FOR THE PEOPLE ' POR EDVCATION , FOR.SCIENCE LIBRARY OF THE AMERICAN MUSEtJM OF NATURAI HISTORY ■^^^. ^ /A ■■3} P S ATTI DELLA SOCIETÀ ITALIANA DI SCIENZE NATURALI VOLUME VII. Anno 1864 «on 6 Tavole litografiche MILANO COI TIPI DI GIUSEPPE BERNARDONI DI GIO. i 8 6 4. ìh ^:^ 1^ •s^^^^ r^^^^ i6i3/y uc^^tì- ATTI DELLA SOCIETÀ ITALIANA DI SCIENZE NATURALI VOLUME VIL Anno 1 864 MILANO TIPOGRAFIA DI GIUSEPPE BERNARDOMl 1864. IL PRESENTE VOLUME CONTIENE: Stabile^ Mollusques terrestres vivants du Piémont. Steobel e PiGOiaNi, Le Terremare e le Palafitte del Par- mense. Riunione straordinaria a Biella. MOLLUSQUES TERRESTRES VIVANTS DU PIÉMONT PAR l'aBBÉ JOSEPH STABILE AVEC DEUX PLANCHES (Seduta del 31 gonnajo 1864.) A LA MÉMOIRE DU SAVANT ILLUSTRATEUR DE LA CONCHYLIOLOGIE VIVANTE ET FOSSILE ET DE LA MALACOSTATIQUE LE DOCTEUR J-P-SYLVESTRE DE GRATELOUP NÉ À DAX LE 31 DE GEMERE 1782 DECEDÈ À BORDEAUX LE 24 AOUT 1801. « lina Ialina dei Molluschi Tivfnti del l'ie^noalc sarebL» di sommo interesse, perchè, essendo questo posto (ra la Francia e il Lombardo-Veneto, essa dovrebbe pre- sentarci l'anello di congiunzione tra la fauna occideo- tale dell' Europa e quella del mezzodì della sua parte centrale » . J'. SiiiuoEr. , Sui Mulliischi vhculi del lembo (ìficuialc ilei Piemonte, (l'avia , 1833.) La Malacologie (erpeslre el fluvialile du Piéinont a élé , jusqu'ici , presque lout à fail negligéel C'est M/ Pellegrino Slrobel (1) qui nous a donne les prémières observations sur la faune inalacologique de ce pays. Utilisant ses découvertes el les données d'aulres concliyliolo- gisles ses arais(raoi, Villa, Marani , Piada, eie), sous le titre : Mol-< lusclii viventi del lembo orientale del Piemonte, dalla Tace alla Trebbia {2) , Mj Sd-obel a publié un cataloguo de bien 64 espèces de mollusques lerreslres, el 38 fluvialiles du Piéniont orientai, c'est à dire de celle parile du Piémonl qui est coniprise enire la Toce et la Trebbia , la Sesia el le Tessin et la porlion de la vallèe du Pò à la droile de la Bórniida. Suivent ce catalogne quelqucs interessants chapilres dans lesquels l'auleur s'élève à diverses considéralions niala- cologiques et nialacoslaliques; le dernier niol de Al/ Slrobel est l'ex- pression d'un voeu que d'autres malacolorjistcs viennent atigmenter ces faitSj et apporter une pierre de plus au grand èdifice d'une mala- cologie ilalienne. J'ai considerò coninie dirigés à nioi plus parlicu- lièreiuenl ces eneouragements, et après avoir visite plusieurs fois [K] Profes-seur il'liist. natur. à rUiiiversilé de Parme. [^i] In: Giornale di Maìacologia , par P. Strobe! ; l'avi*'. 1833. g e. STAISILE, tlivers points de la Suissc el de la Lombardie avcc le cantoii dii Tessili (1), une parlie de la Savoie et le dcparlement francais des Hautes-Alpes, pour l'elude et la comparaison des faunes nialaco- logiques , j'ai cnlrepris enfin d'explorer le Piéniont. Inutil de dire que j'entends pour Piémont le pays compris entre la Toee , le Tessin ci la Trebbia, les Alpes (du col du Siiiiplon au col de Tenda) et l'Apennin boréal. Corame l' on voil par le litro mòme de son ouvrage , le lableati de M." Strobcl ne comprcnd (pie un petit coin (lo nord) de la faune montagneuse et alpine; j'ai donc choisi de prclórence à explorer la rcgion occidentale et plus particulièremenl Ics régions élevées, quoìque je n'aie nullemenl negligé ni les coUines ni la plaine. Le Simplon et la vallee de la Toce jusqu'à l'extrémité meridionale du lac Majeur, les vorsants orientai et meridional du Monte-Rosa, les vallées de la Doire-Bàllea, de la Stura de Lanzo et ses cmbranche- menls, la grande vallèe de la Doircliipaire avec les endroils reculés du Monte-Thabor. la a alice du Pèllice et l'haute vallee du Pò jusqu'au col des Traverscttcs (^tiOO""), eie. eie., ces soni les points que j'ai visilés et explorés avec la plus grande attention. Tàcherude, travail assez difficile, mais je snis bien heureux de pouvoir ajouter à la liste des mollusquesi tcrrcstres donneo par .M/ Strobel , fi 2 autres espèces, doni quelques unes nouvelles (2), plusieurs rares ou non vulgaires, et de toules les 106 espèces teirestres enlin indiquer un bon norabre de localitós, et presenter bien des fails inleressants à l'appui des études malacostatiques ! Ainsi , par ex., V Helix ciliata depuis l'haute vallèe du Tessin ou Val-Lepontina, son limite nord^ dcscend juscpi'à la vallèe de la Doire- liipaire (Oulx, eie.) à Vùoest, et à la Trebbia (Zavatarello,-iMontalto) (1) Voir ma: Vanna Elvetica: Conchiglie terr. e fluv. del Lugamse; Lugano 1845-46. et mon : Praspello sistein. slutist. Moli. viv. nel territorio di Lugano; in: Alti Soc. rial, di Se. nat. Milano; voi. 1.», Liiplio 1859. Voycz aussi mcs memoircs I, ci 11: Sui Fossili del terreno triassico nei dintorni del lago di Lugano in: Actes; Soc. Helvét. Se. nat., S. Gali. 1854; ci HAle 1856. — n Fossilcs des environs du lac de Lugano; in: Ad. Soc. Ikhcl. Se. nat.: I.upano, 18C0 (2) Coquilles nouvelles, ou peu connucs : par l'alih*' .Io?. Slnliile: In: lìévue et Mag. de y.ooì. |i;ir r,nIOI.l.L'SQl'ES TERUtSTKKS, ETC. Ìl Des mollusques terrcstrcs vivanls dans la réijion cispadane ilii iMé- inont, huit manquenl à la Lombardie: P Urina major '^ Helix gla- cialis; Claiis. diodonj alpina^ P^erbanensis ^ et nicfricans-. Pupa avenacea (i), et Mortilleti', mais en revanche la Lombardie possiede un ben nombre d'espèces et variélés, presque toules exclusives: Zonites gemonensis , Fér. (sp.); Helix Presili, F. Schmidt, var. Lu- fjanensis , ScHl^Tz; Hel. nisoria, Rossm.; Hel. colubrina, .Iam : H. frigida^ et tigrina hy; Clausilia comensis,Sii{nTLii\\o\\Tn: Balsamoi, Strobel; clavata, Rossm. [lamellosa. Villa; non Wagner): Lcucensis , Villa; Strobeli , Porro {Stabilei, Charpentier); Prilla, Megerle von Muhlfeldt; non alioruin ( Vrof/(e/?/ana, Charp.); brembina, Strobel; exoptata. Ad. Schmidt; Pomalias Porroi , Strobel; maculatus^ Drap., var. fenice .^ Spinelli. Le Zonites Leopoldianus ^ Charpent, (sp.) de la région transpadane, aiirail é(é troiivé aussi à l'extrémité orientale de la Lombardie en Val-Trompia (Spinelli (2)) quoique en exemplaires plus petits, et YHel. conspurcata^ Drap, sur les coUines de Brescia, (Spin.). La Claus. dìodon, Thomasiana et alpina, et la Pupa Mortilleti man- quent aussi à la Savoie, mais cette région a quelques espèces ses pro- pres: Helix alpina, Faure-Biguet^ et var. Fontenillii^ Michauo; Po- matias carthusianus , Dupuy {apriciis, Mousson). Une espèce alpine qui pas encore , jusquici , s'est présenlée en Piéraont, est VHel. personata^ Lasik. ; et cependanl elle liabite, non seulement les versants nord et ovest de tout la ebaine alpine, mais (quoique à la vcrité assez rare) aussi les méridionales vallées Maggia et Lepontina (Canton suisse du Tessin) (3). Le group des Campylées à test calcaire n'est rcprésenlé en Piémont que par une unique espèce {Hel. glacialis)., consequence naturelle du peu d'abondance de cal- caire sur presque tonte la ligne des Alpes, tandis qu'il abonde dans (1) 11 parali que la F. avenacea, Brug. (avena, Drap.) n'e.viste pas en Lombardie, où cotte espèce est rémplacée par plusieures formes de la P. megacheilos , Jan. — M.*" Strobel (Essai d'une distribuì, eie. Moli. Lomb.) ne Cile la P. aven. que du Tyrol italien. (2) Spinelli G. B. Calai. Moli, della prov. Bresciana; li. ediz., pag. d3, 1856. (3) 11 est bien possible que cette espèce puisse encore ètre trouvée à l'extrcmiln su- périéure de la vallèe de la Toce (Val-Formazza;. il e. STAnil.K, Ics Pre-Alpes. I.a Pupa nmltidcntata , Oi.ivi {variabilis. Drap.) paniit nianqucr au Piémonl, ol y osi rémplacéc par la jolie P. Mortilleti. Mais ce qui est bien frappani, c'est la non présence du gerire Po- matias que, ni moi dans nies diverses excurslons, ni d'aulrcs con- chyliologistes (Slrobel, Villa, Molla, Morlillet, Prada) nous n'y avons pas cncore rencontrè. Le Cyclost. elegans, assez coiinnnn en tonte la Lombardie (jusqu'à rexlrémité inférieiire du lac de Lugano) nianque à presque tonte la région Cispadane, tandis qu'il est très abondant dans la Transpadane (l). Ces soni dcs t'aits qui démandent d'èire pris en consideration. Chez les nioUusques terrestres, ces petits et cependant pas moins nierveilleux èlres de la nature, doni le dévéloppement , la vie, les nia'urs soni inliniéuicnt liés aux (.'onditions physicjues du sol et nie- léorologiques, condilions sujetfes à des varialions, si non à des alté- rations importantes, surtout dans les régions élevées; chez les raol- lusques terrestres l'epoque de l'apparition, leur multiplication, leur dispersion, leur habitat présente aussi des irrégularités frappantes, et niéme des anomalies, si cependant l'on peut ainsi appeler certaines lois économiques de la nature, lesquelles nous ne somnies pas encore arrivés à coniprendre et que, je ne sais pas si plus superbes ou plus ìgnorants, nous gratifions du noni de désordre; lois qui n'ont jamais cesse d'ètre reglées par la très-haule sagesse du premier Jìal qui a tire du caos l'Univers! De nouvelles exploratìons, donc, aux divers poinls des Alpcs, et plus particulièrenient aux versants orientai dcs alpes Cottiennes, et boréal des alpes Maritimes et de TApennin, pour- ront bien augmenler, peut-cfre, la liste des Mollusques terrestres du Piémont, et mènic y en ajouter quelque espèce nouvelle pour la faune d'Europe, et enrichir par d'utiles connaissances la malacostatique. Je n'ai pas negligé de faire appel à tous les naturalistes qui, directe- ment ou indircctoment, pouvaieni me donner des renseignements op- portuns, et tous m'ont prete un bienvcillant coneours par des inté- ressantes Communications; je citerai, enlre autres, MM." le prof.' Slro- (l) (Jii ;i iimlilomcnt ossavi' de faire acclimater à l'avio le Cycl. eie fjans. Ses dò- pouilles ne sont pas r.ircs rlans les alluvions du Tessin, cliarit-cs par Ics cauv'lRezia Aman/io : Gasteropodi terv. r. fluv. di Faina: 18'f8). MOLLLSQUF.S TERRESTRF.S , ETC. 15 bel, le chev. Gabriel de Morlillel, le conile Charles Mella de Ver- celli, les frères Ani. et .I-B. Villa, le prof/ Bellardi eie.; je prie done lous ces Messieurs de recevoir ici Ics sincères reuiercìnienls que je dois à lenr obligeanle bonié. En(in un luol de gralitiide à mon cher frère Philippe-Marie enlomologiste et ornilologisle, el à notre ben ami Antoine Grossi, qui m'ont souvent aidé à la recherche des petits niollusques dans les alenlours du lac Majeur. Je sens la nécessité de donner quelques explications sur la dispo- silion que j'ai adoplée dans cel ouvrage: et d'abord, pour ce qui concerne la dislribution zoologico-systénialique des espèces, je les ai rangées et groupées suivant leurs affinilés analomiques; quant à la détermination et à la synonyniie, je crois d'avoir traile ce sujet avec la plus sérieuse allenlion. Sur le rapport de la dislribution géografiqne j'ai suivi les divisions qui m'étaient indiquées et Iracées par la nature uième. La faune malacologique d'un pays assez éléndu en longueur tei que le Piémont (i), doit nécessairement ressentir l'influence exercée par le deux opposés poinfs nord et sud; nous avons déjà fall observer que la grande rivière du Pò marque une ligne de séparation entre deux faunes , l'une septentrionale , meridionale l'autre ; j'ai donc divise la faune malacologique piémontaise en cispa- dane et transpadane. Mais ce n'est pas tout : la faune des vallées et celle de la plaine, soni {sauf quelques exceptions) netteuient distinc- tes; si telles ou telles autres espèces planicoles s'elèvent dans les régions élevées, il n'arrive si non exceplionellenient, que quelque espèce inonticole franchisse la limite inférieure de la vallèe pour s'établìr dans la plaine; quoi qu'il en soit, quelques exceptions ne délruisent pas les lois générales. Une division donc en faune des vallées et faune de la plaine élait diclée par le simple raisonnement. La grande plaine du Pò (laquelle, pour les motifs que nous avons déjàéxposés, il faut aussi diviser en cisparfane et traspadane)^ s'élève plus ou moins brusquement en deux sens, c'est à dire de est à ovest en mème temps que à nord et à sud; le plus bas point de son indi- li) Le PiiJmont géographique a une longueur de 270 cliiluni. (rie la source de la Tocc jusqu'àu Gol de Tenda) ; el une largeur de 212 cliilom. fdu Moute-Tliabor à la Trebbia). \l{ (;. STABILE, iialion est ù /»l"' (à rcmlxiucliure ile la Trebbia dans le Pò). A partir ile ce poiut la plaiiic cispadane s'élève, par le Tessili, jiisqu'à 200'" (lai- iMajeiir): par la Sèsia, de OB"" (einbouchure dans le Pò), à 250'" (pres (ìattinàra): par la Doiro-fiàltea, de U7'" à 240™ (inférieurement à Ivrea); par l'Orco, de i23'>'a 400 (à Uivarolo); par la Stura de !.anzo, de 138™ à 4K0'" (entre Cirio el Lanzo); par la Doire-Ripaire, de IS?"" à 330"' (Uivoli, ete.): parie Pòllice, de 1K8™ à 370™ (un pcu au dessus de Pincrolo). La plaine transpadane s'élève de ^l'" jusqu'à 250"" (région padane propreincnt dite, de la Trebbia à Saluzzo); el par la Maira, jusqu'à 600"' (près Drenerò); par la Stura de Cuneo, jusqua'à 450'" (Cuneo); par le Tànaro, de 82'" à 500'" (Mondovi). Les collines de l'Aslésan soni comprises, mènie pour la faune nialacolo- gique, dans la plaine padane. Mais du cóle de l'Apennin, la plaine transpadane n'esl d'une quelque éléndue que entre la Bòriiiida et la Scrivia, jusqu'aux coteaux du Tortonois et à ceux qui forinenl les courlcs ci petites vallées subapennines siluées entre la Scrivia et la Trebbia. Je ne.ferai pas ici l'énuméralion des ouvrages que j'ai consultés sur l'anatomie, la comparalion des espèces, la discussion de la syno- nymie, eie; je citerai seulement ceux qui ont quelques rapports avec la inalacologie el la malacoslatique du Piémont, Après de fatigantes el pénibles excursions, el de longs et sérieux études, qu'il me soil permis d'espérer que mon Iravail sera favora- blement accueilli panni les savants culteurs de la malacologie. Milan. Mars 1804. Abbé JosiìPH Stabili: MOLI.USyi'KS TEKUKSrKtS, ETC 1» OUVRAGi:S CONSULTES QUI ONT DES RAPP0RTS AVEC LA FAUNE MALACOLOGIQUE DU PJÉMONT a), pour la Malacolocjie Charpbntier (Jean de). — Catalogne tles iMollusques terreslres et lluvìatiles de la Suisse. Neuchàtel, 1857; avec 1 planclies. Moquh-Tamdojì (Alfred). — Histoire naliirelle des Mollusqiies terr. et fluv. de France. Paris, 1855 ; avec 5ft planclies. iMouTiLLET (Gabriel), et Duno.nt (Francois). — Hist. des .MolUisques terr. et d'eau douce, vivants el fossiles de la Savoie et dn bassin du Léman; in: Bulletin Soc. hist. natur. de Savoie; 1852-55-54 MoRTiLLET (Gabriel), et Dumojst (Francois). — Catalogne crilique et malacostalique des MoUusques terr. et d'eau douce de la Savoie et da bassin du Léman; in: Bulletin de Vlnstitul Ge/ierois. Genève, 1857. MoRTiLLET (Gabriel). — Annexion à la Fanne iiialacologiqne de Fran- co; in: Révue Savoisienne. Annecy; février, 4 861. iVloRTn,LET (Gabriel). — Elude sur les Zonites de l'Italie septentrio- nale; in: y4tH della Soc. Ilat. di Se. nat.^ Voi. IV; Milano, novem- bre, 1862. Spinelli (Gio. Ball.). — Catalogo dei Molluschi terrestri e fluviali della provincia Bresciana. Brescia; 1851, con una tavola. Spinelli (Gio. Batt.), — Catalogo, etc. 2." edizione corretta ed ac- cresciuta. Verona, 1856, con una tavola. Stabile (abate Giuseppe). — Prospetto stsfematico-stalistico dei Molluschi terrestri e fluviali viventi nei territorio di Lugano (Sviz- zera italiana); in: Atti della Società Geologica ital. . voi. ì." fase. Ili; Milano; luglio, 1859. ;G C. STABILI:^ MOLLlSQttS, ElC. SiAuiLE (alibó J()Sf|)li). — Deseriplioii de qiielciiies coquillcs nouvellos ou peli conmies; in: Jiévue et 3Iagas. de Zoo/o(/ (Mella) — Lorael- lina (Slrobel); plaine du Po (sud): Saluzzo, 360™ (Mortillet). V. T. — Val Coppa: Borgopariolo (Strobel). /5) Riifcsccns, Moquin-Tandon : — Moli, de France , 1855 ; pa;g. :29. • Rufeseens , carina et rugis rubris - Slrobel : {Moli, del levibo or. del Piemonle, etc). R. P. — Guasta , Loiuellina (l*iada). »IOI.Lt'SQllKS TEnKESTRES, ETC. 21 6. liiiiiax cÌnci'eo-iiis;ei*. Umax cinereonìger , Volt — in; Slurm: Deulschl. I<'auna\ Wilrmer , ì. fase. 1803. — anliquorum, Var. a, Férussac — /Jist. Moli. 1819; pi. IV, lìg. 1. — carulans , M. Rielz (fide Slrobel] — E. A. Rielz: Land und Siissw. Moli. Sie- benburgen; 1860. — Voir pour ranalomic: Adolphc Sclimidt -- GeschlechU- apparai der Stylommatophoren , 1855; pi. Xlll, fig. 100. L. magnuSj cor por e rugoso ^ rugis longitiidinalibus distinctis; supra plus minusve nigricanti-fusco , scepius longitudinaliter qua- dri fasciato , laterifms pallidioribus ; solea sub-albida , interdum ni- grò limbata ; clypeo mediocri, postice obtuse angulato^ nigricanti j carina albescenti^ distìncta^ veluti crispata^ dimidiam dorsi longi- tudinem sub-cequante. Animai grand, tle la taille du L. maximus^ oblong, subcylindri- que, assez épais, faiblement tronqué et nn peu rétréci antériéure- nient, diniìnuant insensiblement et poinlii en arrière. Corps noiràtre ou brun-noir, sur le dos, plus clair sur les flancs, souvent avec quafre bandes longiludinales noiràlres ou brun-foncé; couvert de rides ion- gitudinales doni les intervalies ou rugosités soni saillantes, Irès-fortes et allongées. Con, ainsi que la lète, les peduncules oculigères et les tentacules, brunàlres; le premier est verruqueux, et marqué de deux sillons longitudinaux. Cuirasse mediocre, terminée oblusement en av- rière, noiràtre ou brune-pale, souvent avec des taches brimes sur un fond blanchàtrc vers les bords laléraux. Pied non frange, à cólés étroits. Carène d'un blanc-jaunàire, coinme crénelée, saillante vers la partie postérieure et s'avancant jusqu'à la inoilié du dos. Sole blanc-jaunàtre, quelquefois bordée longiludinalement d'une large bande noiràtre. Limacelle mincc, fragile, aplalie, à peine convèxe. Long. 10-17 cenJimètres; Larg. lB-20 miiliuj. 24 G. STABILE, VaR. I. Allllpcs ^olca unicuhire, albido-lutea, pcdis margine edlenio nigri- cmtli , vcl non. (L. linealus, var. albipcs, Dumoiit ci Mortillet: Hist. Mail, kn: et (Verni douce riv. ri foxs. de ìa Savoie et dn bassin dn Lvman , 1852). u.) Pallide luleus , confuse qnadrifascinlus , fuscomactdulus ; clypeo , dorsoque , medio valde fuscalis , haud raro nigricautibas. /8) Pallide luteus , Interibm fusco-vinculalus , mncidis ad marginem elypei fasctis duabus linearibus subparalelis ell'ormantUnis : clypeo autem , supra , valde fusca- to ; postice, in area lutea, mnc\da quadrangnìari biunnea ornato; dorso distincte qiuidrifasciato , fasciis mediis angmlis , exlcriorihns latis. y) Unicolor , nigricanti-fuscns; antice {sub clypeo) albido-lnlescens, clypiique latcribun exlernis pallidis , vix lutco-macidatis. Var. il I%lgri|»C9 — Solea late nigro-marginala [Liniax (Arioii) lineatns, Pu- mont — Bullet. Soc. Hist. vat. de Savoje ; 1849). S) Niger; carina nigra , breviori ; sub clypeo albido-lutescens ; clypeo mgro , vix ad marginem externum punetis pallidis sparso [L. alerl Razoumowsky — Hist. nat. du Jorat , ole. 1789). V. C. — V. (le la Doire Uiparia: Monl-Cenis, 2000"' (Slrobel) - Var? I. (a) — V. Anzasca enlre Calasca et Peslarcna, 1000°° (Prada) - Var. I, et II. (f^) R. P. — Haiile vallèe du Po: Calcinerò, 700"' (Stabile) - Var. I, a. ' Trois excmplaires pou variés l'un de l'autre, si non par la couleur plus Oli ntoins brunàire ou brun-noirùtre. Long. 16-17 centini. Sous les grosses pierres (cristallincs) dans un pelit vallon onibragé et frais. Mucus épais, un peu vitreux. — Au dessus de Crisolo (l'tOO"^') j'ai trouvé la Var. Il, 5. Un seul individu, long seuleiuent de 8 cent, larg. 10 milliin. (jeune?). Je le rapporto provvisoirement à la Far. Il du L. cinereo-nigcr j mais la carène assez courte (tandis quo niéme dans les jeunes individus du L. cinerco-niger la carène monte jusqu'à la moilié du dos) serait suffisant pour l'en scparer, de raème quo son (a) Litnax ccnrulans , Bielz (Slrobel). (b) L. cinereva. Muli.; VAn: solca nigro-limbnla : rei cinerea, nigro -mandata (.Slrobel). MOLLUSQUES TERRE5TRES , ETC. 23 corps qui est, propoitionellement, plus gròle. - Plaine (sud) du Po: Cicognola , Slradella (Strobel). V. T. — Vallèe du Gesso: Col de Tenda, 4 870™ (Mortillel) - Var. I, p. et y. Obs. M/ de Mortillet dit que la Vau. albipes est tròs rare dans les montagnes et aux environs de Bonneville; mais iM/ Brot de Genève assure qu'elle est couuiiune à VélrazMonthoux; loules deux les lo- ealités citées apparliènnent au bassin de Bonneville, Vallèe de l'Ar- ve, en Savoje. M/ de Mortillet, qui a traverse plusieures fois le Col de Tenda, jusqu'ici n'a pas encore renconlré sur le versant nord, la varieté à sole bordée de noir. Familia: he lice a. Gen. YITRINA. {VHrina, Drapaniaud — Tabi. Moli., 1801.) Sect. S E Si I L 1 il A X. (a) (Semilimax , Stabile — Descript. Coq. nonvelles , on pcu connues , in: Réime et Mag. Zool. par Gmirin ; Aoùl, 4859.) * l^i trina «liiiplflantt. Vitrina diaphana. Drap. — Hist. Moli. 1805; pi. Vili, fig. 38-39. HeUcolimax vitrea, Férussac — Tabi. Moli. 1822; et Hisl. Moli. pi. IX, fig. 4; Moquln- Tandon — Moli, de France , 1835, png. 46-47 (animai). V. e. — V. de la Toce: Hospice du Simplon, 2020'» (Slabile) - V. de la Doire Bàltea: l'Allée-blanche, versant italien du Moni Blanc, 2000"^ (Duniont); Courmayeur, 1218'» (Bellardi). Plus vers le nord (Alpes Suisses) cetle espèce descende jusqu'à 960*» (Val-Lepon- tina, versant italien); et mème dessous de 900"» (versant nord, ou Suisse). (a) .\ninnal ne, pouvant jamais s'enfermor eniièiemciil dans sa coquille. Épipliragme nul. 2% G. STABILE, Z. Citrina Charpentieri. Vitrina glacialis?, Forbcs — Jard. ann. , 1837. — — , Charpfinlier — (olimj , in specim. — uivalii , Cliarp. — (postca) , in specim. — — _ _ in: Dumonl et Muiliilel: Hist. Moli. Savoje; in: BuUet. Soc. hist. nat. Savoje; 1852-53. — glacialis , et nivalis , plerumq. auct. Vitrina Charpentieri , Stallile — Descript. Coq. nouvell. ou peu connues, in ; Révue, et Mag. Zool. par Guérin N. 7, 1859 ; figur. • V. e. — Vallèe de la Toce: Hosp. du Simplon, 2050" (Slabile)- V. de la Doire Bàllea: Petit Saint-Bernard, 2000"" (Fr. Dumoiit) - V. de la Stura de Lanzo, 1900™ (Stabile). Dans tous ces localités: sous Ics pierres erystallines et préferablement près des ruisseaux alpins. Gomme je \iens de dire dans mon meraoire {JDescr. Coq. nouv. ete.) c'est pour traneher toute question, que j'ai rais de coté les noms de nivalis et glacialis., et j'ai noramé cetle jolie espèee du noni de l'il- lustre de Charpentier, qui l'a trouvée pour la première fois sur les Alpes de Box dans le Canton de Vaud. Sect. P H E M A C O li I il A X. (a) (Phenaeolimax , Stabile — Coq. nouv. etc. , in; Revue de Guérin. /. cit. , 1859.) 3. Witriiia major. Uelicolimax major, Férussac pére — Essai mùlhod. conch. , 1807. Vitrina pellucida, Draparnaud — Tabi. Moli, 1801; et fìist. Moli. 1805^ pi. VII?, fìg. 34-37, (non Vitr. pellucida , Mùllei). — Drapanialdi , Cuvier (b) — Rcgne animai; 1817. II, noie ; Moquin-Tand. — Moli. de Frame 1855; pap:. 49, pi. VI, Hg. 14-32 (Anatom.). V. e. — Vallées du Cervo et de l'Elvo: Sanctuaire de N. D. d'O- ropa, 1250"* (Cesali); - Val de Lanzo: un beure au-dessus de Lanzo (a) .\nimal pouvant s'enfcrmer cnticrcmcnl d.ins sa coquille. Épìpliragme viireux. (6) Nonne rrrtins Prnpnry>midi . a Draparnaud! MOLLUSQUES TERRESTUES, ETC. 2B jusqu'au pian de la Mussa, KB0-1B50"', sous les pierres cryslallines, près les ruisseaux (Stabile) - V. de la Doire Riparia: alpes au-dessiis du village de Rochemolles au Monte-Thabor, lOOO"" (Slabile). Obs. Dans les régions inférieures des vallées, les cxemplaires sont petits, mais dans les régions elévées ils atleignent loul leur dé- vcloppenient (Long. 7 millim.). Je ferai mème observer que les in- dividus que j'ai trouvé dans les localités ci-dessus nonimées , ont tous le test, en dessus, un peu deprime; tandis que les qnelques échantil- lons provenant de Montpellier et de l'Aube, que je dois à l'obligeance de MM." de Charpentier et de Saint-Simon, sont un peu plus convèxes. 4. Citrina pellucida. (^) Yitrina pellucida , Miiller — Verm. hist. li, 1774 (non Y. pellucida , Drap.). ffelix limacoides , Alien — System, abhandl. , Ì8i2; pag. 85, pi. XI, flg. 20. Yitr. subglobosa, Michaud — Complémcnt à Drap.; 1831, pi. 15, fig. 18-20. V. C. — Val-Anzasca (Monte Rosa): Alpe du Filar, près du gla- cìer 1700-1900'° (Stabile), - V. de la Toce : Hospit;e du Simplon, 201 b"" (Stabile) - V. de la Stura de Lanzo, 1 800-1900°» (Stabile). Dans toutes ces localités: sous les pierres crystallines près des ruisseaux, avec le Zonites fulvus, la Pupa triplicata, la Claus. alpina^ etc. - V. de la Doire Riparia: plain du Mont Cenis, 1915 (Mortillet, Strobel). R. P. — Haute vallèe du Po: alpes de Crisolo, leoO^J (Stabile); plaine du Po (nord): rives boisées du Tessin, 60-100™ (Strobel); plaine (sud): Valmadonna près Alexandrie, 80-1 00"° (Strobel). V. T. — Apennins (Strobel). Obs. C'est la seule espèce de f^itrina qui des régions les plus elevées (2100°^), déscend à la plaine (100"°). Épiphragme vitreux, quelquefois irisé, proportionellement assez solide, très adhérent. (5) Voyez à la fin du livre. 26 e. STABILE, 5. Witriiia aiiiiiilarì». Vitrinn aiinuldris , Vcik^Iz — in Slurler: Kurz. Verzeiclm. etc. 1820. IlelicuUmax aniiularis , Fórussac — Uist. Moli., pi. IX, fig. 7. V. C. — V. de la Toce, au-dessus de rbóspice du Simplon, 2100™ ; sous Ics pierres crystallines près des ruisseaux et parmi les herbes et Ics gazons (Slabile) - V. de la Stura de Lanzo: au-dessus de Balme, 2000"" (Stabile). R. P. — Haute vallee du Po: pàlurages alpins au-dessus de Cri- solo, sous les grosses pierres crystallines, 1600-1800'" (Stabile) - As- se/ rare parloul. Gen. SUCCINEA. [Succinca , DraparnaiKf — Tableau des Molliisques ; 1801). "^ 1. !iiiieciiiea |fiiti*is. Jlelix putris , Linné — System. Natura; : — Kdit. X, 1758; pa^. 774. Succinea ampìnbia, liraii. — Tabi. Moli. 1801. R. P. — Plaine du Po, rives du Tessi n , prairies et lieux niaró- cageux (Strobcl, etc). V. T. — V. de la Trebbia : Bobbio , (Strobcl). 2. S»iieciiica PfeifTcri. Succinea Pfeifferi , Ro.ssm;isslcr — Iconog. d. Land-und Suasw. Moli., 1; 1835. «) lUcdioInncilMis* Villa — Catal. Moli. Lovibard. 184;; — .Stabile: Prosp. Siakm. Slalist. Moli, di Lugano; 1859, pag. 17. R. P. — Plaine du Po (nord): Vercelli, IBO"» (Mclla); (sud): Asti, 13ft'°(Mella). SIOLLUSQUES TERKESTUES , ETC. 27 /5) lloi*tilleti , niihi - (De la nit-me taille [a), el forme de la S. mcdioluneusis ; elle en diiTiMO cependaiH par la spire (jui , chez Ics iiuiividus adulles, est un peu plus raccourcie, ce qui rerid l'ouverture plus courlemcnl ovale, se rapprochant quelquo peu de celle de la Sncc. oblouga. Nolre S'. Mor- lillcti a l'ouverture plus perpendiculaire à l'axe que chez la S. medio- lanensis). V. e. — Moni Cenis, 1900'"; sur Ics plantes aqualiques doni la base se Irouve aii borei dii lac (Morti Ilei). 3. Siicciiiea oehracea. Snccinca ochracca , De Betta — Malacol. della Valle di Non,, 1852; pi. ì , fìp;. 1. V. G. — Siniplon (Strobel). * 4L. !Siieeinea olilonga. Succinea oblonga, Draparnaud — Tabi. Moli. 1801 ; et Hist. Moli. 1805, pi. Ili, fig. 24-25. R. P. — Rives du Tessi n (Slrobel). S) Uroncti , Dumont el Mortillet — Catal. crit. et nialacostal. Moli. Savoje , etc. ; in: Bullet. Institut. Naiion. Génévois , 1857, pag. 26. (Un peu plus grande que Voblonga et Varenaria, elle s'en dislingue parsa spire plus obtuse et plus ventrue que la première; plus allongéc et plus oblique que la seconde; l'ouverture s'ouvre plus en deliors de l'axe. V. e. — V. de la Doire Riparia: Mont-Cenis . au bord du lac, 1910™ (Morlillel). V) huiuilis, Drouel — iCoquille assez petite, ouverture plus arrondie; inlerme- diaire cnlre Vnblonga et Vareììaria . mais plus rapproclu'e de celle der- niére). V. T. — Vallèe de Varaila : Brossasco, eOO"» (Mortillet). a) Hauteur 9 à 11 ; Diam. 4 '/a ^ 5 '/^ millim. ^8 •:. STAIIII.E, 5. elicci iica arenaria. Siufiiien nrenaria, nouchard-riianlereaux — Moli, du Fus-de-Calais , 483ì<; Moquiii Tandon - Hist. vai. Moli, de Frante, 1855; pag. 62, pi. VII, lìg. 34-36. V. G. — V. de la Stura de Lanzo : les alentours de Lanzo, jusqu'à Ceres, 460-700"' (Slabile). Bare! R. P. — Plaine du Po (nord): Vercelli, rives de la Sèsia, 180'" (Mella). V. T. — V. de Varaita: Brossasco et autres endroits, GOO"" (iVIor- tillel) - Val Scrivia: Serra valle près Novi (Mella). Gen. HYALINA. («) {ìlyalina, dray — in Ttirton : ShelU. Brit. \ 1840, png. 168.) {Zoniles (partim), Moi]Uin-Taniioii — Hisl. Moli. France, 185u.j Sect. € O UlI li U S. {Couulus , Moquin-Tandon — in Mcm. Acud. de Toìdonse . 1848: IV. paR. 374.) * 1. Hy ali Ria fulva. Helix fulva, Miiller - Verm. Hist. Il, 1774 ; Drap. — llist. Moli. 1803 pi. VII, fig. 12-13. V. C. — Vallèe de la Toce: Siniplon, 2020™, sous les pierres cntassées, avec les Fitrincs (Stabile) - V. de la Doire Baltea: col- lines de Viverone, 350™ (Mella) - V. de la Stura de Lanzo: alpe de la Mussa, lBOO-1700"'; sous les pierres (crystallines) près les ruisseaux, avec la Fitr. major ^ V Helix (jlacialis , le Bui. quadridens , eie. (Stabile) - V. de la Doire Biparia: Mont-Cenis, près du lac, 1918°' (Morlillel); Monte Thabor, au-dessus de Bochemolles, 1800-1700'" (Stabile). R. P. — Haute vallèe du Po: audessus de Crisolo (pied du Monte Viso) 1800-1 800™, sous les pierres crystaUincs (Stabile) - Plaine du (ó) Vdvcz a la (In du iivrc. MOLLUSQUES TERRE9TRES, ETC. 29 Po (nord): Vercelli, 150'" (Mella); rives du Tessin (Slrobcl); Turili (alluvions), ^^O"" (Morlillel) - Plaine dii Po (sud): Alexandrie, eie. (Slrobel). Sect. EUH Y/1L1!II.%. (Euhyalina, Àlbers — in: Malakozool. Bldtlei , von Menke et Pfeiirer, 1857, pag. 91.) 2. Hyalina iiHicla. Uelix nitida, Mùller — Venniiim Hist. Il; 1774, pag. 56. — lucida. Drap. - Hist. Moli. 1805, pi. VIK , fig. 11-12; (non Drap. - Tabi. Moli. 1801). R. P. — Plaine du Po (nord): Vercelli, IBO™ (Mella) - Tessili; 80-100° (Strobel) - Plaine sud: Alexandrie (Strobel). V. T. — V. Varaila: Brossasco, 600™; sous les pierres des prés bumides (Morlillet). 3. Hyaliiia lucida. Helix lucida, Drap. — Tabi. Moli. 1801; (non ti. lucida. Drap. - Hist. Moli. 1805). — nitida. Drap. — Ilist. Moli., 1805; pag. 117; pi. Vili, fig. 23-25. ffelicella Draparnaldi , Beck. — Index. Moli. etc. , 1837. V. C. — V. de la Toce: alentours du lac Majeiir, 190-300™ (Stabile); Orla, 570™ (Marani) - V. de la Doire Bàltea: Viverone, 330™ (Mella) - V. de la Doire Riparia: Bussolino, environs de Susa , 400-800™ (Mortillet). R- P- — Plaine du Po (nord): rives du Tessin, 57-100™ (Strobel); Vercelli, 150™ (Mella). V. T. — V. de la Stura de Cuneo: Borgo-Sant-Dalinazzo près Cuneo, 480-800™ (Morlillet) - Val-Tidone: Zavatarello (Strobel). 80 r.. STABILE, fj) iiliiuulUlM f 'l'i'" ■ ^'<;»'<« ulnnque pluiiiUalu-dejjiesia , uinitlico paluto. V. e. — Còlcs occideiif. inférieures du lac Majeiir (Belgitale, elo.) 190"' {Slal)ilc) - V. de la Doire Bip.: Cliaumont, près Siisa, (Mor- tillel). ''' 'ft. Hyaliiìa celiarla. Ilelix cellaria, Mullei — rem». Hist. , 11, 177V; pag. 28. V. C. — LacMajeur: Arona, 190-230'" (Prada) - Val Sesia: Oropa, «i80-!i00'" (Mella) - V. de la Doire Rip. : Bussolino, Cliiomonl au-des- siis de Susa, 500-6SO'» (Mortillet). S) ^^illOD, Mortillel (Ilelix) (a) — in Slrobel ; Giornale di Malacologia , Anno 1."; pag. 110; 1853. (Zoniles etigyrus , Stabile: Prospetto Sistem. Statisi. Moli, di Lugano, 1859; pag. 51 — Helix M or lille U , Stabile — in Pfeif- f.'i- L.: Movogr. Helic. viv. ; IV. 1859; pag. 101.) V. e. ~ Rivcs et iles du lac Majeur, 190-200"" (Villa, Slabile, .Morlillel.) * 5. Uyaliiia glabra. (^) lldu glabra, Sliidcr — in Fi';ru.s,«:ic : Tubi. Sysletìi. 18-2-2 ; Moq. Tandun — Ilisl. Moli, de Froncc, 1855; pag. 80, pi. IX, fìg. 3-6. V. e. — V. de la Toce: Còtcs oecidenlales du lac Majeur, 200'" (Balsamo-Crivelli, Slabile) - V. de la Doire Bàitea: Fonlaineniore, in Val-dc-Lys, ou de Gressoney, 7 78"' (Slabile) - V. de la Stura de (a) JNoii Ilelix Vt/Ire , • Ucshayes (in Férussac; lab. 90, lig. 20). (6) Quel(|ue.s autonr.s rapporleiit mal à propos colle cspoce commc synonime ile VHclix alUaria , Miller. Celle-ci csl, (inlinaircmeni , plus pelile, csl un peu plus ren- n/'e, ci plus pAlo; son omhilic est plus ('•va.só, l'ouverlure moins oblique el presquc cl- lipiirjue. llabit: I Anglelcrrc «l, assez rare, eii (jueUiues pays du noni de la France. MOLLUSQUES TEBRESTRES , ETC. 31 Lanzo: Ceres, Ala, Lanzo, Balnie, 000-1400 ; sous les grosses pierres cryslallines et serpentineuses; région des chàlagniers, des sapins, inéièzes, eie. (Stabile) - V. de la Doire Ripaire: Suse, Cliioiuont, Exilles, b00-800"i (Morlillel); plan-du-Col, dessus de Bardonnèche (région calcaire), -1300'" (iMorlillet) - V. du Pelliee: environs de Torre- de Luserna (S. C. de Pinerolo), 530™-, sous les pierres de gneiss (Mortillel). R. P. — Haute vallèe du Po : Barge (enlre la vallèe du Po et celle du Pelliee), STO-SOO™ (Stabile) - Crisolo, 1380-lBOO™; ròches cryslallines et serpentineuses (Slabile). V. T. — V. Varaita: Venasca, 330-840'" (Morlillet) Région gneis- sique. Obs. Vii dans les bois , et dans les endroits humides, fraix, ombrasés. * 6. Hyaliiia iiileiiìi. (^) Helix nitens , GmeWn — System. Nutur., 4788 — Michaud: Compléntent a Dniparniimi , 18;ì1; pi. XV, flg. 1-3. «) miuor. De Ita moilié plus petite que le type. V. e. — V. De la Toce: Borea, Maccugnaga (Monte-Rosa) sous les pierres cryslallines, et i'ècorce des arbres niorls, panni les dè- bris pourris des vegetaux dans les endroits humides et ombragés; IBSO"" (Stabile) - V. de la Stura de Lanzo; au-dessus du village de Balrae , eie. 1800-1800™. Sous les grosses pierres (cryslallines) près les neiges et les ruisseaux (Stabile) - V. de la Doire Riparia: Pian du Col au-dessus de Bardonnèche, 1300™ (Mortillel) Rég. calcaire. (tt) La veritable Hyalina nilidula (Hellx), Drap, parait ne pas exister en Piémont, ni en Lombardie, ou bien y éire éxtremement rare; la forme pelite^de ìuJiyal. nitens (Helix), Gmelin et Michaud, est presque toujours cunfondue avec la Hyal. nitidula. Celte derniére est assez rare, meme de l'autre còlè des Alpes. Onupourra réconnailre la Hyal. nitens, quoique en exemplaires assez pelits, à son ombilic largo, à son dcrnier tour fort-dilaté vers la bouche , et obliquoment dénéchi en forme; de toit un pou de- ■'cendant ver.? la suture, à sa bouche ovale, elliptique . Ires oblique. ^•2 r., STABILE. '* 9. liyaliiia hlulcd tìelix hiulca, Jan. — ccUaria , Mullur ; Var. a, l'ori» - Malacol. Comasca, 1838; pi. I, ng. i. V. e. Alentours du Verbano, oii lac Wajeur, 200-300"^ (Mousson , Slabile). 8. Hyaliua Petroiiellse. («) Uelix vitriìia, Ft-russac - Tableau System. 1822, pag. 45; (non H. vitrina , Spi.x.). — Petronella , Cliarpenlier — in Morlillet et Uumont : Hist. Mollusq. de Savoje : 1853, pag. 230; PfeilTer L. — Munogr. Helic. m'. Voi. Ili, 1853. V. e. — V. de la Doire Bàltea: l'AlIée-Blanche, près des chàlets qui font face aii glacier du Miàge, 2100™ (Morlillet) - Val-de-Lys, ou de Gressoney: Gressoney-la-Trinité, sous les pierres (gneiss), 1700"' (Slabile) - V. de la Stura de Lanzo: village de Balnie, 1500-1800™ (Slabile) près des neiges ou des ruisseaux; assez rare parloul, sous les gros blocs de gneiss, avec la li. fulva ^ ì'Helix glacialis , eie. "^ 9. Hyaliiia hyclatiiia. Ilelix hydatina, liossmassler — Iconogr. d. Land-und Sùssw., VII, Vili, Ilg. 52!); 1838. R. P. — Plaine du Po (sud) : Slradella (Slrobel). M/ Slrobel dit d'avoir trouvé celle cs[)èce méme dans les alentours de Pavie (!). La limile inférieure de la plaine cispadane n'esl pas loin d'ici!. V. T. — Val Tidone: Zavatarello (Slrobel). (a) CeUe ospéco se ilislingiic de 17/. viridula, Menke (1830) - //. pura, .\lder (1831), par scs dimcnsion.s majcures, par ses (ries plus vcgulières ci prononcées, par son •lernicr lour et sa bouchc arroiidis. MOLLUSQDES TCUIIUSTUES, ETC. 33 Sect. lIESOMPHlltk. {Hksomphix , Rallnesque — in Beck : Index Mollusc. 1837.) IO. Hyaliiia olivetoriini. Helix oUvelorum , Hermann — ex Schiuler : Einleitung in die Conckijlienkennlnis iiach Linné ; II, i784. — — Gmelin — System. Natur. , 1788. (Non Hel. olivet. Vèr., Lamk., Hossm.j — Leopoldiana , Charpenlier (in schedis). Hyalina (Mesomphix) Leopoldiana, Albers — in: Malak. Blàtter ; 1857. R. P. — Collines au sud du Pò: environs de Rosignano, San- ctuaire de Créa, 200-400™ (Mella) — Montalto, à la droite du Tànaro; Torrazzetta, en Val Coppa (Strobel) — V. de la Bòrmida (Doria). V. T. — V. de la Scrivia: Serravalle près INovi (Mella); Arquata (Villa) — V. Tidone : Monte Penice ; — V. Staffora (Strobel). Obs. Vit dans les lieux fraix, souvent parmi les buissons et entre les racines; s'enfoncant plus ou raoins sous le gazon, et mème dans la terre ; ne se monlre que par les temps très-humides ; et on la Irouve, généralement, adulte vers l'automne (Mortillet). Gen. HELIX. {Helix (emendai.), Linné — System. Natur. edit. X, I; 1758.) Sect. DIì:LOìIPHAI.IJS. (a) {Delompiialus , Agassiz — in Charpenlier: Calai. Moli, de la Siiisse, 1837. — Pattila (partim), Heid — in: Isis; 1837, pag. 916.) * 1. Helix pygnisea. Helix pygmcea, Draparnaud — Tabi, des Moli., 1801 ; et ffist. Moli. 1805; pi. Vili, fig. 8-10; Moquin-Tandon — Hist. Moli, de France; 1855; pag. 103, (animai}. V. e. — Vallèe de la Toce: Col du Simplon, sous les pierres (gneiss) dans les endroits humides, marécageux, 5ì01B™ (Stabile) — (a) Les espèces de celle section ressemliient le plus aux Hyalincs (Zoniles, partim). Màchoire à còles nombreuses, mais assez niinccs, ci à bord inférieur crénelé. Vésicules muqucusos nuUes, ni poche à dard. 5 5lk e. STABILE, V. de la Doire Bàltea: Gressoney-Ia-Trinilé (Val de Lys ou Gressoney), 4670™ (Stabile) (région gaeissique). R. P. — Alentours du Tessin, près de Pavie, etc. 57-80"» (Del Mayno) — Vercelli, IKO" (Molla). *4. Ileli^ ruclerata. Uelix rudemta, Studer — Kurzes Verzeichniss der bis jelz in unserm Yak) lande eìit- deckten ConchijUcn; in Giiiinor: Naturwis. Anzeig. Sehweiz. Gesellschafì; lierii, IsaO; — llarlmanii : in Neue Alpina, 1821; pi. II, fig. H; — Mo- quin-Tandon : loco cilalu, pag. 105 (animai). V.C, — V. de la Doire Bàllea : Gressoney -la -Trinile, 1670" (Slabile) — l'Allée-Blanche, vis-à-vis le glacier du Miàge, 1700°* (Dumont) — V. de la Stura de Lanzo: au-dessus du village de Baline, Alpe de la Mussa (avec la Hyalina fulva , Hy. Petronellw^ eie.) sous ìes grosses pierres (crystallines) , 1500-1700'° (Slabile) — V. de la Doire Ripaire: Monl-Cénis, IQlb"" (Morlillet); Oul.v (route du Moni- Genève), 1060"" (Stabile). Dans les régions moins élevées vii sous l'écoree des arbres morls, et pariui le délrilus vegetai j lieux boisés (Aunes), humides. Terrains crystallins en genre. * 3. Heli^k rotiiiiflata. Helix rotuttdala, Mùllor — Vermium Hist. ; 11, 1774; — Draparnaud: Ilist. Moli., 1805, pi. Vili, (Ig. 4-7; Moq.-Taiklou — il/oii. de f raMce , 1 855 , p. 107^ • pi. X, flg. 9-12 (Analom.) V. e. — V. de la Toce: Domo d'Ossola SOO"* (Slrobel); rives dii Verbano, 200-500™ (Stabile): Orla, 370-ftOO™ (Marani) — V. de la Doire Bàllea: Viverone, 350™ (Molla) — V. de la Stura de Lanzo (Ala et Gros-Cavallo) : Céres, 710"; Ai-Forno, 1230-1250™ (Stabile) — V. de la Doire Hip.: Ciiioaiont, Suso, 500-650™ (Slrobel, Mori.). H- P. — Haute vallèe du Pò: au-dessus de Crisolo, 1380-UOO™ (Stabile); plaine du Pò (nord): rives du Tessin (Slrobel); Vercelli, ♦80™ (Molla). V. T. — Apennins piémonlais (Slrobel). JTOLLUSQtJES TEKHESTKES , ETC. 5S "^ 4. Helix rupestri!». Belix ìtipestris , Draparnaud — Tabi. Moli., 1801. a), rupicola, mihi — Prosp. Sist. Stat. Moli. Lugano, 1859 — Testa elatiu- scula, umbilico angusliori. P). sax.atllls, Hartmann — System. Gasleropod. pag. -02, 1821 ^^ Hel. spirula , Villa: Disposit. system. Conch. 18tl. — Testo depressmscwto , umbilico latiori. V. C. — V. de la Toce: Domo d'Ossola, 500"» (Prada); alentours du Verbano, 194-1000"' (Stabile) — V. de la Doire Bàltea: l'Allée- Blanche, 1700«; Vallee d'Aosta, GOO-ISOO"" (Francois Dumont) ; Cour- mayeur, 1200" (Bellardi) — V. de la Stura de Lanzo: la haute vallèe, 1300-4600°» (Stabile) — V. de la Doire Riparia : Suse (Mortillet); Mont- Cénis (Strobel); au-dessus de Rocheraolles au pied du Monte-Thabor, 1650-1700°» (Stabile); Pas-des-Echèlles , 1790°» (Strobel). Dans les régions moins élevées vit sur les rochers (calcaires et crystallins) , parmi les mousses, etc. Dans les régions élevées on la rencontre sous les grosses pierres (gneiss) avec le Bui. quadridens (minor), VHelix fflmialis^ etc. La mutation a, je l'ai trouvée typique sur les rochers au-dessus de Rocheuiolles. Sect. li IJ C E W A. (a) {Lucena, Hartmann — System. Gasleropod.; 18-21, pag. 40; non Oken) * 5. Helix piilchella. Helix pulchella, Draparnaud — Tabi, des Mollusq.; 1801, p;ig. 90: Muquin-Tandoa — Moli, de France , 1855; pag. 140, pi. XI, fig. 28-30 (Analom.) a) Inornata ^ mihi — Prospetto Sistem. Slatist. Moli, di Lugano, 1859; H. pul- chella, Var. (3 Drap. — Hisl. Moli. 1805; pi. VH, fig. 33-34. V. e. — Val-Sésia (V. del Cervo): Biella, 450°» (Cesati) — V. de la Stura de Lanzo: Balme, 1500"»; sous les pierres dans les endroits marécageux (Stabile). (a) Màchoirn à còtes Irés-nombreuses, serrées, mais peu prononcées; bord inférieur à peine crénelé. Vésicules muqueuses (dans celle espece) nuUes. 36 G. STABILE., R. P. — Haute vallèe du Pò: au-dessus du village de Crisolo IftOO"» (Slabile). Plaine du Pò (nord): Vercelli, IKO-" (Mella); Turin, 200" (Morlillet); iMezzana-Corli, près La-Cava (Strobel) - Plaine sud: Alexandrie, 90° (Morlillet); Tortone, sur les coleaux (Mortillet). /3) costata ^ Mullur — Vermium lUst.; Il, 1774. — //. pulchella , Var. a. Drap. Uist. Muli, 1805; \>\. VII. tlg. 30-32. V. T. — Val-de la Trebbia (Val-Tidone): Zavalarello (Strobel). Sect. T H I O O N O S T O 11 A. (a) {Trigoiìosloma , Filziiifier — Si/stem. Verzeichn.; 1833.) * 6. Hclix angigyra. (^) Ilelix angigyra , ZiegltT — in Rossmiissler : Iconogr. d. Land, und Siissw. Moli. , 1835, 1, paR. 70, tlg. 21*. V. e. — V. de la Doire Hiparia: Suse, SOO-eoO"" (Mortillet). Cesi une chose à remarquer que celle espèce n'ait été pas trouvée ni par M.^ Molla sur les collines de Viverone, ni par M.^ Mortillet sur les collines de Turin! (a) Une seule vt'.siculo inutiueiise. Puinl de flageUuin. Pas de dard {Hel. angigyra , et obvoXxiia) , ou un .seni dard {Ud, holoserica). Màclioire à còtes assez nombreusc-s (12-14J, un peu .serrócs , saillantes, ci à bord créneló. (6) M.' Alfred de Saint-Simon est le premier qui ail fait de diligente» observalion* sur celle espèce, de mòme que sur VHcl. nauUliformis , el VHel. cingulala , Var. Lu- ganemis, ole. des quelles je lui remetlais, en 1855, queiqucs exemplaires vivanls et bien conservcs. Il a constale mème sur \'Hel. angigyra une màchoiro ayanl de 12 à 14 slries verticales , parallèles , peu distinctes, répondant à aulant de denlicules à peine prononcécs ; une seule vésicule muqueusc , et l'absence du (lagellum et de la poche à dard. (Saint-Simon: Misccllanèes malacoL; Dècade I, 1848; et II, 1856. Toulouse). — Voir aussi nion : Prospetto Sistem. Stat. dei Molltischi di Lugano; in Atti Soc. ital. se. nat. 1859 ; Milano. MOM.USQUES TERRESTRKS, ETO. 37 "^ 7. Hell^ obi^oliita. Helix obvohita, Mùlier — Verm. Hist. Il, 1774; Draparnaiul — Hist. Moli. 1805, pi. VII, ng. 27-29. — holosericea, fimelin — System. Naiur. 1788; non Studer; Moq.-Tandon — .Wo//. de France, 1855; paf?. lU, pi. X, fig. 26-30 (Anatom.) V. e. — V. de la Toce: Orla, 370"» (Marani); Domo d'Ossola, 506°» (Prada); toutes les rives du Verbano, 210-300'» (Stabile, Pra- da) — V. de la Doire Bàltea: Fontainemore en Val-de-Gressoney. ou Val-de-Lys, 780"" (Stabile); alentours de Viverone près de Ivrea, 330™ (Mella) — Val de la Stura de Lanzo: Ala, Céres, 700-1080"° (Stabile) — V. de la Doire Riparia: Chiomont, Suse, ìiOO-6T50^ (Mort., Strobel). R. P. — Haute vallèe du Pò: Barge, 380°» (Stabile) — Plaine du Pò (nord), Turin, rio de la Batteria, 280™ (.Morlillet, Mella). V. T. — Val Maira: Dronéro, 600°» (Mella); — Val Stura de Cu- neo : Roccavione entre Cuneo et Limone, 800°» (Mortillet) — Val-Slaf- fora et Vallèe du Tidone (Mousson, Strobel) — Monferrat (Rezia). 8. Helix lioloiserlca. («) Helix holosericea, Studer — Kurz. Yerzeichniss. ; 1820, pag. 87; non Gmelin. — holoserica, Rossmassler — Land, und Siissw. Moli. I, 1835; fig. 20. V. e. — V. de la Doire Bàltea: Haute vallèe d'Aosta (Mortillet). On peut dire que cette espèce est à peine représentée dans la faune du Piémont par quelques rares individus qui ont franchi, pour ainsi dire , les sommets alpins , et de la Savoje sont passès sur le versant italien mais ne descendant pas au-dessous des régions élevées. Cette jolie espèce dans la vallèe supérieure du Tessin, ou Lepontine (ver- sant meridional du S. Gothard), habite, quoique assez rare, les forèts au dessus de Airolo, et méme celles du Dazio-Grande (1000-1 ftOO"): dans la partie supérieure de la Valle-Maggia, je l'ai rècoltée, à Fusio (1280"») parmi les gazons , pendant une grande pluie, en juin. {«) Il faut ('Priro holoserica, et non holosericea. 58 e. STABILE, SRct. D RE P A 1%' O S T O il .'%. [a) i DrepanonstOìua , l'oiro — in: Bibliot. Hai., t. LXXXll; Milano, 1836. — l>jcp(jJM>- Moma, Porro — in: Magasin de Zool. par Guérln ; Class. V; Paris, 1836.) * 9. Helix nantiliformis. l>repanonstoma (subfjen. Helicocycla) nautiliformis Porro — in : Bibl. Ital. (ìoc.. cit.) Drepanostoma nautilifonìiis , Porro — in: Magasin. Zool. eie. (loco cit.); et in: Met- lacologia Comasca; 1838, pag. 23, pi. I, fig. 3. V. C. — Val de la Toce (Val-Anzasca): Calasca, Maccugnaga , 600-1400'"; assez rare, dans ces localités, sous les pierres crystal- lines dans les endroils ombragés et boisés (Stabile) — Alentours di» lac Majeur: Stresa, Belgirate, 200" roclies micaschisteuses (Stabile). Val-Sésia: Varallo, ftOO-eoO"» (Mella) — V. de la Doire Bàltea: col- lines de Viverone (N-E de Ivrea), 550^ (Mella) — V. de la Stura de Lanzo: région infórieure de la vallèe, 480-71 5"" terrain micaschisteux, crystallin et inétamorpbique en genre (Slabile). Sect. ACAMTHlIlVIiA. {AeanlMimla , Rock — Bericht der Nnlurforsch. in Kiel ; 1846.) IO. Helix aculeata. Helìx acidrata , Mùller — Verni. Hist., II, 1774. Trochilm lerreslris, Da Costa — Test. Brit. 1778; pag. 166, pi. Il, fig. 1-5; Drapar- naud — Hist. Moli., 1805, pi. VII, fig. lO-il: Moquin-Tandon — Moi/. de Franre , 1855; pag. 190 (animai). V. e. — V. de la Doire Bàltea: collines de Viverone près Ivrea, SSO"; avec 1'^. nautiliformis; Irès-rare (Mella). R. P. — Vallèe du Ticino (Del Mayno). (a) Màchoire arquóc, peu robuste, à 8 eòtes verticales, parallèles, sinucuses, peu sail- lanles, qui correspondent à un égal nombro de denticules trcs-émoussées. Une .seule vésieulc muqncuse; point de (lagellum , ni de poche à dard. (Sahit-Simon : toc. cit.) MOLLUSQIJES TERRESTRES , ETC. 39 Obs. Espèce très-rare partout, quoique repandue en toute Europe, (le la Suède jusqu'en Sicilc, en Anglelerre, en Portugal , dans les iles Acoi^es! — La Russie, la Grece et la Turchie seraient les seuls pays où cette charraante espèce n'aurait été pas encore trouvée. La monographie de VII. aculeata («) par M/ Henri Drouet, l'un des savants naturalistes contemporains, est très-intéressante, et on peut dire, sans offenser la modestie de l'auteur, que ce petit travail est un chef-d'oeuvre d'exercice raonographique. Sect. FBVTICICOLA. (b) [Fruticicola , Held — in: Isis; 1837, pag. 914.) t Màchoire à eotes nombreuses (14-20), peu apparentes; denticulea marginales peu sensibles a) Bradybsena (partimj, Beck — Ind. Moli. 1837, pag. 18. ^ 11. HelK ciliata Ileìix ciliata, Venelz; in Sluder — Karz. Verzeiclin. ; 1820, pag. 86. — Rossmassier : Iconogr. d. Land, und Siissio. Moli. YKI, 1838; pi. 31, fig. 430; Moquin- Tàndon — MolL de Frmce, 1855; pag. 217, pi. XVH, ftg. 1-5 (Anatom.) V. e. — V. de la Toce: Baveno, 200'» (Mousson) - V. de la Doire Riparia: Oulx (route du M. Genève) 1070""; sous les pierres avee VHel. hispida^ dans les endroils ombragés et humides; rare et de petite taille. R. P. — Plaine du Pò (nord): Turin, rio della Batteria 250"» (a) H. Droutìt : Exercice monographique sur PHd. aculeata — in: Annales de la Soc. Linn. de Maine et Loirc, III voi. 1859. (b) Màchoire à còles nombreuses (jusqu'à 20), et à marge denliculée. Vésicules mu- queuses rarement nulles, ordinairemenl au nombre de 2, divisées en deux à cinq bran- clies. Dard uul (Hel. ciliata, strigella , carthusiana , et Gaìloprovincialia): ì daid [Heì. fruticum, cinclella, incarvata, sericea); 2 dards {Hel. hispidn). 1(0 e. STABI I.B, (Morlillel, Cesali) — Plainc sud: Montalto, eie. Collines entre la Va] Aversa ci la Val-Coppa à la droite dii Tanaro. V. T. — V. de la Trebbia (Val-Tidone): Zavatarello (Mousson). * ±Z, Helix sericea. Heìix i^rrieea , Draparnaud — Tableau des Moli. 1801; et Hist. Moli. 1805; pi. VII, ftp. 16-17; non //. .sericea, Mùller. V. e. — V. Doire Riparia: environs de Suse, BIO"^ (Morlillet). V. T. — Val-Maira (région gneissique): Drenerò, 600'" (Mella). "^ 13. Helix liiii|iifla. Helix lìispida, Linnó — System. Natur. , Édil. X, 1758, 1, pag. 771. Bradybama hispida , Bcck — Ind. Moli., 1837; Moquin-Tandon — Moli, de France, 1855, pag. 224 (animai). V. e. — V. de la Doire Bàltea: Courmayeur, 1218°> (Bellardi). V. de Lys, cu de Gressoney, 700-UOO" (Stabile) -— V. de la Stura de Lanzo: toute la vallèe, de Balme à Céres, 700-1B00'"; sur les lierbes dans les prés, panni les débris des végétaux, eie.; après les pluies sur les sentiers montagneux qui longent les paluràges on peut aiseuienl s'en procurer, car il monte sur les liges et les sommets des herbes les plus grandes (Stabile) — V. de la Doire Riparia : Mont- Cénis, à la Grande-Croix 1900"' (Mortillet). Dans toutes les localités ìndiquées, le sol est de formalion crystalline (gneissique); route du Mont-Genève: Oulx (endroits fraix, ombragés, près les ruisseaux), iOyO™ (Slabile). R. P. — Plaine du Pò (nord): Turin, 207'» (Mortillet, Cesali) - Plaine sud: Alexandrie, 90"" (Strobel); Asti (collines tertiaires), 140°» (Mella). V. T. — Val Varaita: prairies de Brossasco, 600-700«> (Mori.). MOM.USQUES TERRESTRES, F.TC. M. Il) llclicclla (partimi, Fi'nissac — Tabi. System., 1822. "^ 14. Uclix strigella. Helix strigeììo , Drap. — Tabi. Moli. 1801; et Ilist. Moli: 180.5, pi. VII, tìg. 1-2; Moquiii-Tandon — Moli, de Frnnce , 1855; pag. 204 (animai). V. e. — V. de la Toce: Calasca (Val-Anzasca), 500-600°» (Sta- bile); rives dii Verbano, 200-300™ (Slabile, Prada) - Val-Sésia (V. del Cervo): Biella, 4K0™ (Mella) — V. de la Doire Bàltea: collines de Viverone, près de Ivrea, 3 SO"» (Mella). R. P. — Haute vallèe du Pò: Paesana, Crisolo, B40-1380" (Sta- bile) — Plaine du Pò (nord): Vallèe du Ticino, Novara (Strobel); Ver- celli, Turin, IBO-SOO*» (Cesati, Mortillet) — Plaine du Pò (sud): Alex- andrie QO""; Montalto, à la droite du Tanaro (Strobel). V. T. — La Torre près Pinerolo, (Val Pèllice), BSO"» (Mori.). Obs. Vit dans les bois, sur le coteaux, au milieu des haies et des buissons, le long des murs , rarement sous les pierres. Lorsque la coquille est fraiche et contient l'animai vivant, est cou- verte d'un duvet assez épais et visible mènie a l'ceil nu. Le diraen- sions de celte espèce varient beaucoup (Lat. 10-11 V2; Alt. 6-6 Va- millim.; exemplaires recueillis à Lugano; Lat. 12; Alt. 8 millira.; Anfract. B. exempl. de Bèx, Suisse occidentale; Lat. 15 V-ì; Alt. 9 V-j; Anfract. 5 ^3. Milano, Pièmont, Russie, etc). 11 paraìt cependant qua les individus vivants sur les hauteurs n'atteignent pas les grandes dimensions de ses confrères qui habitent à la plaine, et spècialemenl près les vieux murs dans les endroits humides, sauvages, et au milieu des haies, etc. VHel. hexagyra , Megerle n'est autre chose que la forme plus grande de V Helix strigella; mais comme il y a de forme» intermédiaires, ainsì le nom impose par Megerle ne peul avoir d'aulrc valeur que celle d'une simple mutalion I ftH e. STADI LE, e) Ifluiiacha, Fit/.in^'er — System. Verzeichn. , 4833. "^ 15. Helix incarnala. nelix t/jfwnmto , Miiller — Verni. Hisl. : 11, 1774, pag- 63; Draparnaud — Ilist. Moli. 4805, pi. VI, llg. 30. V. C. — V. de la Doire Bàltea (V. de Lys, ou de Gressoney): Fonlaineraorc, TTS"" (Stabile) - V. del Cervo: Biella, 450" (Cesati). R. P. — Plaine du Pò (nord): Vercelli, IBO"" (Mella). /S) nrniata, milii — Prospetto Sistem. Stai. Moli, di Lugano, 4859. = Helix monodon , Villa; non Férussac — Margine cohimellari perislomalis lu- berculum callosum ferente. V. C. — V. de la Toce: rives du Verbano, 210.260°^ (Stabile) V. Sèsia (V. del Cervo): Biella, liìiO (Cesati). Dans toiites les localités citées ci-dessus celle espèce vii sous les feuilles pourries, entassées, ou sous les grosses pierres, les morceaux de bois pourri, dans les lieux huraides, sylveslres. Bare parlout. Obs. La callosilé du bord columellaire n'est pas un caractère suf- fisanl pour consliluer une division spécifique; ces pièces accessoìres chez certaines espèces dépendent, en general, d'une surexcitation de vilalité dans le moUusque , due à des conditions spéciales dans lesquelles le niollusque vii. Cependant je farai observer que la niuta- lion armata parali ètre bornée au sud des Alpes; de l'aulre coté de la chaine alpine V Helix incarnata est d'une taille plus grande, plus forte, sans callosilé, et à oiubilic plus ouvert. {Hcl. incarnata., Miìl- ler; Var. silvestris (Monacha), Hartmann). Dans nos pays la taille €st nioyenne, et quelquefois niènie assez petite. Ces deux formes, ainsi que les deux nuitations, avec et sans callosilé, soni inelées souvent dans une mènic localité. MOLLUSQUES TERRESTRES, ETC. U5 *1) ZeikObia, dray — Nnl. arranf/. Moli, in Med. repos. XV, 1824, pag. 239. 16. Helix ciiictella. Helix cinctella, Draparnaud — Tableau des Moli. i80i ; et Hist. Moli. 4805, jil. VI ;,^ fig. 28; Moquin-Tandon — Moli. tetr. el fluv. de France , 4855; p. 245 (animai). R. P. — Plaine du Pò (sud): Valmadonna, Alexandrie, Montalto, Voghera, Cicognola, Slradella, 50-100™ (Slrobel). V. T. — Valcoppa; Val Aversa; Val Tidone: Romagnese; Val Treb- bia: Bobbio (Strobel) - Corniasca sur les coleaux de la rive droite de la Scrivia (Mortillet). e) Tlieba (panini), Risso — Hist. nat. Europ. mèrid., 4826; IV, pag. 73. * 19. Helix carthusiaiia. Helix carthusiana, Mùlier — Vermium Hist., II, 1775; non Drap. — carthusianella , Draparnaud — Tabi. Moli. 4801; et Hist. Moli. 4805; Rossmìis- sler — Icon. Land, xmd Siissw. Moli. 4837, VI, p!. 27, f. 366, e. d. V. e. — Vallèe de la Doire Bàltea: coUines de Viverone, 530"" (Mella) — V. de la Stura de Lanzo (Stabile). Terrain cryslallin et al- luvionaire. R. P. — Plaine du Pò (nord): Novara, Vercelli, Mezzana Corti, loule la Lomellina, Turin, 90-260"" (Mella, Mortillet, Strobel) -Plaine sud; Alexandrie, Valmadonna, Montalto, Valenza, Astésan, Voghera, Slradella, 80-180™ (Strobel). V. T. — V. du Tanaro (Strobel) — V. de la Bormida : Acqui (Villa, Stabile, Bonomi) — Val Scrivia: Tortona (Mortillet) — Val Staffora; Val Coppa; Val Aversa; Val Tidone: Zavatarello (Strobel), jS) leucoloiua, milil — Prosp. Sist. Slat. Moli, di Lugaììo , 1859 — Testa minore, peristomate omnino albo. V. T. — V. de la Bormida : Acqui (Stabile , Bonomi). kH 0. STABILE, IS. Hcli^ Cìalloproviucialls. Ilelix carthusiana , Draparnaurl — Tabi. Moli., 1801; non Miiller. Theba carthusiana , Hisso — Hist. nat. Europ. mérid. 1826, IV, pag. 74. Ilelix Cantiana (partim), Montagu. — Test. Brit. 1833, pag. 422. — Galloproviìicialis , Dupuy — Ilist. Moli. terr. et d'eau douce de France , 1848, Janvier; pi. IX, fig. 5, e. ; Moquin-Tandon — Hist. nat. Moli, de France; 1855, pag, 202, pi. XVI, fig. 13; Aclolphe SchmiiU — der Geschlechtsap- parai der Stylommatophoren , etc. Berlin, 1855; pi. VII, fig. 52. (.\nal. V. e. — V. de la Toce: rives du Lac Majeur (Strobel) - V. de la Dolre Riparia: Suse (Strobel). R. P. — Piaine du Pò (nord): Turin, 220-280'° (Morlillet) - Plaine sud: Broni, Stradella (Villa). V. T. — V. Stura de Cuneo : Vignolo près Cuneo (Mortillet) - V. de la Bormida: Acqui (Villa, Slabile, Bonomi) — Val-StafTòra ; Val-Coppa; Val-Scurpasso ; Val Aversa ; Val-Tidone; Monte-Penice; Bobbio en Val-Trebbia (Strobel). Obs. La vérilable Helix Cantiana Montagu, de l'Angleterre et de la France septentrionale, n'existe pas en Lombardie, ni en Piéraont; mais elle y est rémplacée par VHelix Galloprovincialis {H. carthu- siana. Drap.; non MiiUer), un peu plus petite, à dernier tour moins deprime, à couleur un peu plus clairc, à bouche plus arrondie, à orabilic plus étroit, à péristome blanc en dedans, roussàtre en dehors; quei- quefois cette couleur s'étende nième sur une porlion du dernier tour. Les divers individus de celle espèce récollés par moi, Strobel, Vil- la, etc. en Piémont, varient de 8,K à H,5 mill. de haut. ; et de 11,5 à 16,b mill. de diam. A peu près les nièmes dimensions présentent les individus que j'ai trouvé en loule la Val-d'Olona dans le Milanais. Les quelques spéciniens, quo je dois à la bonlé de M."^ Issel, des environs de Gcnes, ne soni guère plus grands; mais dans le Véronais VHelix Galloprovincialis altcint des proportions considerables I Les cxemplaires que j'ai rccus de M/ le docl. Marlinati de Verone et des MM." Villa, onl 15 mill. de haut.; et 19 de diamèlre {H. Da Campo ^ MOLLUSQUES TERR£STRES , ETC. kìi Villa). Les exemplaires de celle localilé ne présentenl pas la zone d'un come plus pale au dernier tour, comme on la voil quelquefois sur les indivldus de la Val-d'Olona. tt Màchoire à cotes peu nombreuses (5-9) , saillantes , un peu espacées •, denticules margiuales aigues, inégales. f) Enlotn, Hartmann — Erd-und Siisswass. Gasleropod. ; l, 1840. * IO. HeliiL fruticniu. Helix fruticum, MùUer — Verni. Hist. Il; 1774, pag. 71; Drapaniaud — Hist. Moli. 1805, pi. V. fig. 16. Eiilota fruticum, Hartmann — loco citato; Moquin-Tandon — Moli, de Frunce, p. 197, pi. XVI, fig. 1-2 (Anatom.) R. P. — Plaine du Pò (nord) : Plaine du Tessin (Strobel) - Plaine sud: Collines d'Asti, 140°*; Sanctuaire de Créa (au sud de Casale), 4*0°; Drenerò (à l'entrée de la Val-Maira), 600'° (Mella). Sect. XEROPHIIiA. (a) (Xerophila, Held — in: Isis , 1837; pag. 913.) * 90. ELeììiL ceiipitiiiii. Helix cespitum Draparnaud — Tabi, des Moli. 1881; et Bist. Moli. 1805; pJ. VI, fig. 14-15. a) introducta , Ziegler — Testa unicolore, scepe 1 , vel plunbus angustis fasciis ornata; umbilico latiori. (Pour l'anatomie, vojez: Ad. Schmlrtt: Geschl. d. Stylommatoph. 1855; pag. 31, pi. VII, fig. 42.) R. P. Plaine sud du Pò: Alexandrie , 82-90" (Marani); Voghera (Slrobel). (a) Màchoire à còtes (5 à 10) plus ou raoins saillantes et écartées , et à bord deiv liculé ou crénelé. Vésicules muqueuses nombreuses (8 à 25). Dard 1 ou 2. FlageliuiB court, subulé. 40 G. STABILE, V. T. Vallèe de la Stura de Cuneo (Val Vermegnana): Borgo S. Daliuazzo, Limone, route du col de Tende, 600-i018'° (Morlil- lel) — Val de la Borraida: Aqui (Villa, Bonorai) — Val de la Scrivia: Tortone (coleaux); Serravalle, Biisalla (chemin de fer de Génes) (Mor- tillet, Mella) — Val Staffora ; Val Trebbia: Bobbio (Strobel). ^ 91. Heli!^ Aiiimonis. Helix ericetorum , Collect. et Calalog. LoQibard.; non Muller. — candicans (parlim) , L. Pfeiffer — Monogr. Ileliceor. viv. ; 1 , 1848 , pag. 164. — candicans (parlim), De Betta et Martinati — Cai. Moli. Venel. 1855; pag. 34 pi. 1 , fig. 1-8. — neglecta Var. , Strobel — oUm. — Ammunis , Adolplic Sclimidt — in Hit.., Strobel — Essai d'une distr. orogr.- géogr. Moli. terr. Lombard. eie. in: Mém. Acad. Se. de Twin, Sér. Il, tom. yM\\\\ 1837. R. P. — Plaine du Pò (nord): Vallèe du Ticino (Strobel) - Plaine sud: Valenza, Alexandrìe, Voghera, Casteggio, Montebello, Stra- della, Cicognola (Strobel, Villa). V. T. — V. de la Scrivia: Tortone (plaine et cóteau); Serravalle, Arquata (Morlillet) — Val-Staffora (plaine et cóteau); Bobbio en Val Trebbia (Strobel). Obs. Cetle espòce, de mème que la précédente, vit dans les cndroits secs le long dcs chemins, sur les bords des champs, sur les arbustes €t les pelouses. La spire est , en general , un peu plus élevée que dans les exemplaires de Milan et de Verone. \JH. Ammonis res- scinble à YH. ericetorum^ Muller, mais on la distinguerà facilement à sa spire un peu plus élevée, au dernier tour moins étroìt, et d'où il en résulle un ombilic moins evase et plus étroit que celui de \'H. ericetorum; à son ouverture plus arrondie et à bourrelet assez fori, roussàtre ou violàtre, très-rarement blanchàtre. L'H. Am- vnonis a beaucoup de resserablance avec 1'.^. candida , Porro {can- dicans (partim), Ziegler, in Pfr. loco citato)^ mais cettc dernière a le test plus blanc , les bandcs rares et écartées , plus souvent uni- colore, c'est à dire lout blanc; T ombilic est plus étroit, l'ouverture MOLLUSQUES TERKESTRES, ETC. k7 plus obliqae et à boiirrelel d'un blanc laiteux. La verilable H. eri- cetorum habite de l'aulre cóle des Alpes (Franca, Allemagne, Suìsse). J'ai Irouvé, cependant, pour la première fois celle espèce, assez abbondanle du cóle sud des Alpes Suisses, enlre « il Da:£iu » et Airolo (roule du S. Gotbard) sur les raurs à sec, et les grosses pierres gneissiques qui flanquent les prés sur la grande roule (à 980") ; ces exeniplaires soni un peu pelils, et la forme et la couleur du lesi et des bandes rappellent plutót celles de VII. Ammonis., mais l'om- bilic est bien celui de VH. ericetorum, et le bourrelet est blanchàtre. VH. Ammonis est le représenlant de V ericetorum en Lombardie, dans une grande parile du Vénilien, et en Piémont. VH. candida Porro, liabile le Tyrol ilalien (Stabile), la plaine et les collines de Mantoue et de Brescia (Strobel, Spinelli) avec VH. Ammonis., mais elle n'y est pas trop commune. ^1t. Helix profuga. Uelix striata (parlim), Draparnaud — Hist. Moli.; 1803. — caperata (partim), L. Pfr. — Monogr. Helic. viv. I, 184S, pag. 167. — profuga. Ad. Schmidl — in: Malak. Blàtler ; 1834, pag. 18; el Slylommat, etc. 1855; pag. 30, pi. VI, fig. 38. (Anatom.) V. T. — Vallèe de la Scrivia : Tortone (còteau) ; Serravalle , Ar- quata (Morlillet). Obs. Celle espece est très-coramune à Milan; à la plaine et sur les collines: Cóme, Brescia, Manloue (Spinelli, Slrobel), Venise (iMor- tillet). On la rencontre jusqu'à Florence, etc. Une varieté bianche n'est pas rare à Trieste. Dans le Napolitain et en Sicile celle espèce est remplacée par deux aulres formes, doni l'une à dernier tour plus bombe, à ombilic irès-élroit , à bouche plus grande et circulaire, à stries fortes et peu régulières, comme celles de VH. profuga, {H. subpro- fuga, mihi; de Avellino, etc); l'aulre encore plus globuleuse, àstries elégantes, contigiies et régulières {H. filogratia^ Villa = H. Ara- dasM, Mandralisca, de Sicile). US r.. STABILE, * «3. HelK unifaNclata. Uelix unifitsciuta , Poiret — Coq. terr. et (ìuv. de l'Aisne, et da l'aris, Frodi ome, Avril, 1801. a) caudidllla, Sluder — System. Verzeichìi. 1820, pag. 87; non Michaud, — Minor , unicolor vel fusco-fasciata — Rossmilssler : Iconogr. d. Land, und Sussw. Moli. Vi, 1837 ; pi. 26 , (ìg. 330. fi) alplcola^ niihi — Minor, tenuiuscula ; apertura magis rotundata; apice corneo- f usco , fasciis angustis , pallidis , interruptis , evanescentibus (H. alpina?, Megerle; non Faure-Big.) Haut. 4,5; Diam. 6,5 mill. 7) g^ratlo^a^ Sluder — Major; quoad colorem et ctetera ul in H. candidtila , Slud. — llaut. 6 à 7; Diam. 10 à 11 mill. V. e. — Vallèe de la Doire Ripaire: Suse, Chiomont, S. Ber- trand, Oulx, Mont-Cénisà la Grande Croix, 800-1880'° (Stabile, Stro- bel, Mella, Mortillel); Bardonnèche, ISSO""; au-dessus de Clavières, roule du Mont-Genève, ITOO*" (Strobel) (Var. a); au-dessus de Roche- molles (Montc-Tliabor) 1800-1900™, roches gneissiques (Stabile) - (Var fi). R. P. — Plaine du Pò (nord): Turin, 280™ (Mortillet); Mezzana- Corti près la Cava, 80™ (Strobel) - Assez probablement ici erratique! Plaine du Pò (sud): Valenza, Alexandrie et Val-Madonna, Marengo, Montalto, Stradella, Cicognola, 82-120™ (Strobel) (Var. a) - Plaine et au pìcd des coUines de la Scrivia (Mortillel) (Var. a). V. T. — V. de la Stura de Cuneo: Rocca-Sparvera , Gajòla, Vi- gnòlo, près Cuneo, 800-700™ (Mortillct) (Var. a) - Val-Vermegnana : Col de Tenda, 1870™ (Mortillet) (Var. a) — Val de la Scrivia: Tortone, Corniasca, Serravalle (route de Gònes), sur les monls et les cótcaux, les Var. a et p. (Mortillet) — Val Staffora; Val Coppa ; Val Aversa; Val du Tidone; Val Trebbia: Bobbio, Var. a, et p. (Strobel). Obs. Vii sur les pelouscs, sur les petits arbustes, monte au pied des rochers, eie; plus ordinairciuent panni les hcrbes. MOLLUSQUES TEHRESTRES , ETC. 't 0 94:. Ileli3i^ conspiircala. Hetix compurcala, Draparnaud — Tabi. Moli. 1801; et Hist. .Moli 1805, pi. VH flg. 23-25. R. P. — CoUines Iranspadanes : Sciolze à Tesi de Turin , ter-, rain éocén. (Mella); Rosignano à sud-est de Casale, 200-300"» (Mella); Casale- Monferrato (Cesati). Sect. CAMWIjJEA. (a) {Campijkea, Beck — Ind. Moli. 1837; pag. 24.) a) Cingulifera, Held — in : Isis, 1837; pag. 911. 95. HeliiL gflacialis. Helix glacialis, Thomas — in Férussac ; Tabi. System. 1822; et Hisl. Moli. 1819 pi. 67, fig. 2. ' " V. e. — Vallèe de la Doire Riparia: Monte-Thabor, au-dessus du village de RochemoUes, région gneissique, 2100"" (Stabile); Mont- Cénis, à la Ramasse, 2000"° (Mortillet. Cesali, Bellardi) — Val Stura de Lanzo: régions élevées (1600-1800"") de la Val d'Ala, au-dessus de Balme etc. ; sous les pierres crystallines, associée à la f^itrina major ^ à la Hyal. fulva et Petronellce ^ etc; près les ruisseaux, cu près les neiges lorsqu'elles ne sont pas encore complétement dis- parues (juillet, aoùt, septembre). Epiphragme vitreux (Slabile). M.' de Mortillet cite celle espèce aussi du Monte-Rosa; mais ni moi, ni M. 'Villa, nous ne l'avons pas trouvéel Obs. Màchoire large de 1 millimètre, trèsarquée, non dilatée aux deux bouts qui sont légèrement anguleux , médiocrement robuste, (a) Màchoire à còles (4 à 6) saillanles , paralléles , écartées, et à bord dente. Vesi- culcs muqueuses 2, siraples ou bifides. Dard 1, arquc, biangulen.x à sa base. 50 G. STABILE, d'un fauve corné vers le bord libre , d'un jaune d'ambre sale vers le bord oppose; elle presente Irois còles médianes forles, saillantes, (et une quatrième peu prononcée) un peu rapprochées, presque droites, verlicales, qui correspondent à un égal nombre de denlieulations ou crénelures assez prononcées, obtuses. On remarque aussi sur cet or- gano, des rides Iransversales, (ìnes, serrées, parallèles, sinueuses, apparentes. — La langue de VH. glacialis est longue de 4 inllliiu. ; large de 1 ; légèrenient dilalée vers le bord anlérieur qui est très- arrondi; elle présente des rangées très nonibreuses, parallèles, de denis; celles-ci sont plus grosses antérieurement, un peu obtuses au bout. Cet ergane est plus développé que celui de VH. colubrina y Jan (Communiqué par M/ de Saint-Simon). 5) Corncula, Held — in: his, 1837, pag. 911. * S6. Helix zonata. Uelix zonata, Sluder — System. Verzeichn. eie. in Schweiz. Conch.: 1820, pag. 87; non : Hel. zonata , C. Pfeiffer. — zonata (partim), Férussac — Hist. Moli., 1819-21 ; pi. 68, fig. 8. — foitens (partim), Deshayos — in Férussac: Hist. pag. 25; 1839. — vittata (olim). Villa — in schedis, et fide ipsias- noi) //. vittata , Cristoforis et Jan. (a) — zonata, l. Pfeiffer — Monogr. Uelic. vivent. I; 1848, pag. 359. :<) (yplca — V. C. — V. de la Toce: Simplon, 1000-1 BOO'" (Stabile) — V. An- zasca: Calasca, 500-600"' (Slabile) — V. Cannobina, raontagnes de Cannobìo, aii lac Majeur, 400-600"" (Villa) — V. d'Aosta, 600-1200'" (Mortillet) — V, de la Stura de Lanzo: au-dessus de Ala, roches cry- stallines, HOO™ (Stabile)— V. de la Doire Riparia: (Val-Bardonnèche) Pian du Col, 1300°' (Mortillet); Pas des Echèlles , ITOO"" (Strobel). (a) Suivant Hossmiissler , VH. vittata, Crisiof. et Jan [Cai. rer. nal. m Mus. eootant. 1832), serali synonyme de H. tmbilicaris , Bramali. MOLLUSQUES TEURESTKKS, ETC. Bl d) flavovlreui», Uumont et Morlillot — Hist. Moli, de Savoie, iS'òì , prospe- clus, pag. 3; et: Cai. crii, et malacostat. Moli. Savoie, eie. 1857; p. 77. Testa solidiiiscula , vix pellacida , (ìavido-viridescenti , abique fascia. Parrai les blocs accumulés à coté de la cascade de la Cénise (sur le Mont-Cénis, 1800'") (Morlillel). Obs. Les dimensions de celle espèce varient nolableraenl, et sou- vent dans le mème endroit, mais la forme est toujours constanle. Dans l'haute vallèe du Tessin au-dessus du Dazio Grande, roule du S. Gothard , j'ai Irouvé des individus qui avaient une hauleur de 1^^, et un diam. de 25 millim.; el d'autres doni l'iiaut. ctait à peine de 10, et le diam. de 17 mìllimètres. 97. Helix foeteiis. Helix foeleus, Sludcr — System. Verzeichn. etc. , 1820,- pag. 87. — foelens (altera pars), Ueshayes — in Férussac: Hist. Moli.; pag. 25, pi. 69, A. fig. 4. — non Ilelix fwlens , Rossmiissler: Iconogr. d. Land iind. Sùssio. Moli. II, 1835; fig. 92; nec Rossm. (loco citato), X; 1839, pag. 12, Qg. 600. Var. cisalpina 4 milii — {Helix adelozona, Parreyss; ni rhwtica , Muussuii leste Strobel.) Testa late urabilicata, orbiculalo-depressa, corneo-flavescens, pel- lucida, nitida, glabra, vai sub lente perrainulissime granulata, oblique crebro-striatula, supra medium fusco-unifasciala, fascia latiuscula, infra zonula pallido-flavicanti, pellucida cincia; interdum fascia al- tera inferiore fusca, valde diluta, margini vero peristomatis macula fusca conspicua. Anfraclus 8 Va convexiusculi , haud lente crescentes, ultimo antice deflexo. Apertura perobliqua, transverse rotundato-ova- lis; peristoma reflexum, intus labialulum , marginibus approximatis , convergentibus ; supero expanso, sub-simplici, columellari latiusculo dilatato, paululum supra umbilicum reflexo (= H. adelozona , Par- reyss). Specimina pedemontana et longobardica. MS e. STABILE^ NB. Interduni occurrit testa crassiori, badia, depressiuscula, fascia pallida, nulla vel inconspiciia {H. rhcetica, Mousson, teste Slrobel). Specilli. longobard. tantum. Coquille largcnient oinbiliquco, déprimée, peu convexe en dessus, assez convexe cn dessous, de couieur cornee un peu jaunàtre ou oli- vàtre, mince, quoique solide, assez luisante, demi-transparente, glabre et, à la loupe, très-flnement granulée, à stries obliques, fines, marquécs, avee une bande brune-rougeàtre au tiers supérieur du dernier tour, accompagnée en dessous d'une zone blanc-jaunàlre, pale, j)eu apparente, inférieurenient à laquelle on apercoit souvent une nutre bande large, rougeàtre lavée et à peine visible; la marge exierne supérieure du péristome est bordée d'une tache brune-rou- geàtre dilatée en dessus et en dessous de la bande principale et simu- lant un coinmenceinenl de deux zones supplémentaires. Spire de 5 Va tours, croissanis un peu rapidement, à suture mediocre et sommet obtus; dernier tour descendant en dessous. Ouverture très-oblique , transversalenient ovale. Péristome interronipu , réfléchi, à bourrelet interne très peu épais; bords rapprochés et convergents ; bord su- périeur simple, très peu rebordé ; columellaire un peu evase, rébordé et un peu largement réfléchi à l'extrémilé sur l'ombilic. Epiphragnie à l'entrée de la coquille, mince, transparent, lisse, un peu miroitant, membraneux , avec une lache blanchàirc, opaque , cretacee, répon- dant à l'orifice de la respiration. Il existe quelquefois un autre épiphragme enfoncé dans la coquille, qui ressemble à une pellicule bianche et opaque. Mauleur: Il inillim. ì Uiamotro; "2fi millim. | ^ ti) Viri'scuiiti, pelliicifla, unicolore, l'asciis nullis. (.\rionialia) V. e. — V. Doire Bàltea: Liliannes en Val de Lys, ou Gressoney, 600"'; (micaschisles et gneis). 06». J'ai nomine cisalpina la variété de VH. foetens de Studer, loujours plus grande, plus ou moins solide, qui habile les vallées méridionales alpines et préalpines , et qui paraìt bornée à la chalne centrale alpine, enire le ft»",bO et le ìj6°,10 de lalitude; et le 25" MOULtSQllES TERRESTUES, ETC. 55 et 28" de longitude: Val Gressoney ou Val-de-Lys, roches gneissi- ques, 600-800"> (Stabile); Val-Sassina (Stopparli); Val Brembana (Slrobel) Haut. 11, Diam. 26 niill. Tantót elle devient plus épaisse, plus grande, un peu plus dépriniée, de couleur rougeàtre, sub-opaque, et la zone pale en dessous de la bande brune est presque ellacée {H. rlmtica^ Mousson, teste Slrobel) - Haut. 12, Diam. 29 millim.: Val- telline supérieure (Mousson); Val- Brembana (Villa); Val Camonioa (Slrobel). L'élévation sur le niveau de la mer, de toutes les localités lombardes citées, varie entra 300-600™; la nature du sol est cal- caire-dolomitique, la Vallelline exceptée, qui est presque entièrement gneissique et micaschisteuse. VH. foetens^ Studer, (lype, ou transalphia) n'a d'aulres différen- ces qua une taille constanteuient plus petite (Haut. 10, Diam. 22 raill.) le test est plus mince, la spire un quelque peu plus élevée. Elle est très peu répandue , quoique assez abbondante, et parait limitée à une quelque vallèe du versant septentrional des Alpes en Suisse. M." Francois Venetz (fils) en sa qualité de naturaliste infatigable , d'ingénieur des chemins de fer, el des ponts et chaussées, n'a rap- portò de ses nombreuses excursions dans les monlagnes suisses, que VH. zonata^ Studer; et du iMont-Catogne (coté sud qui descend dans la Val de Ferrei (Suisse); micascbisles et gneis); et des envi- rons de Saint-Pierre (ISOO*"; micaschisles, gneis et schisles gris) dans la vallèe d'Entremonl («), VH. fcetens de Studer, Or c'est justement les exemplaires de la vallèe d'Entremonl que feu M.' I. Venetz (pere) envoyail à feu le prof. Studer, et que ce professeur nommait//. foetens (^). Voici^ce que dil en propos MJ Studer mème « Un pau plus petite que VH. zonata .^ mais toujours une fois [a) La Val de Ferrei n'est quo un embranchemeut , (qui s'ouvre prés le village d'Orsiéres) de la vallèe de la Draiise, ou d'Enlremonl , versanl nord ou suisse du Gr. S. Bernard. (b) Avant de commencer ce travail , ne connaissant pas la vraie ff. fvetens. Studer, j'envoyais à quelquesuns de mes amis et corrcspondanls celle nit?me coquilie de la vallèe d'Enlremout sous le nom de //. adelozona^ Parreyss; Var: Veneizii , mihi; el plus tanl (sur rautorìté de quelque savant concliyliologiste) sous le nom d'//. planospira, Lk., Var. Venetzii. Je prie donc res messieurs de corriiier leurs ctiqueltes en: //. foetens, Studer. ì)k e. STABILE^ plus grosse qiie 1'//. cornea^ Drap, et plus brillante, eouleur brun- sAIe. Oulrc la bande peu marquée, on voit le oommenceraenl d'une seconde. L'animai, dit-on, répand une odeur désagréable quandonle sort de sa coquille («). Saint-Branchier {^^) en Valais (Venetz) ». De lout ce que nous venons de dire il s'ensuit que VH. fixtcns de Sluder et Ì'H. zonata de Studer, sont deux choses différentes, et qu'on ne doil donc pas les ranger en synonyme l'une de l'aulre, comme l'on fait plusieurs conchyliologisles, quand nième on ne voudrait les considérer que comme de simples variélés locales de Vii. zonata. En vérité que si l'on compare ces deux formes, abstraclion faite de tonte considéralion malacostatique, on peut bien les relenir comme deux variétés, l'une plus globuleuse, l'autre plus mince et dépri- mée, etc.; mais quand on voit cotte dernière (H. fcBtens) dans nos vallées cisalpine» acquérir une taille plus grande, plus robuste et son domaine ètre bcaucoup plus étendu, que devra-t-on conclure?... Que V H. foRtens est une espòce distincle et, plulòt que du versant nord alpin, elle est indigène de la zone meridionale inférieure, laquelle espèce ayant franchi les .Alpes, est descendue dans Ielle ou Ielle autre des vallées transalpines, où les conditions physiques et naturelles ont été plus ou moins favorables à son parfait développement (e). Quelques auteurs ont, un peu mal à propos, associò Ì'H. foetens de Studer à 17/. ichthyomma., Held, du Tyrol (d)^ de la Carniole, etc; cetle espèce est, à vrai dire, bien voisine de VH. foetens^ mais elle est constantement petite, moins convexe en dessous que VH. fcetens., de eouleur brun-rougeàtrCj assez épaisse, peu transparente; la zone blanchàlre est plutót laitigineuse que hyaline, et plus prononcée; l'autre bande brune inférieure plusvisible, de la mème eouleur que le reste de la cocpiille, le bord coUumelIaire du péristome moins renversé sur l'ombilic. L'H. acliates Ziegler =cingulina.f Deshayes (in Férussac - Hist. Moli.) du Tyrol allemand, de Schnceberg en {n) Celle odi'ur fiésagróable ii'est pas exclusive dfi l'/A fu'lens; mòme l'W. zonata, la ìlyalina cellaria, eie. répandciit ceUe odeur n-poussaiUe. (bj Saiiil-Brancliier est un village de la vallèe d'Kntremont, à 740"". (cj M' le prof. Mousson a tiovó VHel. addozona dans l'Eiigadine. (d) D'après M.' Blancliet de Lausanne, celle cspcce aurail élé Irouvóe par M.' Mous- son à Taiasp (liassc Kripadine), c'est à dire peu loin des fronliéres du Tyrol. MOLLUSQUES TERRESTRES, ETC. K8 Autriche, et raéme assocìée à VH. ichthyomma ^ en Carniole, n'est qu'une varieté de cette dcrnière espèce, très aplalie des deux còlés, et doni la zone bianche est très distincte, la bande brune plus di- latée et confondue. VH. foetens., Stud., VH. adelozona, Parr., VH. rhwtica., Mousson, soni trois fornies variantes en diniensioos, en soli- dité, méme en couleur, mais c'est toujours la méme chose que l'on a sous les yeux; tandis que si VH. ichthyomma ^ Held a quelques res- seniblances avec la fatens, la Var. achates s'en éloigne tellement qu'il est impossible, méme aux conchyliologistes les plus scrupuleux de la réunir à la fatens en une seule espèce! Les belles figures don- nées par Rossmàssler (Iconogr. Heft II, fig. 92 ; et Heft X,fig. 600) ne représentent pas VH. foetens (type)du Valais; mais l'/T. ichthyomma, Held, et sa variété achates. 2». IIelÌ3iL iimbilicaris. Ifelix hispana?, Linné (a) — Syst. Nat. Ed. X, 1738; I, p. 77-2 , N, 599 ; (teste Beck). — planospira, Lamarck — ffist. Anim. sans vertèbres ; Tome VI, 2.* parlie , AvrU 182-2. (exclus. //. cryptozona , Z\eg\ev] (b) — Non /f. planospira, Michaud Compì, à Draparnaud , 1831, pi. XIV, fig. 3-4); nec Pliilippi [Eiium. Moli. Sicil. II, 1844); nec L. PfeifTer (Man. Hel. viv.; I, 1848; Addenda, p. 449.) — villata Cristoforis et Jan — Cat. rer. nat. in Mtis. extant., 1832 (teste Ros- smàssler) : tion vittata , Mùller; nec Villa. — umbilicaris, Brumali — Caini, xistem. Conch. di Monfalcone , 1838; non Olivi (Zoul. adriat. 1792, pag. 177) (e). Var. Padana, mihi — Testa aperte umbilicata, orbiculato-convexa , spira paruni elata, apice obtuso, cornea, vel corneo-olivacea , subpellucida, nitidìuscula, (a) Dans quelques ouvrages, et dans plusieures collections cette espèce porte, comme nom plus ancien, le nom d'ff. hispana, Linné; il parati qu'll ait élé adopté d'aprés l'autorité de Beck seulement; d'ailleurs la phrase linnéenne {« Testa umbilicala, convexa; anfractibus 5 terelibus , umbilico tenui. — Habit. in Europa australi. Testa colore corneo •) désigne une campylée cornee quelconque. Muus avons déjà une //. hispnniea, Partsch , et une /A hispanica, Michaud; une H. hispana, Linné, et tant plus pour une espèce qui est tout autre que espagnole, ne pourrait donc pas élre adoptée que à confusion de la nomenclature déjà si ombrouillée! (b) Uff. cry pio zona, Z. n'est qu'une simple varieté • minor, lenuis, dinphana » de 1'^. macrosloma, Miihiroldt (Habit. la Sicile). \,e) VH. nmbilicnris, Olivi, est une variété de ìli. erirctormn , Miiili^r. HC G. STABILE, oblique slrialula et, sub lente, slriis spiralibus conferlis minute de- cussata; supra medium, in pallido-albida vitta, fusco-unifasciata; su- perius fascia altera fusca, dilula, cito evanescente. Anfraclus 5 V2 convexiusculi , sutura mediocri distincti; ultimus anlice breviter de- flexus. Apertura rolundato-lunaris, obliqua; peristoraa albido-labialum, mediocriter reflexum, marginibus remotis, columellari crassiusculo, circa regionem umbilicarem late dilatato, alque ad terliam ultra par- tem umbilicum subtegente. Coquille assez largement ombiliquée, globuleuse-déprimée, mé- diocrement convexe en dessus, borabée en dessous, couleur de come plus ou moins pale ou olivàtre, assez solide, un peu luisante, demi- Iransparente , à stries obliques d'accroissement peu régulières, et à surface cliargée de pointuations oblongues, ou petites lignes sail- lanles, disposées transversaleuìcnt, addossées et paraissant quelque peu ondulées, visibles mème à un faible agrandissemenl; à la partie supérieure du dernier tour une zone brun-rougeàtre au milieu d'une bande blancbàtre ou corné-pàle, et en dessus de celle-ci une autre zone plus étroite, plus prononcée vers le bord du péristome, et s'évanouissant ensuite insensiblement. Tours de spire 5 Va médio- crement convexes,à suture assez distincte et à sommet oblus ; dernier tour descendant un peu en dessous. («) Ouverture oblique, ovale-ar- rondie, plus large que baute; péristome réfléchi, à bords écartés, et à bourrelet interne blanc; bord inférieur, ou coluraellaire, plus épais; à l'extrémité, vers la région ombilicale, dilaté en forme de languette et recouvrant presque la moitié de l'ombilic. Dimens. maj. — Ilaut. 