluniellaire; gouttière petite arrondie-ovale. Lamelle supérieure petite, mince; l'inférieure à peine mediocre, profonde, non élevée, immergée, quelquefois sub-bifide en dedans; lamelle spirale un peu avancée enlre la lam. supérieure et la suture. Plis interlamellaires nuls; palataux 2, opposés à l'ouverture (le supérieur, près la suture, assez long; l'inférieur très-eourt, pla«'é en arrière). Lunelle nulle, ou ru- dimentale, formée par une callosité très-légère, blanchàlre, allongée, droile, située au-dessous du plus court des plix palataux. Péristome non continu, un peu réfléchi, peu épais; bords raarginaux un peu écartés, réunis par une faible callosité.

Haulour, 15 niill. Diam. 3 '/z •"' *. mill.

ClausUium corame colui de la Claus. Fcrbanensis ; cependant le pedicule est quelque petit peu plus allongé, et la lame à peine un peu plus élroite.

V. C, Les régions alpines de la Vallèe d'Ala, division supé- rieure de la Val Stura de Lanzo, au-dessus de 1600™ (Stabile). Vit sous les grosses pierres (cryslallines), près les tieiges et les ruisseaux; avec la Fitrina 'pellucida, Mùller Fitr. annularis^ Vénétz Zonites Petronellce ^ Charp. Ilei ruderata, Studer Hel. gla- cialis , Thomas Pupa triplicata^ Studer, etc.

Obs. La Claus. alpina a beaucoup de ressemblance avec la Claus. diodon^ Studer, du Simplon; mais on distinguerà aisémenl notre

8rf r.. STAflII-E,

espèce à sa taillc conslaninicnt plus grande , à son périsloine plus comprime, à son pli colnmellalre éraergée, à ses sutures ornées, presque toujours, ile peliles papilles, eie.

Ces cinque formes de Clausilies {Thomasiana , Ferbanensis^ Bel- lardii , monticela et alpina) rigoiireusement considérées^ ne forme- raienl quo une seule espèce diversemenl raodifiée par l'influence des localités, du climat, eie. Ainsi, comme on peut le voir, dans les régions élevées la coquille devicnl lisse el moins solide, les lamelles s'amincissent, la suture s'orno de papilles, eie. mais si l'on fait une comparaison enire les deux formes exlrèmes, on voil qu'on ne peut les confondre toul à fail ensemble I

Sect. U K I. m A. (a)

{Delima, Hartmann Erd und Sùsiwass. Gasieropod. 1840-44 Papillina (parlim), Moq. Tandon Moli, de France , 1855.)

4. ClaiiJi^ilia albogiiUiiIata.

Clausilia alboguttulala , Wagner in Cliemnitz: Neue System. Condì. Cabinet, XII; 1829, part. I, pag. 191. (Non Claus. alboguttulala, Pfr. = Claus. or- nata, Z., espèce bien clifTérentel)

y) nlliopiistulata, De Crisloforis et Jan Mantissa, etc. 1832 = Claus. al- bogutlul. , Wagner; var. longobardica, L. PfeilTer Stpnbol. ad hist. Helic. 4844-1846.

V. C. Còtes du lac iMajeur, 208-280"' (Stabile). Sur les murs et les trones des arbres.

* 3) pnuctufa, Micliaud Complément « Draparnaud, 1831 ; pag. 53, pi. XV, (Ig. 23 Mnquin Tandon: ffist. nat. Moli, de France, 1855, pag. 326, pi. XXlll, ng. 31-37; ot pi. XXIV, lìg. 1-7. (Anatom.).

V. T. Versant piémontais de l'Apennin; Val-Tidone: Zavala-

(a) Coquille lisse, de couleur corné-rougeàlre, un peu lijisanle, souvent ornée de papilles aux sutures. Lunelle cnliòre; pli palataux (ordinaircment un seuI) ; lamelle .spirale désunic. Clausilium non éoliancrc.

Màchoire presque li.sso, obtuscment sub- rostriforme au milieu du bord infórieur.

MOI.I.USQUES TERRESTHES, ETC. 87

rello; Val-Trebl)ia : Bobbio (Sirobel); Val-Scrivia : Serravalle près Novi (Mella).

Sect. li .% O I ÌV I A li I A. (a)

l.aciniaria, Harlmann —Eni uni Siissw. Gasterop., 1840-'*i Elia H. et A, Adams Tlw genera of recent. Moli., arranged according to llieir organiza- tion: Pari. XXI, aprii, 1835; Tphigena (parlim) , Moquin-Tamlori : iloll. de France, 1855.)

5. Clausilia plieata.

Pupa pUcata, Draparnaud Tabi, des Moli. 1801; pag. 63.

Claiis. plicala. Drap. Hist. Moli. 1805; pi. IV, lìg. 13-16; Rossmiissler < Icon. d. Land-und Susswass. Moli. 1835, I, pag. 78, fig. 31 ; Moqnin-Taruloii Uist. Moli, de France, 1853; pag. 338, pi. XXIV, fig. 13-16; Adolphe Sclimidt— Gesthl.der Slyìomm. , eie. 1855; pi. XII; flg. 97, (Analom.)

V. G. Alentours de Canobbio, ati lac Majeiir, 210-2(i0™ (Villa) Sort asscz abbondanlc sur les nuirailles pendant la pluie.

Anomalia) Bistoma Ore altero in anfractti ultimo inslructa.

Tronvce dans la nicme localilé par M/ Villa.

Obs. Les pelils pb's périsloiiiicns sont souvent peu prononcés; la coquille est quelqiiofois assez grèle ou Irès allongée (environs de Ma- ladino, Canobbio, etc). A Locarne et à Bellinzone (Suisse italienne) il n'est pas rare de troiiver la mulation à test paraissant recouverl d'une poussière blanchàtre {Claiis. 'pruinosa.^ Parreyss). J'en al récu aiissi de Ziirich envoyée par M."^ le prof. Mousson.

(a) Coquille mince, asscz solide, peu transparento, brunàtre, à ridcs longitudinales saillaiites, fiiies ci rapprocliées; périslome tout plissé.

Lunelle peu arquóe; plls palataux 2; lamelle spirale séparée. Clausilium sans écliaii- crurcs, ni lobcs. Màclioirc riiblement striée ; bord inférieur ubtusomenl roslrifornve.

S8

«. STAKIIt

SecL I P II Idi K^' I A. (a)

(Iphigevia, ("irny jVa?. arravg. Muìlusc. in Mid répns., XV, 1821.)

a) .^nflrtra^ Henry ft Artlmr Ail;ims {The genera, eie. loco citato, II; 1855, pag. 181).

"^ 6. Claiif^ilia fliiliia.

('Imisilia (ìubin, Dr.iparnaud /list. Moli; 1805, pag. 70,

y) obsoleta. Ad. Sclimidl Die krilischen Cruppen der Europ. Clausilien; I, 1857; pag. iO , pi. V, lìg. 90 et 91 Lamella infera, plica palatali, infera, callo palatali evanescenlibus (lypica).

V. C. Vallèe de la Toce: Wonlagnes du Verbano, ou Lac Majeiir, 280- 1000™ (Strobel) Val du Cervo: Andorno, au dessus de Biella, 600'" (Cesali).

Obs. D'après M.' Rossmassler (^^), le verilable type de la Clausilia dubia^ Draparnaiid, serail la mulation obsoleta de Ad. Schmidt; et la Claus. rugosa^ C. PfeifTer (non Drap.) en serait la mutation plus robuste, et à lamelle inférieure bifurc|uée en arrière el en avant (assez frequente en Carniole, Tyrol, eie.). M."^ Schmidt, au contraire, Cile la Claus. rugosa^ C. Pfeiffer, comme identique de Clausilia dubia^ Drap.! Je crois que M."^ Rossmiisslcr alt raison! La mulation obsoleta est la forme qu'on renconlre plus communement dans loutes nos Alpes.

(a) (loquilie le plussouvent ridée, à sutures non papillifères; de coulcur brun-corné ou hriin-noiràtrc. I.unelle développée, arqui'C. Plis palnlaux 1 à 2. (le plus souvenl un seuI); lamelle spirale courant dans la nièmc direction de la lamelle supérieure, unic avec elle, (llausilium non lobé ni échancré. Màchoirc à stries verticales peu prononcres, ci à bord iiiféricur obtusemcnt rostriforme.

{b) Ho.ssmiissler : Iconogr. etc. , Vili, 1838; pag. 23, pi. 34, ng. .'i79.

MOLLl'SQUES ItlilUSTUHS, ETC. 89

9. Claii^ilia nigricaiiiii.

Turbo nigricans, Piiltency Cat. Brids, Shells , etc. Dorsetshiie, eie: 1799, p. 1f.. Claus. obtusa , C. Pfein'er •- Nalurgeschichte deutschcr Land und Siissw. Moli. ; I , 18-21. CI. nigricans, Jeffreys Syn. Tesi, in Tramaci. Linn. Soc. 1828; Ad. Schmidl

Die kril. Griipp. pAirop. Claus., loco citato, I, 1857; pag. 47, pi. VI,

fig. 110-114.

V. e. Val Stura de Lanzo : Ceres, 700™; contre le vieux niurs, sous la mousse dans les endroits frais et oiubragés; avee la Claus. Ferbcmensis ^ eie. ; assez rare («). Je l'ai trou\ée aussi dans les alpes au dessus de Balrae, 1700°"; sous les grosses pierres (cryslallines) associée à la Claus. pHcatula^ alpina., eie. Rare.

Obs. Les quelques individus que j'ai Irouvés dans le diles localilés, soni idenliques aux exemplaires de l'Annover, que j'ai récus de la bonté de M.'^ Adolphe Schmidt.

b) Plieaphora, H- et a. Adams (loco cilato, pag. 183).

8. Claiisilia Mellee.

Testa urabilicafo-rimala, venlrosulo-fusiformis, solidula, crebro striata, superne striis validioribus exarala; anfraclibus ultimo et pe- nultimo, sub lente, eleganter mallealis; nitidula , cerasina, raro-stri- gillala. Spira sursum breviter attenuata. Anfractus 9-iO eonvexiusculi; sutura dìslincta; ultimus antice costulalo-striatus et, pone suturara, lumidiusculus; basi gibbus, medio impressus. Apertura ampia, subcir- cularis, fuscula; sinulus parvulus, subcompressus. Lamella supera mediocris, eum spirali conjuncta ; infera crassiuscula, fuscula, antice ssepe sub-dichotoma ascendens; spalium inlerlamellare non , vel obso- letissime 2-3 pliculatum; plica palatalis 1 supera, ultra lunellam producta: subcolumellaris flexuosa, emersa; callus palatalis, supra

(a) Lamella infera anlice crassiascnlo , obsolete bifurcnla : spalium inlerlamellare lave, vd uni-piiculntum.

90 G. STABILE,

valldior, margini parailolus, liaud raro plicani basaieni plus minusve imperfectam , kincllaiu versus ascendenteoj , emitlens. Lunella ar- cuata. Perislooia continuum, appressura.