16; Diam. 31 miliimélres min. — » U ; . 26 V. G. — Val-Pcilice: la Torre de Luserna i^)^ 840""; R- P. — Haute vallèe du Pò: Calcinerò au-dessus de Paesana, (ò. MOLLUSQUES TERRESTRES , ETC. B7 700-800""; terrain crystallin (Stabile); Brondello au-dessus de Sa- luzzo (Mella); enire la Val Pellice el la vallèe du Pò (Villa). V. T. — Val-Varaila: Venasca, b50°»; (iMortillet). Obs. Qu'est-ce que \'H. planospira^ Laraarck? Voilà une queslion agilée depuis long temps parmi les naluralistes ! Qu'il soit perniis d'abord de jeter un coup d'oeil sur les divers ouvrages dans lesquels on parie, dans un sens ou dans l'autre, de VH. planospira; nous verrons ensuite à une conclusioni M/ Michaud {Complément à Dra- parnaud', 1831) sous le nom collectif d'/T. planospira Lamarck, a-t-il voulu comprendre deux espèces différentes: VH. zonata, Studer et VH. umbilicaris ^1 Brumali? La phrase Ialine, la description , les lìgures données par M/ Michaud , et l'indicalion « Alpes » indique- raient un peu VH. zonata^ Sluder; c'est la convinclion aussi de MM." l'abbé Dupuy (o), Moquin-Tandon (i), Drouel (e), Mortillet {d); mais le derniers raols de sa diagnose « plus grande, plus aplalie, plus lisse, eie. » et la citation des autres localilés: haute Autriche, Frioul, etc. se rapportent sans doute à VH. umbilicaris., Brumali. Ainsi la fig. 0, tab. 3 de Gualtieri représente celle dernière espèce, tandis que l'ouvrage de Sluder cité par M/ Michaud , ne peut avoir rapport que à l'espèce de la Suisse, c'est à dire à VH. zonata. Il paraìt cependant que M/ Michaud sous le nom de H. planospira, Lk. ait voulu décrire VH. umbilicaris. M/ Rossmiissler {Iconogr. der Land-und Siisw. Moli. Heft. Il, 1835; fìg. 90) sous le nom d'^. planospira., Lk, donne une bonne descriplion de VH. umbilicaris., Brumali, de la vallèe de l'Isarco, de rilJyrie, des environs de Trieste, des Alpes Aulrichiennes, de l'Italie (e); les figures, les diagnoses et les localilés conviennenl exa- clement à VH. umbilicaris ., mèuie pour les localilés ilaliennes (car (a) Mst. Natur. des Moli. lerr. et d'eau douce qui vivent en Fi ance; 11 fase. Jan- vier, 1848. (6) l/ist. Natur. des Moli. terr. et fliw. de France; 1855. (e) Enumération des Moli. terr. et fluv. viv. de la France continentale; 1855. (d) Catal. crit. et malacostat. des Moli. terr. et d'eau douce de la Savoie, etc. ; 1857, (e) M.*" Rosstnàssler ajoule aussi : • la Sicile •> mais plus tard (1838), il fall justemenl observer que l'helice sicilienne n'esl pas VH. planospira, Lk. , mais VH. macrosloma, Miihlfeldi (= siculina Ziegler). b8 G. STABILE^ (•ette cspèce, sauf quelqiies legères modificalions, on la rcnconlre dans le Véronais, le Vicentin, le Bellunais,le Padouan, à Masse-Carrare, à Livourne en Toscane, et dans l'Etat Romain). Le raème auteur (Heft. Vili, 1838, fig. B03) cite encore une forme un peu variée à'H. planospira^ Lk, des environs de Trieste; la spire est un peu plus élevée, l'ouverture un peu plus arrondie. En Carniole, et dans les environs de Trieste, Ì'/I. umbilicaris présente très souvent une co- quille plus petite, à spire un peu élevée, quelquefois mème subglo- buleuse (Trieste); les bandes sont moins prononeées, ou bien nulles ou presque nulles, la couleur du test nioins gaie et brillante, et plus terne («); mais c'est toujours le mème type! Au contraire dans l'haute vallèe du Pò, nous avons notre variété Padana^ grande, plus globiileuse en dessus et, proportionnément plus bombée en dessous, à test assez solide et granulé, à bord columellaire du péristome renversé sur un bon tiers de l'ombilic, etc. De l'autre cóle du Pò, sur les « Colli Euganei »' dans le Padouan, notre H. Padana paraìt déjà; ses pointualions allongées, ou rugosités sub-ondulées et serrées, sont bien prononeées, mais elle est petite, mince, d'ailleurs la couleur du test d'un bel corné-fauve, c'est la couleur de V umbilicaris type des régions environnanles, i\I/ Desbayes l'illustrateur de Férus- sac (in Férussac: Hist. Moli.; 1839-40), après avoir (pag. 27), à bon droit, retirée de VH. zonata., Férussac, plusieures espèces diverse» que M/ Férussac y avail comprises , a réservé le noni de zonata^ Férussac (non Studer) à une espèce du Frioul , de l'IUyrie , de Mon- falcone près Trieste, de Pise et Florence. Les figures de Férussac (pi. r»8, fig. 10, b. e. soit dextre et sénestre, non celle du milieu) et V habitat cités par M/ Deshayes conviennent à VH. umbilicaris ., Brum., laquelle, comme nous l'avons dil ci-dessus, descende jusque dans l'Italie meridionale; cependant les descriptions données par I\I/ Deshayes se rapportent plulòt à une forme moins déprimée que celle du Véronais, du Vicentin et mème de la Toscane, et à bandes moins prononeées; nous avons déjà fait menlion de nolre (n) J'ai fiistinfruf' dans ma rollocliori cello forme d'^. umbilicaris par le iiom de illi/ricn. et culle h spire plus ilcpritinV , à lesi d'un cornò plus vii" el a handcs hien «narquóes, par le riom de Ilalicn. M0L1.U8QUES TERRESTRES, ETC. 89 niutalion illyrica^ et ce sera, peul-èlre, sur des exemplaires de celle variété que M/ Deshayes aura fait sa descriplion ; les quelques individus d'/7. umbilicaris que j'ai recus de Masse-Carrare , et de Lucques sont aplatis en dessus , conmie ceux du Véronais , de Recoàro dans le Vicentin, du Bellunais, eie. Mais, à page 23, M/ Deshayes, sous le noni d'i/, planospira^ Lk. («) donne la descri- plion d'une autre espèce de l'Italie meridionale, de Sicile, de Morée, etc. On voit évideniment, d'après Yhabitat^ la cilation des auteurs, eie. qu'il a reuni ensemble deux espèces: VH. umbilicaris Brum., et YH. cryptozona^ Ziegler. En fait ce n'est que plus tard que les auteurs ont séparé et erige en espèce distincte VH. macrostoma, Miìhlfeldt (doni VH. cryptozona n'est qu'une simple variété). L'un des caractères différentiels que M."^ Deshayes donne à son H. plano' spira, est la granulation régulière de l'épiderme; celle observation est juste; VH. umbilicaris du Véronais, du Vicentin, du Bellunais, du Frioul et de l'illyrie est loujours lisse , ou avec des granulalions très peu distinctes, méme à un convenable grossissement; au con- traire VH. umbilicaris de Masse est déjà plus granulée, celle de Lucques, outre les granulalions, présente sur les preniiers lours de spire quelques rares poils; et cependant c'est loujours la méme espèce, la méme forme, c'est la vraie //. umbilicaris, quoique quelqu'un des nos conchyliologistes l'ait désignée pour //. setipila^ qui est bien differente! Nolre variété Padana , de VH. umbilicaris^ tant celle de l'haute vallee du Pò, ou Pedemontana., que celle des " Colli Euganei » ou Euganea^ est très bien granulée en forme de stries courtes et Iransverses. Il parait que la granulation de l'épiderme et les poils soient l'un des caractères méridionaux des Campylées à lesi corné : VH. setipila., Ziegler de l'Abruzze el du Napolitain; VH. setosa., Ziegler, de la Dalmalie; VH. subzonata., Mous- son, de Cephalonie ; VH. comephora., Bourguignat, de Morée; l'H^ cyclolabris , Deshayes, de Grece; VH. pellita. Férussac, de Rho- des , etc. sont loutes des espèces à coquille granulée, el plus on nioins gamie de poils. [a} M/ Desliayps cite eiicore pour celle espéce la méme lipure de VfJ. zonata, Fér. (pi. CS, fig. IO , h. e.) ftO £• STABILE., Un mot, à présent , sur VH. planospira^ Lk. de la trolsiènie édi- lion (le Lamarck, par M/ Desliayes: il est évident qiie, s'agissant d'un oiivrage general, ce professeur a corapris, sous le noni colleclif de p/anospim, pi iisieures espèces qui ont quelques affinités entre elles (//. zonata, H. umbilicaris , H. ìuacrostoma^ ete.). L. Pfeiff. (Monogr. Helic. vivent. ; Voi. I, 1 848) après avoir, à p. 347, sous le noin de planospira, Lk. donne une benne diagnose de l'H. um- bilicaris de rillyrie et de l'Italie boreale; à page 449 , dans l'ad- denda, change le noni de planospira^ Lk., en celui de hispana^ Linné; la synonymie cependant est la inéme {H. umbilicaris^ Bruni., H. pla- nospira^ Rossm., etc.) Quant à VH. planospira, Lk.; il en fait une espèce séparée, intermediare, comm'il dit, entro l'/T, Idspana, Linn. et VH. zonata., Stud., et ayant beaucoup d'analogie avec VH. macrostoma, Aliihlf.; et lui donne en synonyme le noni (Ì'H. planospira., Micliaud! Serait-ce notre variété Padana!:) cependant les dimensions de notre Padana sont majeures que celles données par M.' PfeilTer à son H. planospira. Quoi qu'il en soit, le nom d'H. planospira., Lk. ne pourrail pas otre adoplé pour notre H. Padana. J'ai laissé le dernier, et non sans raison, celui que je devais piacer avant tous les aulres , l'auleur nièrae d'H. planospira , l'illustre Laraarck. Que dit-il cet auteur («)? La phrase latine et la citalion de la pianelle 3, lig. 0, de Gualtieri laisseraient nullement douter qu'il s'agisse de VH. umbilicaris., Bruni.; mais si, d'après ce qu'en dit MJ Deshayes (in Férussac, pag. 23), VH. planospira., Lk. porte aussi le nom d'H. cryptozona, Ziegler; nous aurions mème ici deux espèces sous le mème nom; cependant, dès qu'on a erige en espèce distincte, et assez connue, VH. macrostoma (dont VH. cryptozona n'est qu'une variété à test moins solide), le nom de planospira ^ Lk. resterail donc tout seul à l'autre espèce italienne à spire deprimée , (a) Lamarck , Hist. nal. des Animaux sans vertèbres , Tome ' VI ; -?.." [larlic; Aviil . 1S22. N. 48; /A planospira «II. tesla orbiculaloiiL'pri'ssa, sublus convexa, unilìilicala, glabra, coriieo-lulesconle ; spira plana; ullimo anfiactu fascia alljida rulo marginala ciucio; labro margine redevo, albo. •> Gualtieri: Test. t. 3, flg. 0. — //. zonala, Daude, haril de Fcriissac. . I/ist. Moli. N. 105. IIabit. en Italie - Uiam. environs 10 ligncs (Lamarck). MOLLLSQUES TEURESTRES, ETC. 61 c'esl à dire à VH. umbilicaris^ Briim., oii plus particulièrenienl à la inutation italica. En résumant, noiis dirons: 1.'' Que le noni iVff. planospira ^Lk. ne peut designer absolument d'autres espèces que VH. umbilicaris ^ Brumali, et VII. cryptozona., Ziegler; 2.° Que celle dernière espèce ayant élé relirée et separée, on pourrait bien, suivant les lois d'an- tériorilé, adopler le nom ù'H. planospira ., Lk. (corame plus ancien de mnbilicaris .1 Brum.) pour l'autre espèce; cependant, à fin d'é- viler tonte confusion, il est préférable de le faire passer en syno- nyme de VH. wnbilicaris, ou plus proprement pour en designer la »wt> — Testa majusciUa, fauce rugricaiili-luscu , lìeriilomule saturate-fusco. Cesi la forme de la Suisse , de rAllemagiie el d'une grande partie de la France. V. e. — ■ V. de la Doire Bàllea: Aosta, K90«i — V. de la Doire Riparia: Suse, eOO"" (Morlillet). Rarel |S) cisalpina 4 niihi — Testa plerumque minore , fauce dilutc infuscata , peristo- mate rufescenli-fasco. G'est la forme commune des nos pays du revers meridional et orientai des Alpes (Piémont , Lombardie , eie). V. e. — V. de la Toce: parile inférieure du Simplon, 310-700'" (Strobel); Calasca en Val Anzasca , B00°» (Stabile); Orla, STO"" (Ma- rani); Val de la Doire Bàllea: Ivrea (Stabile), alentours du Lac Majeur, Arena, 200-600°» (Marani, Prada) — Vallèe de la Doire Riparia: Oulx, Suse, BOO-lOOO-n (Slabile). — Val Pellice: la Tour de Luserne près Pinerol, 830"» (iMorlillel). R. P. — Plaine du Pò (nord): Novara, Vercelli, Lomelline, Turin, 90-260°» (Strobel, Morlillet) — Plaine sud: Slradella, Voghera, Asti, Dronéro 130-600°» (Strobel, Mella). V. T. — Val Stura de Cuneo: Val Verraegnana, route du Col de Tenda, de Borgo S, Dalmazzo jusqu'à Limone 600, 1000™ (Mori.), (a) Màchoire à còles (5 à 7); quatre trés-forles, et une plus fallile au milieu; eei- les-ci constantes, et souvent six, et une au milieu [tì. nemoralis) , écarlées, Ircs sail- lanles, et à bord fortement dente. Vésicules muqueuses 2, divisées en 3 ou 4 bran- ches simples. Un seul dard , à quatre aréles trauchanies sur toule la longueur, en- forme de lance {H. nemoralis), ou un peu arqué (U. sylvalica). 60 e. STABILE, V) ftpcnnlna, mihi — H. Genuemis, Porro; H.eliusca, colleclionum (a). Celle formo se distingue par sa laille Irùs grande qui arriva queiquefois jusqu'a 30 mliiimélres de diamélre, el à 20 mlli. de haul. V. T. — Versant nord de l'Apennin — Val de la Bormida: Acqui (Villa) — Val de la Scrivia: Tortone, Ronco, Busalla (roule de Gènes) (Morlillet) — Val de la Staffora; V. Tidóne; Val Coppa: Casteggio; V. du Scurpasso; Val Aversa; Monte Penice; Bobbio en Val Trebbia (Slrobel). Obs. La miitatioti à périslome blanc (que quelques conchyliologìstes eonfondenl à lori avec VH, hortensis, Miill.) est assez rare dans les localités citées. I\l/ Mella l'a trouvée à Drenerò; M/ Morlillet dans la vallèe de la Scrivia. Quant à \'H. hortensis^ Miiller, elle n'existe pas du coté sud des Alpes! 3». HelK isylvatica. Uelix sìjlvatica , Uiaparnaud — Tableau des MoUusq. i801; el Hist. MoU. 1805, pi. VI, (Ig. 1-2. V. e. — V. de la Doire Bàllea : l'AUée-blanche au Col de Seigne, 'ibOO"" (Payotj. V. T. — Val Stura de Cuneo : Val Vermegnana ; Borgo S. Dal mazzo jusqu'à Limone , routc du Col de Tenda (Morlillet). (a) Zieglcr, dans sa corrcspondancc avec feu Ciiarles Porro, savanl naluralisle ila- lien, déclara qu'il n'avait jainais instiluii ni 17/. clrmca, ni lo Plamrbis etniseus , (Slrobel). MOLLUSQUES TERRESTRES ^ F.TC. fi7 , Sect. P O il A T I A. (a) ' {Pomalia, Deck — Ind. Moli., 1837 ; pag. 43.) a) Crypioniplialus (ò), (parlim), Agassiz — in: Cliarpenlier — Moli, de Ut Suisse, 1837. 33. Helix aispersa. HeliJO aspersa, Muller — Verni. Hist. Il, 1774, pag. 59; Féiussac : Hisl. Moli. pi. 18. V. C. — Val de la Doire Bàltea: Ivrea, SS*"" (Rezia) — V. Doire Riparia: Suse, jusqu'à S. Bertrand, BOO-yoO"" (Stabile, Strobel, Mortillet). V. T. — Plusieures localités du Monferrato (Mella). P) Pomatla, Leacll — Brìi. Moli. , pag. 89 ; ex Turlon , 1831 (e). * 34. Heli^K pomatia. Helix pomalia , Liniié — System. Natur^ÉflU. X, 1758, I, pag, 771. V. C. — Vallèe de la Toce: Pied du Simplon, Val Vedrò, Val d'Ossola, 300-700'" (Strobel); Lac Majeur, SOO-SOO"» (Stabile, Pra- da); Orla, 570™ (Marani) — Val de la Doire Bàltea: collines de Vi- verone, (Mella) — Val de la Doire Riparia; Suse, Oulx, Bardonnèclie jusqu'au hameau de la Roue, BOO-1600™ (Mortillet) — Val Pèllice: Tour de Luserne près Pinerolo, 830°" (Mortillet). R. P. — Plaine du Pò (nord) : Vercelli , les rives du Tessin (Stro- bel) — (sud): l'Astésan; plaine de Dronero et Val Maira (Mella); tout le versant padan de l'Apennin (Strobel). (a) Màchoire à còles (5 à 7) écartées, saillantes , et à bord forlement dente. Vésicu- les muqueuses 2, divisées en branches plus ou moins nombreuses , suivant l'àge du mollusque. Un seni dard courbé, avec quatre arétes Iranchantes, sur tonte la longueur (b) Chaque vésicule muqueuse divisée en 8 à 20 branches. (e) Chaque vésicule muqueuse divisée en 20 a 40 branches. Les vésicuies muqueuses de Vffel. lucorum sont de la moilié plus pelites que celles de VHel. pomatia. (Panceri: Differenze anatomiche tra TU. pomatia e TH. LUConuM ; in Strobel : Giornale di Ma- tacoL, ,\nno 1; Pavia, 1853). fi 8 G. STABILE, * 35. Hell^k lacoram. Helix /Mcorum, Linnó — System. Nalur. Edit. X; 1758, I, pag. 773. — — Mùller — Verm. Hislor. Il, 1774; pag. 46, ~ Férussac: Uitl. Moli. pi. ìi , A, fig. 1-7. R. P. — Plaine du Pò (nord): Vallee du Ticino (celle espèce est assez comuiune dans le Jardin bolanique et en quelques aulres horls de Pavie) — Plaine du Pò (sud): Val Coppa, Casteggio (Slrobel). Gen. BULIMUS. («) {Bulimm (emendai.), Scopoli — Introd. ad, hist. nalur. \ ini.) Sect. E MA. (6) {Emi, Leach — Brit. Moli., pag. 112; e.\ Turton 1831.) t. Buliiuufs luontanui». Bulimut montanus, Draparnaud — Tabi. Moli. 1801 — el Uist. Moli. 1805; pi. IV, fig. 22. V. C, — Val de la Toce: Gondo, aii Simplon, 750™; dans les baies, les taillis et les forèts; après les pluies il monte sur les troncs des arbres à epidemie lisse, sur les bois luorls, eie. Terrains cry- slallin en genre (Slabile). (a) L'absence du dard et des vésicuies muquouses; le flagellum plus ou moins laléral , et prcsque jamais terminal , en forme de niassue ou obové ; une màclioirc fluemont striée et à pcinc crónelée sur les bords ; les Iciitacuics inftTieurs proportionncl- lemenl plus courts, etc. sont les caracltTcs qui dislingueiit iios Bulimis des lléUces. {b) Màchoire strice, surloul vers le liord infnieur; baule, arquéc {B. montanus) i)\i élroile et lógéremenl subrostrilornie (B. obscurus)- MOLLt'SQUES TERBESTnBS , RTC. 69 ^ !9. BuIimuN^oliiscnriisi. Nelix obscura, Muller — Verni. Uist. , 177-4; li, pag. 103. Bulimus obscums. Drap. — Tabi. Moli., 1801; et Hist. Moli. 1805; pi, IV, fìg. 23 — Moquin-Tandon : Moli, de France ; 1855, pag. 292, pi. XXI, fg. 5-10 fAiiatom.). V. e, — Vallee de la Toce: Domo d'Ossola, 500" (Prada); rives du Verbano 210-300™ (Slabile) — Val de la Stura de Lanzo: toute la vallèe, 460-1600'"; région serpqptineuse et gneissique (Stabile). R. P. — Plaine du Pò (nord): Vercelli, IBO"" (Mella); Mezzana Corti, près la-Cava (Strcbel) — Plaine sud: Saluzzo (Mella); Val Madonna, Alexandria; Val Aversa, etc. (Strobel) 90-360"". V. T. Zavatarello, Montalto en Val Trebbia et Val Tidone ; Arquata en Val Scrivia (Strobel, Villa). Au pied des haies, sur les murs hu- niides ; dans les régions raontagneuses et alpestres sous les grosses pierres. Sect. ZEBRIIVA (a) (Zebrina, Held — in Isis; 1837, pag. 917.) 3. Bnlimus detritns. Belix delrita, Mùiler — Ycrm. Hist. 1774; II, pag. 101. tìuUmus delritus, Slurlcr — Kurz. Verzeichn; 1820, pag. 88 — Moquin-Tandon : Moli, de Fraìice; 1855, pag. 294, pi. XXI, flg. 24; pour l'Analomie fig. 12-20. /3) sepinm, Gmelin — System. Natur. 1788, pag. 3654 — Obsolete et irregula- riter fusco-radiata (Moquin-Tandon : loco citato pi. XXI , fig. 21 «t «2). 7) radiatasi Brugulère — Encyclopéd. Vers; 1789; I, pag. 312. (Helix radiata, Férussac — Tabi. System. 1822 — Moquin-Tandon: loco citato, fig. 23. ì V. e. — Vallee de la Doire Bàltea: Aosta, 600™ (Deponti) — V. de la Doire Riparia: Suse, Chaumont, BOO-600™ (Stabile, Strobel», Mortillet — Mutai, a, et y). (o) Màclioire peu arquée. faiblement slrióe vers le bord inférieur et un peu rcstri- forme. 70 G. STABILE, V. T. — Val Maira: Dronéro, 600"" (Mella) — Val Stura de Cu- neo: Rocca-Sparvéra , Vignólo, Gajola près Cuneo, KbO-B?»"" (Mori.). Sect. € n O IV B R U li A. (a) {Chondrula, Reck — Ind. Moli; 1837, pag. 87 — Cftondrws (parlim) Cuvier: Régne Anim. 1817 , 11.) * 4L. Bulimus tridens. Helix Iridens , MùUer — Verm. /Hslor.; 1774; II, pag. 106. lìntimus tridens, Brugnière — Encyclope^ , Vers, II, 1792, pag. 350. Pupa tridens, Draparnaud — Tabi, des Moli. 1801; fìist. Moli., 1805; pi. 3, fig. 57- — Moquin-Tandon : Moli, de France , 1853; pag. 297; pi. XXI, flg. 25-3» (Anatom.); Ad. Schmidl — Geschlecht. der Stylommatoph. 1855; pi. X, flg. 71 (Anatom.). R. P. Plaine du Pò (nord): Turin, 200'» (iMorlillet) , Superga, CTO" (Villa); Mezzana-Corli, Guasta, rives du Tessin, 80°" (Strobel) — Plaine sud: Valenza, Alexandrie, Stradella, 80-100™ (Strobel); Dronéro, eoO"» (Mella). V. T. — Val Tidone, et Val de la Trebbia: Montalto, Bobbio, eie. (Strobel). * 5. Bnliniui» quadridens. Helix quadridens , Mùller — Yermium Hist. 1774, II, pag. 107. B\ilimu$ quadridens, Bruguière — Encycl. , Vers. II, 1792; pag. 351. Pupa quadridens, Draparnaud — Tabi. Moli. 1801; Hist. Moli. 1805. pi. 4, fig. 3 Moquiii-Tandon : loco citalo, pi. XXII, fig. 3 (Anatom.) a) nornialis^ m>hi — Coquille de taille vioyenne. Habit. les régions inférieurs. p) nana, milii — CoquUle plus petite, raccourcie. Habit. Ics rógions élevées, (140O-180O>>>). V. C. — V. de la Toce: Gondo, Isella au Simplon, eOO-TOO-" ; région granitique; sous les pierres, dans les endroits rocailieux et (n) Màchoirc à bord inféricur un pcu rostriforme; striée {B. tridens); ou presque lisse (B. quadridens). MOLLUSQDES TERRESTRES, ETC 7t panili Ics biiissons (Stabile) — V. Stura de Lanzo: au dessus du vil- lage de Balme, Alpe de la Mussa, etc. 1600-1800™; roches crystal- lines; sous les grosses pierres, avec VH. rudcrata^ la Claus. alpi- na^ eie. (Stabile) — V. de la Doire Riparia: Suse , 840"" (Strobel, Stabile, Morlillet) région crystalline. R. P. — Plaine du Pò, sud: coUines de Superga, 070™ (Villa, Strobel) ;Sanctuaire de Crea; Rosignano, à sud-est de Casale, 220-4 OO""; collines de l'Astésan, 140-300°^ (Mella); Voghera (Strobel); Novi (Mortillel); vallèe du Tanaro; Stradella (Strobel). V. T. — Val Stura de Cuneo (ou de Demonte) : Vignolo, KKO™ ; Rocca Sparvéra, B60™ (Mortillet). Toutes ces localités sont près de Cuneo. Val de la Bòrmida: Acqui (Villa) — Val Scrivia: Serravalle, Corniasca (Mortillet) — Val Staffora ; Val Coppa ; Val Aversa ; Val Tidone : Zavatarello; Val Trebbia: Bobbio (Strobel). Sect. F E R li S S a € 1 A. (a) {Ferussachi, Risso — Hist. nat. de VEurope merid. , 1826, IV.) * 6. Bnliinuis snbcyliuclriciis. Helix subcylindrica , Linnó — System. Natur.; Édit. XII, 1767; non Montagli. — lubrica, Mùlier ■ — Verm. Histor. I[; 1774, pag. 104. BuUmus lubricìis, Bruguière — Encyclopéd. viéthod. Vers; I, 1789, pag. 311. Achatina bibrka, Menke — Synops. Mollusc. ; 1830, pag. 29. Columna lubrica. De Cristoforis et Jan — Calai, rer. ìuilur. , etc. 1832. Fenissacia subcylindrica, Bourguignat — ^méju/és Malacci., in: Revue e.t Mugasin de Zool. , par Guérln ; 1856. V. e. — Vallèe de la Doire Bàltea: collines de Viverone, (terr. erratique) SSO"" (Mella) — Val Stura de Lanzo: régions alpeslres, 1400-1800°; règion gneissique et serpentineuse ; sous les grosses pierres, près les ruisseaux, associé au Bui. quadridens., à VH. gla- cialis, ruderata, etc. à la Pupa triplicata , etc; un peu plus petite que les exemplaires vivants dans les régions des collines et de la (a) Màchoire arquée, sans saillie rostriforme, à stries conligues, veriicalos, tn's fìnes. 72 G. STABILE, plaine (Stabile) — V. de la Doire Riparia: plaine dii Mont-Cénis, IQSO'" (Morlillet) — Rochemolles au Monte-Thabor, 1660" (Slabile) Terr. crysiallin. R. P. — Plaine d» Pò, nord: Vercelli, 450™ (Mella); Mezzana- Corti en Lomellina 70"» (Slrobel) ; Turin, aval, 200"» (Mortillel) — Plaine sud: environs d'Alexandrie, 82-90™ (Slrobel, Morlillel). /S) pachyg^aslra 4 mihi — Testa ventrosula, nilida, corneo-rufescenti. R. P. — Haute vallee du Pò: Ghisole près Paesana, S'iO™ (Mori.). V. T. — Val Varàita: Brossasco près Venasea, fiOO" (Mori.). Gen. CiEClLlANELLA. («) {Cceeilianella , Bourguignat — Aménités Malacol., in: Revue et Magasln tie Zool. par Guérin, aoùt, 1856: (enoenclat.de Cccilioides , Férussac, teste Blainville, in: Dict. Se. nat. T. VII, 1817, pag. 332.) Bulimus (partim) — Achatina (partim) — Cionella (partim) — Columna (parlim) — Po- lyphemns (parlim) — Glandina (partim) , quorund. auct. Acicula, Risso — Hist. nat. Europ. mérid.; Tom. IV, 1826; non Acicula, Hartmann. Sira (parlim), Adolplic Schmidt — Geschlechtsapparat der Stylommatophoren ; 1855, pag. 42 (b). (a) Caeilia ■= ca;ca. Mollusque aveugle, ou que l'on suppose aveugle. Les pédoncules ocuiigères uè soni pas renflés à l'extrémité , comme chez les autres Bulimes; le boutoii apical est presque nul, et à la place du globe oculaire existe une petite dépression annulaire lisse. M.' Férussac (Essai d'une méthod. conch., 1807, pag. 77) a observé l'animai avcc une forte lenlille et il n'a pu dccouvrir aunun indice de points oculaires. Nilsson (/Usi. Moli. Sueciw, eie, 1822, pag. 39) dit: «In hac specie (acicula) oculi sane nulli delegunlur, nisi alba sunt, uli ipsa lentacula». M.' Baudon a irouvé une seule fois un individu vivant de C. acicula sous une pierrc, derriére un mur humide. • I/anìmal , dll-11, est blanchàlre, demi-lrasparent, un peu rosé à sa terminaison à cause de la présence des vlscéres; il n'y a pas apparence d'organe visuel au sommet dcs tenlaculcs; cepcndant j'ai constate que l'individu que j'avais sous les yeux élait extrémemcnt sensiblc à la lumiere; il est probable que l'impression de l'air lui est désagréable et quMl cberche plutòl à l'éviler, etani toujours habitué à resler cache assez profondément • (Baudon: Nouv. Calai. Moli, de l'Oise; 1862). Quoi qu'il en soit l'absencc, ou la singuliére conformalion des organcs visuels chez ces pelits mollusques, de méme que leur habitat, soni des caracléres suffissants pour Ics separer et piacer dans un genre special. (b) La C. acicula, Miiller; la Stenogyra (Achat.) octona, Chemnilz; la iJumino (Bui.), decollata, Linn.; et quolques Achatinelles, entrent dans ce genre. Le principal cara- etère consiste dans la forme dcs dents ou papilles llnguales; la dent centrale de chaque rangce est très petite et carrée ; (Adolphe Schmidt). MOLLUSQUES TEnRESTRI», ETC 73 "^ 1. Caecilianella acicnla. Buceinum acicula, Mùller — Verni. Ilist., Il, i774, pag. 150. Cionella acicula (partim) , Jeffreys — System, test., in: Trans. Linn., 1830, t. XYI , 2. partie, png. 347. Aehaiina acicula, Rossmassier — Icon. d. Land und Sùsswass. Moli, 1939, lleft. IX et X, fig. 658. — aciculoides, De Bella — Malacol. della valle di Non (Tirolo ilal.), Parie I, Moli, terr., 185-2, pag. 75, flg. 3; non aciculoides, Jan. Bulimus (secl. Acicula) acicula, Moq.-Tandon — Hist. Moli, de France , 1855, p. 309, pi. XXII, ftg. 3-2-34. CeeciUanella acicula, Bourguignat — loco citato, 1856, pag. 215, pi. 18, fig. 1-3 (tirage à pari). Testa parva, non umbilicata, elongata, fiisìforraì-cyUndrico-acicu- laris, non infiala, gracilis, diaphana, polita, albida. Spira sensim attenuata, apice obtuso. Anfracliis 6 convexiusculi, satis rapide cre- scentes, sutura vix marginata distincti; ultimo non inflato, Vs longitu- dinis acquante. Apertura paululum obliqua, oblonga, snrsuni slrictius- cula. Peristoma non continuum, simplex, acutuni ; margine externo anlrorsum vix produeto, marginibus callo tenni junctis; columella arcuata, mediocriter truncata, ad basini apertura3 fere attingente. Coquille dextre, petite, allongée, fusiforme-cylindrico-aciculaire, non venirne, grèle, lisse, hyaline, blanchàtre ; fente ombilicale nulle. Spire composée de six tours un peu convexes, croissant assez rapide- ment; sommet obtus; suture à peine marginée; dernier tour no)i enflé, surpassant à peine le tiers de la hauteur totale de la coquille. Ouver- ture sub-oblique, oblongue , un peu élroite. Péristomc non continu , simple, aigu; bords marginaux réunis par une callosilé plus ou moins distincte ; bord droit, ou externe, très peu arqué en avant; columelle niédiocrement arquée, tronquée, atteignant à peine la base de l'ou- verture. Hauteur: 5 miilim. — Diamélre: 1 '/« miUim. Ouverture: Haut. 2 — Diam: 0 ^/j miilim. R. P. — Plaine du Pò, nord: Turin, alluvions (Morlillet); iMez- zana Corti près de la Cava, Lomelline, (Strobel) — Plaine sud : Alexan- 74 G. STABILE, (Irie (Slrobcl) — Collines transpadancs: Sciolze, à l'est de Turin (iMella). Obs. Les quelqiies individus recueillis près de Turin ont les bords marginaux du périslome réunis par une callosilé bien dislincte, et qui sur qiieWiues individus plus adulles présente sur le milieu de l'avant-dernier tour à l'entrée de l'ouverture, un'éminence lubercu- leuse. Celle pièce cependant, de niòme que le pli ventral de la Balia perversa f et de quelques Pupes, n'est pas nn caraclère iraporlant pour la détermination des espèces. La nature du sol sur lequel le mollusque vit, l'àge niènie du mollusque, les condilions accidenlel- les, eie. exercent une diverse influence sur le développenient de l'animai et par conséquent sur la coquille; ces pièces accessoires bien prononcées sur cerlains individus, sur quelques aulres au con- traire, et dans la mème localité, soni souvent peu apparenls, ou nulles. Inulil de faire observer que les coquilles des Ccecilianelles , ainsi quo celles des Carychies, eie. après la mori de l'animai de- viennent opaques et d'un blanc de calcaire. ^. Csecìliaiiclla aciciiloidcsi. Columna aciculoides, Jan — Mantissa in secundam partem Calai. Testac. extant. in coli. De Crisi, et Jan, eie; 1832, pag. 2. Polyphemus aciculoides, Villa — Disposit. system. Conch.; 1844, pag. 20; exclus. synonym. Àchalina aciculoides, L. PfeifTer — Monogr. Ilelic. viv., Il, 1848. — acicula, De Della — loco citato, pag. 74, flg. 2; non acicula, Mùller. — Jani , De Bella e Mariinali — Cat. Moli, delle Provincie Venete; 1855, p. 59. Cwcilianella aciculoides, Bourguignat — Aménités malacol. eie. janvier, 1857, pi. 1, Glandina veneta, Cliarpenlier — in Slrobel : Essai d'wne distribuì, orogr. géogr. des Moli. terr. dans la Lombardie; in: Mém. Acad. des se. de Turin, 1857. — Jaìii , De Bella — Esame critico intorno a tre molluschi del genere Glandina; in; Atti dcir Istituto y'encto , 18C4, pag. 23 , fig, 4-6. (lirage a pari). Testa parva, non umbilicala, fusiforniis, polita, diaphana, albida. Spira lurrilo-allenuata, apice aculiusculo. Anfractus 6 convexiusculi, sutura marginata, sub-duplicata dislincU; ultimo magno, venlrico- sulo , diniidium longiludinis sub-.^quanle. Apertura salis obliqua , elongalo-piriformis, basi sub-rotundata, superne coarctala. Peristoma MOLLUSQUES TERRESTRES, FTC. T^ non continuum, simplex, reeluni, acuUim , marginibus callo tenui junclis; margine dexlro anirorsum prodiiclo ; coluniella sub-arcuala, abruple Iruncala, vix ad basini aperluraì allingenle. Coquillo dextre, petite, fusiforme, lisse, hyaline, blanchàtre; fente ombilicale nulle. Spire de six lours médiocrement convexes , sommet peu obtus; suture assez largement marginée, entourée inférieurcment d'une rainure imitant une seconde suture lineaire; dernier tour assez ventru, égalant presque la moitié de la longueur totale de la coquille. Ouverture oblique, piriforme-allongée, sub-arrondie à la base, re- Irécie à sa partie supérieure. Peristome non continu , simple, aigu ; bords marginaux réunis par une callosilé; bord droit ou extérieur arqué en avant ; columelle médiocrement arquée, fortement tronquée, atteignant à peine la base de l'ouverture. Haut. 6 à 6 V2 millim- — Diam. 2 à 2 Ve miUim. Ouverture: haut. 2 ^Z^; — Diana. 2 millim. R. P. — Vallèe du Ticino, à la plaine (Strobel) — Vercelli, charriée par la Sèsia (Mella). C'est l'espèce que l'on trouve plus communement en Lombardie (Legnano, Lecco), à Lugano, etc. , ordinairement au pied des vieux murs mème des maisons, à une profondité de 20 à 30 centimètres, d'où elle est exportée par les fourmis, probableraent après en avoir dévoré l'animai. Il parait ce- pendant que ces moUusques ne demeurent pas exclusivement sous terre; la C. aciculoides ^ a été recueillie vivante par M/ le D/ Mar- tinati de Verone sous les débris entassés d'un vieux mur écroulé; moi aussi j'ai trouvé dans les environs de Legnano une Csecilianelle (qui n'est pas ni Vacicida^ ni Vaciculoides) dans le petiles cavilés nalurelles d'un bloc de poudingue. iVL*^ Pirovano, peintre et natu- raliste de Legnano, m'a communiqué des beaux exeraplaires de C. aciculoides , trouvés déjà pour la deuxième fois au pied de la mu- raille d'una maison, et exportés par les fourmis; quelques-uns de ces exemplaires atteignent jusqu'à 7 millim. de bauteur. Cbez les individus peu adultes le dernier tour égale la moitié de la bauteur totale de la coquille , mais ceux qui sont arrivés à leur enlier deve- 76 t;. STADII.R, loppcment (hanl. 6 1/2 à 7 millim.) ont le dernìer tour un peu plus court quo la moitié ile la spire. Obs. Il y a moine chez les coquilles cerlaines espèces qui parais- sent, pour ainsi dire, destinées à embrouiller par leurs noms la seience, et à engendrer la confusion parnii les naluralisles qui, à leur tour, pour s'en débarrasser, font servir les niémes noms comme de passe-ports scientifiques aux diverses espèces quo un faux air de res- semblance souvent confonde , quoique en effet elles sont bien distin- cles. Sont de ce nonibre infortuni VH. striata, VII. planospira, la Ccpcil. acicula^ et bien d'autres encore. D'ici les opinions les plus disparates, les descriptions si peu correlallves, les caractères les plus opposés attribués souvent à une mème espèce, selon qu'on a cru la réconnattre dans l'une ou dans l'autre des différentes formes de coquilles. Je ferai quelques réniarques sur les C(ECÌl. acicula et acìailoides. Les une régardent, et avec raison, comme vraie acicu- loidcs Jan, l'espèce fusiforme, à dernier tour assez ventru, égalant la moitié de l'hauteur totale de la coquille, à columelle saillante , fronquée, etc; c'est notre aciculoides (que nous désignerons ici par la lettre A). Pour quelques autres, au contraire, et parmi eux M/ De Betta («), ce serait celle mème forme la vraie acicula, Miiller; et le prof. Jan aurait nommé aciculoides l'autre espèce grèle, allongée, à dernier tour non renile et surpassant un peu le tiers de la longueur totale de la spire, :\ ouverlure plus courtemenl ovale, à columelle à peine tronqueé , etc. ; c'est notre acicula (que nous distinguerons par la lettre B). M." Slrobel W, et dernièromentiM.^ De Bella C^) don- nent le noni de aciculoides , Jan , comme doublé emploi de acicula, Miiller; la forme A restant donc sans noni, I\l,' de Charpentier, qui suivait l'opinion de M."^ Slrobel, l'avait nommée veneta. Quant à MMj^ Kiister, L. Pfeiffer, ci peut-èire mème Moquin-Tandon , pour eux notre espèce A serait identique avec V^chat. Hohenwarti^ Ros- (a) De Hclta : Malacologia teir. e fltiv. della Valle di Non , nel Tiralo ilaliano , Panel, Moli, ten-estri; Verona, 1852. — De nclta e Marlinati : Calai. Moli, delle JProvincie Venete; Verona, 1855. (6) Slrobel — Essai d'une dislrib. oror/r., ot'\ Ico citalo. (e) De RcUa — E.5rt»nc criliro, etc, loco citato. MOLLUSQUES TEUUESTIIES, ETC. 77" sniàssler. M/ De Betta nous assure qiie ses Achat. acicula et acicu- loides ont été determinées par iM/ le prof. Jan niéme ; la raison serait donc du cóle de M/ De Bella; mais il est à savoii' s'il n'est pas possible que M/ le prof. Jan, qui depuis long temps ne s'oc- cupe plus de malacologie, déterminant une pelile coquillc baplisée par lui un tiers de siècie avant, il ne se soit pas trompé, et n'ait pas confondu , chose Irès facile aux conchyliologistes mème les plus exercés, les caractères d'une espèce avec ceux de l'autre; et d'autanl plus je suis porle à le croire, parceque ayant en 18»6 demandò à l'obligeance de M.^ le prof. Cornalia , au Musée de Milan, quelques types des deux espèces en question , il me remetlait comme type de ì'aciculoides, Jan , la forme A. Le mieux donc que l'on puisse faire c'est de considérer l'espè-' ce A comme la vraie aciculoides^ Jan, et la forme B comme la vraie acicula, MiìUer, et cela par plusieures autres bonnes raisons: MM." Rossmàssler, Charpentier, Kiister, L. Pfeiffer, et presque tous les conchyliologistes allemands et francais, ne doutent nullement que l'espèce B est la C. acicula^ Miiller; c'est toujours celle forme qu'ils décrivent, qu'ils figurent assez fidèlement, et qu'ils envoyent. La C, Hohenwarti , Rossm. est une espèce differente des toutes les autres et que l'on ne doit pas confondre avec ì'aciculoides ; nous n'en parlerons donc pas davanlage. Quant à la C. acìculoides , les exem- plaires qui ont servi à iVI/ Bourguignat pour sa monographie, lui ont été rémis par M/ Fischer déjà déterminés, et la C. aciculoides de Bourguignat est bien notre aciculoides ou la forme A. La collection des MM." les frères Villa de Wilan est une des plus riches et en mème temps des plus anciennes ; ces messieurs élaient amis et toujours en correspondance d'échanges avec MM." De Cristoforis et Jan, il est donc indubitable qu'ils auront eu de l'obligeance des leurs amis et collègues ou les types mémes de l'espèce de MJ Jan , ou pour le moìns la determination des leurs exemplaires; or la C. aciculoides des M\\J^ Villa est identique à celle que j'ai récue de notre Musée, et à celle décrite et figure par M.^ Bourguignat. Enfìn , ce qui est très important, la forme A est presque exclusive des nos pays, c'est à dire de l'ilalie boreale, tandis que l'espèce B Labile la France, 78 e. STADILE, rAllcinagne ci plusieures aulres conlrées d'Europe; cominent donc pourra-l-on raisonnablemenl supposer que Miiller n'ait pas eu con- naissanee de l'espèee plus cosmopolite, et ait impose le nom de acicula à une espèce étrangère à sons pays? Mais ce qui est un peu à déplorer c'est qu'on a souvent usurpé le nom de acicula pour designer plusieurs espèces de Csecilianelles bien distinctes. INous dirons seulement en passant, qu'en Lombardie la C acicula est quelquefois représentée panine aulre forme un peu moins allongée, à dernier tour plus grand, mais non enflé, à ouverture oblonge , assez étroite, à columelle pres- que droite, à bords marginaux du péristome réunis par une faible callosité présentant quelquefois vers le milieu de l'avant-dernier tour, à l'entrée de l'ouverture, une petite éminence tuberculeuse; c'est Ime espèce differente niéme de la Liesvillei^ Bourguignat. Les espèces du genre Ccecilianellaj mal connues jusqu'à nos jours, ont été diligemment étudiées par M/ Bourguignat; il a donne les dia- gnoses et les figures de bien 20 espèces vivantes et d'une fossile («). Quelqu'une de ces espèces ne serait-elle pas un peu questionnable? celle réscrvG fait, l'ouvrage de M/ Bourguignat merite bien lous les éloges à son infatigable auteur ! D'autre coté nous oserions demander à M/ De Betta (naturaliste d'ailleurs très éstimable) s'il n'ait pas un peu trop impitoyablement condamné une quelque benne espèce de Caìci liane Ita à servir de synonyme à son acicula; et s'il n'est pas probable que dans l'un cu dans l'autre des norabreux et si divers pays d'Europe citcs par lui, la C. acicula soit plulòt représentée par une quelque aulre espèce bien differente!. Ainsi, par exemple, nous avons rccu de l'obligeance de M/ Gaudin de Lausanne, et de M/ Arthur Issel de Gènes deux Ca3cilianelles, recueillies l'une par M/ Gaudin mème près de Palermo, l'autre des environs de Gènes, lesquelles ont rien affaire avec Vacicula Wiiller! t, Quant à la dclerminalion générique des ces jolies petites coquilles,- il n'y en a pas d'autres, peul-ètrc, qui aient re^ui des conchyliolo- U (a) J. U. Bourguigiial: Aménilcs Malacologiquei ; in Rcviic et Mag. de ZooL, par Gué- rin, 1856, ci janvier 1857 — Le memo. Malacol. lerr. et fluv. de la Bretngne , Paris, 1860; — Elude synoiiìfmiqtie sur les Moli, des Alpcs ìnaril. publiis par lUsso en 186-2 ; Paris, 1861, — Matacolofjic d'AiJ.-ks-UaÌHs; l'aris, 1864. MOLLUSQUES TERRESTRES, ETC. 79 gìsles lant de nonis diiTérentsl Les uns les ont réunies sans distin- ction tantót à l'un, tanlòt à i'autre des divers genres; les autres en onl fait des siiuples seclions; quelques-uns enfin ont établi pourelles des genres ou sous-genres speciaux. M/ de Férussac avait déjà créé le genre Cecilioides («) (corrige ensuite par M/ Bourguignat en Cceci- lianella); plus tard il réunissait ces pelites coquilles, à tilre de simple seclion, au genre Helix; enfin M/ Risso créa le genre Acicula, mais ce noni on ne peut pas l'adopler, soit à cause de l'anlériorilé de colui de Férussac, soit pour eviter toute confusion par la préexi- slence d'une Acicula Hartmann, doublé empiei de Acme , Hartmann, mollusque terrestre, operculé. Ainsi les Ccecilianelles rapporlées pre- mièrement par MiiUer au genre Buccinum, ont recu ensuite les de- nominations de /Te/Zo;, Cecilioides , CochlicopUj Achatina, Acicula ^ Cionella, Columna , Styloides ^ PolyphemuSj Glandina^ etc. Nous n'entrerons pas ici en discussion sur la valeur scientifique de toules ces appellations, nous ferons seulement obsérver que, à l'état actuel de la science malacologique , des qu'on vient de découvrir des nom- breuses et iraportantes différences analomiques chez les moilusques qui avaìent élé jusqu'à present , par la simple analogie de formes de leurs coquilles, plus ou moins improprement rapportés à des genres différents, les noms de Helix^ Bulimus^ Achatina^ etc. ne peuvent servir que comme des noms collectifs et conventionnels ; pas pour designer scientifiquement un group d'espèces bien ea- ractérisé et dislinct. Au pis aller, quand mème ou voudrait réunir les Ccecilianelles à l'un ou à I'autre des genres connus , ce n'est pas certes du genre Glandina qu'on doit les rapprocher; on sait que les vraies Glandines sont prives de màchoire, et leur langue est or- ganisée comme celle des Testacelles et des Daudebardies ; tandis que les Ccecilianelles (au moins V acicula) sont pourvues de màchoire, et leurs denliculalions linguales sont très semblables, par la forme et rarrangement, à celles de Rumina (Bulimus) decollala^ et de Stenogyra (Achatina) octona. Quelques conchyliologistes rénnissent les Ccecilianelles à la Glandina algiraj en effet, d'après la forme de (u) Errore calami prò Cwciliukks (Dourguignai). 80 Ci. STABILE, la coquillc, on Uirail quo Ics Ciecilianelles soni des Glandines algires en ininialure; mais la Gì. algira est une vraie Glandina, landis que les Csccilianellcs ne le soni pas. Gen. CLAUSILIA. (ClausiUa, Drapaiiiauil — Ilisl. Mull.\ 1805, pug. 24.; Sect. CHARPEIVTIEllIA, mihi. (a) {Clausiliaslra (partim), L. PfeilTer — Versuch einer Anordnumj der UtUceen meli natiir. Gruppen; in: Malakuzool. Blàller ; li, 1853.) t. Clausilia dioflon. ClausiUa diodon , Sluder — Syslam. Verzeicìm. eie. 1820; GliarpeiUier; Cai. Moli. Suiss., 1837; pag. 17, pi. 2, flg. 8; L. Pfeider: Monugr. Helic. vivenl. Voi. Il, 1848, pag. 402; (non CI. diodon, quorund. auctor. (;t collectio- num = Ci. commutala, Rossm., de l'illyrie, Carniole, eie.) V. e. — Région inférieure du Sioiplon : Isella, Gondo, 600-710°"; terrain granilique (Slabile, Charpenlier , Venetz). (a) Coquillc lisse, ou presque lisse; d'un come uniforme, pale; à suture non pa- plllifòre, ou avec quelqucs rares papilles et pcu apparenles. Clausilium non écliancié. Lunelle nulle. Plis palataux orrtinairement au nombre de 2, dont l'inférieur trés court. Lamelle spirale désunie, c'est à dire ne suivant pas la mème direction de la lamelle supérieur, mais aboulissanl entre celle-ci el la suture. (Inutile de dire qu'on observe les Clausilies, Ics Pupes , etc. la pollile en haul, l'ouverture, soit la lète, en basi) Màchoire a strics verticales faibles, un peu rostriforme au milieu. La section Clausiliaslra de M.'' L. Pfeiffer , comprend les Clausilies à lunelle nulle, à coquille lisse, à clausilium échancré. Les espéces du Piémont apparlenantes à ce group ont le Clausilium enlier ; nous ne pouvons pas donc adopter qu'en parile le nom de M.' PfeilTcr. Et lant moins admettre lo nom de Marpessa, Gray, parceque il parali bien que cet autcur alt créé celle division pour les seules Clausilies à Clausi' lium échancré (Voyez : Moquin-Tandon , 31oll. de Franco, 1855; 11, pag. 316 — Et Marteiis, in Albers: Die Hcliceen, etc, 2. édit 1860. Clausilia, Sect. Marpessa: « Plictc palataies plcrumque quatuor; et clausilium cmarginatum. •) Cesi à fcu M."" de Charpenlier qu'on doil une division des Clausilies cn sectlons ou groupements nalurels. {Essai d'une classificalion tiuturelle des Clausilies; in: Journ. Condì., par Petit de la Saussaie; Paris, 1852.) Quoiquc quclqu'uno do ses 16 seclions démande à Otre modifióc , le tiavail du savaiil malacologiste n'est pas moins précieux pour la science ! MOLLL'SQllES TEURESTUES, ETC. 81 Vii dans Ics lenlcs des niurailles qui soutiennenl yà el là la grande l'oute, Oli bien enfoncé parnii Ics debris de rocbers enlassés, el les racines enlrelacées des buissons , d'où il sort après la pluie , se pro- inenanl niènie sur les dés de granile doni est pavé le bord du grand oheniin, el légagnanl bientòt ses rétraites, Les mènies niceurs soni oeux de la Cium. Tliomasiana, et des ses variétés. 9, ClaiiNilia Xlioiiiasiaiia. ('laKsUia Tltomaskina , Cliar|ienticr — in Kusk-r: Coiichyl. Cabiti. pag. 48, pi. 5, fig. 10-13; — L. PfcifTcr: Monogr. lidie, viv. Vul. Ili, 1853 pag. 600. Testa angusle el breviler rimata^ fusifoiniis, striala, solidiuscuia, nitidula, sub-pellucida, corneo-virescens, vel corneo-rufescens (epi- dermide sape decidua). Spira sensini attenuata, apice obluso. An- fractus iO-tl convexiusculi, sutura mediocri dislincti; ullimus anlice non inflatus , pone rimam obsolete corapresso-gibbus. Apertura ovali- piriformis, stricliuscula ; sinulo subrolundo. Lamella supera tenuis. niarginem aperturse attlngens ; infera mediocris, bumilis , paruni flexuosa, inlrorsum sub-bifida; spatiuni inlerlauiellare Iseve; lamella spiralis, a supera, disjuncta, Inter hanc et suturam pregressa. Plicai palalales 2, una supera, prope suluram, longa, tenuis; altera vero brevissima , postica; subcolumellaris emersa. Lunella nulla. Peristoma vix continuum, reflexum, marginibus callo tenui junctis. Coquille fusiforme, un peu solide, pourvue d'une fonte ombilicale, pelile, élroite ; tesi un peu luisant, demi-trasparent, à rides longi- ludinales obliques, assez marquées; corné-rougeàtre , et quelquefois à epidemie un peu verdàtre. (il arrivo souvent d'en trouver de vivanls qui ont déjà perdu, en toul, ou en parile, leur épiderrae). Spire composée de 10 à 11 tours un peu convexes, sommet obtus; suture mediocre; dernier tour olTrant à la base, près de la fonte ombili- cale, une compression gibbeuse, très courle el très peu apparente. Ouverture ovale-piriforme un peu élroite; elle parali comme légère- nient subanguleuse près du pli subcolumellaire; goullière peu haute, presque arrondie. Lamelle supérieurc mince, avancée; l'inférieure 82 e. STABILE ,j mediocre, un peu ócartée de la supérieure, luimblc, sub-bifide en dedans; lamelle spirale assez avancéc, et passant à còte de la lamelle supérieure, enlre celle-ci et la suture. Plis interlamellaires nuls; palataux 2, opposés à l'ouverture (l'un supérieur, près la suture, assez long; l'autre trcs court, place en arrière); pli subcolumellaire emerge. Lunclle nulle. Péristome non continu , réfléchi, à bords marginaux rénnis par une faible callosité. Hiiuteiii : 13 à 14 mill.; Uiamùtre. 3 niill. Clausilium. Pédicule, long de 1 mill.; lame, long. 2 mill. ; oblongue, étroite, mince, blanchàtre-nacréc, un peu arquée, sub-arrondie à la base, sans échancrure, ni lobes; un peu réirécie en haute, à l'ìn- serlion du pédicule. y.) Thouiaslanai Gliarp. — Testa minore, ventrosiuscuht , epidermide luteo-viri- descenli obduda. j3) Vcrbanensis, n\M — in Slrobel: Essai d'une disliibut. orogr.-géogr. des Moli lerr. Lonib.; in: Mém. Acad. de Tiirin , 1857, pag. 23 (sans descript.) — Stabile abbó .ìoseph ; Descript, de quelques Coq. nouv., ou peu connues\ in: Revue et Mag. Zool. par Guérin; Paris 1839, N. 7 (figurée) — Testa cylindraceo fusiformi , cornea vel corneo-rufesceìiti. y) Bellardii, milil — Descript, etc. loco citalo (figur.) — Testa soepe majori , solidiuscula, inferne vix striatula; apertura basi rolundiori, peristomatc sub-incrassato. S) niontlcola, milii — Descript, etc. loco citato (flgur.) •— Testa ut in prceee- denti, plica vero subcolumellari xix emersa., sutura, in anfract. superio- ribus, papillis raris , punctiformibus , irregulariter ornata. Assez rarel V. e. — Rives occidentales, inférieures du lac Majeur, 230°; mii- M. p (Slabile)— Vallèe du Cervo: Biella, Andorno, ftKO-GOO"*; mulat. 7 (Casati, Mella) — Val de l'Orco: Castellamonle, Sfi^O"'; mutat. a (Emanuel Thomas) — Val Stura de Lanzo: Ceres, Chialam- berto. Ala, 710-1090™; mutat. (i (Slabile) — Viù , 7 7 O""' ; mutat. v, et 0 (Bellardi). Vit 80US les pierres (crystallines), et enlreinélée aux racines des MOLLLSQUES TERRESTRES , ETC. 85 buissons, daiis Ics pelits vallons abrilcs, ou dans les vieiix uuus sur les senlicrs luoiUagneux, d'où il ne sort qu'après et pendant les fortes pluics, pour regagner bientót sa rétraite. Obs. C'est en 1858 que, visilant les cótés occidentales inférieu- res dii lac Majeur, je découvrais celle nouvelle forme de Clausilk que, pour le moment, je nommais Ferbanensis. Je ne ignorais pas cependanl que une espèce nouvelle avait élé Irouvée à Caslellamonle à l'enlrée de la vallee de l'Orco, par feu le bolanisle Emanuel Tho- mas de Béx (Canlon de Vaud, Suisse); et, à vrai dire, j'avais vu mème celle espèce [Claus. Thomasiana^ Charp.) dans la riche col- lecllon de feu M/ de Cliarpenlier , lorsque en 1854 j'ai demeuré quelque lemps à Béx chez ce bon ami et illustre savant ; mais jo ne me rappellais plus les caraclères de celle Clausilie. Il pouvait bien élre donc que ma Claus. Ferbanensis ne fùt d'aulre chose que la Claus. Thomasianaì., quoique la distance qui les separé ne soit pas nioins de 86 kilom. , et dans une direction toul à fait irré- gub'ère. J'envoyais donc quelques exemplaires de ma Clausilie à M/ de Cliarpenlier , mais ils lui arrivaient qu'il était malade . . . der- nière nialadie qui l'enleva en peu dejoursaux amis et à lasciencel Ayant ensuile rérais quelques individus de celle espèce nouvelle à l'un et à l'aulre des nos malacologisles, tous soni tombés d'accord en me félicilant de ma jolie et loulà fait nouvelle espèce de Clausilieì... Et ils n'avaient pas le tori, eux! Personne, à ce qu'il parait, si l'on excepte, peut-èlre, M/ Kiisler, possedait la Claus. Thowiasiana , et d'aulant plus je me confirme dans celle opinion, parcoque iM/ de Cliar- penlier, qui y tenait beaucoup à posseder plusieurs exemplaires de chaque espèce dans ses tiroirs, n'avait de celle espèce que trois seuls échantillons I Quanl à consulter l'ouvrage de Kiister, je défie les plus habiles des conchyliologistes à délerminer une espèce nou- velle de Clausilie d'après une diagnose abrégée et une figure petite et peu signifiantel Plusieures circonslances m'empèchaient alors, et mème plus tard, de fair un voyage jusqu'à Lausanne, au Musée de laquelle ville, M/ de Cliarpenlier avait legué, et y avait élé déjà déposée sa coUeclion de coquilles terreslrcs et fluviatiles , et son ricbe herbaire. Sur ces faits j'ai publié donc en 18B9 (dans la Bevue 84 e. STABILE, et Mmjus. de Zool. par Guériii, à Paris) la Jescriplion de ma Claiis. Ferbanensis^ ci d'aulres espèces, eie; et je l'envoyais à me* correspondants. Mais à prescnl devant publier ce pelil ouvrage, je me suis décide, dans rintéièt de la science, de faine une course jusqu'à Lausanne pour vérifier enlin la chose; et ce ne fui que merci à rexlrème obiigeance de M/ le Direcleur du Musée, le doct/ De La Harpe, que j'ai pu observer ce qùe je souhaitais de voir; car les colleclions de M/ de Charpenlier soni enfermées dans une salle par- ticulière du Musée, et personne ne peut y loucher excepté le Di- recleur, et celui-ci élait alors Irès indispose. Les Claus. Ferba- nensis el Thomasiana ne soni donc que une seule espècc avec de légères modilicalions. 3. ClaiiNilìa alpina. Clausilia alpina, inìlii — in Slrobel : Essai, eie. loco citato, 1857: (sans descript.) — olivacea?? , Parreyss — lìtJe Adolplie Schmidl (a). Non CI. olivacea, Cantraine. — alpina, milii — Descript, de qneìqucs Coq. etc. loco .>upra cil. , 1859. (figur.) Testa anguste et breviler rimata, venlriculoso-fusiformis, le- nuiuscula, pellucida, nitida, cornea, sursum subtiliter striala, infra medium strialula, lacviuscula. Spira regulariler attenuala, apice ob- tusiusculo. Anfraclus li convexiusculi, sutura mediocri, minute pa- pillifera distincli ; ultimus basi lumidulus, pone rimani obsolete cristalo-gibbus. Apertura ovalo-piriformis, basi sub-rotundata; sinulo parvo, subovalo-rolundo. Lamella supera minuta, lenuis; infera bumi- lis, remota, immersa, sfepe introsiun sub-bifida; spatium inlerlamel- lare Iseve; lamella spiralis disjuncta, nempe inter suluram ci lamel- lam superara pregressa. Plicse palatales 2, (una supera satis longa; altera vero brevissima, postica); subculumellaris emersa. Lunella la) M.'' Parreyss dit que sa Claus. olivacea provieni de la Suisscl; ut je Itouve dans l'ouvrage de Charpcntier; Essai d'une classification nalur. des Clousilies (in Pelli do laSaussale: Journ. Conch. IV, 185-2.) N. 29, Claus. cerata Ro.ssm.; j?, minor, teuuior, callo parielnli obsoleto - Claus. olivacea, Piirreyss; in scliedis — Albania (Par reyss) 1 ! ! MOt.l.l'SQt'KS TF.RRESrRES , V.TC. 85 nulla, ani riidiinenlalis. Porisloma non continuum, appressum , reflexiusculum , niarglnibus remolis, callo tenui junclis. Coquille fusiforme, un peu venirne, un peu niince, pourvue d'une fenle orabilicale courte et élroite. Test un peu luisanl, transparenl, de couleur cornee, un peu slrié vers le sommet, à rides inégales et presque éfTacécs au-dessous du milieu. Spire composée de onze lours peu convexes à suture mediocre et presque toujours ornée de peliics papilles; le dernier tour un peu ruguleux sur le devant, ayant à la base, près de la fonte ombilicale, une compression gibbeuse peu saii- lante; sommet de la spire un peu obluse. Ouverture ovale-piriforme, paraissant quelquefois subanguleuse près du pli subcoluniellaire; gouttière petite arrondie-ovale. Lamelle supérieure petite, mince; l'inférieure à peine mediocre, profonde, non élevée, immergée, quelquefois sub-bifide en dedans; lamelle spirale un peu avancée enlre la lam. supérieure et la suture. Plis interlamellaires nuls; palataux 2, opposés à l'ouverture (le supérieur, près la suture, assez long; l'inférieur très-eourt, pla«'é en arrière). Lunelle nulle, ou ru- dimentale, formée par une callosité très-légère, blanchàlre, allongée, droile, située au-dessous du plus court des plix palataux. Péristome non continu, un peu réfléchi, peu épais; bords raarginaux un peu écartés, réunis par une faible callosité. Haulour, 15 niill. — Diam. 3 '/z •"' *. mill. ClausUium corame colui de la Claus. Fcrbanensis ; cependant le pedicule est quelque petit peu plus allongé, et la lame à peine un peu plus élroite. V. C, — Les régions alpines de la Vallèe d'Ala, division supé- rieure de la Val Stura de Lanzo, au-dessus de 1600™ (Stabile). Vit sous les grosses pierres (cryslallines), près les tieiges et les ruisseaux; avec la Fitrina 'pellucida, Mùller — Fitr. annularis^ Vénétz — Zonites Petronellce ^ Charp. — Ilei ruderata, Studer — Hel. gla- cialis , Thomas — Pupa triplicata^ Studer, etc. Obs. La Claus. alpina a beaucoup de ressemblance avec la Claus. diodon^ Studer, du Simplon; mais on distinguerà aisémenl notre 8rf r.. STAflII-E, espèce à sa taillc conslaninicnt plus grande , à son périsloine plus comprime, à son pli colnmellalre éraergée, à ses sutures ornées, presque toujours, ile peliles papilles, eie. Ces cinque formes de Clausilies {Thomasiana , Ferbanensis^ Bel- lardii , monticela et alpina) rigoiireusement considérées^ ne forme- raienl quo une seule espèce diversemenl raodifiée par l'influence des localités, du climat, eie. Ainsi, comme on peut le voir, dans les régions élevées la coquille devicnl lisse el moins solide, les lamelles s'amincissent, la suture s'orno de papilles, eie. mais si l'on fait une comparaison enire les deux formes exlrèmes, on voil qu'on ne peut les confondre toul à fail ensemble I Sect. U K I. m A. (a) {Delima, Hartmann — Erd und Sùsiwass. Gasieropod. 1840-44 — Papillina (parlim), Moq. Tandon — Moli, de France , 1855.) 4. ClaiiJi^ilia albogiiUiiIata. Clausilia alboguttulala , Wagner — in Cliemnitz: Neue System. Condì. Cabinet, XII; 1829, part. I, pag. 191. (Non Claus. alboguttulala, Pfr. = Claus. or- nata, Z., espèce bien clifTérentel) y) nlliopiistulata, De Crisloforis et Jan — Mantissa, etc. 1832 = Claus. al- bogutlul. , Wagner; var. longobardica, L. PfeilTer — Stpnbol. ad hist. Helic. 4844-1846. V. C. — Còtes du lac iMajeur, 208-280"' (Stabile). Sur les murs et les trones des arbres. * 3) pnuctufa, Micliaud — Complément « Draparnaud, 1831 ; pag. 53, pi. XV, (Ig. 23 — Mnquin Tandon: ffist. nat. Moli, de France, 1855, pag. 326, pi. XXlll, ng. 31-37; ot pi. XXIV, lìg. 1-7. (Anatom.). V. T. — Versant piémontais de l'Apennin; Val-Tidone: Zavala- (a) Coquille lisse, de couleur corné-rougeàlre, un peu lijisanle, souvent ornée de papilles aux sutures. Lunelle cnliòre; pli palataux (ordinaircment un seuI) ; lamelle .spirale désunic. Clausilium non éoliancrc. Màchoire presque li.sso, obtuscment sub- rostriforme au milieu du bord infórieur. MOI.I.USQUES TERRESTHES, ETC. 87 rello; Val-Trebl)ia : Bobbio (Sirobel); Val-Scrivia : Serravalle près Novi (Mella). Sect. li .% O I ÌV I A li I A. (a) l.aciniaria, Harlmann —Eni uni Siissw. Gasterop., 1840-'*i — Elia H. et A, Adams — Tlw genera of recent. Moli., arranged according to llieir organiza- tion: Pari. XXI, aprii, 1835; — Tphigena (parlim) , Moquin-Tamlori : iloll. de France, 1855.) 5. Clausilia plieata. Pupa pUcata, Draparnaud — Tabi, des Moli. 1801; pag. 63. Claiis. plicala. Drap. — Hist. Moli. 1805; pi. IV, lìg. 13-16; Rossmiissler — < Icon. d. Land-und Susswass. Moli. 1835, I, pag. 78, fig. 31 ; Moqnin-Taruloii — Uist. Moli, de France, 1853; pag. 338, pi. XXIV, fig. 13-16; Adolphe Sclimidt— Gesthl.der Slyìomm. , eie. 1855; pi. XII; flg. 97, (Analom.) V. G. — Alentours de Canobbio, ati lac Majeiir, 210-2(i0™ (Villa) Sort asscz abbondanlc sur les nuirailles pendant la pluie. Anomalia) Bistoma — Ore altero in anfractti ultimo inslructa. Tronvce dans la nicme localilé par M/ Villa. Obs. Les pelils pb's périsloiiiicns sont souvent peu prononcés; la coquille est quelqiiofois assez grèle ou Irès allongée (environs de Ma- ladino, Canobbio, etc). A Locarne et à Bellinzone (Suisse italienne) il n'est pas rare de troiiver la mulation à test paraissant recouverl d'une poussière blanchàtre {Claiis. 'pruinosa.^ Parreyss). J'en al récu aiissi de Ziirich envoyée par M."^ le prof. Mousson. (a) Coquille mince, asscz solide, peu transparento, brunàtre, à ridcs longitudinales saillaiites, fiiies ci rapprocliées; périslome tout plissé. Lunelle peu arquóe; plls palataux 2; lamelle spirale séparée. Clausilium sans écliaii- crurcs, ni lobcs. Màclioirc riiblement striée ; bord inférieur ubtusomenl roslrifornve. S8 «. STAKIIt SecL I P II Idi K^' I A. (a) (Iphigevia, ("irny — jVa?. arravg. Muìlusc. in Mid répns., XV, 1821.) a) .^nflrtra^ Henry ft Artlmr Ail;ims {The genera, eie. loco citato, II; 1855, pag. 181). "^ 6. Claiif^ilia fliiliia. ('Imisilia (ìubin, Dr.iparnaud — /list. Moli; 1805, pag. 70, y) obsoleta. Ad. Sclimidl — Die krilischen Cruppen der Europ. Clausilien; I, 1857; pag. iO , pi. V, lìg. 90 et 91 — Lamella infera, plica palatali, infera, callo palatali evanescenlibus (lypica). V. C. — Vallèe de la Toce: Wonlagnes du Verbano, ou Lac Majeiir, 280- 1000™ (Strobel) — Val du Cervo: Andorno, au dessus de Biella, 600'" (Cesali). Obs. D'après M.' Rossmassler (^^), le verilable type de la Clausilia dubia^ Draparnaiid, serail la mulation obsoleta de Ad. Schmidt; et la Claus. rugosa^ C. PfeifTer (non Drap.) en serait la mutation plus robuste, et à lamelle inférieure bifurc|uée en arrière el en avant (assez frequente en Carniole, Tyrol, eie.). M."^ Schmidt, au contraire, Cile la Claus. rugosa^ C. Pfeiffer, comme identique de Clausilia dubia^ Drap.! Je crois que M."^ Rossmiisslcr alt raison! La mulation obsoleta est la forme qu'on renconlre plus communement dans loutes nos Alpes. (a) (loquilie le plussouvent ridée, à sutures non papillifères; de coulcur brun-corné ou hriin-noiràtrc. I.unelle développée, arqui'C. Plis palnlaux 1 à 2. (le plus souvenl un seuI); lamelle spirale courant dans la nièmc direction de la lamelle supérieure, unic avec elle, (llausilium non lobé ni échancré. Màchoirc à stries verticales peu prononcres, ci à bord iiiféricur obtusemcnt rostriforme. {b) Ho.ssmiissler : Iconogr. etc. , Vili, 1838; pag. 23, pi. 34, ng. .'i79. MOLLl'SQUES ItlilUSTUHS, ETC. 89 9. Claii^ilia nigricaiiiii. Turbo nigricans, Piiltency — Cat. Brids, Shells , etc. Dorsetshiie, eie: 1799, p. 1f.. Claus. obtusa , C. Pfein'er •- Nalurgeschichte deutschcr Land und Siissw. Moli. ; I , 18-21. CI. nigricans, Jeffreys — Syn. Tesi, in Tramaci. Linn. Soc. 1828; Ad. Schmidl — Die kril. Griipp. pAirop. Claus., loco citato, I, 1857; pag. 47, pi. VI, fig. 110-114. V. e. — Val Stura de Lanzo : Ceres, 700™; contre le vieux niurs, sous la mousse dans les endroits frais et oiubragés; avee la Claus. Ferbcmensis ^ eie. ; assez rare («). Je l'ai trou\ée aussi dans les alpes au dessus de Balrae, 1700°"; sous les grosses pierres (cryslallines) associée à la Claus. pHcatula^ alpina., eie. Rare. Obs. Les quelques individus que j'ai Irouvés dans le diles localilés, soni idenliques aux exemplaires de l'Annover, que j'ai récus de la bonté de M.'^ Adolphe Schmidt. b) Plieaphora, H- et a. Adams — (loco cilato, pag. 183). 8. Claiisilia Mellee. Testa urabilicafo-rimala, venlrosulo-fusiformis, solidula, crebro striata, superne striis validioribus exarala; anfraclibus ultimo et pe- nultimo, sub lente, eleganter mallealis; nitidula , cerasina, raro-stri- gillala. Spira sursum breviter attenuata. Anfractus 9-iO eonvexiusculi; sutura dìslincta; ultimus antice costulalo-striatus et, pone suturara, lumidiusculus; basi gibbus, medio impressus. Apertura ampia, subcir- cularis, fuscula; sinulus parvulus, subcompressus. Lamella supera mediocris, eum spirali conjuncta ; infera crassiuscula, fuscula, antice ssepe sub-dichotoma ascendens; spalium inlerlamellare non , vel obso- letissime 2-3 pliculatum; plica palatalis 1 supera, ultra lunellam producta: subcolumellaris flexuosa, emersa; callus palatalis, supra (a) Lamella infera anlice crassiascnlo , obsolete bifurcnla : spalium inlerlamellare lave, vd uni-piiculntum. 90 G. STABILE, valldior, margini parailolus, liaud raro plicani basaieni plus minusve imperfectam , kincllaiu versus ascendenteoj , emitlens. Lunella ar- cuata. Perislooia continuum, appressura. Coquìlle fusiforme, ventrue, raccourcie et un peu brusquement at- tenuée au sommet, mince , médiocremenl solide, pourvue d'une fonte ombilicale courte. Test assez transparent, un peu luisant, d'un brun-rougeàtre, à rides longiludinales rapprochées, peu égales, légère- ment flexueuses, fmes, plus forles sur la moitié supérieure de la coquille ; les dernier et avant-dernier tours paraissant conime trèil- lissés; quelques linéoles courtes, rares, blanchàtres partent des su- lures. Spire composée de 9-10 tours, un peu convexes, à sulures assez marquées; le dernier tour à rides plus fortes sur le devant, et présentant prèsdela suture une légère élevalion linéaire; médiocre- ment sub-bigibbeux à la base, et avec une compression au milieu; vers la région ombilicale la gibbosilé est plus saillanle. Ouverture large, presque circulaire; goutticre petite, arrondie-ovale, subcoin- primée. Lamelle supérieure mediocre, alteignant la marge du péri- stome, courant dans la mcme direction de la lamelle spirale et sondée avec elle; lamelle inférieure assez épaisse, mcdiocrement calleuse au bout, souvent bifurquée en dehors (branchcs peu appa- renfes). Plis intcrlamellaires nuls, ou bicn 2 à 3 peu marqués. Un seul pli palalal qui se prolonge au delà de la lunelle; pll subcolumellairc flexueux, emerge; callosité palatale brun-roussàtre, parallèle à la marge de l'ouverture, plus robuste sur le devant du dernier tour; dans plusieurs individus cotte callosilé s'extende à la base en fornie d'un pli plus ou moin rudimenlaire (cornine dans la Claus. liaeolala^ Held), ou plus ou molns développé (comme dans la Claus. denscstria' ta^ Z.) qui se dirige vers la luneile. ('dieci est arquée. Péristome continu, rebordé, comprime, blanc-roussàire, llauteur; 10 mill.; Diairn'tre : 3 mill. Ouverture: Haut, 2; Diam. vix 2 mill. ClausHiiim. Pédicule, long de 1 '/a"", grèle, arqué. Lame, long. 4 Va""", oblonguc, un peu arquée, assez solide , non écliancrée ni bilobée; légèrement attcnuce vers l'insertion du pédicule, ovale-ar- rondie à l'extremilé, oblusenient angulcuse du coté externe. MOLUJSQUF-S TERRESTRES , ETC. 9 1 R. P. — llaule vallee du Po: au-dessus du village de Crisolo, pà- lurages alpestres au pied du Monte Viso, près les ruisseaux, soiis les pierres (cryslallines) , à 1700°^ (Slabile). V. T. — Val Maira: au-dessus de Dronéro, 600-680™; parmi les raousses (Mella). Obs. Celle jolie Clausilie (que nous dédions avec plaisir à nolre honorable ami le comte Charles Mella de Vercelli, qui nous a coramu- niqué plusieurs renseignements malacologiques sur le Piémont) nepeut ètre comparée à aucune aulre espèce de la section Iphigenia^ group des Plicaphores (c'est à dire à celles qui ont la base du dernier "our et l'ouverlure arrondies). Pour la forme de la fente ombilicale et de l'ouverture, et mèrae pour le pli basai, lorsqu'il est bien marqué, notre espèce offre quelques ressemblances avec la Clausilia dense- striata^ Ziegler , de la Carniole; la Claus. lineolata^ Held, presente elle aussi un pli tout à fait rudimenlal , plus ou raoins développé, qui de la callosilé interne et basale de l'ouverture descende un quelque petit peu vers la lunelle; mais nolre espèce ne peut nuUe- ment ètre rapprocbée ni de la Claus. densestriata., ni de la Uneolata.^ ni de la plicatiilal Les rides fines et addossées distingueront, sans aulres caraclères, la Claus. Melloì de la Claus. lineolata et de la ]}licatula., qui ont les cótes élevées et écarlées. La petitesse de la taille, les stries inégales, la couleur du test, etc. séparent neltement la Claus. 3Iell(e de la Claus. densestriata., dont la taille est bien plus grande, les rides soni plus prononcées et régulières, le test non luisant, et de couleur corné-brunàtre un peu terne. * 9. Claiiisilia lineolata. Clausilia lineolata, Held — Beitrag. zur Gesch, d. Weicht. in: Isis; 1836, pag. 275. — Ad. Schmidt: Krit. Grupp. d. Europ. Clausil. eie, 1857, pag. 16. a) Testa breviuscula , fusiformis , i-emotius coslulata , infra medium coslis validis oblu- siusailis; plica palatali infera, seu basali, obsoletissima, vel nulla, apertura subrolundata (= Claus. cruda , quorund. , non Ziegler. — Ad. Schmidl: Krit. Grupp. etc, pi. 2, fig. 21). /8) Testa ut in precedenti, sed ventricoso-fusiformis ; callo palatali, et plica basali mediocri , crassiuscuUs ; peristomate siibincrassato , albo , interdum por- cellaneo. y2 e. STAP.ILE, ■/) Testa elongalo-fusifinmi:^ , rcmolius costuìata , coslis validis , aculiuiCìdis ; plica pa- ìnlali infera . $eu basali , purum conspiaia ; apertura magis oblonga et ininus lata. V. e. — Valle Anzasca: Calasca, OOO""; sous les pierres (cryslal- Unes) avec VHel. nauti li formis j rare. — Val de la Toce: rives du lac Majeur, 200™ (Balsamo, Slabile — Mutat. fi) — V. de la Doire Bàllca: coUines de Viverone (N-E de Ivrea), 330™; terrain erratique (Mella) — V. Stura de Lanz.o: Viù, 770™. 3Iutat. a (Bellardi). R. P. — Environs de Vercelli, ISO™. Mutat. y (Mella). Obs. Il parait que la Claus. lineolata^ Held, typej (Ad. Schmid!: op. citat.^ pi. I, fig. 15-18) n'exisle pas au sud des Alpes! IO. Claiij^ilia plicatula. Pupa pUcatula, Drapainaud — Tabi, des Muli.; 1801. Clausilia plicatula, Drap. — Ilisl. Moli.; 1805, pag. 72; Ad. Sclimidt — Krit. Grttpp. Earop. Claus. eie. 1857, pag. 25, pi. Ili; Moq.-Tandon — op. cil. 1855, pag. 341 (Animai). k) Testa valide costuìata , coslis ohiusiusculis , mediocriler distantibus ; lamella infera antice ramosa seu dicholoma ; plicis interlameltarilms 2-3 conspicuis (Ad. Schmidt — Krit. Grupp., etc. pi. ili, lig. 43-i6 typica). (ì) Testa rostulala , coslis distantibus, validis, (ibtusis : vel approximatis atqìie acutiii- scnlis ; lamella infera antice obsolete bifurcata, vel simplex et incrassata; plicis inlerlamellarilnis 2-3 mediocribus. (Ad. Schmidt — op. cil. pi. Ili, fig. 47-;8). y) Testa majuscula, Urte rufescenli-brunnea , coslis validis, plus minusve arguliusculis, inlervallis cleganter mimile mallealis ; lamella infera antice obsolete ra- mosa seu dichotoma; plicis interlamellaribus 1, vel nullis (Ad. Schmidt — op. cit. , pi. Ili, flg. 48). òj Testa coslis mediocribus , sub-approximalis , arguì iuscidis ; hniielln infera simplex, antice non progrediens; plicis interlamellaribus omnino nidi is (Claus. du- bial , Hartmann, -in Neue Alpina, I, 1821 ; non Drap.; leste PfeilTer: Monogr. Ilelic. vie. Voi. IV, 1859. — Claus. cruda?, Ziegler; non aiiorum ; in Ad. Schmidt — op. cit. , pi. Ili , flg. 50. Hans cello figure la lamelle inféneure n'esl pas simple , mais ramcuse , ci les còles soni assez distantes enli'elles ! ). V. e. — Vallèe de la Doire Bàltea: Courmayeur, 1218™; Mu- tatto y- (Bollardi) — Val de Lys, ou Gressoney : Fonlainemore, 780™; MOLLLSQUES TERUKSTHKS , ETC. 93 sur les rocliers huraicles ; lUut. fi (Slabile) — Val do la Stura de Lanzo: Céres, 717""; sur les vieux Ironcs d'arbres, sur les lui- les, eie, eie. 3fiit. y (Slabile); Cliialamberlo , 7^10™ (Stabile); au- dessus du viMage de Balnie, à Talpe de la Mussa, eie. 1700'", sous les grosses pierres (cryslallines) avec la Pupa triplicala, la P^itr. pel- lucida, la Claiis. alpina, le Bui. qiiadridens., eie. — 31ut. 3 (Slabile). Gen. BALIA. («) Baka, Priileaax — in Gray ; Zool. journ, T. 1, 1824, pag. 61. BaUm, Leach — Synops. of the Moli, of Greal. Brit. i820 (manoscritto publicalo sol- tanto nel 185"2 per cura di Grayj. Balia, Bourguignat — Aménités malacoL, in: Revue et Magasin de Zool., par GuiJrin; Dicembre , 1837 (b). 1. Balia pei* ver Sia. Turbo perversni , Linm^ — System. Natur.; 1758, Elit. X; I, pag. 767; non Hel. perversa, Linné — ibid. pag. 772; nec H. perversa, Mùller — Terni. Hist. 4 774. Pupa fragilis , Draparnaud — Tabi. Moli. 1801; et Hist. Moli. 1803, pi. IV, lig. 4. Balea fragilis, Prideaux — in Gray: op. cit. 1824. Balaa fragilis, Leach — Brit. Moli. 1831 , pag. UG. (ex Turton) Claus. perversa, Cliarpentier — Cat. Moli. Suiss., 1837; non Claut. perversa, C. PfeifTer; nec Filzinger. Balia perversa, Bourguignat — op. cit., pag. 550, pi. 17, fig. 1. a) nornialis P) clongata V. C. — Vallèe de la Toce: Orla, S?©"" (Marani); Domo d'Ossola, 310™ (Prada); Vogogna, IhO"" (Slabile; Mut. .8); alenlours du Lac (o) Coquille sénestre, fusiforme-conoide , fragile, ayant i'apparence d'une Ciausilie, mais sans clausilium et sans plis. Màchoire faiblement arquée , obtuse aux bouts , à stries presque nullcs , sans denticules à la marge inférieurc, mais un pcu rostriforme. (6) ^x'jiói - niouchelc — Tosta strigis canescentibus, ad suluras prx'sertìm , ornala. 9k G. STABILE, Majeur, 200-300"; sur Ics vieux murs, sur les lioncs dcs vieuv arbres, aprcs Ics pluics, avcc la Claus. albopuslulata^ la Pupa dilli cida^ eie. (Stabile) — Vallee de la Doire Bàllea: collines de Viverone, dans la province d'Ivrea, 330™ (Mella) — V. de la Stura de Lanzo; Chialamberto, Ceres, Ala (assez abbondante), 7 17-1 OSO'" (Stabile). V. de la Doire Ripaire: Suse, BGO'" (Stabile, Mortillet). V. T. Versanl piénionlais de l'Apcnnin (Marani). Geu. PCPA. {Pupa, Lamarck — Syslem. des anim. sans vertèbres; 1801, pag. 88) Sect. 'F O U fj L 1 L L A. (a) (Turquitla, Studer — System. Verzeichn.; 1820, p;ig. 89.) 1. Pupa quiiiqiicclciitata. Turbo quinquedentatus , Durn — Mus. Yindobon. test.; 1778, pag. 370. Bulimus similis , IJruguière — Encyclop. , Vers.; II, 1792, pag. 355. Pupa cinerea, Uraparnaud — Tabi. Moli., 1801; el llist. Moli. 1805, pi. Ili , Hg. 53. Clausilia cinerea, llisso — Hist. nat. de VEurope mérid.; 182G, IV, pag. 85. Pupa quinquedentaia , Desliayes , in Lamarck — Anim. sans vcrtèbr. Vili, 1838; non Miililfeldl. — Voir pour l'Anatomie: Moquin-Tandon — hist. nat. Moli. de France, 1855; pag. 352, pi. XXV, flg. 16-19. V. e. — Vallee de la Doire Riparia: environs de Suse, sur les rochers (crystallius), 500-600'" (Stabile, Mortillet, Slrobel, Mousson). Abbondanl. (a) Coquille ovoide-allongéo, assez solide, à sommel allenuó el un peu pointu. Ouver- ture plissée. Tonlacules iiifcrieurs Ircs courls, ci m^ioie quelquefois rédulls à des ma- mclons. Màclioire lissc , ou avec des stries verticaies pcu apparentes ; à boni infcrieur un peu rostriforme. MOLLL'SQIES TERRESTRES , ETC. 05 * 9. Pupa friiineii tulli. Pupa frumentum, Draparnaud — Tableau des Moli. 1801. VaR. nierldlonalis, Strobel — Notizie malacoslal. del Trenlino; 1851, p. 37, k) (rilicuiii^ Ziegler (P. frumcnhim , var. illyrica, Rossmiissler — Iconogr. d. L und. Sussw. Moli. Heft. V, 1837, fig. 311 et 312 — Adolphe Schmidl: Gesch- lechtsapparat der Stylomm. 1855, pag. 42, pi. X, fig. 81. (.\Datom.) R. P. Plaine du Po (nord): Mezzana-Corti, près la Cava, (Stro- bel ; (sud) : Stradella (Strobel). V. T. — Val del Tànaro (Strobel) — V. de la Bòrmida: Acqui (Villa); V. Staffòra; Val Coppa; Val Aversa; Val Tidone (Strobel). 3. Pupa apeniiiiia. Pupa apennina, Charpentier — in Kùster. Chemnitz Conchyl. cabinet, eie. Pupa; pag. 105, pi. 14, fig. 22-58; L. Pfelffer — Monogr. Uelic. viveìit.; 1853 , Voi. Ili, pag. 545. V. T. — Vallee de la Scrivia : Tortone et Corniasca, sur les coteau.x de la rive droitc (Morlillet). Exemplaires un peu venlrus et raccour- cis , identìques à ceux de Ascoli que j'ai récus de l'obligeance de MJ le prof. Orsini. * 4. Pupa arenacea. Bulitnus ojveìiaceus, Bruguiére — Encyclop. Metìiod. , Yers; VI, à.*^ parile, 1792. Pupa avena, Draparnaud — Tabi. Moli., 1801; tìist. Moli. 1805, pi. Ili, fig. 47-48. Pour l'Analomie, eie. voir: Moquin-Tandon — Ilist. Moli. France , eie. 1855, pag. 357-358; pi. XXV, fig. 33; et pi. XXVI, fig. 1-4. a.) uornialis — (Haut. 6 mlllim.) /S) major , coruea — (Haui. 6-8 mlllim.) V. C. — V. de la Doire Bàltea: Gressoney, 1400-1 670" sur les rochers gneissiques (Slabile). Les (12) individus que j'ai récollé dans OG l,. STABILE, celle localilé onl ronverlure plus arrondie, c'esl à dire non anguleuse, à la base; et un quelquc cxeniplaire seulenient presenle, oulre Ics trois plis palalaux, un quatrième pli rudimenlal supérieur. Vallee de la Doirc Riparia: Suse , KOO-000™ (Morlillet, Slrobel); au dessus du village de Rochemollcs (Monl-Thabor), 1660'"; sur les rochers (cryslallins), avec VN. rwpeslris (Slabile); au Pasdes Echèl- ies, 1700™ (Slrobel). V. T. — Val iMaira, 1000'" (Mclla) — Val Tidone: Monte Penice. MuL P> (Slrobel). 5. Pupa s$eeale. l'upa iccale, Drapariiaud — Tabi. Moli., 1801; et Hist. Moli., 1805, pi. HI, lig. 49-50; Ilossinii-islcr — ìcon. d. Land. und. Sussw. Moli., lleft. V, pi. 23 lig. 317. Moquin-Tanilon. — op. cil. , pag. 367, pi. XXVI, lig. 26-29. (.\niinal;. «) llliilOl* (llaut: 6 millim; Diain. 2 '//) , tenuinsciila , fere glabra : plicis palala libus 3 conspicuis, quarta (supera, brevissima, reviola. V. e. — Vallee de la Stura de Lanzo: région alpine (1700'"); sous les grosses pierres crysiallines près les ruisseaux, avec les CI. plicala et alpina, le Bui. k dens, eie. Rare. Obs. Les quelques individus que j'ai trouvés ici, diffèrent de la Pupa secale du versant nord des Alpes par leur taille plus petite, et le test presque lisse; tandis que les exeniplaires nordiques (Béx, Ziìricli, en Suisse; Rlieden en Hannover, eie.) sont tous fortemenl striés, à slries addossées el obliqiies. Dans ces localités seplenlrionales cepcndanl la Pupa secale présente rarement le petit quatrième pli supérieur; au contraire dans les individus de la vallèe (meridionale) de Lanzo , il n'y nianque presque jamais. «. Pupa llortilleti. Testa oblique rimala, sub-cylindracco-fusiformis, glabriuscula, ni- lidula, cornea. Spira sensim attenuala, aculiuscula; aniractus 9 vix convexiusculi, sutura mediocri distincti; ultimus vix anguslior, pone MULLUSQUES TeARESTRES ^ LTC. 97 riiuaiu conipressus. Apertura scmiovalis, 7 plicala; plica angulari (ad inserlionein angiili exlerni pcrislomalis) mediocri , vai brevissima ci crassiuscula ; I in medio parielis apertura), immersa, longe intranle; columellaribiis 2 approximatis , remolis , dentiformibus ; palatalibus •sub-3, supera (suluram versus) profunde immersa, brevissima, valida, interdum in appendicela longam et tenuiusculam profunde inlrante, antice vero ad marginem perislomatis callum emittente, cum hoc lanien non conjuncta; plica palatali altera (seu media) longa , valida, ad marginem usquc apertura) pregressa; tertia (ncmpe infera, seù basali) punctiformi. Perisloma tenue, vix crassiusculum , reflexum, breviler expansum, albido-labiatulura. Coquiile fusiforme, un peu C} lindracée , régulièrement atlénuée au sommel, à fentc ombilicale étroite, oblique, assez longue ; très peu ventrue , et peu épaisse, presque lisse, módiocrement luisante, assez Iransparente, d'un corné plus ou moins clair , souvent avec une leinle blanchàtre sur le devant du dernier tour. Spire composée de 9 tours'., à peine un peu cenvexes, le dernier proportionnellement moins grand quG l'avant-dernier, comprime et obtusement carène à la base. Ouver- ture demi-ovale, un peu élroite, munie, d'un pli supérieur, plus ou moins long et épais, à l'angle du bord extérieur du péristome; un pli assez long, immerge, sur le milieu du parois ventral; deux plis colu- mellaires raprochés, immergés; trois plis palataux, doni le supérieur (vers la suture) très immerge, très court ci calleux, souvent eonli- nué, plus mince et très long, en arrière; vers le bord du péristome souvent une callosité peu apparente en parait la conlinuation en dehors, mais il y a toujours une interrution; le second pli palatal (colui du milieu) est long et fort et arrivo jusqu'au péristome; le troisièmeou basai, près la compression cervicale, est très petit et rudimentaire. Péristome interrompu, médiocrement réfléchi et evase, non épais, sans bourrelet, blanchàtre, à extrémités un peu convergentcs. Haut. : 6, à 7 millimctres — Diam.: 2, à 2 '/j ■ miUim. V. e. — V. de la Doire Riparia: Suse, 500-600™; conlre Ics rochers caloareo-talqueux, avec louffes d'berbe, mèlée à la P. ave- mcea (Mortillet , Strobel). 7 98 G. STABILE, R. P. — Paluràges alpesires au-dessus de Crisolo, au Monle-Viso, à 1600-1800™; sous les grosses pierres (crystallines) près les ruisseaux et les touffes herbeux (Slabile). V. T. — Val Stura de Cuneo, ou Démonte: Vignolo, BbO""; et Rocca-Sparvéra, 860™ près de Cuneo (Morlillet) — Val du Gesso (V. Vermegnana) : Vernante, au pied du Col de Tenda (Slrobel). Obs. La P. Mortilleti est bien voisine de la P. mullidenlata ^ Olivi {variabilis, Drap.), dont n^est, peul-étre, qu'une interessante variété locale. Cependant on distinguerà aisement notre Pupa Mortilleti à sa taille loujours gréle et petite, non renflée, mais fusiforme corame le P. avenacea^ et mème un peu subcylindrique; à son test peu solide, à son péristorae non épais, à ses plis palataux en nombre de 5 (et non U corame dans la P. multidentata); sa forme d'ailleurs est constante, et il n'y a pas de individus qui faissent le passage entra la P. Mortilleti et la multidentata; enfin cette dernière n'a pas encore élé trouvée en Piémont, tandis qu'elle est coraraune au delà des Alpes et des Apennins. Une variété de la P. multidentata que M.*" Bour- guignat designa sous rappellation de Sabaudina («), se distingue: par son test plus petit, par son ouverture plus large, par ses quatre plis palataux excessivement imraergés, à l'exception du troisième qui, Seul, sous la forme d'un forte lamelle, vient s'epanouir sur le péristome. Meme cette variété ne peut nuUement otre confondue avec notre espèce. La P. variabilis de Suse et de Vernante citée par M' Slrobel est, sans doule, notre P. 3Iortilleti. * 9. Pupa graiiuui. Pupa granum, Draparnaud — Tabi, des Muli. 1801; et Ilisl. Moli. 1805, pi. Ili, flg, 45, 46. — Rossmussler : Icon. d. Land. und. Siissw. Mollusk., Heft. V, 1837, pi. 23, ng. 322 — Moq.-Tandon — Op. citut. 1855, pag. 370 (Animai), pi. XXVI, llg. 34-38. Obs. M. Slrobel cite colte espèce trouvée par lui dans la « Valle del Ticino » transporléc par le Pò et le Ticino. Jc ne doule pas que (a) Bourguignal — Malacoìogie d'Aix-Les-Bains; Paris, 1864, pag. 48, pi. 2, tig. 6-7. MOLLt'SQUES TERRESTRES, ETC. 99 celle pelile espècc doit se trouver dans quclqucs-unes des vallées (ranspadanes sur le versanl nord de l'Apennin. Sect. S P II V R A D 1 1} 11. (a) {Spili/radium iparlim) , Agassiz — in Charpenlier ; Muli. Suiss. 1837.) * S. Pupa Ferrarli. Pupa Ferrari, Porro — Malaculogia Comasca, 1838; pag. 57, t;iv. 1 , tig. i. Sphyradum Ferrari, Hartmann — Erd. u»d. Siissw. Gasterop. I, 1840; pag. 53, pi. 3, fig. 1-2 (peu raractèr.). y) uoriualls^ mihi — Prospetto Sistem. Stai. Moli. Lugano, 1859; Porro — loco supra citato, fig. 4 , a. b. e /S) giittllla, Porro — loco cit. , fig. 4 , d. e. V. e. — Vallèe de la Toce : Arena , eóles occidenlales inférieures du Lac Majeur, ^lO-SOO"" (Prada, Stabile) — Val Sèsia (Val du Cervo): Biella, 480" (Cesali) — V. Stura de Lanzo: près le village de Céres, 717"; sous les pierres inicaschisleuscs, avec la Pupa pagodula (Sla- bile). V. T. — Val Maira: Drenerò, 600"; parrai les niousses (Cesali) — Val du Tanaro (Strobel). Obs. Quoique la localité de Dronéro appartieni plulól à la plaine que aux vallées, cependant la Pupa Ferrarti, la Claus. Mellce, eie. doit-on les considerer comrae espèces propres au basses règions des montagnes et des vallées, descendanl jusqu'à la limite inférieure sans la dèpasser. i (a) Coquillesouvenl petite, cylindroide, àsommel oblus. Onverlure plissée. Tenlacules iHférieurs punctiformes. Màchoire arquée, à peine un peu striée, non roslrée au milieu. 100 e. STABILB, .Sect. 1» A G O D 1 rv .% , miLi. {a) {Odoilomia (parlim), Fleming — in: Edinburgh. Eucycl. 1814; Pupilla (pari.), Leuch — Drit. Moli. pag. 1"26 , ex Turlon 1831.) 9. Pupa pagoclnla. Pupa payodula, Des Moulins — in: Ad. Soc Linn. de Bordeaux, IV, 1830, pag. 158; flg. — Uossmassier: Icon. d. Laìid. und Siissiv. Moli., liefl. V, 1837, pi. 23, fig. 325. V. e. — V. de la Stura de Lanzo : Ceres, 717'";avec la P. Fer- rara (Stabile). Sect. PUl'ILIiA. (i) {Pupilla (parlim) j Leach — loco cit.) * IO. Pupa uiuNCoruuì. Turbo nmseorum , Linné — System. Natur., Edit. X, 1758; I, pag. 7C7. Pupa marginata, Uraparnaud — Tabi, des Moli. 1801; et Uist. Moli. 1805; pi. Ili, fig. 36-38 — Kossmassier: Icon. Land, und Siissw. Moli. , lleh. V, 1837; pi. 23, flg. 323 — Moquin Tandon: Hist. Moli, de Fraìice , 1855, p. 393. (.\natomie;. V. C. — V. de la Toce: Domo d'Ossola, SOO"» (Prada) — V. de la Doire Ripaire: Monl-Cénis (Sliobcl). R. P. — Plaine du Pò (nord): environs de Tiirin (alluvions el aval), 200° (Mortillel) — Plainc sud du Pò: Alexandrie, 86-90'" (Strobel). (a) Coquille petite, cylindrique-ovoide , m<'!dlocrement ventrue; ombilic étroit , long; ouverture sans plis ; deruier tour de spire plus grand que l'avaiit-dernier, montant vers le sommet de la coquille. Pedoiicules, ou iciitacules supérieurs, trùs-longs ; inférieurs assez dcveloppós. Pied niuni de muscles assez forls. Milchoire faililement arquée, à stries presque Invisi bles. (b) Coquille petite, sub cylindrique , un peu ventrue. Ouverture avec quelques pctiles donts. Michoirc presque lissc, à bord inférieur faiblemunt roslrt", ou sans rostro. MOLLL'SQUES TERRESTRES , F.TC. 101 V. T. — Val Tidono : Zavalarello (Strobel , Prada). Var. B. — alplcoln, Cli.irpoiitinr — Mollusq. terr. ci fluv. de la Suisse ; 1837, pag. 16, pi. 2, fig. 5 — Un petit peu plus petite que la vraie P. mu- scorum, Linn., et avec le pcristome à bourrelcl moins robuste el moins jaunàlie. cf) indentata — Pas de dents ou de callosité. ■ : , ^s■.•;^i.: ii ;• /S) iiaiidcnCata — Une dent ou callosità vers le milieu de ravant-dernier tour a rentrée de l'ouverture. 7) liidcntata — Une dent à. l'entrée de l'ouverture, vers le milieu de l'avant- tlernler tour; et une dent palatale inférieure opposée à l'autre. V. C — Au-dessus de Balme dans l'haute vallèe de la Stura de Lanzo, 1500-1 700"^; sous les grossespierres{crystallines), avecl'espèce ^uivanle. Pas conimune (Slabile). Il faut probablement rapporler à la Var. alpicola^ la Pupa muscorum trouvée par M.' Strobel au Monl-Céuis. Obs. La P. muscorum Linn., lypique, présente elle aussi les fm« mutations nomniées ci-dessus. La niut. bidentata est un peu rare ea Lombardie et en Suisse {P. bidentata, C. Pfeiffer — Systemat. Anordn. und Beschreib. deutsch. Land-und TVass. Schnecken 1821). La raut. unidentata^ Pfeiifer C, est la plus commuue et la plus ré- pandue. Quelques auleurs (Ad. Schmidt, Moquin-Tandon, etc.) don- nent à la mut. bidentata le noni aussi de P. bigranata^ Rossmas- sler (Iconogr. Heft. IX et X, (ìg. 645). Plusieurs aulres, au con- traire, (L. Pfeiffer, Strobel, Grcdler, etc.) donnent le nom de bigranata à la mutalion de la P. triplicata^ Studer, pourvue seule- uient de deux plis, en lieu de trois, à l'ouverture. II. Pupa triplicata. Pupa triplicala , Studer — Kurzes Verzeichn. der Schweiz. Conch. 1820. — Iridentalis , Michaud — Complém. à Drap. 1831, pi. XV, fig. 28-30; Rossmiis- sler: Iconogr. Heft. V, 1837, pi. 23, Hg. 324; Moquin-Tandon: Moli, de France , 18.")5, pag. 393 (Animai). V. e. — Balme, dans la vallèe de la Stura de Lanzo, 1500-1700°; avec la P. alpicola. Clip. (Slabile) — Trèsrare, mais parfaitemcnt lypique. V. T. — Vallèe du Tanaro (Strobel). 102 0. STABILE, * 1^. Pupa iieiiiproiiif. Pupa Scmpronii, Charpeiilicr — Cat. Moli Suiss. ; 1837, pag. 15, pi. 2, fig. 4. [a). a) normali». P) dllucid.l, Ziegler (in Rossm.: Icon. Heft. V, 1837, fig. 326) — Perislomale re- flexiusculo , tenui; dente nulimentali rei nullo. V. e. — Versarli meridional du Simplon: Gondo, 700-800", sur les rochers graniliques; mutation « (Venetz, Charpentier) — Rives occidentales du Verbano, 220-300"°; sur les vieux murs, sous la mousse, etc, avcc la Balia fragiliSj pendant la pluie; mid. a (Sta- bile) — Vallèe de la Doire Bàltea: Ròppolo, collines de Viverone, 330"; sur les vieux murs à sec (Mella) — Environs de Turin, allu- vion,aval, 200" (Mortillet). Parlout elle vii sur les pierres cryslallines. Obs. Cette espèce ne diffère de la P. umbilicata, Drap., que par sa taille moins robuste et plus petite, par son péristome moins blanc et peu épaìs; cette forme, cependant, est constante. Quant à la présence ou absence plus ou moins absolue du petit pli, ou dent, de l'avant-dernier tour, touchant l'extrémité du bord extérieur du pé- ristome, j'ai déjà fait observer, lorsque j'ai parie de la Ccecilianella acicula, que cette pièce accessoire a peu d'iraportance pour la déter- mination d'une espèce , parceque elle varie beaucoup selon l'àge du mollusque, les conditions physiques où il vit, etc. La chose va bien autrcment pour les plis de cerlaines autres espèces, du nombre et de la forme des quels on doil lirer les caractères pour la détermi- nations des espèces mcmes. (a) Testa cornea, nitida, cyUndrica , obtusa; apertura tinidenlata; perislomate albido- fticescenli, rcfleso, plano. Alt. 3 à 3 '/a'' Hiam. 1 ^|^ millim. MOI.I.rSQt'KS TERRKSTRES , ETC. 103 Gon. VEI\TI(iO. («) (Vertigo, Mùlier — Verm. Hist.; II, «77; - Pupa (parlim), Drap. - Tabi. Moli. 180«.) Sect. I S T n ra I A. (b) (Isthmia, Gray — \alur. arrang. Moli.; in: Medicai. Reposilory: 1821, XV. j i. Wertiso cdentiila. Pupa edentula, Draparnaud — Hist. Meli, de Franco; 1805, pag. 52, pi. Ili, Hg. 28 29. Vertigo edenlula, Sludei' — Kurzes Yerzeich. Conch.; 1820, pag. 89. — lìiUda, Férussac — Tabi. System. Moli.; 1822, pag. 68. — Rossmiissler : Iconogr. Land-und SUsswass. Moli.; Ileft. IX et X , 1839, pi. 49, flg. 646 — Mo- quiii-Taiidoii: Mollusques de France, 1855, pag. 402 (animai); pi. 28, flg. 28-30. V. e. — Vallee de la Toce: Bavéno, 210"' (Benson) — V. de la Stura de Lanzo: au-dessus de Baline, IBOO™; soiis le pierres {eryslal- lines) associée à la Pupa triplicata ^ Hyalina fulva, eie, assez rare partout (Slabile) — Vallèe de la Doire Ripaire : Mont-Cénìs, ^OOO"" (Strobel). R. P. — Plaine du Po (nord): Vercelli, IBO™; terrain erralique (Mella); Turin, 220™; alluvions, avàl (Morlillet). (a) Les Vertigos diffèrcnl des Maillots, ou Pupes, par l'absence des lentacules inférieurs. II y a des Pupes trés peliles, de la lailie mème des Vertigos, et cependant elles oiit les lentacules inférieurs asse/, développés; mais chez les Fe>p'j. ^^ hiiiriK'c à droilc. MAchuiie raililcnicnl snhrostréc au milieu ilu boni infóriuur. (()) .Io l'ai iTPtie IOLLUSQUES TEUUESTKES, liTC. itì5 4. l^ertigo py^Biia^a. Pupa •piigmcra, Drapariiaud — Tahl. MoUusq. , i80l ; et Ifist- Moli., 1803; pi. Ili, n?. 30-31. Verligo pygmwa, Fcrussac pére — Essai d'uìie vìélìwde, eie. oppUquée mix Moli. ierr. et fluv., eie; 1807, pag. 124. — Rossmiisslcr : Icoìi. Lnnd-und Siisstv. Moli., Hcfl. IX el X, 1839, pi. 49, fig. G48. - Moquiii-Tandon : HisL Moli, de France, 1855, pag. 405 (Animai). V. e. — Vallèe de la Toce: Rivcs du Vcrbano 200-220"^ (Strobel). R. P. — Plaine (nord) du Pò: Vallee inférieure du Tessin, 80-120™ (Strobel); Vercelli, IRÒ™; terrain erralique (Wella) — Haute vallee du Pò: alpes de Crisolo, pied du Mont-Viso, ISOC", sous Ics picrrcs cryslallines et sur les débris de bois pourri, près les ruisseaux, dans les cndroits Inimides el marécageux, etc. (Stabile). * 5. Vcrtigo aiiiivertijs^o. Pupa anlivertigo, Draparnaud — Tabi, des Moli., 1801, pag. 57. Yertigo sexdentata , Fcrussac pére — Essai mélhod. eie, loc. cit'., 1807, pag. 124. — septem dentala, Férussac — Tabi. System. 1822, pag. (58. — MoquinTandon loco citato, pag. 407. (.\nimal). V. e. — V. De la Doire Bàllea: Liliannes, en Val Gressoney, GKO-GTC"; sous les pierres, sur les débris de bois pourri, sous les feuilles pourries, eie. (roches crystallines), rare parlout (Stabile). R. P. — Basses régions du Tessin: 80-120™ (Strobel); Vercelli (Molla). V. T. — Val Varaita: Brossasco prèsVenasca, 840-600™ (Mori.). Obs. Meme gisement des espèces précédentes. Quelquefois existe un pli rudimentaire au-dessous des plis coiiimellaires, à la base de l'ouverture, et un autre, très petit, dentiforme, palatal supérieur vers l'angle de l'ouverture (Rossniiissler : Icon. d. Landund SiissiVr Moll.^ Heft. X, 1839; pi. 49, fìg. 6ft7). 106 e. STABILE, Soct. VK UTI LI. .%. (a) [VerUUii, Mo]'iin T.uulon — ///s«. Muli, de France , 1855. pag. 40S.) * 6. Weriigo ¥eiietzii. Verligo Venelzii, Cliarpenlier — in FLVussac; Tableau System., 18-22. pag. 69. — plicala, .\uguste Miiller — in Wiegmaiin: Archiv. fiir Naturgeschichte , 1828 pag. 210, pi. IV, ng. 6. — Venetzii, Cliarp. — Calai. Moli. Suiss. 1837, pag. 18, pi. 2, llg. H. — hamala, lleld - in: his, 1837, pag. 304. Rossmassler — Icori, der Lauduad Siissw. Moli., Hefl IX et X , pi. '.9, (Ig. 650. Moquiii-Tandoii -- Moli, de France, 1855, pag. 408 (Animai). R. P. — Vallèe du Ticino (Slrobel). * 7. \eviìso pniiilla. Verligo pusilla, 0. Miiller — Verru. llisL, 11, 1774, pag. 12V. Helix verligo, Omelia — Systema naturcB, etc 1788, pag. 3G64. Pupa verligo, Draparnaud — Tabi. Moli., 1801 , pag. 57. Rossmassler — Tconogr. eie, loco ci lato fig. 649. Moquin-Tandon — Op. cit. , pag. 409 (Animai). V. e. — Uives du lac Majeur (Slrobel), Fcriòlo (Benson) — Vallèe de la Doirc Ballea: Viverone (Mella). (a) Coquille tournée à gauche, trós-pelitn. Mfichoire ;i bord libre, ou inférieur, à peine un petit pcu rostriformc-arrondi au milieu. MOI.LL'SQUES TEUHESTRES , liTC. lO? ■\"\- Oculos ad basin pedimculorum ferentia. t Oculi ad basin postero-internam. Familia: AURICULACEA. Gen. CARYCHIU3I. {Carychium, Muller — Venn. Hisl. , II, 1774, pag. 125.) * 1. Carycliiiiiti miniiniiiii. Carychium minimum, Miiller — Verm. Hist., loco citalo. Auricula minima, Drap. — Tabi. Moli., 4801, pag. 54. Rossmàs.sler — Icon. etc, Heft IX et X, 1839; pi. 49, lig. 660 Moquin-Tandon — iWoH. de France, 1855, pag. 413, pi. 29, fig. 15-23 (Analom). V. e. — Val de la Toce: Domo d'Ossola, 310™ (Strobel) — Val de la Doire Bàllea: Viverone, 330™ (Malia). R. P. — Plaine du Pò, nord: Valle del Ticino, 60-100™ (Siro- bel) — ; Vercelli, IBO™ (Mella); Turin, alluvions, 220™ (Morlillel). 2. Carychiani tridentalnui. Saraphia tridentata. Risso — tìist. nat. Europ. mérid., IV, 1826 , pag. 84. Carychium elongalum. Villa — Dispos. syst. Conch. , 1841, pag. 59. — tridentatum, Bourguignal — Aménités inalacologiques , in: Revue et Mag. Zool. par Guérin, 1857, § LXIV; el 1859, § LXXil, pi. II, fig. 12 (lirage à pari, pi. XV, flg. 12). V. e. Hóspice du Simplon, 2020™; sous les grosses pierres dans les endroKs marécageiix (Stabile). Six exemplaires qui ne diffèrent pas l'un de l'aulre. Celle espèce (ou variélé (?) de la précédente) a élé trouvée aussi par M/ Bourguignal dans les bois de Schwibbogen, enlre Eniatlen et Sonnenberg près du lac de Lucerne, ou lac des Qualre-Cantons, (enlre 780 el 850™): et à Giessbach , dans l'Ober- i08 f.. sTADii-i:, land Bornois, près dos cascades (à pcu près GOO'"). ^ous avons reca ce Carychium de Florence, rccucilli et comniuniqué par nolre ami concliyliologiste M/ Uzielli de Livoiirne; sa forme est un petit pcu plus élancée, et ses tours paraissenl un peu nioins convexes. Le C. tridentatiim existc aussi en Lombardie, où il est mèle quelquefois au C. minimum. D'aprés Moquin-Tandon {Moli, de Francesi p.kih) M/ Piifon aurait trouvé le C. minimum dans les Vosges à BOO'"; il est bicn probable que ce soit le C. tridentatum. B. PULIVIONATA OPERCULATA. ^'^ tt Oculi ad basin postcro-cxternam. Familia: ACICULACEA. Gen. ACME. [Acme, Hartmann — StjKlom. Gaslcrop. 1821 , pnp. 37 — Acicula, Hartmann in: Neùc Alpina, 1821; non Risso — Pupilla, Agassi/, in Charpentior — Moli, icrr. et fluv. de la Snisse, 1837.) 1. Acme lineata. BuUmns linealus, Draparnaufl — Tabi. Moli., ISOl. Anricula lineata, Drap. — Hist. Moli, 1805, pi. Ili, fig. 20-21 (mala). Acicula lineala , Hartmann — in: Ncue Alpina, 1821, I, pag. 215. Cyclosloma lincalum, Fórussac — Dict. class, d'hist. nalur. , H, 1822, pag. 90. Acme lineala, Harlmanii — in Slnrm : Deuhchlaml Fauna, etc. VI, 1823. Pnpula Unenta, Cliarponlior — Op. cit. 1837, pag. 22. Cyclosloma linealum, Porro — Mnlacologia Comasca, 1833, pag. 70, pi. 1, fig. 5. Moqnin Tandon — Moli, de Frnnce , 1855, pag. 509, pi. 38. fig. 4-7 (oplima). V. G. — Rlves occidentales du Lac Majeur: Belgiratc, eie. ; sous les grosses pierres, dans les pctils vallons abrilés et fraìs ; rare (Stabile). (7) Voypz il la fin. MOLLUSQUES TEnUESTtVES , ETC. Ì 09 ttt Oculi ad basili externam. Familia: CYCLOSTOMACEA. Gen. CYCLOSTOMUS. (Cyclosloma {\i3irV\m) , Draparnaud — Tabi. Moli. 1801; Cycloslomus, Monlfoil — Conch. system., Il, 1810, pag. 287). Sect. e R 1 C I A {Ericia , Moquin-Tandon — in Parliot : Mémoire sur les Cyclostomes , 1848). * 1. Cyclostoiiuis cleg;au!$. (§) Ncrita ekgans, Mùller — Vervi. fJist. , 177i, li, pag. 177. Cyclostoma elegans, Drap. — Tabi. Moli., 1801, pag. 38. Cycloslomus elegans , Monlfort — Conch. sysl. , 1810, pag. 287- Moquin-Tandon — Moli terr. et fluv. de France , 1855 , voi. I (éludes auatom. al piiysiolog. des moli.), et voi. II, pag. 497, pi. 37, flg. 3-23 (Analora.). Troscliel, H. — Das Gebiss der Schnecken, etc; Berlin, I, 1856, pag. 69, pi. 4, fig. 8 (dcnts iinguales). Claparèdc, R. E. — Cyclostom. eleganlis anatome - Dissert. inaugitr., cum tab. 2, Berlin, 1857. R- P. — Plaine du Pò (nord): Pavie, charrié par le Tessin (Stro- bel, Rezia) (a); Turin (Mella) — Plaine sud: Rosignano, Sanctuairc de Créa, 200-400™ (Mella); coUines d'Asti, Alexandrie, Valmadonna, (Mella, Strobel, Marani); Monferrato (Rezia); Stradella, Broni (Villa, Slrobel). V. T. — Vallèe du Tanaro (Strobel) — V. de la Bòrmida: Acqui (Villa, Bononii) — V. Sciivia, sur les coleaux de la rive droite à Tortone, Corniasca, etc. (Mortillet) — Val Stafferà; Val Coppa; Val Aversa; Val Tidone; Bobbio, etc. in Val Trebbia (Strobel). (8) Voyez à la fin. (a) D'aprés 1\I.'' lo docl. A. Rezia {Eiium. sislem. Gasterop. terr. e fluv. dd dintorni di Pavia, i848) on aurait essayó infruclucuscment d'acclinialcr le C. elcyans ù l'a\ie. IVOTE^. (1) Les moWasqnes pulmonés inoperculés (à l'exception dea Proserpìnides) Bont androgynes , et appartiennent à l'ordre des Adelopnciimones ., c'est à diro à ces mollusques qui ont l' or ifice resplratoire petit ^ situé à droi te ou à gauche de la margede la durasse ou du collier, et uvee un sphincter special (l). Lea progrès de la malacozoologie ont fait conuaitre aussi les notables diflFérences des organes digestifs , et plus particulicrement des ingestifs ou de la mastica- tion, dont l'étude est d'autaut plus important car ces organes sont en rapport avec les moeurs et les habitudes de ces petits étres merveilleux qui sont biea (1) Cliez Ics InopercuUs d'eau douce , la cavile respiratoire tapissùc d'un réseau vasculaire pour la respiralion aérienne, conlicnt aussi quelques lamelles brancliiaics pour la respiralion aqualiquo; d'après celle organisallon , plusieurs malacologisles onl réliré ces mollusques de l'onlie des Pulviunès , el ont créé pour euv l'ordre des Pul- mobranches; quant aux Ancylex on les a placés parmi les Moìtopleurobrancìies. Sì d'un còlè il y a des niolifs qui juslillent ces démembrcmciits, il n'est pas moins vrai, d'autre còlo, que les Inoperculès d'eau douce sont de vrais pulmonés, c'esl à diro rcspi- ranls l'air libre. Meme cliez les Operculés terrestres l'appareil vasculaire présente déjcà quelques rudi- mcnls d'organisalion branchiale , el néanmoins il soni tous des mollusques démeu- ranls sur Ics Ironcs des arbrcs, sur Ics rochers, eie, mème où il n'y a point d'eau, tandis que les Operculés aqualiques soni des vrais brancliifères deslincs à vivrc dans l'eau , et pas aulrcment. Quaml on parie des mollusques, ce n'cst pas taxalivement et, comm'on dit , à la lellrc, qu'on doil acccpter lo mot pulmoìiés, conime l'on ferail piiur des aniniaux d'un onlre supiMieur ; mais, pour tout malacologisle senso, un mollusque pulmonc n'usi aulrc cliose que un viollusque rcspinint l'air libre. G. STABILE, MOLLIJSQIIES TCHRESTRES, ETC. Iti dignes de toute l'attention des scrutateurs de la nature (1). Nou3 n'entrerons ici qua dans quelques détails descriptifs sur la màchoire et la langue des Ade- lopneumones. La màchoire est une pièce arquée, dure, cornee, implantée supérieurement dans les lèvres, c'est à dire fortement attachde aux parois de la cavité buccale. Cet organe est compose de mucus éndurci , contenant une faible quantità de carbonate de chaux. Presque tous les Adelo'pneumones n'ont que une seule màchoire , quelques-uns troia ; d'autres enfin n'en possèdent pas. Màchoire unique oii solitaire. Chez les Adelopneumones qui possèdent une seule màchoire, celle-ci se présente sous des formes diffdrentes, dont voici les principales: Oxygnatha — Màchoire fortement arquée, et quelquefois verticalement carénée au milieu, avec une forte saillie rostriforme, plus ou moius large, ou en forme de bec, à la partie moyenne du bord libre ou inférieur. a) Màchoire arquée d'avant en arrière, lisse on presque lisse: Limax, Philomycus (2) , Tennentia (3) , Parmarion (4) , Helicarion (5) , Vilrina , Zoniies. (1) On a enfin compris combien il est indispensable à l'avancement el perfeclion- nement des éludes malacologiques, de bien examiner, avant tout, l'organisalion des mollusques. Plusieurs savanls dans ces derniéres années, se sont occupées artivement de celta branche importante de l'histoire naturollc, ci leurs travaux ont dójà apporta beaucoup de lumière dans Tobscure labyrintlie; il reste encore bien à faire, c'est vrai, mais nous ne doutons pas d'affirmer que de nos jours on a déjà de quei poser quelques bases d'une malacoiogie assez rationeile. Farmi les contemporains illuslrateurs de l'a- natomie soli generale soit speciélle des mollusques, nous citerons les suivants: Albers, Bauilon , Claparéde, Deshayes, Milne Edwars, Fischer, Gassies, Gegenbaur, Gratiolet, J. E. Gray, Aloys Humbert, Keber, Knight, Lacaze-Duthiers, Laugier, Lebert, Leidy, Lovén, Macdonald, Moquin-Tandon, Mòrch, Otto Goldfuss, Robert-Garner, Saint-Simon, Adolphe Schmidt , Oscar Schmidt, Semper, W. Thompson, Troschel , Wilton, Wood- ward , eie. Malheureusement nous avons , dans ces derniéres années, à regrelter la perle de plus d'un de ces honorables savanls. Ici à Milan , c'est M.' Sordelli (Filabile dessinatenr des reptiles du grand ouvrage de M.' le Prof."" Jan) qui s'occupe actuel- lement de l'anatomie des mollusques. Ce monsieur a bien eu l'obligeance de se mellre à nutre disposition, pour celle parlie, et dés ses premiers essais nous n'avons que des éloges à lui tributer. (2) Philomycus, Raflnesque — Jnnal. of nat. 1820 (Limax carolinensis, Bosc). (3) Tennenlia , Humbert — in Revue et Mag. Zool., par Guérin , Paris; 1862, no- vembre (T. Twailhesi, H.). (i) Parmarion, Fischer — in: Ad. Soc. Lina, de Bordeaux, toni. XX; juin , 18jj. (5) Helicarion, (Heli.xarion) , Férussac — Tableau system., Prodrome, ìAi2. 112 G. STAISILC ^ ò) Màchoire à cótee fiues, serrces, u'anivant pus jusquà la marge infé- lieiue: Mucrocyclis (1). e) Màchoire courbde ea forme de fer à chcval, et rnuuic de còtes fortes et distinctcs: Siinpidopsis (2)-, ou de denta robustes et saillautes sur le bord libre: PelUcula (3). d) Màcboire comuie la précédente , avec , et plus souvent sans dents , toujom-a surmontée d'une plaque large et haute, trapezoide ou quadrangulaire , implantée dans la cavité biiccale (4), et tantòt lisse ou presque lisse : Sac- cinea\ tantòt avcc de cótes vcrticalcs: Omalonyx (5). e) Màchoire peu courbce, lissc, Irès semblable à celles des Zonitcs, mais; surmontée d'une plaque quadrangulaire, haute et large, à peu prùs comme chez les succinées: Camptonyx (6). Aulacognatha — Màchoire peu arquée , souvent assez étroite , à strics fiues, plus ou moins prouoncces, et à deuticules ou crénclures niarginales pe- tites, peu distinctcs, ou uulles^ saillie mediane du bord libre plus ou moins pronoucée, non rostriforme. a) Saillie mediane, deuticules marginales et stries uulles: Ariophanta (A. retrorsa, Gould-, spec. sinistr.). b) Saillie mediane plus ou moins distincte, quelquefois nulle; strics nom- breuses, plus ou moins étcndues, apparentes, ou demi-effaeées: Parmacclla\ Hellx — Sect. Dclomphalus (H. rupestris, rotundata, etc), Bradyba;na (H. cìliata), Sagda (II. Cookiana, Gmelin*, H. alligans, Adams , etc.)*, Bu- llmus — Sect. Buliminus (B. obscurus, montanus, etc), Zebrina (B. detri- tus, etc.), Chondrula (B. tridens, quadridens, etc), Azeca (B. Menkeanus, dentiens) , Zua (B. subcylindricus) , Ferussacia (B. folliculus, etc.)-, Stcnogyra — Sect. Rumina (B. decollatus), Subulina (B, octonus, etc); Pupa, Balia, Clausilta, Carychhim, Physa, Planorhls , Amphipeplea, etc. Odontognatha — Màchoire à cOtes; largemeut crénelée, ou fortement denticuléc sur le bord libre. a) Màchoire médiocremcnt courbée , à cotes nombreuses , plus ou moins (1) MacrocycUs, Dock — Index Moli. 1837 (Ilelix laxata, Fér; H. concava, Say, etc.) (2) Simpalopsis (Beck), SliuUioworlli — Beilrcige zur niihcren Kennlìiiss d. Land-ttnd Siissw. Moli. d. Porlorico ; in: Milllieil. Naturf. Geselhch. in Bern ; Miirz, 1834. Yi- Irina sulcosa , Fiìrossac ; V. rufovirens, Moricand, etc). (3) PdUcula , Fisclier — Mèlamjcs de Condujliologie , in : .ict. Soc. Limi, de Burdcaux, janvier 185G (Succinea depressa, Rang). (4) Chez quclques Aiions ci l'hyscs , etc. oxiste nussi une sorte il'appendice , souvent assez large n'Iativcmcnl à la partie libre, implantée dans les lévros. La parile supó- rieurc de la miVclioire de la l'hysa acuta est termirii'c eri l'urmo de trianglo. (5) Omalonyx, It'Orbigny — Fisclier; loco dialo, 1856 (Succinea unguis , D'Onn.). (0) Camplunyx , IJcnsoii — in: Annah and Mag. of nal. hist. May, 1838. (C, Theo- baldi. B,). MOLLLSQLliS TEKUESFUES , ETC. 113 fortes et aplaties, formaut autant de deuticules ou crénelurea marginules emous- flées: Arlon, ArioUmax (1), Megapelta (2), Vaginulus , Helix — Sect. Tri- gonostoma (H. angigyra, obvoluta, etc.) , Drepanostoma, Fruticicola , paitim (H. strigella, cantiana, carthusiana , ciuctella , sericea, hispida, etc.)> Xero- phila, partim (H. apiciua, couspurcata , vinifasciata , cespitum, etc). b) Màchoire peu arquée, àcòtes fines ou ligncs convergentes -, denta mar- ginales nulles: Liguus (3). e) H. arquée, à stries perpondiculaires, nombreuses et robustes ; Achalina (A. fulica, etc). d) M. à cotes peu nombreuses, fortes: Limicolaria (4). e) M. arquée, à cótes peu nombreuses, saillantes, et à dents (ou saillies) margìnales, fortes: Helix — Sect, Ulota (H. fruticum), Xerophìla, part. (H. neglecta , erieetorum, pisana, variabilis, etc.), Isognostoma (H. personata), Arianta (II. arbustorum), Campyla?a (H. glacialis, frigida, colubrina, cingu- lata, tigrina, zonata, etc.) (5), Iberus (H. serpentina, etc), INIacuIaria (H. ni- ciensis, sicana, Codringtoni, etc), Tachea (H. sylvatica, nemoralis , etc) , Pomatia (II. pomatia, H. cincta, Miiller, etc): Borus (6). Goniognatha — Màclioire arquce, convexe en dessus, plus ou moius concave inférieuremeut 5 composée de segmenta imbriqués. a) Segraents nombreux, verticaux, en forme de larges cotes, à marge ex- terne convexe, un peu concave à l'interne, convergentes vers le centre: Bu- Umulus (7). h) Segments larges, en forme de trianglcs irréguliers, disposés oblique- ment, à marge externe crénelée-, un grand triangle au milieu de la màcboire; Orthalicus (8). Trois màchoires Quelques-uns des Adelopneumones possèdent trois màchoires, ou plus pro- prement leur appareil maxillaire est forme de trois pièces -, l'une robuste (la (1) ArioUmax, Mòrdi — Beitrdge zur MoUuskenfauna Cenlral-Amenka''s; in Malak. Blàlter, von Mcnke el PfeilTer , 1859, (Limax Columbianus, Gould.). (2j Megapella, Mòrdi — in: Journ. Conchyl. , Paris, 18S7, (M. semitecla, Mòrch). (3) Ligms, Monlfort — Conch. sysL , 1810, (.\diat. virginea, eie.) (4) Limicokiria , Deck — Index, eie. 1837, (Bullmus Adansoni, Pfeiffer). (5) M.' de Saiiil-Simon [Miscel. Malacol. , 2.'' dècade, Toulouse, 1856) a bien ee l'obligeance de analomiser presque toules ccs Campylées; M."' Sordelli de Milan, TH. frigida et l'H. cincia. (6) Borus , Albers — Die ffelicecn nach nalurlich. Vencandtsch. system, geord. ; Berlin, 1850 (Bulimus ha?mastomus, Scopou). (7) Bulimulus, Deck — Index, «le. 1837, Bulimus lila, Fér. ; D. cinnamomeo-linea- tus, MoRicAND , eie. (8) OiUmlirvs. Bcrk — Indt.r , eie. ^Bul. gallina sultana, Lamk.). H Ht e. STABILE. vraie machoire), supérieure , trans versale-, les autres deus, moìns fortes , souvent peu développées, iuférieures, sont plac, (3) Pavemrnt. Macdonal-I. MOLLUSQUES TEUnESTRlìS, ETC. 115 Les dents lìnguales sont eimples, bifides, trifides et méme quelquefois qua- drifides, à pointes inégales, et dont les externes sont presque toujours les plus basses. Souvent les pointes obtuses sont surmontées d'un appendicule ou dcnt- coniquc, courte et forte: Limax, Vitrina, Zonites , Zua , etc. Chaque sèrie transvcrsale est composte d'une dent mediane ou centrale, et de plusicurcs deuts latdrales-, souveut les dents latérales allaut vers les còtés externes de la langue cbangent plus ou moins de forme; si elles sont tricuspides, ou bicuspides, les dentelures ou pointes latérales à la pointe élevée centrale, et plus encore celle du coté interne, s'oblitòrent ; la pointe centrale se transforme elle aussi , de manière que les dents marginales de la plaque linguale sont quelquefois remplacées par de vraies pointes élevées, simples, fortes, cunéifor- raes ou aculeiformes , et plus ou moins recourbées; c'est ce qui a licu ordi- nairement chez les Oxynatha. Dent centrale — a) s i m p 1 e. Cette dent , ou papille , est quelquefois cu forme de cóue plus ou moins obtus: Vafjimdus, Philomycus, Ampliipeplea, LùnncEa, etc-, ou en forme d'ergot: Borus-^ longue, étroite, à sommet lan- caolé, obtus: Achatina fnlìca\ petite, sub-carrée: Bulimus cinnamomeo-Uneatus\ courte, très petite: Stenogyra (Bui.) decollata et octona\ large, sub-carrée, obtuse: Bostryx {ì)\ large, allongée, tronquée, sub-arrondie au sommet : Ario- phanta retrorsa (sinistr.). b) bicuspide ou bifide: pointes larges , sub-quadrangulaires : Or- thalicus (Bui.) gallina sultana^ plus ou moins cunéiformes: Camjptonyx , Planorbis. e) tricuspide ou trifide: pointes mamelonnées, plus ou moins obtuses ou cunéiformes, la mediane ordiuairemeut plus élevée et robuste : Jrìoìi, Limax, Tcnnentia, Gceotis (2), Vitrina, Simpulopsis , Succitiea, Zonites, Ilelix (stricto sensu), Zua lubrica, etc. (3). d) quadrifide: pointes arrondies, les deux médianes égales, les deux externes plus basses: Pellicula. Dents latérales — a) simples: fortes, un peu courbées, pointues , en forme d'ei'got : i?or« voilà mes vitrines paraitre assez gaies et se promener sur les choui, Je placais alors mon pot à fleurs dana une chambre plus chaude (9 à 10 ceutigr.). Deux vitrines succom- bèrent après sii ou sept jours de captivité; les autres (quatre) se conservaient en bon état; elles se laissaient voir quelquefois, et bien rarement montaient sur les parois de la cloche; elles rongeaient les choux (que j'avais soin de changer souvent et d'arroser d'eau fraìche une fois par jour , de méme que les pierres et la terre), puis regagnaient paisiblement leur retraite*, mais elles n'ontj amala touché ni à la chair fraìche, ni à celle déjà un peu décomposée , et ont mème laissé vivre en paix leurs compagnons de captività (1). Deux vitrines se sont accouplées le 14 décembre', je ne sais paa si cela ait eu lieu aussi chez les autres, et si plus tòt, ou plus tard. Le 28 décembre j'ai vu dea oeufs deposés sur une feuille de chou , mais ils ont disparus quelques heures après, et je pense qu'ils auront été cacliés sous les morceaux de briques ou plus probableraent sous terre. Ces ceufs dtaicnt agglomércs ensemble, et de nature gélatineuse, d'un blanc laiteux et de la giosseur d'un grain de millet un peu ovai. Après un'attente de trois mois, je n'esperais plus d'en voir re'closiou-, mais entre le sept et le huit d'avril, voilà sept petits se pro- mener gais et voraces sur les briques et sur les feuilles; entre le quinze et le dix-huit du méme mois, le nombre des nouveau-nés était de quinze ou seize. Leur accroissement s'opère lentement, de manière que deux mois après leur éclosion ils ne sont arrivés qu'au tiers à peine de l'entier développement. Les jeunes vitrines restent presque toujours cachées, et se promènent parrai les feuilles de laitue, qu'elles rongent avidement à préference des autres sub- stances végétales. L'animai des Vitrines à peine écloses, ou très-jeunes, lorsqu'il est en mar- che, c'est à dire en tonte son exteusion , a une lougueur de 2 '/a à 3™'"-, et la coquille présente un seul tour, ou un tour et un quart de spire; mais les in- dividus dont l'animai atteint quatre millimètres de longueur, ont déjà leur coquille composée de deux tours de spire. Chez les jeunes individus, l'animai est, en dessus et sur le devaut, de couleur cendrée, avec une teinte roussàtre à la base des pédoncules, ou tentacules supérieurs, qui sont d'un cendré plus obscur. L'ouverture respiratoire est marquée elle aussi d'une tache ombrée demi-circulaire ; le reste du corps est blanchàtre et demi-transparent. La coquille est transparente, et laisse voir la masse viscérale qui est d'un jaune ambre chez les individus qui n'ont pas mangé, et plus foncé et verdàtre après leur repas; on y aperfoit aussi bien marquée une petite bande transversale (portion du canal digérent qui correspond à l'estomac). (ij Les nolabics diffcroiicos liiiiis Ics organo? ma\illaires el liiiguales de celle esiiùcc, pxpliquenl assez bien pourquoi elle préfére exclusivement les subslanccs végélales 'Voir li noie ; observations nvr ìe Vilrines). 128 (.. STABILE, Des indivicUis qui composaient la petite colonie du novembre, huit out suc- combés à des époques différeutes, c'est à dire, deux vltrincs peu de jours après leur rcclusion, deus en février, lurautre avec une des U. cìliata aux premiers d'avrili la dernière vitrine, de méme que l'autre H. cìliata, aux prcraiera de mai. La coquille des Vitriues, qulnze ou vingt jours avant leur mort perd la transparence et devient opaque et blancbàtre-, cet ctat, quo uous appellcrons état de vieillesse, varie de vingt jours jusqti'au delà de treute. L'//, nautiliformis était vivautc encorc eu avril , lorsque nous cu sommes servi pour l'anatomie; l'i/, incarnata Buccomba aprèa sept mois de captlvit(i*, dès les premiers moments de sa uouvelle dcmeure elle fixa son séjour sur les parois vitreuses de la cloche, tout près dos pctites ouvcrtu- res, pour jouir de l'air et de la lumière*, elle ne quittait sa place que pour descendre quelques moments pendant la nuit à ronger un peu les cboux ou Ics laitues. J'ai constate qu'uue seule vitrine adulte mangeait elle seule autant que les autres quatres moUusques du genre Hclix\ les petites vitrines sont en- corc plus voraccs. Les quelques observations que nous avons ici cxposdes sur le regime alimentaire de la Viir. hrevis, serveut à nous persuader une fois encore de plus, que dans une science tonte d'observation telle que la IMalaeologie ou ne doit pas trop se fier aux analogies, et tant moina, d'apròs un fait special, formuler ime loi d'application generale. l'uisque nous avons cause jusqu'ici sur les Vitrines, il ne sera pas inutile d'ajouter quelques mots sur le raeilleur procede pour nettoyer les Vitrines, c'est à dire pour enlever à l'animai le fragile tét qui y est adhérent. Quelques conchyliologistes les laissent pourrir dans l'eau froide; d'autres les jettent dans l'cau bouillante, d'autres enfin dans l'alcool. Ces procddés ont tous leurs in- cnnvéuients, et d'abord : si l'animai pourri, la coquille subit elle aussi un'al- teration dans la eouleur, la transparence, etc.*, si l'alcool est trop fort, ou non pur, chose frequente à nos jours , il gate rapidement le tét des Vitriues non seulcment, mais la coquille mème plus solide de Succinées, des Zonites, etc. L'eau bouillante est peut-étre à préferer, mais le procède meilleur et le plus simple et facile c'est de piacer les Vitrines sur une bande de papier et de renfermer ce papier dans un flacon quelconque (place horizontalemeut, à fin que les Vitrines ne tombent pas) dans lequel on ait préablement verse quel- ques gouttes (p. ex. 12 à 20) de benzine. Au bout de cinq ou six minutes, à proportion de la grosseur de l'animai ou du degrò de tenacitd de sa vie, (la Viir. hrevis est asph3-xice un peu plus vite que la Vitr. 'pellucida), on rctire le papier avec les Vitrines mortes; il suffit alors de fixer avec une dpingle l'animai antdricurcment, et avec uu'autrc dpingle soulever transversalement la coquille qui se ddtachc avec facilitd , et qui est très polio et luisantc. (G) Dcnys de Montfort dans sa CouchyUoloriie Syslématiqnc (1810), orda le gonre Zonites pour quclqup? cppcccs du gcurc llch'x à coquille inince, à cou- MOLI.ISQUÉS Ti;ur,i:sn\K5 . i;tc. '4 2? tjur tl'ai'doi se , à peiistoiiie siniplc et plus ou moing trancbant. La diagnosc vie l'animai est veuue plus tard confinner cette division , qui n'avait cté faitc que d'après les caractèves de la coquille, et à en augmenter méme le nombre "la, li>2 e. STABILt, Le iiombre des at'iies ou raugées horizoutaleci tat variable, comme chea Ics moUusques'inopcicules; ainai poiu- citer quelquea exemplea panni Ics ojjerculés piilmonés : la langue du FotuaLian rnaculalus porte , à peii près, 175 raugées ou 1225 dents ; le Cyclostomus elegans 86 à 106 rangees; le Choiidropoma Poeyanvvi 12^5 *, la Trochatella clirysosioma b\\ la Tr. chrysochasma CO; V Hydroccena Cattarocnsis 50*, la Truncatella Caribceensis G0\ etc. La forme des papilles ou dents de la langue, leur nombre et arrangement n'ont rien affaire avec les dents linguales des mollusques inoperculés. Elles sont recourbées en dedans au soLamet, et denticulées-, chaque serie ou rangée se compose d'une dent centrale ou mediane , ordinairement couique , ovale , ou sub-carrée , à somraet courbé en dedans*, et de trois ou quatre dents la- térales de chaque coté, placées transversalement, et à poiutes ou courbures con- vergentes vers la dent mediane. D'après cette disposition qui rappelle un peu la forme de la cage tlioracique des anìmaux vertébros, les malacologistes ont iippelé rachìs la sèrie longitudinale des dents centrales, qui rcprésente comme une colonne vertebrale, et pleur(e les dents latérales analogues aux còtes des vertébrés. Nous ne parlerons ici un peu diffusément que des dents linguales des Opcr- cnléa puìmoncs. Taenioglossata — Représentés par la formule generale: 3. 1.3. Trois dents latérales de chaque coté de la dent centrale ou mediane \ troi- eième dent laterale, ou externe, semblablc aux deux internes; ou bien rem- placée par une grande lame sub-triangulaire, à marge antérieure recourbée en dedans et pcctiniforme. A. Simples (1). — Dent centrale allongée, ou sub-carrée, recourbée en une seule poiute, ou multicuspide -, dents latérales recourbées, uniformcs, sim- ples ou multicuspides. à). Dents simples; centrale allongée, fusiforme, étroitc, recourbée cn dedans, à pointe courte, déprimée, siinple, obtuse-, 1.® et 2.*^ latérales un peu enlargics, ou rcnflées à la base , répliées vers lo bord extérieur du ruban (1) Celle prcmiLTe .seclion tits Tumior/losses comprend une parlic de la grande fa- mille des Cycloslumes (Fam. l'omaliacea et Ci/clolacea , Troscliel — Gebiss der Schne- cken, eie. I, 1856, Berlin), et la familie des TnmcafeUes. Les Cycloslomes , proprc- ment dils, apparlenanls aux 'fcOinioglosses simpics (Cyclolacea, Troschol) se dislinguenl aussi par la forme de leur oiìercnlc qui est urclispirtiì , c'cst à dire à spire composée de nombreux lours. Enlrenldans celle division Icssuivanlcs sub-famillcs deM/ L. PfeifTer (Monogr. Pneumompomorum vie, eie; Supplem. 1"°' , Cassel, 1838): Sutifam. Cyclo- lacea (Gen. Cyclolus, building; Opislhopoius , Benson ; Fleracyclos , Benson; Aly- eaeus , Gray); Suhfam. Cyclophorea (Gen. Craspedopoma , ITeiffcr ; Aulopoma , Trosrhel ; Cyclophorus Monitori; Leptopoma, PfeifTer; Dermatocera , H. el A. Adams), Subfiini. l'np iu€ n H'mn. Mcgalomastoìno, Guilding; Cal'ivlus, Pfr.; Raphaulvi, Pfr, ; «OLLl'SQl-ES TF.nRESTRES, ETC. 133 linguai en crochet pcu courbf^, fort et obtus; 3." laterale ou marpjinale tré» petite: Pomatias (tnaculatus, patulus, scalarinus (l) ). b). Centrale large, à sommet recourbé et à cinq dentelures; latérales larges et hautes, recourbées, trifides: Cyclotus (substriatug, Sow.), Craspe- dopoma (lucidum, Lowe); ou avec la dent centrale tricuspide: Cydophorus (aquila, Sow.); Registoma (grande, Gray-, = Pupina Nunezii, Sow.). e). Centrale conique, à pointe recourbée, portant vers la moitié un'éle- vation, ou arète horizontale formde do trè.s petites denticules-, l.*^ dent laterale très large, quadricuspide; 2.^ (jtroite, multicuspide*, 3.'^ étroìte simple: Trun- Catella (Caribseensis). B. Pse II, do-rhi pi dog lassata — Dent centrale sub-arrondie , re- courbée, à une seule pointe, ou multicuspide; 1.® dent latéral large; 3.^ ou mar- ginale , représentée par une grande lame sub-triangulaire, à bord antérieur recourbé , multidenticulé, ou bien pectiniforme et à pointes ou dentelures cro- chues ou hamiformes. a). Dent centrale ou mediane large, ovale ou ovalaire, à cinq dentelures ; 1.® dent laterale grande, large, quadrifide ou quinquefide, à dentelure ou pointe du milieu très grande; 2.® laterale à marge snpérieure recourbée quìn- quecuspide; 3.'^ laterale, ou grande lame marginale, à bord antérieur recourbé, multidenticulé: Ericia (elegans, ]\Iuller; costulatus, Ziegler (2)); Leonia (mamillaris, Lamk.). b). Semblables aux précedentes, mais la dent centrale est plus petite; Slreptalus (?), Benson : Pupiiiella, Gray; Pupina, Vignarci; Registoma, Hassell ; Callia, Gray). La a.*-' seclion des Tcmioglosses nous la désignons sous l'appellalion de PseudO' Rhipidoglossata , par la conOguration des grandes lames linguales extérieures iniitant relles des vrais Rhipidoglosses ; el comprend la famille Cydostomacea de M.' Troschel. Les Cycloslomes de cette seclion sont ipouT\as d^anopercule paucispir al; et corrispon- deiit à la seconde parile des sub-familles de M."" PfeifTer [Op. cit. ; exceplées les suhf. Pomaiialea et Realia]. — SuLfam. Licinea (Gen. Jamaicia, C. B. Adams; Licina , Gray; Choano}-)oma, Pfr ; Ctenopoma, Shultleworlh ; Adamsiella, Pfr.); Subf. Cyclo- s tome a (Gen. Lithidiou, Gray; Olopoma, Gray; Cycloslomus , Montforl, Tudora, Gray; Leonia, Gray); Subfam. Cislulea (Gen. Cistula , Gray; Chondropoma , Pfeiffer) (1) Les denls linguales du Poni, maculatus , que j'ai fait exammer par M.' Sor- delli, son Irés semblables à celles du P. palalus lìgurées dans le classique ouvrage de M.' Troschel {Gebiss der Schnecken; I, 1856; pi. IV, fìg. i). (2) Les espéces du genre Cycloslomus (Cyclosloma (partim), Lahk.) comprises dans nolre subdivision -a-{C. elegans, eie), ont les dents linguales bien différentes de felles de nolre subdivision - e ; nous désignons donc nolre première coupé sous Pappel- lation d'Ertfia dcjà iniposée à cos espéces par Moquln-Tandon, d'apres la forme de la coquille. I.e noni de Cyrìoslonnis 'slrirtn sensu) reslcrait donc à la derniiTf coupé. 134 e. STABILE , la l.*" laterale bicuspide, ù dentelure iuterue grande, l'eitenie petite; 2.* lat, très dtroìtc, quadricuspide: Ghondropoma'ì , (Candeanum , Orbigny). e). Dent centrale obtusement coniforme, à sommet recourbé, simple, più» ou moins aigii et plus ou nioins large; 1.^ lat. très large , rócourbde, à pointe solitaire-, 2.'^ lat. étroitc, ù marge recourbt'e, bicuspide ou multicuspide; 3.® ou lame marginale, ù coupures plus longues, plus recourbées et crochues: Chon- dropoma (Poeyanum, Ppeiffer) , Tudora (columna, Ppr.) , Cyclostomus (Jayanus, Pfr.; Bauksianus, Sow.), Clenopoma (rugulosum, Pfr.)-, Choa- ììopowa) (Cbittyi, Pfr.-, seabriculum , Pfr.), Clstula (catenata, Gould), etc. Rhipìdoglossata — Representés par la formule generale: 00. 4. 1. 4. 00. Une dent centrale, non recourbée*, et quatre (rarement de moins ou de plus) latérales de chaque coté; et une très grande lame marginale formée de lamelles nc-mbreuses et dtroites, terminées en lìointe aculeiforme, bamvforme ou multifide, et toutes recourbées en dedana. A. Hydroccenida = 00. 1 — 1. 1. 1 — 1. 00. Dent centrale étroitc, fusiforme, tcrminée en pointe pyramidale; 1.° dent laterale très rapprochée de la centrale, et presque de la meme forme, mais à sommet obliquement plat; 2.^^ et 3.° latérales nulles, et un grand espaee vide ^ 4.*^ laterale étroite, subcylindriquc, ù sommet pointu; grande lame externe ou marginale très longuc et médiocrcment large, composée d'un grand nombre de lamelles étroites et serrées, dont les premières ou postéricures sont cour- bées en dedans, à crochet simple; les antérieures ont leur marge supéricure recourbée vers Ics lamelles crocliuos, et tricuspide. B. He liei ni dee := 00. 4. 1. 4. 00. Dent centrale petite, simple, imparfaitement sub-carrée allongée , à sommet plat, non recourbé. Dents 1.^ 2.° et 3.^ latérales petitcs, à marge recourbée vers le coté esterne, simple ou denticulée ; 4.® laterale très grande et large, granfie lame marginale formée de lamelles nombreuses, étroites et serrées recourbées veis le centro, à pointes crochues, simplcs ou multicuspides. a). Quatrièrac dent laterale très grande, étroite à la base , fortement en- largie au sommet, largement rebordée en dedans, à marge simple, rarement multidenticulée: Trochatdla. b). Quatrièmc l.ntérale très grande, irréguiiòre, étroite, composée de deux pièces; cello du cute interne est à courbure convergente vers la dent cen- trale, multicuspide, et terminée à la base en forme de talon; la pièce esterne sert de appui à la precedente, en mème temps que à la grande lame margi- nale de la langue. Cotte lame est formée de lamoUes nombreuses, toutes bi- cuspides ou tricuspides: Ucìicìna (stricto scnsu). C. Proscrpinidce =: 00. i3. 1. 5. 00. {Phancropncwnones inopcrcuUts) (l). (1) Vk>ir ri-(lossns l;i imlo sur lo,? l'ioserpiniili:^. • MOLLt'SQUES TERRESTRES , ETC. 155 Dent centrale Bub-carrée, large à la base, enauite un peu r»^tiécieet comme étranglée, puis enlargie au sommet-, 1.° et 2.° latérales ù peu près de la méme forme de la dent centrale , mais elles Bont recourbées au sommet , et tricuspides ; 3.^ laterale allongde, très étroite , recourbée au sommet en deus petites denticules aigiies peu apparentes •, 4.^ et 5.° latéiales enormes , de forme irrégulière ; la 4.*^ est ù peu près de la moitié plus petite que la 5.®, largeraent reeourbéo en dedans, à marge tricuspide ou quadricuspide, à pointe cu denticule interne (da coté de la dent centrale) très forte et large-, la base est terminée en talon. La 5.*^ dent late'rale enorme, large et oblongue, rétrécie du coté extérieur de la langue, sub-carrée du coté centrai; repliée en dedans en un grand lobe sub centrai, en forme de cone large et renversé, et dont la pointe arrondie descende en bas dépassant la base et formant une espèce de talon. Grande lame marginale formée de plusieures rangées de lamelles, les unes derrière les autres, longues, soudées à la moitié inférieure, libres Bupérieurement , rétrécies au sommet par une grande échancrure interne, et recourbées vers le centre de la langue-, les premières tricuspides, bicuspidea les autres: Ceres (C. Salleana, Gray). (8) Plusieurs auteurs ont, plus ou moina, parie du Cyclostoma elegans; lea uns se sont limités à decrir la coquille, les autres les formes cxtérieurea de l'animai , quelqnes-uns en ont étudié la merveilleuse structure interne. Troschel (1) a soigneusement décrit et figure les dents ou papilles linguales. Moquin-Tandon (2), outre une benne description des caractères estérieurs, a donne aussi quelques diagnoses des diverses parties de l'organisme de ce moUusquG, et plus particulièrement du système viscéral ncrveux, des organes de la reproduction , etc. Il paraìt cependant que cet auteur nait pas fait usage du microscope compose, ainsi quelques-unes de ses observations sont reussies imparfaites, et quelques descriptions , pour ainsi dire, seulement ébaucbées, Des nouveaus études anatomiques étaient donc necessaires, et le mémoire de M.'" le Doct.^ Ed. Claparèdc de Genève (3) est venu combler ces lacunes. Comme cette brochure est assez rare, et méme peu connue chez nous, ceux qui s'occa- pent d'anatomie malacologique auront pour agréable de voir ici reporté ce quii y a de nouveau ou de plus important dans la savante disertation du doct.*" genévois. Système cutané. — L'è p i t h é 1 i u m de la peau (ou tunique dermo-mu- sculaire) du C. elegans est dépourvu de cils vibratiles (4). Des concrétions (1) Das Gebiss der Schnecken, Berlin; l, 1836. (2) Ilistoire natur. des Moìl. terr. et fluv. de Francc ; Paris 18S5. (Voyez: le Voi. I : tttides anatomiques et phisiol. des moli. ; et Voi. H pag. 497). (3) Cyclost. elegantis anatome — Disseriatio inauguralis ; Berolini, 1857; avec déiix planches gravées. (4) Leycli;^ , Siebold , etc. onl observé que le manteau de pinsicurs c^^phalophores n'est pas protcgé par un épithéiium vibrati! ou ciliaire. T50 G. STABnn, calcaires soud la ioirae de petits graiiis blancs, agglomérés, noaibreux, arron- dis, iiiéganx, sont disseminds partout dans la peau, et sont contenus entro l'épiderme et la coucho musculaire qui est dessous, et entre Ics fibres inémes de la dite conche, Moquiii-Taudon a observé que ces grains forment des plaqnes irrégulières autour dii tortillon du mollusque ; ces dépòts calcaires aont destinés à fournir les élétnents nécessaires à laiiginenlation et à Tentre- tien de l'enveloppe testacee. L'oper cule est compose de trois cGuches, dont l'externe, trcs mince, n'est qu'un épiderme homogène , à plusieurs plis correspondaiits à autant de atries d'accroissement dans l'opercule; la couclie ou assise mediane, beaucoup plus épaisse, est calcaire*, la troisième, ou iutérieure, est cornee, brunàtre, sans structure apparente-, plus épaissie versla régiou centrale que dans toutes les autres parties de l'opercule. La face interne de cette troisième conche est «evétue d'un épithélium eelliilaire -, mais le plus souvent il n'esiste que sur les bords de l'opercule, et bien loin du centre spirai-, les cellules sont polygo- nales, plus ou moins allongées, et chacune contieut un nucléole centrai étroit- allongé ou bien ovale-arrondi (1). St/stème sensitif. — Le C. clerjans possedè douze ganglions, dont buit appartiennent au systèmc nerveux centrai , deux au sympatliique , et les autres à un certain ergane de la sensation. L'anneau oesophagien est fornid de six ganglions; les deux supérieurs (sus-oesophagiena a n t é r i e u r s), piriformes, sont situés près du pharynx, au dessus de l'oeso- phage. De ces ganglions |partent plusieurs nerfs, et se dirigent les uns aux organes des sens, Ics autres aux pharynx et aux régions voisines. A la place du petit anneau sous-oesophagien qui existe chez plusieurs gastéropodes , on y volt deux ganglions claviformes (gang Ha pedali a); de ces ganglions partent plusieures petites ramifications nerveuses qui vont jusqu'au pied, non seulement, mais produisent aussi le nerf acustique. La ligne de conjouction entre le ganglion pcdal et le ganglion latéral j\ droite, est plus courte de celle qui unit le ganglion du pied au ganglion lateral senestre; d'où en resuite quo l'anneau oesophagien est forme de trois paire de ganglions, l'une supérieure, un'autre laterale, l'antro inférieure. Le s y s t è m e s y m p a t h i c^ u e , ou v i s e é r a 1 nerveux, est forme de deux petits ganglions situtls sous lo pharynx, près de l'axe longitudinal du corps. Des organes de 1' ouie nous avons dt'jil parie-, nous njouterons seulement que les deux poches ou capsules auditivos sont entourées d'uno conche de (5) M/ Claparódc n'ailoplc pas l'oiiiiiioii do quelipies aulcurs qui ponsonl quo tous les operculcs rocliliMfnimr.s (r'ivsl à diro a strie spirale) .^onl produils par les. bonìs du manteau. MOLUSQIES TtRKESTRES , ETC. 1$7 oelluled deini-tiausparentea (1) avec un nucléole centrai (2)^ et l'otolitha (unique) sphérique couteiiue dans chaquu capsule est lbrm<5e de couehes con- uentriques et très réfringentes la lumière. Quelqucs-uues desditeacellules sont pleines quelquefois de nombreux petits grains, eux aussi très réfringents la lumière, et il y a méme des cellules entre les organea de la reproduction, lesquelles conticnnent une substanoe granuleuse et jaunàtre. Le globe o e u 1 a ì r e du C. clega/is est sphérique, et on y distingue asscz bien la cornee et la sclérotique. La face interne de la sclérotique est tapissée par la membrane e h o r o ì d é e composée de cellules pleines do matière colorante. La rètine, qui oecupe le fond de la chambre postérieure, est elle aussi une membrane cellulaire d'une ténuité excessive, etdont les cel- lules se dissolvent très facilemeut. L'iutérieur du globe oculaire conticnt le e r i- etallin lenticulaire et l'humeur vitree, mais iii l'un ni l'autre n'ont une structure apparente. Système digesti/ — Des cartilages et des deuts lingualea nous avons déjà fait mention lorsque nous avons parie des organes ingestifs des mollusques operculés. Le ruban linguai du C. elegans (de mèmc que celui du Pomatias, de tous les Ehipldoglosses et de plusieura autres mollusques) est dilaté antérieurement , et divise en deux ailes. Le p a 1 a i s est recouvert d'un épithélium forme de cellules oblongues, hexagonales, et plus ou moina larges ou sub-arrondies. Ces cellules épithéliales sont demi-coruées, et offrent beaucoup d'aflinité avec la membrane palatine dont soni pourvues les Helices, outre leur màchoire. L' ce s 0 p h a g e, dont la longueur est de dix à douze millimètres, est situé pròs de la ligne mediane du corps, et se rend dans 1' e s t o m a e. Celui-ci est oblong et fusiforme; sa lerminaison postérieure se présente en forme de petit cul-de-sac {B)\ l'antérieure se prolonge dans l'intestin-, la partio aveugle de l'estomac est entourée par le foie. L' 1 n t e 3 t i n recourbé et entortillé, arrive enfiu au bord droit du rein (4) et d'ici par une voie tonte droite se dirige par dessous la cavité pulmonaire jusqu'à l'anus. L'ouverture anale est situéc près de l'ouverture sexuelle , S0U3 le bord droit de la cuirasse. La paroi du canal ou tube intestinal est composée de trois couches: la plus interne est un épithélìum ciliaire qui se rencontre aussi dans le tube digestif; la conche mediane est de nature mus- culaire; la troisième, ou cxtérieure, est composée de cellules (5), d'une sub- (i) Tela cotijunetiva , I.eydig. (2) Des cellules semblables exlslent méme dans les torlilloiis de l'inteslin, dans la région ae l'estomac et de l'ovaire, et parmi les globules du loie. (3j Yentriculus iitferìor sire accus, l.isler, (i) Glande precordiale , Moquin-Tandon. la, Gelhileu coìijnnrtites. 158 e. STABILE, etance graisse (l). Le pavcment inusculaire de l'estomac est très grand, et on peut facilemeut le séparer dea autres couches, et mcmey reconuaitre les fibres circulaires. Bien difFérentes sont les cellules du léseau vasculaire de l'estomac, et contiennent une matière brunàtrc ; on réncontre des cellules identiquea dans la région du rt'seau vasculaire de la cavité respiiatoirc, et mème dans quelques autres cavités du corps. Tout le long de l'intestin, entre les cel- lules épithéliales, existent des glandules nombreuses, fusiformea (2) ; mais sans nucléole centrai; ont peut cependant supposer qu'elles soient plutót de vraies cellules que d'espaces intercellulaires. Par une légère compression, la sub- stance contenue dans les glandules intestinales se prf^sente sous la forme de corpusculcs sphériques, mais les grains contenus dans les glandes de l'esto- mac et de l'oesophage ressemblent à une bouteille à long col. Les glandes salivaires sont représentées par deux petits corps blancs et oblongs-, la partie postérieure est plus épaìsse, l'antérieure est plus c'troite et sinueuse-, vers l'exti'émité elle se rétrécit et devient enfin su- bulée. Cette glande passe par l'anneau nerveux oesophagien, et par l'oeso- phage méme penètre dans la cavité pharyngéenne. Les glandes salivaires sont creuses k l'intérieur sur tonte la longueur , et par ce canal entre un grand nombre de foUicules*, ce méme canal re9oit la substance sécrétée par les foUicules sous la forme de très petits grains, contenus quelquefois dans des cellules , et quelquefois libres par suite de la dissolution des cellules mémes lesquelles ne sont enfin autre chose que l'épithélium des foUicules. Le foie change de volume suivant les temps et les conditions de l'animai. Trois sont les éléments ou les substances pioduites par les cellules hépati- ques du C. elegans\ taudis qu'il n'y en a que deux chez tous les autres mol- lusques examinés jusqu'ici. Et d'abord , en observant méme à l'oeil nu les foUicules, on y volt assez bien des petits points d'un brun-roussàtre , dans les quels, à l'aide d'un bon microscope, sont visibles les agglomérations de la ma- tière colorante biliaire-, plusieurs de ces globules sont sphériques, mais il y en a qui préscntent une forme irrégulière , ou bien qui sont entourés d'une conche extérieurc plus luisauto et jaunatre-pàle-, il arrivo aussi quelquefois d'observer ces globules coloriés placés dans des cellules nucléolées, et alors la conche jaunàtre est plus pale, et a l'apparence d'une liqueur contenue dans une membrane très-mincc (3). Lorsqnc la matière colorante de la bile du C. elegans est traitée par Ics alcalis (ammoniaque) , la vésicule qui la contient est détruite, la matière se dissout sans cependant changer de couleur, et se (i) Substanlia coiìjuncliva, Lcydì^;. (2) Ces glandes exislenl aussi dans rcsluniuc fi dans rcpidcnne cxlciieur. (3) Cesi peut-clre celle membrano que MookcI .t npppll''e S e k r e l li I a s e h r n , ou vésirule de la matière sécrélce. MOI-IASQIES TKRRCSTRES, ETC. 159 transfoiiiic ensuite eu cristaux jaunes ou incolores; traitée cette mème sub- stance colorante par les acides (hydrochlorique) ils ne font pas verdir lea globulea brunàtres du foie , mais les dissolvent en manière que la membrane dont ils sont enveloppés ne vieni pas altérée. Le contraire arrive chez presquc tous les autres moUusques (1): la matière colorante de leur bile soumise à l'action des alcalis, prend une teiute plus foncée, et par l'action dea acides devient un peu verdàtre (Limnées, Planorbes, etc), ou verte (Heli- fées, etc). Chaquc globule biliaire du foie, chez le C. elegans, est enveloppé dans une membrane assez dpaisse etbrunàtre; cette membrane sert le plussou- vent d'enveloppe à une autre vésicule plus petite qui séparé la conche jaune extériciire de la substance mediane de couleur brune. On pourrait bien dire donc d'avoir ici deux cellules Meckelianes, l'uue contenue dans l'autre. L'autre des trois éléments, ou substances, des cellules hépatiques est com- pose de vésicules incolores, pleines de globules arrondis et de toutcs dimen- sions, présentant eous l'action des réactifs chimiques les mèmes caractères des globules colorants de la bile. Le troisième élément enfin est représenté par des globules arrondis etadipeux, qui ne sont pas enveloppés dans des cellules, et ont la propriété de réfracter les rayous du soleil. De tout ce que nous avons dit s'ensuit que le C. elegans serait dépourvu de vraie bile, par la raisor» que la bile ne peut autrement se former que par une seconde liquefaction des globules de la matière colorante biliaire. Le foie du C. elegans est tout enveloppé dans une membrane musculeuse et mince, laquelle, ea effet, ap- partieni à la couche musculeuse qui fait part da manteau. Système circulatoire — Le coeur de notre Cyclostome est place du coté droit, vers la partie inférieure de la cavité respiratoire, et prèa du rein. Les vaisseaux sanguins ne possòdent pas une paroi leur proprc ; il ne sont représentés quo par des conduits ou canaux ramifiés, placés entre les organes du mollusque. Le sang n'est autre chose qu'une liqueui* limpide dans le quel sont contenus plusieurs corpuscules. Système secrétaire — Le rein (2), est une glande triangulaire (3), de couleur vert-olivàtre, attachée au plafond de la cavité respiratoire, da coté droit de l'intestin rectum, et devant les tortillons intestinaux; la partie inter- ne, ou la plus profonde, du rein se trouvc près du coeur. Les cellules réuales sont des vésicules arrondies et limpides*, les calculs rénaus ne sont pas arrondis et simples comme ceux de plusieurs autres mollusques pulmonés , mais ont la forme de pctits corpuscules jaunes, agglomérés et inégaux. Lhumeur produite (1) Gliez les Limiiées, Ics l'ianorbes , Ics Paluilincs, les Helicccs et mème chez les nrcissenides, les Cyclades, eie. (Meckel). (2) Glande precordiale , Moquin-Tandon. 3) Moquin-Tandon dit que cette glande est ovaiaire. l'i 0 G. STABILE ^ par le reiii peut étre régardée comme l'urine da moUusque. Les cellulea uri- iiaires sont disposées en pluaieiues assises , lea une» superposées aux atitrea de manière que les cellules plus grandes sont dessus, et lea plus petites dessous. Maia ce qu'il y a de remarquable chez le C. elegans est la présence d'un ergane tout à fait special qui n'a pas été cncore observé ni dans lea Pomatias, ni dans les Ampullaires, quoique alliés dea Cyclostomea, ni enfin dans lesautres noollusques. Cet ergane est une glande assez volumineuse placée entre lea tor- tillons de l'intestin et pénétrant entre le rein, le coeur et la cavité respira- toire, et aans ouverture quelcouque. Les lobes de cette glande, touchant la face ext<5rieure dea replis intestinaux, se dessinent assez nettement sous la forme d'une ligne bianche à angles alternes, méme en dehors sur le doa de l'animai (lorsqu'on )'a tire de sa coquille). Cet ergane eat forme d'un grand nombre de petits grains arrondis , opaques , à couchea concentriques et membraneu- sea (l); ils sont d'un beau blanc luisant par la réflesion dea raj'ons de la lu- mière, et par les rayons lumineux incidents ces grains ressemblent à des petites étoiles luisantes sémées dans un ciel obscur. D'aprèa l'analyse chimique , ces petits cerpuscules granuleux seraient composés, en grande partic, de calcaire; très probablement cet organe a une fonction excrétoire , et comme accessoire à la fonction renale. Moquin-Tandon n'a pas connu cette glande, en bien l'a eonfondue avec sa glande precordiale. Nous dirons enfin quelques mots sur la nature d'un autre organe sécrétoire, ou plutót excrétoire, qui a été déjà observé par MM.'"^ Delle Chiaje et Klebeerg chez divers mollusques pulmonés , mais qui dans le C. elegans a une strutture bien differente. Sous la peau, entre le benché et le pied, existe une espèce de capsule, ou sac ovale et large, pleine d'une matière bianche, visible memo en dehors, sur la peau. De ce petit sac partent deux conduits tubulaires, longs, repliés cu diversea falena, et formant une espèce de peloton autour des gan- glions sous-oeaophagiens et des vésicules auditives; l'épithélium de ces tuyaux est cellulaire , et les cellules sécrètent une substanee cousistante en petits grains arrondis. Ces cellules poussées dans l'intérieur du tuyau, entrent dans le sac; quant à la substanee ou mucositésdcrétée, elle paraìt destinée à éeouler devant le pied du mollusque, lorsqu'il est en marche, pour en lubrifier )e passage. Dana le dit sac existent aussi d'autres cellules de la mòme dimen- eion, mais la matière qu'ellea contiennent n'est pas de la mème naturo; ce sont de très petits grains toujours tremblotants (2). (1) Ces petits grains opaques trailés par i'ammoiilaque et la potasse caustlque, per- dent leur substanee organique, et dcviennent peu à peu translucides de la póriptiérie au cciitre; les couches concentriques sont plus vi.slbies si, au lien de rammoiilaque, on fait usage d'acide liydrociiloiique. (3) hìolio moìgrulnris , Rrown. MOLLL'SQUFS TERRESTRE5, ETC. 141 Système reproducteur. — Lea follicules testiculaires sout enveloppés d'une membrane sana structure apparente ; la face interne de catte membrane est couverte de cellules t^pithéliales pourvues d'un nucléole centrai , et colorées en jaune. Dans la cavité dcs follicules il y a des cellules à noyau assez volu- mìneux, quelquefois doublé et comme dtranglé au milieu , et plusieures cellules contiennent meme trois ou quatre nucléoles. Existent aussi des globules nom- breus qui ont toute l'apparence des nucldoles dont nous avons parie à pré- sent, et ces globules se changent en cellules productrices des zoospermes. Enfin on y volt des cellules à contour bien determiné, lesquelles contiennent une substance granuleuse-, ces cellules ne soni autre chose que des nucléoles libres des cellules épithéliales renfermantes la matière colorante jaune. Le8 petits nucléoles, dans les nouyaux des cellules primitives, se changent en nu- cléoles de cellules zoospermiqucs, et eux mémes en zoospermes. Le canal d é f é r e n t est revétu d'un épithélium cellulaire, à cellules pourvues de nu- cléole centrai. Le prostate est une capsule volumineuse , dont la paroi épaisse et glanduleuse est formée (comme chez Ics autres mollusques) de plu- sieurs plis ou lames presque parallèles-, ces lames produisent de très petits corpuscules granuleux et incolores, inclus dans des cellules arrondies. L' o v a i r e consiste en une glande formée de plusieurs follicules, et enveloppée dans une pellicule très mince qui passe d'un foUicule à l'autre*, chaque follicule est revétu d'un épithélium pavé à cellules hexagonales , dans lesquelles existe un noyau centrai, ou bien un peu subcentrai, contenaut lui méme un petit nu- cléole. L'oviducte, plié et réplié , est uni par sa partie inférieure (à cet effet un peu dilatée) à un ergane special ou corps vermiforme, plus étroit devant qu'en arrière, et place sous la cavité respiratoire , du coté droit , et sous l'intestin; la partie postérieure est lisse , l'antérieure est ornée de stries circulaires et transversales. De la matrice nous dirons seulement que la pai'oi interne de sa partie inférieure présente une structure foliacée ou lamel- leuse, et les lames sont couvertes de cellules qui sécrètent des petits grains; les uns et les autres solubles dans les alcalis. La partie supérieure est lisse et non foliacée, et contient une liqueur épaisse, formée de corpuscules nombreux, ovales et plans , et de couleur pale. PLANCHE I. PLANCHE I. ^. LiMAx ciKEREO-MGER , Wolf — tt. Animai raccourci , vu cn dessus — b. Fragment de la sole. 2. — — Varie té! — a. Fragment dorsal — b. Fragment de la sole. 3. SucciMEA Droleti, Dumonl et Mortillet — a, Coquille considérablemcnt grossie, vue de face — 6. La méme, vuc par le dos — e. Co- quille de grandcur naturellc, 4. — HUMiLis, Drouet — a. Coquille considérablement grossie, vuc de face — b. La mémc, vue par le dos — e. Coquille de grand, nat. 5. Helix umbilicaris, Brumali; Var. Padana — a. Coquille de grand. nat., vue de face — 6. La méme, vue cn dessus — e La méme , vue cn dessous — d. Fragment , considérablement grossi, du dernier tour, pour faire voir Ics granulations de l'cpiderme et leur disposition. 6. — FOETENS, Slucler, Var. Cisalpina — a. Coquille de grand, nat., vue en dessus — b. La méme, vue de face — e. La méme, vuc en dessous. ■ n. 2 b è 3 b Ch t^P^ M PLAINGHE IL PLANCHE II. !. Clausilu Mell«, Stabile. Coquille considérablement grossic — a. Ou- verture vue de face — 6. Dernier tour vu par le dos, pour montrer la gibbositc, la lunclle etlepli palalal — e. Le méme vu de profil — ci. Coquille grandeur de naturclle, vue de face. 2. — Verbanensis, Stabile. Coquille consid, grossie — a. Ouverture vue de face — 6. Dernieur tour vu par le dos, pour montrer les plis palataux — e. Le méme vu de profil — d. Coquille de grand, nat., vue de face. 3. — ALPINA , Stabile. Coquille consid. grossie — a. Ouvert. vue de face — b. Dernier tour vu par le dos — e. Le méme vu de profil — (l. Coquille de grand, nat., vue de face; avec les sutures papillifères. 4. PcPA MoRTiLLETi, Stabile. Coquille consid. grossic — a. Ouvert. vue de face — b. Dernier tour vu par le dos , pour montrer les plis palataux — e. Coq. de grand, nat., vue de face. 5. — MULTiDENTATA (Turbo) , Olivi. Coquillc consid. grossie — a. Ou- verture vue de face — 6. Dernier tour vu par le dos — e. Co- quille de grand, natur., vue de face. Celle derniére espèce a élé figurée pour servir de terme de comparaison. 9 7 b #;l /e /d Ed '2 b 3 »■ 3 è ■^ ^. ■^ 6. !\# J i>. _■ ite' *- Jj'.f, pei vasli e sterili altipiani della Persia, in una j)osi/ionc adunque ove offronsi maggiori e più polenti cause di corrosione , che non nella fertile valle padana. Perciò, sel)bene quasi lutti i lepe osser- vali, al pari delle lerreajare vergini, abhian forma di monlicelli iso- lali, differiscono da queste per essere conici e talvolta irregolari, ora rivestili dalla rara e stentata vegetazione delle sleppe, ora affatto nudi; e questi appunlo, come è naturale, sono i più corrosi ed irre- golari nella forma (1). I con)ponenti essenziali e caratteristici, si dei tepe che delle mariere , sono i medesimi , cioè cocci , ossa , carboni 0 ceneri ; però e negli uni e nelle altre , come già vedemmo , non rinvongonsi coslantemenle lutti (2). La medesima composizione di questi deposili trae naturalmente seco il medesimo impiego loro, ed in fai li anco nei tepe si praticano, come nelle lerremare, delle cscava- zioni allo scopo di estrarne ossa , carboni , ceneri per ingrasso dei campi (5). Al capo VII. abbiamo avverlito come De Filippi sia «lungi dall'avere come dimostrata l'opinione la quale indislinlamente consi- derasse ... le lerremare .... come dovute a cause atlatlo locali,'» quantunque «l'oiiinione conliaria non emerge necessariamente dalla posizione di questi depositi'-. L'autore è poi tanto più inclinalo a ritenere anche i tepe come prodotti da una causa, che ebbe un assai esteso perimetro di azione, in quanto che gli parve di ravvisare uno slrelto rappoilo lr;i la formazione loro e quella di una massa di ter- reno di trasporlo, la quale, estendendosi in linea retta da 70 ad 80 chilometri , e nello slesso altipiano della Persia, elevalo da 1860 a l'I 59 metri sul livello del mare, non può essere considerala come un fatto isolato, locale, senza conlracolpo in Europa (4). INoi però, con tulio il rispetto dovuto a tanto naturalista ed osservatore , ci permettiamo di essere di parere contrario , basandoci da una parie, sui fatti offertici dalle lerremare di pianura, e sulle pruove a luogo addotte pel nostro opposto avviso inlorno alla formazione loro, dal- l'altra, ricorrendo alle analogie da noi scorte tra que' depositi ed i tepe^ analogie che in parlo già abbiamo accennate ed in parte andiamo (1) De Filippi, toc. cit., pn^. lf.3. (2) idem , pag. 168. ' (3) idem , pag. 163. I.C TIllRTMARF E IR PAI.\riTTK Dt:l. PAOMPASE 35 a uiaggiormenle diinosirare ; infine facondo rilevare la oircoslanza , lamentala dallo stesso De Filippi , clie le sue indagini nei tcpe non poterono essere eseguile col desiderato agio e colla voluta estensione ed esattezza. Dalla descrizione dei tre soli (epe da lui visitati si può però apprendere, che questi deposili ora hanno forma di nionticelli (Marend e Sultanieh, sotto i castelli), ed ora sono livellali (Sainkalè e Sultanieh in pianura); ora sono estesamente ed affatto regolaruienle stratificali, a stratificazioni palesemente orizzontali (Sainkalè), ora le stratificazioni sono meno palesi e regolari (Marend j: ora le ossa che con- tengono, portano ancora i segni evidenti, che sono slate spezzate dalla mano dell'uomo, ora invece sono per modo frantumale, da riuscire in- determinabili: nel primo caso sono abbondantissime (Marend), nel se- condo molto più scarse (Sullanieh e Sainkalè); ora i tepe, contengono Ietti di ceneri (Marend, Sullanieh sotto ilcastello), ora non ve ne sono visibili (Sainkalè , Sullanieh nel piano). Falli analoghi e differenze corrispondenti non abbiamo noi forse già rilevali, parlando delle ler- rcmare di pianura, e non ne abbiamo per conseguenza derivata la (listinzione loro in vergini e sedimentarie ? E poiché col De Filippi stesso , riconoscemmo la somiglianza che corre fra queste terre ed i tepCj non ci possiamo tenere autorizzali (almeno per quanto si può ar- guire e ragionare senza essere stali sui luoghi) ad applicare ad ossi la stessa distinzione che per le n)ariere , ed a spiegare correlativa- mente ratinale loro giacitura? E l'autore medesimo non ci melle forse in via, asserendo che: " cerlamenle non tulli i Icpe .... spet- tano ad una niedesima epoca; ed è anche probabile che ve ne siano di origine diversa? (l)» Noi quindi distingueremo pure due sorla di tepe j quelli accumulali in posto per opera umana, come i tepe che costituiscono de' monlicclli, su cui talora, come sulle maricre vergini, s'ergono de' castelli , quali a Marend e Sultanieh, ed i tepe di tra- sporto, ora composti dalle lavature de'prinìi, come la terra che dal tepe vergine di Sullanieh fu dagli agenti naturali trasportata al piano, ora cosliluenli il letto di un fiume, quale sarebbe quello dell' Abhar presso Sainkalè. Ne si creda che consideriamo di trasporto quest'ul- timo tepe, solo perchè cosl'i forma le rive di un fiume; poiché rite- niamo invece in posto la mariera di Sissa già altrove citala, sebbene [l] De Filippi, Ioc. rit. , png. 171. 26 SrilODEL E PIGOniM, sia in corrosione del Vo. Ma f]ni la conformazione ed i coniponenli della terra non ci pernieltono altra spiegazione del fallo, fuorché nella supposizione, avere il Po iiuUalo corso dopo la formazione di quella niariera, e di questa fallasi una sponda; nel tepe di Sainkalè all' in- contro, sono le sue stratificazioni orizzontali, la mancanza delle ceneri, la povertà e frantumazione delle ossa, che ce lo fanno riguardare di sedimento, ossia un deposito dovuto ad un trasporto, ad un nivella- inento di un lepe \nn antico, per esprimerci colle parole stesse di De Filippi. — Non possiamo lasciare questo argomento senza avere prima fatto osservare , come alcuni Persiani attribuiscano la forma- zione dei tepe ai Ghebri, ossia adoratori del fuoco, e ciò per lo slesso molivo, per cui alcuni nostri archeologi, come si disse, vogliono le mariere generale dagli mlori, cioè per le ceneri ed i carboni se- minali in questi deposili. Più studiale nei particolari, che non i lepe, furono certe stazioni preromane dell'Elvezia, chiamale da Keller(l) e da Desor (2) sta- zioni in terraferma , onde con tal nome contrapporle alle coetanee nelle aque. Anche da noi, come vedemmo, pare che il medesimo popolo, il popolo delle palafille e delle mariere, nelle condizioni propizie, e seguendo la primitiva abitudine, si stabilisse prima entro le aque de' laghi o de' paduli ; poi ,. estendendosi e venendogli a mancare l'opporlunilà per potersi attenere all'antica usanza, si adattò a pian- tare le misere sue capanne sull'asciutto, quivi probabilmente, anzi che dalle aque , difeso da folte boscaglie (3), Noi ci limiteremo ad istituire il confronto tra le nostre lerremare in posto e quella sol- tanto delle citate stazioni in terraferma, che venne ullimamente stu- diata ed illustrala, ed appartiene alla medesima età (del bronzo) di quelle terre; è la stazione all' Ebersberg (monte de' cignali) nel can- tone di Zurigo, dcscrilla da G. Escher von Berg('4). Più s'accosta (1) K'ELLKn. Pfahlbauten , V. ber Uhi ; negli Aui della Socielà degli auliquarii di Zurigo, voi. XIV, 1863, pag. 34. (2) DiisoR. Les conslructions lacustrcs du Ine da Ncuchnlel: Bibliolliéiine universelle lom. XV, 1802 page 16. (3) Come a Castione , quando si U'ovò all'asciutto, dopo prosciugato lo stagno. Si confronti però questa colla ipolesi enunciala al capo XII, (4) Escimi! vox Iìuug. Ansicdelang am Ebersberg. Fa parie drlla r..' relazione del tlor (ìoh'clì r.ì nllepaianilp, già riiala (png. 3:.-38). LE TEHnEMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE 27 alle terremare di collina, poiché dessa è pure posta su di un colle , che sorge sul declivio di una montagna. Il deposilo conlenenle i suoi avanzi {Kullurscliicht)^ che chiameremo arliliciale(orc/ieo/of/ico, Desor; ad antichità, Sloppani), fu sepolto dalla terra, che da Ire se- coli, per agenti meteorici od altri, viene giù trasportata dal monte, e la quale raggiunse lo spessore di 5 a 6 piedi svizzeri. Lo strato archeologico, appunto come osservasi anco nelle mariere di collina, è poco potente, di solo 1 Va piede, e poggia, di regola, sopra un pa- vimento di argilla sabbiosa od un lastricato di ciottoli. Consta di terra con pezzettini di carbone e di cocci, la cpialc, verso la base, contiene leni di ceneri con abbondanti ossami d'animali. Entro questo strato archeologico raccolgonsi innumerevoli e dispersi i frantumi di sto- viglie , e ciò prova che i rottami non venivano accumulali in un de- terminalo luogo, ma rimanevano intorno all'abitalo, come presso i popoli poco civili — e gli abitatori delle mariere. Quanto agli oggetti piccoli di ornamento od altro, che rimaneggiando ed esaminando mi- nutamente la terra, vi. si rinvengono, non v'è dubbio, come essi siansi perduti negli immondezzai, che circondavano le capanne, entro i quali riusciva impossibile di più rilrovarli ; anzi è da maravigliarsi, dice Escher, come sopra una estensione di «tSOO piedi quadrali non se ne siano ritrovati in maggior quantità; e a questa maraviglia par- tecipiamo anche noi, quando inslituiamo un confronto analogo tra la l)oca copia degli oggetti che raccogliamo nelle mariere e la grande estensione di queste. Ci pare, per l'esposto sin qui, di avere bastantemente dimostrato, come i Kjoskkenmcedding della Danimarca, i tepe della Persia, le sta- zioni preromane in terraferma della Svizzera e le nostre terremare siano depositi analoghi^ e tra loro differenti soltanto negli accessorii, in conseguenza delle condizioni differenti sotto le quali si sono for- mati. Ma di più , riteniamo di poter dedurre dai falli esposti , che ovunque in luogo asciutto, il selvaggio de' tempi antichi e moderni ^ abbia soggiornato stabilmente per un tempo abbastanza lungo, del>- bansi essere formali, e rinvenire cumuli più o meno estesi e polenti di simili avanzi del suo pasto e della sua industria. 28 STIIOBEI. K piauiti.M^ SkZIONF. II." nOTAMCO-ZOOLOGICA. CAPO IX. /avanzi vegetali, raccolti nella terra delle palafitte e nelle terrcmare (1). Prima relazione, pag. 36. L'elenco di questi avanzi, mercè la gentilezza del prof. G Passe- rini, che se ne assunse la deicrniinazione, potè essere d'assai aumen- talo. E fu specialmente la terra uliginosa di Caslione che ce ne forni il massimo contingente, poiché in essa que' residui resistettero più facilmente alle cause distruttrici, che non lo poterono nello terremare. Eccone remunerazione: ACOTILEDONI, P. Funghi. Pohporus ignarius L.^ falso fungo da enea; sui legni delle palafitte. hirsulus Fries?, giovane. Daedalea quercina Pers. ; col Polyporus ignarius. 3Iuschi. Anomodon viticulosus Schimper. Neckera crispa fledw. ; colla Daedalea. MONOCOTILEDOM. Tritifum vulgare VUlar?.^ frumento^ var. hyhernumL., ^rnno gentile, var. turgidum L, grano duro; P. Perlopiù i grani carbonizzali, talora mezze spiche, anco la pula. DlCOTU.FIDOM. Monoclamidi. Corylus Avellana Ij., nocciuola comune j pericarpi (gusci) delle noc- ciuole, quasi sempre rotti (2). (I) Per amore di brcvilii, useremo in questo capo e nei seguenll della Sezione la let- tera M, per Indicare che gli avanzi di un dato gruppi) organico furono raccolti nella lerramara; ed invece la lettera P, per segnare clie ciò avvenne nella terra delle pa- lafitte; la mancanza si dell'una che dell'altra lettera dopo il nome di una classe, d'una famiglia o ci' una specie, é segno che esse lasciarono residui e nelle mariere e fra le palafitte (-2) Ne furono rinvenuti anche nei sepolcri della necropoli di Villanova nel Bolognese, or fra lo ceneri or fra le ossa. Gozzapim. Di un sppolciclo etrusco scoperto presso Bo- logna; seguito noldgiKi, ISriG. pag. 10. IK Tl.nur.MAUK E I.K PAI-AI ITTF, mi. PAUMF.NSK 29 Queicus sessiliflora Siuilli, quercia; P. robur Lin., rovere. D'ambe le specie, le gliiamle, per lo più carbonizzale; abbon- danli biiccie e qualche cupola, nella lerru torbosa; il legno, usalo nelle costruzioni e per utensili. • Caslanea vulgaris L., castagno ; /\ il legno lavoralo, lllaius campeslris L., ohiio comune; P^ il legno, usalo al pari della rovere e del castagno. Polygonuni lapalliifolium L., persicaria; P. semi, luixolus viridis Moq. Tand.? /*, semi. CoroUiflore; P. Gcliiuni Yulgare L. , erba roijna , steli. Calici fior e. Sainbucus nigra L., sambuco comune; P^ un tizzone. Cornus mas L, corniolo niascliio; frulli, ma per lo più i soli noc- cioli, talora carbonizzali; comune. Malus communis Dee. melo; P^ qualche rara mela del frutto car- bonizzato di una piccola sorta; anche gusci di semi. Hubus frulicosus L., ro^o; /*, seme, raro. Prunus insitilia L., var. , susino sehatico^ spinosa L., prugno la ^ aviuin L., ciliegio selvatico. Abbondanti sono i noccioli del frutto, specialmente delle prugnole, talvolta bucati da piccoli rosicanti; fu raccolto anche qualche frullo intero. Faba vulgaris De Cand., fava vernereccia; grani bruciati. Slaphylea pinnala L., falso pistacchio; /*, gusci di semi. Talami flore ; P. Vilis vinifera L., iile; pedali, tralci, vinacciuoli. Linuni usilatissimum L., lino; semi abbondantissimi, spesso i soli gusci. Clcmalis Vitalba L., vitalba; libro, destinato probabilmente por intrecciarne delle corde. Nella Prima relazione avevamo, sulla fede altrui, indicalo, che nelle lerreiuarc s'incontravano vecce e pera carboni/.zatc; le nostre Ì50 STBOBEI- K riGOniM, indagini di questi anni non sembrano confermare tale asserzione, di più osserveremo in proposilo clie la veccia non raccoglicsi nò meno nelle stazioni lacustri della Svizzera. «Accenneremo del pari, come noi non diamo il Susino selvatico per pianta dell'epoca delie pala- Ulte nostre, die sulla fede di Ileer, il quale dichiarò appartenere a quella specie uno dei pericarpi di Pniniis scavali a Caslione; — e similmente anche Troyon (1) la enumerò Ira le piante, delle quali raccolgonsi gli avanzi nelle abitazioni lacustri or delle, poggiandosi alla sentenza dello stesso valente botanico ; ma Clirist (2) non ne con- viene. Premessi questi schiarimenti e queste riserve, passiamo ad alcune considerazioni botanico-geograliche. Nessuno tra i vegetabili della terra delle palafitte nostre spella alla verfelazione delle torbiere , cir- costanza già accennala al capo sulla origine di quella terra uliginosa, che perciò dichiarammo una sorta di torba artificiale. — // falso pistacchio^ sebbene indigeno, non trovasi più spontaneo nelle nostre pianure^ quindi nò meno a Caslione, sebbene ivi se ne scavassero i residui nella terra or ora delta. Questo solo fatto indicherebbe un leggero mutamento nella nostia flora, dall'epoca delle palafitte alla attuale; in Isvizzera apparvero tracce pii!i marcate di cambiamenti simili. Nella Danimarca si succedettero tre diverse vegetazioni bo- schive: alle selve di pini quelle di querele, a queste i boschi di faggi, I nostri alberi boschivi sono tuttora quelli dell'epoca citata: olmi, querele, roveri, castagni; si noti però che le nostre palafitte non rimontano alla antichità delle palafitte svizzere, e delle torbiere danesi , come dimostreremo a suo luogo. La scoperta degli avanzi della vite fra i rimasugli e componenti della terra uliginosa di Ca- slione sembra venire in appoggio di coloro, i quali vogliono quella pianta indigena e spontanea in Italia, uè già importata dall'Asia; il fallo però non prova rigorosamente altro, fuorché l'esistenza (1) TnoYON. Habitalions lacustres des temps ancicns et modcrnes. Lausanne, )8C0 , ipag. 444. (2) CiinisT. II. Bemerkimgen iiber die vcgelabilischen reste der pfahlbaulen ; aggiunte f.ll'(ipcra fli hiiTiMKYEn F,. Die fauna der pfahlbauten in der Schtceiz. Hasol, 18G1» S'.i?. 2:2'.. li; TEnnEMAHE K LE l'ALAllTTE DEL PAKSIE>SF. 31 «Iella vile nella valle padana prima della venula dei Jìomuni^ poi- ché preromani sono i deposili che ne conservarono i residui. Ci varremo di questa nozione nei nostri ragionamenti sul popolo delle palafitte in discorso; ed in essi approfitteremo pure della circostanza, che della medesima pianta non esistono tracce nelle stazioni lacustri dell'Elvezia. Come alcuni botanici rilengono la vile spontanea tra noi, cosi altri sostengono essere anche il frumento ed il melo indi- geni dell'Europa centrale, e non già provenienti dal Levante. 