Coquìlle fusiforme, ventrue, raccourcie et un peu brusquement at- tenuée au sommet, mince , médiocremenl solide, pourvue d'une fonte ombilicale courte. Test assez transparent, un peu luisant, d'un brun-rougeàtre, à rides longiludinales rapprochées, peu égales, légère- ment flexueuses, fmes, plus forles sur la moitié supérieure de la coquille ; les dernier et avant-dernier tours paraissant conime trèil- lissés; quelques linéoles courtes, rares, blanchàtres partent des su- lures. Spire composée de 9-10 tours, un peu convexes, à sulures assez marquées; le dernier tour à rides plus fortes sur le devant, et présentant prèsdela suture une légère élevalion linéaire; médiocre- ment sub-bigibbeux à la base, et avec une compression au milieu; vers la région ombilicale la gibbosilé est plus saillanle. Ouverture large, presque circulaire; goutticre petite, arrondie-ovale, subcoin- primée. Lamelle supérieure mediocre, alteignant la marge du péri- stome, courant dans la mcme direction de la lamelle spirale et sondée avec elle; lamelle inférieure assez épaisse, mcdiocrement calleuse au bout, souvent bifurquée en dehors (branchcs peu appa- renfes). Plis intcrlamellaires nuls, ou bicn 2 à 3 peu marqués. Un seul pli palalal qui se prolonge au delà de la lunelle; pll subcolumellairc flexueux, emerge; callosité palatale brun-roussàtre, parallèle à la marge de l'ouverture, plus robuste sur le devant du dernier tour; dans plusieurs individus cotte callosilé s'extende à la base en fornie d'un pli plus ou moin rudimenlaire (cornine dans la Claus. liaeolala^ Held), ou plus ou molns développé (comme dans la Claus. denscstria' ta^ Z.) qui se dirige vers la luneile. ('dieci est arquée. Péristome continu, rebordé, comprime, blanc-roussàire,

llauteur; 10 mill.; Diairn'tre : 3 mill. Ouverture: Haut, 2; Diam. vix 2 mill.

ClausHiiim. Pédicule, long de 1 '/a"", grèle, arqué. Lame, long. 4 Va""", oblonguc, un peu arquée, assez solide , non écliancrée ni bilobée; légèrement attcnuce vers l'insertion du pédicule, ovale-ar- rondie à l'extremilé, oblusenient angulcuse du coté externe.

MOLUJSQUF-S TERRESTRES , ETC. 9 1

R. P. llaule vallee du Po: au-dessus du village de Crisolo, pà- lurages alpestres au pied du Monte Viso, près les ruisseaux, soiis les pierres (cryslallines) , à 1700°^ (Slabile).

V. T. Val Maira: au-dessus de Dronéro, 600-680™; parmi les raousses (Mella).

Obs. Celle jolie Clausilie (que nous dédions avec plaisir à nolre honorable ami le comte Charles Mella de Vercelli, qui nous a coramu- niqué plusieurs renseignements malacologiques sur le Piémont) nepeut ètre comparée à aucune aulre espèce de la section Iphigenia^ group des Plicaphores (c'est à dire à celles qui ont la base du dernier "our et l'ouverlure arrondies). Pour la forme de la fente ombilicale et de l'ouverture, et mèrae pour le pli basai, lorsqu'il est bien marqué, notre espèce offre quelques ressemblances avec la Clausilia dense- striata^ Ziegler , de la Carniole; la Claus. lineolata^ Held, presente elle aussi un pli tout à fait rudimenlal , plus ou raoins développé, qui de la callosilé interne et basale de l'ouverture descende un quelque petit peu vers la lunelle; mais nolre espèce ne peut nuUe- ment ètre rapprocbée ni de la Claus. densestriata., ni de la Uneolata.^ ni de la plicatiilal Les rides fines et addossées distingueront, sans aulres caraclères, la Claus. Melloì de la Claus. lineolata et de la ]}licatula., qui ont les cótes élevées et écarlées. La petitesse de la taille, les stries inégales, la couleur du test, etc. séparent neltement la Claus. 3Iell(e de la Claus. densestriata., dont la taille est bien plus grande, les rides soni plus prononcées et régulières, le test non luisant, et de couleur corné-brunàtre un peu terne.

* 9. Claiiisilia lineolata.

Clausilia lineolata, Held Beitrag. zur Gesch, d. Weicht. in: Isis; 1836, pag. 275. Ad. Schmidt: Krit. Grupp. d. Europ. Clausil. eie, 1857, pag. 16.

a) Testa breviuscula , fusiformis , i-emotius coslulata , infra medium coslis validis oblu- siusailis; plica palatali infera, seu basali, obsoletissima, vel nulla, apertura subrolundata (= Claus. cruda , quorund. , non Ziegler. Ad. Schmidl: Krit. Grupp. etc, pi. 2, fig. 21).

/8) Testa ut in precedenti, sed ventricoso-fusiformis ; callo palatali, et plica basali mediocri , crassiuscuUs ; peristomate siibincrassato , albo , interdum por- cellaneo.

y2 e. STAP.ILE,

■/) Testa elongalo-fusifinmi:^ , rcmolius costuìata , coslis validis , aculiuiCìdis ; plica pa- ìnlali infera . $eu basali , purum conspiaia ; apertura magis oblonga et ininus lata.

V. e. Valle Anzasca: Calasca, OOO""; sous les pierres (cryslal- Unes) avec VHel. nauti li formis j rare. Val de la Toce: rives du lac Majeur, 200™ (Balsamo, Slabile Mutat. fi) V. de la Doire Bàllca: coUines de Viverone (N-E de Ivrea), 330™; terrain erratique (Mella) V. Stura de Lanz.o: Viù, 770™. 3Iutat. a (Bellardi).

R. P. Environs de Vercelli, ISO™. Mutat. y (Mella).

Obs. Il parait que la Claus. lineolata^ Held, typej (Ad. Schmid!: op. citat.^ pi. I, fig. 15-18) n'exisle pas au sud des Alpes!

IO. Claiij^ilia plicatula.

Pupa pUcatula, Drapainaud Tabi, des Muli.; 1801.

Clausilia plicatula, Drap. Ilisl. Moli.; 1805, pag. 72; Ad. Sclimidt Krit.

Grttpp. Earop. Claus. eie. 1857, pag. 25, pi. Ili; Moq.-Tandon op. cil.

1855, pag. 341 (Animai).

k) Testa valide costuìata , coslis ohiusiusculis , mediocriler distantibus ; lamella infera antice ramosa seu dicholoma ; plicis interlameltarilms 2-3 conspicuis (Ad. Schmidt Krit. Grupp., etc. pi. ili, lig. 43-i6 typica).

(ì) Testa rostulala , coslis distantibus, validis, (ibtusis : vel approximatis atqìie acutiii- scnlis ; lamella infera antice obsolete bifurcata, vel simplex et incrassata; plicis inlerlamellarilnis 2-3 mediocribus. (Ad. Schmidt op. cil. pi. Ili, fig. 47-;8).

y) Testa majuscula, Urte rufescenli-brunnea , coslis validis, plus minusve arguliusculis, inlervallis cleganter mimile mallealis ; lamella infera antice obsolete ra- mosa seu dichotoma; plicis interlamellaribus 1, vel nullis (Ad. Schmidt op. cit. , pi. Ili, flg. 48).

òj Testa coslis mediocribus , sub-approximalis , arguì iuscidis ; hniielln infera simplex, antice non progrediens; plicis interlamellaribus omnino nidi is (Claus. du- bial , Hartmann, -in Neue Alpina, I, 1821 ; non Drap.; leste PfeilTer: Monogr. Ilelic. vie. Voi. IV, 1859. Claus. cruda?, Ziegler; non aiiorum ; in Ad. Schmidt op. cit. , pi. Ili , flg. 50. Hans cello figure la lamelle inféneure n'esl pas simple , mais ramcuse , ci les còles soni assez distantes enli'elles ! ).

V. e. Vallèe de la Doire Bàltea: Courmayeur, 1218™; Mu- tatto y- (Bollardi) Val de Lys, ou Gressoney : Fonlainemore, 780™;

MOLLLSQUES TERUKSTHKS , ETC. 93

sur les rocliers huraicles ; lUut. fi (Slabile) Val do la Stura de Lanzo: Céres, 717""; sur les vieux Ironcs d'arbres, sur les lui- les, eie, eie. 3fiit. y (Slabile); Cliialamberlo , 7^10™ (Stabile); au- dessus du viMage de Balnie, à Talpe de la Mussa, eie. 1700'", sous les grosses pierres (cryslallines) avec la Pupa triplicala, la P^itr. pel- lucida, la Claiis. alpina, le Bui. qiiadridens., eie. 31ut. 3 (Slabile).

Gen. BALIA. («)

Baka, Priileaax in Gray ; Zool. journ, T. 1, 1824, pag. 61.

BaUm, Leach Synops. of the Moli, of Greal. Brit. i820 (manoscritto publicalo sol- tanto nel 185"2 per cura di Grayj.

Balia, Bourguignat Aménités malacoL, in: Revue et Magasin de Zool., par GuiJrin; Dicembre , 1837 (b).

1. Balia pei* ver Sia.

Turbo perversni , Linm^ System. Natur.; 1758, Elit. X; I, pag. 767; non Hel.

perversa, Linné ibid. pag. 772; nec H. perversa, Mùller Terni.

Hist. 4 774. Pupa fragilis , Draparnaud Tabi. Moli. 1801; et Hist. Moli. 1803, pi. IV, lig. 4. Balea fragilis, Prideaux in Gray: op. cit. 1824. Balaa fragilis, Leach Brit. Moli. 1831 , pag. UG. (ex Turton) Claus. perversa, Cliarpentier Cat. Moli. Suiss., 1837; non Claut. perversa, C.

PfeifTer; nec Filzinger. Balia perversa, Bourguignat op. cit., pag. 550, pi. 17, fig. 1.

a) nornialis

P) clongata

V. C. Vallèe de la Toce: Orla, S?©"" (Marani); Domo d'Ossola, 310™ (Prada); Vogogna, IhO"" (Slabile; Mut. .8); alenlours du Lac

(o) Coquille sénestre, fusiforme-conoide , fragile, ayant i'apparence d'une Ciausilie, mais sans clausilium et sans plis. Màchoire faiblement arquée , obtuse aux bouts , à stries presque nullcs , sans denticules à la marge inférieurc, mais un pcu rostriforme.

(6) ^x'jiói - niouchelc Tosta strigis canescentibus, ad suluras prx'sertìm , ornala.

9k G. STABILE,

Majeur, 200-300"; sur Ics vieux murs, sur les lioncs dcs vieuv arbres, aprcs Ics pluics, avcc la Claus. albopuslulata^ la Pupa dilli cida^ eie. (Stabile) Vallee de la Doire Bàllea: collines de Viverone, dans la province d'Ivrea, 330™ (Mella) V. de la Stura de Lanzo; Chialamberto, Ceres, Ala (assez abbondante), 7 17-1 OSO'" (Stabile). V. de la Doire Ripaire: Suse, BGO'" (Stabile, Mortillet). V. T. Versanl piénionlais de l'Apcnnin (Marani).