1 ten- tativi di Faber circa la trasformazione della graminacea nostrale ^egi- lops hi frumento, ci additano la possibilità della trasformazione di tulle le biade nostre, per coltivazione, da graminacee indigene. Se il popolo delle prime stazioni lacustri della Svizzera venne dall' Asia, e vi introdusse il frumento, l'orzo, il lino, il melo, il pero, come so- stiensi ; perchè mai, esclameremo con Vogt, non vi porlo dalla stessa regione anco la segale, l'avena, la canape, la vile, vegetabili certo altrettanto, se non più utili dei precedenti? La mancanza di queste piante in quell'epoca antichissima non ci proverebbe per avventura che le altre vi erano imligene (1)? Ammesso, con Vogt, che non tulle le biade e non tutti gli alberi fruttiferi ci siano venuti dal di fuori, ma che e l'agricoltura e l'orticoltura siano antichissime anco in Europa, tentiamo di stabilire, dietro l'esame delle circostanze con- comitanti, quali fra le piante enumerate abbiano fornito la mensa del- l'uomo delle mariere, fossero poi le medesime selvatiche o coltivate. Non \i è dubbio, che tulli gli avanzi di semi, grani, frulla rinvenuti entro stoviglie od altrimenti ammucchiati, vi fossero slati posti dall'uo- mo per suo uso ; ed ove le specie, cui spellano , servano ancora al giorno d'oggi, almeno in qualche paese, come cibo, bisogna pure ammettere, che del pari a tale scopo li raccogliesse il popolo delle mariere. E siccome appunto il frumento, la /at'ff, le ghiande, le mete^ i frutti del curniolo^ le prugnole, le ciliege, \enocciuole, veg- gonsi nelle terre in discorso, non solo nelle condizioni sovraccen- nate, ma benanco per la maggior parte e per lo più bruciati, non crediamo di errare ritenendo, che costituivano parte del pasto di quelle ''^ Vogt. r,Ai\i.. Vorlesìiiìge)! nbcv den Mensrheu. Gif-spri. tSfi3, 11. jiag. 1<2. 52 STHODKL E PifiOIllM. antiche popolazioni (l). Lo stesso non si poirebbc soslencre con si- curezza dei semi del falso pisfacehio e dell'uva, sebbene, speeialmenle per quest'ultima, possano militare delle circostanze in favore di una tale asserzione, come rileveremo al capitolo sulle genti, delle cui reliquie favelliamo. Il lino non pare avere appo noi contribuito a nu- trire r uomo, come invece pel popolo dello palafitte svizzere ammette Clnist, poiché, mentre tra queste se ne trovano le capsule intere miste alle biade, nelle nostre costruzioni aquatiche non raccolgonsi che i semi dis[)ersi. E lo slesso dicasi dei frulli del sambuco e del rovo, che in Isvizzera inconlransi ammassati; mentre da noi non si raccolse che un ramo del primo, e soltanto qualche seme isolalo del secondo. Quanto r.IIe ghiande che rinveniamo abbondatili nelle terremare e palafitte, si potrebbe anche sospettare che, almeno in parie, venissero ammuc- chiate per alimentare i porci, poiché, come vedremo, di tali animali do- jiicslici non oravi penuria in quell'epoca, e di più spettavano ad una raz- za pili fìtofaga della attuale rtostra. — Abbiamo già accennato, come in /s(:iz:eia non si scoprissero sinora tracce della ^^itc fra gli avanzi di quelle stazioni preromane, ma molte altre diderenze sarebbero da segnalarsi tra la flora delle palafitte di qua e di là delle Alpi. Sic- come però per la massima parte dipendono dalle medesime cause , che vi producono le differenze attuali, ed in parte non ponno essere che apparenti, dovute cioè, alla insufficienza delle indagini sinora eseguile tra noi; cosi ci contenteremo di accennarne qualcuna sol- tanto fra le più salienti. In luogo degli olmi, delle querele, dei ca- stagni, che compone\aiio i boschi, donde gli abitanti delle nostre sta- zioni aquatiche traevano il legname per le costruzioni loro, nella Kivezia esistevano contemporaneamente selve di fayyi^ di tassi^ piné\ abeti, ed altri aghifogli. .Mancandovi il falso pistacchio, i fratelli d'ol- ir'Alpe dei nostri popoli preromani non potevano, al pari di (juesli, gustarne i frutti ; pel contrario, come consta dai gruiù raccolti, col- (Ij II (.•aslngiio non fiullilìca nulla nostra pianura, e pare clic non vi porlasso frulli uè meno all'epoca delle palalìUe. poiché fra i residui di queste non potemmo scorgere una sola castagna, mentre vi trovammo utilizzato il legno. — Gusci ben conservali di ca- stagne furono raccolti fra le paladlte del lago di Bourgel in Savoja, ove (juell' albero fruttillca anco adesso. n,\BUT Laurent, nel Balledti de hi sociélc Sacoisienne d'ìusloire et d'arcliciifoyie IS*"-! («("O, 2.'' num.. page l'f. in TEnnEMAHE e le talautte bel pahme.nse 35 (ivavano un'altra specie di biada, l'orzo {IJoìdeum Itexaslklmm et distichum L.?), nonché i piselli e le lenti^ secondo Desor (1), ed il pero^ di cui non evvi traccia sinora nelle niaricre e stazioni palustri coeve; couic non ve n'c nemmeno delle fragole e dei /a??jj)on/, mentre nella Svizzera se ne scavano i semi in massa. Del pari non si potò finora scoprire nelle terre delle palafitte nostre un avanzo determinabile né di Nympluca^ nò di Nupluir^ Junciis^ od Àrundo^ nò di altre piante a(iuatich<3 , comuni tra gli avanzi delle palafitte della Elvezia; sin- golare infine per questo paese transalpino si è l'abbondanza dei frulli della J'rapa nalans L., delle castagne d'aqua, fra i detti avanzi. — Una differenza ci rimane ancora da far rimarcare tra i residui vege- tali in discorso -scavati nella S\izzera e da noi, e riguarda lo stato di conservazione del frumento carbonizzalo. Colà egli offre una lu- centezza veramente metallico-antracilica , almeno negli esemplari della stazione dell' epoca della pietra di Robenhausen ; qui non è punto 0 ben poco lucente. Questa differenza nello stalo di carboniz- zazione 0 fossilizzazione, se vuoisi, non concorrerebbe per avventura a provare la minore antichità delle nostre stazioni preromane a fronte delle elvetiche? — Dalle differenze passando alle somiglianze, rile- veremo che il ciliegio esisteva nella Svizzera, come nella Savoja, sino dall' età della pietra (2), quindi prima ancora delle nostre colo- nie palustri; con ciò cade la supposizione di alcuni, combattuta da altri, che quell'albero fosse stalo introdotto colà dai Romani, — e questo fatto ci mette pure in guardia contro ogni altra tradizione consimile. CAPO X. Residui ammali scavati dalle mariere e dai depositi delle stazioni aquatiche. Prima relazione, pag. 18 a 55. Godiamo di potere, in aggiunta alla prima lista d'avanzi di animali mammiferi.^ uccelli e molluschi.^ sepolti nelle terremare e nelle torbose, offrire una notarella di residui rappresentanti in quei depositi il grup- (1) Desor, 1. e. p. 12, sino dall'eli delia pietra. (2) Christ , 1. e. p. 227 — Rabut Lauuet , I. e. — Taluno però sospetta, clie i noccioli di Pcu/ius ritenuti siccome del P. avium , possano invece appartenere al P. Padus. 5^ STHOUKL n PIGOUI.M, po degli insL'Ui^ del quale, per quanto ci coiisla, allrove, nelle lerro analoghe alle predelle, o non apparve veruna Iraccia, o, se furono os- servali avanzi, non si prestò ai medesimi alcuna allenzione, forse cre- dendo che non valga la pena di raccoglierli e studiarli; mentre ve- dremo in progresso di materia, come possano gettare qualclie lume persino sui costumi del popolo delle palafitte e delle mariere. Pel converso, la speranza che nutrivamo nello stendere la prima rela- zione, di incontrare fra le reliquie di quel popolo i residui di rellili e di pesci^ andò sinora totalmente fallita, in onta alle nostre più dili- genti e minute ricerche , comprovate dal fallo di avervi rinvenuti gli avanzi piccolissimi e facilmente sfuggevoli degli inselli. La man- canza di tracce di pesci nelle terre, da noi visitale, sembra pro- vare: 1.*^ che le tribù preromane ivi stanziate non erano pcscatrici -, 2.° che, come già deducenmio al capo li, le aque entro le quali sorgevano le loro palafitte, non potevano essere né profonde, nò eslese, poiché non erano popolale da pesci (1). MOLLUSCHI. Prima relazione, pag. 35. La nota delle specie di questo tipo di animali non fu, mercè delle recenti indagini, accresciuta che di poche, e fra queste non ve n' è alcuna, la cui presenza nei deposili in discorso, possa far variare menomamente le nostre osservazioni e deduzioni di prima. Le con- chiglie raccoltevi non lasciano scorgere alcuna differenza da quelle de' molluschi tuttora viventi in queste contrade. Però, come accen- nammo al capo VII intorno all'origine delle mariere vergini di pia- nura, taluni di quei molluschi terrestri non vivono più in questa re- gione, ma soltanto sul colie od al suo piede; e da questo fatto abbia- mo ivi dedotto, che le spoglie loro siano state trasportate dai torrenti, e forse anco da essi deposte, mentre le conchiglie aquatiche^ special- mente degli yicefali^ sarebbero stale abbandonale dal Po, che ba- gnava ed inondava periodicamente le abilazioni di quelle antiche e (1) Vc. e. m. Achatina acicula Miill., 31. — p. e. m. Helix hicorum Midi., 31. — pc. e. in. " nemoralis L., 31. — p. var. elrusca Ziegl., 3f. — pc. e. m. -'» neglecta Drap. var. Ammonis Schm., P. — p. e, m. » candidula Stud. — p. e. m. 5f5 STROBKL E PKiOHIM, Helix obvolula Muli., M. — e. »j. » hispida L. var. — p. e. m. » strÌQcUa Drap., M. — p. e. m. » fruUcum Miill. — p. n carthmianella Drap. — p. e. m. Zonites olivetorum iMiiU. var. Leopokliaiius Charp. — e. m. » Draparnaudi Beck. — p. e. m. IINSETTI determinati dal prof. Camillo Rondani. Coleopteri. Cleonus sp.?; elitre, nella terra torbosa, I\ Sitophilus (jranarius Un. ; torace ed addome colle elitre , nel gra- no, M. Imenopleri. P. Cinips sp.?; frammenti di galla ascellare della quercia, galla sfe- rica, liscia, con una zona di tubercoli nei terzo superiore, pomme de chène. Dipteri. Somomya {Musca Fallen pars) sp.?; pupe, nelle celle del fusto osseo delle corna e nei seni frontali dei cranii di bue. Pìjrellia cadaverina Lin.?; pupe, colla precedente specie. Anlomya sp.?; pupe, entro i cumuli di loppa,/*. Pyophila putris Lin.; pupe, con quelle della Somomya^ M. Dalla precedente notarella di insetti possiamo rilevare: 1." che i pochi avanzi loro, conservatici nelle tcrremare e nelle torbose, spettano a specie ed a (jeneri tuttora i;ivcnti in luogo; T" che i medesimi appartengono ad inselli terrestri; 5.** ohe la loppa ed i rimasugli del pasto, ossia le scopature, l.K TKHriEMARE E LE PALAFITTE DEL PAnKEMSE tiS non venivano tosto g'iltate noli' aqua dogli abitatori delle palafille, ma prima ammucchiate sul suolo di queste costruzioni, ed ivi abban- donale per qualche tempo; poiché diversamente, i dipteri essendo terrestri, non avrebbero potuto nascere, crescere e subire tutte le metamorfosi sino ad insetto alato, come lo provano gli involucri fo- rali e vuoti di una quantità di pupe loro. UCCELLI. Prima relazione, pag. 3'i. Gallinacei. M. Gallus domesticità Briss., gallo o pollo; osso coracoideo, omero e tibia (1). Palmipedi. M. Anas boschas Lin.: anitra comune, probabilmente selvatica; ossa del carpo e del tarso. Sebbene persistiamo nel ritenere questi avanzi siccome dell'epoca delle terremare e quali rimasugli del pasto del popolo che le accu- mulava, crediamo però di non potere far risalire la data della depo- sizione di quelle ossa entro e con le dette terre al di là della fine dell'età del bronzo', poiché trovammo ossa e dell'una e dell'altra specie in una mariera, ciie rileniamo dell'età del ferro, e le altre ossa di quelle stesse specie ci prevennero da raariere, che ebbero bensì principio nell' età del bronzo, ma perdurarono anco in quella del ferro, e non ci consta a quale profondità queste ossa venissero sca- vate. Come appare dal sovrapposto, la speranza, da noi già nudrita, di rinvenire delle traccie di uccelli da padule, non andò del tutto delusa. (1) Fra le reliquie della romana citlà di Lucerla trovossi il femore d'un polio, la cui statura era un poco maggiore di quella, che aveano gli individui, dei quali si scavaro- no gli avanzi dalle terremare. 58" 5TR0BKL E f'iconi.\r, MAMMirERI. Prima relazione, pag. 18. li catalogo delle specie di questa classe non auraenlò, per le ulti- me indagini, che di Ire sole specie determinabili, non tenendo però conto dello scheletro di un tasso ^ scavalo dalla mariera di Casarol- do (1); poiché Io crediamo, per varii motivi, posteriore a quel depo- sito. Nulla troviamo da aggiungere a quanto già abbiamo detto in- torno alla frantumazione delle ossa, ed al modo ed ai molivi di essa; rimarcheremo soltanto che le ossa cilindriche non furono che assai di rado spaccate pel lungo^ invece quasi sempre spezzate pel traverso delle dialisi. Quantunque non fortunati come i paletnologi svizzeri , avemmo però, negli scorsi due anni , la ventura di trovare, sopra- lutto nella terra delle palafitte, alcuni mezzi cranii di ruminanti e diverse mascelle inferiori intere. E per queste scoperte potemmo com- pletare e convalidare le precedenti nostre classificazioni, le quali, a nostra sodisfazione, furono approvale anche dal Riilimeyer; e perciò abbiamo il vantaggio di potere istituire, su basi sicure, dei confronti tra la fauna maamiologica delle nostre mariere e palafitte, e quella delle stazioni lacustri dell'Elvezia. Mam.mifeju selvaggi. Prima relazione, pag. 31. Se pel motivo dell'epoca posteriore delle nostre mariere e pala- fitte a fronte delle stazioni lacustri della Svizzera, nonché per ragioni di distribuzione oro-geografica, ritenevamo impossibile di poter trovare nelle detto terre e palafitte nostre i residui di certe specie selvatiche di mammiferi, delle quali invece si dissotlerraiono gli avanzi tra le re- liquie delle antiche colonie preromane dei laghi elvetici ; speravamo però di far constare l'esistenza delle seguenti specie all' età della co- struzione delle nostre palafitte e della formazione delle mariere: gatto, (ij l'icoRiNi. Tenamara di Ctìtiaroldo, p. 3, I.E TEnUtUAUi: K Lli l'Al.iUTIE DH. I'AK11I..NSE 90 lontra^ martora, faina, donnola, puzzola, lupo, volpe, tasso, riccio, sco- jalolo, lepre, casloro, daino. Ma le nostre speranze non furono sinora coronale di successo; ciò non pertanto non vogliamo lasciarle, e ci lu- singhiauio tuttora che l'avvenire, col favore di ricerche più estese, le giustificherà. Invece degli avanzi di quelle specie scoprimmo gran parte dello scheletro (1) di un Topo, ÌI/ms. P. La mancanza dei denti molari ci toglie la possibilità di poter de- cidere con sicurezza, se quei residui spettassero ad un Armcola^ topo d'aqua ('2), oppure ad un Mm. Il numero delle vertebre caudali rinvenute (sei) ci fa inclinare a ritenerle di' topo del genere Mu&\, come poi in vista delle dimensioni delle ossa, e della compressione laterale degli incisivi, siamo indotti ad assegnare questi avanzi alla specie il/, sylvaticus L., topo selvatico, specie di cui furono osser- vale le traccio anche nelle stazioni lacustri svizzere dell'epoca della pietra (Riìtim. pag. Ih). Se le ossa di questo piccolo mammifero sono rarissime fra le reliquie preromane or dette, lo sono pure fra le no- stre dell'eia del bronzo, poiché lo scheletro in discorso, scavato dalla terra uliginosa di Caslione, è l'unico residuo sinora scoperto di tale animale. Non rare per lo incontro sono le impronte fisiologiche la- sciateci da Bosicanti di quella età, nonché della posteriore, del ferro, e nelle palafitte e nelle terramare (3). Consistono in nocciuole di PrunuSj corna di cervo ed ossa, rosicchiale evidentemente da ani- mali appartenenti a quell'ordine di mammiferi. Ciò non pertanto con- veniamo anche noi con Riilimeyer nella supposizione, che gli abitatori delle palafitte e delle mariere non fossero di certo così molestati dai topi, come lo siamo noi: il topo delle beccherie, il ratto comune, e forse anco il piccolo sorcio domestico non esistevano allora in quei luoghi. (1] Cioè, (leni? incisivi; vertebre, costole: omero, cubilo; ossa pelviche, femori, tiliie, calcagno, tarso, metatarso, falangi, falangine. (2) Come da principio riteneva Strobel , Palafitta di Castìone , pag. 5. (3) L'asta di una freccia della mariera di Campeggine constava di una spina di Istrice; era desso mai allora animale da noi indigeno? Vedi STRonrL. Avanzi prero- mani, tav. il, fig. 39. CAPnioLo^ Cervus capreoUis L. Prima relazione, pag. 33.; Riilini. pag. Gì. Secondo Rulimeyer gli avanzi di «luesto gentile cervino non sareb- bero stali rinvenuti (sino al 18G1) fra le paUinile elveliclie dell'epoca del bronzo; nelle ffoslre all'incontro non mancano, sebbene, massime le ossa, non possano dirsi coiniini, meno rare sono le corna e di ogni eia, cioè, fusi e corna con due e con Ire palchi (l). Alcune sono un poco palmate o compresse alla corona, le altre invece cilindriche; talune veggonsi tuttora attaccate al frontale, ed è segno che i caprioli cui spettavano furono probabilmente uccisi, altre ne sono affatto slac- cate, cadute quindi naluralmenle, e poi raccolte dall'uomo, altre in- llne furono intagliate da lui. Di ossa, decisamente di capriolo, non potemmo rintracciare in questi due aani che la metà superiore di un metatarso. Cervo, Cervus elaphus L. Prima relazione^ P- ^J ; Ritlim. p. 56; Strob. Avanzi^ tav. V, fig. I.- Sebbene all'epoca della costruzione delle nostre palafitte e dell'ac- cumulamenlo delle lerremare^ per l' introduzione delle armi di me- tallo e pei progressi della pastorizia (come vedremo parlando delle armi e dei mammiferi domestici), la selvaggina dovea essere d^ assai diminuita; e sebbene le ossa e le corna di cervini venissero allora prescelte, fra le allrc, per la preparazione di arnesi e di armi; pure le ossa e le corna di cervo non sono così rare fra gli avanzi delle stazioni suddette, come (juelle di capriolo (2). E quei residui del cervo, (1) hmrjhczzn in niilliimMii , di alcuno coìna di Capriolo: Kiisu 105-<30. — Corno (}ii(! pali-ili 158. - Corno con tre pniclii 180-250. (2) Misure, in milliniclri, di alcune corna di cervo: Corno a qualtro soli palclii, lungo 960. — Fusi, lunghi 230-3-20. — Radice massima, periferia sopra i bitorzoli, 214. — Capopalco massimo, lungo 310. — Cavicchio massimo, cilindrico, lungo 300 (corno da quattro palclii). — Palco palmato della corona, lungo 380, largo alla base 75. Strob. 1. e. flg. I.* — Corona palmata di 4 palchi, diametro massimo della palmatura 175 [corno di 5 palchi). — Nessuno de' corni raccolti ò intiero; quasi .sempre la radico, col capopalco, (u staccata dal fusto. Lt TtnnfìMAIlE E LE PAl-AIint: DEL PAIIMK.NSK hi per lo loro dimensioni, provano come esso raggiungesse nell" indicala eia una slalura di poco inferiore a quella, cui loccava la stessa spe- cie in Isvizzora, nell'epoca della pietra, statura di mollo superiore a quella, cui pervengono ora i nostri cervi ; del che si può persuadersi e dalle misure già indicale nella prima relaziono e dalle seguenti: Misure in millimetri * OSSA DI CERVO vivente delle mariere delle stazioni lacustri Omero, hirghezza della supeilieie articolare inferiore Metacarpo, lunghezza massima Calcagno, lunghezza massima Falangi, lunghe Falangine, lunghe 43 230 95 48 35 55 250 130 61 45 58 260 130 65 47 Oltre alle ossa enumerale or ora ed alle accennale nella prima relazione, cavammo dai deposili in discorso, dei pezzi di scapole, di cubili, di radii, di sfenoidi, delle ossa palatine unite' alle mascellari superiori, per lo più di cervi ancora giovani, col terzo molare non ancora del lutto uscito dall'alveolo, dei pczzetli di mascellari inferiori con alcuni denti molari, infine dei frammenti di ossa temporali, pa- rietali, e frontali assai robusti, colla radice del corno ancora ade- rente al tubercolo; la maggior pajie però delle corna sono slaccale, per cui ricordiamo sul conto loro l'osservazione già fatta parlando delle corna del capriolo. Confermiamo qui quanto già altrove asse- rimmo intorno al modo , con cui il popolo delle nostre mariere apriva il cranio de' cervi, modo uguale a quello che esso usava per gli altri mammiferi, e che consisteva nello spaccare, più o meno, nel mezzo il cranio; non già, come dagli Svizzeri d'allora si praticava, neir esportarne i temporali. M StnOBEL B PIGOniM, Cignale, Sus scrofa ferus^ L. Prima relazione, pag. 53.; Riìtim. pag. 28; Slrob. Àf,'anzi^ lav. V, fig D. Di questa rispellala selvaggina possiamo ora offrire dei ragguagli più speciali. Le reiicpiie più inleressanli sono ccrlamenle le due ma- scelle inferiori, quasi intiere, scavale dalla terra della palafitta di Caslione (1), delle quali l'una spella ad un niascliio vecchissimo, cogli alveoli dei primi premolari e dei primi molari obliterali, e col terzo molare, rimasto, ridotto quasi alla sola corona. Di questa mascella indicheremo qui alcune misure, confrontandole con quelle, dateci da Riilimeyer, delle mandibule del cignale delle palafitte elvetiche, e del vivente in Algeria, nonché con le misure delle mandibule di un bienne cinghiale di Sardegna, parimente maschio. PARTI MISURATE Misure in millimetri CINGHIALI delle palafitto viventi elvetiche nostre d'Algeri di 1 Sardegna' Lunghezza del terzo molare Massimo diametro dell' alveolo del canino Lunghezza della sinfisi l prima del secondo Altezza \ V^'^^^Y''' delli ì terzo mo- mandihula ] . "" , ,., / / smo al condilo (ra- f mo ascendente ) Lunghezza della mandibula, dal margine anteriore degli inci- sivi al posteriore del ramo a- scendente 46 38 145 09 00 132 42 32 122 03 50 130 334 37 29 115 64 52 130 28 18 03 41 35 01 235 Entrambe le delle mascelle sono aperte nei rami orizzontali, onde porne a scoperto le fosse alveolari, e presentano, nei rami ascendenti (1) .Stiiodki.. Vdìnpìln di Casiinnc, pnp. 5. LK Tf.nriEMAnE E LE l'Al.MITTE Ori, PARMENSE 4 -"^ e nel mezzo loro, un foro circolare, l'uno ilei quali è lullora Irapas- salo da un pezzo di legno, avanzo probabile dell' asla, alla quale era appesa la niandibula, siccome trofeo di caccia sen^prc pericolosa , ed ancora più pericolosa a genti, armale di mezzi di offesa e difesa così imperfelti. Oltre alle mascelle in discorso, rinvenimmo si nella terra delle palafitte, che nelle terremare, e denti ed ossa di cignale (1); e per dare un saggio della sua statura, eccovi le dimensioni di un omero e di un radio , raffrontate a quelle delle ossa corrispondenti di un nostro majale comune : Cignale Majale Omero (2), larghezza della superficie articolare inferiore Radio, lunghezza, dall' una all'altra superficie articolare 42 202 35 158 Come già altrove accennavasi (3), gli omeri e del porco domestico (delle torbiere e palafitte) e del cignale, tanto dell'epoca delle sta- zioni preromane elvetiche, quanto delle nostre , sono perforati alla fossa olecranica, diversamente dal nostro majale, analogamente in- vece a quanto osservasi in altri pachidermi fossili, come p. e. nell'^- noplolherium leporinum Cuvier. La difesa di cignale di Castione, di cui ragionavamo nella prima relazione, si verificò infine di recente data ; ne abbiamo però una , scavata dalla terra delle palafitte di quello stesso luogo, che di poco le sta addietro nelle dimensioni, poiché nella massima sua curvatura è lunga 175 millimetri, avendo il maggiore diametro di 2't millimelri. (1) Consistono questi avanzi in denti incisivi, canini e molari inferiori, canini e mo- lari superiori, in pezzi di mascelle superiori, in ossa delle tempie, scapole, cubili: ossa del metacarpo e metatarso. (?) Della viarìera di Scipione, in collina. Stiìobiì:l. Avanzi, ecc. lav. V, fig. D inferiore- C3) SinoBEL. PalafìUa, ecc. paf?. 5. 44 STROBi:!. E l'ICOIlI^ll. Orso, Ursiis aictos L. M. Prima relazione, pag. 34: Riìlim. pag. 18.; GaslaUli, Nuoi^i cenni, tav. Ili fig. 23. Il canino di questa fiera, raccolto nella mariera di Campeggine, è tuUora l'unica traccia di orso che siasi scoperta nelle terreniare. Quantunque Campeggine si trovi in quel di Reggio, e noi non do- vremmo, rigorosamente, occuparci che delle stazioni preromane del Parmigiano, pure facciamo qui cenno di quell'avanzo, a comi)lemenlo della nostra lista di poppanti selvatici di quelle età. In analogia a quanto osservò e dedusse il Riilimeyer, studiando i pochi residui di orso delle stazioni lacustri della Svizzera, asserimmo noi pure che quella belva non si teneva in allora nella vicinanza degli abituri, non eslen' deva la sua dimora sino nelle nostre pianure; ma il popolo delle ma- riere, o la incontrava nelle sue scorrerie sugli Apennini , o la vedea di colà scendere in qualche rigidissimo inverno. Il dente di orso so- vraccennalo è allo (huigo) 85 mi!!., e lungo (largo) 20. Poppanti domestici. Prima relazione, pag. 20. Abbiamo già altrove addotti i motivi, per cui, a parere nostro, nelle terremare e nelle terre delle nostre palafitte scarseggiano gli avanzi di mammiferi sclvallci a paragone con quelli dei domestici;' mentre all'incontro, in Isvizzera, nei depositi da noi mancanti del- l'età della pietra, il numero delle ossa d'animali selvatici soverchia di gran lunga quello degli addomesticali. E per amore di brevità non ripeteremo qui que' ragionamenti , ma ci accontenteremo di riferirci semplicemente ad essi , rimandando il lettore alla Prima relazione, loco citato. Riprodurremo invece l'osservazione, che, se- condo il Riitimeyer, gli avanzi delle specie più comuni di mammiferi si presentarono negli scavi delle palafitte elvetiche nella seguente di- stribuzione quantitativa: nelle palafitte più antiche e piccole seguono in serie decrescente le ossa di cervo, porco (selvatico), bue , capra, Lt ii.iiuEHAiiE i; LI-; PALArnrt; uuL i'aumense ih pecora; nelle meno antiche e più eslese invece, i residui di bue, porco, cervo, pecora, capra, A questa osservazione, e per confronto tra essa e l'osservazione analogamente fatta nelle niariere e nelle palafitte nostre, possiamo ora, e con migliore cognizione di causa, aggiungere, come in queste stazioni preromane il numero relativo degli avanzi di mammiferi, da esse scavati, tenga approssimativamente la seguente scala decrescente: bue, porco, capra; — cavallo, cervo; — pecora, cane, cignale; — capriolo ed asino. Questa scala subisce qualche leg- gera modificazione, come vedremo in progresso di materia, secondo che trattisi di lesidui di stazioni aquatiche ovvero di stazioni in ter- raferma. Incomincieremo la rivista delle poche specie di mammiferi dome- stici col Cane, Canis familiaris^ L. Prima relazione, pag. 21. Di questo fedele compagno dell' uomo riscontriamo gli avanzi e nelle palafitte e nelle niariere; e spettano a due varietà o razze, co- me vuoisi. L' una, minore di statura, colle ossa parietali liscie e coi zigomi poco arcuati e poco discosti da quelle ossa, senza cresta pa- rietale sporgente, rappresenterebbe il tipo del cane delle torbiere, torfhimd^ Canis familiaris paluslris Riìlim. pag. 116. L' altra, maggiore di statura, colle ossa parietali rugose e coi zi- gomi molto arcuati e distanti da quelle ossa, e con cresta parietale sporgente, ne costituirebbe una varietà maggiore, secondo Riitimeyer (a voce). Troppo scarso e il numero delle ossa (!) di questa specie, sinora raccolte, e troppe sono le parti del suo scheletro non ancora da esse rappresentate, per potere decidere con certezza, se questi residui spettino a due mrietd di una sola razza^ ovvero a due distin- (t) Sono frammenli di ossa occipitali, parietali, Ironlali, temporali, zigomatici, ma- scellari ed iritermascellari, la jiarle inferiore di omeri, pezzi di radii, ossa melacar- f'ìane, pelviche, sacrali, olire a quelle di cui indicansi le misure. HQ STUOUtL E IMUOniX!, te razze. QuaiUo però, ad ogni buon fine, crediamo di dovere assicu- rare si è, che non Iraltasi, come qualcuno per avventura potrebbe sospettare, di ossa di una medesima razza, ma appartenenti ad individui di età diversa; poiché raccogliemmo avanzi di individui e giovani ed adulti d'ambe le forme (l). Ritrovammo alquante mascelle infe- riori della forma tipica intere, talora armate di lutti i denti, invece due sole della forma maggiore sono intiere ; e di esse mandibule e di alcune ossa cilindriche d'ambe le forme diamo qui le lunghezze, confrontate con quelle delle ossa corrispondenti del cane delle tor- biere della Svizzera, indicate da Riitimeyer. MISURE IN MILLIMETRI Svizzero Parmigiano ! Lunghezza minore . * maggiore Della mascella inferiore , dall' angolo al margine dei denti incisivi 110-120 113-120 117-139 Del palato 80-85 80 Della scapola, dalla glene al margine 104 127 superiore Del cubito 163 Della tibia 144 122 148-165 Le ossa di ambe le forme presentansi frammiste negli stessi de- positi e ad eguali livelli , per cui non evvi alcun dubbio sulla con- temporanea convivenza di entrambe. Per la forma del cranio e della faccia, questa razza di cane, che, in Isvizzera, vivea già, e sola, nel- l'elà della pietra, slava tra il bracco ed il cane da ferma, e Riitimeyer sospetta che possa essere il tipo della specie. Le ossa canine delle età posteriori, raccolte nell'Elvezia, appartengono ad una razza molto più alla ed affine al cane da beccajo, di cui non abbiamo an- cora potuto far constare l'esistenza, da noi, nò meno all'epoca della deposizione di quelle terremare, che sono coeve delle meno antiche stazioni lacustri della Svizzera. — Varie ossa, specialmente le cilin- driche ai due capi, e sopratullo quelle di ruminanti, portano le im- Uj Disianza Ha il zij^oma n l'osso pariolalo: — nella forma tipica 18-20 mill. — «ella forma maggiore 30 mill. IX TtnUUJlAllt t l.K PALAFITTt UIÌL l'AllMENSU kl pronte di denti di carnivoro; noi non possiamo lilenerle che di cane , non avendo sinora pollilo rinvenire nelle nostre niariere le traccie di un altro carnivoro che vi a\esse stanza. Assegniamo pure a questa specie un coprolile raccolto nella terramare di Castione, sia perchè contiene dei frantumi di ossa, sia perchè offre la forma dello sterco di cane. — Lasciamo ad altri il decidere, se questo mammi- fero domestico servisse all'uomo delle mariere soltanto come animale ausiliare, ovvero eziandio come animale industriale ed alimentare; altrove esponemmo gli argomenti in favore dell'opinione, che servisse a tulli e tre gli usi, qui non faremo rimarcare in nostro appoggio, se non la circostanza, che il popolo in discorso praticava coslanlemente, a quanto pare, la frantumazione del cranio di quel mammifero, ope- razione che sarebbe stata inutile e superflua, ove non si avesse vo- luto cavare profitto del suo corpo. Porco, Sits. Prima relazione, pag. 22; Riitim. pag. 119 e 174; Strob. ^^ra»zt, lav. V. Abbondanti, come già fu accennato, sono le spoglie di suino scavale dalle terremare e tra le palafitte; percui, all'opposto di quanto usam- mo sin qui, ci teniamo dispensati dall'enumerare le singole parti dello scheletro da esse rappresentate. Però tra tanta copia di ossa e di denti non ne trovammo alcuno, del quale si possa con tutta certezza sostenere, che appartenesse ad un porco simile al nostro raajale. Al- l'opposto tutte le ossa caraneristiche di suino, che offrono cioè dei caratteri distintivi, spellano indubitatamente al porco delle torbiere torfschwein^ Siis paluslris Riilira. (1), come ognuno potrà persuadersi dall' esame delle misure di quelle ossa, che daremo in calce. Dubi- tiamo quindi tuttora, ed anzi maggiormenle che prima, se il nostro majale facesse parte delle mandre dell'uomo delle terremare; seb- bene, come vedemmo, negli slessi luoghi e nella stessa epoca vivesse il cignale, ossia, come riliensi comunemente, lo stipile selvaggio del (!; r.iv. 1. fig. 1 3; !!,, Mg. 1, 111, fig. 1, VI, Jig. 6 8 e 10. US sriluDi.i, r. nr.oiuM, inajale. In Isvizzcra, eJ il cignale ed il porco delle lurbierc , o ma- riere come vuoisi, erano indigeni allo sialo selvalico, ovverossia colà viveano selvaggi sino dall'eia della pietra; in seguilo vi appajono entrambi anco domesticali, sebbene il raajale dopo il porco delle torbiere. Nel nostro paese invece, non vediamo esistere contempora- neamente che il cignale, selvaggio, indigeno, ed il porco delle ma- riere, domestico, ben diverso dai cignale domestico o niajale; esso non polca quindi da questo derivare, e perciò dovea essere stato importato. Altrove faremo capitale di questa induzione, e ce ne ser- viremo per stabilire (juale fu il popolo e quale l'epoca delle mariere, — Asserimmo che i residui del porco delle mariere da noi raccolti, spettavano ad individui domestici, e di già nella prima relazione ad- ducemmo i molivi di questa nostra asserzione, ossia indicammo i ca- ratteri impressi dalla domesticità sullo scheletro di un animale , ca- ratteri che trovammo appunto scolpili sulle ossa del dello porco. Ivi accennammo poi che delle sue mascelle inferiori non incontransi quasi che i rami orizzontali, e questi colle fosse alveolari scoperte; ora però aggiungeremo, che si sono in seguilo raccolte non poche di quelle mascelle, intere o quasi intere, appartenenti per la maggior parte ad individui giovani, persino a porcellini da latte. Non sappiamo spie- garci invero il fatto, osservato anco nella Svizzera, che fra le ossa ma- scellari superiori ed inferiori di individui adulti, il maggior numero spella a femmine anzi che a maschi; mentre sussistono lutti i molivi economici per far risparmiare quelle, nel macellare, a fronte di que- sti. — Il porco delle mariere dislinguesi dal majale, come appare anco dalle misurazioni comparate, specialmente pei seguenti carat- teri osleologici : denti molari meno tubercolosi e più robusli, e pre- molari più deboli, molari e premolari posteriori più ravvicinali, den- tatura perciò compatta; parti incisiva e canina di questa contratte, pel raccorciamento della premascella e della sinfisi del mento (1); orbite più ampie ; statura minore. Da tali caratteri si deduce che questa razza di porco, allo slato selvaggio, era piuttosto erbivora e notturna. i\!eno che dal majale essa si dilTerenzia dal cignale, poiché e nella (l) SnuiDcr.. Avanzi, ecc. I. e fi;,'. A e R. LE TEnUEMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE A 9 struttura dei denti, e nella altezza relativa del ramo orizzontale della niandibula, come vedremo, a lui s'accosta. Accennammo di già come si il cignale, ciie il porco delle maricro si distinguano dal cignale e dal porco vivente pel pertugio alla fossa olecranica dell'omero. — 11 porco delle mariere è ora scomparso dal nostro paese, nella Sviz- zera invece si riscontrano ancora delle tracce di tale suino domestico, si può dire quasi sul posto delle palafitte, cioè nei Grigioni, e vi con- serva tuttodì le sue ahiludini a preferenza da erbivoro (i). E pic- colo assai, con ganibe corte, orecchie non pendenti e piccole, gru- gno breve e grosso, setole lunghe e rade, di colore nerastro o rosso bruno. — Da qualche niariera, delle meno antiche, avemmo dei denti molari di porco, che già ritenevamo appartenere alla varietà minore del porco delle torbiere, a quella slessa che nella Svizzera lasciò i suoi avanzi nei depositi preromani dell'età del bronzo, nonché nei romani sino nel sesto secolo; RiUimeycr confrontò in seguilo quei denti cogli analoghi della stazione di Morges, appunto dell' epoca del bronzo, e li trovò perfettamente simili. Le misure che diamo del porco delle torbiere e delle sua varici, minore, nonché quelle che risguardano il porco de' Grigioni, sono copiate dall'opera di Riitimeyer; le misure relative al cignale di Sar- degna ed al majale sono prese su teschi dei gabinetti di questa università ; il teschio del cignale spettava ad un individuo di due anni , e quello del majale ad uno, di poco, più giovane. Le misure delle ossa del porco delle mariere sono ora d'assai più esatte e com- plete, che non nella Prima relazione. (1) Lo si nutre specialmente colia LavatJiiia. Rumex alpinus, al dire del dottore Brùg- ger da Cliurwaldeu. Voi. VI. «0 STROBEL E IMGOHIM =• 3 .52 2 " z 2 3| 2 =''5' ■S n 3 ^ O o - E P n> o- — 3 » ^ iJ — o_ s" = X3 o — ego S = 3I' = 11 3 - o — CI. 3 2. p ~ 05 V ^° "^ ? o ^ =1 c« ^ - 3 . — o 2. ■ 3' 93 o ^. p So "-^ r3 2 2 <^ IT. ^ CD Z. "^ ii ^ 5 2. 3 O »-* ^4 ■•■■* "^ U^ io ^1 *~J -* >^ oc • . • o • ' ' ;. ' IO o tó >— '" '■'' ut >■£/ L - ^ . , , , 5;^ 01 0-. --o O uo — _- — w oc, CI i^ cj i-y i --1 «^ CJ •*■ ts *■ W *~ ■S» 50 '^ © — 3 u 0 p e* c> li u ^ •■■^ ^ •»• •^ ^^ C5 0 =■ e> i a to OS 0 to «. — 00 ■Jt OC' Ci 0 3" 03 ~ CI5 e. 00 w OS 0 0 0 T--- 4^ CI ^, Of OS OS ^i* 0 on OS *- 0 tu 00 0-. 14 p Ci oc CI *■* li OS et di Sardegna ^1 li +-- i" O •— OS ^-^ GO 4^ li 00 ^1 >*■ y- c^ -• OS oc OS e OS li OS O li v* Majale maschio LE TERREllAni E LE PALAFITTE DEL PAUMENSE MI PAKTI MISURATE Misure in millimetri Porco delle mariere Majale Cignale delle mariere 1 Omero. Lunghezza minima 140-175 195 — Larghezza della superficie articolare inferiore 25-31 35 42 Massimo diametro del per- tugio della cavità ole- cranica (1) 2-12 0 12 Radio. Lunghezza mìnima 132-146 158 202 Cavallo, Eqnus caballus L. 31. Prima relazione, p. Ili ; Riilim. p. 122 ; Strob. Jvanzi^ lav. V, fig. G. Nell'Elvezia, rarissimi fra le paladlte dell'età delia pietra, gli ovanzi di cavallo non ponno nò meno dirsi comuni entro i depositi dell'epoca del bronzo. E lo stesso, come avvisammo di già, osservasi nelle nostre terremare. Del cranio, secondo il solito, non rinviensi che qualche pezzo slaccato, qualche osso mascellare con alcuni denti molari, di tali denti e degli incisivi isolati; trovansi inoltre delle ver- tebre cervicali, dei pezzi di scapola, omero, cubilo, femore, tibia, degli astragali, dei calcagni, de' cuboscafoidi e delle falangi, olire alle ossa, di cui diamo qui le misure, confrontale con quelle delle •ossa corrispondenti di una noslra cavalla alla da sella. PARTI MISURATE Misure in millimetri delle mariere vivente minore maggiore Radio, lungo Larghezza della diafisi Metacarpo, lungo Metatarso, lungo 327 32 200 240 345 42 218 259 375 38 244 295 (1) La larghezza del foro non e in alcun rapporto colla età; omeri epifisaril lo pre- sentano ampissimo, e viceversa omeri di individui adulti 1' hanno ristretto. 1)2 STROBKL E PICOIU.M , Come rilevasi dalle misure or date, le ossa cavalline delle mariere spellano a due razze^ una maggiore, più rohiisla e grossolana, come risulla specialmcnle dalla lai'ghezza relaliva della diafisi del radio; l'allra minore e più snella, clie dirsi polreLbe razza lina. Dalle di- mensioni di alcuni molari superiori e ilei pezzo di una mascella infe- riore di cavallo ancor giovane scavalo a Caslione, si potrebbe arguire, che la slalura delia razza maggiore toccasse limili superiori a quelli, cui accennerebbero le misure, or ora indicale, delle eslremilà di quella blessa razza; poiché il massimo di que'deuli è allo 90, lungo 30 e largo 28 millimelii; e la mascella sollo il 2." molare è alla 78 mill., ed il suo spessore massimo non passa invece i 23 millimelri, per cui i denli, mentre sono assai alti (lunghi), sono d'altra parte slrelli come quelli dell'asino; la serie dei denli di questo pezzo di mandibula, che comprende i b molari più interni, è lunga 156 millimelri (1). Asino, Equas asiiius L. l\l. Prima relazione, pag, 2o; Slrob. ^{iwzi, lav. V, fig. V. Nella Prima relazione accennavamo il sospetto che il pezzo di una mascella inferiore equina, raccollo a Caslione, potesse appartenere ad un asino. Ora ne siamo certi, e possiamo inoltre asserire di avere scoperto qualche altro, sebhen rarissimo, residuo di quel solidungolo, e tanto a Caslione che altrove. Consistono quesli a\anzi in denti mo- lari superiori ed inferiori si isolali, che ancora impiantali in fram- menti di ossa mascellari. Da qucsla frantumazione delle ossa, e dal presentare le mascelle inferiori gli alveoli scoperti , dobbian» con- chiudere che anche il teschio dell'asino servisse agli stessi usi di quello del cavallo. L'una mandibula, quella di un individuo assai vecchio, non comprende che i premolari ed il solo primo molare, in- sieme lunghi lOli mill., l'altra di individuo meno vecchio, invece non contiene che i molari ed il j." [)remoIarOj della lunghezza totale di 99 mill. (2); in un pezzo di mascellare superiore, pure di animale adulto, (1) Nel Museo di storia naturale duir università conscrvnsi un luelacarfo equino aiabaslrizz;ilci, la cui iJiploo é conscrvatissima, o robusta la parlo compatta; proviene (la Viarolo (?;, e porta le Iraccie di colpi praticativi con istrumento tagliente. Osservala con lente la poca terra rimasta aderente all'osso, ci parve diluviale. (21 Prendendo da una mascella la lun^'liezza de' premolari, e quella dei molari dal- l'altra, possiamo, approssimativamente, stabilire in millimelri 160 la lunghezza della intiera serie dei mascellari, LE Ti;RUEMAm- E tE PALAFITTE DCL l'AriME.NSE 53 sono infinii due iillimi molari, lunghi insieme K2 mill.; la superfi- cie del 2.° molare, e quasi quadrala, misurando 21 mill. dall' avanti all'indielro, e 22 pel traverso. Bue, Bos. Prima relazione, pag. 23; Slrob. Jwnzi., tav. VI. Il numerò, senza paragone, massimo di ossa , scavale dalle terre- mare e dalle terre delle palafitte, spetta come sappiamo, al bue, e fra questi avanzi bovini la quanlilà massima appartiene a quella razza 0 specie, come vuoisi, che Riitinieyer chiama torfkuh^ vacca delle torbiere (1), e cui si dà il Bos bradi i/ceros per stipite selvatico. Tuttora molto scarsi da noi sono invece i residui di un altro bue, che sembra derivare dal Bos prirnigeniiis. Anche in Isvizzera viveano queste due sorta insieme sino dall'età della pietra, e nelle medesime località, come appunto nelle nostre stazioni preramane dell' età del bronzo. Sebbene le ossa raccolte del Bos primigeniiis^ che per brevità chiameremo bue maggiore, siano poche, pure sono suffi- cienti per potere istituire dei confronti tra esse e quelle del Bos brachyceros (2), o bue minore, e per poter rilevare alquante carat- teristiche differenze fra questi due buoi antichi. Rimandiamo alla clas- sica opera di Riilime} er, coloro che bramassero procurarsi più ampie cognizioni sul genere Bos e sulle sue specie o razze, sia attuali sia delle epoche presloriche. Qui non vogliamo, nò possiamo indicare che quelle diversità, le quali si appalesano per l'esame delle ossa rin- venute nelle nostre contrade. Nò a ciò ci varremo di tutte le ossa, che il volere eseguire su tutte delle misurazioni relative, sarebbe fa- tica ardua e superflua; ma ricorreremo specialmente al confronto delle estremità: metacarpi e metatarsi, dei fusti ossei delle corna, e delle ossa del cranio; poiché di queste, finalmente, riuscimmo a dis- sotterrare diverse tra i pali delle stazioni nostre aquatiche. D'al- tronde, già nella Prima relazione abbiamo offerta una tabella di mi- sure di molte altre parli dello scheletro, alla quale, chi vorrà, potrà (1) RiJTiM. I. e. pag. 130, 143, 196, 205. Tav. II. fig. 4. (2) Questo bue viene considerato come lo stipite del piccolo bue Bretone, del bre- vicorue della Finlandia, e del piccolo (braunvich) della Svizzera. Riinv. I. e, le figure alle pagine 203 e SOG. K*» SinODEl E PIGOniM, ricorrere per ulteriori nozioni in argomento, — Prima di lutto enif- niereremo i principali caratteri pei quali differiscono tra loro le due specie bovine, s'intende sempre, per quanto essi appajono dagli avanzi da noi raccolti. L' una come già si disse, è maggiore di sta- tura; ha corna pure più grandi, sessili, dirette tosto ali' indietro ed all'insù; la fronte è appianata, colla linea frontale (occipitale quor.) quasi diritta, il suo piano s'incontra quasi ad angolo retto col piano occipitale: le orbite sono proporzionatamente piccole e subquadrate poco arcuate, poco sporgenti, aperte piuttosto in avanti (1). La vacca delle torbiere invece ha statura minore ; corna pure più l)revi (Orachyceros)^ con fusto osseo più compatto, sessili, dirette da prima all'infuori ed insù, poi all'avanti ed all'indentro; la fronte è con- vessa, la linea frontale s'innalza in una cresta (occipitale) spor- gente air indietro e discendente verso le corna, sì che il suo piano s'incontra coli' occipitale ad angolo acuto; le orbile sono ampie, molto- arcuate, assai sporgenti all'infuori ed al dissopra della fronte (2). Del bue delle ìnariere esistevaìio nel nostro paese due varietà una più piccola ancora di quella che vivea nella Svizzera sul principio dell'era nuova, assai snella e perciò affine al Zebù, l'altra meno bassa, più tozza e più robusta, come lo prova la larghezza delle su- perficie articolari de' suoi metacarpi e metatarsi. Onde avere una idea approssimativa dcW altezza di un individuo di mezzana statura del bue delle mariere, abbiamo riuniti: un omero, un cubilo, un radio, le ossa del carpo ed un metacarpo, i quali, sebbene raccolti in diffe- renti luoghi, pure perfettamente s'articolano: e misuratili, insieme uniti., risultò di millimetri G90 la lunghezza dell'arto anteriore da essi composto. Potemmo del pari riunire la tibia, 1' astragalo, il cal- cagno, loscafocuboide ed il metatarso, pure di diverse mariere, ed essi insieme arlicolali misurano ^'iS millimetri. Pare che tanto del- l'una che dell'altra varietà vivessero degli individui allo stato di libertà^ poiché d'ambe rinvengonsi ossa che si distinguono per una lucentezza veramente vitrea, carattere questo, che riliensi come se- (1) Strob. I, e. flg. C. (2) Strob. 1. e. flpr. A. — II nostro bue comunfi tiene, quanto alla forma di.-ljcranio, un poco dell'una ed un poco dell'allra delle due specie; la statura però è della mag. giore. Strob. I. e. lìs. B. LE TEIillFMARF. K LK PALAFITTE VV.L PAUJli;i\SF. hi) gno della sclvalicliezza di un inannuiftTO. — Per l'esperienza giù falla dai dolli della Svizzera, sappiamo essere una utopia lo sperare di rinvenire nei deposili preromani in discorso dei teschi interi di bue, come in genere di animali domcslici od allrimenli alimentari od industriali; però, e per fortuna, trovammo, come sì disse, qualche mela di cranio, priva delle ossa faciali, indizio questo che il bue ve- niva in quc' tempi ammazzato in modo diverso dall'attuale; talora veggonsi le tracce di colpi dati sulla fronte dell'animale, o meglio, di tagli falli nel mezzo e pel lungo della medesima. Similmente a quanto accennammo già avvenire del porco, del cavallo e dell'asino, le mascelle inferiori sono per Io più prive del ramo ascendente, il quale invece rinviensi poi da sé isolato; le stesse osservazioni sullo stato di conservazione del cranio e delle mandibule furono fatte, anco per rispetto alla vacca delle torbiere, nelle stazioni lacustri della Svizzera. Ci fu però dato di scoprire qualche mandibula intera e di animale vecchio, mentre come già avvertiva Riiiimeyer quanlo all' El- vezia, quasi tutti gli avanzi di bue spettano ad individui di media età, di rado a vitelli e rarissimo a vecchi. — Ora passeremo ad in- dicare le misure comparate dei fusti ossei delle corna e delle ossa delle estremità di diverse razze e varietà di bue, sì delle mariere e delle palafille o torbiere, che viventi. Le misure dei buoi delle tor- biere (svizzere), del bue svizzero e del Zebù sono prese dall'opera di Riiiimeyer. Fusto osseo del corno Misure in millimetri Bue minore Bue maggiore delie torbiere delle delle delle vivente o o o o a. mariere mariere torbiere Circonferenza alla base 90-105 1-20-135 108-121 145-185 130-182 1 30- 194 162 Lunghezza , seguendo la grande curva H0-Ì40 145-2(0 127-138 195-280 230-330 210-285 220 Diametro minore della base 2f>-2S 34-43 30-36 45-56 39-51 41-60 46 Diametro magg.della slessa 31-40 43-55 39-45 53-76 4-2-64 53-65 56 i' 86 STROBEL E PICORIM. •^ — Crt 3 ^ ?• £ 2 (5 a <^ rr S- 2 2. !» o "a o — X 3 B È 3 3 r,-g i » i S ■< 3 s- sj - S2 -• »» " 2. -1 _ et o — — 2. c "> — ts» — — — cr- o a «> ^ o O a -3 Q. n S' 5" p' a 73 > 5' 3 3 p M 2. ^ 3 3 "2. •5 -^ 55 rt) o n> " o a ^ H 3 d 3 d 3, 5 e 05 C3_ e' p p o 3 p 3 3. s n 03_ a PI (W ij w 5^ v._ r?" — - 5' y. 3 09 3 f .-e o H 3 ^ o" n J3 3' c^ SJ f? 3 3 o' rsj o CE p o e p -. zn =. 3 O Q. qQ_ i o d et 2. a 3 g <; — n 5' 2. 2. p" o" p C/i 2. p" "-' p 3 1? i' P et c^ a. ^^ e S' — p p ■S p' p o S3 tu » 're" s -1 =3 d 3 o ^^ p 1-^ -• o p is j^ ci LO ^ co a pecora tt tj LO o *- CI delle ma riera ^ oo 1 1 IO 1 to ^^ co > piccolo, 3 °- C3 co -4 --I •i^- o o ce "^ snello o — C 3 <>3. et Ci IO co 1 medio Si § re » ^ ^ 5«t IO o IO Ci LO p mag-giore ^ "";z~ O IO 1 e-. o co Vt 1 IO o 1 CI 1 > vn r. ?" o e» CI IO o cr> co Ci! 00 lozza et" p *- IO co *- IO CI var. CJ o et co IO :;• 1 1 IO 1 IO IO C.T 1 IO -1 00 e: >- snella 'i s et 3, o IO "^ I var. *- co 1 piccola cT £^ IO ^4 e ri 05 1 et co o 1 IO 00 co 1 li pò 3! -1 IO CD Mto .i. o IO co co co CI o IO 00 o I delle mariere, OT IO et IO o LO O! o 1 mezzano 1 iO VI 00 IO 1 o i^ IO p delle mariere o 00 LO o l« "" o IO 4:^ 00 o 1 1 IO o 1 delle torbiere e CD 3 IO p lit IO CI co co -J I Zebù 05 crq o" -1 CD tJ LO < o *.-^ OJ 1 1 -1 ^* co IH^ nostrale et «o co IO o CI 10 * 3 re e» o co o IO IO 1 svizzero — — _— -r— cn I.E TPUnEMARE E LE PALAMITE DEL PAllMl-NPE Ut PrcoiiAj Ovin aries. Lin. Prima relazione, pag. 29 ; Slrol). j^vanzi tav. VI, fìg. D. Quasi impossibile riesce il poler dislinguere la maggior parie delle ossa di pecora da quelle di capra; con sicurezza non si può porlare un giudizio fuorché su cerle parli del cranio e sulle falangi ; delle mascelle inferiori e delle ossa delle eslremilà , melalarso e me- tacarpo , la dclerniinazione sarà pur sempre incerla , quanlunque siavi la probabilità di avere còllo nel segno; poiché non conviene dimenticare, che trattasi di specie, su le quali Io stalo di do- nieslicilà può avere prodotte delle profonde modificazioni. E pur- troppo sono rarissime nelle terremare e nei deposili contemporanei delle palafitte le ossa che dicemmo carallerisliche; riduconsi ad al- quanti fusli ossei delle corna, nonché a qualche pezzo di cranio, raccolto nelle terre delle dette stazioni aquatiche; le mascelle infe- riori, i metacarpi ed i metatarsi invece vi sono abbondanti. iMa la difficoltà di discernere i residui della pecora da quelli della capra, cresce ancora di più per la circostanza, che la razza di pecora quasi esclusivamente rappresentala nelle raariere, come nelle stazioni pre- romane della Svizzera, era piccola, ad eslremilà sottili, snelle, alle, per cui avvicinavasi per statura e costruzione del corpo alla coetanea capra; non basta, avea inoltre le corna simili a quelle della capra; Riitirae)'er la denomina pecora delle torbiere, torfschaf, Ovis aries paluslris (1), e sospetta che possa essere il tipo della specie. In onta a queste difficoltà nello classificare i delti avanzi ^ noi crediamo di potere asserire, senza tema di errare, che le ossa di capra, nelle terre in discorso, sono senza paragone più abbondanti di quelle di pecora; che le ossa di pecora appartengono quasi tutte alla razza ora distinta, come già si avvertiva, mentre vi sono sinora eccezionali i residui della comune pecora maggiore, colle corna ricurve all'indie- tre e poi rivolte all' innanzi, Ovis aries domestica^ i quali, nell'El- vezia non appojono fra le reliquie delle stazioni lacustri prima dell'epoca (1) RiJTiMEYER, 1. c. pag. 127. — Capricorni e capriformi sono aUualmenle ancorr. le pecore delle isole Slielland ed Orcadi, delle monlagnc di Walles, e di Cipro; come pure le pecore dell' Obcrland nella Svizzera. Rìitim. 1. e, la figura alla pag. 19^. 88 STftOUEL E pmouiM , della transizione; con piena sicurezza non possiamo ad essa riferire che la base del fiislo osseo di un corno, trovalo nella lerramara di Dargone di Salso, e del quale diamo qui le dimensioni, confrontan- dole con quelle del fusto del corno della varietà capricorne e del piccolo bue delle mariere. Misure iu millimetri Pecora Bue minore capri- corne comune 1 Circonferenza alla base Lunghezza, seguendo la curva maggiore Diametro della base, minore j 1 y> maggiore 80 80 17 32 140 36 51 108-124 127-138 30-3G 39-45 Capra, Capra liircus Lin. Prima relazione, pag. 28; Riilim. pag. 12'4. Mentre le razze della pecora sono assai variale e numerose, a mo- tivo della piena domesticità di quella specie, non troviamo all'incontro che leggeri differenze tra le poche razze viventi della capra, animale che non può dirsi veramente domestico, poiché conserva sempre una certa indipendenza dall'uomo; e né meno tra la capra delle palafitte e delle lerremare e la nostrale alUialmcnte allevata è dato di scor- gere altra differenza infuori di quella che può desumersi dalla sta- tura, la quale sembra essere stata minore nella capra degli antichi, tipo della attuale. Fra gli avanzi di questa, vi sono ossa delle estre- mità, le quali accennano ad una razza assai snella^ come appare dalla estrema sottigliezza della diafisi del metacarpo e del metatarso; men- tre da altre ossa possiamo arguire, che esisteva contemporanea- mente una razza di forme meno eleganti, e che quindi , quanto allo scheletro, facea passaggio alla pecora. — ! residui di capra dei nostri depositi preromani appartenevano ad individui di ogni clà, dal piccolo capretto al vecchio caprone, come prova la bella serie di mascelle inferiori da noi raccolte, per la maggior parte intere, né già spaccale. LE TEnREMAnK E lE PALAFITTE DEL I'AnME^SE B.ft come asserivamo nella Prima relazione, riguardando al materiale allora in nostro polere. Vedesi in un metatarso, che esso si era spezzato nel mezzo della diafisi, e che le due metà si saldarono poi irregolarujcnle ed obliquamente; indubbia prova questa, della mancanza di veterinarii in quelle remote età! — Le misure, che ora offriamo, di fusti ossei di corna, di metacarpi e di metatarsi di capra , confrontati con quelli della pecora capricornc, serviranno a far risaltare le somiglianze che esistono fra queste due specie affini, le quali, ciò non ostante, vengono ora dagli analitici considerale siccome appartenenti a due generi diversi. FlTSTO OSSEO DELLE CORNA Misure in millimetri MARIERE Pecora capri- Capra | 2 1 1. 1 corno Circonferenza alla base 80 88-90 140-145 Lungliezza della curva ante- riore 80 135-172 205? Diametro della base, maggiore 32 34-35 58 » » minore 17 24-22 33-37 Dalle misure date del fusto osseo del corno di capra appare, come vi fossero delle capre con corna mollo compresse, altre invece con corna a Iati convessi; ed aggiungiamo pure, che in alcune corna le carene sono taglienli, in altre ottuse; in alcune il lato interno è affatto piano, in altre un po' convesso; ossa frontali senza corna^ seb- bene di individui adulti, non sono rare. OSSA DELLE ESTREMITÀ Misure in millimetri Capra delle mariere Pecora delle mariere delle palafitte svizzere Metacarpo, lungo Metatarso, lungo 100-126 114-136 110-135 121-132 124 142 Rimarcheremo infine, come in molti denti molari il cemento offra colore e sphndore tnetaliici. fio stnonri. k pigoui.ni, Colla copra, noi avromiiio chiusa la enumerazione degli animali di cui scavammo gli avanzi fra i pali delle nostre stazioni aquatiche preromane e dalle coetanee terremare; ci affrettiamo però a confes- sare, come ci rimanga ancora qualche osso, intorno alla determina- zione del quale siamo tuttora in dubbio e benanco affatto allo scuro; la mancanza nelle nostre raccolte di molli scheletri d' animali," oc- correnti ai necessari! confronti, valga, almeno in parte, a nostra scusa. Ma non possiamo trattenerci dal fare cenno di un metacarpo epifisario di ruminanle^ la cui picciolezza ci impedisce di ritenerlo di vitello, sebbene ne riproduca le forme, mentre d'altra [)arle la larghezza delle estremità ci vieta di poterlo riguardare siccome di pecorella o di capretto. Eccone le misure, poste a fianco di quelle d' un osso analogo di capretto, e ciò facciamo per giustificare la nostra incertezza, e per porgere ad altri più valenti osleologhi, che non siamo noi, i documenti per consigliarci. Slrobel ne diede la figura negli Avanzi preromani, alla tavola VI, lettera F. METACARPO Misure in millimetri di capretto di specie ignota Lunghezza massima 79 G9 Diametro minimo della diafisi 10 12 Diametro massimo del capo ar- ticolare superiore 20 2-1 « dell' estremità inferiore 21 21 CAPO XI, Riepìlojo sur)li avanzi anitnalì. Prima relazione, pag 56. Giunti al lennine della rivista degli avanzi animali, che si scavano dalle terremare e dalla terra delle palafitte nostre, la mente sente il bisogno di riassumere in breve sintesi i fatti zoologici osservati in proposito, e di paragonarli a quelli che scorgiamo atlualmcnte nelle medesime contrade; ci conviene cioè, passare ad un paralello tra la distribuzione geo-topografica degli animali ne' tempi passati e la i.i: TI UHI mari; t i.u i'ai.autt;; di:i. i'aume.nse 61 «lessa ne" presciili. f cambiamenti nella fauna ponno derivare, o da inodilìcazioni di forme nella medesima specie, o dalla scomparsa di dale specie, oppure dalla apparizione di allre; sia che specie o razze artini vengano a rimpiazzarsi, sia che non avvenga un laie scambio. Prima di accingerci a queslo esame, soUoponendovi l'una dopo l'aUra e parlilamentc le diverso classi di animali, avxiseremo che il risul- lato finale ed essenziale del medesimo concorderà con quello già ot- tenuto due anni or sono. Nessun cambiamento di forme appare nelle conchiglie dei mol- luschi viventi all'epoca della deposizione delle terremare e di quelli d'oggidì; sono le slesse specie sparse per le medesime località. Lo stesso dicasi degli insetti e delle produzioni loro , per quanto si possa slanciare una tale proposizione dietro l'esame di pochi avan- zi, appartenenti a pochissime specie ; nò altro possiamo soggiungere intorno alle sole due specie di uccelli^ delle quali si raccolsero i re- sidui nelle terre di cui qui si traila. Solo pel confronto della fauna mammologica di allora con quella di oggigiorno noi riusciamo a scorgere ed a provare un qualche mu- tamento avvenuto nella medesima. — il cane subì una leggera mo- dificazione di forma, e si suddivise in una inCnilà di razze. La capra, la pecora^ e fors'anco il cavallo e l'asino aumentarono di statura, men- tre invece il cerilo ed il cignale^ ove in Europa vivono ancora, diminui- rono ; già nella prima relazione abbiamo indicato il modo facile di spie- gare questa modificazione di statura in senso opposto, progressivo l'uno, regressivo l'altro, secondo che l'animale è domestico o selvatico. Se il nostro bue deriva dal bue maggiore delle marierc, certo che la forma del suo cranio e delle sue corna si è alquanto mutala. Nulla possiamo dire del topo salvalico, non avendo rinvenuto che le ossa di un solo scheletro, nò tulle queste. — // porco^ il bue e la pecora delle palafitte e delle mariere, fra le razze domestiche, il cervo ^ il capriolo ed il cignale (I), fra le specie selvaggie, scomparvero dalle scene delle terremare ; i selvatici, come è notorio, soltanto nell'e- li) Ne raccogliunimo gii avanzi persino iti una terraniara del culle, iiisitnie a quol!i fii ravallo. 65 STnoDF.i. r imgouini. poca slorica, ed anzi recenle. Però, come fu già av\ ertilo, troviamo tuttodì le traccie delle predette tre razze domestiche, vicino al teatro delie palafitte della Svizzera, nel cantone dei Grigioni, nonché altrove in Europa, massime nella settentrionale. Quanto all' orso, provammo che non capitò se non accidentalmente nelle mani degli abitanti delle nostre stazioni preromane di pianura; ora fu distrutto anche nei vi- cini monti. Al porco delle palafitte vediamo presentemente sostituito il majale. — Ma tulli questi cambiamenli furono prodotti^ direttamente od indirettamente, dall'uomo^ né già da modificazioni avvenute negli agenti fisici, tellurici od altri. Ove però si verificasse la supposizione, che l'aculeo di is^r/cé», il quale fungeva da asta della freccia di bronzo, scavata dalla mariera di Campeggine, appartenesse ad un individuo preso in questa contrada, si verrebbe per tal modo a provare un mutamento naturale nella nostra fauna, poiché quel rosicante non vive ora che in paesi più meridionali, ove, come vedemmo al capitolo dei residui vegetali, si è attualmente ritiralo anche l'arbusto del falso pistacchio, Stapliylea piiinata. Questi due falli cond^inali ci fa- rebbero arguire di un leggero abbassamento di temperatura^ dall' e- poca in cui viveano gli artefici delle nostre palafitte preromane , alla attuale. — Sulle modificazioni nella fauna dei mammiferi, che Uiitimeyer osservò nella Svizzera, dall'età della pietra all'epoca pre- sente, egli stabili la sua divisione naturale, zoologica, dei di{;cr.si pe- riodi^ quale 1' abbiamo esposta nella Prima relazione. Egli divide questo tempo nelle tre età: delle razze domestiche primitive, della moltiplicazione loro, e della cultura e del perfezionamento delle medesime. Poiché abbiamo confrontale le terremare coi Kjcskkenmoedding della Danimarca e coi tepe della Persia, e ne abbiamo rilevate le analogie, or sta bene che esaminiamo e paragoniamo tra loro gli avanzi che questi deposili in sé racchiudono. Sappiamo da De Filippi che nei lepe si rinvengono, al pari che nelle terremare, ossa e denti di bue, di capra, di montone e di cervo, non però del cervo comune, Cervus elaphus. Questa sola differenza tra gli avanzi animali dei tepe e quelli delle mariere non ha bisogno di spiegazione, né toglie l'analogia, che avvi tra quei depositi, di un paese caldo dell'Asia gli uni, e del- l.l: TI P.IltMAHE F. I.E PAI Afirrt DFL PAUMCNSE 65 l'Europa Icmporala gli altri. De Filippi osserva che nelle regioni dei tepe non vive più alcuna specie di cervo, ed ecco dunque anche colà un mulaujenlo nella fauna, dall' epoca dell' origine dei tepe all' età presente. — Cambiamenti di maggiore importanza subì la fauna della Danimarca dall'accumulamento dei KjoekkenmoeddiìKj in poi, simil- mente a quanto già si disse essere avvenuto della flora dello stesso paese. Coi boschi di pini scomparve anche il gallo di monte, Telrao tiro(jallus^ che da quelli alberi trae il suo nutrimento. Si ritirarono pure dalla costa , lungo la quale inconlransi i KjoekkenmoBdding^ va- rie specie di molluschi marini, le conchiglie de' quali come già vedem- mo, costituiscono la maggior parte degli avanzi di pasto componenti quei cuuujli. L'epoca e le condizioni in cui essi si formarono, diffe- riscono troppo dalla età delle terremare e dalle circostanze che ne influenzarono la deposizione, perchè non dovessimo scorgere patenti diversità tra i residui organici che celano gli uni e quelli sepolti nelle altre; e ne facemmo di già cenno. È cosa ben naturale che non pos- siamo trovare nelle continentali terremare, né le Iraccie della Zo- stera marillima L., nò le conchiglie di mare, nò le ossa di pesci marini j né quelle dell' ^ Ica {Alca inrpennis L.) o della foca {Pho- ca gryppus Fab.) , conservate invece nei Kjoekkenmoeddiiig delle spiag- gie del Ballicù. Viceversa l'età molto più remota di questi cumuli a fronte di quella della niariere, ci spiega come nei primi, infuori delle ossa del cane^ manchino gli avanzi di ogni altra sorta di ani- male domestico, sì abbondanti invece nelle terremare; e per lo stesso motivo non vi si scorgono nemmeno residui né di frumento^ né di alcuna altra biada. All'incontro in entrambi i depositi raccol- gonsi le ossa del ccrvo^ del capriolo, del cignale e di uccelli aqua- tici., non marinimi. — Parlando dei mammiferi selvatici delle nostro stazioni preromane, abbiamo lamentata la mancanza in esse dei resi- dui di molte specie, delle quali all'opposto abbondano gli avanzi tra le reliquie delle costruzioni lacustri elvetiche, del pari che nei Ejosk- kenmoedding. Accennando alle differenze apparenti tra la flora delle terre delle nostre costruzioni aquatiche e delle mariere e quella delle stazioni lacustri, ne indicavamo pure le cause, e nelle medesime '■avvisiamo del pari la ragione delle diversità, ora indicate, tra la 64 smouEL E ncoi'.iNr , fauna dell'una e dell' altra conlrada. Ma non solo di ossa di molle specie di animali selvatici difellano le niarierc a fronte delle sta- zioni lacustri, ma anche il numero delie specie e delle razze dome- stiche^ rappresentale dagli avanzi delle prime, ne è akpianto minore. Il fatto più importante però, che ci interessa di far rilevare, poiché ne trarremo delle conseguenze interessanti, sta in ciò: che tulle le razze domesliche ^ delle quali esistono le tracce nelle terremare e nelle terre delle nostre palafitte , sono rapprcsenlate dagli avanzi raccolti nelle slazioni lacustri della Svizzera , meno forse il solo asino (1). Prima di porre fine a questo capitolo, ci sia permesso di confron- tare i residui animali da noi raccolti, con quelli che altri scopri nelle vicine terre, e che noi riteniamo provenire dallo slesso popolo, ed anco, essere slati da lui accumulati nella stessa epoca delle mariere. Vorremmo potere istituire un paragone coi residui animali delle stazioni lacustri di Lombardia^ sebbene di epoca piìi remota delle terremare, ma sinora non ne abbiamo i dati occorrenti : sappiamo sol- tanto che ivi rinvengonsi le ossa ed i denti di castori^ cervi, cignali (2). porci, buoi e di un carnivoro ancora indeterminato (3), in uno sialo di conservazione tale, che ne rende oltremondo difficile la determi- nazione e quindi anche il confrontoy che perciò rimettiamo a tempo più propizio. — INelle terremare ilcW Iniolese furono raccolte le ossa di cervo, capriolo, pecora, bue, cavallo ed asino. — Dal se- polcreto di Fillanova si cavarono i residui di cervo, di pecora, di bue, di cignale ed un uovo di (jallina ('i). Nella necropoli di Mar- zabollo, costrulla, come il sepolcreto or dello, dallo stesso popolo delle nostre mariere, e nelle ultime epoche di sua vita, come altrove tenteremo di dimostrare, furono scoperti i residui di cervo e di ci- gnale, del pii'colo cane delle mariere e di un cane (jrande ^ della ca- pra, della pecora comune^ del bue minore delle mariere e del mag- li) Vfidi RÙTiMKYi;: n , I. e. p;ig. 12i e «66. (2) Angelucci. Le slazioni lacuali del lago di \aicsc. Como, I860. [3) Stoppam Sulle ricerche nelle pahtfiUe del lago di Varese. Mli di.'lla SurioU ila- liana (li scienze naltirali, tomo V, pag. t"i9. (t) fiozzADiNi, I. e. pag. 5 P 6. LE TERRESIAru; E LE PALAFITTE DEL PARMENSE fiS giore, come risulta dall' esame di quelli avanzi che uno dì noi potè istituire sul luogo, per la singolare gentilezza del signor conte Goz- zadini e del proprietario degli scavi, signor G. Aria. — Dall'opera di Nicolucci (pag. l'I, 18) ricaviamo, che nella terra torbosa di Cadel- bosco nel Modenese contengonsi le conchiglie di Cijclas, Unio e Pa- ludina^ e le ossa di majale (?) e di cervo; similmente che nella terra uliginosa delle nostre palaGlle , ove però si eccettuino gli avanzi di majale, mancanti a questa. E rispello alla medesima, si come abbiamo rilevato, che in essa non furono sinora scoperte traccie di nessuna pianta aquatica^ cosi pure, tranne appunto delle conchiglie d' aqua dolce, non si rinvenne sin- qu'i alcun altro avanzo di animali aquatici', fatto anche questo che merita di essere avvertito^ per le deduzioni di cui in seguito. Le ossa dell'unica specie di uccelli d'aqua di quell'epoca, non furono rac- colte in una stazione aquatica, sibbene in una di terraferma. — Quan- tunque gli avanzi equini appajano in [svizzera già nelle palafitte del- l'età della pietra, pure da noi non ne rinvenimmo sinora nelle costru- zioni aquatiche^ bensì nella sovrapposta terramara ed a contatto colle dette costruzioni (1). PARTE li. ARCHEO-ETNOLOGICA. Sezione I.^ monumenti. CAPO XII. Costruzioni. Prima relazione, pag. k e 82. Nella prima parte di questa memoria abbiamo dimostrato come le terremare in posto segnino il luogo delle stazioni preromane all'a- sciutto, e le palafitte quelle sull" aqua. Ora passiamo a mostrare, come erano costruite le abitazioni, tanto delle une che delle altre sorta di dimora, sia poi dessa stabile ovvero temporaria, per quanto, s'intende, lo si può dimostrare colla scorta dei monumenti messi (l) Per qualche eccezione veggasi 1' Appendice. 66 STMOBEL E PIGORINI, alla luce, e senza lasciarsi troppo olire trasportare dalla imagina- zione. Prima di accingerci alla esposizione dei falli relativi, ci sia però permesso di fare emergere un fenomeno singolare, che col tempo, lo speriamo, troverà la sua spiegazione nei costumi del po- polo delle mariere e de'siioi fratelli d'olire Alpi. A Hallsladl nell'Au- stria, a Vadena nel Tirolo, a Villanova e Marzabolto nel Bolognese esistono i sepolcreti e le necropoli di tribù che rilengonsi apparte- nere alle genti in discorso; monumenti in parte già da tempo cono- sciuti ed illustrali, e che spellano all'epoca di transizione dall'età del bronzo a quella del ferro. Ebbene, sinora non si è riusciti a sco- prire le dimore delle tribù che ivi seppellirono i loro morii. Per lo converso, noi conosciamo molle stazioni del popolo delle mariere, per la massima parte dell'età del bronzo, e non abbiamo ancora potuto scoprire i loro sepolcri od i loro cinerari!; poiché, come provammo abbastanza, le ter remare ^ esse slesse, non sono terre ci- miteriali (t). Palafitte. Figure 3 a 9. Le costruzioni di quell'epoca, senza dubbio più interessanti, sono le palafitte. Per ora dobbiamo limitarci all'esame ed alla illustrazione della palafilla del convento di Castione (2). Abbiamo già, al capo I, indicata la sua posizione ed i suoi rapporti colla sovrapposta terra- mara ; ora ci occuperemo del modo con cui è costrutta , e da esso e dalle circostanze di sua posizione tenteremo di arguire dello scopo di quella palafilla. Prima di ricostruirla coi materiali spostali che si discoprono, e di procurarci per tal modo l'imagine della disposizione delle sue partì, quale dovea essere allorché era abitala, esporremo fedel- (1) Veggasi però nella Gazzella di Panna, 18G4, n. -2^7, l'arlieolo sul sepolcro preromano in Fraore. Nola agijiaiila dopo la leUiira. (2) SrnoBEL. Relazione sulla marniera del convenlino di Castione, nella citata opera di Gastaldi; scriUa nell'agosto 186r, prima dì intraprendervi degli scavi regolari. — Palafilla di Caslione , lettera inserita nella Gazzetta di Parma, ottobre 186-2. — Ri- cerche paleo-elnologiche , ecc. lettera inserita nello stesso giornale, agosto 1863. Quanto alla i»aiaiilla rerciitemenle scoperta in Parma, veggasi T Appendice. LE TEBREMARE E LE PAL.U'ITTE DEL PARMENSE 07. melilo come esse parti si presentino man mano all' occhio dello scava- (ore, a fine di porgere cosi le prove e le basi delle nostre induzioni. 4C- Fig. 3. (Proporziono 1 : 01.) Sprofondandosi nella terramara oltre due metri, s'incontrano le prime teste di pali, le altre non si presentano che pili in basso; ed esse ora portano ancora i segni dei colpi loro applicati, onde cac- ciare i pali nel terreno, ora sono irregolari o scheggiate; ora ben- anco bruciate. I pali stessi sono tutti più o meno inclinati j for- mando cioè coir orizzonte un angolo di 40.° a 'iO." circa, e lenendo in media la direzione da 0. N. 0. ad E. S. E. Veggonsi ora isolati ed ora aggruppati (1) a due, a tre, e persino ad otto, e posti a distanze diverse, da 0,bO a 2,00 metri (fig. 5, 4 a. e 6). La lunghezza loro varia dai 2 ai 5 metri; ed il diametro sta tra i 12 ed i 18 cen- timetri, quando i pali sono stati formati da tronchi d'albero (olmo, quercia, rovere, castagna), che non aveano maggiore diametro; ma se il tronco che forniva il palo, era troppo grosso per poter essere adope- rato intiero, allora Io si spaccava, pel lungo, in quarti, e la sezione trasversale di questi non essendo più circolare, ma quadrilunga o tra- pezia, i pali che se ne cavarono, presentano un diametro maggiore ed uno minore; quello varia dai 16 ai 19 centimetri, e questo dagli 8 ai 10. — Come dicemmo, i pali, a norma della loro lunghezza, sporgono più o meno (sino a 0,50 mei.) colle leste dalla terra uli- ginosa, la quale, della potenza di un metro, li comprende però pel (1) Come nella Svizzera. — UESon 1, e. pap:. 14. 68 srnoBEL e pigorim, maggiore trailo. Le punte loro, pure a norma della grandezza dei pali, entrano più o meno nel sollosuolo argilloso, alcune appena di alcuni centimetri, ed altre sino per 6 decimetri. I pali, la cui punta non penetrò di molto nel sottosuolo, che dimostrammo (al capo I) essere slato il fondo dell' aqua, sono attualmente inclinati dalla punta alla testa, ossia per tutta la loro lunghezza; quelli invece che ma""iornìente vi si sprofondarono, mostransi tuttora verticalmente impiantali nella parte inferiore, nella superiore sono essi pure in- clinati, essendosi però curvati senza spezzarsi; ciò che proverebbe una pressione lentamente crescente da parte della terramara sovrap- posta, e quindi un accumulamento graduato della medesima sopra la palafitta, sino a raggiungere Io spessore massimo di 2,30 metri. La punta dei pali non venne formala coU'ajuto del fuoco, ma solo per mezzo di uno strumento non troppo tagliente il quale vi lasciò quindi i segni evidenti dei molli e piccoli tagli a ciò occorsi, come lo provano anche le piccole scherjcje slaccale in tale operazione, e che del pari si raccolsero. Fig. 4. iProporziuiic i : 0-2.) a. l'ali. — h- Travi. — e. Assi In mezzo ai pali e con essi confuse, attualmente, ora sopra ed ora sotto ai medesimi, incontransi le tuavi, a prima giunta, indistinguibili dai pali (fig. 5 e. e 1 6.); poiché solo l'esame delle estremità ci chiarisce, con sicurezza, circa la destinazione di (|ue' legni. Non si può, al pre- I,K TF.RnEMvnE E I.F. PALAIMTTE Ol-I. PAflMI-NSE 69 sente, più riscontrare la loro disposizione, come dovea essere, or- dinala, ma bisogna ricorrere alla disposizione dei pali, ai rapporti tra (juesti e le travi, e tra esse slesse, per ricostruire la travatura intera. A tale riguardo osserveremo, come alcune si adagino sem- plicemente sulle teste de'palio sulle travi che incontrano (fig. 7 e 9 b.), altre siano tenute salde o da una scanalatura tagliala nella lesta dei pali, oppure per una inlaccatura delle travi slesse (fig. 9), talalire siano incastrate in un foro quadrato praticato sotto la testa dei pali od alla estremità delle travi (fig. 9). [H Fig. 5. (Proporzione l : 04.) I. Terra vergine o fondo dell' aqua stagnante. II. Terra uliginosa od aqun. III. Terramara. Queste toccano la lungìiezza di 2 , .5 e più metri , ed il loro dia- vielro varia, come quello dei pali, e del pari, a seconda che si fece uso dei tronchi interi ovvero degli alberi spaccati in quarti (0,10 a 0,15 mill.) — Comparativamente poche sono le assi che esistono tuttodì fra le mine della palafitta, ed accenneremo in seguito il mo- tivo probabile di tale scarsezza. Avemmo però la sodisfazione di tro- varne varii gruppi in posto sulle travi (fig. 5 e, 4 e e K), pel quale fatto funniio edotti che l'assito era composto di un solo strato di assi, che queste non erano fermate sulle travi né da chiodi, né da vimini. 70 STROnF.I. E PIGOniM, né da incastri di sorla, ma I enule ferme unicamente pel peso ti4iisHit«wiató' ,\Vi.AÌ^- i Fìk. 10. (Proporzione 1:02.) -Spaccalo della fig. 3 .sulla linea AB. 1. Terra verdine o fondo dell' aqua. — It. Terra uliginosa od aijiia. III. Terramara. — IV. Terra trasportala. (/. Ranco di sctieggc di pietra. — ì>. Letto di rarhnni e roeri hniciali. <*) Moni.oT. Éliides . citati, pag. 275. LE TERREMAHE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE TtJ quelli, portandosi oltre la periferia della costruzione, a 6 deci metri circa sotto la loro testa, slendevasi un banco, largo 15 ed allo 2 decimetri all' incirca, di ciottoli di calcare del nostro Apennino, in parte appena fessi, ed in parte scheggiati più o meno minuta- mente, e parzialmente coperti di vernice vitrea (fig. 10 «). Questo banco artificiale contenente un letto di carboni, e di paglia, frumento e cocci bruciati (6) non era orizzontale, ma inclinato verso la pala- fitta , e pare quindi che seguisse la pendenza della riva dell' aqua scomparsa, e la segni. Lungo il margine della palafitta, ma più a mezzodì della località da noi scavala, si incontrò una specie di diga. Fig. 11. (Proporzione 1 : 02.) I. Terra vergine o fondo dell' aqua. II. Terra uliginosa od aqua. HI. Terramara. Constava dessa di un muro di travi, lunghe sino b metri, di cui l'inferiore poggiava orizzontalmente sul fondo dell' aqua, ossia sulla terra vergine (1) e le altre le erano sovrapposte pure orizzontalmente e nella stessa direzione, l'una sopra l'altra, formando una sola serie. Erano tenute contro il lembo della costruzione da pali, che obliqua- mente infitti nel detto fondo, incontravano ad angolo retto questa sorta di muro formalo dalle travi. Costituivano essi delle file di pali inclinali l'uno sopra l'altro ed interposti, alla loro lesta, tra trave e trave, per modo da alternare con esse. La diga per tal modo co- strutta si alzava di 16 e più decimetri dal suolo, ed il numero delle 76 STROBEL F. PICORINI, travi, sovrapposte 1' una all'allra, come pure quello dei pali di ca- dauna fila che a quelle travi si connetteva, oltrepassava, o toccava il numero di sette; le file de' pali poi che sostenevano la diga, erano poste a circa tre metri di disianza 1' una dall'altra, e se ne misero a scoperto quattro. — 1 pali arsi alla testa, le travi, le assi, le biade bruciate, le stoviglie e le fusaiuole pure cotte e sformate dal fuoco, ci sono più che semplici indizii di incendiij, sia volontari!, sia invo- lonlarii, che distrussero or l'una, or l'altra parte della palafitta , e forse in epoche diverse. Un altro testimonio dell'azione del fuoco, come sappiamo, è il banco, poco fa descritto, di ciottoli e scheggie: inciliniamo però a ritenerlo l'effetto, anzi che di un incendio, di una combustione volontaria con intento industriale, forse per cuocere o fondere a fuoco intenso. — Varie sono le opinioni sulla destinazione delle palafitte. Non toccheremo più della ipotesi, che servissero allo scopo funerario, perchè crediamo di averne già abbastanza provata la inammissibilità al capo VII sulla origine della terra delle palafitte (e della terramara); indicheremo invece le altre, e vedremo quale di esse più si adatti a spiegare i fenomeni che si osservano nella no- stra palafitta. Alcuni sostengono, o sostennero, che sulle palafitte si convenisse, in massa, per compiere i riti religiosi, sagrifizii, feste, danze e banchetti. Altri (1) credono che il popolo vi si radunasse soltanto a convito; ed altri ancora, che, all'opposto, vi tenesse sta- bile e fortificata dimora (2), Alcuni ravvisano in queste costruzioni unicamente delle castella (3), altri delle fabbriche di armi o di stru- menti, oppure dei magazzini di biade e di altri oggetti per tal modo difesi ('t), altri infine, e la loro ipotesi è la sesta ed ultima che co- noscemmo, ritengono che fossero luoghi di mercato (B). Noi, in ciò d'accordo coi signori Jahn ed Uhlmann (1. e.) e vari altri, esclude- remo la supposizione che le palafitte in genere, si fabbricassero esclu- sivamente per un determinato scopo, ed unicamente ad esso servis- (1) Hesor, I. e. pag. 11. (2) Dl'Ho, I. e. pag. 22. {3J Jahn ed Uhlman.n, I. e. pag. 8. (4) Dksor, I. e. pag. 7. (3) Stoppani. lUcerchc folte ncUc \mlafdk del Ingo di Vnrcsr, negli Alli oiiall, pag. 433. LE TERHEIUARE E LE PALAFITTE DEL I>AtlME^SE 77 sero; e crediamo invece che nel coslriiirle si avessero di mira pili iulenli, oppure, che una tale costruzione eseguita ad un determinato fine, in seguilo, mutale le circostanze, servisse ad un altro. E nel caso concreto poi della palafitta di Castione, ci pare di poter arguire dai falli sinqui esposti, che essa fosse da principio costrutta a difesa, fosse una sorta di castello , ma che poi, a poco a poco, si convertisse in una stabile dimora. E ciò noi deduciamo dalle seguenti osservazioni e riflessioni : Non fu costrutta, né servi pel cullo religioso, perchè nessuno fra i tanti arnesi, che scaviamo dalle sue reliquie, porta l'impronta della destinazione ad un tale scopo; all'opposto è patente che sono arnesi d'uso domestico o guerresco. Se il popolo che la piantò non vi fosse accorso che a convito, non vi troveremmo dei piccoli magazzini dì biade, non il battuto, non le pesanti sottomacine, non infine, le ossa e le corna cervine intagliate, per cavarne degli strumenli, poiché l'avervi raccolti questi avanzi, prova che sul luogo si esercitava l'industria. La palafitta in quistione non potea essere destinata, come pare che lo fossero invece quelle dell'età del bronzo dei lago di Neuchàlel (1) e di Bienne (2), a custodire le armi e gli arnesi provenienti dalle fabbriche proprie o straniere, né ad ammassare le provvigioni; giac- ché gli oggetti di Castione, anzicché intatti come quelli pescati dal detto lago, sono già usati e quasi tutti lesi o rotti, ed i commestibili sono assai scarsi, abbondanti invece gli avanzi del pasto. Quasi tulli i fatti che ci inducono ad escludere l'idea che la pa- lafitta di Castione fosse un luogo di culto o di convito, oppure un magazzino fortificalo, ci persuadono che non fu né meno un luogo di mercato; mentre le palafitte dei laghi, all'opposto, vi si poteano prestare ottimamente, essendo che le naturali, e per 1' addietro anco le uniche vie di comunicazione tra gli abitatori delle opposte sponde di un lago, sono le sue aque; ciò non ha luogo invece appo noi. (i) Dksor, I. e. pag. 7 e lo. (2) A Nidau furono raccolti 500 agili crinali di bronzo in un solo punto. Reviie sa- voiiieune, 186-2, HI, page 54. 