Geu. PCPA.

{Pupa, Lamarck Syslem. des anim. sans vertèbres; 1801, pag. 88)

Sect. 'F O U fj L 1 L L A. (a)

(Turquitla, Studer System. Verzeichn.; 1820, p;ig. 89.)

1. Pupa quiiiqiicclciitata.

Turbo quinquedentatus , Durn Mus. Yindobon. test.; 1778, pag. 370.

Bulimus similis , IJruguière Encyclop. , Vers.; II, 1792, pag. 355.

Pupa cinerea, Uraparnaud Tabi. Moli., 1801; el llist. Moli. 1805, pi. Ili , Hg. 53.

Clausilia cinerea, llisso Hist. nat. de VEurope mérid.; 182G, IV, pag. 85.

Pupa quinquedentaia , Desliayes , in Lamarck Anim. sans vcrtèbr. Vili, 1838; non

Miililfeldl. Voir pour l'Anatomie: Moquin-Tandon hist. nat. Moli.

de France, 1855; pag. 352, pi. XXV, flg. 16-19.

V. e. Vallee de la Doire Riparia: environs de Suse, sur les rochers (crystallius), 500-600'" (Stabile, Mortillet, Slrobel, Mousson). Abbondanl.

(a) Coquille ovoide-allongéo, assez solide, à sommel allenuó el un peu pointu. Ouver- ture plissée. Tonlacules iiifcrieurs Ircs courls, ci m^ioie quelquefois rédulls à des ma- mclons. Màclioire lissc , ou avec des stries verticaies pcu apparentes ; à boni infcrieur un peu rostriforme.

MOLLL'SQIES TERRESTRES , ETC. 05

* 9. Pupa friiineii tulli.

Pupa frumentum, Draparnaud Tableau des Moli. 1801.

VaR. nierldlonalis, Strobel Notizie malacoslal. del Trenlino; 1851, p. 37,

k) (rilicuiii^ Ziegler (P. frumcnhim , var. illyrica, Rossmiissler Iconogr. d. L und. Sussw. Moli. Heft. V, 1837, fig. 311 et 312 Adolphe Schmidl: Gesch- lechtsapparat der Stylomm. 1855, pag. 42, pi. X, fig. 81. (.\Datom.)

R. P. Plaine du Po (nord): Mezzana-Corti, près la Cava, (Stro- bel ; (sud) : Stradella (Strobel).

V. T. Val del Tànaro (Strobel) V. de la Bòrmida: Acqui (Villa); V. Staffòra; Val Coppa; Val Aversa; Val Tidone (Strobel).

3. Pupa apeniiiiia.

Pupa apennina, Charpentier in Kùster. Chemnitz Conchyl. cabinet, eie. Pupa; pag. 105, pi. 14, fig. 22-58; L. Pfelffer Monogr. Uelic. viveìit.; 1853 , Voi. Ili, pag. 545.

V. T. Vallee de la Scrivia : Tortone et Corniasca, sur les coteau.x de la rive droitc (Morlillet). Exemplaires un peu venlrus et raccour- cis , identìques à ceux de Ascoli que j'ai récus de l'obligeance de MJ le prof. Orsini.

* 4. Pupa arenacea.

Bulitnus ojveìiaceus, Bruguiére Encyclop. Metìiod. , Yers; VI, à.*^ parile, 1792. Pupa avena, Draparnaud Tabi. Moli., 1801; tìist. Moli. 1805, pi. Ili, fig. 47-48.

Pour l'Analomie, eie. voir: Moquin-Tandon Ilist. Moli. France , eie.

1855, pag. 357-358; pi. XXV, fig. 33; et pi. XXVI, fig. 1-4.

a.) uornialis (Haut. 6 mlllim.)

/S) major , coruea (Haui. 6-8 mlllim.)

V. C. V. de la Doire Bàltea: Gressoney, 1400-1 670" sur les rochers gneissiques (Slabile). Les (12) individus que j'ai récollé dans

OG l,. STABILE,

celle localilé onl ronverlure plus arrondie, c'esl à dire non anguleuse, à la base; et un quelquc cxeniplaire seulenient presenle, oulre Ics trois plis palalaux, un quatrième pli rudimenlal supérieur.

Vallee de la Doirc Riparia: Suse , KOO-000™ (Morlillet, Slrobel); au dessus du village de Rochemollcs (Monl-Thabor), 1660'"; sur les rochers (cryslallins), avec VN. rwpeslris (Slabile); au Pasdes Echèl- ies, 1700™ (Slrobel).

V. T. Val iMaira, 1000'" (Mclla) Val Tidone: Monte Penice. MuL P> (Slrobel).

5. Pupa s$eeale.

l'upa iccale, Drapariiaud Tabi. Moli., 1801; et Hist. Moli., 1805, pi. HI, lig. 49-50; Ilossinii-islcr ìcon. d. Land. und. Sussw. Moli., lleft. V, pi. 23 lig. 317. Moquin-Tanilon. op. cil. , pag. 367, pi. XXVI, lig. 26-29. (.\niinal;.

«) llliilOl* (llaut: 6 millim; Diain. 2 '//) , tenuinsciila , fere glabra : plicis palala libus 3 conspicuis, quarta (supera, brevissima, reviola.

V. e. Vallee de la Stura de Lanzo: région alpine (1700'"); sous les grosses pierres crysiallines près les ruisseaux, avec les CI. plicala et alpina, le Bui. k dens, eie. Rare.

Obs. Les quelques individus que j'ai trouvés ici, diffèrent de la Pupa secale du versant nord des Alpes par leur taille plus petite, et le test presque lisse; tandis que les exeniplaires nordiques (Béx, Ziìricli, en Suisse; Rlieden en Hannover, eie.) sont tous fortemenl striés, à slries addossées el obliqiies. Dans ces localités seplenlrionales cepcndanl la Pupa secale présente rarement le petit quatrième pli supérieur; au contraire dans les individus de la vallèe (meridionale) de Lanzo , il n'y nianque presque jamais.

«. Pupa llortilleti.

Testa oblique rimala, sub-cylindracco-fusiformis, glabriuscula, ni- lidula, cornea. Spira sensim attenuala, aculiuscula; aniractus 9 vix convexiusculi, sutura mediocri distincti; ultimus vix anguslior, pone

MULLUSQUES TeARESTRES ^ LTC. 97

riiuaiu conipressus. Apertura scmiovalis, 7 plicala; plica angulari (ad inserlionein angiili exlerni pcrislomalis) mediocri , vai brevissima ci crassiuscula ; I in medio parielis apertura), immersa, longe intranle; columellaribiis 2 approximatis , remolis , dentiformibus ; palatalibus •sub-3, supera (suluram versus) profunde immersa, brevissima, valida, interdum in appendicela longam et tenuiusculam profunde inlrante, antice vero ad marginem perislomatis callum emittente, cum hoc lanien non conjuncta; plica palatali altera (seu media) longa , valida, ad marginem usquc apertura) pregressa; tertia (ncmpe infera, seù basali) punctiformi. Perisloma tenue, vix crassiusculum , reflexum, breviler expansum, albido-labiatulura.

Coquiile fusiforme, un peu C} lindracée , régulièrement atlénuée au sommel, à fentc ombilicale étroite, oblique, assez longue ; très peu ventrue , et peu épaisse, presque lisse, módiocrement luisante, assez Iransparente, d'un corné plus ou moins clair , souvent avec une leinle blanchàtre sur le devant du dernier tour. Spire composée de 9 tours'., à peine un peu cenvexes, le dernier proportionnellement moins grand quG l'avant-dernier, comprime et obtusement carène à la base. Ouver- ture demi-ovale, un peu élroite, munie, d'un pli supérieur, plus ou moins long et épais, à l'angle du bord extérieur du péristome; un pli assez long, immerge, sur le milieu du parois ventral; deux plis colu- mellaires raprochés, immergés; trois plis palataux, doni le supérieur (vers la suture) très immerge, très court ci calleux, souvent eonli- nué, plus mince et très long, en arrière; vers le bord du péristome souvent une callosité peu apparente en parait la conlinuation en dehors, mais il y a toujours une interrution; le second pli palatal (colui du milieu) est long et fort et arrivo jusqu'au péristome; le troisièmeou basai, près la compression cervicale, est très petit et rudimentaire. Péristome interrompu, médiocrement réfléchi et evase, non épais, sans bourrelet, blanchàtre, à extrémités un peu convergentcs.

Haut. : 6, à 7 millimctres Diam.: 2, à 2 '/j miUim.

V. e. V. de la Doire Riparia: Suse, 500-600™; conlre Ics rochers caloareo-talqueux, avec louffes d'berbe, mèlée à la P. ave- mcea (Mortillet , Strobel).

7

98 G. STABILE,

R. P. Paluràges alpesires au-dessus de Crisolo, au Monle-Viso, à 1600-1800™; sous les grosses pierres (crystallines) près les ruisseaux et les touffes herbeux (Slabile).

V. T. Val Stura de Cuneo, ou Démonte: Vignolo, BbO""; et Rocca-Sparvéra, 860™ près de Cuneo (Morlillet) Val du Gesso (V. Vermegnana) : Vernante, au pied du Col de Tenda (Slrobel).

Obs. La P. Mortilleti est bien voisine de la P. mullidenlata ^ Olivi {variabilis, Drap.), dont n^est, peul-étre, qu'une interessante variété locale. Cependant on distinguerà aisement notre Pupa Mortilleti à sa taille loujours gréle et petite, non renflée, mais fusiforme corame le P. avenacea^ et mème un peu subcylindrique; à son test peu solide, à son péristorae non épais, à ses plis palataux en nombre de 5 (et non U corame dans la P. multidentata); sa forme d'ailleurs est constante, et il n'y a pas de individus qui faissent le passage entra la P. Mortilleti et la multidentata; enfin cette dernière n'a pas encore élé trouvée en Piémont, tandis qu'elle est coraraune au delà des Alpes et des Apennins. Une variété de la P. multidentata que M.*" Bour- guignat designa sous rappellation de Sabaudina («), se distingue: par son test plus petit, par son ouverture plus large, par ses quatre plis palataux excessivement imraergés, à l'exception du troisième qui, Seul, sous la forme d'un forte lamelle, vient s'epanouir sur le péristome. Meme cette variété ne peut nuUement otre confondue avec notre espèce. La P. variabilis de Suse et de Vernante citée par M' Slrobel est, sans doule, notre P. 3Iortilleti.

* 9. Pupa graiiuui.

Pupa granum, Draparnaud Tabi, des Muli. 1801; et Ilisl. Moli. 1805, pi. Ili, flg, 45, 46. Rossmussler : Icon. d. Land. und. Siissw. Mollusk., Heft. V, 1837, pi. 23, ng. 322 Moq.-Tandon Op. citut. 1855, pag. 370 (Animai), pi. XXVI, llg. 34-38.

Obs. M. Slrobel cite colte espèce trouvée par lui dans la « Valle del Ticino » transporléc par le et le Ticino. Jc ne doule pas que

(a) Bourguignal Malacoìogie d'Aix-Les-Bains; Paris, 1864, pag. 48, pi. 2, tig. 6-7.