78 STI'.OBEL li PIGOKINI, Escluse per tal modo quatlro delle sei ipolesi, non ci rimangono più che le due da noi ammesse. Ala non ci basta di cssei'e giunti a que- sia conclusione per la via negativa delle esclusioni , è necessario che ne adduciamo delle prove od almeno degli indizi! positivi. Abbiamo veduto che nella provincia di Parma, come in generale nell'Emilia, molle sono le terreraare, ossia gli avanzi di stazioni preromane in terraferma, mentre eccezionali vi sono le palafitte, ossia le stazioni aquatiche; eccezionali quindi debbono pure essere stali i molivi che indussero Io stesso popolo a piantare con istraordinaria fatica quelle abitazioni. E noi non possiamo a meno di scorgere i motivi della prima fondazione di queste, nel desiderio di prepararsi in un caso di pericolo un luogo di rifugio, una fortezza. Né si dica che la dif- ferenza nelle abitazioni dello stesso popolo fosse richiesto dalla dif- ferenza nelle condizioni del suolo, asciutto per lo più, paludoso ta- lora; poiché noi dimostrammo già, come nessun avanzo vegetale, sinora raccolto, venga a convalidare l'asserzione, già altre volte da noi slessi publicata, che le aque dalle quali sorgevan le palafitte fossero paludose. Per l'incontro abbiamo forti molivi per sospettare, che il limitato bacino relativo venisse o scavalo od allargato ad arte, ed empito di aque, come le fosse de' castelli e delle fortezze. Pas- sato il pericolo, abbandonarono la palafitta, per rilornarvi al pros- simo pericolo; invece, perdurando questo, vi rimasero, sinché len- tamente la palafiUa da dimora temporaria si tramutò in dimora slabile. Questa opinione però, lo confessiamo, non ha per sé ancora delle prove inconcusse; ma è fuor di dubbio che la pala fitta di Castione era una stazione aquatica preromana , sia poi slabile sin dal prin- cipio della sua costruzione, sia leuìporaria da prima e stabile di poi. Di più, come già provammo al capo li, da stazione aquatica si trasformò di poi in stazione asciutta , e ciò avvenne lentamente; prova ne siano i pali maggiori, che verticali nel tratto infitto nella terra vergine, si sono inclinati nel trailo superiore ma senza essersi spezzali, come precedenlemenle avvisammo. Il peso che li curvò dovea dunque aumentarsi a poco a poco, e siccome questo peso viene costituito dalla sovrapposta terramara, così dobbiamo dedurre che questa vi veniva accumulala lenlamenle. E poiché dessa non è altro LE TEHREMARE E LE PALAFITTE DEL PAnMENSE 79 fuorché l'avanzo della dimora all' ascialo, così siamo naluralmenle condotti alla conclusione che il passaggio dall'una all'altra sorla di dimora fu graduato. E allorché la costruzione in legno, trovatasi a secco diveniva superflua, gli abitanti doveano naturalmente cercare di trarne profìtto. I pali erano troppo interrati e molte travi troppo saldamente ad essi congiunte, perchè valesse la pena di cavarli, mas- sime nella abbondanza di legna di que'dl; le assi invece eran poste alla superficie, appena sotto il pavimento, e da lui solo tenute in posto, conveniva adunque levarle ed adoperarle, o come combusti- bile, oppure nella fabbrica delle capanne. Ecco ! perchè poche sono le travi, e pochissime le assi che trovammo nello scavo. Capanne. Prima relaz.,p. 4. i^^rGÓe/, Avanzi preromani, tav. IV, fig. 1. Pezzi di fondamenta, di terra alquanto tenacemente impastala, frammenti di pavimento più o meno battuto e consistente, avanzi di travi e di gratìccie. bruciale per lo più, infine pezzi di intonaco , d'argilla, ecco! in che consistono i residui rimastici delle capanne del popolo delle mariere. Da essi possiamo arguire, che questi abituri erano simili alle abitazioni delle palafitte elvetiche, nonché alle case dei Celti, descritteci da Strabone. 1 frammenti di intonaco, raccolti, si mostrano leggermente cotti, e per ciò appunto rileniamo, che siansi sinqui conservati. Probabilmente sono pezzi di parete vicina al foco- lare, del quale anche nella terramara incontransi rade vestigia; op- pure sono frammenti di capanne consunte dal fuoco. Nella faccia esterna di que' pezzi d'argilla veggonsi le impronte lasciate dai travi e dai graticci scomparsi, nella interna osservansi talora delle rughe in direzione normale a quella delle impronte dei graticci, e para- Iella invece colle tracce delle travi. La parte interiore appare quasi sempre più o meno concava, ciò che fu osservato anche di molti frammenti di intonaco raccolti nella Svizzera. Se per questi può va- lere la spiegazione data dal colonello Schwab, che essi cioè siansi curvati, perchè caddero nelle onde lacustri allo slato rovente (1): (ti Schwab. Ansiedeluìig von CortaiUod. Nella più volle ciUUa V. Kelazioiie di Keller- 80 STKOBF.L K PIGOIU.M , la medesima interpretazione del fatto non regge pei pezzi che rae- coglierarao nelle terremare, ove una tale azione dell' aqua rimane esclusa. Crediamo dunque di potere ammettere per certo, che il po- polo delle mariere costruisse delle capanne di forma roloìida- non vogliamo però escludere totalmente l' opinione che egli ne abbia erette anco delle quadrilatere , ma per poterlo asserire, ci mancano quelle prove, che invece sono fornite bastantemente dalle palafitte dell'Elvezia. Là ove nelle mariere (come p. e. a Castione) non si incontrano avanzi di capanne, conviene supporre che abbasserò sotto tende od entro case di legno ^ di cui gli avanzi troppo difficilmente avrebbero potuto conservarsi per tanti secoli, per non dire che ciò sa- rebbe stato impossibile. Non abbiamo dato alcuno, per poter arguire di che le capanne fossero coperte, se di paglia, stoppa, assi od altro. CAPO Xlll. Vasellame. Prima relazione, pag. B. Nelle terremare e nelle nostre palafitte si rinvengono gli avanzi di vasi di terra cotta^ di vasi di pietra e di vasi di legno. Comincie- remo il discorso relativo con un cenno sull'unico F^aso di legno di quercia finora scoperto. Ha forma di scodella semisferica, del massimo diametro di un decimetro, e della altezza di 7 centimetri. Non è in- tiero, mancandone una terza parte circa; motivo per cui non pos- siamo decidere se avesse o no un manico. Venne scavato dalla terra della palafitta di Castione. Le lazze di legno sono oggetti rari anche fra gli avanzi delle costruzioni lacustri delia Svizzera. Nulla abbiamo da aggiungere a quanto esponemmo nella Prima relazione ( pag. 1 1 ) intorno ai pezzi di P^asi di pietra oliare, o laveggi, raccolti in certe terremare. Dai frammenti possiamo arguire, che i vasi aveano la forma di cono tronco, erano di mediocre gran- LG TERRAMARE E LE PALAI'ITTE DEL PARMENSE 81 dezza (i), con orli semplici^ mancavano di manico, nonché di ornali, a meno che per tali si vogliano considerare quelle rughe circolari, paralelie all'orlo, che solcano la parete esterna di alcuni; sono esse equidistanti nello slesso vase, ma corrono a distanze differenti nei differenti vasi (2). Non possiamo non riconoscere in questi solchi l'effetto dell'azione del torno, avvertiremo però, che sono assai piìi fitti nell'interno del vaso e più profondi e costanti. Secondo la fi- nezza del lavoro varia lo spessore delle pareli e dei fondo. Questo talora è internamente, oppure anche all'esterno, coperto da una pa- tina carbonosa, ed inoltre forato, ma quasi tulli i fori veggonsi tu- rati con chiodi di ferro. Laveggi usati da' popoli delle mariere o dai loro fratelli, furono raccolti anche nell'lmolese, a S. Zeno nella valle trentina del Noce, ed altrove nell' Italia superiore; a S. Zeno insieme ad armi (sorta di Celt) di ferro, presso Imola, salvo errore, con globi di vetro. Alcuni laveggi però sono indubitatamente romani. La quasi totalità dei vasi, sia delle lerremare, sia delle palafitte coetanee, sono di terra colta. Di queste Stoviglie. come più volte ripetemmo , scavansi i cocci a migliaja e migliaja ; pochi e piccoli sono i vasi trovati interi, 80; pochissimi quelli di cui potemmo raccogliere e riunire i pezzi, 20, e quasi tulli trovati nella terra delle palafitte, come accennavasi al capo I. Troppo ma- lagevole, e pur sempre poco intelligibile riesce una descrizione di tali oggetti senza la loro rappresentazione grafica ; all' opposto , ri- mandando a delle figure, ben succinta può tenersi la loro illustra- zione. E ciò è appunto, quanto noi intendiamo di fare, poiché la mas- sima parte delle nostre stoviglie fu già disegnata nelle memorie di Gastaldi (5), di Keller (4) e di Slrobel (8), nonché nella prima no- (4) La base del maggiore, dal frammento raccolto, può calcolarsi dei diametro esterno di 274 millimetri. Un vaso intero, ma di incerta provenienza, di forma quasi cilindrica, è alto m. 123, il diametro della sua base é di 75 e quello dell'apertura di 89. (2) Massima distanza 7 millimetri. (3) Gastaldf. Nuovi cenni già citati , tav. IV. e V. (4) Keller. Pfahlbaiiten, S.'' relazione, citata, tav. I. (5) Stbobel. Avanzi preromani, citati, tav. IV. — Le tavole I. a III. di quest'opera sono le slesse della 5.^ relazione sulle palafitte del Keller, qui sopra citata. 6 S2 STROBCL E PiGoni.Nr, stra relazione (pag. 6. 7. 9). — Qui, precorrendo la logica esposi- zione dei falli e delle conclusioni, bisogna pure che avvertiamo^ come nella maggior parte delle terreraare non si incontrino di me- lallo, fuorché oggetti di bronzo, mentre in alcune altre, nelle meno antiche, rinvengonsi anche oggetti di ferro. Dovevamo accennare questa differenza, poiché ad essa corrisponde pure una differenza nelle stoviglie che troviamo nell'una e nell'altra sorta di mariere, diffe- renza che si manifesta specialmente nella composizione della pasta ^ nella maniera di darle forma e di cuocerla, infine nella forma degli orli dei vasi. Ma, sebbene queste diversità si appalesino nella mas- sima parte delle stoviglie, secondochè furono tratte da terreraare o da strati loro, più o meno antichi, pure non possiamo stabilire Ira esse, e tra le terre slesse, una demarcazione, che escluda il passag- gio graduato dalle une alle altre (1). — Qualunque sia la loro età, pos- siamo distinguere i vasi di terra, quanto alla composizione della pa- sta, in tre specie: vasi grossolani fatti coH'argilla impura, quale si raccoglieva; stoviglie impastate con più cura e culT aggiunta di date materie estranee; inline vasi fabbricati con argilla dilavata e fina. Le materie che si mescolavano appositamente alla pasta, e che noi coi figuli di Càsola , e per brevità, comprenderemo sotto il nome generico di tarso, erano destinate, come si sa, ad impedire, che la stoviglia nel cuocersi si dilatasse ineguiiliaenle e mutasse forma, e a darle la proprietà di tollerare il rapido passaggio dal freddo al caldo e viceversa. Il tarso non agendo che fisicamente, ne veniva che le sostanze a ciò usate, variavano a seconda della natura geognoslica della contrada. Cosi il tarso de' popoli lacustri di Lombardia, ora con- slava di amfibolo, od ora di felspalo, secondochè le rocce in posto, o trasportate, sono amfiboliclie, oppure di granito, il quale veniva appositamente sgretolato mediante l'azione del fuoco. Presso Albano questi minerali sono sostituiti, nelle stoviglie preromane (2), dal peperino, contenente peridoto e pirosseno; e da noi, similmente che (1) Questo passaggio fu osservalo anche nelle sloviglic pre-romane dell'Elvezia, per cui non riesce sempre fa(;ile di distinguere quelle più antiche dalle posteriori. TnoYoii, Fouilles fnitesà Concise, page 11. (2) Visconti. Intorno alatili vasi sepolcrali riiwcitnli ìiclle vici)iaiizc. della antica Alba- t-ongn. Negli Alli (.IcIl'Accadcmia romana d'Arrlieolojjia, parte 11. p;ig. 32;ì, Roma, 18.^3. LE TEnnEUAnE E LE PALAFITTI: DEL PARMENSE «g^ nei diparlinienli del Card, di Valchiusa e delle bocche del Rodano (i); il popolo delle mariere, specialmente ne' tempi posteriori, usava per larso frammenti più o meno piccoli e romboedrici di calcare spatoso; e di rado soltanto e nelle prime epoche, egli si serviva a ciò di granelli di sabbia o di silice all' usanza de' suoi fratelli nell'Elvezia (2). — La composizione della pasta di un vaso, il modo con cui risulta essere stato foggiato, il grado di coltura, il colore e la lucentezza della superfìcie del medesimo costituiscono un complesso di caratteri per modo tra loro connessi, che non sì può trattare partilamenfe di uno di essi, senza toccare degli altri; per cui, a scanso di inutili e dannose ripe- tizioni, nel passare in rassegna le varie sorta di stoviglie preromane nostre, le confronteremo tra di loro simultaneamente sotto tutti que- sti aspetti. / vasi delle palafitte furono fatti colle mani, non al torno, sono stati cotti a fuoco poco intenso (3), non mai al forno, nella loro pasta non si può scorgere la mescolanza di spato calcare (4). Vi si notano delle differenze a norma dell'uso diverso cui doveano ser- vire. Le stoviglie più fine, come le scodelle, le tazze, le sottocoppe sono impastate di argilla lavata, quasi sempre nerastra, forse per so- stanze grasse o segatura di legno o bitume o carbone misti ad essa, o per fumicazione, o per ambe le cause; talora è grigia, giallognola o rossastra (B); la superficie tanfo interna che esterna del vaso è le- vigata e più o meno lucente, presenta cioè una sorta di vernice, la quale però non ne cambia il colore e sembra della sostanza stessa del vaso; inumidendolo, essa si perde talvolta, e la superficie appare porosa e smorta. Si riesce a restituire la lucentezza, sia collo spal- mare della fina polvere di grafite tenera sulla superficie, sia anco semplicemente collo strofinarla. Gli autori svizzeri ritengono che i figuli delle loro palafitte dessero quella patina al vasellame appunto mediante la grafite; ma per rispetto agli artefici delle nostre pala- fi) MouLOT. Eludes citali, pafje 283. ■ (2) E degli aboripreni della Florida e dell'America settenlrionale, secondo Sghoolcraft nilato da Keller nel •è." rapporto su le palafitte, pag. i37. (3) Sono talvolta tanto malcotli da sciogliersi nell'aqua, se vi si lasciano per qualche ora. (4) Ridotti in polvere, questa non fa effervescenza cogli acidi. (5) Forse per l'azione di un fuoco intenso accidentale, p. e. dì un incendio, di una fornace; eomt? ci siamo persuasi con sperimenti fatti apposilamenle con dei cocci nefu 9h STIIOBFL E niGOKlNf. fine, noi dobbiamo dubitare assai, che procedessero similraente, poi- <;hè quel minerale non si trova nel nostro paese. Incliniamo piutto- sto ad ammettere che ingubbiassero i vasi più piccoli, li rivestissero cioè di argilla più (ina, e levigata mediante gli strumenti spaloliformi che rinveniamo. La pasta delle stoviglie grossolane contiene varie ma- terie eterogenee, come grani di sabbia, carboni, fuscelli, sia acciden- talmente unite per la poca cura che vi si preslava, sia anche mi- stevi volontariamente, poiché molti di questi vasi doveano essere esposti e resistere al fuoco , come lo provano le croste di sostanze organiche che veggonsi ancora patentemente aderenti alla loro su- perficie interna. Cenerino, giallognolo, più o meno tendente al ros- signo, né mai nero, è il colore esterno di questo vasellame; lo strato interno, fra le due superficie, si appalesa, i)er la poca sua cottura, cenerino-nerastro. Non offre traccia di ingubbiatura (t). — La sto- viglia delle terremare, nelle quali non si incontrano oggetti di ferro, e che denomineremo perciò rfe/fetó del bronzo, o non differiscono punto da quelle delle j^alafilte o ben poco (2). Noteremo soltanto che in esse la copia dei vasi neri e dei lucenti è minore che non nelle palafitte; che compajono di tratto in tratto dei cocci di colore rosso mattone quasi uniforme, e degli altri in cui la mescolanza di spato calcare imperfettamente calcinato (3) alla loro pasta è evidente. — Invece i vasi di terra colla delle maritre, in cui rinvengonsi oggetti di ferro, e che quindi chiameremo dell' età del ferro, si distinguono facilmente e quasi costantemente da quelli delle palafitte. Sono sem- pre ben colli, probabilmente al forno, perciò più duri e sonori, quasi mai 0 poco lucenti, per la massima parte lavorati al torno (4). La (1) Per farsi una idea delie dimensioni delfe maggiori stoviglie , diamo qui le mi- sure 1." della base più ampia di vaso clie abbiamo trovala: diametro 22i , spessore 27 millimetri; 2." dell' apcriura di un gran vaso veniricoso: diametro 28 centimetri. (2) Dimensioni della niag;^'iur base: diametro esterno 14 deci m., spessore 35 millira. (3) La loro polvere fa quindi leggera effervescenza cogli acidi solforico ed azotico. (4) Al pari de'laveggi die loro sono associati. Parrebbe cbo le pareli delie stoviglie fine dovessero essere più sottili di quelle dei vasi di terra dell'età del bronzo; ma non lo sono (min. spess. 2 mill). — Dalla curva di un frammenlo di labbro possiamo dedurre che la bocca del vaso cui spettava era larga 32 ceiilimelri; e da questa cifra poasjamo approssimativameiilc calcolare l'ampiezza di quel gran vase wntricoso. LE TERREMAHE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE 9^ pasta del vasellame piccolo, il quale, come quello fino delle palafitte non veniva probabilmente usato al fuoco, è omogenea, cenerino-nera- stra 0 bruna o giallognola; invece all' argilla delle stoviglie maggiori, sia perchè resistessero alla cottura nel forno, sia perchè tolerassero i passaggi di temperatura sul focolare, vedesi quasi costantemente unito ed a larghe dosi lo spato calcare (1). il colore esterno delle medesime varia dal cenerino al giallo ed al rosso anco intenso; lo strato interno è cenerino chiaro, più o meno uniforme; però sia nello strato interno che all'esterna superficie, spiccano dal fondo le mac- chie bianche dei piccoli romboedri calcari (2). — Già nella Prima relazione (pag. 10) abbiamo richiamala l'attenzione sul fatto, che nel paese di Cdsola, nel nostro Apennino, si conserva tuttodì il co- stume di fabbricare delle stoviglie, simili a quelle delle mariere del- l'età del ferro per l'impasto, ossia per l'unione dello spato calcare all'argilla, ed analoghe a quelle delle terremare più antiche quanto alla cottura ed al modo di foggiarle, poiché sono cotte al fuoco co- mune e formate colle mani e con arnesi primitivi di legno. Al luogo citato parlammo diffusamente di questa industria, per cui più nulla ci rimane a dire in proposito; però aggiungeremo la notizia, non è guari, ricevuta da Morlot, che vasi consimili si fabbricano pure oggi- giorno nel Jutland (3). — Nessun vaso di terra intero ci fu dato finora di poter raccogliere nelle terremare dell'epoca del ferro, e ne rileve- remo altrove la causa ; per cui quanto alla forma^ non possiamo raf- frontarli, che insufficientemente, alle stoviglie delle mariere dell'età del bronzo e delle palafitte. Queste ora sono basse (Str. f. 8), ed in tale caso benanco carenate (Prima rei. p. 6; Kell. f. 11; Str. f. 9), ora semisferiche con fondo più o meno piano (Gast. IV. f, 3, 4; [l] Quindi si mostrano assai effervescenti alla prova cogli acidi. (2) Fra i ruderi della città romana di Lucerla , a destra dell'Enza , raccolgonsi cocci di impasto simile. (3) E, secondo Davies, dagli Arrovachi (Staub. Die pfahlbauten in den Schweizer-seen. Zurigo, 1864, pag, 46). Anche i figuli di Casola, come questi, quando incominciano un'olla, preparano prima coll'argilla un disco, il fondo; poi vi attaccano, l'uno dopo l'altro, e salendo a spira semplice, dei cilindretti della stessa argilla, e li comprimono colle dita. Cosi continuano, sinché l'olla giunge alla voluta grandezza. Per lisciare, grossolanamente, le pareti usano cavicchi di legno leggermente incurvati alla punta. 86 STROBEL E PICORIM, Kell f. 8, 10; Str. f. 10); talune raffigurano una sfera (roncata ad un polo, che è la bocca (Kell. f. 9, Prima rei. p. 7), tal'alfra invece han forma di due coni uniti alla base e troncali ai vertici, la bocca ed il fondo (Kell. f. 12; Prima rei. p. 7); però la maggior parte presenta le solite forme conico troncate (Kell. f. 7 ; Strobel f. 5, 6) più 0 meno venlricose, e specialmente i vasi comuni e maggiori. Invece quasi tutti i vasi delle mariere dell'epoca del ferro sembrano essere stati ventricosi^ giudicando dai cocci raccolti, si del vasellame grande e grossolano (l), che di quello piccolo e fino. E questa forma ven- Iricosa osservasi pure in un vaso piccolo ed intero di provenienza incerta, ma delia nostra provincia, il quale offre tutti i caratteri che scorgemmo, quanto alla pasta, nelle terreraare in discorso (Str. f. 11). — Tanto nelle terremare d'ambe le epoche, quanto nelle ])alafitte rin- vengonsi vasi, siano piccoli siano grandi, i quali per quanto può ar- guirsi dai loro cocci, aveano pareli basse, e sono traforali nel fondo; questi fori sono più o meno ampi (Gast. 11, f, 18; Str. f. 4). Non possono avere servito come graticole, poiché non vi si scorgono tracce di azione del fuoco ; pare dunque che siano stati degli slacci, inservienti forse alla fabbricazione del cacio. Ed allo stesso uso (2) eran forse destinate altre stoviglie nelle quali i fori furono praticali alle pareti^ sia in alto, come vedesi in qualche coccio dell'età del bronzo, sia vicino alla base, come in taluno dell'età del ferro (Str. f. 15). Similmente che nella Svizzera, furono raccolti anche nelle reliquie delle nostre stazioni preromane, dell'età del bronzo, dei frammenti (tre) di brocca che dal becco si appalesano per tali (Strob. f. 17). Anche dei cocci di bacili rinvengonsi nelle terremare della accennata epoca (3). hi esse e fra le palafitte incontransi pure, sebbene non comuni, dei cocci i quali non possono avere appartenuto che a vasi dì forme allungate cioè a sezione non circolare (4); e dalle mariere d'ambe le età (1) Queste stoviglie doveano avere la forma e le dimensioni del vaso figurato da C.ozzadini, 1. e. lav. II. fig. 2; non sono ornalo, hanno tre sporgenze, anziché anse. (2) Secondo Escher, I. e. pag 36, servivano a separare il miele dalla cera. (3) Como pure fra le reliquie delia citata Lucerla. ^ ■ ".in. I .(4) Similmente clie nel lago di Neuchiltcl ; I^ochat suppone che servissei'o'à'c!tóce% pesci.' CE TEftftEHAUF. E LE PAUFITTE DEL PAHMENSF. %f «cavaronsi frammenti di sloviglie a pareti piane^ la cui sezione orizzon- lale non polca quindi essere che Iri-quadri-ecc. angolare (Str. f. 3-18). InCme.) nelle terremare meno antiche^ troviamo cocci di vasi, le cui pa- reli non aveano eguale altezza, per cui il loro orlo non era orizzontale, o paralello al piano del fondo, ma segnava degli incavi anche conside- revoli in forma di tre parentesi disposte in questo modo'~'~—'''~^. Nelle lerremare or dette, la stoviglia ha quasi sempre dei labbri, cioè le sue pareti, all'apertura, o si gonfiano in uno o due cordoncini esterni oriz- zontali, paralellamente soprapposti se due, o si rovesciano in giù, men- tre si ingrossano più o meno (1). Il piano superiore di uno di tali labbri è largo 78 millimetri, ed il vaso, venlricoso, cui spettava, dovea avere una bocca del diametro interno, di 520 millimetri. Di cordoncini oriz- zontali intorno all' apertura talvolta ve n'ha due, uno esterno e l'altro interno (Slr. f. 12); e tal' altra il rigonfiamento del labbro guarda solo l'interno del vaso. Alcuni vasi piccoli aveano solamente un orlo semplice, formato cioè dal margine delle pareti troncate; la bocca di taluna delle stoviglie maggiori era limitata da un orlo semplicemente inclinato all'infuori. Il vasellame d'argilla delle palafitte e delle terre- mare dell'età del bronzo non presenta mai labbri ingrossati in cordo* nij né rovesciati^ ne con\ergenlì all'interno; ma orli più o meno evasi, ìisci od ornati in grafGto', oppure margini semplici^ spesso abbelliti ^alle impressioni consecutive fattevi a studio colle dita o con un legno, le quali imitano certi merletti (Kell. f. 7 ;Str. f. 6) (2). — In quelle terremare e nelle palafitte le pareti stesse delle stoviglie, restringen- dosi, ne formano per lo più il fondo, ora perfettamente piano., come dì solito (3), ora con due cordoni in croce, alla superficie interna (4) {Str. f. 16), ora più o meno convesso. Non trovammo finora ehe due (1) I cordoni ornano l'orlo dei vasi conico-cilindrici ; il labbro rovesciato é proprio dei ventricosi. (2) Anche dagli avanzi della città di Luceria fu tratto il frammento di un orlo, ornato di tal guisa, ma con maggiore esattezza ed eleganza. (3) La base piana maggiore, fra le raccolte, è dello spessore di 33 millimetri, e dei diametro di 4 decimetri. (4) Nei piattelJi moderni pei vasi da fiori non si fece che riprodurre questa forma preromana. . .i 98 STROBEL E PIGORINI. sole basi, convesse, terminate in punta ottusa; non sono invece rare delle basi con un rialzo semisferico nell'interno, cui risponde una infossatura all'esterno. Un vero piede^ simile a quello delle comuni nostre scodelle, non fu osservato che in pochi vasi e piccoli (Slr. f. 9). Esso riscontrasi invece frequentemente nel vasellame delle inariere dell'epoca del ferro (1); però i vasi maggiori anche di questa età sembrano avere avuto il fondo piano. — Pochi sono i manichi in in esse raccolti (2); sono verticali, comuni e semplici, ovvero forniti superiormente di una sola e breve appendice (Kell. f. 20), né mai di una appendice biforcuta. Le anse di quest'ultima forma sono comuni nelle terremare dell'epoca del bronzo e nelle palafitte e sinora ca- ratteristiche delle scodelle di tali stazioni delV Emilia. Noi a mo' dei naturalisti ed a seconda delle principali varietà nella forma, distin- guemmo quelle anse appendiculate in ansa bicornuta (Prima rei. p. 9), lunata, bituberculata^ bilanceolata, lagotis (Gast. tav. VI. f. 9), cin- cinnata^ transverse-appendiculata (Kell. f, 13-19). Infinite sono le modificazioni secondarie, che tali manichi presentano e nella forma e per gli ornati. Ora siamo certi, che i vasi, cui appartenevano, non eran forniti che di un solo manico.^ come sembra che fosse tutta la stoviglia di quei tempi, dotata di manico (3). E perciò crediamo che si confermi la supposizione da noi già altrove palesala (Strob. avanzi cit. p 2), intorno allo scopo di quelle appendici delle anse : mentre l'indice passava pel foro del manico, il pollice premeva nell'incavo della appendice, e cosi la mano, trovati i due punti di contrasto, te- neva a suo piacere, orizzontale o più o meno inclinata la scodella. L'uso di formare le anse di tal sorla per quello scopo, passò poi siffattamente in abitudine, da trovar le appendici anche ai manichi, che per la strettezza del foro non poteano dare passaggio al dito. Comunissime sono poi fra gli avanzi delle stazioni sopra dette le anse {{) Il fondo di un vaso di Lucerla è pure sorretto da un cotal piede. • (2) L'unico vaso intero, sebbene piccolo, non ha ansa (Slr. f. 41); e non l'hanno né meno i due consimili di Sesto Calende figurati dal Gastaldi (Il f. 23 e 28), né la maggior parte dei vasi raccolti a Villanova, egregiamente illustrali dal Gozzadini (tav. II-IV). — Uno dei cocci di quelle marierc ha un foro vicino all'orlo. (3) Fra le reliquie della necropoli di Villanova rarissime sono le stoviglie diete. GozzADiM I. e. pag. 18. le: TEnnFIHARE E LE PALAFITTE DEL PAIDIEIISB 89 semicirpolari o semielittiche , tullodi in uso pei vasi alti , ed ap- plicate verticalmente, ora con una estremità all'orlo e coli' altra alla parete (Cast. IV. f. 3, Kell. f. 10, S(r. f. 8), ora con entrambe a questa (Kell. f. 7). Taluna mostra curve assai eleganti, che imitano quelle dei manichi de' vasi etruschi. Nel vasellame grossolano sono ovvie le anse simili alle precedenti, ma che decorrono orizzontal- mente lungo il ventre del vaso. In luogo dei manichi, ma spesso anche insieme ad uno di essi, scorgonsi sul ventre in giro delle pro- tuberanze o dei tubercoli, per lo più tre (Kell. f. 9, 11, 12; Strobel f. 6, 10; Prima rei. p. 6 e 7), che doveano certamente servire a sostenere il vaso. Di solito quando manca un vero manico, una delle protuberanze, posta o verticalmente od orizzontalmente, vicina al- l'orlo o da esso distante, é forata (Cast. IV. f. U; Kell. f. 8, 9; Str. f. B; Prima rei. p. 7). In alcune rinveniaìmo ancora un pezzetto della cordicella di lino, a due capi, con cui venia appeso il vaso. Le protuberanze ora sono appiattite, ora semicilindriche, ora in forma di tubercoli più o meno sporgenti e puntuti. Infine, sebbene in poche stoviglie e piccole, non ravvisansi né manichi, ne protuberanze fo- rate, ma ne tengon le veci uno o due fori, praticati sotto l'orlo. — Quanto agli ornati del vasellame delle palafitte e delle terremare più antiche giova sopratutto far rimarcare, che non si può mai scorgere in essi il minimo indizio di un tentativo del figulo a volere figurare degli oggetti naturali ; non constano che di figure geometriche più o meno artisticamente riunite, intrecciate ed eseguite. Sono composte da linee rette o curve, ad angolo od in circolo, impresse a graffito (Kell. f. 18, 23, 24; Str. f. lO); da rughe e cordoncini e cordoni (Kell. f. 19; Slr. f. 5, 15), talora increspati come un merletto; da tubercoli, da palottoline di argilla appiccicate, l'una vicina all'altra, alle pareti del vaso (Str. f. 13); infine da impressioni semisferiche (Kell. f. 23; Str. f. 10). Tali ornati scorgonsi all'esterno, e nell'in- terno del vasellame (Kell. f. 24) aperto. In una mariera dì collina (Scipione) raccogliemmo il coccio di un vaso mediocre, la cui su- perficie esterna porta delle impressioni disposte in serie attigue, sì da imitare gli anelli di una maglia. Nella lerramara di Vicofertile , in pianura, rinvenimmo un coccio di vaso piccolo con ornati in graf- dt)' STUOBEL E PIGOniNI, filo; vicino ed in giro all'orlo, che è leggermente evaso, evvi una corona dì circoli, alla cui periferia si osservano ancora gli avanzi di anella di bronzo (ossidati), i quali, impressi nella pasta, quando era ancor tenera, formavano appunto quelle ligure geometriche; è un primo saggio di intarsiatura (Kcll. f. 22). Dalla palafitta di Castione sca- vammo un vaso nero, lucente, di forma sferica con orlo evaso, e col ventre fornito ingiro di 4 protuberanze, l'una delle quali forata; è ornato con due eleganti stelle composte ed in rilievo, le quali sepa- rano i tre tubercoli non forati, essi pure in egual modo ornali. Po- chissimi sono i cocci da noi rinvenuti nelle mariere dell'epoca del ferro^ i quali mostrano degli ornamenti. Questi consistono in disegni geometrici in graffito^ in -punti impressi (Str. f. 14). Un coccio di località incerta , che per la qualità della sua pasta , riteniamo della medesima età, presenta un ornalo eseguito mediante l'impressione con uno stampo ed imitante una ghirlanda di foglie (Kell. f. 21). — Finora non incontrammo che due cocci, a Vicofertile, che possono ritenersi come frammenti di coperchi: l'uno è grande, a disco, con ansa comune nel centro; l'altro è piccolo, convesso, con foro nel mezzo. — Una ventina delle stoviglie, raccolte intere, sono assai piccole (minima alt. 13 mill., diam. est. 24), han forma conico-tron- cata, conico-ventricosa o semisferica; sono talora affatto prive di ma- nico e di tubercoli, e non forale (Gast. V. f. 10,11), oppure con uno 0 due fori all'orlo (Str. f. 7); talaltra, ma rada, sono fornite di una ò più protuberanze, non forate, o forate perpendicolarmente (Str. f. B) ovvero orizzontalmente. Questi vasi, di cui i simili si rinvengono an- che nell'Elvezia, erano fjiiiocatoU^ o modelli^ o vasi simbolici? CAPO XIV. Confronto delle stoviglie delle nostì'e palafitte e delle terramare con quelle preromane della Svizzera e di qualche località d'Italia (1). Siccome i cocci compongono la massima quantità degli avanzi in- dustriali scavali dalle terremare e dalle nostre palafitte , cosi dobbiamo , (1) Non possiamo istituire alcun paragone cui vasellame dei Kioekkenmoedding, poi' «feè di questo non sappiamo altro, se. non chn era grossolano, fallo colle mani, e d'ar- gilla mista a rena; d'altronde ci ó già nolo clic quei depositi sono dell'età df//a pietra. LK TEnnEMARB E I.E PALAFITTE DEL PAUMENSE 9i necessariamenle fermare su di essi la nostra parlicolare attenzione, se vogliamo istituire dei paragoni tra le reliquie di quelle stazioni pre- romane ed i monumenti della stessa epoca di altri paesi. Ed un si- mile confronto ci è tanto più necessario, in quanto che ci attendiamo specialmente da esso dei lumi per potere stabilire con probabilità, quale sia stato il popolo che ci lasciò i deposili e le costruzioni in discorso, donde venisse nel nostro bacino padano, ed in quale epoca. Siccome scorgemmo delle differenze tra la stoviglia delle palafitte e delle terremare, in cui non potemmo rintracciare alcun oggetto di ferro, e quella delle terremare j nelle quali raccogliemmo qualche, sebben raro, arnese di questo metallo; così nel confronto che ora andiamo ad istituire, manterremo una corrispondente separazione; e lo incomincieremo col vasellame delle palafitte e delle mariere della stessa epoca, cioè dell' età del bronzo^ che è per esse, la più antica. Poiché da queste stazioni possediamo una discreta copia di avanzi industriali d'altro genere, che del pari ponno di conserva condurci allo scopo sopraccennato, cosi il nostro paragone sarà limitato ai punii più essenziali. E siccome troppo noto ormai è la somiglianza della stoviglia predetta con quella delle abitazioni lacustri e delle co- lonie preromane in terraferma deW Elvezia, nell'età del bronzo, non faremo qui che rilevarne le poche e secondarie differenze. Fatta astrazione dai manichi appendiculati, ì quali, come vedemmo, sono caratteristici di molte scodelle de' nostri depositi, ne sì rinvengono altrove (1), scorgiamo la più notevole differenza, tra i vasi minori nostri e quelli della Svizzera, nel loro fondo^ che è quasi sempre piano o leggermente convesso nei primi, termina invece assai di frequente a punta od a tubercolo acuto ne' secondi, sì che per tenerli verticali sì rendevano necessarie delle ciambelle di terracotta, inoltre nei sol- chi degli ornati in graffito del nostro vasellame non scorgemmo mal della creta, mentre i figuli elvetici non di rado li riempivano con questa terra bianca, onde meglio spicassero (2). Dei vasi delle palafitte del lago di Farese non conosciamo che (1) Nel museo di Zurigo evvi un coccio , il quale potrebbe forse essere una deU« ."ippendici laterali di ansa cincinnata. (2) Come ad Ebersberg, EscHEn I. e. p. 36; a Cortaillod, Schwad. in spee. 9^ STROBEL E PIGORI^tl, cocci; ma questi si distinguono dai nostri, e pel differente impasto, come già avvertimmo, e per la maggiore rozzezza del lavoro; sono di un' epoca più antica. Alle nostre stoviglie rassomigliano pure, come già rilevava il Ga- staldi, quelle raccolte nelle palafitte della torbiera di Mercurago in Piemonte; nessuna però fra quelle raffigurate dall'esimio geologo (1) hsL manico con appendice; invece tre sono fornite di due anse, mentre noi non ne rinvenimmo alcuna dieta nelle nostre palafitte e nelle niariere coeve. Secondo De Filippi, nei tepe della Persia riscontransi ora dei cocci di colore nero anche nella spezzatura, assai grossolani, tanto pel lavoro che per la qualità della pasta, ed il grado di cottura, come a Sultanieh (2), e noi possiamo raffrontarli, salvo errore, ai cocci delle nostre stazioni preromane in questione; ora i frammenti di sto- viglie vi sono del colore ordinario rosso mattone vivo , ben cotte e di lavoro non tanto grossolano, come nei tepe di Marend e di Sain- kalé (3), e potremmo sospettarle analoghe al vasellame delle mariere dell'età del ferro^ delle quali passiamo a ragionare. Già Gastaldi avea notata la somiglianza che corre fra le stoviglie delle mariere e quelle del sepolcreto delle Caselle dì Filtanova presso Bologna (4); ma nello stesso tempo, e con ragione, dichiarava queste di epoca posteriore a quella dei vasi di Mercurago, e conseguente- mente anche del vasellame delle mariere note a quell'autore, ossia dell'età del bronzo. Poche, come si disse, sono le terremare d'epoca posteriore ossia del ferro, e nessun vaso intero fu da noi sinora sca- vato dalle medesime; pure dai cocci raccolti crediamo di poter scor- gere non solo delle somiglianze tra essi e le stoviglie di Villanova, quali queste stesse offrono paragonate ai vasi delle mariere più an- tiche, ma bensì inoltre vi ravvisiamo identità di impasto, di fabbri- cazione, di cottura, di forme e di ornamenti. Infatti, e gli uni e le altre sono nerastri o rossigni , secondochè più o meno fini , (1) Gastaldi. ./Vnoyi cenni citali, tav. I. IH, f. 1. 2. (2) De Filippi, I. e p. 165 {Z) Idem p. 464 e «66. (K) Gastaldi, I. r, p. 83. IK TERnEUARE £ LE PALAFITTE DEL PARMEnSE 03 foggiati al torno od alla mano^ cotti nella fornace; le stoviglie mag- giori, e di Villanova e delle mariere in discorso, non sono ornate, né mai fornite di due anse; gli orli hanno le stesse forme (1), gli ornali sono del pari in graffito: linee circolari, dischetti concavi. Gozzadini, quantunque le ritenga di fattura etrusca^ pure ascrive loro una remota antichità , poiché diversamente dalle stoviglie etrusche comuni, non sono fregiate di pitture od altramente figurate. Di questo fatto ci giova tener conto pei nostri ragionamenti successivi. Ma il nostro giudizio non si appoggia soltanto sulla autorità di Gastaldi e sul confronto degli oggetti da noi raccolti colle belle tavole del Goz- zadini, bensì sul confronto con istoviglie, che questo stesso autore dichiara eguali a quelle di Villanova, vogliam dire coi vasi della ne- cropoli di Marzabotto, pure del Bolognese (2). Nello scorso autunno, grazie alla squisita gentilezza del signor conte Gozzadini e della fa- miglia Aria, per conto della quale si eseguiscono colà gli scavi , uno di noi potè esaminare quel vasellame, e verificare coi propri sensi quanto si disse sin qui. È innegabile, che esso viene dalle fabbriche dello stesso popolo, che ci lasciò le terreraare, e che fu foggiato nella medesima epoca, in cui si fabbricò la stoviglia, della quale ri- veniamo i cocci nelle mariere dell'età del ferro. E sopratutto si pa- lesa questa identità, ove si paragonino i grandi vasi di Marzabotto coi frammenti che abbiamo dalla mariera di S. Polo nel Reggiano (3). Troyon, alla fine del 1858, osservava che le stoviglie, le quali si scavano dal peperino tra Albano e Marino, e ritengonsi per le più antiche d'Italia, offrono una rimarchevole somiglianza col vasellame celtico più antico, e per la pasta, e per le forme, e per gli ornati in graffilo {H). Recentemente anche il duca di Blacas le dichiarò della più remota età del bronzo (5). INoi invece, studiando le tavole (1) Gozzadini, 1. e. tav. IL f. 2 10; lav. Ili, f. 4, 5, 12, 16; tav. iV, f. 1, 3, 4, 11, 20, 24. (2) Idem 1. e. seguito p. 12. (3) Idem, 1. o. tav. H, f. 2, p. 8 • sul fare di alcuni, trovati nelle pianure di Gal- liate presso al Ticino, illustrati dal prof. Giani. » (4) Trovon Rapport sur les colleclions d'etimologie du Mnsée canlonal, Lausanne, 1858, pages 9 et 10. '5) Revue caxhèologique 1864, .tanvier p, 65. 9k smOBEL E PIGORINI, e gli scrini, sino dal 1817 publicali da due italiani, Visconti e Tarn- broni (1), forse nò meno noli al Blacas, mentre non possiamo non ri- conoscere la somiglianza accennata da Troyon coi vasi di terra che e"li chiama celtici, e corrispondono a quelli delle terremare; crediamo di non errare asserendo, con Gozzadini (p. 6, nota 19), che più s'accostano alle stoviglie delle marierc coetanee dei sepolcreti di Vil- lanova e Marzabolto, Della pasta di que' vasi parlammo già là dove toccammo de' miscugli di essa: conseguentemente la stoviglia ci viene descritta di colore macchiato, affumato; la forma di alcuni vasi non e dissimile da quella del vasellame dei nostri depositi e dei sepolcreti ora accennati, e lo stesso dicasi degli ornamenti loro. Ma in molti altri vasi scorgiamo dei progressi, i quali non poterono essere raggiunti che più tardi, come altrove mostreremo. Tra la stoviglia di Albano e la nostra delle terremare dell'età del ferro dovrà essere interposta, rispetto all'arte ed all'epoca, quella de' sepolcreti intorno a Sesto Calende^ che anche Gastaldi sospettava doversi ritenere dell'età del ferro (2). Noi, e da un'occhiata alle ec- cellenti ligure, dateci dal nominato autore, di alcuni di que' vasi, e dall'esame di una bella serie di altri, ivi scavati dal prof, marchese Dalla Rosa, delia nostra Università, rilevammo, che tanto per impasto, lavorio e cottura, quanto per foggie ed ornati, le stoviglie di Sesto Calende sono più perfezionate delle nostre della medesima età. Termineremo i confronti col l'accennare ai rapporti che passano Ira le stoviglie in discorso e talune che incontransi ne' monti del Tiralo cisalpino. Gli interessanti sepolcreti di Vadena o Stadel presso Bolzano, noti ma non ancora meritamente illustrati (3), contengono stoviglie simili alle accennate, assieme ad oggetti di bronzo e di ferro. Sul monte a nord della detta città, nel diboscare, si trovarono riuniti Ib vasi contenenti arnesi di bronzo ('05 1'^ furono fatila pezzi, sorte (i) ViscONTr, memoria citata. — Tambuoni, Intorno l'urne cinerarie di Castel Gaìi- dolfo. Atti dell' accademia romana d'archeologia p. 257; Roma 1823. (2) Gastaldi 1. e. p. 75. 1 vasi furono trovati a S. Anna ed ai Groppetti. (3) SuLZKR. Dell'origine e della natura dei dialetti romanici. Trento, 1855. Tav, Vf|( •e IX : Sepolcri di Vadena. (4) Simili a quelli di Viljanova, Marzabotlo, ed Hallstadl. LE TERREMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE ffM /che toccò anche agli arnesi, il 15.° potè essere esaminato da uno di noi, e fu trovato in tutto simile alle stoviglie ben colte dell' età del ferro raccolte nel nostro paese. CAPO XV. Utensili. Prima relazione pag. 11 e 16. Di terracotta. Prima relazione pag. 10. Varii sono gli oggetti di terracotta raccolti nelle palafitte e nelle terreraare, la maggior parte di uso incerto e difficili a descriversi; fortunatamente abbiamo di quasi tutti i tipi delle figure, e noi, ci- tandole, ad esse, per maggior intelligenza , rimandiamo i lettori. — Dei supposti varjli facemmo già cenno al capo delle stoviglie (Str. f. ft). D'argilla è un piccolo arnese, lungo 65 millimetri, in forma di na- vicella^ rinvenuto a Castione, probabilmente un giuocatolo al pari dei piccoli vasetti, delle pallottole (Gast. V, f. 9; Kell. Ili, f. 25) e dei diacheni di terra (Gast. Ili, f. 30; Kell. Ili, f. 24). — Nella palafitta di Castione occorsero de' cilindri d'argilla poco cotta, ristretti nel mezzo della loro lunghezza, allargati invece alle due facce orizzon- tali (Kell. Ili, f. 20); uno di questi piani presenta alla periferia sei fori perpendicolari pervii. Non sapremmo per verità indovinarne l'uso, osserveremo invece come di tali cilindri, a capocchie, ma non forati, più piccoli e più colli, rivengansi in buon numero nei citati sepolcri di Vadena (1), e qualcuno se ne conservi nel museo cittadino di Imola, raccolto nei dintorni, come anco nella collezione del colonello Schwab a Bienna, proveniente dalle abitazioni lacustri della Svizzera. Quelli del sepolcreto di Villanova (2) sono neri e simili ai tuschi di Vulci. Né meno di un grosso mattone, perviamente forato ai margini de' piani maggiori, raccolto nella mariera di Casaroldo, potremmo accen- nare l'uso (Kell. I, f. 6); è malcotto, ma porta le tracce di essere stato esposto a forte calore istantaneo e passaggero, poiché parte della superficie è scoriacea (3). — Sinora non trovammo che ben poche (due) (1) 11 cilindro di Castione e alto 122 raill., il diametro del suoi piani orizzontali tocca 145 mili. ; il cilindro di Vadena conservato nella nostra raccolta è alto 68 mil- limetri, ed il diametro delle sue facce orizzontali arriva a 42 millimetri. (2; GozzADiNi 1. e, tav, VII, f. 2. fS) Questo mattone e alto 98 niiliimelri. 96 STRODEL E PIGORINI) ciambelle di terra (Str. f. 2); invece DJolte focaccie forate nel centro (Gast. VI, f. 8), ed una infinità delle cosi delle fusaiiiole (Gasi. I, f. 4, III. f. 29, V. f. 12-19, VI. f. 12, 17; Kell III. f. 17-21, 23). Con- fessiamo che riesce malagevole il segnare i confini Ira questi diversi utensili, poiché dalla forma di ciambella dall'ampio foro si passa a poco a poco al disco con foro ristretto, e da tali dischi di dimensioni considerevoli, per gradi, giungiamo alla fusaiuola più piccola (1). Eppure gli usi loro doveano essere assai diversi a seconda della di- versità di loro forma e volume. Le ciambelle di terra, discretamente ben colla, servivano a sostenere i vasi a fondo puntuto, e siccome questi, all'opposto di quanto osservasi negli avanzi preromani elvetici, sono eccezionali nei nostri deposili, rare sono naturalmente anche le ciambelle. I dischi o le focaccie traforate, impastate senza cura al- cuna (2), erano probabilmente dei pesi, non però da reti come asse- rimmo nella prima relazione, ma piuttosto da telai; e rileniamo che sian pesi, poiché in varie scorgonsi delle scanalature, le quali par- tono a raggi dal foro del disco, e pajono le impressioni lasciale dallo sfregamento di funi, che passavano pel foro; anche ne' musei della Svizzera veggonsi di tali focaccie con scanalalnre, e spettano all'eia del bronzo (Inkwyl). Non tutte hanno contorno circolare, avvene pure a sezione quadrata. Se ne raccolsero anche nella necropoli di Marzabolto, e di dimensioni medie, come quelle della Sardegna. La pasta di queste è simile a quella delle nostre stoviglie dell'età del ferro, bencotta, rossa con macchie bianche (5). Le forme delle fu- saiuole sono svarialissime, dalla depressa discoidale alla globosa e alla conica acuta, con sezione orizzontale quasi sempre circolare, talora però anche quadrala; la loro pasta, e pel colorilo e per la lucentezza, varia come quella delle stoviglie; ora portano ornali a scalfitto, ora, come per lo più, sono affatto disadorne. Dalle terremare dell' età del (1) Il disco maggiore è allo 77 mill., il diametro suo misura 155 mill. ; la altezza della fusaiuola più piccola non oltrepassa i 9 mill., ed il suo diametro i 20 millimetri. (2) In essi si rinvengono pezzi di carbone e persino delle chiocciole (Cyclostoma) Intere. (3) Qualche autore crede clic questi dischi si usassero in certi giuochi, siccome a tale uopo anche attualmente i Trasteverini di Roma si servono di dischi simili. LE TERREMARE K LE PALAFITTE DEL PARMKJfSE 97 ferro avemmo delle fusaiuole colte al forno, di pasta omogenea da raalloneT e coperte di vernice giallo-verdognola; dì colali furono rac- colte anche nell'lniolese ed a Villanova e Marzahotto, unitamente a globelli di vetro, e, da (jiianlo dicesi, se ne scavarono eziandio fra le rovine della città romana di Velleja. Varie sono le opinioni emesse dagli autori circa l'uso di questi arnesi; chi li vuole amuleti, chi grani di collane o di monili, o bottoni, o pesi da veste, chi pesi da rete o fusaiuoli, chi coserelle da giuoco e chi finalmente oggetti in- servienti a numerare, come attualmente le pallottole del bigliardo. Crediamo che si possano conciliare diverse di queste opinioni, poiché le dilTerenze nella pasta, nella finitezza, nella forma, nelle dimensioni delle fusaiuole indicano palesemente che l'uso loro era pure diverso, secondo appunto quelle diversità (1). — Nessun oggetto di vetro fu ancora scavalo dalle nostre terramare. Utensili di pietra^ Prima relazione, pag. 15. Non abbiamo solo delle fusaiuole di terra, ma anche di pietra , e ciò viene maggiormente in appoggio della supposizione nostra del vario uso loro; alcune di queste sono di steatite^ sasso comune nei nostri Apennini e facile a lavorarsi, altre di ambra o di calcare compatto, ma sono rare, sia perchè di un minerale straniero, come l'ambra vera, sia perchè di una sostanza difficile da tagliarsi e levi- (1) Gozzadini non accetta l'opinione di Cavedonì che le fusaiuole siano avanzi di collane o monili di tale vile materia, poiché non ne trovò che in numero assai limi- talo in cadaun sepolcro; invece suppone che ogni fusaiuola venisse tenuta appesa alle vesti da un cordoncino munito di un nodo all'estremità, il quale sarebbe entrato ove è maggiore l'apertura del foro, ossia alla base del cono, se la fusaiuola è conoide. Gozzadini, I. e. 11. pag. 9. — Nelle nostre fusaiuole il buco che le attraversa manliensi della stessa ampiezza lungo tulio il suo decorso, né ci fu ancora dato di trovarne alcuna, delle tante raccolte, coll'avanzo delia supposta cordicella, mentre in varii manichi di vasi scoprimmo ancora residui delle funicelle loro. — Stoppani, 1. c , p. 428 nota 2, sospetta che le fusaiuole altro non siano che pesi per tener tesa la rete per la pesca; poiché se ne fa ancora uso dai pescatori del lago di Lugano. Mentre accettiamo in massima questa opinione, non la troviamo però applicabile alle fusaiuole dei nostri deposili, privi essendo questi di avanzi di pesci. — Le nostre contadine poi non isde- gnano di servirsi tuttora di tali arnesi per filare. 7 98 STHOBEL E PrGORINI. garsi a fronte dell'ambra e della steatite, come è il calcare; ep- perciò, ossia in vista della diflicollà di lavorare questa pietra, non possiamo a meno di ritenere di ima slessa epoca, e le accennate fu- saiiiole di terra verniciate e quella di calcare biancastro tirata ad un bel grado di pulitura, scavate dalla mariera di Castellazzo. — Fra le reliquie della palafitta di Castione si scopri un ciottolo tondeggiante di calcare cenerino, traforato per l'incontro di due fori opposti; e si rinvennero alcuni dischetti di arenaria forati nel centro. Di stea- tite^ come taluna delle fusaiuole, è il frammento di un disco con al- cuni fori^ scoperto nella terramara di Campeggine Reggiano (Gast. Ili f. 52). — Varie sono le forme per modellare di rjitlo dei pettini e delle lame di bronzo; uno, per pettine, fu tratto da un ciottolo di calcare argilloso, le altre da pietra oliare (Gast. IV. f. 22; Kell. II. f. 53). — INon rari rinvengonsi, e nelle terremare, e fra gli avanzi delle nostre palaliltc, que' ciottoli più o meno sferoidali, ovoidi o cilindrici, i quali, secondo che presentano l'una piuttosto che l'altra forma, e secondo che hanno scanalatura più o meno ampia o pro- fonda, e sono di una sostanza più o meno dura o tenace, conviene rite- nere per pesi, martelli od infrantoi. Avremo per pesi^ da telai, que' ' ciottoli ovoidi, profondamente scannellali sulla minore periferia, che constano di calcare (Str. f. 27), di arenaria o di altra pietra fragile (1); considereremo invece come marfe///, quelli di forma cilindroide, più o meno ampiamente scanalati e di roccia dura e tenace, siccome è la sienite ed il macigno (Str. f. 26), poiché di martelli simili servivansi anco i selvaggi niinatori della catena cuprifera del Iago superiore nell'America settentrionale (2); infine ci saranno infrantoi i ciottoli sferoidali senza scanalatura, siano poi essi di sostanze più o meno tenacie dure, come arenaria (Str. f. 2b), macigno od altri minerali. (t) Pietre eguati al riotlolo in discorso furono trovati nei sepolcri citali tii IlalIslaOl. SiMONY. Aìterthumer von Hallstadt, nel resoconto delle sedule dell'Accademia impe- rlale di Vienna, IV. 1830. (2) Avemmo dal sif^nor Craveri uno di tali martelli, da lui raccolto sul luogo fra le centinaja che vi giaciono al suolo; egli ritiene clic l'intaglio circolare servisse a fissarlo fra un bastono spaccalo in cima che gii fungeva da manico. Nel sepolcreto di Vadena si trovano dei cilindri simili ai già descrilli di terracotta, •Ha traili da talcoscisti o da scisti micacei. LE TERREMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE 99 — Comuni sono i frammenti delle macine a mano, che si raccolgono e fra le palafitte nostre e nelle terremare; talun wiacme/^o e qualche sottomacinetta si conservarono benanco interi. Il macinello intero è elillico, e cosi pure lo è la maggiore delle sottomacine, l'altra tende alla forma discoidale; naturalmente la loro forma , come il loro vo- lume, dipendono da quelli del ciottolo, dal quale furono tratti (l); ed a tale uopo servivano ciottoli di natura minerale assai disparata, come di granito^ granitone, serpentino, breccie, puddinghe^ macignOj ed altre arenarie^ in posto nel nostro Apennino. Le macine costrutte di talcoschisto granatifero o di lava compatta vengono ora da noi ri- guardate siccome appartenenti all'epoca romana, diversamente da quanto, per quelle di scisto, asserimmo nella Prima relazione (p. ^7); poiché non ne riscontrammo i frammenti die nelle mariere dell'età del ferro, o negli strali loro di quest'epoca (2). — Taluno di simili frammenti potrebbe anche avere appartenuto ad una lastra da foco- lare, poiché porta i segni dell'azione del fuoco. — Nella terra delle palafitte non sono rari dei ciottoli allungati o depressi, di dimensioni € di natura diverse, levigati in tulio od in parie, su di una o su più superficie: servivano da lisciatoi delle armi e degli utensili taglienti o puntuti; avvene di calcare e di pietra del paragone^ o quarzo lidio. — Ultimi fra gli strumenti di pietra noteremo le seghe di selce nera, sinora non rinvenute che raramente e nelle sole palafitte (Slr. f, 28); non possiamo dire se avessero manico di legno ovvero di corno di cervo, come in Isvizzera, poiché di esso non potemmo scoprire traccia veruna. Strumenti di bronzo. Prima relazione, png. 13. Anche fra questi arnesi incontriamo alcuni, l'uso dei quali ci fu sinora impossibile di poter precisare. Ad essi va annoverata una ro- (1) II macinello di granitone della palalitla di Caslione é lungo 196, largo 106, ed alto 58 millimetri; la soltomacina relativa, pure a sezione elittica, di macigno, e lunga 390, larga 180, ed alta 80 millimetri; un'altra macina di breccia, pure di Ca- stione, ma scavata dalla terramara, ha la periferia quasi circolare ed é assai sottile: lunga 245, larga 200 ed alta 38 millimetri. (2) Anche Lioy, nel Polikcnico 1864, maggio, pag. 236, é di questo parere. (00 STI\OBEL E PIGORINr, tella^ ornata in graffilo, a 6 razzi, col mozzo sporgente da una sola parte (Str. f. 23); proviene da Scandiano nel Reggiano. Oggetti si- mili si rinvennero anche nei sepolcreti di iMarzabotto e di Albano (1) — Cosi pure non si ponno fare che delle congellure più o meno verosimili sull'uso di certe lame larghe, curve, talora in forma di mezzaluna^ con una specie di manico foralo, le quali si scoprono, e nelle abitazioni lacustri della Svizzera, e nei sepolcri di Villanova, di Vadena, ed altrove. Chi le ritiene ornamenti che si appendevano (Keller), chi strumenti di religione, simboleggianti la mezzaluna drui- dica (Pigorini ed altri), chi infine le crede una sorta di rasoi (Gozzadini). Noi non ne trovammo che dei frammenti (Gasi. IV. f. 12, 14; Kell. Il f. 25, 26; Str. f. 21). — Un altro arnese enigmatico consiste in due anella unite nello stesso piano , con tre punte che si alzano fra di esse (Gasi, IV. f. 2^1 ). Si rinvennero nelle lerreraare, anche dell'età del ferro; come pure nel sepolcreto di iMarzabotto e nell'lmolese. — - Uno strumento scuriforme, simile a pnalslab, ma col margine tagliente più lungo, ed ottuso, è per taluni un attrezzo rurale per triturare la terra (Micali), ma per altri invece (Gozzadini) un arnese di uso ri- tuale, poiché il manico di legno del quale si trovò l'avanzo, non po- teva offrire che poca resistenza. Ne avemmo un esemplare dal pre- citato Scandiano (Str. f. 38), perfellamenle simile ed a que' di Villa- nova ed all'esemplare conservato nel iMusoo cittadino d'Imola, nonché a quello scoperto a Moeringen nel lago di Bienna. — Ora passiamo a ragionare degli arnesi , sull'uso de' quali non può esservi dubbio alcuno. Non ci sono note sinora che due sole falcinole^ entrambe scavate dalla terramara di Campeggine nel vicino Reggiano (Gast. IV, f. 17, 18; Kell. II, f. 6, 7); forse erano riservate pei sacri riti. Quelle trovale nell'Elvezia differiscono dalle nostre per minore eleganza di forme; se ne rinvengono anche in Ungheria. — Nelle terremare e nelle palafitte nostre , come anche in quelle del Garda, non sono poche le lesine^ taluna col manico di legno simile a quelli tuttora in uso (Kell. II, f. 1,2), ma la maggior parte con manichi d'osso, levigati ed ornati talora in graffito, quasi sempre da un solo lato, sull'altro f4) ViM-.OMi. 1. r. \jl\. (, LE YEnREMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE iOl moslrando invece la parte spugnosa ; questi nianiciii somigliano a chiavelle o bischeri porlo più forali alla testa (Cast. Ili, f. 12-lft, 18 e 19; Kcll. Il, f. 3, 8, 9, 9.^)^ per cui sembra che venissero portati con una cordicella appesi alla persona; il manico della maggiore lesina consla di un pezzo di palco di corno cervino, lisciato ed or- nalo coi solili circoli a scalfìllo. — Lo stile (Gasi. IV, f. ^1; Kell. Il, f. 4) raccolto nella mariera di Campeggine , serviva probabilmente ad eseguire appunto gli accennali lavori in scalfittura. — Pochi scar- pelli furono sin qui trovali nelle terremare, e sono per lo più piccoli e sottili rispetto agli attuali di ferro (Gasi. IV, f. 26; Kell. Il, f. 5); il massimo è lungo 24 centimetri; sembrano tutti, anzi che di bronzo, di puro rame. — Non avemmo ancora la fortuna di rinvenire degli ami, nò nelle mariere ne nelle palafitte, mentre però Gastaldi enu- mera simili strumenti pescarecci fra gli arnesi che si raccolgono nelle terremare, e sebbene ne siano stati pescati tra le palafitte del Benaco e del lago di Varese (1). Mancano pure in que' depositi gli eleganti coltelli di bronzo, che si estraggono dal lago di Garda e dai laghi della Svizzera (2), nonché le mollette^ le secchie ed i morsi di bronzo, che si scoprono nei sepolcreti di Villanova e presso quelli di Vadena. arnesi di ferro^ Prima relazione, pag. 16. Sinora non ce ne furono portati che pochissimi, scavati dalle ma- riere; alcuni sono, di certo o probabilmente, romani, sepolti quindi in quelle terre dopo la loro accumulazione; ma altri sono di lavoro e forme non usati dai Romani, Fra questi ricorderemo di nuovo il coltello proveniente da Castellazzo, di cui nella Prima relazione; coltelli simili, ma più grandi, si trovarono nel sepolcreto di Villanova, a Spìlim- berto nel Modenese; nel sepolcreto di Vadena, a S. Zeno nella valle del Noce, in Tirolo, furono scavati coltelli e coltellini simili. — Anche una specie di zappa fu raccolta in quella mariera; delle somiglianti (1) Gastaldi, 1. e. pag, 16. Keller, 1. e. V, tav. VI. Stoppani, 1. e. pag. 430. (2) Anche nei sepolcri di Albano e di Villanova, e nel Tirolo, ne furono scoperti. Vi- sconti, 1. e, tav. IV, parte inferiore f. 2 e 3; Gozzadini, 1. e. VI, f. 19, pag. 28. i02 STHOBEL t PIGOlUM, si rinvennero a S. Zeno citalo, insieme a falci, grossi anelli ed ascie di ferro, che hanno la forma di celt con anello. — Da allre mariere avemmo dei pezzi informi di ferro, oppure dei frammenti dadiformi (talew), forse quali si spedivano in commercio, ed occorrono pure in Un- gheria, negli scavi archeologici. Anche Gozzadini, rispetto al sepolcreto di Villanova, osservò che pochi vi sono gli oggetti di ferro a fronte di quelli di bronzo ; non dobbiamo adunque stupirci^ se lo slesso fatto si ripete nelle nostre terremare della medesima epoca di quel sepol- creto, cioè della prima età del ferro. Utensili di legno. Di questi non se ne sono conservati quasi punto nelle terremare; ne scavammo invece una discreta copia dalla terra uliginosa della palafitta di Caslione, propizia alla loro conservazione; quando pu- blicammo la prima relazione non ce ne era noto alcuno. Dei pezzetti di legno puntuti, in forma di cavicchi., dei pinoli (1), delle aste, di cui alcune piegate ad arco (2), veggonsi anche nelle terremare; i primi servivano probabilmente ai figuli di allora, come ancora attual- mente ai nostri di Casola, per foggiare ed ornare i vasi. Nella pala- fitta citata incontrammo biette, comi (3), pezzi cilindrici di legno, appuntali all'un capo e con /oro quadrilatero all'altro (Kell. Ili, f. 5), forse per fissare delle corde; piccole chiavi o fermagli (Kell. ili, f. 10) simili per forma a quelle di ferro, che usiamo a rinforzo delle mura; as- sicelle di legno foggiate a biscotto., con un foro a cadauno de' capi, pra- ticatovi col fuoco: infine diversi altri strumenti innominabili ., poi- ché non ne sappiamo indovinare l'uso (Kell. Ili, f. 1, 8). — Scavammo pure da colà un manico per paalstab (Str. f. 39), simile a quello ben conservalo di frassino, trovato nelle saline di Ueichenhall presso Sali- (t) Piuoli simili sono ovvii nelle torbiere del Piemonte (Gast.) e del Pavullo nel Modenese (PiconiNi, lettere, nella Gazzella di Parma, 1864 N. 135 e 179; Canestrini nel Panaro, giugno 1864. N. 142.) (Nota aggiunta dopo la lettura.) (2) Un pezzo d'asta, lungo un metro e mezzo, fu scavato dalle macerie delia pala- fila di Caslione. (3) Dell'uso delle biotir e dei conii facemmo già conno al capo su le pnlafìlle. LE TERnEMAR£ E LE PALAFITTE DEL PARMENSE 105 sbiirgo, del quale il prof. Morlol ci regalò il preciso disegno ; e tre pale in parie bruciale, che sembrerebbero da remo, se non avessero il manico breve e proporzionatamente sottile (Kell. Ili, f. 8-7); rite- niamo che servissero a maciullare il lino. Sono pure di Castione una piccola spaiola (Kell. IH, f. h), probabilmente usata dai figuli, una ciambella (Kell. Ili, f. 9), su cui forse si appoggiavano i vasi a fondo convesso (1), un bastoncino di legno durissimo (di rovere) lungo 86 centimetri, appianato all'un capo, spezzato all'altro. Infine gli scavi interessanti di Castione ci fruttarono un pezzo d'asse con fori e varii frammenti di canestri. L'asse è bruciata ad una delle estremità, i fori sono quadrilateri, tanto i 10 piccoli, che veggonsi ai due mar- gini più lunghi, quanto i due maggiori più interni e praticati verso uno dei lati più brevi (Kell. Hi, f. 2) (2) ; quadrilatera è pure naturalmente la sezione trasversale dei cavicchi che si trovarono ancora ne' fori. Questi, per la loro forma, provano che il marangone che lavorò l'asse non conosceva ancora il trivello, ma solo lo scarpello. Anche a Con- cise, nel lago di Neuchàtel, fu raccolto un pezzo di asse con buco quadrilatero; e siccome di questo Troyon non seppe indicare la de- stinazione (3), cosi anche noi ci asteniamo da qualunque congettura sull'uso dell'asse di Castione. — Assai curiosi sono gli avanzi di al- cuni canestri di vimini^ dei quali si conservò singolarmente bene il fondo, per modo da poter rilevarne esaltamente l'intreccio a croce, all'usanza d'oggigiorno (Kell. HI, f. 11); un'assicella discoidale rin- forzava il fondo di que' canestri, come praticasi pure ancora attual- mente. — Quivi accenneren^p inoltre che nella terra uliginosa di Castione si raccolgono brani di libro d'alberi, specialmente della vi- talbttj e pezzi di corde, fabbricate di quella sostanza, coH'altortigliar- ne le fibre, sì come l'uomo delle palafitte praticava anche per for- mare, con due capi, le cordicelle di lino, delle quali parlammo al capo su le stoviglie. (1) Questo anello ha il diametro di 20, e lo spessore di 5 centimetri. (2) Questo lato determina la larghezza dell'asse, che è di 25 centimetri. (3) TnoTON. Rapport sur les fouilles faites à Concise, citalo, pag. 13. i04 smOBEL E PIGORIM, Strumenti di oaso o di corno cervino^ Prima relazione, pag. H. Abbondanti, e nelle Icrremare e nelle palafitte, sono i pezzi di ossa e più ancora di corna cervine (Gast. IV, f. 27; V, f. 1-3) colle tracce lasciate dagli strumenti imperfetti, che servivano a tagliarle e ridurle nelle forme volute (i); sono gli scarti dell'industria. Tra le ossa dei "varii mammiferi pare che quelle del cervo e del cignale^ poi quelle del bue e del porco^ fossero le prescelte, a norma appunto della loro massiore o minore robustezza e frattura tagliente. — INon di rado trovansi negli accennati depositi de' palchi di corna di cervo k^ifjati^ talora levigatissimi e lucenti (2), i quali doveano alla loro volta ser- vire da brunitoi, per levigare altri oggetti. — Hanno rassomiglianza con grossolani agili da basto^ certi -palchi delle corna in discorso, ricurvi naturalmente, spaccati pel lungo e parzialmente appianati, però non levigati (Gast. Ili, f. ^kx Kell. II, f. 10); usavansi proba- bilmente per immagliare. yìghi meno grossolani sono traili da meta- tarsi di bue spaccati pel lungo, poi appuntati all'estremila inferiore, e forali naturalmente all'altra, nell'incavo posteriore; altri aghi, più sottili, sono fabbricati con fìbule di cignale e di porco, appuntali da una parte e forali dell'altra (Slr. f. 18); l'ago più fino, lungo 9 cen- timetri , fu cavato da un corno cervino, è un poco ricurvo ed ha cruna circolare. — Molte sono le schegge d'osso e di corno di cervo appuntale od affilate, ora ad una. ed ora ad ambe le estremità, in forma di punteruoli^ di stilla di scarpelli;.! primi d'uso probabilmente femminile, per ornare le stoviglie i secondi, per lisciare o raschiare (le pelli?) gli ultimi (3). Spatole di corno, in forma quasi di cucchiai, sono rare nelle terremare e nelle palafitte nostre, e lo sono pure altre spatole cavate da costole (Gast. Ili, f. 28; Kell. II, f. 11) spac- cate paralellamente ai piani loro. — Dalla lamina di una costola si M) Questi tagli non sembrano essere stati praticali colla sega. (2) Diversamente però da quanto talora avviene vivente ancora l'animale, e per opera sua. (3) Anche fra le reliquie delle palafitte elvetiche si incontrano simili arnesi primitivi. LE TERREMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE lOB tagliò un piccolo arnese clinico enigmalico, con margine acuto; un pezzo di costola di cervo è diligenlemente liscialo e traversalo da due fori, dislanti Ira loro BK niillinielri (Gasi. Ili, f. 26), arnese esso pure di uso non decifrabile sinora. — Lo slesso dicasi di un tubetto d'osso^ la superficie esterna del quale è levigalissiiua (Cast. Ili, f. 31), e di due cilindretti di corno cervino, alti 52 a 54 millimetri, un poco conici (birilli?), come lo erano i palclii dai quali si trassero, tagliandoli ori/zonlalmente. — Parlando delle lesine di bronzo si fece cenno dei manichi d'osso e di corno, dei quali vanno per lo più muniti; manichi simili applicavansi, da quanto pare, anco alle lame da pugnale di bronzo, delle quali vi intratterremo quanto prima, (Cast, V, f. 7; Kell. Il, f. U). Questi manichi non differiscono punto da quelli raccolti dal Gozzadini nella necro|)oIi di Villanova, né meno per gli ornati, i quali consistono e negli uni e negli altri in linee rette, circoli e punti incisi. Anche i manichi d'osso trovati nelle pa- lafitte della Svizzera ( a iMeilen p. e.) sono simili. — Slruìncnli, op- pure armi da punta fabbricavansi con cubili di cervo o di bue (Siro- bel f. 20), di cui la olecrana facea le veci di manico. — Dalla terra torbosa di Castione si trasse una radice di corno di cervo^ convertita in martello^ il capopalco di essa serviva da manico. — Ora veniamo agli arnesi d'osso e di corno cervino di uso ignoto. Abbiamo di tali che conosciamo già, sebbene fabbricati di altre sostanze, vogliamo dire delle fusaiuole e delle rotelle. Le fnsaiuole di corno cervino sono di forma discoidale, o convesso-conica, o di capezzolo, ora levigatis- siuic e senza ornati, ora coi soliti ornati di punii e circoli (Kell. Ili, f. 22). Le rotelle di osso e di corno ora sono prive di mozzo, ed ora ne hanno uno sporgente, rivestito da una sottile lamina di bronzo con linee circolarmente incavate; la maggior parte vengono circo- scritte da un solo cerchio , taluna invece è formala di due, con quattro razzi tra il mozzo ed il primo cerchio, e con otto tra questo ed il secondo (Gasi. V, f. 5,6; Kell. Il, f. 12, 13). Anche nella Sviz- zera si scoprirono di simili rotelle. — Forse spuole da tessere erano certi palchi di corno di cervo, lisciati e traforati da buchi, l'uno disposto sopra l'altro in direzione normale; alcuni devono essere stati muniti di una punta di bronzo, poiché la propria è intagliata e 106 STROBEL E IMGOniIXl, forata per potervi applicare quella di metallo (Gasi. V, f. 8; Kell. Il, f. 16 e 17; Slrob. f. 19?). Anche in Svizzera rinvengonsi tali strumen- ti, come a Mocringen, Nidau ecc. CAPO XVI. Armi. Prima relazione, pag. 13 Nella loro enumerazione terremo lo stesso ordine osservato per gli utensili, e quindi daremo principio alla rassegna colle Armi di pietra. Prima relazione, pag. 14. Poche sono le armi di tale materia rinvenute nelle mariere e tra le palafitte nostre. Forse taluni di que' ciottoli cilindroidi od ovali con scanalatura in giro, anziché come pesi o come martelli, furono usati come armi, similmente a quelle pietre o que' ciottoli sferoidali^ depressi, pure scannellati in giro, da taluni ritenuti, assai inverosi- milmente, per sassi da fionda, i quali invece, legati con una fune ad un manico, potevano ottimamente servire da arma di percossa, quale i francesi, con parola espressiva, chiamano casse-téte {i). Il solo ciot- tolo sferoidale di tal genere, che possediamo, è di porfido (Cast. IV, f. 6, Kell. Ili, f. l'i). Ne furono scoperte anche in Isvizzera , e nella necropoli di Marzabotto. — Un coltello-ascia di scisto amfibolico della raariera di I^Vaore, ed un'accetta cuneiforme di quarzo lidio della terramara di Campeggine (2) sono i soli esemplari di pietre simili, volgarmente note sotto il nome di saette o pietre del fulmine , dei quali ci consti sinora con certezza, che siano stali realmente scavati dalle suddette terre. Ponno quasi dirsi comuni gli esemplari prove- nienti dal colle e dal monte nostro, è se ne rinvennero anche al piano; p. e., a Poviglio ne furono scavati quattro ammucchiati, a 6 decimetri circa sottoterra, non però dagli strati di terramara, sebbene ne esista anco in que' conlorni, — Meno rare in tali depositi incon- Iransi le punte di freccia in selce ora cenerina ed ora bionda , di (1) De Mortillet. Revue scìentifique ilaliennc. Milan 1802, page 187, fig. 10. — Alcuni Svizzeri ravvisano in questi ciottoli quella parte dello strumento con cui si trebbia il grano in alcuni paesi, come appunto nella .Svizzera, la quale è legala al bastone. (2) Prima relazione, pajs'. 13. Li: TKimEMAnK E LE PALAFITTE DEL PAKME.NSE 107 forma lanceolata (I), oppure triangolare col margine posteriore ad an- golo rientrante, ossia con due alette (Cast. II, f. 21 ; ili, f. 7; Str. f. 29). Cuspidi consimili sono slate trovale anche nelle palalilte di Mercu- rago, di Varese, nel Bresciano, Iniolese, Anconitano e possiamo dire ovunque in Italia e fuori (2). Schegge di selce occorrono anche nelle mariere sedimentarie o sconvolte dell'età del ferro. Presso di noi i paesani non le conservano punto per preservarsi dal fulmine, ciò che usano invece i contadini delle lande di Tempie (3), i quali le cre- dono la punta solida della saetta ; ne le custodiscono come amuleti, lo che invece praticano i paesani della Marsica negli Apruzzi, appel- landole lingue di S. Paolo (h-). j4rmi di bronzo^ Prima relazione, pag. ih. Il massimo numero di armi è fuso da questa lega. Poche sono le cuspidi di freccia^ ma però appartenenti a due tipi diversi; l'uno di forma romboidale colle alette appena indicate, l'altro allungato con ali lunghe ed acute. La freccia di questo genere veniva fermata entro un intaglio dell'asticella (Str. f. 33), invece quella del primo tipo è alla base fornita di una cannuccia, nella quale entrava l'asticina, consistente in una punta di istrice, come altrove accennammo (Ga- staldi IV, f. 23; Kell. Il, f. 39). Le punte di freccia in bronzo sem- brano essere più comuni fra gli avanzi delle palafitte elvetiche; da noi prevalgono ancora, sebbene rare esse pure, le cuspidi di selce. — Alcune lame di bronzo, più o meno piane, non si ponno risguardare che come punte di giavellotto., essendo lanceolate e fornite di costola mediana e di una lunga e sottile appendice con foro, destinato pel passaggio della chiavella, che dovea fermare la punta al manico in cui incastravasi (Str. f. 34; Cast. IV, f. 16, 20; Kell. Il, f. 36, 58). — Poche punte di lancia furono scavate dalle terremare, e si asso- migliano a quelle trovate nelle palafitte elvetiche (5); ne demmo una (1) Villa frat. Anni antiche trovatenella torba di Bosisio. Fotografo, 1856, n. 3i, flg. 2- (2) SociÉTÉDES ANTiQUAiRES Du NoRD, spance du 27 mai 1861, p. 4, fig. 1. Copenhague. (3) Gassies. Noliee sw ìescailloux ouvrès d'Agcn. Bordeaux, 1863 page 15, note 3. (4) NicoLucci, 1. e pag. 2. (5) Keller, I. e. III. tav. VII, f. 23. Troyon, pi. IX, fig. 15. « 108 STIIODEL E PIGOniM, cattiva figura, 10, alla pag. Ib della prima relazione, migliore riuscì quella, 37, della tav. IV. degli avanzi preromani. Punte di lancia affatto simili si rinvennero nel più volte citato sepolcreto di Vadena (1). — Le lame di pugnale sono le armi di bronzo più comuni Ira noi, e di forme più variate. Alcune van fornite di manico fuso di un sol getto colla lama; esso ora ha forma di tubo riempilo con legno (Gast. IV, f. 15; Kell. Il, f. 35), ed ora non è che un'anima piana, che va in- castrata fra due lamine di osso, e saldala ad esse con cldavelle (Slro- bel f. 3 fi), sul modo di molli nostri coltelli. La massima parie però non presenta né manico ne anima, ma solo un'appendice breve e larga, od un allargamento della lama, con 2 a ft fori per le chiavelle, ma non disposti longitudinalmente come nelle lame de' giavellotti (Gast. IV, f. 13, 19; Kell. II, f. 34, 57; Slr. f. 35). Lame consinnli sono ovvie nelle palafille di Mercurago , di Peschiera (2) e dell'Elvezia, nonché nei tumuli dell'età del bronzo nel Jutland (Morlol). — Anche la lama di una daga o spada di bronzo fu raccolla nella mariera di Caslione, è di un gelto coli' anima, semplice, dell'elsa, e lunga 52 centimetri. — Ascio, noie sotto il nome di Celt., non sono rare nei nostri deposili ; sfiellano alle varietà più specialmente denominate coi lellì-a scie e paalstab; i coltelli ascio (Gast. IV, f. 2, VI f. 7; Keller III, f. 14, 15) rinvengonsi più facilmente de' paalstab. (Gast. IV, f. 1 ; Kell. Ili, f. 13). Fra queste forme, diremmo, estreme stanno certe ascio che potevano essere usale, od impugnandole semplicemente colla mano, od immauicandole come i paalslab (Prima relazione, p. 15, f. 9; Kell. Ili f. 10); qualche esemplare tanto di queste, come dei veri colleili-ascie senìbra essere di rame quasi schietto (3). Alcuni paalslab hanno l'appendice, opposta al fendente, con due uncini convergenti (1) La lancia trovata nel sepolcro di A!b:ino ed illustrata da Visconti, I, e. tav. 4 parte inferiore, fìg. 1, ò di forma un poco diversa. (2) Keller, 1. e. V, taf. IV. — Va riferita proliabilmento a questa categoria una lama ovoidale, ottusa, piccola (lunga 4 cent.), con due chiavelle al capo più largo; di incerta provenienza {Avanzi preromani, tav. IV flg. 41). (3) Anche la lega di rame e slagno, con sole 6 parti di questo metallo su 94 di rame, è capace di acquistare una tempra. — Il sistema di immanicare i paalstah dovea essere preferito a quello che usiamo noi per le scuri, perchè l'arma di bronzo avrebbe perduto della sua solidità col perforarla. Mot^Lox, Revue savoisienne 4862 p. 54. LE TEnnEMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE 109 come nei coltelli-ascie, ed altri ne sono privi. Un paalstab di forma molto elegante e di lavoro finito, con fendente assai lungo e curvo, fu scavato dalla mariera di Caslellazzo (Slr. f. 40). Nella Svizzera sono più comuni le ascia più antiche, i veri celt ed i paalslab senza appendice al di sopra delle alette, muniti invece di un anello fermo tra due delle quattro ali; questa forma di transizione tra il celt ed il paalslab nostro si rinvenne anche nel sepolcreto di Vadena, e qual- che esemplare ne sembrò segnato da sigle (l). — Abbiamo già avvisato che trovammo anche il manico d'un paalstab, le forme per giltare le lame di pugnale, le pietre per arrotare le armi. Armi di ferro^ Prima relazione, pag. 1 6. Fra le armi di questo metallo, avendo già fatto cenno dell'unico coltello rinvenuto, al capo sugli strumenti, non ci rimane da enume- rare che una punta di freccia di forma rombo-ottaedrica, scavata essa pure dalla mariera di Castellazzo; è fornita di una lunga appendice tubidare per ricevere l'asta. Ove mai sorgesse il dubbio che gli og- getti di ferro, i quali provengono dalle terremare, non fossero del- l'epoca della deposizione o formazione di quelle terre, ma di epoca posteriore, e sepoltivi accidentalmente, pel solo motivo che vi sono assai scarsi; faremo osservare: 1," Che se vi sono rari gli oggetti di ferro, pel converso vi tro- viamo ovvie le scorie ferruginose; 2.° Che anche in altri luoghi si notò la loro scarsezza a fronte degli oggetti di bronzo; così p. e., nel sepolcreto di Villanova fra gli oggetti metallici molto maggiore è la copia di quelli in bronzo, e quasi tulli gli strumenti da taglio sono di bronzo; dal che il Gozza- dini viene tratto alla conclusione che, o meno comune era il ferro, 0 riusciva più arduo il lavorarlo (2). INoi invece rifletteremo col (1) Un'ascia simile, coi soliti fregi di linee e circoli scalfili , fu raccolta sul monte presso il castello di Scheniia nel Tirolo meridionale, e conservasi dal prof. RuQnatscha in Merano. Se ne rinvennero anche nel Tirolo transalpino. 'i) GoijRAmNi, 1. e. pag. 23. no STnOBEL E PIGOUINI, Morlot (1), che tale preferenza data al bronzo deriva probabilmente dalla circostanza, che questa lega, sebbene sia meno dura dell'acciajo, è però più dura del ferro dolce, il solo che allora conoscevasi. Altrove già si disse che nel Tirolo (2) furono in più luoghi, come a Vadena, a S. Zeno, al passo delle Pallade, scavate delle ascie di ferro della forma, che sta tra il vero celt ed il nostro paalstab; il fendente ne è assai lungo; a S. Zeno si scopri anche qualche lama da pugnale di ferro. Nel sepolcreto di Villanova si trovarono alcune lancie di ferro e qualche arnese dello stesso metallo, che ha pure forma di paalstab. Armi d'osso o di corno cervino, Prima relazione, pag. 14. Varie sono le punte di tali sostanze che si dissotterrano dai depo- siti in discorso; alcune sono evidentemente punte i\i\ freccia^ piccole, munite di uno stelo puntuto, il quale si infiggeva nell'asticella (Ga- staldi III, f. 16, 17; Kell. II, f. 28-30; Str. f. 51, 52); come lo prova una punta di corno scavata a Castione, la quale è tuttora sal- data, da una sostanza attaccaticcia, entro un pezzetto dell'asta di legno (Kell. II, f. 29). Anche nella Svizzera furono raccolti di tali pezzi provativi (3), Altre cuspidi tratte dalla punta di palchi di corno cer- vino sono internamente cave ed alla base munite di due fori opposti (Gast. Ili, f. 28; Kell. II, f, 51), e ci pajono quindi o puntali di aste o punte da giavellotto; una eguale venne ritrovata nelle reliquie della stazione preromana all'Ebersberg nella Svizzera, da noi pareg- giata alle terremare (ft). — Di qualche altra punta d'osso o di|corno cervino (Gast. Ili, f. 18, 27; Kell. II, f. 27, 32) non si saprebbe in- dovinare l'uso speciale. — Ricorderemo infine i cubiti di cervo e di bue appuntati, de' quali facemmo menzione enumerando gli strumenti puntuti; essi potevano benissimo all'occorrenza servire da p«gfna/i. (1) Morlot. Ktudes citali, page 266. (2) Similmente che a Hailsladt. (3) TaoYON. Jiapport sur Ics fouils faites à Concise. Lausanne, 4861, pages 7, 13 et 14. (4) Non si potrebbe decidere con certezza , se la punta di corno cervino , incavata •e forata alla base, che vedasi figurata negli Avanzi preromani, ailatav. IV, fig, 19, sia 4)iuUosto una spuola od una punta di giavellotto. LE TBRItEMARG E LE PALAFITTE DEL PARMENSE IH CAPO XVII. Ornamenti. Ornamenti di pietra. . Scarsa a paragone di altri luoghi, fu da noi la messe di oggetti di fregio. Quelli di pietra si riducono alle fusaiuo le di ambra delie quali discorremmo al capo su gli utensili ; anche quelle di altre specie di pietra e forse pure le fusaiuole di terracotta nera e lucente èrano oggetti da ornamento. Fusaiuole di ambra si riscontrano anche fra gli avanzi preromani della Svizzera , e si rinvennero del pari nel sepolcreto di Albano. — Per adornarsi l'uomo delle mariere e delle palafitte nostre, a nio' de' selvaggi d'oggidì, usava infilare delle conchiglie, che rinveniva, naturalmente, solo allo stato di fossili^ pro- venienti dal pliocene del vicino colle, ed appartenenti alla classe delle bivalvi dei generi Cardium e Pectimculus. A tale uopo, vista la loro fragilità , anziché praticarvi il foro col mezzo di uno strumento pun- tuto, egli le forava ai rialti mediante levigatura su di una pietra. Non se ne trovarono di ancora infilate col cordoncino, bensì varie unite, runa entro all'altra, come rimasero dopo consumata la cordicella. Ornamenti d'oro. Un filo d'oro ravvolto a spira, del peso di 4 grani circa, è l'unico residuo di un ornamento di tale metallo; fu tratto dalla mariera di Castione. Nell'Elvezia simili oggetti sono meno rari. Ornamenti di bronzo. Costituiscono questi la maggior parte di tali avanzi; e fra essi, le spille ossia gli aghi cr imi li sono i meno rari. Ne distingueremo due tipi. Alcuni hanno per capocchia tre anella saldate insieme sullo slesso piano in mo- do da formare un triangolo; nel lago di Garda, a Peschiera, se ne rin- venne uno perfettamente uguale (1). Altri sono forniti di capocchia a cono (1) Keller, I. e. V. (jf. V, fip. 4. 