MOLLt'SQUES TERRESTRES, ETC. 99

celle pelile espècc doit se trouver dans quclqucs-unes des vallées (ranspadanes sur le versanl nord de l'Apennin.

Sect. S P II V R A D 1 1} 11. (a)

{Spili/radium iparlim) , Agassiz in Charpenlier ; Muli. Suiss. 1837.)

* S. Pupa Ferrarli.

Pupa Ferrari, Porro Malaculogia Comasca, 1838; pag. 57, t;iv. 1 , tig. i. Sphyradum Ferrari, Hartmann Erd. u»d. Siissw. Gasterop. I, 1840; pag. 53, pi. 3, fig. 1-2 (peu raractèr.).

y) uoriualls^ mihi Prospetto Sistem. Stai. Moli. Lugano, 1859; Porro loco supra citato, fig. 4 , a. b. e

/S) giittllla, Porro loco cit. , fig. 4 , d. e.

V. e. Vallèe de la Toce : Arena , eóles occidenlales inférieures du Lac Majeur, ^lO-SOO"" (Prada, Stabile) Val Sèsia (Val du Cervo): Biella, 480" (Cesali) V. Stura de Lanzo: près le village de Céres, 717"; sous les pierres inicaschisleuscs, avec la Pupa pagodula (Sla- bile).

V. T. Val Maira: Drenerò, 600"; parrai les niousses (Cesali) Val du Tanaro (Strobel).

Obs. Quoique la localité de Dronéro appartieni plulól à la plaine que aux vallées, cependant la Pupa Ferrarti, la Claus. Mellce, eie. doit-on les considerer comrae espèces propres au basses règions des montagnes et des vallées, descendanl jusqu'à la limite inférieure sans la dèpasser. i

(a) Coquillesouvenl petite, cylindroide, àsommel oblus. Onverlure plissée. Tenlacules iHférieurs punctiformes. Màchoire arquée, à peine un peu striée, non roslrée au milieu.

100 e. STABILB,

.Sect. A G O D 1 rv .% , miLi. {a)

{Odoilomia (parlim), Fleming in: Edinburgh. Eucycl. 1814; Pupilla (pari.), Leuch Drit. Moli. pag. 1"26 , ex Turlon 1831.)

9. Pupa pagoclnla.

Pupa payodula, Des Moulins in: Ad. Soc Linn. de Bordeaux, IV, 1830, pag. 158; flg. Uossmassier: Icon. d. Laìid. und Siissiv. Moli., liefl. V, 1837, pi. 23, fig. 325.

V. e. V. de la Stura de Lanzo : Ceres, 717'";avec la P. Fer- rara (Stabile).

Sect. PUl'ILIiA. (i)

{Pupilla (parlim) j Leach loco cit.)

* IO. Pupa uiuNCoruuì.

Turbo nmseorum , Linné System. Natur., Edit. X, 1758; I, pag. 7C7.

Pupa marginata, Uraparnaud Tabi, des Moli. 1801; et Uist. Moli. 1805; pi. Ili,

fig. 36-38 Kossmassier: Icon. Land, und Siissw. Moli. , lleh. V, 1837;

pi. 23, flg. 323 Moquin Tandon: Hist. Moli, de Fraìice , 1855, p. 393.

(.\natomie;.

V. C. V. de la Toce: Domo d'Ossola, SOO"» (Prada) V. de la Doire Ripaire: Monl-Cénis (Sliobcl).

R. P. Plaine du (nord): environs de Tiirin (alluvions el aval), 200° (Mortillel) Plainc sud du Pò: Alexandrie, 86-90'" (Strobel).

(a) Coquille petite, cylindrique-ovoide , m<'!dlocrement ventrue; ombilic étroit , long; ouverture sans plis ; deruier tour de spire plus grand que l'avaiit-dernier, montant vers le sommet de la coquille. Pedoiicules, ou iciitacules supérieurs, trùs-longs ; inférieurs assez dcveloppós. Pied niuni de muscles assez forls. Milchoire faililement arquée, à stries presque Invisi bles.

(b) Coquille petite, sub cylindrique , un peu ventrue. Ouverture avec quelques pctiles donts. Michoirc presque lissc, à bord inférieur faiblemunt roslrt", ou sans rostro.

MOLLL'SQUES TERRESTRES , F.TC. 101

V. T. Val Tidono : Zavalarello (Strobel , Prada).

Var. B. alplcoln, Cli.irpoiitinr Mollusq. terr. ci fluv. de la Suisse ; 1837,

pag. 16, pi. 2, fig. 5 Un petit peu plus petite que la vraie P. mu-

scorum, Linn., et avec le pcristome à bourrelcl moins robuste el moins jaunàlie.

cf) indentata Pas de dents ou de callosité. : , ^s■.•;^i.: ii ;•

/S) iiaiidcnCata Une dent ou callosità vers le milieu de ravant-dernier tour a rentrée de l'ouverture.

7) liidcntata Une dent à. l'entrée de l'ouverture, vers le milieu de l'avant- tlernler tour; et une dent palatale inférieure opposée à l'autre.

V. C Au-dessus de Balme dans l'haute vallèe de la Stura de Lanzo, 1500-1 700"^; sous les grossespierres{crystallines), avecl'espèce ^uivanle. Pas conimune (Slabile). Il faut probablement rapporler à la Var. alpicola^ la Pupa muscorum trouvée par M.' Strobel au Monl-Céuis.

Obs. La P. muscorum Linn., lypique, présente elle aussi les fm« mutations nomniées ci-dessus. La niut. bidentata est un peu rare ea Lombardie et en Suisse {P. bidentata, C. Pfeiffer Systemat. Anordn. und Beschreib. deutsch. Land-und TVass. Schnecken 1821). La raut. unidentata^ Pfeiifer C, est la plus commuue et la plus ré- pandue. Quelques auleurs (Ad. Schmidt, Moquin-Tandon, etc.) don- nent à la mut. bidentata le noni aussi de P. bigranata^ Rossmas- sler (Iconogr. Heft. IX et X, (ìg. 645). Plusieurs aulres, au con- traire, (L. Pfeiffer, Strobel, Grcdler, etc.) donnent le nom de bigranata à la mutalion de la P. triplicata^ Studer, pourvue seule- uient de deux plis, en lieu de trois, à l'ouverture.

II. Pupa triplicata.

Pupa triplicala , Studer Kurzes Verzeichn. der Schweiz. Conch. 1820. Iridentalis , Michaud Complém. à Drap. 1831, pi. XV, fig. 28-30; Rossmiis- sler: Iconogr. Heft. V, 1837, pi. 23, Hg. 324; Moquin-Tandon: Moli, de France , 18.")5, pag. 393 (Animai).

V. e. Balme, dans la vallèe de la Stura de Lanzo, 1500-1700°; avec la P. alpicola. Clip. (Slabile) Trèsrare, mais parfaitemcnt lypique.

V. T. Vallèe du Tanaro (Strobel).

102 0. STABILE,

* 1^. Pupa iieiiiproiiif.

Pupa Scmpronii, Charpeiilicr Cat. Moli Suiss. ; 1837, pag. 15, pi. 2, fig. 4. [a).

a) normali».

P) dllucid.l, Ziegler (in Rossm.: Icon. Heft. V, 1837, fig. 326) Perislomale re- flexiusculo , tenui; dente nulimentali rei nullo.

V. e. Versarli meridional du Simplon: Gondo, 700-800", sur les rochers graniliques; mutation « (Venetz, Charpentier) Rives occidentales du Verbano, 220-300"°; sur les vieux murs, sous la mousse, etc, avcc la Balia fragiliSj pendant la pluie; mid. a (Sta- bile) — Vallèe de la Doire Bàltea: Ròppolo, collines de Viverone, 330"; sur les vieux murs à sec (Mella) Environs de Turin, allu- vion,aval, 200" (Mortillet). Parlout elle vii sur les pierres cryslallines.

Obs. Cette espèce ne diffère de la P. umbilicata, Drap., que par sa taille moins robuste et plus petite, par son péristome moins blanc et peu épaìs; cette forme, cependant, est constante. Quant à la présence ou absence plus ou moins absolue du petit pli, ou dent, de l'avant-dernier tour, touchant l'extrémité du bord extérieur du pé- ristome, j'ai déjà fait observer, lorsque j'ai parie de la Ccecilianella acicula, que cette pièce accessoire a peu d'iraportance pour la déter- mination d'une espèce , parceque elle varie beaucoup selon l'àge du mollusque, les conditions physiques il vit, etc. La chose va bien autrcment pour les plis de cerlaines autres espèces, du nombre et de la forme des quels on doil lirer les caractères pour la détermi- nations des espèces mcmes.

(a) Testa cornea, nitida, cyUndrica , obtusa; apertura tinidenlata; perislomate albido- fticescenli, rcfleso, plano. Alt. 3 à 3 '/a'' Hiam. 1 ^|^ millim.

MOI.I.rSQt'KS TERRKSTRES , ETC. 103

Gon. VEI\TI(iO. («)

(Vertigo, Mùlier Verm. Hist.; II, «77; - Pupa (parlim), Drap. - Tabi. Moli. 180«.)

Sect. I S T n ra I A. (b)

(Isthmia, Gray \alur. arrang. Moli.; in: Medicai. Reposilory: 1821, XV. j

i. Wertiso cdentiila.

Pupa edentula, Draparnaud Hist. Meli, de Franco; 1805, pag. 52, pi. Ili, Hg. 28 29.

Vertigo edenlula, Sludei' Kurzes Yerzeich. Conch.; 1820, pag. 89. lìiUda, Férussac Tabi. System. Moli.; 1822, pag. 68. Rossmiissler : Iconogr. Land-und SUsswass. Moli.; Ileft. IX et X , 1839, pi. 49, flg. 646 Mo- quiii-Taiidoii: Mollusques de France, 1855, pag. 402 (animai); pi. 28, flg. 28-30.

V. e. Vallee de la Toce: Bavéno, 210"' (Benson) V. de la Stura de Lanzo: au-dessus de Baline, IBOO™; soiis le pierres {eryslal- lines) associée à la Pupa triplicata ^ Hyalina fulva, eie, assez rare partout (Slabile) Vallèe de la Doire Ripaire : Mont-Cénìs, ^OOO"" (Strobel).

R. P. Plaine du Po (nord): Vercelli, IBO™; terrain erralique (Mella); Turin, 220™; alluvions, avàl (Morlillet).

(a) Les Vertigos diffèrcnl des Maillots, ou Pupes, par l'absence des lentacules inférieurs. II y a des Pupes trés peliles, de la lailie mème des Vertigos, et cependant elles oiit les lentacules inférieurs asse/, développés; mais chez les Fe><ipos ces organes n'exislent pas, et ils ne sont pas mème représenlés par une saillie rudimentale; on n'y voit quel- quefois que une tacile iioiràlre. Màchoire faiblement arquéc, sans slrics, ni denticules marginales.

(b) Màchoire sans apparence de saillie rostriforme au milieu du bord inférieur. Coquille cylindrique.

104 0. STAMItE,

* ^. Wcrti^u laiiiNeormii.

Pupa mmcornm, Drap. Tabi. Moli., iSOl; non Linnó, ncc Mùller, nec Lnmk. minutissima, Ilarlmann in Neve Alpina; i8'2i , pape. 220, pi. II, fig. 5. Yerlirio njìindrica, Fcrussac Tabi Sijslem., 1822 Moquin-Tandon : Moli, de Frnnce, 1855, pag. 400 (anim.), pi. 28, fig. 20 2'k

R. P. Pl.'iine (lu (noni): Vercelli (Melhi); Val dii Ticino (Slrobel); Tiirin, alliivions (Morlillel) Plaine sud: Alexandric, Vallee dii Tanaro (Slrobcl).

Sect. BlìXIOGYRi^, mihi. (a)

3. ¥eriigo llotiliiifiiiana.

Pupa MouUnsiana , Dupuy Calai, cxlramaì'. Galliw lestac; 1849, N. 28V. Charpenlicri , Slumlcworlh in Kiislcr: Conch. Cab., 1852; pag. 129, pi. XVI, fìg. 41-43.

V. T. Val de la Scrivia: Stazzano près de Serravalle, peu près IBO"") (docl.^ Ferrari de Gònes; Wella).

Obs. La J^ert. MouUnsiana se dislingue de ses affines par sa laille plus grande, par son ouverture munie de h plis ou denticules seulemcnl; 1 doni immergéc, vers le milieu de la convexité de l'avanl- dernier tour; 1 columellaire (il existe rarcinent un'autre petite den- ticule vers la base de la columelle); et 2 palalalcs. Cotte jolie espècc cosmopolite ('^), comnie presque toutes les Verlirjos d'Europe, n'a pas cncore été trouvée dans la région cispadane du Piéniont, ni en Londjardie! Esl-ce que, existant dans ccrtains endroits seulement, elle a óehappée aux recherches des concliyliologisles?

(rt) Klini. ÒE^io-/\>p'j. ^^ hiiiriK'c à droilc. MAchuiie raililcnicnl snhrostréc au milieu ilu boni infóriuur.

(()) .Io l'ai iTPtie <k' dixcrs jKijrils de la Kranop 'nord ni midi); de l'E-^pagne; de la Sicilo; de la Suisse occidenl fI5é.\, lìrrnc, eie).

>IOLLUSQUES TEUUESTKES, liTC. itì5

4. l^ertigo py^Biia^a.

Pupa •piigmcra, Drapariiaud Tahl. MoUusq. , i80l ; et Ifist- Moli., 1803; pi. Ili,

n?. 30-31. Verligo pygmwa, Fcrussac pére Essai d'uìie vìélìwde, eie. oppUquée mix Moli. ierr.

et fluv., eie; 1807, pag. 124. Rossmiisslcr : Icoìi. Lnnd-und Siisstv.

Moli., Hcfl. IX el X, 1839, pi. 49, fig. G48. - Moquiii-Tandon : HisL

Moli, de France, 1855, pag. 405 (Animai).

V. e. Vallèe de la Toce: Rivcs du Vcrbano 200-220"^ (Strobel).

R. P. Plaine (nord) du Pò: Vallee inférieure du Tessin, 80-120™ (Strobel); Vercelli, IRÒ™; terrain erralique (Wella) Haute vallee du Pò: alpes de Crisolo, pied du Mont-Viso, ISOC", sous Ics picrrcs cryslallines et sur les débris de bois pourri, près les ruisseaux, dans les cndroits Inimides el marécageux, etc. (Stabile).

* 5. Vcrtigo aiiiivertijs^o.

Pupa anlivertigo, Draparnaud Tabi, des Moli., 1801, pag. 57. Yertigo sexdentata , Fcrussac pére Essai mélhod. eie, loc. cit'., 1807, pag. 124. septem dentala, Férussac Tabi. System. 1822, pag. (58. MoquinTandon loco citato, pag. 407. (.\nimal).

V. e. V. De la Doire Bàllea: Liliannes, en Val Gressoney, GKO-GTC"; sous les pierres, sur les débris de bois pourri, sous les feuilles pourries, eie. (roches crystallines), rare parlout (Stabile).

R. P. Basses régions du Tessin: 80-120™ (Strobel); Vercelli (Molla).

V. T. Val Varaita: Brossasco prèsVenasca, 840-600™ (Mori.).

Obs. Meme gisement des espèces précédentes. Quelquefois existe un pli rudimentaire au-dessous des plis coiiimellaires, à la base de l'ouverture, et un autre, très petit, dentiforme, palatal supérieur vers l'angle de l'ouverture (Rossniiissler : Icon. d. Landund SiissiVr Moll.^ Heft. X, 1839; pi. 49, fìg. 6ft7).

106

e. STABILE,

Soct. VK UTI LI. .%. (a)

[VerUUii, Mo]'iin T.uulon ///s«. Muli, de France , 1855. pag. 40S.)

* 6. Weriigo ¥eiietzii.

Verligo Venelzii, Cliarpenlier in FLVussac; Tableau System., 18-22. pag. 69.

plicala, .\uguste Miiller in Wiegmaiin: Archiv. fiir Naturgeschichte , 1828

pag. 210, pi. IV, ng. 6.

Venetzii, Cliarp. Calai. Moli. Suiss. 1837, pag. 18, pi. 2, llg. H.

hamala, lleld - in: his, 1837, pag. 304.

Rossmassler Icori, der Lauduad Siissw. Moli., Hefl IX et X , pi. '.9, (Ig. 650. Moquiii-Tandoii -- Moli, de France, 1855, pag. 408 (Animai).

R. P. Vallèe du Ticino (Slrobel).

* 7. \eviìso pniiilla.

Verligo pusilla, 0. Miiller Verru. llisL, 11, 1774, pag. 12V. Helix verligo, Omelia Systema naturcB, etc 1788, pag. 3G64. Pupa verligo, Draparnaud Tabi. Moli., 1801 , pag. 57. Rossmassler Tconogr. eie, loco ci lato fig. 649. Moquin-Tandon Op. cit. , pag. 409 (Animai).

V. e. Uives du lac Majeur (Slrobel), Fcriòlo (Benson) Vallèe de la Doirc Ballea: Viverone (Mella).

(a) Coquille tournée à gauche, trós-pelitn. Mfichoire ;i bord libre, ou inférieur, à peine un petit pcu rostriformc-arrondi au milieu.

MOI.LL'SQUES TEUHESTRES , liTC. lO?

■\"\- Oculos ad basin pedimculorum ferentia. t Oculi ad basin postero-internam.

Familia: AURICULACEA. Gen. CARYCHIU3I.

{Carychium, Muller Venn. Hisl. , II, 1774, pag. 125.)

* 1. Carycliiiiiti miniiniiiii.

Carychium minimum, Miiller Verm. Hist., loco citalo.

Auricula minima, Drap. Tabi. Moli., 4801, pag. 54.

Rossmàs.sler Icon. etc, Heft IX et X, 1839; pi. 49, lig. 660

Moquin-Tandon iWoH. de France, 1855, pag. 413, pi. 29, fig. 15-23 (Analom).

V. e. Val de la Toce: Domo d'Ossola, 310™ (Strobel) Val de la Doire Bàllea: Viverone, 330™ (Malia).

R. P. Plaine du Pò, nord: Valle del Ticino, 60-100™ (Siro- bel) ; Vercelli, IBO™ (Mella); Turin, alluvions, 220™ (Morlillel).

2. Carychiani tridentalnui.

Saraphia tridentata. Risso tìist. nat. Europ. mérid., IV, 1826 , pag. 84. Carychium elongalum. Villa Dispos. syst. Conch. , 1841, pag. 59.

tridentatum, Bourguignal Aménités inalacologiques , in: Revue et Mag. Zool. par Guérin, 1857, § LXIV; el 1859, § LXXil, pi. II, fig. 12 (lirage à pari, pi. XV, flg. 12).

V. e. Hóspice du Simplon, 2020™; sous les grosses pierres dans les endroKs marécageiix (Stabile). Six exemplaires qui ne diffèrent pas l'un de l'aulre. Celle espèce (ou variélé (?) de la précédente) a élé trouvée aussi par M/ Bourguignal dans les bois de Schwibbogen, enlre Eniatlen et Sonnenberg près du lac de Lucerne, ou lac des Qualre-Cantons, (enlre 780 el 850™): et à Giessbach , dans l'Ober-

i08 f.. sTADii-i:,

land Bornois, près dos cascades pcu près GOO'"). ^ous avons reca ce Carychium de Florence, rccucilli et comniuniqué par nolre ami concliyliologiste M/ Uzielli de Livoiirne; sa forme est un petit pcu plus élancée, et ses tours paraissenl un peu nioins convexes. Le C. tridentatiim existc aussi en Lombardie, il est mèle quelquefois au C. minimum. D'aprés Moquin-Tandon {Moli, de Francesi p.kih) M/ Piifon aurait trouvé le C. minimum dans les Vosges à BOO'"; il est bicn probable que ce soit le C. tridentatum.

B. PULIVIONATA OPERCULATA. ^'^

tt Oculi ad basin postcro-cxternam.

Familia: ACICULACEA.

Gen. ACME.

[Acme, Hartmann StjKlom. Gaslcrop. 1821 , pnp. 37 Acicula, Hartmann in: Neùc Alpina, 1821; non Risso Pupilla, Agassi/, in Charpentior Moli, icrr. et fluv. de la Snisse, 1837.)

1. Acme lineata.

BuUmns linealus, Draparnaufl Tabi. Moli., ISOl.

Anricula lineata, Drap. Hist. Moli, 1805, pi. Ili, fig. 20-21 (mala).

Acicula lineala , Hartmann in: Ncue Alpina, 1821, I, pag. 215.

Cyclosloma lincalum, Fórussac Dict. class, d'hist. nalur. , H, 1822, pag. 90.

Acme lineala, Harlmanii in Slnrm : Deuhchlaml Fauna, etc. VI, 1823.

Pnpula Unenta, Cliarponlior Op. cit. 1837, pag. 22.

Cyclosloma linealum, Porro Mnlacologia Comasca, 1833, pag. 70, pi. 1, fig. 5.

Moqnin Tandon Moli, de Frnnce , 1855, pag. 509, pi. 38. fig. 4-7 (oplima).

V. G. Rlves occidentales du Lac Majeur: Belgiratc, eie. ; sous les grosses pierres, dans les pctils vallons abrilés et fraìs ; rare (Stabile).

(7) Voypz il la fin.

MOLLUSQUES TEnUESTtVES , ETC. Ì 09

ttt Oculi ad basili externam.

Familia: CYCLOSTOMACEA. Gen. CYCLOSTOMUS.

(Cyclosloma {\i3irV\m) , Draparnaud Tabi. Moli. 1801; Cycloslomus, Monlfoil Conch. system., Il, 1810, pag. 287).

Sect. e R 1 C I A {Ericia , Moquin-Tandon in Parliot : Mémoire sur les Cyclostomes , 1848).