112 STROBEL E PIGORIM, rovescio (Str. f. 22) (l), ovvero sferica (Gasi. IV, f. 9 ; Kell. li, f. 22). — Gli spilli piccoli col capo cosliluilo da un solo anello, (Gasi. IV, f. 7; Kell. Il, f. 21), oppure ravvoKo a spira (Gasi. IV, f. 8; Kell. Il, f. 20), non erano probabilinenle oggetti d'ornamenlo, ma strunienli. E le une e le allre spille sono ovvie nelle palafilte elvetiche, e furono traile anche dal lago di Garda e dai sepolcreti di Vadena e di Villa- nova (2). Nelle terreniare invece non rinvenimmo ancora alcun ago con cruna, da cucire, mentre se ne raccolsero nelle località ora in- dicate, come pure nella palafitta di Mercurago. — Certi /t/i ravvolti a nodo ovvero a spire serpeggianti (Gasi. IV, f. 25; Kell. II, f. 2'») si scavarono e dai detti deposili e dal sepolcreto di Villanova; un filo uncinato a nio' di pastorale (Gast. IV, f. 5; Kell. Il, f. 23) va infine accennato a compimento della nota di questo genere di ornamenti. — Fra gli oggetti più interessanti scavali dalla terra uliginosa di Ca- slione, va annoverata una sorla di bottone ornamentale di bronzo fuso, poi assottigliato in lamina, a quanto sembra, colla lima; è con- vesso-conico e terminato in punta esternamente, concavo all'inlerno, ove, nel centro sotto la punta, evvi l'appiccagnolo. Uno quasi eguale fu scoperto nelle abitazioni lacustri dell'età del bronzo presso Estavayer al lago di Neuchàlel (3). — Le rotelle erano forse, secondo alcuni, og- getti da vezzo, quindi le ricorderemo qui di nuovo, rimandando al capo sugli arnesi per la loro illusirazione. — Veramente dovevamo discorrere allo stesso capo, anche de' pettini^ poiché alcuni certamente non servivano per ornarsi, ma bensì per districare e lisciare, sebbene nialamente, la barba e la folla capellatura; a scanso di ripetizioni, già soverchie, ne riserbammo il cenno a questo punto. Dalle forme per fondere pettini, che descrivemmo fra gii arnesi, si rileva che ve n'erano di due fazioni parlicolari. L'una è rappresentala da un pet- {{] Una di rjneste spille è pcrforat.i Sdito la testa; ed entro questo fofo evvi tnl- lora un pezzetto di filo di soslunza anim.ile (pelle?), cui, all'una estremila, è appli- cata unii eapiicehia di bronzo, che ne impedisee la sortita dal foro al Iato opposto, ed all'altra estremità, erano probabilmente appesi dei ciondoli od altri oggetti di vezzo. (-2) KiCLLEn, I. e. V, taf. V. — Gozzadini, I. e. tav. VII, f. 17, 19. (3) Dello, III, taf. V, f. 31, — Anche nel sepoicrelodi Marzabolto si rinvenne un botto- ne di bronzo, e da quanto pare, uno eziandio in quello di Villanova. Gozzad. VII, 94, 25. LE TtlUlKMAniì E LE l'ALVl-lTIU DHL PAllMEJiSE 115 linea tre soli denti, in forma di chiodi con capo rotondo, conver- genti alla punta, ed uniti l'uno all'altro da un grosso filo, inferior- mente al capo stesso; la sua lunghezza è di 63 mill., e la larghezza di hO. Tali pettini certamente non poteano servire che da ornamento. Lo stesso invece non si può asserire dei pettini dell'altra foggia, sebbene non siano muniti, né meno essi, che di pochi denti, 7 od 8, e siano pure quasi tanto lunghi che larghi; ma la lunghezza dei denti non costituisce che la metà della larghezza del pettine, per cui questo non potrebbe da se rimanere infisso nella chioma; ma di più, dal lato opposto ai denti, evvi una appendice piana tondeg- giante, tanto lunga, quanto è largo il pettine, e munita di due o tre fori più 0 meno ampi (Kell. II, f. 19 6); uno di questi pettini di bronzo è assai graziosamente fregiato di punti, spirali e semicircoli in graffilo (Str. f. 24). Sinora non ci consta che pettini di bronzo siano stati trovati altrove, nò nelle palafitte, né nelle stazioni all'a- sciuflo, nò nei sepolcreti preromani. — Pel converso, nei nostri depositi formatisi, sia nelle aquc, sia al secco, non fu dato an- cora di potere scoprire nò catenelle , né armille ^ né fibule , né nnelìa^ né spirali serrale di bronzo, menlre tali oggetti per fregiare la persona sono più o meno ovvii e di forme eleganti, tanto fra gli avanzi delle palafitte delia Svizzera e di Peschiera nel Benaco, quanto fra le reliquie delle stazioni e dei sepolcreti preromani della Svizzera stessa, dell'Ungheria, del Tirolo, di Villanova e di Albano, e vi pre- sentino ovunque gli slessi tipi. E né meno potemmo ancora ritrovare un oggetto di ornamento fatto di ferro ^ mentre ci consta, che nel sepolcreto di Villanova si rivenne nn'armilla di tale metallo (1), e fibule dello slesso si scoprirono nell'altro di Vadena. — Come già si disse, quelli strani oggetti di bronzo con lamina larga e Innata, dei quali nelle terremare si trovarono dei frantumi, vengono conside- rati da taluno come ornamenti; e perciò qui di nuovo li rammentiamo. — Giunti a! termine della enumerazione degli oggetti di bronzo, fa- remo notare in proposilo, che essi venivano fusi in paese, poiché rinvenimmo nelle terremare e masselli^ e crogiuoli, e forme da fon- dere. E circa alla composizione della lecja ed ai componenti accessorii (1) GOZZADl.M 1. e. Il, |ìag. ti. 8 114 STItUBtL I- HltiUKINf, di essa, grazie alle analisi di 11 pezzi, così di masselli, come di arnesi ed armi, genlihnente eseguile dal prof. Truffi già nominato, possiamo indicare, che il bronzo di 2 armi consta di soli rame e stagno{i\ che in 8 pezzi si trovò misto del ferro^ ed in 2 del piombo^ e che 2 masselli contenevano oltre al rame ed allo slagno, e ferro e piombo. Questi bronzi non sono adunque romani, giacché nella com- posizione loro non entra il zinco; l'esistenza del piombo nella me- desima poi non proverebbe già, come asserisce taluno, che quei bronzi non siano celtici^ ma piuttosto greci od etruschi od egiziani; poicliè, secondo Fellenberg [Analijsen, Vili, pag. 2) il piombo ri- scontrasi anche nei bronzi celtici , sebbene soltanto in piccole pro- porzioni, cioè come componente involontario della lega, rimasto nel metallo per l'imperfetto trattamento del suo minerale. Ornamenti di. osso e di corno di cerco^ Prima relazione, pag. 12. Le fusaiiiole di corno cervino e le ruotelle della stessa materia, oppure di osso, ci sono già noie; ancor esse servivano forse per adornare la peisona o le vesti dell'uomo delle terremare e delle pa- lafitte nostre (2). I pettini^ sia dell'una che dell'altra sostanza che trovammo in queste stazioni preromane, non usavansi {)robabilmenle allo stesso scopo, poiché appartengono per la forma a quel tipo che non ci sembra a ciò adatto, come dimostrammo parlando de' pettini di bronzo; di più il numero dei denti ne è assai maggiore, 20 circa, e dall'appendice semicircolare, ampiamente forata, crediamo di potere arguire, che tali ordegni venissero, dopo fattone l'uso conveniente, ap- pesi alla parete della capanna (5), similmente a quanto praticano tut- tora i nostri conladini coi peltini di corno da pettinare, somiglianti a quelli in discorso, nia piìi grandi. Tutti questi sono più o meno fre- giali elegantemente con linee rette che convergono in angoli o si (1) Anrhe le asole ci'lliclie della Francia, analizzate ila Giranlin, non che un pu- gnale antico cli'irBuitto, esaminalo da Vau(|iielin, non sono composti che ili rame, per 86 parli, e di slagno, per 14. Revae Archéolugique, avril, 18C3, page 272. (2) Potrebbe darsi che le fusaiuole servissero da capocchia, Infilate negli aghi cri- nali, imilando di lai guisa la (Ig. 18, della tav. VII del Gozzadini. ;31 Oppure, incdi^nlc un cordoncino, allaccali alla persona. tE TERnEMARB E LE PALAFITTE DtL PAHMF.NSE 1 ! 8 intersecano, oppure con punii e circoli (Prima relazione, pag. 12, f. 6 ; Kell. II, f. 18, 19). — Né meno di colali pettini, per quanto sappiamo, furono altrove scoperti; [)erò in una delle costruzioni lacustri elveti- che dell'età della pieira si rinvenne un pettine di legno, per forma, somigliante agli ullimi descrilli. — il dente canino di orso^ del quale si fé' cenno parlando dei residui animali, serviva forse egli pure a fre- giare la persona del valente cacciatore, sebbene non vi scorgiamo alcuna traccia di un congegno destinalo a tenerlo appeso. E lo stesso so- spettiamo che accadesse dei denti fossili di squalo della melassa, raccolti da Escher fra gli avanzi della nota stazione preromana diEbersberg; quantunque l'autore ritenga che si usassero come strumenti da punta (1). Nei nostri colli non mancano le rocce contenenti que' fossili, ciò non pertanto non ne trovammo nelle lerremare, mentre vedemmo esservi ovvie le conche fossili, forate dall'uomo per abbellirsene. Sezione 11." popolo. CAPO XVlll. Costumi. Prima relazione, pag. 43 a 47. Ove si eccettuino le falci ed i frammenti di quelli oggetti di bronzo, nei quali alcuni vogliono ravvisare de' simboli della mezzaluna drui- dioa, non si scopri sinora verun oggetto, che riferire si potesse al cullo relifjioso del popolo delle terremare e delle palafitte nostre. Lo stesso accadde sinora nelle ricerche fra le costruzioni lacustri della Sviz- zera. — Nella quistione agitata tra alcuni paletnologi, se nella età del bronzo si usasse la incinerazione dei cadaveri,^ ovvero la loro inumazione, non possiamo, per riguardo ai nostri deposili, apportare alcun lume; similmente infruttuose rimasero le indagini all'uopo praticate nelle palafitte dell'Elvezia (2). Veramente, ragionando con Dasor (5), vista la mancanza quasi completa di ossa umane nelle ma- riere e nelle palafitte dell'età del bronzo, e nelle terre circostanti ad esse, dovremmo conchiudere, che i defunti non venissero sepolti, ma forse bruciati; però in tale caso, che avvenne delle loro ceneri? (1) Escher I. e. pag. 37. (2) Keller, 1. e. V. pag. 3.'i. (3') DB«on, 1. e. page 17. Ìi6 sTi'.oni-L n imgoki.ii, Se stiamo al Morlot (1), nell'epoca citala, le popolazioni abbrucia- vano ordinariamente i loro morii. Lo stesso biijo regna sulle pratiche mortuarie del nostro popolo delle terremare, durante il breve perioda dell'età del ferro. Se teniamo però come provato, che quel popolo sia il medesimo che lasciò le necropoli di Vilianova , Marzabotto ed Albano, possiamo, col Gozzadini, ammeltere, che la maggior parte de' suoi defunti, 96 su 100, venissero inceneriti (2). Certo anche le genti di cui ragioniamo, si passavano il tempo al giuoco, per lo meno nell'infanzia; e diffatfo vedemmo, come alcuni arnesi possano ritenersi usati a tale scopo. Anche il bisogno di fregiarsi esisteva in esse, sebbene, a quanto pare, molto meno che ne' fratelli della Svizzera, Nell'età del ferro però quella tendenza maggiormente si sviluppava per la maggior fa- cilità di poterla variamente sodisfare; come ce Io provano gli or- namenti scoperti a Vilianova (3) ed a Marzabotto. Sebbene ad uno de' Nestori fra i paletnologi e naturalisti (li) paja inverosimile, che uomini, i quali fabbricavano strumenti, armi ed ornamenti di bronzo, abitassero in capanne di terra, anzi che in case ben costrutte; pure, stando unicamente alle reliquie, uè si potrebbe altrimenti, dobbiamo ritenere ed affermare , che da noi non cono- scessero, almeno nell'epoca del bronzo, altro modo di abitare^ che entro capanne costrutte di argilla, legno, paglia, ora inalzale sulla terra ed ora su palafitte. Ma di più, essendo njolto scarsi anche i frantumi di tuguri!, siamo tentati a supporre, che talora questi ve- nissero surrogati da mobili tende, quali potevano occorrere al caccia- tore ed al pastore^ mentre M' agricoltore era necessaria una stabile dimora. Già nella prima memoria (pag. hìi) abbiamo addotti i fatti in prova di queste tre diverse condizioni del popolo delle mariere , anzi asserimmo inoltre che esercitava anche la pesca. Però, siccome noi stessi né nelle terremare nò negli avanzi delle palafitlte, non po- (1) Morlot, Eludes etc. page 293. (2) Go/.ZADiNi, I. e pa?. 44, (3) Uclto, 1. e. lav. VI-VIII, (4) INiLSSON. Age dn bronze en Scandinavie, sunto di (li.APAnionic nella liililioUièfiiio imiverselle, nvrii, 1863, page 25. i.F. tiìuremahu i-: le palafitte di-;i, paiimiuNse !17 leinino s'inora scoprire nò ami, né pezzi di reti, né residui di pesci (1), ora dubitiamo alquanto, che fra quella gente vi fossero de' pesca- tori^ sebbene, specialmente nelle località vicine all' Eridano, sembri più che probabile, che ve ne siano stali. — Notammo già la sucida costumanza della nazione in discorso, di abitare in mezzo ai rilluli del pasto e della industria; e qui richiameremo pure alla memoria il fatto, che nella terra delle palafitte riscontrammo non infrequente della pula con pupe di mosche, vuote; dal quale fatto inferimmo, che la pula lasciavasi per qualche tempo ammucchiata prima di gettarla nell'equa. Durante quel tempo essa fermentava, e favoriva per tal modo la propagazione delle mosche; e certamente da quel fermento dovean generarsi delle esalazioni poco gradevoli. Ma peggio, tro- vammo inoltre dei pezzi di cranio colle pupe di altre mosche, per cui dobbiamo dedurre , che si ammonlichiassero anco i rimasugli del pasto, e si abbandonassero sullo spianato della palafitta prima di af- fidarli alle onde. Un uso simile sembra essere stalo in vigore presso gli abitanti dei Crannoges dell'Irlanda (2). CAPO XIX. Alimenti. Non sapremmo dire, se il regime del popolo delle terremare fosse di preferenza animale o vegetale, tanto più, che gli avanzi vegetali non si sono quasi conservati fuorché nella terra delle palafitte , ove si eccettuino que' pochi grani carbonizzati, che si scavano anche dalle terremare. Riteniamo che egli si cibasse di qualunque delle specie di vertebrali, di cui incontriamo i residui; dunque non solo degli animali che cacciava^ come cignali^ caprioli e cervij o che co- stituivano (e sue greggie quali le pecore ^ le capre^ i buoi^ i porci , ma benanco dei cavalli^ degli asini^ dei cani (5), che educava in suo ajuto. Ed asseriamo ciò, appoggiati alla osservazione, che anche le (1) Di una eccezione si farà cenno nell'appendice. (2) Keller, 1. e. II, pag. 132: tav. HI, f. 1-3. L'autore ritiene clie, nella Svizzera, gli abitatori delle palafitte, coli' incivilirsi, le abbiano abbandonate, trovando più co- moda la stanza a terra, e pel progresso, non meno sicura dell' abitazione in mezzo alle aque; 1. e. II, pag. 143. Per quanto riguarda il mutamento nel modo di abitare del popolo delle nostre palafitte, rimandiamo al capo su queste costruzioni. (3) Prima relazione pag. 21. 418 STHOBEL E PIGORINI, ossa cilindriche di questi mammiferi sono quasi sempre infrante, al pari delle loro raandihule e del loro cranio; frantumazione che sì osserva ajìpunto nelle ossa delle specie indubbiamente alimentari so- pracennale (1). D'altronde quelle specie somministrano anche allual- mente cibo più o meno nutriente e salubre alle nazioni meno acce- cate da pregiudizi religiosi od altri. E non solo degli animali ora nominati si alimentava l'uomo delle mariere, ma benanco di pollit anitre e forse anco di topi., poiché, mentre dell'unico individuo di questo rosicante di cui ritrovammo lo scheletro, abbiamo la maggior parte delle ossa, ci manca invece, ed appunto, il cranio, indizio questo, che quella parte dello scheletro sarà slata probabilmente stritolata fra denti, come noi usiamo fare dei crani degli uccelli che mangiamo (2). Non pare che soltanto dalle carni traessero profìllo pel proprio so- stentamento, ma probabilmente anche dai prodotti degli animali, come sono il latte., da cui si fabbricava il burro ed il cncio., ed il miele. — I cibi vegetali erano somministrati o da piante co/fna/e o da selvatiche. Fra le prime occupavano il primo posto i cereali., rappresentati da due sorta di frumento; poi viene la fava e forse anco il lino'^ infine gli alberi fruttiferi., come la vite., il ciliefjio., il melo. Però questi non erano probabilmente ancora coltivati, e quindi cadrebbero nella ca- tegoria delle piante selvatiche., insieme al falso pistacchio., al prugnolo., al rovo., al corniolo., al sambuco, alla quercia., alla rovere., ed al no- cìuolo^ i quali lutti prestavano probabilmente cibo all'abitatore delle nostre palafitte e delle mariere, sebbene per alcuni ci manchi tuttavia una prova irrefragabile (3). Quantunque non \i abbiamo scoperta al- cuna briciola di pane., pure crediamo che egli se ne impastasse una sorta, la quale starebbe tra il nostro pane e la polenta., similmente a quanto usavano i suoi fratelli nella Svizzera (4), e praticavano prima (1) Le quali talora portano anche le Impronte di denti umani. (2) Al capo VII, pag, 1&, nota terza, abbiamo addotti i motivi per cui riteniamo, che i molluschi aquatici difficilmente avranno servito di pasto; gli stessi motivi non mili- tano appieno contro i terrestri, bensì Io scarso numero dei loro avanzi e la disper- sione dei medesimi ci indicano, che non venivano certo appetiti. (3) Come si accennò al capo IX. (4) KKi.LEn, I. e, IH; pag. 107; IV, pag. 25. Naturalmente non si salvò sino ai nostri tempi che il pane bruciato. Secondo Messikommer (4." rapporto di Keller sulle palafitte pag. 25), vi si cuoceva un vero pane su lastre di pietra che si riscaldavano. f.K TF.niUMAHr. K ».K l'At.*riTTK PW. t'AUMfNSf. 119 della conquista e praticano tuttodì gli isolani delie Canarie, che la chiamano gofio. A tale uopo questi arrostiscono i grani, poi li frangono; la farina grossolana per tal modo ottenuta, viene posta nelle pelli di capra o nelle olle, e quando corre il bisogno, ne la si cava, la si inumidisce ed impasta, e si mangia (l). Gli infranloi e le macine a mano che vedemmo frequenti nelle terre in discorso, a nuli' altro certamente servivano, che a frangere e macinare il grano; ma pare che cuocessero anche della farina, facessero una specie di polenta , poiché, come si avvisò parlando delle stoviglie, alcuni cocci nella superficie interna sono tuttora coperti da una crosta , quale la ve- diamo alle nostre pentole, quando appunto abbiamo versata la po- lenta. — Sebbene le ghiande possano essere stale raccolte (2) anche per ingrassare i porci , pure ci sembra di potere ammettere che di preferenza fossero destinate a nutrire l'uomo, poiché quel fruito non costituì 0 costituisce già soltanto il cibo di popolazioni barbare e selvagge, primitive, come taluno ritiene (3), ma figura tuttodì sul mercato di qualche capitale europea, collocato fra le castagne, le mele e le altre fruita, che si mangiano in tutta Europa (ft); anche nell'antica Roma, e in tempi più vicini, in Francia, si fece del pane di ghiande. — Le mele sembrano essere state tagliate in quarti, e dis- seccate allo scopo di farne provigione per l'inverno. — Dalla circo- stanza che fra gli avanzi delle costruzioni lacustri della Svizzera si raccolsero grani e frutti di un numero maggiore di specie, che non trovammo fra le nostre mariere, come mostrammo nel capitolo sui re- sidui vegetali, non ci crediamo ancora autorizzati a conchiudere se non che la insufficienza delle nostre ricerche, sinora limitale quasi uni- camente entro terre poco alte alla conservazione di quelli avanzi. ({) Heer. Nel 3.° rapporto di Keller sulle palafitte, pag. H2. (2) Quasi tutte le ghiande trovate nella terra delle palafitte, sono prive di cupola, quindi raccolte dopo cadute dalle guercie. (3) "Cerere dolevasi che gli uomini s'abbassassero da tanto a cibarsi persino di ghiande.. Crespi. DeW oro, Milano 1862, pag. 21. (4) ■« la tutta la penisola iberica si mangiano torrefatte .... Pare che nella Scozia, in Norvegia ed in Turchia servano a preparare del pane ed altri cibi diversi . . . . Sarebbe bene .... che nella campagna si perdesse il pregiudizio di considerarle «tegne soltanto dei porci. « Mantkgazza nelV Igea, 186i pag. ^3. 190 sruOBi-L n i>iGORiNt, La castagna d'aqua è forse il solo frutto mangiato dagli abitanti delle abitazioni lacustri elvetiche, il quale rimase sconosciuto aque'delle nostre palafilfc. CAPO XX. Agricoltura, pastorizia, caccia. Dai precedenti capitoli sappiamo già, che l'uomo delle lerremare esercitava le professioni di agricoltore, di pastore e di cacciatore. Ora tenteremo di stabilire, dietro l'esame dei soli monumenti lascia- tici, sino a quale gradino della scala di perfezionamento egli giu- gnessein quelle industrie. Infuori delle falcinole e dì quello strumento di bronzo simile a paalslab , che ritenemmo nn aUrezzo rurale per rompere le zolle, e di una zappa di ferro, non trovammo alcun ar- nese destinato alla cultura de' campi, né i paletnologi svizzeri furono di noi più fortunati nelle loro indagini. Convien dire che quest'arte fosse ancora bartìbina^ e che rami d'albero ricurvi servissero in luogo dell'aro^ro per solcare il molle e fertile terreno (t). Non ci consta neppure come trebbiassero i cereali raccolti; certo assai imperfetta- mente, se dobbiamo giudicare dalle mezze spighe, che di frequente rinvengonsi miste ai grani di frumento. Raccolte e trebbiate le biade, le si conservavano in grandi olle, oppure sul pavimento entro appo- siti magazzini^ come osservammo nella palafitta di Caslione. Del modo primitivo di frangere e macinare il grano, abbiamo già discorso. — L' orticoltura non sembra essere stata del tutto trascurala, però non ne abbiamo, nelle ciliege e nelle mele, che dei semplici indizii, come altrove si fé' cenno; e lo stesso diremo della viticoltura. — Molto dubbiosa è la supposizione che il popolo delle mariere si de- dicasse airfl;j/co//Mra, poiché basata unicamente sull'aver trovato alcuni cocci di vasi, i quali erano forati alla parete vicino al fondo e secondo alcuni , servivano appunto , come ancora al dì d'oggi in qualche contrada, per separare il miele facilmente scorrevole, dalla cera, che non lo è se non a maggior calore. — La pastorizia non si sviluppa sempre di pari passo coU'agricoltura, anzi talora in senso (1) liKKn. 1. e, pncr. ii'ì. LE TEnnPJlARE E LE PALAFITTE DEL PAHMENSE 121 inverso. Se al)l)iamo riguardo al numero delle razze domesliclie, non solo dobbiamo rilcnere che le popolazioni in discorso erano mollo più progredite in quell'arie che non nella agricoKura, ma erano be- nanco a noi superiori ; poiché educavano due razze ben distinte e di bue e di pecora^ e forse anco di porco ^ mentre ora non ci è rimasta che una sola razza indigena per specie. Non ci erano però superiori quanto allo sviluppo od alla perfezione del prodotto, poiché tenevano specialmente delie razze piccole^ che sono appunto quelle che scomparvero. Nel nostro clima non é possibile il pascolo durante tutta la stagione invernale; se dunque il clima di quei tempi non era di mollo più mite (1), dobbiamo credere che mietessero del fieno a provigione per l'inverno; nessun avanzo però ci attesta una cotale pratica. Al converso gli stacci ed i cocci di vasi con fori dal- l'alto al basso delle pareti, ci fanno supporre che le genti delle ter- remare conoscessero il caseifìcio^ poiché quelle stoviglie , secondo l'avviso di persone competenti (2), a nuli' altro poleano servire, che per scolare il siero, appendendole al camino. — Tenendo calcolo della copia di corna cervine che rinvengonsi nei nostri deposili pre- romani, dovremmo dedurre che la caccia fosse una occupazione pre- diletta della popolazione che li accumulò, Ma faremo riflettere di bel nuovo, in proposito, che molte di quelle corna, anzi il maggior nu- mero, non sono più attaccale al tubercolo frontale, dal che dobbiamo conchiudcre che esse erano cadute vivente ancora l'animale, e che l'uomo, vagando pei boschi, ve le trovò e raccolse. Se poi volgiamo lo sguardo ai meschini strumenti da caccia, de' quali egli poteva di- sporre, dobbiamo ancor più sospettare che non fosse valente caccia- tore, ma invece supporre piuttosto, che prediligesse la vita da pa- store e da agricoltore. Perciò comprenderemo anche agevolmente, come egli conservasse quali trofei di pericololissima caccia delle man- dibule di cignale. (1) Altrove abbiamo addolli i falli, pei quali sospettiamo che la temperatura annua siasi, da quell'epoca, di alcun poco abbassala. (2) IIeer, I. e. pag. 113. i24 srnoBKL k piconiNf, CAPO XXI. Industria Dalle accennate industrie, dirette a produrre od a comporre degli aliiuenli, siccoine il pane ed il formaggio, se pure col nome d'indu- strie possiamo appellarle, passiamo ora a trallare delle arti, cui scopo si è di coprire e difendere la nudila dell'uomo; anche a queste però, nell'epoca di cui tralliamo, forse non si conviene neppure quel nou)e, poiché non pare che fossero ancora esercilale da una classe parti- colare di persone, ma dagli individui di ogni famiglia indistinta- mente. INon sappiamo ancora con certezza di quale materia fossero preparale le veslimenta delle popolazioni delle terremare. Essendo però provalo che coltivavano il //vjo, ed avendo di più irovalodi esse, e le spatole per maciullarlo^ e le fusaiuole per filarlo^ e le spuole per tesserlo, di più i |)esi pei telai loro ed infine dei pezzi di cor- doncino di lino; dobhiamo pure inferirne che si vestissero anche di abiti di lino (ì) Le pelli avranno cerlamenle servilo allo scopo, sebbene non ne abbiamo trovata traccia sicura (2). Fra le reliquie delle costruzioni lacustri dell'Elvezia, anche più antiche, furono scoperti frammenti di pelli conciate (3); possiamo quindi supporre che anche il nostro popolo conoscesse l'arte del conciapelli. Al capo degli avanzi aniuiali abbiamo fallo cenno del modo, con cui si cavavan le cervella dal cranio, la polpa dalle mandibule e le midolla dalle ossa, qui faremo osservare non essere probabile che quelle sostanze venissero raccolte con tanta cura solo per potersene cibare, ma piuttosto per usarle tecnicamente , come usano tuttora certi popoli selvaggi dell'America meridionale , cioè per conciare le pelli. — Colla introduzione del bronzo le industrie èj>resero (i) KELLiìn, I. e. IV, png. 14. La tavola IV, ri porge le figure di sorprendenti tessuti dell'eia della pietra; e la pag. 22, quelle dei telai ricostruiti. (2) Parlando degli aghi crinali, accennammo come pel foro di uno di essi sia ; pas- salo^un filo od una striscia sottilissima clie sembra di pelle. (3) Kellkh, 1. e. pag. 23. — In un tumulo dell'eia del bronzo, a Dragshòijnel-Jùtiand, il cadavere era involto in un mantello di lana tessuta; presso al medesimo entro la cas-ss *ravi una lama di pugnale di bronzo Identica alle nostre. Morlot in lettera. i.F. TfBnr.MARt r. it palafitte del parmense 115 maggiore sviluppo che non nella precedente eia della pietra; e la divisione forzala del lavoro creò le vere indiistrie e per esse, pas- sando da progresso in progresso, si perfezionò la fabbricazione. Noi nel passare in rassegna queste varie industrie delle genli delle ma- riere, nìostrerenio prima Io sialo cui toccarono durante l'epoca de' pili antichi di quei depositi, cioè durante l'età del bronzo; poi pas- seremo a mostrare i progressi da esse falli nel breve periodo in cui dopo l'inlroduzione del ferro, le terremare continuarono ad essere accumulate, e li desumeremo dal confronto dei prodotti e dalle dif- ferenze loro nelle due epoche. Ricorderemo in proposilo quanto già allrove accennammo, che cioè non si scorge quasi alcun sensibile progresso, alcuna imporlanle modificazione, negli oggelli d'arte delle terremare dell'eia del bronzo a fronte di quelli delle sotloslanli pa- lafitte (l) , per cui non segnano che un solo periodo, e noi quindi non ne lratleren)o separatamente. Al capo sulle stoviglie, sebbene rilevassimo le palenli differenze tra quelle tipiche dell'età del bronzo e le stoviglie dell'età del ferro, pure indicammo dei passaggi tra le medesime (2); ed applicando quella osservazione a tulle le industrie, ed all'intero incivilimento, professeremo l'opinione, che la civiltà si sviluppò mai sempre con moto più o meno lentamente progressivo, graduato, per lo più pacifico. E ben vero, che talora, al confronto dei mezzi di cui disponeva l'uomo cogli effetti da lui ottenuti, non ravvisiamo l'accordo Ira la semplicità degli strumenti e la perfezione 0 la grandiosità dei prodotti ; ma in tale caso noi non dobbiamo mai dimenticare gli altri fattori delle opere dell' uoujo: il nuu)ero, il tempo e la pazienza, dei quali egli può, di regola, maggiormente di- sporre, quanto più iuiperfelli sono i suoi strumenti, quanto meno appunto è civile. — Già nella età del bronzo il fabbricare stoviglie non sembra essere stato mestiere di tutti, poiché per saper impastarle con diverse materie e colorarle secondo 1' uso loro , foggiarle colle sole mani ed ornarle, richiedevasi grande abilità ed esperienza, che non potevano aversi se non da coloro , che si dedicavano esclusiva- (1) A Castione furono trovati, da uno di noi, due aghi crinali perfettamente eguali, l'uno ad 1,50 metri sotto il terreno aralo, l'altro a 2,50, e poco sopra la palafitta. (2) Per cui talora non si riesce quasi a distinguerle. 124 STROBrr, e picori.m, mente M'arte figulina (l); e lanfo più ci pare giusta questa rifles- sione se poniani mente alla diflìcoltà che si doveva incontrare nel foggiare le svariatissime anse appendiculate^ ed al buon gusto ed alla varietà degli oi-nah\ quantunque sempre limitali entro la cerchia di linea geoìnetriche. Pare che in quesl' epoca i vasi di terra fossero i recipienti universali , vale a dire , che in essi si conservasse ogni cosa, e non solo i commestibili (2); almeno fu ciò osservato nella Svizzera, ove si trovarono grandi olle con oggetti di ornamento, con utensili e con armi di bronzo. Abbiamo altrove indicato che da noi quasi tutto il vasellame avea il fondo piano. — Dimorando in luoghi in cui non esistono, ne esistevano miniere di sorla , il popolo delle lerremare non poteva essere né minatore^ né fonditore. Egli riceveva da altri i metalli già fusi, anzi forse anche la lega dello stagno col rame ossia il bronzo, già unita, poiché non trovammo ancora alcun mas- sello od altro pezzo uè di stagno, né di rame puri, ove si eccettui qualche ascia e qualche scalpello che pajono di rame. Quanto però consta di certo, come sappiamo, si è che egli si fabbricava i propri utensili e le proprie armi, anche que'di metallo, daché fra le sue reliquie raccogliemmo, e crogiuoli per fondere il bronzo, e masselli di questa lega, ed avanzi di getto, e forme per fondere arnesi, orna- menti ed armi. Non v'è dubbio che all'arte relativa si dedicasse un ceto speciale di persone, poiché raccolgonsi degli oggetti di bronzo nei quali non si può disconoscere e buon gusto, e sperienza, e mae- stria di esecuzione, doti che non ponno essere comuni a tutti (3). Né certamente erano artefici stranieri che ivi esercitavano questo mestiere, a meno che si voglia supporre che fossero schiavi; poiché in quelle età semibarbare, chi mai contro i pregiudizii reli- gioso-nazionali e con rischio della vita o della libertà, avrebbe ten- (1) KELLEn, l. e. II, pag. 137, è dello slesso avviso. — Nell'Elvezia si trovò qualcln! vaso, i cui pezzi, essendosi egli rotto, furono riuniti con pece e ricucili con filo di lino. (2) Specialmente le provigioni per l'inverno. Diìsor, I. e. pag. 12. (3) Il bronzo non è abbastanza duro, perdio allo ascio fabbricate di tale lega si potesse applicare un manico come alle nostre scuri di ferro, epperciò si spiega e giustilìca la forma peculiare di celt e di pnahlabdale alle primo; e la logica e l'acume dei fabbricatori di que- ste apparo vicmaggiormente, se riflettiamo clie por la loro forma appunto potevano essere iramariicale diversamente e quindi servire a più usi, come di scarpello, coltello e scure. LE TERHEMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE i95 lata una simile speculazione? — Per fondere i masselli, per gettare, per cuocere, ecc. occorreva fuoco; non possiamo dunque sottrarci alla domanda, in qual modo l'uomo delle mariere se lo procurava, quando erasi spenlo. Di selci a lui non mancavano per ottenere le scintille, ma di quale esca faceva uso per raccoglierle? Quantunque il valentissimo micologo Fries dichiari che il Polyporus ignarius^ o falso fungo da esca, sebbene combustibile, pure non serva da esca, noi d'accordo con Keller (l), ci permettiamo di essere di contrario avviso; cioè, riteniamo che anche questo fungo, convenientemente preparato, possa accendersi per le scintille ottenute colla percussione di due pezzi di silice, quandanche con maggiore fatica e stento, che non col vero fungo da esca , ossia col Polyporvs fomentarius. E siccome nella terra delle palafitte il falso fungo da esca non è raro, supponiamo che venisse appunto usato allo scopo in dicorso. — Nella Svizzera si è osservato, che le fornaci ed i forni per fondere e mo- dellare il bronzo, erano posti non già sulla spianata delle palafitte, ma bensì sulla vicina sponda del lago, naturalmente per non correre pericolo di appiccare il fuoco a quella costruzione di legno (2). Al margine nord-est della palafitta di Caslione, più volte accennato, os- servammo un banco di ciottoli e stoviglie, i quali evidentemente su- birono l'azione del fuoco; non indicherebbero forse il luogo del forno di quella stazione, appunto in riva all'aqua? — Quanto al modo di affinare gli oggetti modellati, ci parve di scorgere in alcuni le traccie di /jwe, però non conosciamo ancora alcuno di tali strumenti rac- colli nei depositi in discorso. Pietre, come vedemmo, servivano da marleUi e pietre avranno pur fatto le veci di incudini. — Abbiamo or ora dimostralo che il fabbricare stoviglie, il modellare arnesi ed armi di bronzo, era l'occupazione di una classe di persone del popolo delle mariere , lo stesso però non potremmo asserire dell' arte del gioielliere^ poiché la estrema rarità di oggetti d'oro (uno solo sinora) nelle terre predette, ci induce piuttosto a sospettare che gli venissero per commercio, come l'ambra; nulla trovammo di argento. (1) KELLEn, 1. e. II, pag. 147. (2) Thoyon, Habitationt lacustres, p;igo 316. iS6 STROBKL E PlGUniNI, Se tra i prodotti delle industrie delle nostre genti preromane dell' età del bronzo e quelli de'popoli coetanei al di là delle Alpi, sino nella Scandinavia, ravvisiamo somiglianze, non solo di forme, ma anco di ornati e di gusio, e da questo confronto deduciamo lo sialo paralello nello sviluppo industriale di quesle popolazioni ; lo stesso non pos- siamo sosìenere, se estendiamo il paragone tra i nostri prodotti del- Velà del ferro e (pieili della stessa epoca nei paesi transalpini. Pro- testiamo però di nuovo , die non allaccliiamo gran peso alle nostre induzioni che riguardano questa eia , poiché scarso è il numero degli oggelli, prodoUi durante la medesima, che si celano nelle ter- remare e furono da esse scavati ; per cui talora ricorriamo nei con- fronti alle cose dei sepolcreti di Villanova e di Marzabotlo, siccome, tra esse e le poche nostre, negare non si potrebbe la idenlilà, — Ragionando deWe stoviglie ^ osservammo, che nella fabbricazione di quesle scorgesi un cambiamento, un niiglioramenlo, poicliè le ve- demmo falle, in parie, al torno^ meglio colte, a quanto sembra, nella fornace^ ed ornale con maggiore precisione, anzi a disegni, coi quali sembra si volessero imitare le forme di ngrjetli nal uro li [i]^ o non più con semplici linee geomeiriclie. L'arie figulina è senz'altro una delle pili imporlanli, ed è nei prodotli di quesla, che ci parve di vedere le maggiori differenze tra le due eia in discorso, ii maggiore sviluppo nell'arte dall'una all'altra di esse. La stoviglia dell'età del ferro ca- ratterizza una fase particolare dell'arte ceramica, la quale prende posto Ira il genere dell'età del bronzo del popolo delle inariere e quello in cui si distinsero gli Etruschi. E questo non si verificò solo da noi, ma anche nell'Elvezia (2). — Di più, in ambo i paesi, non si fabbricavano nell'età del ferro soltanto vasi di t<'rra, ma anche di pietra oliare^ foggiandoli naturalmente al torno, nonché vasi di bronzo; di tali non si rinvennero ancora nelle terremare, bensì nelle necropoli più volte citate. — Ed in quesle appare per la prima volta qualche oggetto di vetro. Però non vorremmo dal predetto dedurre , (1) Ciò che si osserva sopralutto nello sloviglie del sepolcro di Albano, ii meno an- tico fra gii accennali. (9) THOYo^, I. e, page 344, LE TCRRIìMAnE E LE PALAFITTE DEL PARMCiNSE 127 che, specialnienle gli oggetti di vetro e di pietra oliare, venissero dal popolo delle terreraare stesso fabbricali, ci sembra più probabile, che li ollenesse per commercio. — Nulla possiamo dire del grado di perfezionamento, cui toccarono nell'età accennata le industrie del filatore^ del tessitore^ del conciapeUi, poiché nulla delle produ/ioni loro fu ancora scoperto nelle terremare, nò lo sarà forse mai, troppo difficile, per non dire impossibile, essendo in esse la conservazione di colali oggetti. — L'uso del bronzo non cessò colla introduzione del ferro, nò cessarono quindi le arti relative, anzi si perfezionarono mercè gli strumenti di ferro. E perciò anche più facile riusciva il produrre oggetti di forme più variate ed eleganti, di lavoro più finito, come smanigli, fermagli, anella: l'arte del giojelliere potè avanzare di un passo considerevole. Ma un'altra arte^ sebbene non fosse di una casta, progredì d'assai pel ferro, vogliara dire quella della tjuerra. I pugnali, i giavellotti, le lancie, le freccie, le ascie, le spade di bronzo non erano certo sì formidabili quanto quelle di ferro; sebbene da principio non si ri- producessero di questa materia, che le forme pria delle armi di bronzo, e solo in seguito si dessero a quelle di ferro le forme, che avuto ri- guardo alle qualità peculiari del metallo, rispondevano meglio allo scopo della difesa ed offesa. Le spade sono rarissime (una sola sinora, e di bronzo), per cui si è tentati a supporre che fossero armi ed insieme distintivi de' capì, i quali erano di certo anche i più forti e valorosi della tribù, e poteano quindi ancora maneggiarle con maggiore pro- ruto. CAPO XXII. Relazioni commerciali. Nel paese delle lerreraare, come già si disse, non esistono mi- niere né di stagno, né di rame, né di oro; nei nostri colli non tro- viamo né pietra oliare, né vera ambra (1); adunque il popolo delle (1) .\bhiamo emesso l'avviso, che la lucentezza ed il colore nero di certe stoviglie nostre non si ottenessero colla grafite, mentre all'incontro i paletnologi svizzeri ri- tengono che le medesime qualità, ofTerto da taluni de' loro vasi di argilla preromani ^ siano dovute a quel minorflic. ,Non rinvenimmo finora il più pit-colo pezzo di ^Tafìlc 4 28 SmODGL E PIGORIMi, mariere prevedeva questi minerali da altre partì della penisola, ov- vero benanco da paesi d'oltre Alpi e d' oltre mare. Quanto allo stagno è oramai riconosciuto da tutti, che non potea provenire, se non dalla (^ornovaglia, oppure, ma meno verosimilmente, dalle lon- tane Indie, o dai monti Erz nella Germania, in quelle remote età quasi inaccessibili. Dalle analisi de' bronzi non possiamo deciferare donde si avessero il rame^ poiché misto a quella lega non si rinvenne sinora alcun metallo, che fosse caratteristico di determinate miniere di rame; come sarebbero il niccolo, l'argento, lo zinco (1). Forse s'eb- bero il rame dai nostri A pennini, ove si rinviene ed allo stato nativo, e carbonato, e piritoso. Che usassero anche del rame nativo o del carbonato, saremmo autorizzati ad ammettere pel fatto, che taluna arma consta legata di stagno e rame puri ; se avessero estratto il rame dai suoi solfuri, bisognerebbe, in vista dell'imperfetto trat- tamento metallurgico possibile a quei tempi, rinvenirvi associati degli altri metalli, i quali appunto trovandosi unili ai detti solfuri ed es- sendo difficili da eliminarsi, vi sarebbero rimasti come miscugli in- volontarii della lega. Nelle sabbie aurifere dei vicini fiumi lombardi poteva essere slato raccolto quel poco oro^ che servire dovea per or- namento della persona. Quantunque anche gli Apennini dell'Emilia nascondano dell' om6ra, pure non riteniamo, che di là se la procuras- sero le genti nostre, poiché rara e di qualità scadente; ci sembra più probabile che venisse loro dalle sponde siculo. Le Alpi lombarde, ovvero le piemontesi, fornivano la pietra oliare. — Provato con ciò che esisteva un commercio, e che questo non si limitava solo agli Apennini, alle Alpi, al mare della Sicilia, ma si estendeva benanco oltre le Alpi e la Manica, tentiamo di stabilire se per esso il popolo in discorso riceveva solo la materia brutta , oppure anco gli ogrjctli già fabbricati. Abbiamo veduto che egli si fondeva gli arnesi, le armi, gli ornamenti di bronzo; dunque il commercio non gli recava questi artefatti, ma solo od i due metalli isolati, o la loro lega. Però tro- no nello mariere, nò fra le palufille, motivo di più per attenerci alla nostra opinione. Se mai se ne trovasse in .nvvenire, dovremo ammettere, clie la si ebbe per commercio € probabilmcnlc dall'estero. (1) Veggasi al capo su gli ornamenti di bronzo. LE TEnREMARE E LE PALAFITTE DEL PARMEìNSE 129 varamo delle armi di bronzo^ lo quali svelano un' arte più avanzata, che non era la propria; per queste, dobbiamo pure aminellere una eccezione, dobbiamo cioè convenire, che venissero loro somministrale dai popoli pili civili. Lo stesso ci pare probabile quanto ai vasi di pietra oliare^ poiché questo avviene ancora tuttodì, sebbene al pre- sente il trasporto della pietra greggia sarebbe meno disagevole che non in quelle epoche antichissime, in cui strade e mezzi di trasporto saarseggiavano. Nulla di tutto ciò si potrebbe direnò quanto all'oro, nò quanto all'ambra. — A'on entro la terra che ravvolge i pali delle palafitte, né sopra queste, né in verun strato vergine di terramara, fu dato sinora di rinvenire una sola moneta. Ciò prova: 1.' che il commercio era di puro cambio di generi; 2." che il popolo che ci lasciò quelle reliquie, non era ancora giunto a quel primo gradino di civiltà; non prova però che le genti con cui avea commercio non conoscessero per anco il denaro, poiché ancora al giorno d'oggi si esercita di quella guisa la mercatura da'popoli civili co' popoli barbari, non essendo con questi possibile altro commercio. — Abbiamo ve- duto a quali paesi esso si estendeva all'epoca delle roariere e pala- fitte nostre; ora naturalmente ci faremo la domanda con quali nazioni si praticava dal nostro popolo. Di certo co?i tribù sorelle, per quanto riguarda il commercio con paesi in cui queste viveano, cioè coi due versanti delle Alpi, ove, come abbiamo più volle accennato, si sco- prono reliquie di un popolo, che avea gli stessi costumi e la stessa civiltà. Per rispetto agli oggetti che esso provedevasi dall' Apennino 0 dal di là di quesla catena montuosa (i), e specialmente negli ul- timi tempi di sua dimora nella nostra vallea, non possiamo difen- derci dall'idea, che li ottenesse dagli Etruschi e benanco dai Romani; poiché non polca certamente sottrarsi dal loro conlatto e dalia loro civilizzatrice influenza. Di più , noi sappiamo di certo che Etruschi si estesero dall'oriente sino all'Enza, ove^ a S. Polo, nella sconvolta ftiariera, s'incontrano avanzi non etruschi delle età del bronzo e del (1) Dell'aculeo d'istrice inserviente da ;isli'ella di freci;ia parlammo più volle; ove si provasse che l'istrice non avesse vissuto in que' tempi ne'nostri colli, bisogne- rebbe ammellere l'esistenza di un commercio da oltre l' Apennino, anche per queste erlicolo, poiché queir animile ha ora stanza nei paesi di là di quel monte. 9 130 STKOBliL E l'ItiOllINt, ferro, misti a monumenti decisamente elrusclii (1). Nelle terremare dell'epoca del ferro rinveniamo anche oggetti che non si distinguono punto dai romani. Questa medesima opinione dividono puro con noi e Desor (2) e Schròtter (3), anzi eglino vanno più olire, ammettendo delle relazioni commerciali tra gli Elruschi e le genti sorelle del popolo delle terremare sino nell'Elvezia e nell'Austria; anche colà si scoprono avanzi i quali portano T impronta del valente artefice losco, e perciò se non sempre, pure comunemente si distinguono dai non etruschi, anche quando questi sono imilazioni di quelli, come accade talora ; essendo istinto dell' uomo meno civile di imitare le opere del più civile: l'influenza civilizzatrice è irresistibile. CAPO XXIII. Popolo delle mariere e delle palafitte del parmense. Prima relazione, pag. 18 e 46. Abbiamo già accennato che le ossa umane, sia nelle terremare, sia nella terra delle palafitte, sono assai rare, ed ancora più rare son quelle, che si possono ritenere dell'epoca stessa della formazione di quelle terre, e del popolo che le accumulò (4). Per lai modo va a mancarci la prova diretta, antropologica od etnologica , necessaria per potere stabilire a quale razza spettasse l' uomo in discorso. Nella lerramara di Torre della Maina (o deli'Amaina) nel Modenese, e pre- cisamente nello strato più superficiale, vennero raccolti due craniì., i quali furono illustrati dal Nicolucci (5); sono entrambi brachicefali. Se potessimo ammettere come provato , del che però dubitiamo for- ;i) Sono cocci, tei rude, trovati «lai prof. Cliifricl, e conservati nel Museo di Reg- gio deli' Emilia. (2) Desor, 1. e. pages -JS et 31. (3) Schròtter. I>ie cliomisclien bestamltlieile dor bronzen in den griibern von Hal- stau. Wicn, 1861 pag. G. (4) Il solo osso umano della nostra collezione, clic ci sembra e di quell'eia e di quel popolo, è un radio, proveniente da Castione, lungo 243 millimetri; da tale mi- sura si potrebbe arguire, che la persona, cui apparteneva, tocasse V altezza é\ ni. 1,67 circa. Non sono invece rare le ossa di animali, specialmente le cilindriche, con t»i- ■pronle di denli umani. (5) iNicoLUCci, I. e. pag. i4, l.S tav. 1. — Helto, La stirpe ligure in Italia, Napoli (80t. Eslrallu dagli Atli della lì. Acmleiuia, Voi. Il, [lag. 27, Tavole MH. LE TlillUlF.nAKE E I.E PALAFITTE DEL t'AllMENSE l3l temente^ 1.° che quei cranii spellassero ad individui della genie, che lasciò le reliquie nella lerramara suddelta . e non già di un'altra razza, che, secondo noi, popolava il vicino colle, e 2" che le noslre terreuiare fossero pure stale accumulale dalle slesse genti, come è probabile, anzi quasi certo; potremmo del pari araraellere, che anche queste appartenessero al tipo brachicefalo. Ma se non abbiamo prove dirette, necessarie per stabilire con certezza a quale stirpe appartenesse il popolo delle noslre terremare, non ci mancano però oggetti e falli, per l' esame dei quali possiamo negare con sicurezza la sua affinità con nazioni a noi note, ed affer- mare invece la parentela sua con altre di razze tuttora dubbie. — Parlando dei pugnali di bronzo raccolti nelle mariere, indicammo che taluna lama di colali armi è fusa d'un solo pezzo col manico o coir anima sua, pure di bronzo. Ora dalla brevità di questi ma- nichi (1) bisogna dedurre, che l'uomo, il quale li impugnava, avea mani ben più piccole, che non le persone adulte di bassa statura della nostra razza. Quella particolarità si osserva anche nella impu- gnatura delle spade e dei pugnali di bronzo, che si scoprono nelle stazioni e nei sepolcri dell' eia del bronzo^ in (svizzera (2) e nella Scandinavia ( 3 ). Crediamo quindi di poterne conchindere , che l'uomo delle nostre palafitte e delle terremare di quell'epoca era di una medesima stirpe colle genti coetanee di quelle contrade seden- Irionali; lasciando ad altri il discutere, se poi queste genli erano di razza semitica fenicia, arabica, indiana, oppure messicana, o di qualunque altra razza microchira e piccola (lì-). Nulla possiamo dire della statura dell'uomo delle njariere durante il breve periodo della sua età del ferro. Se dobbiamo stare alle osservazioni fatte altrove, bisognerebbe ammettere, che anche l'uomo, similmente a quanto rilevammo essere accaduto delle razze di animali domestici, sia, col progresso del tempo, cresciuto in mole, forza, vigore, ed intelligenza. (I) Misura massima della impugnatura: 70 a 75 millimelri. r2) Desou, 1. e, pages 17 el 33. {3j NiLSSON, 1. e. I. page 23, li. page 2. L'impugnatura di queste armi non sarebbe lunga più di 55 millimelri! ' (4) Dello, 1. e; Morlot, dans la Recne Savoisienne 1862 p. 57; TroyOìN. Mab. lac. p. 132. ióì STHOBEI. f. FIGURINI, Se, come riliensi, il costruttore delle palafitte elvetiche era di stirpe celtica^ non possiamo a meno di riguardare per tale anche il popolo che costruiva le nostre, e non solo pei fatti e per gli argomenii ora addotti, ma sibbene anco per ciò clic andiamo ad esporre. Come già fu fatto rimarcare, egli possedeva in comune col popolo dell'El- vezia quasi tutte le razze d'animali domestici, avea costumi simili, fabbricava stoviglie, arnesi, armi, oggetti d'ornamento quasi identici, ripetendosi in questi prodolti, ad auibo i versanti delle Alpi, non solo le forme, ma il gusto e gli ornali, e non soltanto negli oggetti di semplicità primitiva, bensì anco in quelli di lavoro finito. È ben naturale che dobbiamo scorgere anche delle differenze, sia nella qualità dei prodotti, dipendente dalle condizioni locali, sia nelle forme stesse, e sono queste differenze appunto che danno, specialmente alle stoviglie nostre, l'impronta loro peculiare, sono l'espressione dello sviluppo che l'arte prese entro i confini del nostro paese, sia per indole ed impulso proprii, sia per imitazione di nmdelli più per- fetti. Quest'ultimo caso pare fosse avvenuto, come argomentammo altrove, nelle epoche meno remole, quando le genti delle terremare non poterono più resistere alle civiltà che le circondavano. E perciò che sopratutto i vasi di terracotta e gli oggetti in bronzo, dell' età del ferro, a mala pena si distinguono da taluni artefatti etruschi dello stesso genere; pel quale fatto si viene anche a provare la coetaneilà delle due nazioni, losca e celtica, o per esprimerci con maggiore esattezza, la coesistenza loro in Italia per un dato correre di tempo. E perciò che il Gozzadini giudicava fattura etrusca la necropoli di Villanova, e gli oggetti che conteneva; avviso nel quale credette di dover persistere anche dopo il contrario parere che un anonimo espresse nel Giornale arcadico. Il Gozzadini appoggia specialmente la sua opinione, se non erriamo, sul fatto che a Marzahollo si sca- vano già da cinque lustri , insieme ad oggetti identici a (juelli pro- blematici di Villanova, altri decisamente etruschi, come lo mostrano, tra varii, le scritture e le pitture delle stoviglie raccoltevi. Noi però ci permettiamo di fare riflettere in proposilo, non bastare (;he degli oggetti vengano dissotterrati dalla medesima località, per poter ar- gomentare che siano il prodotto di uno stesso popolo , ma doversi LK TKRRFMAnc F. I.K PAl.AMTTK DEL PARMENSE 455 inoltre trovare niisli insieme nello stesso strato; sebbene nemmeno in questo caso, non se n'abbia ancora la prova assoluta. Ora, come l'autore stesso confessa, le osservazioni a IMarzabolto non furono, sino agli ultimi anni, praticate né regolarmente né a disegno, quindi senza tenere menomamente conto dei rapporti in cui quelle anticaglie si presentavano (1). Ma dato anche, che queste vi fossero mescolate nello steso strato con monumenti etruschi, non potremo ancora dire, che chi ve le pose, sia stato tosco; egli poteva averle avute per com- mercio dai vicini paesi etruschi (2). Al Gozzadini stesso facea mara- viglia, come a Villanova egli non potesse trovare né pure una sto- viglia dipinta, in tanta copia e varietà di figuline, e né pure un idolo, mentre é noto che gli Etruschi erano mollo superstiziosi; ciò che egli spiegherebbe colla remota antichità di quelle costruzioni (5). E lo stesso si ripete ora a Marzabotto, dappoiché vi sì eseguiscono gli scavi entro il recinto del sepolcreto e sotto la direzione scientifica dello stesso autore; le stoviglie che vi si scoprono sono identiche a quelle di S. Polo reggiano e delle nostre mariere dell'età del ferro, cosi pure lo sono certi arnesi ed ornamenti di bronzo, le fusaiuole, ecc. Eppertanto si sa, che a ponente dell'Enza non fu ancora dato ad al- cuno di scoprire un monumento , né un sol coccio etrusco (4) ; cre- diamo quindi di poter conchiudere, che i sepolcreti di Villanova e di IMarzabotto, anche quando in essi si rinvenissero degli oggetti luscanici, ciò non ostante non fossero costruiti da genti tosche. L'anonimo ar- cadico vorrebbe che il necropolio di Villanova fosse o di Pelasgi, o d'Umbri o di Aborigeni, o all'incontro di Galli Boi {^). Noi staremo per questi ultimi, poiché sono di razza celtica come gli abitatori delle (1) GozzADiNr, 1. e. II. pag. 12. — Nella sconvolta maniera di S. Polo sul Reggiano si raccolgono stoviglie non elrusche dell'età del bronzo e del ferro, insieme a cocci indubitatamente etruschi ed a oggetti romani; epperciò potremo noi dichiararli tutti romani, ovvero etruschi? (2) Come le ebbe persino il popolo fratello dell' Elvezia, fra le cui reliquie raccol- gonsi appunto oggetti indubitatamente di fattura etrusca. — Keller, 1. e. V. p. 45. (3) Gozzadini, 1. e. I. pag. 14 e 36. — In seguito fu scoperto un idoletto femmineo di bronzo. II. pag. il. (4) PiGORiNi. Scavi di Traversetolo, pag. 3. (5) Gozzadini, 1. e, II. pag. ii e 14. 15ft srnoDEL e pigorinj, palafitte elvetiche; e la nostra opininione viene convalidata dal fatto, ehe le fibule trovate a Villanova sono le identiche che si usavano «6 antico e si usano tuttora nella Scandinavia, nella Scozia, nell'ln- ghillerra (!), ove non pervenne né un Etrusco, né un oggello etrusco, prima che vi si incominciassero delle collezioni archeologiche; sono esse del pari identiche a quelle che si scavano dai tumuli preromani della Svizzera. Già più volte abbiamo insistito sulla somiglianza delle anticaglie di Villanova e di Marzabolto con quelle di Albano e di Vadena e di altri luoghi del Tirolo, nonché di Hallstadt nelT Austria, ove, eccetto che nel sepolcreto di Albano, si scoprono pure opolazione non abbia ancora varcato i limili di un dato stadio, mentre alcuni individui od una casta privilegiala toccano già ad uno stadio più avanzalo. Spieghiamoci con esempi. Ognuno oramai sa, approssimativamente almeno, quali gradi di cultura si in- dichino colle parole: età delia pietra, del bronzo (o del rame), e del ferro. Or bene, soltanto la prima di queste epoche è generale, come lo è l'istinto umano di adoperare gli stessi mezzi per appagare gli stessi bisogni; però, mentre alcuni popoli, ancora prima che inco- minciasse la nostra storia, erano già progrediti alla seconda ed alla terza età, noi conosciamo pur luttodi, di fronle a popoli cotanto civili, delle genti, che vivono tuttora in piena età litica. E queste medesime genti, pel contatto coi popoli civili, passeranno addirittura da quella età alla terza, ossia del ferro, senza dovere prima traversare la se- conda, la quale non esisle ora quasi in alcun paese (t). E quanto noi osserviamo accadere atlualmente, dobbiamo pure ammettere che sia avvenuto anco pel passato, nelle età più remote, sebbene entro limiti più ristretti. Se in talun paese e presso certi popoli 1' età del bronzo era cessala prima della nostra storia, altrove invece continuò ancora, ed all'epoca de' Romani, e nel medio evo, ed anehe dopo, come la corrispondente età del rame nelle Americhe. In alcune con- trade, p. e. nella Scandinavia, il periodo del bronzo, ossia l'età fe- nicia di INilsson, durò assai a lungo, avendovi incominciato, mentre vi esistevano tuttora l'uro e le tesluggini, e continualo sino a 300 anni avanti Cristo (2). Ma va notato inoltre, che durante quest'epoca (1) Nel paese di Quivir in America « le fer maiique, mai.s on y substituelle cuivre. EiCHTHAL iieilalRw. nrchéol. Sept, 4864, pnp;e 499. Nola aggiunta dopo la lettura. {9Ì Nir.ssoN, I. <;. 11. page 2-ri. , l,F TEnin,MAnE e le palafitte dei, PAnMF.NSE 139 ]a massa del popolo viveva tuttavia nell'età della pietra (l). Nella Sviz- zera all'incontro, secondo taluni (2), il ferro sarebbe già stato in- trodotto almeno 1000 anni prima dell'era volgare, vi ebbe dunque un'età del ferro preatoricu^ vale a dire, anteriore alla nostra storia. Stabilito per tal modo il valore da darsi alle parole epoca od età, passiamo a determinare quella o quelle delle terremare e delle pa- lafitte nostre, s'intende, colla pura scoria dei monumenti e degli avanzi naiurali. Abbiamo più volte detto, che le ascie di pietra non s'incontrano che eccezionalmente nelle terremare (due sole sinora), e nelle palafitte nostre non ne fu scoperta ancora alcuna. Nessun manico né di corno cervino, nò di legno, da adattarsi a cotali ascie, potè sinora essere rinvenuto in quei depositi, mentre vi sono comuni gli altri oggetti fabbricali con quelle medesime materie. Così pure non si trovò in essi alcun'altra arma od arneàe veruno caratteristici della prima età, poiché le frecce di selce (3), i frantoi, le macine, i dischi forati ed altri si raccolgono anche fra le reliquie della età del bronzo, a motivo del passaggio graduato da una ad altra epoca; anzi gli utensili or nominati, secondo taluni (4), distinguerebbero, in qual- che contrada, gli avanzi dell'età del bronzo. Sappiamo che nell'epoca litica gli animali selvaggi erano predominanti ; fra gli avanzi delle nostre stazioni preromane abbondano invece quelli dei mammiferi domestici (5); dobbiamo quindi conchiudere, anche per questo fatto, che esse non spettano ulVetà della pietra. Ciò fissato, conviene deter- minare, se la loro origine rimonti all' epoca del bronzo, oppure solo a quella del ferro, e se, dato il primo caso, esse durarono sino nel periodo del ferro, o benanco sino a quello della storia. Quanto alle palafitte nostre, essendo coperte da terramara di due metri e più di spessore, in cui non si scoprì avanzo alcuno di oggetti di ferro, è H] NiLssoN. 1. e. I. page 26. (2) MoRLOT. Revue Savoisienne 1862 page 54. (3) MonLOT. Revue Savoisienne 1862 page 54. (4) Jahn ed Uhlmann I. e. pag. 31. (5) La mancanza degli avanzi di Castoro, clie non sono invece rari fra le palafitte del lago di Varese e dei laghi della Svizzera , non dipende , per quanto ci sembra, tanto dalla minore età delle nostre palafitte, quanto dalle diverse condizioni locali pelle nostre a(iue, meno propizie alla dimora di quel rosicante. l'*0 STI\OBF.I, E PlfiOIUM. • fuor di dubbio, che i loro abitatori non vedessero la fine dell'età del bronzo (1). Di terremare possiamo distinguere tre sorla, quanto alla età e durata loro, cioè: terremare che ebbero principio e fine nella età del bronzo; terremare la deposizione delle quali incominciò nel- l'epoca del bronzo e continuò anche in quella del ferro ; finalmente terremare dell'età del ferro soltanto. (2) Fra queste e fra le seconde, avvene alcuna, gli accumulatori della quale sembrano aver veduto le falangi romane. Ora diamo le prove positive di quanto asserimmo. Rispetto alle palafitte, scorgeremo una prova speciale della loro età nel modo con cui sono tagliati, accuminati ed impiantati i pali, modo ben diverso da quello, che nella Lombardia e nella Svizzera si usasse nel periodo litico (3). 1 pali sono di solito o tronchi sottili o tagliati pel lungo, rozzamente sì, ma bene appuntati, non inipiantali in mezzo ad am- massi di ciottoli, ma nel limo. Un'altra prova, chele palafitte nostre e le terremare non spettano all'età della pietra , l'abbiamo nelle forme e negli ornati delle stoviglie, ove le confrontiamo colle litiche, e di Lombardia e dell'Elvezia; non volendo, per amore di brevità, entrare in particolari, rimandiamo al capo delle stoviglie, quanto ai nostri depositi, ed ai lavori di Keller, Troyon ed altri (i), (pianto ai vasi dell'età della pietra delle stazioni lacustri elvetiche, coi quali è da istituirsi il confronto; ed invitiamo pure a visitare il Civico Museo di Milano, per esaminare le stoviglie raccolte nel lago di Va- rese, che ivi si conservano, delle quali attendiamo con impazienza una illustrazione da parte dell'esimio geologo, nostro segretario, pro- fessore Sloppani. Se ricorriamo agli avanzi naturali per de' lumi in materia, non incontreremo fatti decisivi, però di colali che rafforzano le prove da noi desunte dagli oggetti delle industrie. Lo stalo di car- bonizzazione delle nostre biade è meno avanzato, che non sia quello (1) Fu già ncconnalo, come questa circoslanza non basti a provare clie le nostre pa- latine siano anteriori a tutte le terremare. (2) Veggasi la carta topografica. (3) TaoYON. Fouilles faites à Concise, page 5. — Desor, 1. e. page 10. — Angelccct, ì. e. pag. 7. li) Jahn ed Uhluann. I. e. pag. 31. — De.som, I. e. pago 18. LE TF.ttlU-MAUE E LE l'Al.AFITTK DKL PAUnEiNSK 1 'l l pei cercali raccolti nelle palafitte svizzere dell'età litica, come ^ fu avvertilo a suo luogo. Nelle terreniare non sono rari gli avanzi di cavallo, mentre lo sono nelle stazioni elvetiche del periodo prccilalo; in (|nelle terre troviamo persino ossa e denti di asino, le quali, se non mancano, come parebbe, nei delti deposili litici, vi si incontrano almeno rarissime. SlabiIHo per prove negative e positive, che le ter- remare non furono accumulate prima dell'età del bronzo, ovverosia prima che il popolo, cui le dobbiamo, conoscesse ed usasse il bronzo; indichiamo i caratteri ed i fatti, pei quali saremo autorizzati a con- chiudere logicamente , se la deposizione di certe mariere cessasse piuttosto prima dell'uso del ferro, che dopo. Saranno specialmente le stoviglie, che ci serviranno di scorta, poiché la mancanza degli oggetti di ferro non costituirebbe che un indizio puramente negativo. Abbiamo già ampiamente enumerate le differenze che notansi nelle stoviglie caratteristiche dei due periodi , segnatamente rispello al modo di foggiarle, al grado di coltura, allo stile degli ornati (l); ci dispensiamo quindi dal tornare superfluamente sul tema. Sappiamo poi dalle analisi isliluite in altri paesi (2), che il bronzo dell'età di questo nome non contiene mai zinco; e consta del pari per gli studii fatti altrove, che gli oggetti di argento e di vetro (3), le monete, le sigle ed i caratteri contraddistinguono i monumenti e le reliquie del- l'epoca del ferro; però noi slessi non abbiamo sinoia incontrali co- tali oggetti, nò scorti que' caratteri nelle terremare, nemmeno in quelle, che riteniamo ciò non ostante, e per altre prove, in tutto od in parte, di quel periodo. In esso aumenta la copia degli animali do- (Ij A<1 ogni buon conio ricordiamo puro clie il passaggio da un'epoca ad un'altra, sia in paleontologia che in paletnologia, e graduato, e lo é del pari il corrispondente perfezionamento delle industrie. Ed accade quindi talora, die a mala pena si riesca a distinguere le stoviglie di una data età da quelle della età, che immediatamente la precede o la segue; difficoltà cui accennava di già Troyon nella memoria poco fa ci- tala alla pagina 11. — Secondo quanto rileviamo dall' articolo di De Filippi sui tepe della Persia, parebbe che anche questi depositi spellassero a due o più epoche; poiché i cocci in essi sepolti spellano a due tipi diversi di stoviglie, come altrove si disse. (2) ScHnoTTER, 1. e. pag. 7. — Vo.\ Fellenderc L. R. Analysen von antiken bronzen, V. fortselzung, pag. 3. — Bern. (3) MiintoT nella Rccac Savoi>iii:nne, 18Gi2. (ug. 53. Ift2 sriiom;i. e imgouim, mestici più grandi e più vigorosi, come di una razza grande di cane della nostra pecora comune; però se ne trovano già le tracce sulla fine dell'eia del l)ronzo . .. . sempre per quella legge generale del progressivo, lento e non interrotto sviluppo del mondo sì tisico che intellettuale. Lo slesso pare sia avvenuto della nostra gallina, poiché anche di questa rinveniamo già qualche avanzo fra le reliquie del- l'età del bronzo. Ma la frequenza di essi, come pure dei residui della pecora comune e del (;ane grande, ci sarà pur sempre un in- dizio, che i deposili che li contengono sono probabilmente dell'età del ferro. E per questi falli, e per le deduzioni che ne traemmo, fummo appunto posti in grado di stabilire la distinzione delle terre- mare sopra esposta, e per essi pure, come altrove già avvertimmo, e senza timore di errare, giudichiamo dell'epoca del ferro i sepolcreti più volte nominali di Vadena (1), Sesto Calende (2), Villanova (3), Marzabollo {U) ed Albano (5). Ma se non riesce difficile il potere decidere, se un deposito arlifi- ciale siasi formato nell' uno, piuttosto che nell'altro dei delli periodi, ci fu invece sinora impossibile di stabilire con certezza, ossia con falli positivi, se le mariere della età del ferro siano preromane o romane (6), vale a dire, se durante la loro deposizione i Romani avessero già preso possesso delle nostre contrade , oppure non vi avessero ancora piantate le vittoriose loro aquile. Ciò dipende dalla circostanza, che colali depositi sono per la maggior parte o sedimen- tarli 0 sconvolti, e di poco spessore. E vero che, nei vergini, man- {{) Vi 3i riiiven^'ono collelli e (ìbulc di ferro, insicmo ad oggeUi di oniamentu ia bronzo. {■■2) Insieme a vasi ben colli, lavorali al torno, scavossi quaiclie arnese di ferro. (3) Coltellacci e ferri di lancia, stoviglie con sigle, uova di gallina. Gozzadini, 1. e. (4) Le stoviglie vi sono ben C(Hte, simili a quelle di Villanova; si trovarono con esse globetli di vetro, ossa della pecora comune e del cane grande. (5) Perle di vetro azzurro, stoviglie con ornali a meandro e labirinto, con caratteri runici. Tambiìoni, 1. e. — Una figurina rozza di creta, stile da scrivere. Visconti, 1. e. Tavola 4. (6) I monumenti dei romani stessi o non si trovano nelle mariere, o se vi si trovano sono ivi interrati, e pel solito, soltanto negli strati superlìciali. — Nel presente lavoro usammo sempre dell'aggettivo prerowajie nel senso suo più Iato, talora quasi sino- %iimo di non roviano. LE TliKllLMAUC: E LE PALAMTTIì DììL i'AHSltlSSE ilio cano monete, monumenli con lettere, oggetti decisamente roniani, Ina questo è un fatto, il quale, sebbene sembri appoggiare l'opinione, che quelle mariere non siano dell'epoca romana o galloromana, pure non ne fa prova. Parlando delle stoviglie o dei vasi ollari, abbiamo qua e colà accennalo alla somiglianza che corre fra questo vasel- lame delle terremare e quello indubitatamente romano; e perciò ec- coci tolto un altro criterio pel giudizio relativo. Nel capo precedente mostrammo come gli oggetti, e sopratulto le stoviglie delle mariere in discorso, siano più o meno simili a quelli dei sepolcreti or nomi- nati; or bene, in questi non evvi nulla di romano, salvo qualche og- getto in quello di Albano, le reliquie del quale presentano appunto le minori affinità cogli avanzi dell'industria celati nelle nostre terre- mare dell'epoca del ferro. Da ciò si potrebbe conchiudere, che queste provengano dallo slesso popolo che costrusse le dette necropoli non solo, ma siansi anco accumulate nello stesso tempo in cui queste si fabbricarono , ossia contemporaneamente alla dominazione etrusca, poiché vi scorgemmo degli oggetti etruschi, o di imitazione etrusca. Avvertiamo per altro sin d'ora, che non si accordano i due relatori in questa slessa opinione, come vedremo in seguito. Per porre termine al ragionamento sali' età delle palafitte e delle terremare nostre, dobbiamo ancora tentare di stabilire la durala delle epoche e la cronologia assoluta delle medesime nel nostro paese. Quanto alla prima possiamo asserire con fondamento, che l'età del bronzo vi durò a lungo relativamente a quel periodo dell'epoca del ferro, che è rappresentato dagli avanzi delle terremare; poiché, come sappiamo, i depositi di quest'epoca sono poco polenti, contengono pochi cocci, poche ossa , mentre le terremare dell'età precedente offrono uno spessore di più e più metri, e sono ricche di avanzi. Le terremare dell'età prima, esse slesse, non trovansi per lo più molto al dissolto del terriccio, nemmeno nella pianura e nelle località esposte alle inondazioni dei torrenti, ossia vicine ad essi; questo fallo non appoggerebbe l'ipotesi di una antichità mollo remota, che si volesse accordare a quei deposili. Non vi sono però dati sufficienti, per potere determinare geologicamente il secolo, al quale rimontano le palafitte e le prime lenemare, e meno ancora per slabilire il se- Ikt STItUDEL t PIGORI.M, colo in età quelle cessarono di essere abitate, e queste di venire ac- cumulate. Ma nemmeno le prove archeologiche e le storiche ponno reggere appieno alla severa critica. Ci limiteremo quindi a richia- mare quanto già esponemmo nella prima illazione alla pagina^ 49 e seguenti , poiché 1' offertavi spiegazione storica delia immigrazione e della dimora nelle nostre contrade e della scomparsa da esse del po- polo delle mariere, che ritenemmo de' Galli Boi^ ci send)ra la piìi probabile (l). Se nelle nostre ricerche avessimo preso ad unica guida il filo di storiche tradizioni, incerte e confuse, potremmo avere com- messi grossolani errori; ma avemmo anche riguardo alle risultanze di fatto, e tentammo di porre d' accordo le une colle altre (2). Altri faccia pure risalire le nostre palafitte e terremare ad un'epoca molto più remota (3); noi gli chiederemo soltanto la spiegazione di questo fatto: sotto i monumenti romani, nel nostro paese, non riìneniamo altri avanzi, fuorché quelli che formano il soggetto di questa relazio- ne; è fuor di dubbio che prima dei Romani esso fosse abitato dai Galli Boi, quindi consideriamo quelli avanzi siccome monumenti boi; poi- ché non possiamo comprendere, come di questi non ci sia rimasta alcuna reliquia, alla quale conclusione noi sarenuuo tratti, ove non ammettessimo che lo sono appunto le nostre pnlafUle e terremare. Finqui i due relatori sono pienamente d'accordo; ma, come toccavasi poco fa, insorse fra loro una discrepanza riguardo alla cronologia dell'ultima epoca delle mariere. Uno di noi espresse già in altro la- voro (4) l'opinione, che i Galli ìhi vivessero ancora in piena età del bronzo, allorché furono soggiogati dai Uoraani; per cui le lerremare con oggetti dell'età del ferro sarebbero state accumulate dai Boi rimasti in paese dopo la sconfitta loro toccata pei Romani, dai quali avrebbero appreso l'uso del ferro; queste terremare apparterrebbono quindi al- (1) Vedi anche Pigoiuni. Scavi di Traver setolo, pag. 7. (2) Secondo Tito Livio 1 Galli scesero in Italia invitali dalla squisitezza du'vini. -^ Ebbene fra gli avan/,i delle palafitte non sono rari quelli della vile, mentre non se ne scoprirono finora nelle stazioni lacustri dell'Elvezia. (3) Desor, 1. e. pagos 22 et 24. (4) PiGoniNi. Abilazinni ìacnatri della Soizzera, nella Rivista contemporanea, aprile lS6l^, specialmente ;)lla pag. 0. LE Ti:iUii:51\l'.C K LE PALAl'ITIK DLL l'AI\Mtr<6E 148 vepoca romana o galloromana. L'allro di noi, siccome naturalista, in- clinando a correggere le storie secondo le risultanze de'falli, anziché accomodare la spiegazione di questi alle esigenze delle tradizioni sto- riche, tanto meno fcdedegne quanto più antiche (1), inclinerebbe ad ammettere, che i Boi conoscessero il ferro, pria di misurarsi coi Ro- mani, e che quindi le lerreniare dell'epoca del ferro siano preromane, almeno in parie. Si noti però, che non si deve intendere qui l'età del ferro nel senso ristretto di Mlsson, cioè quella età in cui non si fa- ceva pili uso di armi di bronzo, poiché questa non cominciò nell'Eu- ropa meridionale, che pochi secoli avanti Cristo (2), I fatti che mi- litano in favore della opinione, che le terremare dell' epoca dei ferro possano essere preromane, furono già segnati in questo stesso capo. Le necropoli di Villanova, Marzabotto e Vadena non contengono punto oggetti romani, invece insieme a qualche oggetto di ferro, stoviglie e bronzi riguardati piuttosto per etruschi, sebbene dai decisamente etruschi alcunché differiscano. Le stoviglie ed i pochi bronzi raccolti nelle mariere in discorso (3) sono identici a quelli delle dette ne- cropoli; quindi, secondo ogni probabilità, appartennero allo slesso popolo e furono deposti da lui nella stessa epoca di sviluppo, in quella del ferro nel senso più ampio sopra addottalo, e mentre, anzi che coi Romani, si trovava a contatto cogli Etruschi , dei quali od ebbe oggetti per commercio, o li imitò. Le terremare dell'età del ferro potrebbero adunque, almeno in parte^ dirsi galloetrusche ^ ed il loro principio rimonterebbe perciò a qualche secolo più indietro (4), divario invero di poco momento in istudii paletnologie!. Termineremo la relazione, che riuscì più estesa di quanto desi- deravamo e di quanto per avventura si conveniva, colle espresse di- chiarazioni : che non intendiamo di applicare i risultali delle nostre ricerche, (1) Quanta fede meritino le storie, anche meno antiche, viene provato dagli studii recenti intorno a Guglielmo Teli, pei quali questo supposto eroe non sarebbe che un mito. (2) NiLssoN, 1. e. II. page 5. (3^ Che non contengono però, come sappiamo, nemmeno un sol coccio etrusco. (4) GozzAoiNi, 1. e. I. pag. 23 e II. pag. 11, reputa il sepolcreto di Villanova pres- sappoco antico quanto e il secondo re di Roma (700 circa avanti l'era volgare). 10 146 STROBEL E PIGORINI, LE TERREDARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE ossia le nostre deduzioni, ad altri depositi fuorché alle terremare, e ad altri paesi fuorché alla provincia di Parma; salvo, ove noi stessi in questo lavoro avessimo allargato il campo delle applicazioni relative; che: non teniamo troppo alle nostre deduzioni , sebbene siano basale su fatti numerosi e diligentemente e scrupolosamente studiali; per cui saremo sempre pronti a ritraltarci, ove ulteriori fatti ed osser- vazioni più estese, diligenti e minute ci persuadessero di avere errato-. APPENDICE Palafitta di Parma Non è ignoto come gli storici e gli archeologi, che successiva- mente si occuparono nel ricercare l'origine della città di Parma, e il nome delle genti dimorate primamente ov'essa sorge, sieno divisi in due differenti sentenze. Gli uni, appoggiati al passo di Livio in cui, discorrendo delle colonie Parma e Modena, dice che esse vennero a piantarsi in agro qui poxime Boiorum anfea Tmcorum fuit^ cre- dono che debba Parma la sua fondazione agli Etruschi. Gli altri, per converso, e sono i più, interpretando al lume di una piìi sana critica quella vaga tradizione dal padre della romana istoria raccolta, riten- gono che mal possa affermarsi, avere gli Etruschi fissato alcun centro sociale nella nostra provincia; e avvalorano le loro argomentazioni coir altra prova, di non avere mai ritrovato in quel di Parma, alcun vestigio che ne attesti il soggiorno e il dominio tra noi tenuto da quei popoli. Noi pure fummo testé posti in grado di confermare ciò pienamente, imperocché avendo praticate delle trivellazioni per quasi tutta l'estensione dello spazio occupato dalla città romana, al disotto dello strato di quell'epoca, non discoprimmo che terreno vergine. Questa osservazione anzi, oltre chiarire che non esistono menoma- mente traccio di costruzioni etrusche sotto la città, ne condusse a sospettare erronea un'altra ipotesi, ammessa concordemente dagli storici ed arsheologi nostri, che cioè il suolo dove Parma fu eretta, fosse antichissimamente un vasto paduie, e quindi inabitabile. Le nostre trivellazioni avendoci dimostrato un sottosuolo asciutto, incli- niamo a dedurre che, nell'epoca di cui si tratta, questa parte della provincia fosse piuttosto una landa incolla, che non una palude. L'Affò e il Lopez meglio d'ogni altro ribatterono l'opinione di coloro i quali parteggiavano per l'origine etrusca, ma fissi essi pure nell'idea che aque stagnanti ingombrassero tutto il paese, vennero nell'avviso, che nessuno avesse potuto perciò occuparlo, prima che i Romani asciu- gate ne avessero le paludi ; quantunque però l'Affò non fosse del tutto lontano dal credere che qualche vico gallico potesse esservi sorto. 118 STROBF.L E PIGOniNI , In tali ipotesi pareva impossibile, fino al principio del corrente anno, il pronun/iarc una definitiva sentenza; ma contro la generale aspettativa, sebbene conforme alle supposizioni da noi espresse nella seconda relazione, vi si potè giungere, non appena che la R. Deputa- zione di Storia Patria Parmense volle favorirci i mezzi per tentare uno scioglimento della quistione. Da questo ne derivò la conclusione, da uno di noi già riferita publicamente (1), che entro il circuito delle mura della città nostra esista una palafitta, testificante che qualcuna delle tribù, fra noi calate d'oltr'Alpe nell'epoca del bronzo, e anterior- mente alla deduzione delle romane colonie, avesse qui fissala sua dimora. Nord Sud A. Scavo eseguilo noi giardino di casa Mauri- a. b. e. ci. Punti ove colla trivella s'incontrò la palafitta. e. Ponte? a. p. Traccio di torrono uliginoso .senza pali. (ì) Gazzella di Parma, 18G4, n. 03. — Giornale delle Aljn, degli Appennini^ e dei Vulcani. Anno I. p. 116. ^2) Ne! mezzo della figura non devo leggersi Borgo Talenzio , ma Borgo Valerio. ì.K TFRr.i:si\RF. i: i.n: paiafitti: dkl rAiuiF.NSr: 149 La palafìlfa di cui è parola, si distende sotlo il (juar(ierc nord-est della ciKà, ed occupa all' incirca una lunghezza di metri 200, sopra una larghezza di metri IfiO (l). Non appena avemmo levalo il lerriccio vegetale, della potenza di 0,90 ni. sotto del quale giacevano terre- colte romane, incontrammo il cumulo della terramara di metri 2,20 di altezza, che, come a Castione, copriva lo strato della terra uligi- nosa, misurante metri 3, in mezzo alla quale Irovaronsi i pali. Della terramara non abbiamo a dire alcuna cosa di nuovo; la sua conformazione, gli oggetti e gli avanzi organici da essa scavati, nulla presentano di singolare, opperò ci basta riferirci a quanto avemmo ad esporre sulle mariere in generale. Né merita particolare attenzione la terra uliginosa che avvolgeva i pali: viene costituita dagli stessi organici elementi che notammo nel ricercare i componenti della terra torbosa di Castione; in essa pure constatammo l'assoluta man- canza di erbe palustri, sicché ne venne confortalo il nostro avviso sulla formazione di cotali bacini sparsi nell' Emilia, entro cui furono confitti de' pali, nell'epoca del bronzo. Il fondo poi del bacino della nostra palafitta è, come in Castione, marnoso, e colla sua pendenza, che si fa sempre maggiore verso il centro, segna la pendenza della fossa slessa; laonde mentre fa mestieri, presso il lembo, discendere a mala pena cent. 50 per dìscojìrire il fondo; nel punto centrale lo si ritrova a sette metri. / po/«, formali da pianticelle (2) di olmo e quercia sfrondate, con rozza punta dall' un de' capi, hanno una disposizione diversa da quelli di Castione. Sono piantali in fde, distanti le une dalle altre circa me- tri 0,60, mentre é interposto uno spazio di circa m. 0,30 fra i pali di ciascuna fila, — Le file stesse ora constano di pali lunghissimi (quasi metri 4), e ciò rare volte, ora di pali assai brevi (2 metri circa), e queste nel maggior numero. Del qual fatto ne parve di trovare una spiegazione nell'imaginare che sulle seconde si distendesse un assito oggi pressoché del tulio scomparso, mentre le altre presentassero un sostegno, a cui raccomandare le mal sicure capanne. (1) Il bacino entro il quale fu piantala, sembra avere avuto approssimativameiile l'pslpnsione di metri 280 su 300. (2) 11 palo maggiore area un diametro di 23 centimetri. 