*

1. Cyclostoiiuis cleg;au!$. (§)

Ncrita ekgans, Mùller Vervi. fJist. , 177i, li, pag. 177.

Cyclostoma elegans, Drap. Tabi. Moli., 1801, pag. 38.

Cycloslomus elegans , Monlfort Conch. sysl. , 1810, pag. 287-

Moquin-Tandon Moli terr. et fluv. de France , 1855 , voi. I (éludes auatom. al

piiysiolog. des moli.), et voi. II, pag. 497, pi. 37, flg. 3-23 (Analora.). Troscliel, H. Das Gebiss der Schnecken, etc; Berlin, I, 1856, pag. 69, pi. 4,

fig. 8 (dcnts iinguales). Claparèdc, R. E. Cyclostom. eleganlis anatome - Dissert. inaugitr., cum tab. 2,

Berlin, 1857.

R- P. Plaine du (nord): Pavie, charrié par le Tessin (Stro- bel, Rezia) (a); Turin (Mella) Plaine sud: Rosignano, Sanctuairc de Créa, 200-400™ (Mella); coUines d'Asti, Alexandrie, Valmadonna, (Mella, Strobel, Marani); Monferrato (Rezia); Stradella, Broni (Villa, Slrobel).

V. T. Vallèe du Tanaro (Strobel) V. de la Bòrmida: Acqui (Villa, Bononii) V. Sciivia, sur les coleaux de la rive droite à Tortone, Corniasca, etc. (Mortillet) Val Stafferà; Val Coppa; Val Aversa; Val Tidone; Bobbio, etc. in Val Trebbia (Strobel).

(8) Voyez à la fin.

(a) D'aprés 1\I.'' lo docl. A. Rezia {Eiium. sislem. Gasterop. terr. e fluv. dd dintorni di Pavia, i848) on aurait essayó infruclucuscment d'acclinialcr le C. elcyans ù l'a\ie.

IVOTE^.

(1) Les moWasqnes pulmonés inoperculés l'exception dea Proserpìnides) Bont androgynes , et appartiennent à l'ordre des Adelopnciimones ., c'est à diro à ces mollusques qui ont l' or ifice resplratoire petit ^ situé à droi te ou à gauche de la margede la durasse ou du collier, et uvee un sphincter special (l). Lea progrès de la malacozoologie ont fait conuaitre aussi les notables diflFérences des organes digestifs , et plus particulicrement des ingestifs ou de la mastica- tion, dont l'étude est d'autaut plus important car ces organes sont en rapport avec les moeurs et les habitudes de ces petits étres merveilleux qui sont biea

(1) Cliez Ics InopercuUs d'eau douce , la cavile respiratoire tapissùc d'un réseau vasculaire pour la respiralion aérienne, conlicnt aussi quelques lamelles brancliiaics pour la respiralion aqualiquo; d'après celle organisallon , plusieurs malacologisles onl réliré ces mollusques de l'onlie des Pulviunès , el ont créé pour euv l'ordre des Pul- mobranches; quant aux Ancylex on les a placés parmi les Moìtopleurobrancìies. d'un còlè il y a des niolifs qui juslillent ces démembrcmciits, il n'est pas moins vrai, d'autre còlo, que les Inoperculès d'eau douce sont de vrais pulmonés, c'esl à diro rcspi- ranls l'air libre.

Meme cliez les Operculés terrestres l'appareil vasculaire présente déjcà quelques rudi- mcnls d'organisalion branchiale , el néanmoins il soni tous des mollusques démeu- ranls sur Ics Ironcs des arbrcs, sur Ics rochers, eie, mème il n'y a point d'eau, tandis que les Operculés aqualiques soni des vrais brancliifères deslincs à vivrc dans l'eau , et pas aulrcment. Quaml on parie des mollusques, ce n'cst pas taxalivement et, comm'on dit , à la lellrc, qu'on doil acccpter lo mot pulmoìiés, conime l'on ferail piiur des aniniaux d'un onlre supiMieur ; mais, pour tout malacologisle senso, un mollusque pulmonc n'usi aulrc cliose que un viollusque rcspinint l'air libre.

G. STABILE, MOLLIJSQIIES TCHRESTRES, ETC. Iti

dignes de toute l'attention des scrutateurs de la nature (1). Nou3 n'entrerons ici qua dans quelques détails descriptifs sur la màchoire et la langue des Ade- lopneumones.

La màchoire est une pièce arquée, dure, cornee, implantée supérieurement dans les lèvres, c'est à dire fortement attachde aux parois de la cavité buccale. Cet organe est compose de mucus éndurci , contenant une faible quantità de carbonate de chaux. Presque tous les Adelo'pneumones n'ont que une seule màchoire , quelques-uns troia ; d'autres enfin n'en possèdent pas.

Màchoire unique oii solitaire.

Chez les Adelopneumones qui possèdent une seule màchoire, celle-ci se présente sous des formes diffdrentes, dont voici les principales:

Oxygnatha Màchoire fortement arquée, et quelquefois verticalement carénée au milieu, avec une forte saillie rostriforme, plus ou moius large, ou en forme de bec, à la partie moyenne du bord libre ou inférieur.

a) Màchoire arquée d'avant en arrière, lisse on presque lisse: Limax, Philomycus (2) , Tennentia (3) , Parmarion (4) , Helicarion (5) , Vilrina , Zoniies.

(1) On a enfin compris combien il est indispensable à l'avancement el perfeclion- nement des éludes malacologiques, de bien examiner, avant tout, l'organisalion des mollusques. Plusieurs savanls dans ces derniéres années, se sont occupées artivement de celta branche importante de l'histoire naturollc, ci leurs travaux ont dójà apporta beaucoup de lumière dans Tobscure labyrintlie; il reste encore bien à faire, c'est vrai, mais nous ne doutons pas d'affirmer que de nos jours on a déjà de quei poser quelques bases d'une malacoiogie assez rationeile. Farmi les contemporains illuslrateurs de l'a- natomie soli generale soit speciélle des mollusques, nous citerons les suivants: Albers, Bauilon , Claparéde, Deshayes, Milne Edwars, Fischer, Gassies, Gegenbaur, Gratiolet, J. E. Gray, Aloys Humbert, Keber, Knight, Lacaze-Duthiers, Laugier, Lebert, Leidy, Lovén, Macdonald, Moquin-Tandon, Mòrch, Otto Goldfuss, Robert-Garner, Saint-Simon, Adolphe Schmidt , Oscar Schmidt, Semper, W. Thompson, Troschel , Wilton, Wood- ward , eie. Malheureusement nous avons , dans ces derniéres années, à regrelter la perle de plus d'un de ces honorables savanls. Ici à Milan , c'est M.' Sordelli (Filabile dessinatenr des reptiles du grand ouvrage de M.' le Prof."" Jan) qui s'occupe actuel- lement de l'anatomie des mollusques. Ce monsieur a bien eu l'obligeance de se mellre à nutre disposition, pour celle parlie, et dés ses premiers essais nous n'avons que des éloges à lui tributer.

(2) Philomycus, Raflnesque Jnnal. of nat. 1820 (Limax carolinensis, Bosc).

(3) Tennenlia , Humbert in Revue et Mag. Zool., par Guérin , Paris; 1862, no- vembre (T. Twailhesi, H.).

(i) Parmarion, Fischer in: Ad. Soc. Lina, de Bordeaux, toni. XX; juin , 18jj. (5) Helicarion, (Heli.xarion) , Férussac Tableau system., Prodrome, ìAi2.

112 G. STAISILC ^

ò) Màchoire à cótee fiues, serrces, u'anivant pus jusquà la marge infé- lieiue: Mucrocyclis (1).

e) Màchoire courbde ea forme de fer à chcval, et rnuuic de còtes fortes et distinctcs: Siinpidopsis (2)-, ou de denta robustes et saillautes sur le bord libre: PelUcula (3).

d) Màcboire comuie la précédente , avec , et plus souvent sans dents , toujom-a surmontée d'une plaque large et haute, trapezoide ou quadrangulaire , implantée dans la cavité biiccale (4), et tantòt lisse ou presque lisse : Sac- cinea\ tantòt avcc de cótes vcrticalcs: Omalonyx (5).

e) Màchoire peu courbce, lissc, Irès semblable à celles des Zonitcs, mais; surmontée d'une plaque quadrangulaire, haute et large, à peu prùs comme chez les succinées: Camptonyx (6).

Aulacognatha Màchoire peu arquée , souvent assez étroite , à strics fiues, plus ou moins prouoncces, et à deuticules ou crénclures niarginales pe- tites, peu distinctcs, ou uulles^ saillie mediane du bord libre plus ou moins pronoucée, non rostriforme.

a) Saillie mediane, deuticules marginales et stries uulles: Ariophanta (A. retrorsa, Gould-, spec. sinistr.).

b) Saillie mediane plus ou moins distincte, quelquefois nulle; strics nom- breuses, plus ou moins étcndues, apparentes, ou demi-effaeées: Parmacclla\ Hellx Sect. Dclomphalus (H. rupestris, rotundata, etc), Bradyba;na (H. cìliata), Sagda (II. Cookiana, Gmelin*, H. alligans, Adams , etc.)*, Bu- llmus Sect. Buliminus (B. obscurus, montanus, etc), Zebrina (B. detri- tus, etc.), Chondrula (B. tridens, quadridens, etc), Azeca (B. Menkeanus, dentiens) , Zua (B. subcylindricus) , Ferussacia (B. folliculus, etc.)-, Stcnogyra Sect. Rumina (B. decollatus), Subulina (B, octonus, etc); Pupa, Balia, Clausilta, Carychhim, Physa, Planorhls , Amphipeplea, etc.

Odontognatha Màchoire à cOtes; largemeut crénelée, ou fortement denticuléc sur le bord libre.

a) Màchoire médiocremcnt courbée , à cotes nombreuses , plus ou moins

(1) MacrocycUs, Dock Index Moli. 1837 (Ilelix laxata, Fér; H. concava, Say, etc.)

(2) Simpalopsis (Beck), SliuUioworlli Beilrcige zur niihcren Kennlìiiss d. Land-ttnd Siissw. Moli. d. Porlorico ; in: Milllieil. Naturf. Geselhch. in Bern ; Miirz, 1834. Yi- Irina sulcosa , Fiìrossac ; V. rufovirens, Moricand, etc).

(3) PdUcula , Fisclier Mèlamjcs de Condujliologie , in : .ict. Soc. Limi, de Burdcaux, janvier 185G (Succinea depressa, Rang).

(4) Chez quclques Aiions ci l'hyscs , etc. oxiste nussi une sorte il'appendice , souvent assez large n'Iativcmcnl à la partie libre, implantée dans les lévros. La parile supó- rieurc de la miVclioire de la l'hysa acuta est termirii'c eri l'urmo de trianglo.

(5) Omalonyx, It'Orbigny Fisclier; loco dialo, 1856 (Succinea unguis , D'Onn.). (0) Camplunyx , IJcnsoii in: Annah and Mag. of nal. hist. May, 1838. (C, Theo- baldi. B,).