150 STRObEI. K piconiNi , Ma la ragione che fa noverare la palafitta di Parma fra le più singolari, fino a qui, nell'Europa discoperte, si è il fallo di rinvenirvi due ordììii di pali; i primi sono confitti nel fondo marnoso, nella terra uliginosa, i secondi. E ben naturalo il ritenere, che si piantasse un secondo ordine di pali, ossia che si costruisse una seconda pala- fitta sopra la prima, perchè non era più concosso abitarvi all'asciuto, sia per un alzamento delle aque del bacino, sia, fors'anco, per una naturale inclinazione della palatina primitiva. Particolare considera- zione poi dovemmo porre al fatto , che nell' estremità occidentale della palafitta osservansi le file dei pali andar mano mano restringen- dosi, e costituire un sislema a parte; il che ci accostò alla credenza che la base formassero del ponte il quale conduceva alla riva. INon tanto ricca fu la messe degli avanzi indtislriali raccolti. Accenneremo che vi si rinvennero diverse pietre da arrotare, tanto d'arenaria che di pietra del paragone, le quali, essendo state ado- perate, conservano ancora la velatura lasciatavi dal bronzo nell'arro- tazione stessa. Mentre mancavano affatto gli oggetti in bronzo ed in ferro, ne raccogliemmo varii in osso; ma nulla di singolare o di nuovo. Anche le stoviglie erano le comuni, ornate, come il solito, di eleganti graffiti e di manichi appendiculati. Fra queste ultime però alcune ve ne hanno, che meritano particolare considerazione per mo- strare, cosa affatto nuova, che la parete del vaso non termina laddove comincia rapì)endice del manico, ma si prolunga quasi fino all'altezza dell'appendice medesima. Ollrecciò devesi ricordare una larga sco- della, con manico semplice, la quale porta sotto una punta, richia- mando alia mente, sebbene ne diversifichi, le stoviglie della slessa maniera che nella età del bronzo si fabbricavano nell'Elvezia, sorreg- gendole poi colle ciambelle di terra , quali rinvengonsi anche nelle nostre mariere. Finalmente scavammo e delle funicelle, come a Ca- stione, e qualche oggetto di lecjno, ira cui è solo da annoverarsi un utensile fusiforme. Nuovi fra gli avanzi vegetali incontrammo le foglie di un salice, Salix caprea Lin?, ed il ramo di una ginestra, Spartium junceiim Lin? (i); non nuovi ma interessanti i)ur sempre sono i tralci ed i vi- (.1) Usalo comi! legarcio. LE TERUBSIABE E LE PALAFITTE Dl-L PARMENSE 151 nacciuoli della vite; degli altri residui taceremo, avendone già dif- fusamente parlato al capo IX della relazione, cui questa appendice fa seguito. E per lo stesso motivo, passando ora agli avanzi animali, nulla diremo de' mol Inselli; invece rimarcheremo, come anche nella terra di questa palafitta rinvengansi dei mucchi di pula, contenente le pupe di dipteri^ e specialmente quelle della Mmca domestica di Linneo. Fra i residui di coleotteri menzioneremo l'elilra di un Oryctes nasi' cornis L., volgarmente scarabeo rinoceronte, non pria riscontrato in cotali depositi. Siamo poi lieti di potere annunciare la scoperta in essi degli avanzi di animali, appartenenti a due classi, delle quali pure sinora non era stata provata l'esistenza ne nelle terramare né nella terra delle palafitte; spettano, alcune anella ad un miriapode detto comunemente millepiedi, Julus foetidissimiis Savi?, e qualche osso ad un pesce ma di specie indeterminabile (1), però il suo ritrova- mento basta per provare, che le aque, le quali bagnavano la costru- zione in discorso, erano popolate da pesci, diversamente da quanto sembra aver avuto luogo nelle aque della palafitta di Castione. Un'al- tra differenza tra queste due stazioni aquatiche, quanto agli avanzi organici, sta nel fatto, che fra le reliquie di quella di Parma si ri- scontrarono due denti mascellari inferiori ed un metacarpo di asino^ mentre di questo equino non si rinvenne ancora traccia alcuna tra gli avanzi della palafitta di Castione; come finora, né nell'una né nel- l'altra, occorsero residui di cavallo. All'opposto vi sono ovvii quelli del porco delle torbiere (2), delle due razze di ùiie^ della capra e del cervo. Nella terra uliginosa della palafitta di Parma raccogliemmo fortunatamente varii pezzi di cranio tanto del detto porco , quanto delie due razze bovine {.'5) e del cervo ; di più persino dello sterco (i) Forse è il frammento di un occipitale esterno. Canestrini, In lettera. (2) Tra gli avanzi di questa razza di porco sonovl varie mandibule col ramo oriz- zontale assai gonfio, come appare dalle misure della maggiore di esse, poste a con- fronto con quelle di una mandibuia normale di eguale grandezza. Mentre questa, sotto il 3" molare, non è alta che 35 mill. e larga 25, quella vi offre l'altezza di 40 mill. e la larghezza di 30. (3) Strobel. Avaìtzi, tav. VI. f, C, cranio del Bos pnmigenins? 1B2 STROBEL E PIGORIM, I.IC TEHIIEMARE E LE PALAFITTE DEL PARMENSE di bue. Meno comuni vi scontrammo i denti e le niandibule di cane e di cignale; e nessun avanzo per ora né di pecora (1), ne di capriolo, nò di orso, nò di topo, ne di uccello alcuno. Un copro lì te di carnìvoro ivi trovalo è troppo grande perchè lo si possa ritenere di cane. Da quanto si venne sinquì esponendo, appare chiaramente, come la popolazione, che costrusse la palafitta di Parma, avesse comuni colle genti di Caslione e delle lerremare (dell'età del bronzo) e co- stumi, ed industrie^ e sviluppo, ed origine. E si fu nella età del bronzo, come a Caslione, che piantarono quella costruzione, per abitarla, sia stabilmente, sia ad intervalli; ma se poniam mente alla sovrapposi- zione di due ordini di pali, osservata nella palafitta di Parma, siamo indotti a supporre, che la durata di questa stazione fosse stata mag- giore di quella della palafitta di Caslione, si che quella esistesse an- cora all'epoca della introduzione dell'asino fra gli animali domestici di quel popolo, cui appartenevano i suoi abitatori. Al capo I. della relazione citata si accennava già, che in qualche punto della città di Parma più elevato di quello, ove trovossi la pa- lafitta, si scoprirono dei lembi di terramara. Le stoviglie e gli altri oggelti in questa raccolti spettano all'età del ferro. Pare adunque che in Parma, potendo eseguire uno spaccato, si dovesse trovare le reliquie de' tempi scorsi nella seguente sovrapposizione: 1. Avanzi dell'età del bronzo, sotto gli 11. Avanzi dell'età del ferro: 1 gallo-etrusca , Slrobel , ■ I gallo-romana, Pigorini, 2. romana, e 3. postromana. Parma, giugno ISGh. (1) A meno che non vi appartenga un metacarpo epiflsario lungo 92 mill.; però la sua forma, anzi clie essere di metacarpo pecorino, non è clie una esatta riproduzione dì quella dell'enigmatico metacarpo di ruminante, di cui alia Une del capo X della ^•elazione. càftm TmwMmm delle lerremare e delle palafitte p Ter Oman e BEL FAMMI GIANO Atti della Soc Kal di scienze uat Yol.\I. Ta>.lII SPIEGAZIONE dei seóni e delle lettere % fcrrnmara .■ • non i'isifa/ quali fece parola, parendogli che queste non abbiano potuto altri- menti essere lavorate che con istrumento di pietra, essendo tenaci e non suscettibili d'essere scheggiate. Il signor Gastaldi passa in seguito a dar conto degli oggetti trovati nelle torbiere di Mercurago, di San Mar- tino, di Borgo Ticino, di Trana, ecc. In ultimo egli disse di credere che , mentre da taluni si vuol dare alle cuspidi di selce trovate a Menchecourt, Amiens, ecc. un grado di antichità remota, che a loro non ispetta al di là di quanto sia ragionevole, da altri si vorrebbe troppo modernizzare (se così è permesso esprimersi) in ge- nerale gli utensili e le armi di pietra. A lui pare che non vi sia probabilità alcuna di essere nel vero quando si asserisce che talune di tali armi trovate in questa o in quell'altra regione hanno appartenuto, secondo le varie località, ai Celti, ai Galli, ai Pelasgi, agli Umbri, ecc.; che più ra- gionevole sarebbe ammettere che noi siamo ancora al bujo circa alle origini, emigrazioni e nazionalità (se così si vuole) delle popolazioni che adoperarono quelle armi ; e che, do- po di avere stiracchiato i testi di Erodoto, di Strabone, di Tito Livio e di altri antichi scrittoti, noi non abbiamo fatto alcun passo di più verso la meta che ci siamo pro- posti. Questa lettura diede occasione a Stoppani di doman- dare a Gastaldi se egli ripugna ad ammettere la contem- poraneità dell'uomo col solo Elephas primigenius, o col- r intiera fauna che accompagna questa specie. E il Ga- staldi gli rispose, ritenere l'uomo contemporaneo del Bi- son priscus , del renne e di altri ruminanti ora viventi nelle regioni boreali, ma non parergli ancora dimostrato A BIELLA. 2.3. che l'uomo abbia vissuto col citato elefante ora estinto. Soggiunse che gli oggetti lavorati dall'uomo si trovano nei terreni diluviali solo con denti ed altre ossa isolate di mammiferi, mentre negli altri terreni che non furono ri- maneggiati si trovano gli scheletri intieri o quasi, come è provato dagli esempj delle ligniti di Cadibona, dei pachi- dermi del Val d'Arno e dell'Astigiano, dei cetacei del plio- cene, ecc. E quindi egli crede che quei depositi con avanzi umani siano rimaneg^iiiati. Il Duca di Brolo ricordò le osservazioni fatte da Falco- ner in certe caverne della Sicilia con avanzi di industria umana e con denti di E lephas primigeni us ; al che rispose Gastaldi che egli non intendeva parlare delle grotte; e dei loro depositi, i quali possono essersi formati in più epo- che diverse; e che l'elefante di quelle grotte hVJE. africa- nus. Soo-o;iunse il Duca di Brolo che non si è ancora sicuri sulla specie; e il presidente Curioni chiuse questa discus- sione indicando la necessità di nuovi studi in proposito. Dopo alcune altre osservazioni sulla importanza della integrità degli scheletri nei depositi non rimaneggiati, sulle differenze fra depositi lacustri, marini o alluvionali, sulla poca importanza da lui data alle scoperte fatte a Moulier-Quignon, e sulla contemporaneità dell' uomo della caverna d'Aurignac e della fauna che accompagna l' ele- fante primigenio, il professore Stoppani parlò delle ri- cerche fatte in Lombardia a spese della Società per istu- diare le antiche palafitte, e presentò i disegni degli og- getti dell' antica industria umana trovati in varj laghi e in alcune torbiere , come punte di freccie, azze, mazzuole, utensili in legno, armi, coltelli d'osso, fiaccole, vasi di terra cotta, oggetti diversi in bronzo, ecc. ecc. ; e conchiuse che la Lombardia fu, come la Svizzera e altre regioni, occu- pata da antichissime popolazioni: e che bisogna cercare 2* niUNIONE STRAORDliNAttlA una civiltà europea antica, e non una civiltà celtica, né gallica, né di altra specie. Altri 02"2retti coniali furono trovati nel lao'O Fimon nel Vicentino dal socio Lioy, il quale ne rese conto, con molti particolari. Questa lettura del signor Lioy diede origine a qualche osservazione del signor Dujardin riguardo ai dati sui quali si fonda l' asserzione dell' essere le ossa lunghe state infrante dall' uomo per estrarne il midollo. Lo stesso Du- jardin parlò pure del modo con cui furono abbattuti gli alberi, i cui tronchi furono adoperati per le palafitte; e dell' azione del fuoco applicata non già per abbattere gli alberi, ma per preservare i tronchi dalla putrefazione. — E il signor Pontremoli fece rimarcare che i Romani ab- brustolivano le punte delle frecce. Il signor Issel parlò di una caverna ossifera di Finale (Liguria), lunga e tortuosa, aperta nelle rocce giuresi, con depositi calcarei, e con ceneri, carboni, avanzi di sto- viglie, ossa di mammiferi, ossa umane, ecc. Le ossa di mammiferi sono spesso spaccate, come se fossero state aperte per estrarne il midollo; e talune sembrano state esposte al fuoco. Fu pure trovato un pezzo di pomice, che sembra aver servito ad appuntare gli aculei di osso. Il signor Issel aggiunse alcune osservazioni sulle tracce di colpi dati alle ossa, sulla loro cottura, sulla forma delle stoviglie, ecc. Il signor G. B. Villa presentò delle ossa di cervo e delle stoviglie trovate colle palafitte nella torba di Rógeno in Brianza. Il comm. Trompeo presentò alla adunanza una bottiglia d'acqua solforoso-salina esistente nel comune di Zubiena, denominata acqua di cacastracci; e disse utile che se ne faccia un'analisi, e si provi la sua utilità in alcune cure mediche. A BIELLA '"^ 25 Il barone di Waltershansen di Gottinga, ha fatto ve- dere gli originali della sua carta topografica dell'Etna e della sua carta geologica dello stesso monte, sulla scala del 30,000, lavori veramente splendidi, e che sono per l'autore, come per tutti i geologi, due veri tesori. Quelle carte, distese sul pavimento perchè troppo grandi per es- sere appese alle pareti, attrassero l'ammirazione di quanti erano presenti, e furono dall'Autore spiegate chiaramente in italiano. Per la carta topografica fa esattissimamente misurata Tina base presso la spiaggia del mare, furono fatte molte triangolazioni per formare una completa rete trigonome- trica, e colla maggior possibile esattezza furono rilevati e disegnati tutti i più minuti particolari della superficie del suolo ; così che questa può dirsi come modello di carte topografiche. L' autore mostrò poi il desiderio di poter concorrere, con questo lavoro, e col comunicare tutte le misure ottenute colle triangolazioni, alla grande impresa della carta topografica di tutta la Sicilia, affidata dal go- verno italiano al maggiore De-Vecchi. E per incidenza rammentò alcune delle peripezie che vennero spesso a rendere difficile il lavoro topografico; ciò che diede occa- sione a maggiormente ammirare la perseveranza, con cui egli continuò tuttavia e condusse a termine quel lavoro. La carta geologica dell'Etna è assai particolareggiata, mostra i terreni sedimentar) dei monti e colli circostanti all'Etna, l'elisse centrale della parte più alta del monte, r estensione della Valle del Bove, tutte le correnti di lava ancora riconoscibili, e i cosi detti coni parassiti, di cui è sparsa tutta la superficie della montagna. La lava più an- tica di data ben nota è una corrente sgorgata nel 1282^ e di cui vanno jrià svanendo i limiti in conseo;uenza della coltivazione. Altre lave verso Paterno sono più antiche^ 26 mUMONE SrUAOUniNAlllA ima anteriore e l'altra posteriore alla costruzione dell'ac- quedotto di Marcello, e di esse sono già difficilmente ri- conoscibili i limiti. E di tutte le correnti di lave furono esattamente disegnati i limiti, affinchè se ne possano in avvenire studiare le variazioni. Dopo che fu fatta questa carta, avvennero tre eruzioni di lave, e delle correnti che ne risultarono, l'Autore rilevò esattamente le posizioni e i limiti, non però su questa carta, ma in altri lavori speciali. 11 barone di Waltershausen passò poi a parlare della quistione del sollevamento della parte alta dell' Etna, e disse di crederlo realmente avvenuto, ma non già, come vorrebbero taluni, istantaneo, ma bensì lentissimo, pel continuo prodursi di nuove spactìature e di nuovi filoni di lave. Se hanno potuto sollevarsi gli strati sedimentar] dei monti circostanti, egli domanda perchè non deve aver potuto sollevarsi anche la parte centrale dell' Etna. Inoltre ea'li ha osservato molti strati di lava così inclinati, che non possono essersi formati con quell' inclinazione, ma devono essersi sollevati dopo la consolidazione. Infine egli ha distinto tre gruppi di filoni disposti a raggi intorno a tre punti distinti, e ha trovato che, fra tutti gli altri fi- loni non appartenenti a quei gruppi, molti sono fra loro paralleli, e paralleli all'asse maggiore dell' elisse centrale, all'asse della Valle del Bove, e alla retta che unisce i tre punti centrali dei tre gruppi di filoni accennati dianzi. L'Autore di queste due magnifiche carte dell' Etna, non potendo per la brevità del tempo estendersi in maggiori particolari, finì esprimendo la speranza che dopo lui ver- ranno altri a continuare con egual zelo e con egual cura gli studj suir Etna. Le sue carte serviranno a loro di punto di partenza, così che, se ogni dieci o venti anni si pub- blicheranno le variazioni e aggiunte per le nuove correnti di lava che si formeranno, o per altri fenomeni che pò- A BIELLA. 27 traimo avvenire^ e specialmente se si faranno successive osservazioni altimetriclie in varj punti ben definiti e sta- bili del monte, si potrà forse, fra uno o due secoli, sapere qualche cosa di ben certo sulla storia dell' Etna, sul solle- vamento delle sue varie parti, sulle teorie dei vulcani, ecc. Nel pomeriggio del giorno 4 settembre la Società si recò al Santuario d' Oropa, studiando le rocce qua e là tagliate dalla strada, e particolarmente la dicca di melafiro e il serpentino ; assai cortesemente accolta e trattata dagli am- ministratori del Santuario la Società vi passò la notte. Seduta del 5 settembre. Nel mattino del 5 settembre la Società visitò i dintorni di Oropa, e poi discese allo Stabilimento idropatico Guel- pa, e di là, più tardi (dopo una ricca colezione offerta dal proprietario dello stabilimento) a Biella, ove le Se- zioni si radunarono come nel giorno prima. j§ezioDe di Zoologia. Il prof. De-Filippi presentò e lesse una Memoria del sig. Targioni-Tozzetti SulVorgano luminoso della lucciola volante d! Italia, e sulla fibra muscolare in questo ed in altri insetti. Il prof. Panceri fece voti perchè il sig. Targioni avesse a continuare le sue ricerche, adoperando anche l'appa- recchio di polarizzazione già impiegato da Brucke; e clie volesse tener conto delle contrazioni delle fibre musco- lari che si svelano al microscopio, allorché vengono stac- cate dal loro posto. I prof De-Filippi diede relazione della Fauna della Per- sia^ che potè studiare nel suo viaggio, e indicò quanti mammiferi, quanti uccelli, quanti rettili, quanti pesci, quanti amfìbj ha raccolto, quante fra queste specie sono nuove, quante sono comuni alla Persia e all' Europa, ecc. niUMONE STRAORDINARIA A BIELLA 29 — Risulta da tali fatti che la Persia manca d' una fauna j)ropria e che le specie che vi si trovano sono tutte co- muni ad altre regioni, cioè o all'Asia occidentale o al- l' Africa. Il prof. Panceri comunicò alcuni dettagli Sulle gemme e sui huhhi di un polipo trovato nel mare di Capri, deno- minato Pavonaria quadrangularis; ^\x Alcuni costumi delle meduse^ e in fine su certi Particolari osservati nelV esa- minare la struttura anatomica d'una foca. — Le meduse furono da lui trovate fra le alghe, ad una certa profon- dità del mare, e quasi sempre in istato di letargo. — Nella foca r autore notò particolarmente : 1.° L'apertura dell'uretra, in vicinanza della bocca dell'utero; 2.° Il foro del Botallo aperto, come era già stato os- servato da Rosenthal [Monografia della foca) , ed uno sviluppo enorme di plessi venosi, tra i quali uno, non di- segnato da Rosenthal, al di sopra dei reni ; 3.^ La moltiplicità del Pancreas ascili'^ 4.° La lente cristallina dell' occhio sferica , come nei pesci, e due ordini di processi cigliari. Il prof. Róndani parlò Di tre specie d'' insetti alati che rodono il culmo dei cereali^ dando la sinonimia generica e specifica dei tre ditteri, ed aggiungendo la descrizione di quella che si è moltiplicata eccessivamente sui frumenti delle seminagioni autunnali dello scorso 1863. Insistette particolarmente sopra una delle tre specie, a cui diede un nome nuovo. Lo stesso signor Róndani parlò poi D'un caso di ma- lattia di petto con espulsione di larve d'' insetti, cercando di spiegarla. Dopo una lunga discussione su questo argomento, il signor Belletti lesse alcuni cenni Sugli allevamenti dei 90 RIUNIONE STRAOI'.DINARIA bachi da seta ritentati nella scorsa primavera con foglie giovani di gelso ^ onde ottenerne sementi sane; e dal ri- sultato favorevole eli alcuni di essi crede poter insistere sulla utilità dell' applicazione del metodo da lui propo^ sto; e questa comunicazione diede occasione ad alcune osservazioni da socj Róndani, Marchi e Balsamo-Cri- velli, poiché il prof. Róndani disse d'aver veduto corpu- scoli vibranti nei bachi malati, il dottor Marchi disse di averne trovati anche nei bachi non malati, e il profes- sore Balsamo-Crivelli si associò alla dichiarazione del si- gnor Marchi. !§ezBone di Botanica. Il dott. Zumaglini lesse una Memoria sugli amenti ma- schili del Castagno comune, trovati da lui come sicuro rimedio contro le febbri intermittenti. Insegnò a racco- glierli, a disseccarli e conservarli in luogo asciutto, per farne decotto all' occorrenza con un pugillo in 300 gram- mi d' acqua, da ridursi per bollitura a metà. Il beneme- rito medico-botanico assicurò averne ottenuti effetti pronti e meravigliosi. La parola fu poi data al sig. barone Cesati , il quale espose i tratti speciali della i^/ora della provincia di Biella e dei paesi circostanti^ sia quanto al numero delle specie, come quanto alla distribuzione geografica. Le notizie for- nite dal dotto Autore, e delle quali qui diamo l'estratto, fanno parte di un lavoro più vasto, pubblicato dallo stes- so nel giornale botanico Linnaea, voi. 32 , e che ha per titolo: Die Pflanzenwelt im Gebiete zwischen deon Tessin dem Po, der Sesia und den Alpen. Il masso montano , solcato e logorato dal Cervo e dai suoi affluenti, consta di rocce granitiche, specialmente di A BIELLA. Si sienite, che fornisce un eccellente materiale da costruzione. La roccia sovrabbonda di elementi alcalini ; e però il suolo, in causa dell'azione continuata delle acque, che sgorgano da o.ofni dove, e della luni>a dimora che vi fa le neve, si disgrega dappertutto con molta facilità, ma perciò appunto la vegetazione si presenta lussuriosa, sempre fresca e ver- deggiante. Tra Oropa e Graglio campeggiano le masse serpentinose e dioritiche, che prevalgono nella vicina valle di Gressoney. Il circondario di Biella, difeso contro i venti di tramon- tana da un semicerchio di monti, gode di un clima mite anche d'inverno, malgrado la molta neve che copre le montagne fino al piede, e in alcune località presso Oropa non si fonde che nell' estate inoltrata. Anzi in due antri della valle Rosazza vi si mantiene forse perenne ; e fu di là, che, come da due ghiacciaie naturali, nell'estate del 1863 potè rifornirsi di neve tanto scarseggiata nell' inverno per l'economia medica e igienica. La vetta su cui giace Graglia, e le sue adiacenze, sono affatto disboscate, brulle, arsicce, e fanno un contrasto ri- sentito coll'emiciclo montano di Oropa, dove anche in lu- glio ed agosto l'aria è sempre pregna d'umidità. Evidentemente la flora biellese, siccome quella il cui territorio nella parte più elevata è costituito da sole Pre- alpi, non può somministrare specie alpine propriamente dette, quindi i vegetali più rimarchevoli del territorio ap- partengono a zone inferiori. Anzi la zona collina e la zona delle paludi (pianura depressa) sono quelle che danno maggior risalto alla flora biellese. V'ha chi pensa che la flora dei contrafforti sia stata grandemente depauperata in seguito ai disastrosi disboscamenti che da ogni parte si lamentano. Il sig. Cesati è d'avviso che dal lato bota- nico troppo peso si dia a questa nuova condizione dei siti. 53 niUNIONE STRAORDINARIA Conciosiachè non sia nell' indole dei boschi resinosi né dei faggeti di alimentare dovizie di forme erbacee ; ed ap- punto quelle erano o sono le essenze principali clie costi- tuiscono le regioni selvose dei nostri monti. Che anzi, in nessuna parte rinviensi tanta varietà di specie, talune non viste mai prima, come nelle piazze disboscate; a patto, s'intende, che vi sia conservato il terriccio. Qualche spe- cie della flora primitiva perirà: ma il numero delle forme più frequenti si troverà aumentato. Nella sola crittogamia, per ragioni facili a riconoscere, non valgono queste con- siderazioni. I monti del Biellese, quantunque ricchi di vegetazione, hanno una flora povera di fanerogame. Nessuna specie nuova vi si discoverse: alcune però rare e pregiate, e no- tevoli per la flora italica vi abbondano. Eccone le princi- pali: Coridalis Jahacea, Epimedium alpinum (nei con- torni della città), Aconitwn Napellus (i); A. paniculatum ; A. giganteum Zumaglini [A. pyrenaicum Lam.?); A. Licoctonum,v'dY. Thelyctonum, Tlaspi montanum; Arabis Halleri; Cardamine resedifoglia; Lunaria hiennis; Viola palustris; V. suavis; V.montana\ Geranium pyrenaicum; G. nervosum; Scleranthus marginatus; Spergula sagi- noides; Cytisusalpinus; C.proteus Zumaglini (valle Ses- sera, a liori varianti coll'età dal candido al rosso cupreo); Vida lathiroides; Potentilla rupestris; Alchemilla alpina; A. pentaphylla; Gewn rivale; JRuhus glandulosus; Rosa alpina, colle sottospecie pyrenaica, ruhrifoglia , pomi- fera; Circoea alpina; Epilohium alsinefolium; E. mon- tanum, var. collinum; Gaglium aristatum; G. lucidimi; Asperula taurina; Saxifroga graìiulata; S. cuneifoglia; S. pyramidalis; S. aigoides colle varietà atrorubens, aspe- (1) I montanari ne conoscono le proprietà velenose, e pretendono cbe la yeronica officinalis ne sia un eccellente controveleno. \ UII-LLA 33 ra, stellaris; Peplisportula; Adoxa moschatellina; Chry' sophyllum aureum; C. kirsutum ; Samòucus racemosa; Lo- làcera aspigena; L. nigra; Astrantia minor (con evidente passaggio alla paiicìjiora Bert. ) Bihpleurum stellatum; Imperatoria ostruthium; Laserpitium pruthenicum; L. hirsutum; Carpesium cernuum; Prenanthes tenui/olia (varietà pura e semplice della P. purpurea); Crepis pa- ludosa; C. grandijlora; Hieracium succisefolium; H. bo- reale; H. sabaudiim; H. amplexicaule; H. staticefolium; H. rupestre; Ilypochaeris unijiora; Doronicum austria- cum; Senetio Fachsii (abbondantissimo); Achillaea Ptarmica; A. macroptylla; Centaurea phrygia ^ Cirsium spinosissimum ; Pliyt^uma Scheuczeri: Campanula bar- bata; C. romboidalis ; C. excisa; Gentiana purpurea ; Ci- cendiajiliformis; Veronica saxatilis; Agalea procumbens; Vinca major (abbondante nei colli sterilissimi porfirici della banda orientale) ; Betonica hirsuta; Pedicularis ver- ticillata; P. rostrata; Monotropa hypopithys; Primula pedemontana; Soldanella alpina; Eitxolus defiexusl; Ru- mex alpinus; R. scutatus; Oxyria digyna; Euphorbia carniolica; Alnusviridis^G6)\di,\'àY\QikpumilaQe^.^ che è identica coU'J.. ère??i6a?z<2 Rota; Paris quadrifoglia; Fri- thillaria Meleagris (nella valle d'Oropa presso Pralungo trovata dal dott. Zumaglini); jffaòewrt7'2(2 viridis; Helaeo- charis carniolica; Carex sempervirens ; Juncus filifor- mis; Orthopogon undulatifolius ; Trisetum rupestre, ecc. A queste vanno aggiunte, come varietà speciali del paese, la Poa hybrida Gaud., qualche rarissimo piede tra i massi del Rio Colombaro, all'altezza di S. Giovanni, il Cirsium palustri- Erisitales , la Rosa arvensi-gallica; nei contorni di Biella il Prunus Padus, var. erythropetala Cesati (l); e (1) Il dott. Ascherson trovò pure nel Brandeburgo questa varietà a fiori rossi, e inclina a credere prodotta questa colorazione dalla stagione fredda. Al Voi. VII. . 5 iU^ niUMONE STIlAOHDIiNAlllA la vera Stellarla bulbosa Wulf. che cresce lussureggiante vicino alla città, lungo un ruscello che nasce dalle rupi d'Oropa. L'indigenato della Vinca major e deìVEupkorbia Lathyris è per ora ancora sospetto. Le essenze boscherecchie non hanno nulla di notevole. In sul limite dei faggi crescono le betule, VAlnus viridis colla vtxr. puììiila; il Rhodode7idron ferrugineum, del quale da alcuni anni se ne fa carbone minuto (forse per disegno?). Vi abbondano il Vaccinium myrtillus e il V. vitis-vitis idaea. I frutti del primo si usano come diuretici nelle issurie subitanee frequenti in quelle località dopo un ris- caldamento. Non vi si trovarono ancora il Rhododendron hirsutum, Salix reticulata , herbacea, glauca, nigricans^ helvetica^ tanto frequenti nelle Alpi lombarde. Merita particolar menzione la regione di sud-ovest e il lago di Viverone per le piante acquatiche tanto interes- santi che vi abbondano. Sul colle crescono Chrysopogon Gryllus^ Linum gallicitm, Aristolochia pallida, Ruscus aculeatus, Trifolium Molinerii, Orlaya grandijlora, Cel- tis australis, Euphorbia Lathyris, Papaver dubiitm, Pian- tago arenaria! Attraversati i prati e le torbiere della Mo- rigna si trova in una recondita ansa del lago , già accen- nata da Anioni, in vegetazione copiosa, in fiore e in frutto (agosto e settembre) V Aldovranda vesiculosa; oltre 'dWIIy- drocharis Morsus-ranoe, Rhynchospora fusca e R. alba, diverse ^^qgiq àìPotamogetoriQ Carex,\B. Viola palustris, Comarum palustre, Thysselinum palustre, Veronica scii- tellata,Alisma parnassifoglia, Cladium Mariscus, Trapa natans, Nymphaea alba var. sphaerocarpa (Caspary), i/e- sig. barone Cesati invece questa supposta causa non pare soddisfacente, in quanto egli raccolse i racemi di questa pianta nel Biellcsc in stagione mitis- sima; e d'altra parte la variazione rossa fu osservata costante in altre specie di Primus, come nel P. spinosa dei giardini di Versailles. A UIELI.A 3b nyanthes trif oliata , Nasturtium anceps, Ranunculus Lingua, R. Flammula, M. reptans; Aspidium TJtehjpte- ris^ ecc. ecc. Le aure miti lasciano talvolta sbocciare le mammole profumate iu novembre e dicembre. All'ovest del lago presso il villaggio di Piverone il solerte botanico (come lo attesta il dotto Autore) può raccogliere tra i crepacci dei muri la Cheilanthes odora, la Gymnogramme leptophilla, felci affatto meridionali. Ritornando alla regione montana, assai ubertosa vi tro- viamo la messe criptogamica. In prevalenza vi lussureg- giano i funghi [Pyrenomyceti in ispecie), i muschi e le felci: in minor copia alghe, licheni ed epatiche. Teniamo conto delle sole specie pregiate. Felci. — Allosurus crispus (frequente ad Oropa e S.Gio- vanni di Campiglia); Asplenium Breyni (i) (alta valle d'An- dorno intorno a S. Giovanni, Piaro ecc.) Phegopteris po- lypodioides, Polypodium Dryoptei^is; Aspidium spinulo- sum, A. cristatum, A. Creopteris- Lycopodium annoti- num (raro, alle sorgenti del Cervo); Blecknum Spicant (raro). Epatiche. — Preissia commutata, Grimaldia dichoto- ma, Aneur a pinatifida., palmata', Lejeimia serpi l Ufo Ha, Jungermannia trichophylla, Lophocolea hidentata, Gym- nomitrium concinnatum. Musei. — Andraea Rothii, Ptycomitrium crispum, Cyno- dontium pellucidum, C. polycarpum, Dicr ansila varia, D. rufescens; Coscinodon cribrosus (sulle rupi a solfato lungo la strada tra Biella e Andorno, e alla Balma); (1) Il già citato chiarissimo botanico prussiano dott. Ascherson scrisse al sig. Cesati ritenere che VA. Breyni sia in un ibrido dell' ^. septenlrionale, e deW'A. trichoììianes. Il sig. Cesati, pure amettendolo come ibrido, inclina ad attribuirgli per parenti l'.V. septenlrionale e VA. Ruta-muraria. Certamente dove manca il septentrioiiaìc "manca eziandio il Breyni. Il sig. Ascherson soggiunge che l' egregio Heufler trovò le spore di quest'ultimo abortive. 36 RIUMO.NE STRAORDINAIIIA Grimmia arenaria (sulle rupi granitiche presso Oropa e S. Giovanni), Climacimn dendroides in frutto (rara avis! nei nostri paesi). Hypnum stellatum- IL Crista-castrensis (in frutto), H. Schreheri, H. rotundifolium; Tuidium pun- ctulatum (lungo il Rio Beh presso S. Giovanni); Pteri- gophyllum lucens (abbondante in alcune località presso Oropa, ma sempre sterile), Hylocomium loreumj Plagio- thecium zmdulatum (ài rado con frutti), P. denticulatam, P. sylvaticum; Rhahdoweisia fagax; Blindia acuta (varia- bilissima) ; w47zoecto7i^mm compactum (pubblicato nell'Er- bario crittogamico italiano N. 717, e in Rabenhorst-Bryo- theca N. 60) Bryum Waklembergii, p>seudotriquetrum,pal- lescens; Ammobrium julaceum (qua e là presso S. Giovan- ni ed Oropa; per lo più sterile ma ubertoso); Pohlia elon- gata (non rara presso Oropa, in masse compatte ); i^<26ro- nia pusilla (rarissima) sul colle di S. Gerolamo presso Biella, e alla Balma di Campiglia) ; Bartramia Halleriana (frequente quanto le congeneri B. fontana, crispa, pro- miformi)] Sphagnum squamosum (in frutto al Rio Colom- baro presso S. Giovanni, sterile presso Oropa ) S. cyrnhi- folium, suhsecimdum (sterile) acutifolium (polimorfo). Licheni. — Parmelia speciosa (di rado in frutto); Rino- dina albana (sui tronchi dei faggi e dei sorbi) ; Peltigera aftosa (sviluppatissima e carica di frutti) ; P. polydactyla (sporadica presso Campiglia); Nephroma tomentosum e laevigatum; Segestria umbonata (alla Balma di Campi- glia); Rigocarpon obscuratam (sulle rupi appena fuori di Tavaro, villaggio sulla strada di Oropa); Celidium stic- ^aritm (sulla Stictapulmonacea, presso Oropa) ; bellissime forme di Cladonie, ecc. ecc. Characee ed Alghe. — Nitella gracilis, var. bugellensis (poi trovata anche in Francia); Lyngbya bugellensis e Calothrix . Cesatii (amendue su una rupe umida sopra A BItLI.A S7 Oropa) Nostoch prismaficum ; Schizofipon cinctus , Hy- drococuus Cesati (sulla Fontinalis, in un ruscello frigido e rapido dietro Oropa); Phormidium Carium; Drilosi- jphonjidianus; Chaetophora endiaefolia, elegans, ecc. ecc. Funghi. — Dedalea confragosa (trovata una volta in bellissimi esemplari sopra un tronco ivìàoìào (\.\ Alnus gli(r linosa presso Biella); Agaricus granulatus , saponaceus, pisciodorus, mollis, nidulans^ Orcella crustuliniformis, conchatus; Cortinarius argentatus , violaceus , collinitiis, BuUiardi; azureus; Boletus Safanas, castaneus (rarissi- mo); cyanepens (non raro, ma in esemplari isolati), re- gius; Polyporus scohinaceus, nidulans , fulvus , cinnaha- rinus, croceus^ frondosus (raro), lucidiis, elegans; Panus n«c?w( sulle ceppaje dei faggi); Odontia bugellensis; Ty- phula l'Osella; Pistillaria cespitosa; Haevia valvata; Pegiza epithelephora (sui ceppi bagnati de' faggi, presso S. Giovanni), infarciens , culmicula, graminea erocina, hemisphaerica (rarissima presso Biella, e quasi sempre coperta daìV Asterophora Pezizae) anomala, Godroniana (alcuni individui sparsi presso S. Giovanni sui tronchi delle querce, fra i crepacci della corteccia), fascicularis, citrina, repanda, hadia^ hrunnea, hosae, ecc. — Bulgaria species; Helotium aciculare; Dermatea Cerasi colla sua piramidale Micropera drupacearum; Helvella elastica; Corticium Marianum, Phacidium Astrantia, Wallrothii, Triesii; Scleroderma geafter; Dictidium umhilicatum, trichodes; Arcyria punicea, incarnata, ochrolema, nu- tans; Licea (Tubulina) cylindrica; Trichia p>yriformis; Leangium lepidotum ( nel cavo di un tronco fracido presso Ronco di Biella); Hypocrea citrina, gelatinosa; Race- mella (an Torrubia?) memorahilis (i); Cordyceps mili- (1) V. Cesati, nel {Commentario della Società crittogamica italiana, i&sc, 2. p. 65. Tav. IV. fig. 1. 38 RIUNIONE STRAOr\DINAlllA taris, ophiog lossoides (vinB,vo\tSL sola presso S. Giovanni); Xylaria carpophyla, polymorpha', Ilipocylon nummula- rium (rarissima presso S. Giovanni) coprophilum, virgul- torum, multiflorum, (ò coautatum., regium, ustulatum (fre- quentissimo), succenturiatum ; Daldinia concentrica', Do- thidea hetulina, pyrenophora, puccinioides (sui ramoscelli di edera e dei gelsi), Pteridis; Nectria aurantia (ìfulgens; lecanodes, oropensis; Diatrype jlavovirens^ lejoplaca, hiil- lata, disciformis, verruceformis, favacea , alnifroga ( già Valsa neW Hedwigia 1856. XIV. fig. D); Melogramma aspera; Valsa turgida, quaternata, pulchella, cerviculata, stellulata, radicalis; Carpini- B etuli ; Bertia bombarda; Spaeria Rhododendri, eraperigoìiia, Clavariarìim, Vac- cina, linear is, Solidaginis , pruinosa , lanata; la Sphae- ria tkelena? (specie nuova secondo Cesati) e Sph. calli- morpha (araendue sui ramoscelli staccati dei rovi presso S. Giovanni; amendue ora accollato al genere Roselli- nia) Podospora jìmicola; Pestalotia Callimae; Apiospo- rium Mali; Cryptosporium Sorbi; Histerium Epimedii, aggregatum ecc. ecc. Cryptodiscus Uchenicola; Gloeospo- rium veronicarum, andurìiense (questo salle foglie intri- stite della Daphne Megereum)', Bostrychomena alpestre; Perenospora Dentariae; Parsalora bacilligera; Isaria brachiata, sphecophila, leprosa; Graphium Rhigomos- parum; Thyrsidium [Myriocepalmn) hederaecolum, bo- tryosporum; Nodulisporium ochraceum; Torula Pianta- ginis; Uromyces Geranii, puccinioides ; Capitularia mye- lospora; Sporisorium Holci, muricatum; Puccinia Buxi Calthae, Epilobii, Veronicarum, Cerasi, Salviae-gluti- nosae ecc. ecc. Accidium Behenis, Epilobii, ecc. ecc. E finalmente nella regione sud-ovest del circondario presso al lago di Bertignano. Nectria lecanodes, Cryptodiscus Uchenicola; Leptothrix lardacea; Gyrocerus Celtis, già trovato nella Svizzera italiana. A r.lKLLA 59 Dopo il sig. Cesati prese la parola il prof. Passerini per una comunicazione verbale sulla causa probabile della mostruosità delle susine, che si cambiano nei così detti bozzacchioni o borsacchioni. Consiste essa in un rapido ed abnorme accrescimento dell'ovario appena allegato, con atrofia dell'embrione e mancanza quindi del seme. Sembra che la causa occasionale di simile alterazione siasi riconosciuta in ogni tempo nelle pioggie eccessive, come si può desumere dai vari proverbi, così vernacoli che toscani, é segnatamente poi da que' versi di Dante nel Paradiso: Ben fiorisce negli uomini '1 volere ; Ma la pioggia continua converte In bozzacchioni le susine vere. Ma la causa immediata rimane tuttora ignota. Non è certamente opera di insetti, come taluno suppone; poiché il massimo numero delle susine imbozzacchite non offre traccia alcuna di lesione per parte di larve parassite, mentre quelle che sono realmente offese dagli insetti non assumono mai la forma del bozzacchione. Inoltre, le larve che attaccano le giovani susine si pascono principalmente de' materiali della mandorla, ciò che non può avverarsi nel bozzacchione, nel quale non havvi sviluppo di seme. Le susine imbozzacchite manifestansi al principio di maggio col precoce ingrandimento del loro pericarpio, per cui oltrepassano non di rado e ben presto, massime in lun- ghezza, le susine normali mature. Internamente sono cave e racchiudono in alto e da un lato il seme atrofizzato. E chiaro che in tale squilibrio di evoluzione è il pericarpio che consuma i materiali nutritizii destinati al seme, e ciò per una causa che deve risiedere nel pericarpio medesimo. 4'0 RIUNIONE STRAOnoiNARIA Ne' giovani bozzaccliioni l'occhio, così nudo che armato, cerca invano una simile cagione ; ma quand' essi accostansi alla relativa loro maturità, alla quale prelude un leggero corrugamento dell' esterna superficie, vedesi questa coperta come di un velo di vapori condensati in una tenerissima efflorescenza biancastra; e questa, veduta ad un ingran- dimento di 450 diametri, mostrasi formata di un gran nu- mero di aschi oblongo-clavati, contenente sei-dodici spore, disposte più o meno regolarmente in due file. Ogni asco è sostenuto alla base da una piccola cellula per lo più ir- regolare; e giunto a maturità si apre all'estremo superiore per versare all' esterno le spore che contiene. Del resto l'egregio professore aggiunse di non aver mai potuto ve- rificare la presenza di micelio ne di parafisi. Da caratteri cotali il prof. Passerini credette riconoscere una specie del genere Ascomyces Berkeley, il quale viene dall' Hoffmann riferito al genere Ascospora Fries; e rite- nendola specie diversa da quelle, delle quali trovò cenno nelle opere che potè consultare, propose di chiamarla Ascospora prwiicola^ che definisce come segue: A. prunicola, ascis ohlongis hyalinis'suhclavatis, cellula basilari suffultis, 6-12 sporis, apice dehiscentihus. È da notare che i bozzaccliioni affettano soltanto le su- sine di frutto oblongo, e non mai accade di trovarli in quelle a frutto rotondo, dette Claudie o Reiìie Claude. Potrebbe forse obiettarsi che 1'^. prunicola, lungi dall' essere la causa immediata del bozzacchione, non ne fosse che una mera concomitanza, od una successione. Ma contro un tal modo di vedere l'egregio professore chiamò l'attenzione ^viW Ascopliora deformans^ la quale attacca le giovani foglie del pesco, sformandole e contraendole varia- mente; e diversifica dalla prunicola per avere gli asci più brevi e sostenuti da un peduncolo laterale, invece della A BIELLA 111 cellula basilare. Ora, se YAscoi^hora deformans viene dai micologi riguardata indubbiamente come la causa diretta del guasto delle foglie del persico, pare naturalissimo e razior ale l'inferirne che la somigliantissima A. prunicola sia la causa efficiente dei bozzaccliioni delle susine. Il sig. presidente prof. Bertoloni invitò gli onorevoli socj ad adoperarsi onde promuovere con qualunque mezzo possibile la istituzione , nelle provincie, di Musei provin- ciali, ove si raccolgano a parte i prodotti naturali esclu- sivamente della provincia; facendo rilevare come solo con questo mezzo si potrebbe raccogliere il materiale completo per compilare la intera e reale Storia Naturale del regno d'Italia, la quale fin' ora in qualche ramo lascia molto a desiderare. Tutti i membri della sezione approva- rono unanimi la proposta del sig. presidente, ed ai voti espressi aggiunsero promesse di cooperazione attiva. Infine il socio dott. Rostan espose alcune sue idee sul metodo con cui intende formulare dei quadri di geografia botanica comparata dell'alta Italia. I§eduta di Geologia. La prima Memoria letta fu una del signor Seguenza di Messina Sui brackiopodi fossili terziarj della provincia di Messina. Essa contiene la descrizione di molte specie, ed è corredata di tavole che rappresentano queste specie , che erano dapprima conosciute solo in numero di 7, ed ora sono portate nella Memoria a 27, con molte particolarità sulla loro giacitura. Il prof. Guiscardi comunicò verbalmente che, avendo acquistato pel Museo di geologia di Napoli gli avanzi di ima balena scavati nel tufo terziario di Briatico nel golfo di Santa Eufemia (Calabria Ulteriore seconda), il signor ft2 Rll'MOM-. smAOUDINAniA Pompeo Massoni, che li scoprì, gli riferì che dimorando da più anni a Briatico, gli indigeni avevangli additato in secco rocce sulle quali eravi per l' innanzi il mare, così da potervisi passare. — Quando il mare era calmo, giun- geva prima ad una certa commettitura delle pietre di mia torre, mentre attualmente è di molto più basso. — E il signor Massoni stesso ha osservato nel luogo detto Safò, a circa tre chilometri al nord-est di Briatico, e al- l'altezza di 15 o 20 metri sul mare, unico strato di con- chiglie marine ben conservate e su questo la terra vege- tale; ed a circa 2 chilometri da Safò un antico muro, d'o- pera romana, con anello di ferro per legarvi le navi, ora sta a circa 2 chilometri lontano dal mare, e a parecchj metri al di sopra del suo attuale livello. — Finalmente il signor Massoni, il 9 settembre 1859, essendo calmo il mare, eseguì nna livellazione assai esatta su due punti lontani l'uno dall'altro 800 metri e stabilì dei punti di riscontro invariabili; e il 24 settembre 1863, ripetuta le livellazioni, trovò un innalzamento di 36 centimetri per anno. — Il signor Guiscardi propose quindi che la So- cietà invochi il concorso del governo perchè nei lavori di livellazioni per le ferrovie gli ingegneri incaricati li colleghino al livello del mare. Il signor Lancia rammentò che latti simili , osservati in Sicilia, furono citati da Lyell nel Supplemento alla 5.^ edizione del suo Mamiale di Geologia. Il signor Spezia osservò che ora le livellazioni per le ferrovie si riferiscono al livello del mare. Il barone di Waltershausen fece osservare che egli cre- de che tutta la crosta del globo sia sottoposta a lenti mo- vimenti di abbassamento o di sollevamento, i quali dopo im certo tempo, per esempio dopo mille anni, cambiereb- bero alquanto la figura dei continenti. Propose che simili A DIELLA ft3 segnali siano fissati sulle coste del mare lungo tutto il li- torale dell'Italia e delle sue isole; e che siano esattamente determinate le altezze di punti fissi nelle Alpi. E aggiunse che egli per parte sua cercherà di indurre i governi di Annover e di Prussia a fare lo stesso. Il signor Guiscardi, in risposta ad una domanda del signor Sella, dice che particolari circostanze hanno fatto sospendere l'esecuzione dei lavori di livellazioni proposti dall' Accademia delle scienze di Napoli pel golfo stesso di Napoli. Il comm. Sella osservò che si fanno oggidì moltissime livellazioni per strade , specialmente ferrate, i cui risulta- menti, una volta costrutte le strade, vanno per lo più per- duti; e propose che il governo faccia di raccogliere in avvenire le livellazioni presso un corpo scientifico, come per esempio presso la Società di scienze naturali, onde chi vuol fare studj speciali possa ricavarne i dati occorrenti alla determinazione o dell' ipsometria italiana o delle qui- stioni indicate da Waltershausen. Schiaparelli informò la sezione che si sta intrapren- dendo un o'van collegamento di tutte le triano-olazioni fatte dalla Sicilia al Baltico ; e che sarebbe utile il rife- rire i punti , di cui si vorrebbe determinare l' altitudi- ne, a questa rete trigonometrica in tal guisa collegata. E la Società votò in massima d' invitare il governo a fis- sare quei punti sulle coste, a determinare le altezze di altri punti nelle Alpi, ed a raccogliere in un istituto scien- tifico le livellazioni fatte per opere pubbliche; e incaricò una Commissione composta, di Sella, Schiaparelli e Wal- tershausen, di redigere l'invito al governo. Il prof. Stoppani presentò una Carta geologica della Provincia di Brescia ^ uno spaccato relativo ad essa, ed una Memoria su certi filoni metalliferi della stessa Pro- kh niUNIONF. STRAORDINARIA vincia, del signor Regazzoni di Brescia; e ne propose la pubblicazione negli Atti o nelle Memorie della Società. Il Presidente Sella informò la sezione che il sig. Hai- dinger, direttore dell'Istituto geologico di Vienna, non avendo potuto né in persona, ne per mezzo di qualche membro dell'Istituto prender parte ai lavori della nostra riunione, ha voluto farsi rappresentare presso la medesima da una breve relazione Sui lavori fatti dall' Istituto stesso dal 1862 in poi. Sella lesse questa relazione, che sarà stampata negli Atti della Società. Il prof. Cornalia mostrò dei frammenti di un vaso di terra trovati da lui recentemente in una mariera esistente nel cortile stesso dell' albergo di Salso (Parma). E poi fece vedere parecchie porzioni di ossa lunghe di bue net- tamente segate pel traverso, trovate dal conte Gozzadini in un sepolcreto etrusco presso Bologna. A proposito di queste ossa osservò il prof. Dujardin che quei frammenti di ossa rassomigliano ad altri trovati negli scavi di Pompej, e che si suppone fossero adoperate per cardini da porte: e il Presidente Sella osservò aver egli visto tali ossa, ma credere che siano state adoperate come mastietti (cerniere). Il signor Gastaldi, che aveva presentata una Memoria Sulla riescavazione dei bacini lacustri per opera dei ghiac- ciaj, a motivo dell' ora tarda, non la lesse, ma espose bre- vemente alcuni cenni relativi alle quistioni trattate in essa. Poi sorse il prof Stoppani a fare alcuni appunti sui fatti e sulle osservazioni di Gastaldi, e ne nacque una lunga discussione, cui presero parte anche Sella e Waltershau- sen, e alla quale gli stessi Gastaldi e Stoppani posero ter- mine dichiarando che la quistione è troppo difficile e com- plicata per potersi seriamente discutere in si breve tempo, e proponendo che venisse in altra occasione ripresa, dopo A BIELLA 4 8 che siano raccolti nuovi fatti bene studiati e accertati , e specialmente dopo che essi due abbiano visitati insieme i luoofhi finora studiati dall'uno e dall'altro isolatamente. Il prof. Balsamo-Crivelli presentò il modello di una vertebra fossile di rettile, troVata sulla sponda del Po pres- so Pavia; ne descrisse i caratteri, e indicò come crede di classificarla. Il prof. Trompeo presentò un pezzo di marmo statuario bellissimo del Mazucco in Valsorba, con una carta topo- grafica ed una raccolta di conchiglie fossili ritrovate nel comune di Cossato. Finalmente il prof Stoppani presentò una Memoria sui risultati geologici dedotti dallo studio delle grandi bivalve cardiformi ai limiti superiori e inferiori della zona ad Avinda contorta. -f-aaeaswB«-j~ 6 settembre. Seconda SedLixta Oenerale La seconda seduta generale fu aperta con una lettura del comm. Trompeo sul circondario Bìellese. L'autore parlò del clima, citò le malattie più comuni nel Biellese, e trattò delle loro cause, del generale stato sanitario dei Biellesi, della mortalità annuale, della pellagra poco co- mune nel paese ad onta dell'uso del grano turco, delle risaje introdotte in alcuni luoghi e accompagnate da un aumento di febbri intermittenti, delle proposte già fatte finora d'una rete di osservatorj magnetico-meteorologici, dei modi con cui si potranno migliorare le condizioni igie- niche del paese, e della necessità di attendere al rimbo- scamento dei n)onti, il quale influirebbe assai in bene, sullo stato igienico del paese. L'autore non parlò della topografia del Biellese, perchè già fu pubblicata una buona carta topografica del signor Amosso: aggiunse poi dei dati statistici suU' aumento delle risaje, sui canali irrigatori, ecc.; disse diminuita la col- tura del gelso ; non parlò della costituzione geologica, per- chè già troppo ben trattata dal presidente Sella; disse poi della coltura delle lane, del numero delle pecore e delle capre, della coltura delle viti, dei vini, della coltura delle RIUNIONE STRAORDINARIA A BIELLA ll7 api, della piscicoltura, della convenienza di introdurre' que- st'ultima nel Biellese, ecc.; e finì col proporre che^si ponga nel ginnasio di Biella una lapide commemorativa della Riunione die qui ebbe luogo. Il presidente Sella annunciò la proposta fatta di tenere la prossima Riunione nella città di Spezia, e di nominare presidente per detta Riunione il marcliese Giacomo Doria. Questa proposta, messa ai voti, fa accettata (1). Il Presidente fece poi noto il desiderio espresso dalla sezione di Geologia che sulle coste d' Italia si facciano dei segni per poter misurare in avvenire le variazioni di li- vello delle coste stesse rispetto al mare ; che analoghi punti, e per lo stesso scopo, siano fissati nelle Alpi e negli Apen- nini; che le livellazioni fatte per le strade ordinarie e fer- rate siano comunicate al Governo, dopo la costruzione delle strade, e dal Governo siano poi confidate a qualche Istituto scientifico; e che tutte queste livellazioni siano collegate fra loro e coi lavori che si faranno per le grandi misure geodetiche attraverso l'Europa da settentrione a mezzogiorno. Questo desiderio, posto ai voti, fu appog- giato dall' adunanza. La proposta della sezione di Botanica di domandare al Governo che si occupi della introduzione e applicazione di precauzioni igieniche contro la pellagra, messa ai voti, fu accettata dall' adunanza. Si annunciarono alcuni nuovi libri mandati in dono alla Società; e nuove delegazioni di rappresentanze di Ac- cademie e Società scientifiche (2). (1) Avvisato di ciò, per telegrafo, jl sig. marchese Doria, egli rispose, pure per telegrafo, che accetta e ringrazia la Società con emozione. (2) I signori : Lancia di Buolo, per la R. Accademia palermitana delle scienze, e per l'Accademia di Castro Reale. Trompeo, per la Accademia Medico-Chirurgica di Ferrara. 4^8 niUNIUNE STIUORU]^AtllA Furono ammessi come nuovi socj efifettivi i signori: Cesati barone Vincenzo, di Vercelli, proposto da Cor- nalia, Gibelli e Omboni. Montanara Carlo, geometra e commissario di catastro a Varallo, proposto da Balsamo-Crivelli, Cornalia e Omboni. Ardisson abate Pietro Luigi, di Nizza marittima, pro- posto da Stoppani, Cornalia e Omboni. Pontremoli prof. Esdra, di Vercelli, proposto da Stop- pani, Cornalia e Stoppani C. Guiscardi prof. Guglielmo, della R. Università di Napoli (Strada [nfrascata, 58), proposto da Stoppani, Omboni e Cornalia. Oehl Eusebio, professore di fisiologia alla R. Università di Pavia, proposto da Stoppani, Omboni e Cornalia. MoGLiA prof. Luigi, di Biella, proposto da Omboni, Cor- nalia e Belletti. ScHiFF comm. Maurizio, professore di fisiologia nel R. Museo di storia naturale di Firenze, proposto da Mar- chi, De-Filippi e Cornalia. Spezia ingegnere Antonio, di Torino, proposto da Stop- pani, Gastaldi e Sella. Giordano Felice, ispettore delle miniere di Torino, pro- posto da Sella, Gastaldi e Axerio. Gracis dott. Pietro di Santigliano (Biella), proposto da Sella, Gastaldi e Omboni. Trompeo comm. Bernardino, di Torino, proposto da Bollini, Cornalia e Sella. Zumaglini dott. Maurizio, di Biella, proposto da Gastal- di, Cornalia e Sella. Il prof.De-Filippi amimncìò Risultati finali delle ricerche da lui fatte durante il suo viaggio nella Persia occidentale, A UltSLLA. k^ e particolarmente sulla fauna di quel paese. La fauna ha un gran numero eli specie comuni coll'Europa orientale, o, come si dovrebbe forse dire, coU'Asia occidentale, e i pesci del Mar Caspio sono di tipi di acqua dolce (specialmente del bacino del Danubio); il che ne è prova che quel mare non fu mai in comunicazione col Mar Nero. L'Asia diede i mammiferi e gli uccelli; l'Africa i rettili; il bacino delVEu- frate i pesci. Da tutto questo si deduce che, mentre la Nuova Olanda è un continente antico, con una fauna an- tica, la Persia è invece un paese recente, ed ha ricevuto i suoi animali dai paesi circostanti. Ciò ò provato anche dalla struttura geologica di tutta la Persia occidentale , giacché i terreni sedimentar] che la formano sono recen- tissimi, e alcuni anche posteriori alla comparsa dell' uomo sulla terra, poiché contengono carboni e avanzi di vasi di terra cotta. Lave ed altri prodotti vulcanici hanno concorso alla formazione del paese, dopo la produzione dei citati sedi- menti; e quindi grandi variazi-oni avvennero dopo che l'uomo cominciò a vivere, e quando già sapeva fabbricare vasi di terra cotta, ed altri oggetti per usi comuni. Que- ste variazioni consistono specialmente nel sollevamento di ima parte del paese, e nell' abbassamento d' un'altra parte. Nei libri sacri dei Persi sono nominate solo provincie dell'Iran orientale, e quella che è patria di Zoroastro, e non si parla delle regioni percorse dall'Autore; il che ver- rebbe a convalidare l'origine recente di queste regioni. Per ispiegare il trasporto dei materiali dei sedimenti non si possono ammettere azioni di ghiaccia], ma grandi nevate, perchè mancano affatto le solite tracce d'antichi ghiaccia] , di cui restano ancora piccoli avanzi sulle alte montagne; ed a quell'epoca fredda sembrano riferirsi al- cuni brani dei libri sacri sopracitati. Voi. VII. * tfO niUNIOSE STRAORDinABU Poscia venne il dottor Guelpa a parlare àeW Idrate- rapia. — Due uomini perseguitati dalla polizia austriaca vagavano per le Alpi, guarendo coli' acqua fredda uiolti montanari ; erano due montanari anch' essi , che pone- vano allora i fondamenti dell' odierna idroterapia. Uno di essi aveva esperimentato utile questo modo di cura sopra sé stesso; e i medici li perseguitavano per gelosia di mestiere, accusandoli di esercitare clandestinamente la medicina, di avvelenare, ecc.; ma l'esame dei fatti prov^ che i due montanari non usavano che acqua fred- da e pura , e il governo austriaco li rilasciò liberi di continuare le loro guarigioni, così che fabbricarono uno stabilimento apposito, il quale però divenne ben presto troppo piccolo per 1' aumento continuo del numero dei malati che vi accorsero. In Italia per molto tempo non si utilizzarono le acque fredde, e solo tardi si pensò di trarne profitto, quando l'Autore pel primo fondò lo stabilimento ben noto presso Oropa. L'uso dell'acqua come mezzo terapeutico è ben antico, è vero, ma non si è mai usato in quei modi che sono vo- luti dalla idroterapia. L'origine dell'idroterapia fu favorita particolarmente da due circostanze, cioè dal gridare di molti malati con- tro i medici che non riescivano a guarirli, e dal non essere medico l'inventore. L' azione dell' acqua fredda sul corpo umano riordina e riattiva le funzioni della pelle , e indirettamente quelle delle vie digestive, e poi tutte le altre. D'altra parte i pro- gressi della civiltà fanno allontanare sempre più l'uomo dal suo stato naturale, colla forza continua delle abitudini, della moda degli abiti, dell'arte del cuoco, colla introdu- Mone di nuove industrie dannose, e coli' estensione della A ftn.LLK ^i coltivazione del riso. Il progresso della civiltà fece, è vero, molto bene , colle banche di credito , colle borse , colle azioni commerciali, ma con tutte le gare, colle passioni, colle emozioni, va sempre più influendo in male sul sistema nervoso, e rendendo più frequenti le malattie nervose, le alienazioni mentali, i suicidj. Noi siamo ben lontani dalla forte e sana costituzione degli Arabi, che vivono sempli- cemente, poveramente, ma senza medici; e questi effetti dannosi della civiltà sono più visibili nelle città più po- polose e più attive. L'idroterapia, completata con esercizj muscolari, pas- seggiate, esercizj ginnastici, coli' abbandono completo di ogni cura e di ogni affare, è utilissima a combattere que- sta cattiva influenza della crescente civiltà, e per questo dev'esser ben distinta dalla vita che si mena neofli altri stabilimenti dei bagni, che spesso riescono più dannosi che utili. Il dott. Guelpa, dopo avere ampiamente esposto tutto questo, finì col far voti perchè in Italia s' innalzino molti altri stabilimenti idropatici, ma in cui si seguano sempre ìe regole volute, perche la cura riesca proficua. L'ingegnere Giordano, invitato dal Presidente, diede lettura di alcuni brani della descrizione di un suo viaggio sulle Alpi Pennini dal Monte Bianco al Monte Rosa. — Pel versante italiano di quelle Alpi, perchè di solito ripidis- simo, furono di raro tentate delle ascensioni, e da Cour- majeur salì l'autore. Pochi sono i particolari scientifici raccolti, ma molti quelli che potranno riuscire utili per quelli che tenteranno altre ascensioni. In tutto il viag- gio r Autore osservò che il Monte Bianco e il Monte Rosa formano due centri, intorno a ciascuno dei quali si innal- zano le rocce stratificate di tutte le altre Alpi circostanti ; che le carte delle Alpi sono spesso errate; che vi sono molti studj geologici da farsi ancora, perchè spesso delle rocce stratificate sono indicate nelle carte geologiche co- me emersioni di rocce cristalline non stratificate; ma che questi studj saranno difficili a farsi, e richiederanno per- sone bene abituate ad escursioni alpine. Finalmente egli osservò che la sete, che così spesso travaglia i viaggiatori alpini, è dovuta in gran parte alla soverchia evaporazione cutanea; e terminò dicendo che i viaggi alpini sono spesso pericolosi, ma le disgrazie sono più spesso dovute alla imprudenza dei viaggiatori che a reali difficoltà inerenti ai luoghi pericolosi. Il prof. Schiaparelli trattò della luce zodiacale. — Que- sta luce, che si vede nelle notti più scure all' orizzonte e nel piano dello zodiaco, ed è trasparente come quella dei crepuscoli, così che attraverso ad essa si vedono le stelle, si vede molto meglio nella zona torrida che nella tempe- rata, tanto all' oriente che all'occidente, così che sembra formare una specie di fuso o di elisse, nel cui centro sia il sole. Studiata benissimo, solo da Domenico Cassini in poi, fu dal Cassini creduta appunto una specie di nebbia luminosa, una specie di atmosfera del sole, colla forma di una lente disposta come l'equatore solare. Tale opinione fu ammessa poi da molti altri astronomi, ben- ché non tutti siano stati d' accordo nel determinarne le dimensioni. Altri però la credettero formata di innume- revoli aeroliti e altre masse piccolissime, luminose; altri ancora un avanzo dell'antica nebulosa solare, da cui, se- condo Laplace , ebbe origine il nostro sistema solare; Humboldt la credette una specie di anello e non una lente. Nuove recenti ricerche (fatte da parecchj , ed an- che dallo stesso Schiaparelli) accertarono l'esistenza di una zona luminosa, che unisce le due estreme punte dei due coni luminosi ad oriente e ad occidente. La luce zodiacale forma dunque in cielo una zona luminosa con due massimi di splendore e due minimi visibili sol- tanto colle più favorevoli circostanze atmosferiche. Cer- cando di mettere d'accordo questo fatto colle ipotesi so- vraccennate, e supponendo l' esistenza dei corpuscoli innu- merevoli, capaci di riflettere la luce solare, formanti una specie di nube attorno al sole, fece l'Autore dei calcoli complicati, e giunse a trovare che quella supposizione non può spiegare tutti i fenomeni che si osservano. Colla supposizione di una nuvola di corpi aeriformi il problema diventa più difficile, poiché bisogna fare nuove supposi-' zioni e ipotesi, e forse bisognerebbe fare delle esperienze sulla riflessione della luce per opera dei corpi gassosi, e l'Autore ne ha già fatte parecchie. Nella terza ipotesi, del- l'avanzo dell'antica atmosfera solare, che splenda per sé e non per riflessione delle luce solare, il problema si fa semplice; tuttavia si giunge al risultato che neppur essa si può ammettere. Si potranno immaginare altre ipotesi , ma bisogna cercare la verità nei fatti, e non nella imma- ginazione. Finalmente altri fatti osservati recentemente fanno cre- dere come già hanno supposto parecchi, che la luce zo- diacale sia un fenomeno terrestre e non solare ; e forse si può credere un anello luminoso intorno alla terra, dotato di luce propria, presso a poco come 1' anello di Saturno, quantunque questa ipotesi non possa spiegare alcuni par- ticolari della luce in discorso. Del resto una ipotesi fon- data sulla teoria meccanica del calore per ispiegare l'ori- gine del calore solare (immaginando questo prodotto da una pioggia di aeroliti cadenti sul sole da tutto lo spazio circostante), proposta recentemente, non può ammettersi, perchè sulla terra non cade una pioggia di aeroliti cosi grande come quella che sarebbe voluta da quell'ipotesi; in RIUNIONE 8TR\0HDINARIA i DIELLA. e un'ipotesi fondata sulla condensazione dell'antica massa vaporosa caotica primitiva, e sulla conseguente produzione di pressione e di calore, non può neppur essa ammettersi, non vedendosi presso il sole la materia densa e riflettente la luce solare, non avvenendo sulla terra alcuna conden- sazione di materia cosmica, né nell' atmosfera terrestre al- cun aumento di pressione, come dovrebbe avvenire se- condo l'ipotesi, e finalmente non avvenendo nella durata dell'anno siderale alcuna variazione in conseguenza del- l' aumento del volume del sole. L'Autore domanda se non sarebbe possibile che alla materia della luce zodiacale siano dovute le strie dello spettro solare: domanda come si spieghino le variazioni osservate nella forma, nel colore e nella intensith, della luce zodiacale, le intermittenze, le pulsazioni e i raggi che in essa e non nella via lattea fu- rono osservati, il calore che si dice mandato verso la terra dalla luce zodiacale; dice che non crede d'occuparsi delle relazioni della luce zodiacale colle macchie solari e colle aurore boreali ; e che forse non tutte le osservazioni fu- rono fatte abbastanza esattamente, e fors' anche non si è data abbastanza fede alle osservazioni fatte da distinti astronomi. La seduta fu chiusa con un breve discorso di addio af- fettuoso del presidente onorario, il sig. cav. Coppa sin- daco di Biella, ai naturalisti ; e con alcune parole del pre- sidente Sella, di ringraziamento alla città di Biella e ai suoi abitanti, e, fra questi, alle signore che hanno onorato e abbellito della loro presenza le sedute generali. DISCORSO D'APERTURA DEL CONGRESSO DEI NATURALISTI pronunziato dal presidente straordinario COMM. QUINTINO SELLA nella tornala del 3 settembre 186* in Biella, Gentilissime Signore e Signori^ Ciascuno di voi ha certamente più di una volta osservato sopra sé stesso, come la manifestazione delle proprie idee, vuoi per scritto, vuoi con parole, abbia generalmente per effetto di eccitare nuovi pensieri, nuove idee, o per lo meno di allargare singolarmente i confini dei germi che prima sì avevano in mente. Assai più grande è questo effetto di ampliazione ed invenzione allorquando la manife- stazione delle nostre idee sia accompagnata da discussione con per- sone le quali, o confermando od informando i vostri propositi pos- sano additare nuove vie, od impensate difficoltà. Ora se veramente l'uomo è così fatto, che la sua potenza intellet- tuale a mille doppi si moltiplichi convivendo in società e facendo uso di quella divina facoltà che è la favella, di quanta utilità non debbono essere per i naturalisti le riunioni, in cui possono scam- biare mutuamente i loro concetti, esa»minare insieme i fatti interes- santi che presenta il suolo ove si radunano, ed annodare relazioni personali, per euj, separate le persone, perduri lo scambio delle idee? 5ff Q StLI.A , Ma ad avere un concetto della utilità die per lo studio della na- tura possono avere riunioni come quelle che abbiamo la ventura di inaugurare, non occorrono sottili ragionamenti, o ardite conghietture. Basta r esempio delle nazioni, che ci percorsero in quesla via. Sono ormai cinquant'anni, che ogni anno insieme convengono i naturalisti della Svizzera, ove l'assenza di un centro, di una capitale che assorba la migliore attività degli ingegni di una vera nazione, fece pria che in ogni altro luogo sentire il bisogno di riunioni di questa natura. Alla coraggiosa e persistente iniziativa del Cosse si debbono i convegni e la fondazione della Società elvetica delle scienze naturali, poiché fin dal 1815 egli convocava i naturalisti svizzeri a Ginevra. Non è a dire quali e quanti siano stati i frutti di queste riunioni. Senza esagerazione di sorla si può affermare che il considerevole movimento scientifico della Svìzzera odierna, fu iniziato e sviluppato dalla Società elvetica. E se oggi noi vediamo la Svizzera tra i primi paesi d'Europa per la coltura generale, ed i rimarchevoli sludi fatti sopra queir interessante paese, gran parte di lutto ciò si debbo attri- buire alla Società dei naturalisti. Le memorie della Società elvetica contengono nei loro volumi i pili notevoli scritti sulla storia naturale della Svizzera, e specialmente sulla geologia delle pendici settentrionali delle nostre alpi. Numero- sissimi lavori ed indagini speciali vennero provocate dalle letture e discussioni delle riunioni generali. — Inoltre i grandi lavori scienti- fici intrapresi dalla Svizzera son pressoché tutti dovuti ai suggeri- menti, alle influenti insistenze, ed al potente aiuto individuale dei membri della Società. Basti citare lo studio della natura del suolo, la formazione della carta topografica in grande scala, lo inizio di una carta geologica in grande, la istituzione degli osservatorii meteoro- logici, che sono oramai presso al centinaio e coprono la Svizzera di una fitta rete, e via dicendo. >• Dietro la Svizzera tutti i paesi che sono in Europa a capo della civiltà non tardarono a seguire l'esempio di codeste riunioni fatte an- nualmente fuori delle capitali. t'vBasti citare in Inghilterra i convegni della Associazione britannica. Disconso d'apertura. B7 in Francia quelli della Socielà geologica, delia Società botanica, della Società de'scienziali, basii dire che riunioni analoghe si tengono in Germania ed in Scandinavia. Nella nostra Italia non sono una novità le riunioni di questa fatta. Ciascun Italiano ricorda i Congressi degli scienziati. Diviso allora il nostro paese in tanti regnncci in miniatura, i cui governi per la natura stessa delle cose dovevano essere ed erano, , come tulli 1 deboli, pieni di sospetti e di diffidenze, malagevoli erano le comunicazioni, pochissime le conoscenze personali tra i membri della stessa famiglia. Indi è, che tutti i patrioti s'ingegnavano piiì o meno sottilmente di affratlellarsi, di darsi a conoscere a vicenda, di far penetrare nelle masse il concello, che l' Italia, una per natura e per diritto, doveva anche essere una di fatto. Non è a dire se gli scienziati cui la natura degli sludi educa al culto del bello e del grande, partecipassero a questi sentimenti che facevano palpitare ogni cuore ben nato. Indi è che alcuni personaggi veramente benemeriti, vuoi per una vista patriolica e politica, vuoi per amore delle scienze che coltiva- vano, vuoi per un sentimento dettalo da entrambi i culli della patria e della scienza, ebbero la felicissima ispirazione di iniziare congressi puramente scientifici, che potessero sfuggire alle ombrose paure dei governi. Ricorda ognuno il profondo entusiasmo con cui furon accolli i congressi, e le vive speranze e le nobili idee che andavano ecci- tando. Ma r effetto politico dei congressi fu ben presto così evidente, cosi profondo, che i governi furono indolii, ed io direi forzali ad osteggiarli, a proibirli. L' Italia non era più una espressione geogra- fica, cioè mi correggo: questa Italia ha la ventura di essere invece una vera espressione geografica, cioè di essere stala fatta una dalla natura, con quei nettissimi limili che sono le Alpi ed il mare : di es- sere stala creata una nella sua lingua da quei nostri poeti, che per noi furono veramente vati divini: di essere rimasta pressoché una anche nella sua religione, malgrado le continue e talora crudeli lotte sostenute contro il papato. Questa Italia ha in sé tal virlù e possanza, da unificare siffattamente i popoli di qualunque origine ivi convenuti, che ciò che si chiamava beffardamente l'espressione geografica, su- pera e costringe perfino il sentimento della nazionalità. 88 Q. SKI-LA. Ebbene per questa nostra Italia ebbe allora a penetrare in un at- timo e diffondersi in un baleno il concetto, che assurda cosa erano gli impacci di dogana, di passaporto, di diverse monete, che ci divi- devano: quindi, che naturai cosa sarebbe stata un'alleanza, poscia un più stretto vincolo fra le varie membra della nazione. Ed in mollo minor tempo che ogni uom prudente avrebbe creduto, grazie alla virtù di un re miracoloso, alla sapienza ed all' ardire di un uomo di stalo che tutta Europa invidiò, ed al coraggio di un generale che su- però coi falli le fantasie dell'antica mitologia, l' Italia ha ormai rag- giunto il supremo scopo dell' unità politica. Dopo il nuovo ordine di cose, qualche tornata del Congressi scien- tifici venne ripresa, ma la loro ragion politica era venula meno. Né vuoisi celare, che non a tutte le scienze si attagliano egualmente bene riunioni di questo genere. Mal si legge, mal si ode una memo- ria, la quale, per la natura astratta della scienza a cui si riferisce, non bene s'intende, e peggio si discute se non è profondamente me- ditata. Convegni di questa natura si attagliano invece perfettamente alle scienze di osservazione, e perciò alle scienze naturali. Moi repuliamo quindi che la Società delle scienze naturali, abbia fatto opera veramente opportuna, veramente utile alla scienza, isti- tuendo delle riunioni straordinarie, che debbano tenersi annualmente in quel punlo del regno, che sarà di volta in volta determinalo. Però se noi non abbiamo esitato nell'esprimere piena fiducia nelle riunioni di questo genere, dobbiamo però dichiarare che gli è a patto che esse non consistano in vani discorsi, i quali non facciano progre- dire la scienza. IVon mancano palestre ove si apprende a discorrere anche troppo. Le nostre riunioni debbono invece aver questo carat- tere, che ciascuno il quale vi faccia una lettura, porli un granello che elevi l'edificio della scienza da lui coltivata. Indi è che per parte nostra avremmo creduto d' inaugurar male questa prima riunione della nostra Società, qualora nel discorso, cui il regolamento ci obbliga, ci fossimo limitali a vane generalità, che nulla giovassero all' effettivo progresso di qualche ramo delle scienze naturali. Pensai quindi, che non fosse inopportuno il consacrare le mie pò- DlSCOnSO D'Al>KI\Tt«A. B§ che forze ed il brevissimo teuìpo che mi »fu concesso, ad un lavoro intorno ad un frammento di quella geologia italiana, che fu il solo oggetto della nostra Società nei primi anni dellii sua esistenza. Si associarono meco due nostri colleglli, il professore Bartolomeo Gastaldi e l' ingegnere lierruti. Sui molti lavori già fatti dal Gastaldi è inutile che io parli, poiché non vi ha geologo italiano il quale non li conosca, e sono anche sì fattamente apprezzati all'estero, che in uno de' suoi ultimi scritti l'illustre Ramsay, attribuendo certo al mio amico qualche lustro di piìi che non abbia, lo definiva il Nestore dei geologi italiani. Il Berruli dopo comjìiuli i suoi studj all'Università di Torino, e poscia alla scuola delle miniere di Parigi , dimorava molti mesi in Inghilterra onde prendere parte ai lavori della caria geologica in grande scala che vi si fa. Abbiamo quindi intrapresa la formazione della carta geologica alla scala di 1 a liOOOO de\ Circondario cui faceste l'onore di scegliere a sede della vostra prima riunione, ed abbiamo oggi l'onore di pre- sentarvene un primo abbozzo. La nostra carta va accompagnata da una raccolta di roccie, che troverete nella sala della Sezione di geo- logia e mineralogia. Raccolta, di cui noi facciamo omaggio al .Muni- cipio di Biella, pregandolo di conservarla in qualcuno dei suoi istituti di pubblica istruzione. Una seconda copia di questa raccolta sarà in- viata alla scuola degli ingegneri di Torino, ove ha sede un gabinetto mineralogico veramente doviziosissimo per ciò che riguarda le antiche Provincie del Regno. Non è senza particolare disegno che noi, dal giorno in cui ci fa- ceste r altissimo onore di chiamarci a questo seggio, ci proponemma di preparare per questa riunione una carta geologica in grande scala del Biellese. Anzitutto repuliamo alquanto passato di moda il vezzo che si aveva di generalizzare troppo in geologia. Qualche quarto di secolo addie- tro si viaggiava in posta un paese, e si sentenziava sulla sua costi- tuzione geologica, si prendeva in qualche punto la direzione, spessa variabilissima, di uno strato, e sì deduceva essersi ad una data epoca la terra aperta secondo un determinato circolo massimo. 80 Q. SELLA , Ora si è riconosciuto cl^e la geologia dei paesi difficili (e le Alpi sono difficilissime), non allrinienli si può condurre sicuramente, che studiando passo a passo e nei più minuti particolari le regioni cui si riferisce. Non sono nò infrequenti né antichi gli esempi di carte geo- logiche, le quali si dovettero riformare quasi per intiero, allorquando da uno studio generale si venne ad uno studio particolare. In secondo luogo, ei ci parve che le riunioni della nosti-a Società otterrebbero questo importantissimo scopo di dare all' Italia la sua cai'ta geologica in grande scala, quando in ciascuna città in cui voi terrete adunanza foste ricevuti colla presentazione della carta geolo- gica in grande scala del relativo Circondario. E se questo esempio nostro fosse seguilo parrebbe, a chi ha l'onore di parlarvi, di avere intieramente riparato ad una specie di infanti- cidio, di cui credette suo debito di rendersi colpevole, allorquando, per riguardo alle imperiose strettezze finanziarie del nostro paese, ebbe ad ordinare nel 1862, che si sospendesse quel decreto del 1861, intorno a cui egli aveva avuta tanta parte, e che ordinava la forma- niazione a spese del governo della carta geologica d' Italia alla scala di 1 a 50,000. Ed ora non posso a meno di darvi in pochissime parole qualche cenno intorno alla costituzione del suolo Biellese, ed ai risultati dei nostri sludj . dovesse anche qualcuna delle mie gentili ascollatrici ripetere con Toepfer qu'il n'y a rien de plus ennuyeiix quiin rjéolo- gtie si ce n'est deux géologiies; ed io parlo a nome di tre geologi. 11 Circondario di Biella è limilnlo al nord, all'ovest ed al sud-ovest dalle linee di sepaiazione delle acque della Sesia e del Liess e poscia della Dora, ed è chiuso all' est ed al sud da confini meno naturali che tagliano le vallate dei torrenti che hanno origine dalla costiera settentrionale ed occidentale. Esso ha una superficie di 960,48 chi- lometri quadrati, ed una popolazione di 126,560 abitanti (censimento del 1861). — Vi sono quindi 13I,B6 abitanti per chilometro qua- drato, mentre in media nel regno d' Italia non si hanno che 85,54 abitanti per chilometro quadrato. E questo non è poco ove si consi- deri che il 57 °/o del suolo Biellese è montuoso. Principali torrenti sono, al nord la Sessera che volge verso l'est. Disconso DAi'BRrtnA. 61 ed al sud il Cervo, cui fanno capo la Viona, l'Elvo, l'Oremo, l'Oropa, la Slrona, la Roasenda, lulli gli allri torrenti insomma, che non s'im- meUono nella Sessera. La Sessera scorre per una lunga valle a zig-zng oltre ogni credere interessante pel geologo, ma singolarmente slret(a , ma terribiNnente selvaggia nella sua parie superiore, ove è abitala solo in pochi mesi estivi dai guardiani di non molle mandrie di vacche e di capre. Queste ultime sono però troppo, più che non convenga al riboscatnenlo di quelle montagne intieramente comunali, le cui secolari foresto ven- nero del tutto atterrale a ricordanza di parecchi viventi. Egli è soltanto a Coggiola, che le falde dei monti si scoslano di ahjuanlo, e la valle comincia ad essere abitala e perennemente col- tivala , come pure si comincia a trarre partilo della forza motrice delle sue acque in alcuni lanificj. Sono per contro assai più amene, ubertose e popolate le valli con- fluenti del torrente, che i geografi dissero Servo edora dicono Cervo. quantunque nel dialetto locale chiamisi Serf nell'alto biellese, e di- casi nel basso biellese Sarf^ in guisa da ricordare il Sar (scorrere) ed il Sarit (riviera) del sanscrito. Il basso biellese è un leudjo del grande piano inclinato che costi- tuisce la sinistra del Po, e cominciando da altezze di 260 uìelri sul mare si eleva in Biella circa a 'tlO metri, e termina contro le falde delle alpi, le cui cime entro al periujelro del circondario non si ele- vano gran fatto oltre 2,S00 metri. Il basso biellese consta di terreno diluviale^ entro a cui i torrenti scavarono letti di una profondità talvolta di bO metri, forniando nuove alluvioni. Rimontando i torrenti si osserva che i loro letti, e quindi le allu- vioni recenti, sono amplissinìi, finché sono scavati nel diluvium; ma poscia repenlinaiuente si rinserrano quando giungono alle prime te- stale delle roccie alpine. Però anche molto innanzi nelle vallate alpine penetra il diluvium ed è pure assai sviluppato laddove per la più facile disaggregazione o decomposizione della roccia i torrenti riescono a scavarsi larghi letti. A mala pena occorre dire che, a tanta vicinanza delle Alpi, il di- 0^ Q. SELLA. luvium è carallerizzalo da ciottoli assai voluminosi. È degno di noia, che spesso le roccie coinponenli il diluvium sono decomposte, ed in alcuni luoghi così [)rofondamente, che si rompono forse con maggior facilità i ciottoli sienilici e diorilici che non il debole cemento argil- loso, da cui questi ciottoli sono assieme legati. In qualche punto si hanno nel diluvium argille ecccUenli. Citerò ad esempio, quelle di Ronco e Tornengo, con cui si fanno terraglie ordinarie pel valore di forse 'iOO,000 lire all'anno. Ma il terreno di recente lras[>orto che più interesserà nel IMelIese quelli di voi che si occupano di geologia, è cerlaiiiente quella ma- gnifica e singolarissima collina, che a guisa di gigantesco baluardo lievemente inclinato ed apparentemente rettilineo , chiude a ponente l'orizzonte di Biella: voglio parlare della Serra. La forma di questa collina, che di lunga pare un lungo e regolare poggio, e da vicino si mostra un aggregato di diverse colline paral- lele di varia lunghezza separate da profondi solchi; la sua struttura, che è di frammenti veramente enormi commisti a ghiaie impalpabili, avevano da lungo tempo attirata l'attenzione dei geologi. Era riserbato al nostro amico Gastaldi la fortuna di dimostrare che la Serra altro non è se non la morena laterale sinistra del grande ghiacciaio, che prendendo origine dal Monte Bianco e dal Monte Rosa, scendeva per vai d'Aosta sino a Caluso. Chi si reca da Biella alla Serra attraversa fra Mongrando e Zubiena una singolare regione, che porta il nome di Ressa. Immaginate una specie di pianura sulla quale sorgano non le pi- ramidi d' E'^itto uia alti cumuli di ciottoli rotondali che paiono tolti ieri dal letto di un torrente. — Come sorsero questi numerosi cu- muli son dessi opera della natura o dell' uomo, e se di quest' ullimo a qual fine ? Ma a rispondere a ([ueste naturalissime domande convien anzitutto notare, chele alluvioni antiche e recenti di parecchi torrenti del Biel- lese sono aurifere, e le sabbie ne sono tuttora lavate da pochi pesca- lori d' oro, dando un prodotto annuo, che giunge talvolta anche a lire 12,000. La Viona, l'Elvo, l'Oremo, l'Oropa, ed il Cervo danno sabbie aurifere con prodotto più perenne nei primi tre torrenti, e DISCORSO D APERTini 63 specialmente nell* Elvo presso Boriana , ove la lavatura di alluvioni antiche è quasi continua. Più salluario è per contro il prodotto del- l'Oropa e del Corvo, in quest' ulliuio vuoisi che quesl' anno siasi in non molto tcnipo pescato per 3,000 lire d'oro. La lavatura delle sab- bie si fa coi soliti mezzi del piattello e della scaletta. ■Ma ben maggiore a (juunto pare è stato il lavoro delle sabbie au- rifere in più remoti tempi. La Bessa non fu altro che un enorme campo di lavatura di sabbie aurifere, ed i cumuli che la caratteriz- zano sono il rigetto dei ciottoli che, commisti alle sabbie, ne impe- divano la lavatura. Che ricche miniere d' oro esistessero in queste regioni il comprova il digesto, ove trovasi proibito per legge agli aurofodini dell' agro vercellese d' impiegarvi oltre un certo numero di migliaia di operai. iMa v'ha di più. Il sotto suolo della Bessa è in varj punti oggidì ancora traforato da molte gallei^ie alle e vaste, che si possono tuttora percorrere per centinaia di metri. Prova evidente ed innegabile che l'uomo lavorò in grandiosa scala attorno alle sab- bie ed ai ciottoli della Bessa, e con quale oggetto il dimostrano an- cora oggidì le lavature delle adiacenti sabbie aurifere di Boriana. Egli ò nolo che in generale nella valle dei Po, e specialmente sulla sinistra del fiume, il suolo è formato da un potentissimo strato di terreno diluviale, che occupa o copre il posto del preesistente plio- cene. Di questo terreno poi si scoprono talvolta lembi nelle profonde erosioni dei torrenti, o si trovano speciali e ristretti bacini, che es- sendo rimasti all' infuori dell' azione delle acque diluviali, conservano tuttora il primitivo loro carattere. Nel Biellese si vede il pliocene marino alla base delle colline di- luviali di Cessalo, e se ne hanno poi due bacini, l'uno de'quali molto esteso e noto, è quello di Masserano, in cui trovansi molti fossili ben conservali, l'altro, ben più ristretto e limitato dai |)orfidi e dai cal- cari, è quello già fatto conoscere dal Sismonda a Crevacuore. Gli strati di quest'ultimo sono in qualclie punto fossiliferi; e dall'esame di questi fossili si potrebbe forse arguire che essi appartengono al pliocene inferiore od al miocene superiore. Lasciando ora i terreni appartenenti al piano che costituisce la si- nistra del Po, e venendo a considerare i terreni alpini, il Biellese fi'i Q. SELLA, non fa dil'ello alla regola generale, che ne determina la cosliluzione nella parte sellcnlrionalc delle antiche Provincie. Abbiamo, cioè alla base, monti minori cosliliiili da roccie abilualmenle considerate come ernllive, e sulle cime più alle roccie stratificate mctamorliclie. Infatti il Biellese orientale è caratterizzato da una serie di colline povere di vegetazione ed i cui fianchi denudati danno al paese una tinta rossa afTallo caratteristica ed evidente anche a distanze gran- dissime. Queste colline si compongono di porfido per lo più rosso, ed in generale alterato alla superficie, il quale si estende oltre al Biellese. — Per non averci a tornar più, diremo, che sul porfido si trovano bacini di calcare, l'uno poco esteso che somministra calce forte a Crevacuore, 1' altro invece assai più vasto a Sostegno, Roa- sio, ecc. Presso il bocchelto che è sulla strada da Crevacuore a So- stegno è aperta in (jneslo calcare un'ampia caverna analoga alle pa- recchie scavale dalle ac(}ue nelle formazioni calcaree. La caverna di Sostegno ha una bocca assai esigua, tanto che non si può entrare che carpone in una vasta camera discendente verso I' interno della montagna. Dopo ciò la caverna si ripiega a sinistra di chi entra, e si converte in una camera grandissima, che ha oltre 50 metri di lar- ghezza, ed il cui tetto si eleva per cupole ad un'altezza, che in qual- che punto none forse inferiore ai 15 metri. Svcnluralamenle l'acqua che v'ha al fondo di questo enorme vacuo ostruiva ogni ulteriore passaggio allorquando noi la visitammo, sicché in complesso potemmo soltanto percorrerne una lunghezza di forse 200 metri, se misurala secondo'^^rasse della caverna slessa. Abbondano le concrezioni calcaree e le slalammili sul suolo, il quale nelle ripiegature meno inclinate è ricoperto, per oltre 50 cen- timetri, da argilla [)lastica di una finezza rimarchevole, argilla che è un residuo della roccia calcarea non sciolto ed asportato dalle acque, come lo è invece il carbonaio di calce. Non ci fu dato di trovar fos- sili nel calcare di Sostegno o di Crevacuore, ma non abbiamo alcuna ragione di reputarlo di età diversa da (juella del calcare di Gozzano. 