MOLLLSQLliS TEKUESFUES , ETC. 113

fortes et aplaties, formaut autant de deuticules ou crénelurea marginules emous- flées: Arlon, ArioUmax (1), Megapelta (2), Vaginulus , Helix Sect. Tri- gonostoma (H. angigyra, obvoluta, etc.) , Drepanostoma, Fruticicola , paitim (H. strigella, cantiana, carthusiana , ciuctella , sericea, hispida, etc.)> Xero- phila, partim (H. apiciua, couspurcata , vinifasciata , cespitum, etc).

b) Màchoire peu arquée, àcòtes fines ou ligncs convergentes -, denta mar- ginales nulles: Liguus (3).

e) H. arquée, à stries perpondiculaires, nombreuses et robustes ; Achalina (A. fulica, etc).

d) M. à cotes peu nombreuses, fortes: Limicolaria (4).

e) M. arquée, à cótes peu nombreuses, saillantes, et à dents (ou saillies) margìnales, fortes: Helix Sect, Ulota (H. fruticum), Xerophìla, part. (H. neglecta , erieetorum, pisana, variabilis, etc.), Isognostoma (H. personata), Arianta (II. arbustorum), Campyla?a (H. glacialis, frigida, colubrina, cingu- lata, tigrina, zonata, etc.) (5), Iberus (H. serpentina, etc), INIacuIaria (H. ni- ciensis, sicana, Codringtoni, etc), Tachea (H. sylvatica, nemoralis , etc) , Pomatia (II. pomatia, H. cincta, Miiller, etc): Borus (6).

Goniognatha Màclioire arquce, convexe en dessus, plus ou moius concave inférieuremeut 5 composée de segmenta imbriqués.

a) Segraents nombreux, verticaux, en forme de larges cotes, à marge ex- terne convexe, un peu concave à l'interne, convergentes vers le centre: Bu- Umulus (7).

h) Segments larges, en forme de trianglcs irréguliers, disposés oblique- ment, à marge externe crénelée-, un grand triangle au milieu de la màcboire; Orthalicus (8).

Trois màchoires Quelques-uns des Adelopneumones possèdent trois màchoires, ou plus pro- prement leur appareil maxillaire est forme de trois pièces -, l'une robuste (la

(1) ArioUmax, Mòrdi Beitrdge zur MoUuskenfauna Cenlral-Amenka''s; in Malak. Blàlter, von Mcnke el PfeilTer , 1859, (Limax Columbianus, Gould.). (2j Megapella, Mòrdi in: Journ. Conchyl. , Paris, 18S7, (M. semitecla, Mòrch).

(3) Ligms, Monlfort Conch. sysL , 1810, (.\diat. virginea, eie.)

(4) Limicokiria , Deck Index, eie. 1837, (Bullmus Adansoni, Pfeiffer).

(5) M.' de Saiiil-Simon [Miscel. Malacol. , 2.'' dècade, Toulouse, 1856) a bien ee l'obligeance de analomiser presque toules ccs Campylées; M."' Sordelli de Milan, TH. frigida et l'H. cincia.

(6) Borus , Albers Die ffelicecn nach nalurlich. Vencandtsch. system, geord. ; Berlin, 1850 (Bulimus ha?mastomus, Scopou).

(7) Bulimulus, Deck Index, «le. 1837, Bulimus lila, Fér. ; D. cinnamomeo-linea- tus, MoRicAND , eie.

(8) OiUmlirvs. Bcrk Indt.r , eie. ^Bul. gallina sultana, Lamk.).

H

Ht e. STABILE.

vraie machoire), supérieure , trans versale-, les autres deus, moìns fortes , souvent peu développées, iuférieures, sont plac<jes l'une à droite et l'autre à gauche, et verticalement.

a) Màchoircs lisses; la supérieure le plus eouvent avec une saillie rostri- forme mediane peu sensible: Limncea.

b) Màcboires supérieure et latérales papillifères , non rostrécs au milieu: Aitcylus.

e) Màcboires latérales à peine rudimentales: Planorbis corneus.

Màchoires mdles

Agnatha Enfin les moUusquea Adelopneumones carnassiers, qui chas- sent la proie vivantc, no possèdcnt pas de màcboires: TestaceUa, Daudebar- dia, Glandìna, CyUndrdla.

Lamjae et dentu liwjuales

La languc des MoUusques est représentée par une espèce de ruban cartilagi- neux (1), long, étroit, épais, concave en dessus, élastique, place sur le plancher de la cavité buccale, et rccouvert d'une membrane mince, résistaute, rude, hérissée d'un grand nombre de petites papilles ebitiueuses (2), solides, plus communé- ment appellées dents. Chez les Adeloimeumoncs ces dents sont à peu près toutes égales, disposées en séries nombreuses transversales , formant une sorte de pavé uniforme ou trèillisage (3). J'ai créé, dans ma coUection , pour ces mol- lusques la tribù des Isoglossata. La disposition des séries ou rangées varie chez les divers mollusques-, ainsi elles sont disposées sur une ligne droite: Planorbis contortasi ou en lignea courbes: Limax carinatus\ à angle ren- trant: Cieciliantlla acicula; ou saillant: Ancylus fiuviatilis\ à legòres cour- bures ou sinuosités symétriques: Vitrina pellucida , Zonites striatulus, Zua lubrica, Ilelix obvoluta, etc; ou bien en séries obliques qui des bords du ruban linguai descendent vera le centre: TestaceUa, Daudebardia , etc.

(1) QuL'Iiiucs iKiluralisies uni rcf^ardc col orgaiic cornine une màclioiio iiifrrioiire.

(2) La Chitine (^itcJv =;: tuiiiquo) psl une substanre drcouverte par M.' Oiiicr dans les parlies solides et ti^giimenlaires du corps el des membres des Insectes et des Crustacés, dans la composilion des quelles elle entre jiour un quarl. On l'obtient en trailanl ces deux parlies par la pelasse à chaud qui ne fail que la dégager, sans la dissoudre, des aulrcs subslances animalcs avec Icsqueiles elle se Irouve mélée. Elle offre poiir faraclòre d'élre soluMe dans radile sulpburique à rliaud, de ne poinl jaunir dans l'acide nilrique, du biùler sans se fondre, en laissaiit un cliarbon qui conserve la forme de rorgane brulé, eiifln de ne pas conlenir de l'azole. Par ce dernier car,icl(^re la Chiline se rapproclie des subslances v('i;('tal'>,

(3) Pavemrnt. Macdonal-I.

MOLLUSQUES TEUnESTRlìS, ETC. 115

Les dents lìnguales sont eimples, bifides, trifides et méme quelquefois qua- drifides, à pointes inégales, et dont les externes sont presque toujours les plus basses. Souvent les pointes obtuses sont surmontées d'un appendicule ou dcnt- coniquc, courte et forte: Limax, Vitrina, Zonites , Zua , etc.

Chaque sèrie transvcrsale est composte d'une dent mediane ou centrale, et de plusicurcs deuts latdrales-, souveut les dents latérales allaut vers les còtés externes de la langue cbangent plus ou moins de forme; si elles sont tricuspides, ou bicuspides, les dentelures ou pointes latérales à la pointe élevée centrale, et plus encore celle du coté interne, s'oblitòrent ; la pointe centrale se transforme elle aussi , de manière que les dents marginales de la plaque linguale sont quelquefois remplacées par de vraies pointes élevées, simples, fortes, cunéifor- raes ou aculeiformes , et plus ou moins recourbées; c'est ce qui a licu ordi- nairement chez les Oxynatha.

Dent centrale a) s i m p 1 e. Cette dent , ou papille , est quelquefois cu forme de cóue plus ou moins obtus: Vafjimdus, Philomycus, Ampliipeplea, LùnncEa, etc-, ou en forme d'ergot: Borus-^ longue, étroite, à sommet lan- caolé, obtus: Achatina fnlìca\ petite, sub-carrée: Bulimus cinnamomeo-Uneatus\ courte, très petite: Stenogyra (Bui.) decollata et octona\ large, sub-carrée, obtuse: Bostryx {ì)\ large, allongée, tronquée, sub-arrondie au sommet : Ario- phanta retrorsa (sinistr.).

b) bicuspide ou bifide: pointes larges , sub-quadrangulaires : Or- thalicus (Bui.) gallina sultana^ plus ou moins cunéiformes: Camjptonyx , Planorbis.

e) tricuspide ou trifide: pointes mamelonnées, plus ou moins obtuses ou cunéiformes, la mediane ordiuairemeut plus élevée et robuste : Jrìoìi, Limax, Tcnnentia, Gceotis (2), Vitrina, Simpulopsis , Succitiea, Zonites, Ilelix (stricto sensu), Zua lubrica, etc. (3).

d) quadrifide: pointes arrondies, les deux médianes égales, les deux externes plus basses: Pellicula.

Dents latérales a) simples: fortes, un peu courbées, pointues , en forme d'ei'got : i?or«<s; médiocres, coniques, obtuses: Vaginulus , Philo- mycus; larges, sub-carrées: Bostryx.

h) bicuspides ou bifides: pointes sub-carrées, ou cunéiformes , sub-arrondies ou mamellonnées , etc. •, la dentelure interne est presque toujours

(1) BuUmus , (Bostryx) solutus , Troschel-in: Zeitschr. fur italakozool. , 1847.

(-2) Gwotis , Slìultleworlh Beitràge zur mheren Kenntniss der Land-und Siisswass. Moli, der Portorico; in: Miltlieil. Natarf. GescUsch. in Beni; marz, 1834. M.'' Fischer (in: Ad. Soc. Limi, de Bordeaux, lom. XX, juin, 1835) donne ce genre conime sy- iionyme de Peltella, Webb et Van Bcneden.

(3) Les pointes cu dentelares de chaque còle de la pointe centrale, chcz la Zita ìubrica et l'Hdix nautififormis sont très émousòées et rcduites presiiut à nóaiit.

il6 e. STA&ILE,

la plus longue: Vitrina , Simpulopsìs, Succinea , Zonites , Helix (stricto SGUsu) , Zua , BuUmus clnnamomeo-lineatus , Orthalìcus, Achalina fìdiea, Cawptonyx, Limna;a, etc.-, uue pointe arroadie et l'autre courbée eu forme de beo sur elle, et munie du coté interne de petites denticules: Bulimua lita\ dentelures cu pointes dgales, symétriques , obtuses: Tennentia\ ou sub-arron- dies: yJrloplianta retrorsa.

e) tri Fides ou tricuspides: Arion, Lìmax , Gccotis, Rumina (Bui.) decollata., Pianoro is , etc.",

d) q u a d r i fi d e s : Amiìhipeplea. /

Dents marginales a) simples: courtes, conlques, très petites: Vh'domycna: cunéifornies et pvcsqne droites.' Camptonyx-^ alloiigées, fortes , plus ou oioins subulées et rccoui-bces: Lìmax, Gceotis, Vltrbia, Zotiilcs.

li) bicuspides: dcntelure ou pointe interne longue, conique, uu pcu courbée; l'estéricure très petite, tuberculiforme: Planorbis carinatus ; pointes inégales, obtuses: /^sfj-?/a;; dentelures égales, symétriques, cbaque pointe elle mcme courtcment bifide: Ariopìianta retrorsa.

e) tricuspides ou trifides: Simpulopsìs ; les deux pointes plus courtes d'un seul coté (rexterne): Bui. cinnamomcodìneatus.

d) multicuspides: larges, termiuées à deutelures petites, uniformes : Amphipeplca.

Les denticules ou papiìles lingualcs chcz la Parmacella Deshayesii (1) sont réduites à de simples asperités ou denticulations aplaties , triangu- laircs. Le muscle semi-circulaire do la poche buccale n'est jamais en contact avcc les alimenta, et la plaque cornee ou linguale xV offre aucuue trace de vaisseaux, ni de nerfs. « Ce ne sont pas, observe M.^ Fischer, des organes de gustation, mais on peut les rapprocher des armures du palais de certains poissons ». Cette singulière organisation est elle caractéristique et commune à toutes les vraics Parmacelles (exclus.: Peltella et Parmarion)^ Chez les moUusques carnassiers, la dent ou papille centrale n'existe pas; leur membrane linguale est gamie d'une grande quantité de spinules visibles méme à l'oeil nu, fortes, allongccs, acérées, disposées cn series ou rangécs transversales et obliques formants un angle entrant mediane, mais désunies. Ces spinules sont coniques, légèrement courbées, à convexité dirigée eu dedans, terminées à crochet, et avec un renflement ou apophyse vers la moitié: Tcstacella, Gian- dina; ou bien cUes sont aigUes , lisses, non crodiucs, et avec leur partic infé- rieure renflée: Daudebardia.

Pour designer la dispositiou des dents ou papiìles lingualcs de chaquc rangée (2), il vient très à propos d'user la formule déjà cmployce pour repré-

(1) P. Fisrlicr Mrlangea 'le fonc!ii/lioi''gii:: in. Ad. Sor. linn. de Bordeaux, 1835.

(2) Clied, rx) nllfm.mrl.

UOLLt'SQUES TEKRESTRES , tTC 1 1 7

senter la deutition dc3 animaux vertébrés. Ainsi, p. ex., la notation 55. 1. 55 iudique une serie ou rangée de 55 dents ou papilles latéralcs de cliaque coté de une dent ou papille centrale. Cependant, comm'il devient utile de tenir compie quelquefois merae du nombre des séries ou rangées, ainsi peut servir la notation formulée de cette manière: " ','J' . Par cette notation j'aurai repré-

101/

sente le nombre (100) des rangccs dentales de la langue de la V'Urina pellu- cida, et le nombre des dents médianes ou ceutrales (jme) et latérales (37 et 37) de chaque serie ou rangée; en total 7,500 papilles! Le nombre des dents ou papilles linguales de chaque serie, de méme que le nombre des séries ou ran- gées est très variable, et non seulem.ent dans les divers genres, mais chez méme les différeutes espèces. En voici quelques exemples parmi les inoper-

cv\és (\): Sìicclnaa 'piitris —'-^^k^'-, Balia frarjilis ^^5^; Clausilia lami-

, 23. 1. 23 ^, . . 20.1.20 . . . . 33. i. SS j-,,.

naia ^^^ -, Claus. mgricans —^^ ; Arion emjpiricorum ~-^^-^ Heùix cingulata, Var. Luganensis , Schintz i et H. nisoria, Rossm. peu près) ^^W^i i7. tigrina, Jan, de 80 à90rangées d'environ 60 papilles grosses et assez saillantes; fl". asjjersa ^^7^^; H. caperata, Montagu (d'Angleterre)

---^^•, Hyal. (Zonites, part.) celiar ia ''' ^^\Hyal.nitidula "^^^^ i ^w*

,. , 27. 1. 21 ,

limus ooscurus tt-; , eie. 120 '

Quelques ohservations sur les Vi trin e s.

Nous avons déjà observé que les Vitrines possèdeut une màchoire lisse , arquée , et munie d'une forte saillie rostriforme sur le milieu du bord libre ou inférieur; et que leur langue est converte de nombreuses rangées de denticules ou papilles dont la centrale est bifide , les marginales subulées ou aculeifor- mes. Dans mes diverses excursions malacologlques j'ai preparé avec soin et conserve dans l'alcool affaibli quelques exemplaires adultes de cinq espèces de Vitrines que j'ai pu trouver vivantes: Vitr. brevis, Fer. -, Charpentieri, mihi {= n/raZ/s, Charp.)-, dlaphana, Drap.; major , Fér.; et pellucida, ìiluller. J'ai soumis quelques individus de ces Vitrines au scalpel de M.'^' Sordelli, et voici les resultats des nos observations : Les màchoires de la Vitrina Charpentieri, diaphana et pellucida présentent bien peu de difFérences; elles sont très arquées, larges, hautes, et un peu droites en dessus , ce qui leur donne un'apparence un peu sub-carrce. La màchoire de la V. major est un

(1) Thomson Villiam : RemarUs on the Dentition of Brilish Pulmonifera; in: Annals and Mag. of nal. hist., London, febr. 4851 =■ Saint-Simon: Miscellanées Malacol. , 2."" (Ifcnrle; Toulouse , 1830.

H8 e. STABILE,

peu moius grande, elle est arroudie supérieurement , et à extremitt^s plus at- tenuées, mais un peu obtuses. La màchoire de cea quatre espèces est munie d'une saillie rostriforme tiès forte, en forme de cóne renversé; un peu plus large, mais plus obtusc chez la V. Charpentlerl. La partie supérieure de la màchoire, appendice ou espèce de racine qui s'emplante daus les lèvres, est longue et très étroitc cLcz la F. major-, un peu plus haute chez la Charpen- tieri , dtroite et aussi longue que la màeboire chez la dìaphana , courte mais plus haute chez la pellucida. Mais la màchoire de la V. hrcvls, de meme que ses dents Hnguales , prcsentent des notables différences: la màchoire est très large, et peu haute, et la saillie rostriforme n'est représentde que par une simple avancement au milieu du bord infcrieur-, elle est large et très obtusc", l'ap- pendice, ou racine supérieure est arrondie, étroite et aussi longue que toute la màchoire.

Les dents Hnguales de la V. Charpentlerl , major, et pellucida ne sont guère différentes entr'elles, si ce n'est que chez la V. major elles sont un peu plus petites. Leur dent centrale est tricuspide, les dents latérales bicuspides, les marginales, ou spinules, sont hautes, aculeiformcs, un peu obliques et in- clint'es en dcdans. La pointe otì dcutelure mediane de la dent centrale, de niéme que la pointe interne , ou la plus grande, des dents latérales est très élevée (un peu moins chez la V. diaphana), mamelonnée, un peu enlargie au sommet et arrondie (1)-, le coté ou paroi interne des dents latérales est sensiblement sinué.

Chez la V. diaphana les pointes ou dentelures mineures de la dent centralo, sont presque réduites à néant, et n'y sont tracées, pour ainsi dire, que parla sinuosité qui est de chaque coté de la grande pointe mediane -, les denticules ou spinules marginales chez la V. dìaphana sont plus obliquement inclinées.

Quant à la V. brevis, ce n'est pas seulement la dent eentrale qui est tri- cuspide, mais un certain nombre aussi des dents latérales-, la dentelure ou pointe principale est très élcvée, mamelonnée, arrondie au sommet comma chez les autres espèces 5 mais les dentelures inférieures , sont tout à fait émoussées et arrondies de manière qu'on dirait que c'est une pointe solitaire qui s'élève du milieu d'une base largo et sub-arrondie; ccpendant chez les jeunes individus, et (ant plus chez le nouveau-nés, la dent centrale et plu- sieures des latérales sont distinctement tricuspides, à dentelure mediane plus élevée et peu obtuse-, celle-ci dans le dent centrale s'enlargic un peu an sommet, et est tcrminée en pointe qui paraìt triangulaire. Chez les adultes , après un certain nombre de dents obtusement tricuspides, celles-ci se changent ensuite en bicuspides, à peu près de la mème formo que ccllos de la V. dia-

(l) Toules les grandcs poinlrs, snit tie la dent centrale qui' des latérales eliez les Vitrines, sont surmonlées de cotte cspèee de appendicule coniqucobtus doiit nous avons déjà parie, et qui existe aussi chez les Umax, Zonifes, Zua, etc.

UOLI.USQtES TKRRESTRES , ETC. 11.9

phana, mais à poiute ou deuteluie externe plus dmoussdc, c'eet à dire rdduite à une élevation sub-arrondie , et à coté interne un peu sinué', bicntòt cettc élevation s'amoindrit elle aussi, la dentelure ou pointe principale s'amincit , la ainuosité interne devient plus sensible, et voilà Ics dents latérales change'es en pointes marginales, remarquables par leur forme, car elles ne sont pas ni hautea , ni aculeiformes ou subuliformes comme cliez lea autres Vi trinca et lea Zonitea, etc-, mais baases, larges, fortes, peu obliques et à sommet aasez obtus , OD les dirait un quid interuicdiaire entre lea dents et Ica apinules.

Loraque nona avons parie de la forme dea denta ou papillea linguales, noua avons fait remarquer que les moUusques pourvus de dents médiaues et latérales comme chez les phytivores , et de apinules marginales comme les carnasaiers qui se nourrissent de proie morte, appartiennent presque tousaux Oxygnatha. c'est à dire à ces mollusques dont la màchoire présente une sailHe rostriforme au milieu du bord libre. Or, d'après l'inspection des organes de la maatication de la V. brevis, il parait qu'il y ait aussi un certain rapport entre la forme des apinules marginales et la forme de la màchoire; c'est à dire que lorsque la saillie rostriforme de la màchoire est peu prouoncée et trèa obtuse , les dents ou spinules marginales sont elles aussi moins élevées, plus larges et plus ob- tuses, plus dentiformes que aculeiformes; le mollusque donc plus phytivore que carnassier.

Notes sur les genres Te nne n ti a , P a r mar i nn , II e l i e ari 0 n , et Camptonyx.

Les observations anatomiques sur les Mollusques du Piémout nous ont ne'- cessairement entrainés à parler ausai de pluaieures espèces et méme de quelques genrea exotiques ; quelquea-uns de ces genres, d'autaut plus interessants quant ils sont moins connus, méritent bien des notes illustrati ves. Quelques par- tisans trop zélés, peut-étre, d*e l'unite de composition , pourronl nous opposer un magistral: hic non est locus, et nousblàmer d'avoir trop hardiraent sauté des rives du Po et de la Trebbia à cellesdu Ganges, etc; ils ont quelques raisons, eux, de s'écrier, mais le monde savant, au contraire, convieudra avec nous que tonte occasion favorable est toujoura opportune pour publier dea faits intereaaants pour la scieuce.

Tennentia, Humbert Ce genre, d'après ce qu'en dit M.'' Fischer, (in: Journ. Condì. \ Paria, 1863) doit étre conaidéré comme un doublé emploi du genre Parmarion ; cependant M."" Humbert