1 calcari in discorso hanno una speciale importanza tecnica pel Cir- condario, imperocché somministrano tutta la calce che vi si consuma. Ma tornando ora alle roccie dette crulive che cosliluiscono le falde DJtCOSiìO U' APtKlL'llA 65 della regione alpina, e procedendo verso occidenle, abbiamo dopo i poriidi una zona di roccio fcldispatichc e micacee variabilissime di ualura ed aspetto. Presso al porfido e lino a Croce Mosso e Mortigliengo il granilo e alterato in guisa che le colline, che ne sono formate, presentano un aspetto, il quale da lungi ha qualche anal^ogia con quello delle col- line di porfido, dacché in questi granili non fa difetto il feldispato rosso, l^erò da vicino Io due formazioni sono pcrfeltamenle distinte, poiché mentre per l'azione delle vicenile atmosferiche il granito si disfa granularmente, il porfido si disgrega invece a frammenti. In taluni siti, come in quelli sovraindicali, ed in altri che non enu- mero per non darvi troppa noia, si hanno graniti abbastanza omo- genei e carallcrislici. In altri luoghi invece la roccia pur conservan- dosi quarzosa, feldispalica e micacea, varia in un modo appena cre- dibile a distanze anche brevissime. Troverete nella raccolta esposta nella sala della Sezione geologica una curiosa e numerosa serie di esemplari tratti du un solo punto delle ultiìue falde di questo gneiss tagliate dal Cervo appiè di Biella presso il lanifìcio Sella. Ivi, come in molti altri siti, la roccia ha un aspetto zonare proprio del gneiss, ma varia tanto da un punto all'al- tro, che ora la direste granito, ora protogine, ora gneiss, ora minelta. Non è fuor di proposito notare che in qualche punto si trovano interposti arnioni di calcare, ed anzi nel torrente Envera sotto Ca- inandona trovossi un banco di calcare saccaroide con nuclei di ofì- calce, il quale ha forse 100 metri di potenza. Debbesi ora tutto que- sto terreno, che noi abbiamo indicato nella carta con una sola tinta, considerare come una sola formazione, od invece debbonvisi distin- guere formazioni diverse? Noi facciamo amplissima riserva sovra questa quistione, che i miei collaboratori ed io ci riserbiamo di riprendere a più minuto esame l'anno prossimo avanti che facciamo di pubblica ragione la carta geologica al 50 millesimo del Biellese. Per ora basti l'avere fatto cenno delia questione, che l'abbondanza di vegetazione e di dilmium sopra i terreni cui si riferisce, e la variabilità della natura di questi rende veramente difficilissima a risolvere. 5 66 Q- SLLLA, Olire Biella, e verso occidenlc, abbonda iti queste roccie l'anlibolo, e sebbene non dappelullo venga meno la mica, e quantunque in qualche punto l' and'oolo slesso si faccia rarissimo, tuttavia anche consideranJo come la diorile ricompaia [)ronuncialissima in posizione analoga ad Ivrea, non abbiamo per ora difficollà ad associarci al Si'smonda che indica come diorilica questa formazione. — Facciamo perù eccezione polla curiosa montagna della Burcina fra Pollone ed il Favaro, la quale consta veramente di un granilo senza antibolo. Non è però inutile indicare come questa formazione sia in grandis- sima parte ricoperta da terreno diluviale o da detriti caduti dai monti sovrastanti. Il fallo vi sarà meglio spiegato dalla speciale carta, in cui non è supposto tolto il soprasuolo, come nella caria sopra cui ho lin qui ragionato. Passando ora dalle falde alpine alle velie più elevate noi troviamo qui i terreni di sedimento mclauìorlizzati, che costituiscono tutta la cresta dividente il Biellese dalla Dora e dal Leiss. Essi constano per lo più di scisti micacei, spesso caratterizzati da bellissimi banchi dì quarzo, da scisti anfibolici, scisti granaliferi e via discorrendo: non vi si conoscono strali calcarei. — in questi scisti sono spesso aperte cave di lastre. Fra i scisti delle più alte cime e le roccie delle falde alpine spic- cano anzitutto per importanza le roccie anliboliche. Queste infalli non si limitano alle radici della regione alpina orienlale del Biellese. Le dioriti continuano, anzi ricevono il loro più grande e più bello sviluppo secondo una grande zona che si allarga verso nord-est e che abbraccia parte notevole della valle Sessera, ed i monti più elevali prominenti sopra i mandamenti di Crevacuore e iMosso. Dioriti bel- lissime ed affatto caratteristiche, come scorgerete dai numerosi esem- plari contenuti nella nostra raccolta. Nella montagna di Foggia in vai Sessera, gli elementi della diorile si fanno grossissimi, ed in qualche punto i cristalli di antibolo hanno dimensioni di oltre ti centimetri. Nella slessa montagna si hanno filoni di feldispato compatto enlro cui si trovano i rarissimi cristalli di Co- rindone, che son noti ad ogni mineralogo. K parimcnli in que.-ta diorite si trovano nel Biellese, ed olire a Bisconso I)' APEmiiw 07 questo Circondario, nella Valsesia ed anclie nellOssolu, masse curio- sissime di pirrolina alquanto nicheli fera clie erano trattale in grande scala, ed il sono tuttora in minor proporzione a Varallo dal cav. Mon- Icfìore. Nel Biellesc si conoscono due giaciture di pirrotina, 1' una presso la velia del monte Barone vicino a Crevacuore, l'altra presso il passaggio della Boscarola verso Scopello. L' una e 1' altra furono esplorale , ma non ancora lavorale in grande scala. Del resto non è sicuro, che il possano essere con lornaconlo. Più importante, non per estensione ma per il partito che se ne trae, è la formazione sienilicn^ la quale abbraccia parie notevole della valle superiore del Cervo, eslendendosi oltre alle cime delle due coste adiacenti da una parie sin presso Oropa, e dall'altra sino in vai Ses- sera. Quasi al principio della formazione al disopra di Andorno, sono aperte le famose cave della Balma che somministrano colonne ed analoghi pezzi rimarchevoli per le loro dimensioni e bellezza. Queste cave sono tuttora in attività grandissima e somministrano materiali eccellenti non solo ad ogni genere di costruzione nel Bici- lese, ma ancora nei circondari vicini. L'antibolo, che colla sua strut- tura fibrosa dà una notevole tenacità alla roccia, la rende specialmente alla a resistere al fregaraenlo, onde rotaie della Balma vennero in- viate fino a Bologna. La sienite somministra nialeriali di costruzione non solo nelle cave della Balma, ma ancora per i numerosi ciottoli che dai monti sieni- tici son travolti nel Cervo, e da questo trasportali in dimensioni assai notevoli fin oltre a Biella. La sienite è ora a grana fina, ora a grana grossa, minori o maggiori essendo le dimensioni dei cristalli di fel- dispato che la compongono, ma del resto è quasi ovunque in condi- zioni pressoché identiche. Però nelle vicinanze del Santuario di san Giovanni si trova decomposta come il granilo di Croce Mosso. Wa ciò che forse più di lutto attrarrà l'attenzione dei geologi nel suolo Biellese, è una curiosissima dicca di melafiro^ che attraversa quasi tulio il circondario, e si estende dai confini di Donalo e INelro fino a non grande distanza dal passaggio della Boscarola. Questa dicca ha quindi una estensione di quasi 23 chilometri, con una larghezza che va anche ai 200 metri e con poche torluosilà, e presenta una fi 8 Q- SELLA, direzione generale di nord-esl. Ed anzi le torliiosilà della dicca ap- parrehbero minori quando se ne potesse dare una seziono orizzontale, piuttosto che la proiezione della sua intersezione colla superficie del suolo, iinperoccliè è agevole osservare come le sinuosità salgano a monte ove il terreno sale, e scendano a valle laddove la dicca incon- tra il torrente, come se la dicca fosse in generale inclinata verso il sud-vesl. il melallro tern^ina sempre o quasi sempre a monte con un conglomerato composto di veri ciolloli di micascisto talvolta pic- colissimi, tal fiata invece assai voluminosi, i quali sono cementati dal nielafiro. La roccia che compone la dicca è di aspello assai costante, salvo che in alcuni sili è più decomposta. Ad eccezione della parte superiore di vai Sessera, ove ha spesso una tinta verdastra scura, essa ha nel rimanente il colore violaceo caratteristico del nielafiro, che subì un principio di decomposizione. All' aria questo melafiro si decompone per lo più globularmente, e ciò contribuisce a dare un aspetto caratteristico al terreno che ne è formato. Questa dicca è verso il confine dei scisti micacei colla diorite , senza però venire in con- tatto con questa. I scisti che si trovano a monte del melafiro non olirono grandi par- ticolarità, salvo qualche punto in cui sono decomposti, coiiìe oltre il Santuario di Graglia, ovvero qualche altro in cui diventano serpen- linosi, come sopra Croce Grande nel Connine di Pralungo. Sono invece assai notevoli e singolarmente variabili nella loro na- tura i scisti che sono a valle del melafiro fra questo e la diorite. Sulla strada da Biella ad Oropa in uno spaccato bellissisno, che certo attrarrà l'attenzione vostra, sotto il melafiro si ha una zona di forse due metri di spessore di micacisto, e (juindi un serpentino compatto, che si estrae in grande (juanlità per fornire ghiaia alle strade prin- cipali del Circondario. Siccome questo serpentino all'aria può disgre- garsi, ma poco 0 nulla si scompone, e si frange invece in frammenti angolari, cosi ne nasce che la qualità della ghiaia è veramente supe- riore, e s'intende come malgrado la presenza di tante roccie feldispa- tìche, vi sia tornaconto a portarla a grande distanza. II serpentino si trova ancora in altri sili verso l^ollone, ma in al- cuni luoghi si hanno a valle del melafiro scisti cloritici e talcosi DISCOIlSO d' AfEUTLUA 69 come alla base del monte Triicchese in Pralungo, come alla Sama- 1 liana a Graglia; roccie le quali, a cagione della loro tenerezza, ven- gono allora lavorate per parecchi oggetti. Cambia affatto la natura di questa zona interposta fra il melafiro e la diorite, salendo verso i monti che dividono la valle del Cervo da quella delia Sessera, ed anzi a metà di questa valle, in un silo detto Calcinerà, si hanno masse di calcare bianco che già furono col- tivate per fabbricazione della calce. Con tutto ciò noi abbiamo indicato nella nostra carta con una sola tinta la zona in discorso, salvo poi a fare in essa ulteriori distinzioni, ove ci sembri che i nostri ulteriori sludi il richieggano. Riepilogando il fin qui dello sulla geologia biellese, possiamo coii- cludere, che il dilaviuin e le alluvioni costituiscono essenzialmente la parte piana del Circondario, da cui emergono le colline della Serra, che è di formazione glaciale, ed il bacino pliocenico di Masserano, come pure nella valle della Sessera quello di Crevacuore; che la parte montuosa, cominciando dalle falde al sud-est, consta di porfido, in cui si trovano i calcari di Sostegno e Crevacuore; vengono quindi il granilo e gneiss di natura variabilissimo; poscia una formazione diorilica assai eslesa e ben caratterizzata, sopratutto verso il nord- est ; poscia andando verso le alle cime, si avrebbe il scisto mi- caceo, che porla nel suo seno una vasta isola di sienile, ed è attra- versalo presso la diorite da una gran dicca di melafiro, a valle di cui si trova serpenlino in qualche punto, ed altrove scisti di natura variatissima, che in vai Sessera vanno (ino al calcare. Come carattere generale della regione montuosa dobbiamo poi dire, che per lo più la forma del suolo non dipende per nulla dalle variazioni della formazione geologica del terreno , in guisa che le linee di contatto delle varie formazioni non coincidono in generale né coi torrenti, ne colle linee di separazione delle acque. Non è certo la prima volta, o signori, che il suolo del Biellese sia stato studiato, e quindi avete diritto di chiederci quali modificazioni o complemento noi abbiamo recato ai risultati de' nostri predecessori. Prescindendo da sludi speciali e fermandoci ai lavori generali, di due essenzialmente noi dobbiamo far menzione, cioè della caria geo- 70 Q. SKi-LA, logica dello Sluder e ili quella del Sismonda. Abbiamo portalo a guisa di figura dimostraliva sopra una caria alla scala di 1 a B0,000 il brano della caria più recente, cioè di quella del Sismonda, che sì riferisce al Biellese. A colpo d'occhio vedrete quale profonda differenza corra Ira l'una e l'altra carta. Prescindiamo dal discorrere della natura glaciale della Serra, im- peroccliè il Sismonda non crede all'estensione degli antichi ghiacciai, ma per ciò che riguarda le formazioni anlìboliche ed il melafiro la modificazione della carta è completa. Noi abbiamo trovato che invece di una sola formazione sienitica debbonsi distinguere due formazioni, l'una di vera sienile molto più circoscrilla , e 1' altra di diorile, e che queste due formazioni sono separale da una zona abbastanza larga di scisti; inoltre che il mela- firo invece di essere limitato fra il Favaro e Graglia, si estende Ire volle più, cioè fino ai piedi della Boscarola formando una delle più belle dicehe le quali si conoscano. ISiuno di voi si meraviglierà, o signori, di queste e di altre diver- genze che appaiono dal confronto delle due carte , e noi sareanno profondamente ingiusti verso l'illustre ed ottimo amico nostro il com- mendatore Sismonda, quando non rendessimo anzitutto omaggio ai grandi servigi che egli rese alla geologia italiana, intraprendendo il lavoro veramente colossale di circoscrivere sopra una carta al "dOO millesimo i terreni e le formazioni del Piemonte. Egli è inevitabile che in un lavoro di questa falla i particolari debbano sfuggire, e che ulteriori e più minuti studi debbano modificare non poco i risultati complessivi dapprima oltenuli. È proprio delle scienze di osservazione che gli sludi successivi correggano e modifichino ciò che si era dedotto dagli sludi anteriori, ma non è però men vero che rimangono i grandi traili dei primi lavori, e che noi dobbiamo serbare profonda gratitudine a quei be- nemeriti i quali, avendo cominciato a fare, resero a noi più agevole V inventis addere. Dalo ora lermine a questo rigido e fastidioso sguardo sulla geolo- gia Biellese, concedetemi di trattenervi qualche istante non sugli altri Disr.nr.so n'ArirmaA 74 rami della storia naluralc di questo Circondario, eliè ned io il saprei fare, ed altri avrà del resto l'onore di dirvi aleuni particolari in pro- posito nelle sezioni speciali, ma sibbene sulle condizioni ccononiiche del medesimo. Dagli sludi che vennero falli in occasione della legge sul congua- glio dell'imposta fondiaria, risulterebbe che il valor venale dei ter- reni di questo Circondario è di 88,2/tO,000 di lire. Applicando a questo valor venale un interesse del 2,l5°/ti, e dedu- cendo l'imposta governativa, si giunge ad una rendila nella di 2 mi- lioni air incirca. Indi è che, stando a questi dati, il valore del prodotto brutto del suolo e delle industrie agrarie che vi sono immediatamente annesse, secondo i nostri sistemi di coltura, non eccederebbe certamente i 6 milioni di lire, lasciando un margine di forse 2 milioni a benefizio dei proprietari. Non posso far cenno del prodotto del suolo senza toccarvi di una quistione che interessa non meno il naturalista clie l'economista, vo- glio dire della quistione forestale. Le colline Biellesi di privala spettanza, sono ricche di una rigo- gliosa e folla vegetazione. Sulle loro falde si spiegano boschi di ca- stagni , i cui alti fusti e larghe chiome adombrano salubremente ed amenissimamente spaziosi tappeti di verdura. Ma le montagne al- quanto più elevate non sfuggirono al fato comune. Tagliali i boschi vi si cacciò il pascolo, vi si misero le capre, ed ogni tentativo che la natura fa per riammantare di foreste i nostri monti, è per tal guisa gagliardamente, e pur troppo trionfalmente combattuto. Ed invero noi siamo giunti a segno da essere testimoni di questo fatto, che quando in tempi di siccità uno scroscio d'acqua nelle montagne produce una piena nei torrenti, poche ore dopo le acque del torrente tornano alio stesso niagrissimo pelo, cui prima giun- gevano. Però percorrendo queste montagne vi occorrerà certamente di os- servare più di una volta come in mezzo ad un monte sterile e denu- dato si spieghi una oasi di prati verdissimi cinti da piante; osserverete talora come la linea di conline di vegetazione, invece di mantenersi 72 Q. SELLA, ad aUe/za coslanle, rapidamente s'inflelta per dar luogo a leml)i sle- lili fra i più bei boschi, o per lasciar posto a rigogliosi triangoli di verdura costeggiati dalla più desolante denudazione. Or bene, o signori, polele scommeltere cento contro uno che il ter- reno sterile e denudato è comunale, che il terreno ove lussureggia la vegetazione è di privala spettanza. L'osservazione di questo fatto dà ai nostri occhi la vera soluzione della quislione forestale, almeno per ciò che riguarda i nostri monti. Vendano i Comuni tulli i loro beni ai privati, che fra non uìolli anni questi avranno il loro tornaconto e sapranno far rinascere la vege- tazione sopra balze magrissime, le quali ora attristano chi li percorre. E non pochi dei nostri Comuni hanno perfettamente intesa la qui- slione, e procedono senza indugio alla vendila dei loro beni conver- tendone il provento nella costruzione di strade e di scuole; e per aver avuto occasione di osservarlo da vicino, citerò il comune di Mosso, il quale va vendendo i suoi terreni comunali con molta avvedutezza per zone contigue parallele alle proprietà privale. Or bene in una di codeste zone, che di recente esaminava o che fu alienata pochi anni or sono, è tornata la vegetazione e crescono rigogliose molle pianliccUe, ove prima non erano che poche felci e magri virgulti, tanto che laddove pochi anni or sono non si aveva il fieno di quattro vacche (questa è l' unità con cui si slima la produzione del suolo), si mantengono ora comodamente cinquanta vacche. Ed a questo vuoisi ancora aggiungere il prodotto delle piante che fra breve vi sarà assai sensibile. Qucsli fatti sono troppo eloquenti perchè ogni commento torni af- fatto su pei fino, e quindi io mi terrò come largamente compensato delle mie parole se nel percorrere i nostri nmnti vorrete fermare un istante sopra di essi la vostra attenzione, giacche la quislione fore- stale è nelle Alpi di prima importanza, ed è sovratullo in)[ìortanlis- sinia, laddove si trae cotanto partilo della forza motrice delle acque. Perdonate (piesla digressione sulle foreste, e torno alle risorse eco- nomiche degli abitanti di questo Circondario, L'ammontare della rendita agraria che v'indicai, è evidentemente insufficiente per una popolazione di 130 mila abitanti, la quale va, » mio credere, considerata come una delle più agiate del regno. DISCORSO u'APi:r.rt:it.\ 7S Molli sono anziditlo coloro che emigrano all'estero ed in allrc Pro- vincie dello Sialo per altenderc specialmenle a lavori di uniralore, carpentiere, scalpellino e simili, se appartengono all'alto F^iellcse, o per attendere alla falciatura del riso e ad altri lavori agricoli negli adiacenti Circondar], se appartengono al basso BioIIese. Dai dati che gentilmente mi conìunicù il signor Sottoprefello, potei ricavare che me- diamente emigrano per l'estero quasi 3000 persone, ed assai rilevante è anche il numero di coloro che si recano in altre Provincie dello Stalo. La massima parte, per non dire la totalità, di questi emigranti tornano in patria, o ciascun anno, ovvero terminala la strada, il molo, l'edifi- cio alla cui costruzione si applicarono, o l'impresa che assunsero. Pressoché tutti gli emigranti sono operai rimarchevolissimi per la loro attivila, la loro energia e la parchezza nello spendere. Indi è che quasi tutti tornano a casa con notevoli risparnij. Tant'è che per- sone esperle di codeste faccende mi accertavano che tra i benefic] degli assuntori di imprese ed i risparmi portali alle loro famiglie dai braccianti si deve calcolare un provento medio di oltre lire 200 per ognuno degli emigranti all' estero. Checché ne sia del vero ammon- tare di questo provento del lavoro biellese all' estero ed in altre Pro- vincie del Regno, è però fuori di dubbio che esso è inlieramenle pa- ragonabile al prodotto netto che ricavano i proprietarj da tulio il • suolo del Circondario. Dovrei notare ancora fra le altre sorgenti di entrate per questo Circon- dario, raflluenza di chi accorre ai suoi santuari, bagni, o ville, ed il fallo che non poche delle persone qui residenti posseggono beni od hanno redditi nei Circondar] vicini. Ma io mi limiterò a qualche cenno sulla pili importante delle risorse, cioè sulle industrie che qui si esercitano. Da una interessantissima slalistica, che io debbo alla cortesia del signor Giuseppe Gastaldi di Biella, il quale l'aveva compilata per di- mostrare la utilità della istituzione di una succursuale della Banca, traggo i seguenti risultati: Si hanno nel Biellese, tra maggiori e minori, 94 lanifici con 2106 telai ; ora codesti lanifici occupano circa tre persone per telaio, vale a dire in tutto circa G300 persone. Il valore della stoffa fabbricata annualmente si può valutare in media dai 9000 ai 9o00 lire per te- laio, cioè in tutto di circa 20 milioni. 7't o. SF.i.r.x , Se ora da ciò si deduce il valore delle lane e delle molle altre malerie prime adoprafe, che assorbono un capitale girante non mi- nore del (5 0 per cento del valore della nìerce fabbricala, rimane an- cora una somma di 8 milioni per rappresentare il reddito bruito che si attribuisce alla rimunerazione delle persone e dei capitali impie- gali in questa industria. Il valore delle merci prodotte dal cotonificio, benciiè oggi per ra- gioni a tulli note alquanto languente, è di forse 2 milioni e mezzo, coir opera di quasi 1600 persone. I numerosi lanifici ed i vari congegni che ivi sono hanno svilup- pato anche 1' industria meccanica. Pochi anni or sono non tutti gli apparati che si adoperavano erano pressoché intieramente costrutti all' estero, persino i motori idraulici, le semplici ruote a cassette, ove in ferro e di grandi dimensioni, ci venivano per intiero da Mulhouse, da Zurigo, ecc., ora si hanno nel Circondario sei opifirj meccanici con forse 120 operai. Molli dei congegni abituali vi son condotti a termine, e si sono fatti tali progressi nella fabbricazione dei motori che vi si costruiscono potentissime ruote a cassette non meno perfette che in qualunque stabilimento estero. II quadro seguente riassume l'importanza delle precedenti industrie e di alcune altre, quale è valutata dal signor Giuseppe Gastaldi. Panni Cotone Maglie e Farsetti .... Cappelli Telerie, Tappeti Mobili Stoviglie ( iJaionctle, i Ferramenta ì Falci, Casse f forti. Industrie meccaniche . . Opkuai Valore drl prodotto 6,800 20,000,000 1,6 00 2,S00,000 1,000,000 B90 2,1130,000 BOO 700,000 3B0 800,000 200 200,000 200 600,000 110 DISCOUSO D'APr.r.TlKA 78 A ciò si vorrebbe aggiungere l' industria delle cave, della calzo- leria e simili. li valore lolale dei prodoKi dell'industria bicllcsc, e che non sono per grandissima parie consumati nel Circondario slesso, è quindi cal- colalo dal signor Gastaldi in 30 milioni. Cliiaramente s'intende, che ridotta questa somma di quanto cor- risponde al valore delle materie prime adoperate, tuttavia rimanga per rimunerazione del capitale e delle persone una somma di non poco maggiore del valore del prodotto brutto del suolo. Dal complesso di questi cenni potete arguire, o signori, come il Biellese abbia carattere recisamente industriale. Possono ora chiedersi le ragioni di questo fallo, che pur troppo non è frequente in Italia, ove si hanno certo grandi ed importantis- simi centri chiamali dalla natura della loro posiziono ad essere punii cardinali dello scambio e del commercio italiano, ma dove sono rari centri d' industria. Certo l'esistenza della forza motrice nelle cadute dei torrenti che ci attorniano è una condizione sine qua non dello sviluppo dell' in- dustria. Il Cervo che scorre ai piedi di questa città ha un volume di acque che nelle magre (non nelle magrissime e nelle siccità come quella che affligge oggi) ha una portata utilizzabile di 1,200 a 1,300 litri; ammessa quindi una portala totale mediamenle utilizzabile lungo tutti i torrenti del Circondario di oltre 3,000 litri per un' altezza di 300 metri, si giunge ad un lavoro disponibile perenne di 10,000 ca- valli. Questo lavoro continuato per 20 ore al giorno e durante 300 giorni all'anno corrisponde a quello, che si avrebbe da 120,000 ton- nellate di litantrace all'anno, vale a dire da uno strato di litantrace avente un metro di spessore ed un' estensione di 8, 8 ettari. Voi potete quindi giudicare quale vasta miniera di litantrace rap- presentino per noi le cadute delle acque. E per fermo, coloro che sentenziano esser l'Italia un paese inetto a diventare industriale, non hanno studiato molto accuratamente né le condizioni dell'industria,, né le condizioni delle regioni alpine dell' Italia. Ma, 0 signori, la ragione deleroiinantc della industria biellese nou 76 Q. SH.LA, è la esistenza della forza molrìce, imperocché eguali e più poderose forze esistono in tanfo adiacenti valli alpine; inoltre lo sviluppo del- l'industria si trova non solo nei generi che richiedono forza motrice, ma ancora laddove questa non è richiesta; finalmente questa industria vi è mollo antica ed anteriore all'invenzione delle macchine. Se io non vo grandemente errato, la ragione determinante dell'in- dustria bieliese è nel carattere dei suoi abitanti. L'amore del lavoro e la pertinacia nei proposili, lo spirito di par- simonia ed una certa arditezza nelle intraprese, sono qualità (mi sia lecito il dirlo) molto comuni in questo Circondario, e sono veramente quelle su cui si fonda molto solidamente 1' avvenire industriale di un paese. Si direbbe che la purezza e vivacità di queste aure non vi per- metta di star neghittosi colle mani in mano, uìa vi ecciti ad impren- dere qualche opera. Si direbbe che il moraìorio delle acque di co- desti torrenti, invece d'invitarvi ad oziose fantastica/ioni, vi sproni a maritarlo al ronzio delle ruote e dei meccanismi , e che poi questo concerto vi spinga inesorabilmenle, direi fatalmente, al lavoro. L'esempio poi del generale lavoiio è tale e tanto, che un giovine anche agiato, o si vergognerebbe del far nulla, o stenterebbe a tro- vare qui colleghi d'ozio. Qui si persiste, o signori, con qualche tenacità nelle intraprese industrie. Nò solo vi persiste l'individuo; ma le stesse famiglie, anche quando hanno raggiunto un grado di agiatezza più die ordinaria, ten- gono ad onore di seguilare l'industria dei loro padri. E non son rare le famiglie da più secoli addette ad uno slesso ramo d'industria. Ora non v' ha chi ignori quanto codesla persistenza giovi al progresso delle industrie. Il lavoro è, come tutti voi insegnate, allamcnte morale; non è quindi a meravigliare se la popolazione di questo Circondario va con- tala fra le [)iù sicure, le più traiKiaille e fra quelle in cui meno fre- quenti sono i crimini. E di qu(*sla lianquillità si ebbe giorni addietro luminosa prova. Per alcune differenze insorte tra gli operai ed i fab- bricanti nei lanifici intorno alla disciplina da tenersi in questi, si ebbe un generale sciopero degli operai dei lanifici. Or bene, malgrado il DlSCOnSO u'Al'tRTL'KA 77 cospicuo numero di operai che rimase senza lavoro, e malgrado (!lic lo sciopero durasse in qualelic luogo più sellimane, la tranquillità ge- nerale non è mai venuta meno. Vero è, 0 signori, che i nostri operai sono in gran parie proprietari e risiedono colle loro famiglie nelle loro case. Or bene: chi vive nel seno delhi propria famiglia sopra una sua proprietà, comunque mo- desta, comunciue esigua, fu, è, e sarà sempre amico dell'ordine. Né temiate, o signori, cl>e queste divergenze insorte fra gli operai ed i fabbricanti abbiano a perdurare con tale intensità da compro- mettere lungamente il lavoro. Me ne è arra la moderazione di cui gli uni e gli altri diedero prova di recente, me ne dà sicurezza l'intelligenza e perspicacia di tulli. Imperocché fabbricante ed operaio sono parli della slessa famiglia, sono anzi membri dello slesso corpo. Che può in industria il lavoro senza capitale? Che fa il capitale senza lavoro? E come operaio e fabbricante intendono perfellamente che senza buon' armonia fra il capitale ed il lavoro, non solo cesserebbe ben presto questo incre- mento dell' industria biellese , ma la industria slessa finirebbe per venire meno, io ho la certezza die il buon accordo si ristabilirà. Ned è solo per l'industria che la popolazione di questo Circondario ha attitudine. L'amore del lavoro è fratello carnale dell'amore del proprio do- vere. Vi aspetterete quindi, o signori, che il Biellese sia anche patria di buoni soldati. Ed infalli basii fra tanti valorosi accennare due no- mi: l'uno popolare, quello di Pietro Micca; l' altro patrizio, quello dei La Alarmora. Per vedere come qualche secolo addietro le belle arti siano qui stale in onoranza, vi basti il visitare la chiesa di san Sebastiano. La sveltezza della sua interna forma, la classica bellezza degli ornati che ne fregiano la volta, vi mostreranno che anche Biella è cillà italiana; vi basii alzare gli occhi verso alcuni bellissimi quadri che il vescovo ed il sindaco con squisito gusto permisero che fossero qui recali a farvi onoranza, e che vennero scelli fra i parecchi che ornano le chiese della città, o gentilmente concessi dalla famiglia La iMarmora. La maggior parte di questi quadri appartengono alla bella scuola 78 Q- suLH. del grande macslro valsesiano di Gaudenzio Ferrano, e vennero di- pinti in Biella, come risulla da alcuni freschi perfollamenle consimili, e dalle memorie conservate negli arcliivj della famiglia La Marmerà. E mi sia lecito citare dopo questi sommi un pittore i)iellese della prima metà del secolo XVII, certo non mediocre, il Vincenzo Costan- tino di cui osserverete un quadro in quest'aula, e vedrete parecchi fresclii nella chiesa della Trinità , che sono certamente rimarchevoli laddove non furono da molto men fortunato pennello riltoccati. Mi si permeila di eccitare (inalmente la vostra attenzione sugli or- nali in terra cotta che abbondano nelle parli antiche della città, di cui alcuni sono di gusto veramente raffaellesco, ed i quali per la loro frequenza è fuor di dubbio che sono stali fabbricati a poca distanza. Io spero che i Biellesi odierni vorranno meritar bene delle belle arti, conservando gelosamente i tesori antichi che posseggono, e po- nendoli a disposizione degli studiosi, e per certo io non fo che espri- mere un voto che sgorgherà spontaneo dal cuore di ogni amatore del bello che entri in quest'aula, facendo voto acciò codesti capila- \ori qui per la priuìa volta raccolti ad onoranza della riunione dei naturalisti rimangano perennemente insieme e siano inizio e nucleo di un patrio museo, attorno cui verrebbero naturalmente a riunirsi i tanli e belli oggetti d' arte che fregiano parecchie delle chiese e dei palazzi biellesi. Museo che non sarebbe certo 1' ullinia delle at- trattive di questa ciltà. Ma i cultori delle scienze naturali desidereranno sopratulto che io indichi quali propensioni abbiano gli abitanti di codesto Circondario per gli sUulj e specialmente per le scienze naturali. Ammettendo pel Circondario una popolazione di 150 mila abitanti, e stimando, secondo gli statisti, che di un settimo sia la popolazione d'audio i sessi di età inferiore alli 12 anni che è in condizione da poter frequentare le scuole, noi dovremmo averne nelle scuole di questa falla circa 18,000 tra alunni ed alunne. Ora nelle nostre scuole elementari e negli asili infantili noi troviamo, giusta i dati gentilmente datimi dall'ispcllorc Pozzo, una scolaresca media di più di 16,000 persone, cioè 8G "/o di quel che vi potrebbe essere. Risul- tato soddisfacentissimo che onora veramente la popolazione, le auto- rità coihunali e le scolastiche. DlSCOllSO o'APKUTL'n.V 79 A codesla scolaresca converrebbe aggiungere quella più adulta dei due giiuiasj di questa eillà che sale a 267 alunni, ma egli è soi)ra- tuUo dell'istruzione tecnica che voglio far cenno. Dal 1838 una eletta di cittadini Biellesi, fra cui primeggiava mon- signor Losana ed il compianto signor Uobiolio , inslituiva una libera e gratuita scuola tecnica popolare in cui s'insegnavano rudimenti di geometria, algebra ^ meccanica, oltre al disegno ed all'aritmetica. Nel 1838 r istruzione tecnica almeno nelle Antiche Provincie era una grande novità, tanto che forse qualche odoralo mollo fino ci sen- tiva dentro una puzza di rivoluzione. Or bene fra questa popolazione laboriosa ed intraprendente celesta scuola popolare ebbe inizii vera- mente splendidi per opera di un professore che vi iniziava pure una splendida carriera, voglio dire dell'ingegnere Graltoni. Parecchi allievi di questa scuola grazio alle cognizioni ivi acqui- state dal posto di operaio salirono a quello d'ingegnere, ed è tuttora spettacolo commovente il vedere nell' inverno più di un giovine che vi accorre fra la neve da paesi circonvicini per soddisfare il deside- rio d' imparare. Il numero di allievi specialmente nella stagione je- male vi è tuttora di oltre 260. Scuole tecniche vennero inoltre create per largizioni privale a Cam- pigi ia ed a .Mosso, Finalmente una scuola tecnica pari alle governative, che promette eccellenti risultati e che riempie una vera lacuna esistente in questa città, è stala istituila da un zelantissimo professore, dal signor Levis. Mi sia lecito dire in fine che non mancarono qui uomini che resero eminenti servigi alle scienze ed alle lettere. E per voi naturalisti ba- stino anche qui i nomi di due uomini, le cui ceneri sono ancora calde, quelli di Avogadro tra 1 fisici, e quello di Alberto La Marmerà fra i geologi. Ed a proposito di quest'ultimo mi sia concesso di lamentare alta- mente che alla vigilia della vostra riunione sia venuta meno quella figura veneranda, cui veramente spettava il farvi accoglienza degna di voi. Del resto in generale la popolazione tutta tiene in alto conto gli sludj e gli studiosi, e vi sarà agevole intendere come presso uomini così positivi siano specialmente in favore le scienze positive. Basti 80 Q. SELi-A, di'jCouso d'apeutlt.a cilare in prova la solloscri/Jone ad un luonumcnlo elicsi sia erigendo alla memoria di Alberto La Marinora, solloserizione che si copriva in jìoclussimo lenipo fra tulli gli ordini di cittadini. Indi è elle come Ijiellesc |)osso dichiararvi, o signori colleglli della Società di sciente naturali, che tutta la popolazione di questo Circon- dario vi è gralissima dell'onore che le faceste eleggendo questa città a sede della vostra prima riunione. E di questo vi sono prova la città spontaneamente ornala di ba;uliere, la eiella assemblea che vi fa co- rona, le autorità municipali, le autorità governative, che (pii conven- nero ad accogliervi, e linalmenle la presenza del rappresentante del clero, del vescovo della diocesi. Imperocché, o signori colleglli, i Biellesi considerano come incom- piuta una solennità cui manchi la presenza di monsignor Losana. Essi non sconlano che debbono essenzialmente alla sua iniziativa la isti- tuzione della scuola di arti e mestieri di cui vi parlai, non scordano che alia iniziativa e munidcenza sua si ebbe la creazione della cassa di risparmio. Wè dimenticano che quando infieriva il cholera sorgeva la influente sua voce a combatlere taluni pregiudizi popolari, e che se ai nostri vigneti cosi orrendemenle travagliali dalla crillogama, si appli- cava sollecitamente la solforalura, ciò è dovuto al consiglio, all'esem- pio ed ai ripeluli scritti suoi, nei quali con vivacità direi quasi giova- nile, pigliava a combattere corpo a corpo le obbiezioni di coloro che per orrore delle novità si opponevano anche alla solforalura delle vili. Ed ora parlando come membro della Società di scienze naturali, dirò anziluUo a monsignor Losana che la nostra Società non acco- glie nel suo seno con soddisfazione minore di quella dei Biellesi un prelato, che sa giovare colla parola, coli' esempio e con personali sacrilìci all'istruzione tecnica, all' agricoltura ed al progresso econo- mico dei suoi concittadini. Dirò poscia ai Biellesi essere la nostra Società convinta, che la loro riunione in (jucsla cillà avrà buoni frutti, che tra voi, tra i vo- stri giovani, meglio d'uno vorrà ipiindi innan/i consacrare l'ingegno eletto, pertinace ed attivo di cui siete dolali, allo studio di quel libro veramente stupendo, veramente meraviglioso che ci sta innanzi spie- galo, voglio dire del liliro della Natura. SIILI' ORIGINE E SVLIO SVILUPPO DELLA SOCIETÀ ITALIANA nELAZIO.NE DEL PRESIDENTE EMILIO CORNALIA Signori E per me lietissima cosa il potere in questa bella e sospirata oc- casione, dirigermi a Voi, onorevoli colleghi, per parlarvi un poco di noi, del modo e del perchè noi ci troviamo qui riuniti, — E ne sono lieto come quegli che altamente è convinto dell'opera buona che noi qui facciamo, come quegli che tutta ripone la propria fiducia nelle forze nostre riunite, e nella missione che siamo chiamati a continuare. Come lo sviluppo dell'organismo individuale cosi anche quello della Società ha il suo periodo d'incertezza e d'ostacoli cui solo la fer- mezza, il buon volere, la sacra fiamma della scienza seppero vincere e superare. A parecchi de' soci, che con gioia io veggo qui riuniti, e che di recente accrebbero la nostra legione, sono forse ignote le prime ori- gini della nostra Società, origini che io credo in questa sua prima riunione straordinaria di brevemente ricordare. Quei giorni erano tristi ! La Lombardia e con essa Italia tutta, aveva sentito ribadirsi le proprie catene, e se non doma, giaceva vinta e pro- strata. L'animo preoccupato da grave cura giaceva inerte, ogni stu- 6 82 E, COHNALIA, dio languiva. — Nella storia della nostra Società si avrà una prova novella del benevolo influsso che ebbe sulla scienza il fortunato ri- volgimento operatosi nel nostro paese, ormai riunito quasi per intero in forte e compatta nazione, cui arridono le prime aure d'indipen- denza e di libertà. Non crediate con ciò che io non reputi la scienza universale e ca- pace di riunire tulli i suoi cultori in fralellevole famiglia. La scienza invero non riconosce differenza di popoli e di nazione, non diversità di linguaggio; ma tulli gli amanti del vero rende amici ed avvicina pel progresso dell'umanità. Per noi la quistione non era questa. Sorgeva la Società nostra in iMilano nel 1855 per le cure di pochi dediti allo studio delle scienze naturali, spinti ed ajutati dall'opera intelligente ed amica d'uno dei più illustri geologi d'Europa il cav. Ilaidinger, presidente dell' imp. Istituto geologico di Vienna. In ciò trovate il motivo del primo scopo della Società che era li- niilalo ad un solo ramo delle naturali discipline, cioè alla geologia, dalla quale appunto prese il primo suo nome, estendendo di prefe- renza il campo de'suoi sludj a quella parte d' Italia che allora aveva nome Regno Lombardo-Veneto, e che essa dovea geologicamente illu- strare coadiuvando l'illuslre Società viennese che con tanti splendidi lavori aveva intrapreso a descrivere la geologia dell'impero austriaco. Uislrelli a piccol numero di cultori della scienza, nelle condizioni d'allora, la Società non poteva prendere quella valida iniziativa che era nelle nostre aspirazioni, e che ora siani presso a raggiungere. L' Italia, piìi ancora che in tanti scompartimenti territoriali, era intellettualmente divisa in molli e piccoli centri, che, isolali, vive- vano estranei fra loro senza quella vita che l'attrito solo e le mutue relazioni sono capaci di far sviluppare. Ecco perchè un solo volume de' nostri atti corrisponde a quattro interi anni di vita della nostra Società, perduti più che in altro nelle formalità e negli incagli della sua costituzione e contenente solo qual- che lavoro di interesse locale. Ma frattanto i tempi maluravansi e l' Italia guidala dal suo buon genio spezzava le barriere che la dividevano in mille parli, e colia sili/ origine e sl'LLo sviluppo, ecc. 85 sòrla aurora polilica sorgeva un miglior avvenire alla Socicià nostra. Torino, Parma, Modena, Bologna, Ancona, Ascoli, Napoli e bea al- tre cillà sorelle corrisposero al pressoso nostro invito e 1 soci crel)- bero in ogni parte del snolo d'Italia, non solo volonterosi contribuenti, ma soci, attivi e benemeriti cultori do'noslri sludi, soci, direi, mili- tanti nella scienza. Le forze della penisola concorsero riunendosi in una comune rappresentanza delle nostre scienze come era nostro de- siderio e nostra speranza. La modesta nostra operosità trovò, se non erro, simpatie ovunque, e le troverà certo ognor più, essendo qucisto il mezzo migliore di ac- crescere il nimiero di quanti amano fare da senno e coltivano la scienza per la scienza. Poche le forme, nessune le etichette proprie alle vecchie accademie d'altri tempi, noi accogliamo quanti cercano il progresso, siano pur di que' volonterosi che le prime orme cercano slampare sulla via della scienza. Il luogo in cui è pur necessario che abbia la Società una sede va considerato solo come un punto a raccogliere le sparse forze, come un mezzo per dar loro una forma , onde manifestarsi. Apprez- zando di tal guisa il centro della Società , chiaro apparisce che più d'ogni altra cosa sì dovrà curare la pubblicazione de' suoi Atti, che si diffondono dal centro alla periferia e riconducono a questa ciò che a quello erasi portato; e recandosi all'estero vi attestano la nuova vita che ci anima. Di questo una prova troverete nella ognora crescente copia dei materiali inviati alla Presidenza che li rende di pubblica ragione e li fa noli a quanti che s' interessano allo studio del paese. L' Italia, ad onta di tanli preclari ingegni che ne studiarono le fìsiche e natu- rali particolarità, ha ancor d'uopo d'essere fatta segno di molte ed ac- curate ricerche. Dovrebbe essere finito il tempo in cui s'abbia a ri- correre a straniere fonti per conoscere la storia naturale d'Italia. Quanti lavori ammirandi nelle nostre scienze non furono compili fra noi da naturalisti d' oltre Alpi, che trovarono nei nostri monti ed alle rive de' nostri mari ampissima messe a raccogliere! La natura slessa pare e' invilì a questi studii perchè non v'ha paese più svariato ne' suoi prodotti, percorso di monti di varia natura, bagnato da mari, ricchissimo di piante e di animali. 8/» i:. COUNALIA , Le tradizioni stesse non mancano in Italia ove prima che altrove si trovò e s'insegnò il metodo d'osservazione, ove una famosa scuola aveva già falle le più sorprendenti scoperte; ove fiorirono Hedi , Malpighi, Poli, Brocchi, Delle Chiaje ed altri per tacer di parecchi viventi nostri rispettati e cari maestri, i quali ancor mostrano che l'insegnamento di Galileo ha ognor seguaci in Italia. Ma l'isolamento in cui stavano gli scienziati fra noi, i pochi mezzi di cui potevano disporre impedì all'Italia di poter partecipare a quella febbre, direi, di scienza che invase in questi ultimi tempi le più colte nazioni d'Europa; e noi udimmo proferirsi quella celebre ed ingiusta sentenza, V Italia è la terra de morti, che si violentemente fé' vibrare la sdegnosa cetra del Giusti. Aiutata dalle nuove condizioni del paese, è a que' tristi effetti che la Società deve sforzarsi di rimediare. — Riunirsi, consultarsi, mu- lualmenle aiutarsi, produrre, popolizzare la scienza: ecco la missione di questa nuova Associazione i cui membri attestano qui colla loro presenza quanto siano concordi nel nobilissimo scopo. — E che noi ci troviamo in via per raggiungere questo, lo provano, ci pare, gli Atti della nostra Società ognor più ricchi di lavori e di lavori sem- pre più importanti. La varietà degli argomenti, la provenienza dalle più lontane parli d'Italia aggiunge peso al mio assunto. Sebbene le memorie di geologico argomento prevalgano non ne mancano di attinenti alla zoologia ed alia botanica, come i ripetuti studii sui dilleri, sugli emittori, su animali parassiti, su uccelli si eso- tici che nostrali. — Dite lo stesso della botanica, perocché la flora italiana va pei lavori della Società ricca di nuove specie, di nuovi cataloghi, di nuovi fatti di anatomia e di fisiologia botanica, rami dello studio delle piante che speriamo veder rifiorire in Italia, come vi erano fiorenti un di. Alcuni studii ancoia attinenti ad argomenti combattuti assai ora, e discussi, sia di geologia come di zoologia applicata, ebbero frequenti discussioni nelle sedute della Società e ripetuta trattazione ne' suoi Alti. L'epoca quadernaria colle sue grandi questioni de' ghiacciai, dello scavamento de' laghi, della diffusione del terreno erratico, e iinalmente quella nuova epoca della vita dell'uomo che lo Steenstrup in Da- SL'Ll/ ORIGINE !• SULLO SVILIPPO, ECC. 9^ nimarca, e il Keller e il Desor in Svizzera ci descrissero pei primi lauto bene, furono ripcinfc volte trattale in seno della nostra SocieU) con splendido successo. Anche l' Italia ebbe ì suoi popoli selvaggi e le reliquie di essi vanno scoprendosi ogni giorno. Quistione questa più interessante quasi qui da noi che altrove, ove l'arte e l'antichis- sima civiltà fenicia ed eirusca spinse avanti di sé e fu in parte con- temporanea della barbarie che veniva dal nord. In tutta Italia, da Napoli a Milano, lo studio dell'antichità preslo- rica fece in questi ultimi Ire anni grandissimi progressi; sicché oserei dire che raggiungeremo chi, primi, ci precorsero. — Le scoperte per parte di molli de' nostri soci si successero rapide in modo che ogni giorno che passava ne addittava qualcuna. Le palafitte del Piemonte illustrate dal Gastaldi, quelle della Lombardia di cui ci occupammo lo Sloppani ed io, le tcrremare dell'Emilia tanto studiale dallo Siro- bel e dal Pigorini, le scoperte di Toscana dovute al Cocchi, quelle del napoletano, e via via, compensarono invero l'attività e le fatiche de' nostri colleghi. — A Torino, a Parma, a Milano e in altre città d'ilalia si hanno raccolte certo non meno interessanti di quante se ne ammirano in Danimarca ed in Isvizzera. — Riusci poi di molla impor- tanza il constatare l' universalità del fenomeno, e di poterlo compa- rare nelle sue diverse manifestazioni, onde e naturalisti e archeologi hanno innanzi a sé vastissimo campo a congetture e deduzioni. Ma se molto s' é fallo, chi non comprende che moltissimo resta ancora a fare, specialmente in Italia la terra antica per eccellenza! La Società aiutò in modo speciale queste ricerche nella Lombardia ordinando esplorazioni nei laghi di Varese, di Pusiano e negli altri piccoli bacini avanzi di questo vasto lago che inondava anticamente tutta la valle padana. Del fruito di quelle investigazioni in Lombardia voi foste già rag- guagliati e lo sarete meglio ])er opera del segretario Sloppani e mia che avvisammo darne una dettagliala illustrazione. Ciò che la Socielà promosse pei laghi lombardi potrà promovere per altre località del suolo italiano, quando qualche socio trovi necessario l'aiuto di essa. Per tal modo la benefica influenza di essa verrà sentita su molti punii del paese da dove essa stessa alla sua volta riceve aiuto e favore. 86 E. COnNALIA. Un'altra quislione imporlanlissima che nei nostri alli è frequente- mente trattala è quella che riguarda la fatale malattia che distrugge il baco da seta e riduce a quasi nulla il prodotto principale di alcune Provincie d'Italia. — E qui andrebbero ricordati i lavori del Belletti, del Passerini e d'altri che taccio per amore di brevità. Non dimentichi de! principio che quanti concorrono al bene della Società, altrettanti debbano il più possibile fruirne, e che le pubbli- cazioni sono n>ezzo di tale partecipazione, rappresentando 1' attività de' soci e il progresso della Società, queste furono sempre più accu- rate per stampa e disegni come lo sono prova i volumi più recente- mente pubblicali, e quello in corso maggiormente ricco di lavori e di tavole, sicché probabilmenie si dovrà presto attivare ciò che il Regolamento concede, cioè due serie di pubblicazioni, gli Atti e le Memorie, ove i lavori di maggior lena e ricchi di più numerosi di- segni dovranno raccogliersi. Di questo fervore di produzione avrete novella prova nei lavori parecchi che furono mandati alla Presidenza della Società e che vi saranno offerii o oggi o nelle rispettive sezioni per parte de' loro au- tori nostri colleghi, che impossibilitati a recarsi qui fra noi di persona, vollero esservi rappresentali da qualche loro studio che e' inviarono in omaggio della Società e come a plauso a questa straordinaria seduta. Dai semplici rendiconti pubblicali dal benemerito nostro segretario Omboni avrete potuto comprendere come la gestione economica della Società proceda regolarmente e cauta allo scopo di poter affrontare alcune di quelle inaspettate spese che potessero essere proposte e ri- tenute veramente necessarie. Da questi rendiconti avrete ancora veduto quanto moderale siano sempre state le spese fatte nella sede della Società, ove tutto si cerca risparmiare a vantaggio del fondo sociale. E qui mi permetterete che io trovi una parola di elogio e di ringra- ziamento, facendomi interprete di tutti voi, pei nostri due distinti se- gretarii , i signori Omboni e Sloppani , i quali per la disinteressata opera che sempre prestarono alla Società, e per l'amore che mi- sero sempre, in mezzo alle molteplici loro occupazioni, nel disim- sili/ oniciNK r. sixi.o sviluppo, ecc. 87 pegno dei loro incarichi concorsero assai , specialmente il primo d'essi, al buon andamento della Società. Ognor più svolgendosi la nostra Associazione e mirando a compiere lutto il suo programma, l'ordinaria Presidenza pensò di cominciare la serie delle riunioni annuali straordinarie, formulandone la proposta clic sottomise all'approvazione de' soci. Questi l'accolsero favorevolmente ed eccoci qui riuniti per le cure dell'illustre socio che ci presiede e del generoso Municipio che tanto cortesemente corrispose ai noslri desiderii. Lasciando i grandi e popolosi centri piìi adatti ad altre riunioni, questa che venne scelta, piccola ma altrettanto gentile città, ci parve ottima allo scopo nostro e ne ebbe la preferenza, nel mentre che la interessante contrada in cui giace ci può fornire materia a scientifiche discussioni. Né noi sdegneremo siti minori, che noi non perderemo di vista la missione nostra, quella di rendere popolare la scienza. Egli è tempo che il zoologo che suda nello studio di un piccolo organismo, cui per conoscere arma l'occhio di poderosa lente; il geo- logo che s' arrampica sui monti per studiarne la struttura e strap- parne il marchio della loro età, non sia pili oggetto di attonita e in- discreta meraviglia, o tenuto quasi per persona di poco senno. Egli è tempo che tutti riconoscano il beneficio de' nostri studj, e come questi concorrano al progresso ed all'onore della nazione, I nostri fratelli di Svizzera non sdegnarono, or è un anno, di rac- cogliersi fra le balze coperte d'abeti nella più elevala parte dell' En- gadina, ove quel semplici valligiani fecero plauso ai nuovi soldati della scienza, le cui vittorie sulla Verità aggiungono rispetto alla bandiera della loro patria. — A me duole grandemente il non vedere alcuno fra noi de' noslri colleghi d'Elvezia, cui, scegliendo Biella, la Società intendeva quasi farsi incontro per dare il benvenuto. E tanto più me ne duole perchè parecchi di essi sono noslri soci corrispondenti, di quei jìochi soci che abbiamo fuori d'Italia, tulli amici nostri del cuore e della scienza, illuslri persone che amano la nostra Società, e la favo- riscono non per la preferenza loro data, ma perchè ci sanno ricchi di gratitudine e del desiderio di emularli e seguirli nella splendida via da loro percorsa. 88 E. CoRNALIA, Biella aveva poi altri dirilli alla scella: non vanta anch'essa le sue glorie nel campo delle scienze? Voi udiste or ora il nostro cliiaris- simo Presidente che ci trattenne delle grandezze di questa città, delle glorie de' suoi figli, nei rami tutti dello scibile umano: uomini di spada e di scienza, che brillano luminosi sul nostro orizzonte, nobilissimi esempi d'essere da tutti seguiti. Nell'ultima seduta di questo congresso voi sarete chiamati a deli- berare, a norma del Regolamento, quale città debba l'anno venturo esser sede della nostra seconda riunione, ed io confido che i più va- lidi dei motivi, che già vi accennai, potranno esser guiila a voi nella scelta. Forse qualche solitario luogo de' nostri appennini o qualche secondaria città sulla riva de' nostri mari potrà raccogliere 1 vostri voti. Se non che i momenti vostri sono troppo preziosi perchè io possa abusare della vostra pazienza, e ami togliervi troppo del tempo che voi consacrerete alle scientifiche communicazioni. — Le mie parole furono disadorne, lo veggo, ma sentiva il bisogno di dirigcrvele, io che già da troppi anni onorate della presidenza della Società e che più d' ogni altro mi sento lieto nello scorgere il prosperare di una impresa che fu sempre un ardente mio voto e che credo potrà tor- nare di lustro e di gloria all' Italia. Questa terra ormai non è più un nome geografico ma una nazione polente che si prepara alla sua finale unificazione, alla sua totale indipendenza. — Chi si prepara colla spada, chi ponderando leggi, noi coi progressi della scienza. Natura che dotò il nostro paese di tante varietà di clima e di suolo, che la bagnò di due mari e di fertili acque scorrenti da' suoi monti, natura dico ci tende le braccia e c'invila all'investigazione ed allo studio di tante ricchezze, nò noi verremo meno al dover nostro per- chè tutti siamo gelosi dell'onore della nostra patria. Prima di finire e di lasciarvi alle vostre discussioni scientifiche permettetemi che facendomi interprete vostro io mi rivolga al signor Sindaco, e a quest'egregio Municipio che tanto cortesemente ci acco- glie, per fargli omaggio della nostra gratitudine; e che porga grazia all'eminente personaggio che onora di sua presenza la nostra'seduta, e che ringrazi tutta intera questa eletta cittadinanza, modello di sapere SILI/OUIGINE E SULLO SVILUPPO, KCC. 89 e di operosità, la quale fu lieta che dalla sua nobile città datasse la serie delle nostre straordinarie sedute. E mi rivolgo ancora all' illu- stre nostro Presidente, splendida gloria italiana, e della sua città na- tale che accettò di riunirci e di presiedere ai nostri straordinarj lavori. Quanto brevi ci parranno questi giorni passati fra i geniali tratte- nimenti e le cortesie del sito ospitale ! Noi ritorneremo mesti da qui, ma col cuore pieno di riminiscenze e di gratitudine ricordando con diletto questa prima seduta per la quale con tanti felici auspici, inau- gurammo questa nuova era della Società nostra. Sulle cause di una invasione di Ditteri della famiglia degli Empiti e sulla convenienza di avere jyresenti nello studio delle vicende paleontologiche i fenomeni somiglianti che accadono nel mondo organico contem- poraneo. — Nota del socio Paolo Lioy. (Seduta del 4 settembre 1864) Io non reputo senza vantaggio, fino dove si può arrischiarsi in ricerche, in vero assai complicate e diffìcili, di investigare le segrete cagioni che nella flora e nella fauna contemporanea possono influire sulle invasioni e sulle scomparse di certe specie in alcuni punti , per quanto angusti , della loro area geografica. Farmi che sia me- todo utile per poi risalire alle lentissime e armoniche vicissitudini che nelle fasi attraversate dal pianeta regolarono le mutazioni delle forme organiche. Ed ho la convinzione che studiando sul vivo in miniatura i grandi problemi della paleontologia , raffrontandoli a quelli conlemporanei che quantunque raccolli in periodi di tempo brevissimi non sono sovente meno oscuri, si giunga a stabilire che come dalla geologia si è sfrallala la giossolana teoria dei cataclismi, cosi si debba essere molto guardinghi ad attribuire un valore crono- logico assoluto agli avanzi fossili , concedendo non lieve attenzione alle diminuzioni, agli aumenti, alle immigrazioni ed emigrazioni av- venute nelle specie per mutue relazioni, intrichi complicatissimi che rendono assai arduo decidere se alcune specie non siano coeve o siano. CAUSE DI un'invasione DI DITTF.ni, ECC. 91 Non ha guaii ho inlrallenulo la gentile pazienza della Società ili scienze naturali intorno ad alcune cause che a mio avviso influirono sopra una straordinaria invasione che io osservai il passato aprile di alcuni dilleri del genere Empis. È il seguito di quelle ricerche che in due parole oggi sono per esporre. Ho mostrato che l'anno scorso nelle acque di Vancìmuglio, villag- gio dove, abitandovi molla parte dell'anno, ho occasione di darmi a simili indagini, ci fu carestia di Idrofili e di Dilisci, e ho dello come alla rarità di questi coleotteri carnivori, ivi in via ordinaria com- munissimi, ascrivessi la sfoggiata molliplicazione di quelle Enipis. Nibbi in cielo e tigri in terra non sono infatti rapaci tanto come, nel piccolo mondo degli insetti, acquatici i Dilisci, lo congetturai che per la grandissima rarità di codesti voraci distruggitori nel 1863, il 1864 in primavera e in eslate dovesse in quei dintorni esservi strabocchevole copia dei Culieidi e dei Tipularidi che pargoleggiano nell'acqua allo slato di larve; ed infatti cosi avvenne, e tulli ivi ne notarono una molesta affluenza fuori dell'usalo. Ripelerò qui l'altro sospetto che io ho espresso, cioè che di alcuni Tipularidi e Muscidi, quelli che servono di cibo alle femmine carnivore delle Empis, per la straordinaria propagazione di queste nel 1864, ci sarà rarità nel 1865, rarità che scemando il cibo di quelle ingorde potrà essere causa che nel 1866 le Empis si mostrino assai stremale in numero e forse di là scomparse. Io mi proponeva di studiare e se fosse possibile scoprire il motivo della diminuzione in quegli slagni dei Ditisci e degli Ilydrofili, e non trovando nessuna palese novità (ma di recondite possono esservene a millanta) nei vegetabili e negli animali che vi hanno stanza, sup- poneva che quei coleotteri, i quali, almeno i pochi che potei racco- gliere, moslravansi flosci, arrembali, torpidi, fossero infestali da qual- che malattia analoga a quella che nei laghi lombardi e veneti decimò se non distrusse la specie del gambero comune, o a quella che 1» scorsa primavera attaccò la mosca domestica; ma queste ricerche l'anno scorso ho trascurato di farle, e quest'anno non lo potei, perchè in tulli quei fossi, stagni e risaje circostanti, dove fino a due anni fa era impossibile non pescarne a fusone, di Dilisci e di Hydro- 92 p. i-ioY, fili oggi non si riesce a ritrovarne nno solo, menlre in risajc e paludi a cinque o sei miglia di disianza queste due specie di co- leotteri prosperano come per lo passato. Ecco adunque come resta chiusa la porta ad ogni altra investiga- zione, ma sulla porta chiusa si legge poi il grande insegnamento che di grandi effetti è d'uopo nella natura cercare piccole e lievis- sime cause, piuttosto che ricorrere coli' immaginazione a tunuilti e catastrofi. Finisco con un esempio in proposilo. Fra le cagioni del- l'epoca gelida si pone avanti il mare che all'epoca postpliocena copriva il deserto di Sahara d' onde ora ci arriva infocalo lo sci- locco, 0 l'influenza di sollevamenti del suolo; sia bene, ma mille altre piccole cause devono essere concorse, fra le quali io crederei non ultima l'influenza del regno vegetabile. Sembrerà udire un paradosso, come ne ha aspetto quello dell'illu- stre Darwin, quando ci racconta condizione favorevole al rigoglio dei trifogli essere l'abbondanza dei gatti. Pure sono sì avviluppate le armonie della natura ! È provato che il vapore acqueo produce nell'aria un assorbimento di calore quindici volte più grande che non avvenga nell'aria secca. E però ha osservato Tyndall come il vapore acqueo nell'atmosfera deve essere polente a porre argine al calore irraggiante della terra ed a conservare i tepidi influssi diurni del sole. Ora è manifesto che sì r elettricità che la umidità atmosferica mostrano arcane simpatie colle fasi della vegetazione, notandosi che in dicembre e gcnnajo sono fortissime, povere nel maggio, quasi abbondassero allorché nudi sono gli arbori di foglie e dalle brine divorate le erbe, e scemassero salendo nella sua pompa maggiore il regno vegetale. E appunto questa sete dei vegetabili di ingojare l' umidità atmosferica che può avere concorso con mille altre cause più energiche a determinare il freddo dell'epoca gelida. L'elevata temperatura della terra all'epoca dell'eocene dovea ser- bare l'atmosfera in uno stalo denso ed umido; solo verso il mioceno superiore è forse cessala la influenza sempre decrescente del calore centrale, ma la atmosfera ancora densa, umida ed elettrizzata giovò a mantenere nelle nostre latitudini una temperatura che gli avanzi CAUSE DI un'invasione DI UlTTEni , ECC. 95 della flora accennano essere stata almeno sette gradi superiore al- l'alluale. La vegetazione esuberante, alberi a foglie larghe, sempre- verdi, tipi ereditali dal clima precedente, in relazione colla scemata temperatura devono avere esaurita la umidità atmosferica, contri- buendo all'incrudelire del freddo in cui trovarono morte. Onde per simile cagione, e pei sollevamenti di terreni che diminuirono la dolce temperie propria ai climi isolani, per le maggiori altezze cui per impeti vulcanici saliano le terre, per le deviazioni di correnti australi atmosferiche od oceaniche, ebbe mortifero regno l'epoca gelida. In seguito nuovi sprofondamenti e i venti scatenati dalle diroccate mon- tagne, e l'umidità di cui l'aria andò di bel nuovo impregnandosi per la morta vegetazione, rialzarono la temperatura fino al grado attuale, ed ebbe vita la flora contemporanea. Conchiudo esponendo il voto che nelle ricerche delle vicende paleontologiche, seguendo il me- todo che Lyell ha introdotto nella geologia, faro e guida siano le osservazioni intorno ai movimenti nelle loro aree delle flore e delle faune contemporanee. DELLA INFLUENZA TERMICA DEI VAGHI SULLA CAVITÀ DELL'ADDOME NOTA DEL SOCIO PROF. EUSEBIO OEHL (Seduta del 4 settembre 1864) Nel terzo Capilolo del mio lavoro die si sia pubblicando nel Mor- gagni sulla influenza moloria del pneumogaslrico, io credo di avere dimostrato, ciò . che (ino dal 1847 era già stato fatto da ScliifT pei vasi polmonali, la esistenza cioè nelle vie del vago di fibre vaso- motorie addominali di assai probabile derivazione dall' accessorio. Questa dimostrazione è basata sui seguenti fatti: i.° Clie recidendo nei conigli e nei cani, ma meglio ancora nei gatti, i pneumogaslrici al colio, vi ha sensibile dilatazione dei piccoli vasi che serpeggiano sulle pareti intestinali, 2.° Che galvanizzando alla stessa regione i monconi periferici dei nervi recisi, vi ha stringimento dei vasi addominali ed accor- ciamento allivo dei medesimi, con elisione più o meno avanzata delle loro curve. 3.° Che lo stesso effetto si ottiene se, eliminando l'elemento di- sturbatore dell'alterata o sospesa azione cardiaca, s'inslituisce la se- zione e la eccitazione dei vaghi alla regione del cardias. INFLUENZA TEIIHICA DEI VAGHI, ECC. 95 li." Che un lieve grado di stringimento vedesi pure nei vasi mesenterici della rana, quando, osservandone la circolazione al mi- croscopio, s'inslituisca contemporaneamente in questo animale la eccitazione elettrica dei vaghi alla base del cranio. Mi parve che questi fenomeni potessero avere una grande impor- tanza fisiologica, in quanto clie per la sovraeccitazione dei vaghi nel tempo della digestione, potrebbe la presenza di fibre vaso-motorie nei medesimi spiegare non solo la congestione fisiologica, che si de- termina in questo momento al tubo digestivo ed i conseguenti effetti sulla secrezione e sull'assorbimento, ma per gli energici movimenti che in questo tempo hanno luogo nelle varie parti di esso, verifican- dosi delle più mobili arterie del corpo, quali sono le mesenteriche, un accorciamento attivo, verrebbe esso a neutralizzare colla elisione delle curve, la eventuale tendenza che da tali movimenti derivasse, d'incagliare colla ripetuta inflessione delle arterie la libera circola- zione del sangue nelle medesime. Tali ricerche però, che sono, come dissi, ampiamente sviluppate nel mìo lavoro sul vago, mi condussero ad indagare se, come avviene della metà corrispondente della testa del coniglio in seguito al taglio del gran simpatico cervicale, cosi avvenisse un aumento di temperatura dell' ambiente addominale in seguilo alla sezione dei vaghi. La premessa su cui fondavasi una tale indagine lasciava a priori poca speranza di riuscita, essendo già acquisito alla scienza il fatto del grande raffreddamento degli animali assoggettati alla sezione dei vaghi. Ciò malgrado però mi trovo a questo proposito nella possibilità di annunciare alcuni fatti, che non sono senza interesse. Primo di questi fatti è : che sotto la sezione dei vaghi alla regione del collo la temperatura della cavità addominale aumenta imuedia- tamente di ì a 1 decimi di grado del termometro centigrado. Le analoghe esperienze falle assai volte con risultato costante- mente eguale furono condotte come segue: In ambiente della temperatura naturale fra 21i e 30 C. si mette- vano alle scoperto e si accoglievano in anse di filo i vaghi di un coniglio alla regione del collo (escludendo i simpatici). Poi in un punto diverso per ciascun animale, ma più generalmente alla regione 96 E. ObllL, epigastrica, approfondandomi con un taglio longitudinale, metteva allo scoperto il peritoneo, che perforava quindi soltanto, o brevemente incideva per un tratto assai minore del taglio cutaneo-muscolare, e ciò a norma delle dimensioni del termometro che doveva introdurre nel- r addome. In ogni caso faceva in modo che lo stesso bulbo del ter- mometro attraverso la ristretta apertura si aprisse esso slesso una via alla cavità addominale, onde poi i forzati margini dell'apertura ricoprissero esaltamente il tubo dell'istromento e fosse fra l'ambiente esterno e l'addominale preclusa affatto ogni sensibile comunicazione. Due spericnze furono fatte in concorrenza del professore cav. Cantoni con un eccellente suo ternìometro di Valferdin, ridotta ogni divisione al valore di un decimo di grado. Tutte le altre sperienze, ad alcune delie quali assistette il mio amico professore Orsi, furono eseguite col termometro di Celsius pure indicante il decimo di grado effettivo. Assicurata la costanza della temperatura dopo la introduzione del termometro nell'addome si recidevano nettamente i vaghi e tosto la colonna di mercurio elevavasi, rapidamente dapprima, poi piìi len- tamente da uno a due decimi di grado. Se non fossero le numerose modificazioni che ho dovuto apportare al relativo apparato, mi sarebbe già possibile di eseguire questa esperienza in un modo più specioso al termo-moltiplicatore. Una tale esperienza potrebbe senza dubbio accennare alla circo- stanza che per la paralisi dei vasi addominali, conseguente alla se- zione dei vaghi, aumenti la temperatura della cavità. Il debole grado in cui ha luogo questo aumento non è una opposizione attendibile, attesa la influenza che sulla termogenesi debbono avere le alterate funzioni della circolazione e della respirazione. E nemmeno ad una tale interpretazione del fenomeno potrebbe opporsi la circostanza che l'aumento di temperatura provocato nella cavità addominale colla sezione dei vaghi al collo, noìi è duraturo che per qualche mi- nuto. DilTalli, non sì tosto ebbe luogo l'aumento di temperatura, che dopo qualche momento di stazionarietà la colonna discende e non s'arresta punto al grado di prima, ma continua a discendere con una rimarchevole regolarità di un decimo di grado fra tre e sei mi- nuti, finche abbassatasi di qualche grado da quel che era, permane irìrLUEKZA TEnSllCA DEI VAGHI ECC. &? cosfanle per un tempo, che io non ho delerminato. La profonda al- terazione clie al processo trofico risnlla dalla sezione dei vaghi alla regione del collo, spiegherebbe abbastanza perchè debba, come nelle altre parti dell'organismo, diminuire la temperatura nella cavità del- l'addome a malgrado che i vasi sieno dilatati da un sangue, che è però alterato e imperfettamente circolante. Questo slesso ragionamento è pure applicabile agli animali cui re- cidasi al collo un solo vago, poiché sebbene la recisione di un solo nervo non sia operazione letale come quella di ambo i nervi, pure l'animale risente per un certo tempo la mancata azione di uno di essi, e le funzioni sue respiratoria e circolatoria non sembrano resti- tuirsi allo sialo normale se non pel gradualo abituarsi dell'animale all'azione di un solo vago. Inlorno a questo argomento ho fatto delle osservazioni abbastanza numerose e precise che riferirò nel menzio- nato lavoro sulla influenza motoria del pneumogastrico. Basii per ora a comprova del mio asserto il fatto, facile a verificarsi, della cianosi che tosto si manifesta in un coniglio albino sottoposto alla sezione di un solo vago. Avviene ora in questo stesso animale, che, recidendo un solo nervo vogo, la teniperalura della cavila addominale aumenti precisamente nella slessa misura che l'abbiamo veduta aumentare sotto la recisione di ambedue questi nervi, per poi nuovamente ab- bassarsi al cjrado di prima e discendere anche da questo grado, ma molto più lentamente che non nei casi di recisione bilaterale. L'aumento adunque di temperatura della cavità addominale, per quanto lieve e momentaneo e tosto susseguito dall' abbassamento di essa, potrebbe spiegarsi col fallo della dilatazione dei vasi addomi- nali, la quale, come si verifica pei vasi polmonali, ha luogo tanto per la unilaterale, che per la bilaterale recisione dei pneumogastrici. La scarsezza e la breve durata dell'aumento troverebbero la loro spiegazione nei noli effetti, che, per la conseguente alterazione della circolazione e della respirazione, ha in grado minore o maggiore sulla termogenesi animale la uni o bilaterale recisione di questi nervi. Se non che a questa maniera d' interpretazione si oppone fino ad un certo punto e forse soltanto in apparenza il risultato di un'altra esperienza. Partendo infatti dall'idea che il momentaneo aumento 7 9B r.. or.uL ^ di (empcratora della cavila addominale, consoguenle alla recisione dei vaghi, sia dipendenle dalla dilatazione dei vasi per paralisi delle loro fibre nervose, dovremmo forse aspettarci una diminnzicme di lentperaliira, quando, colla eccitazione dei monconi periferici dei vaghi recisi, provochiamo la osservala costrizione dei vasi mede- simi. Avviene invece il contrario: ncviene cioè, che gahanizzando il moìiconn periferico di uno dei Jiercz recisi o si provoca tm lie^e au- mento di temperatura di qualche decimo di cjrado^ se non era troppo avanzala la diminuzione conseguente all'aumento dopo la recisione dei nervi; ovvero se l'abbassamento di temperatura era già progredì- to, s'impedisce per vn certo tempo, colla eccitazione del moncone pe- riferico^ un abbassamento ulteriore, e si determina la stazionarietà. La modica forza della corrente applicala escludeva in questi casi il duhhio che per la presunta maggiore frequenza delle azioni car- diache sotto le deboli correnti, dipendesse l'aumento di temperatura dalla riattivata circolazione periferica, dubbio il quale veniva d'altra parte rimosso dal fallo, che sotto la eccitazione dei vaghi eransi rarefatte le azioni del cuore. Ma questa rarefazione non escludeva punto la circostanza 'favorevole della maggiore energia, colla quale, benché più raramente, si contrae il cuore sotto la eccitazione del moncone periferico dei vaghi. Le esperienze alle quali assislelli in Berlino presso il professore Traube, e quelle che io medesimo feci, dimostrano infatti una enorme differenza fra le ascensioni che si ol- lengono al chimografio, quando i vaghi sono recisi, e quelle che si hanno sotto la modica eccitazione di uno dei loro monconi periferici. Non può quindi escludersi il dubbio che l'aumento o la stazionarietà di temperatura della cavità addominale sotto tale ecciiazione dei va- ghi, che non arresti l'azione del cuore, dipenda da un acceleramento detcrminato non dal più frequente, ma dal più energico ripetersi delle azioni di esso; {lotendo, per ciò che riguarda la sua influenza acceleratrice, la intensità dell'onda supplire alla sua frequenza (1). (1) K in baso ali? stesse leggi di trasmissione ditUe onde, che variando neressaria- mente colla inlensità anclie la durala deli' a/ione cardiaca e quindi delia causa che dcMermina l'onda, deve nccessariamenle dilTerirne anclie la celerità e la lunghezza -UUh rucdiii rìsiioiiivamentP iMl'-olala da WcbiT in 30 t' 9 piedi. INFLUENZA TERMICA DEI VAGHI ECC. 89 Il rallentamento infatti della circolazione noi non Io vediamo nella rana se non molli secondi dopo che eccitandone fortemente il vago se ne ridusse in diastole il cuore. Tale influenza acceloralrice abbiamo pure nella periferica costri- zione delie arterie determinata colla eccilazione dei vaghi, e siccome uno degli elementi cui devesi la temperatura di una parte è la quan- tità di sangue, che in un dato tempo la trapassa, cosi l' aumentala massa di sangue contenuto nei vasi paralizzali sarebbe come causa calorificanle, sosliluila dall' aumenlata celerilà, la quale verrebbe pure ad essere favorita dal più frequente ripetersi degli atli respiratorj e quindi delle influenze che hanno questi atti sul compiersi della cir- colazione (I). Ed è appunto a questa circostanza e forse a qualche altra, che noi non conosciamo ancora, che devesi, se entrando in iscena un altro elemento termico, non abbiamo forse, come per l'addome, per- sistente per l'oreccliio del coniglio la elevazione di temperatura sello la eccilazione del simpatico reciso, a malgrado che anche in questo caso provocandosi colla costrizione dei vasi la celerilà aumentata della circolazione, venga l'elemento della massa ad essere compen- salo da quello della celerilà. Ove infatti avvenisse, quanto però non credo sia stato sufTiciente- mente indagalo, che sotto la eccilazione del simpatici recisi, dimi- nuisse la già elevatasi temperatura nell'orecchio del coniglio, non abbiamo in questo caso, come nuovo elemento che tenda a mante- nerla elevala, le probabili modificazioni, che colla stimolazione dei vaghi si desiano tanto indirellamenle per la via della respirazione, quanto forse anche direllaraenle nella termogenesi trofica locale e nella capacità calorifica del sangue, elementi questi, che per quanto a noi sconosciuti, non influiscono meno della massa sanguigna nel determinare il calore di una parte. Tali supposizioni sono di lunga mano autorizzate dalle alterazioni del sangue e dal progressivo raf- freddamento conseguente alla sezione dei vaghi. (1) L'effetto accelernnle die risulta agli atti respiratorii dalia eccilazione rlel moii- eonc periferico dei vaghi recisi, sarà ampiamente discus.so nel!' ultima parte del men- zionato mio lavoro sul pncumogastrico. 100 K. OEIIL, Non era perù questo l'unico online di considerazioni a cui fossi trailo dall' annuncialo fenomeno. Pensai che forse, come avvenne a Malteucci di dimoslrarc sperimentalmente l'aumento di teniperalura di un ambiente occupalo da muscoli eccitati a contrazione, così potesse verificarsi un aumento di temperatura nell'ambiente addominale per la vasla azione muscolare che vi dispiegano specialmente gl'intestini col loro movimento vermicolare. Questa maniera d'interpretazione, favorita dal fatto dell'aumento di temperatura destato colla eccita- zione dei vaghi, sarebbe in apparenza sfavorita dall'altro, che Io stesso aumento abbia luogo sotto la recisione di questi nervi, se non venisse anzi in conferma la circostanza da me annunciala, che al momento di una tale recisione, per lo slimolo apportato con essa al nervo, si determina un lieve e breve moto vermicolare, al quale potrebbesi pure allribuire il corrispondente aumento di temperatura, che abbiamo veduto conseguire alla recisione dei vaghi. Sgraziatamente la soluzione del problema non è, a mio credere, sperimentalmente conseguibile; non si può cioè determinare con cer- tezza se air»azione muscolare od alle modalità di circolazione si deb- bano le annunciate variazioni di temperatura, il cui grado relativa- mente elevalo esclude del resto quasi affatto ogni dubbio che tali modalità ne siano appunto la causa. IMa per ottenere a questo pro- posilo una dimostrazione sperimentale si dovrebbe poter misurare la temperatura dell'addome eliminando o l'una o l'altra delle due cause sospettate capaci di determinarne la variazione. Per eliminare 1' ele- mento sanguigno bisognerebbe ricorrere al dissanguamento, ma in allora verremmo nella islessa mancanza di sangue ad introdurre un elemento alterante e non potremmo per qucMa via se non con una lunga serie di esperienze comparative giimgere che a qualche incerto e forse anche fallace risultalo. La recisione e la eccitazione dei vaghi al cardias nello scopo di eliminare l'elemento circolatorio è afiallo inapplicabile in questo caso; prima di tulio perchè coli' aper- tura dell'addome per un trailo maggiore di quello che esige la introduzione del termometro, verrebbe a compronjetlcrsi in allo grado il manlenimenlo delle condizioni tcrn)ic!ie normali ; poi perchè se INFLUENZA TERMICA Dtl VAGII! tC.C. 101 roti queslo mezzo si allontana fino ad un certo grado la influenza cardiaca non si elimina pnnlo la influenza vascolare. Per togliere come causa di aumentata temperatura il movimento intestinale e sceverarlo di tal guisa dall'elemento idraulico-sanguigno non abbiamo altro mezzo che (jìiello dei narcotici, ma non potendosi ispezionare il cavo addominale, non siamo mai sicuri di avere rag- giunto completamente lo scopo, e quel eh' è più grave, non sappiamo come e fin dove cpiesto mezzo influisca sulla temperatura animale e sovra uno de' suoi più influenti determinanti qual' è l'elemento della circolazione sanguigna. Non disconosco, ciò malgrado, la possibilità di poter giungere anche per questa via a qualche risultato non però prima di avere instiluito una lunga serie di esperienze comparative. In vista di tali considerazioni mi limito a riassumere ciò che ri- guarda questa parte della influenza termica del vago nella enuncia* zione dei seguenti fatti, che sono certi e costanti: I. La recisione dei due vaghi alla regione del collo determina istan- taneamente e costantemente un aumento di temperatura fra 1 e 2 decimi di grado, in ambienti esterni a temperatura di 25 a 50 C. II. Passalo qualche minuto la temperatura discende ancora al grado di prima non solo, ma continua a discendere per varii gradi con una regolarità espressa da un decimo di grado per ogni intervallo di tempo compreso fra tre e sei minuti. III. Galvanizzando con modica corrente il moncone periferico di uno dei vaghi recisi, se la temperatura della cavila addominale non si è troppo abbassala dopo la sezione dei nervi, se ne determina un au- mento di qualche decimo di grado; se invece si è di mollo abbassata, inallora si impedisce per qualche tempo un ulteriore abbassamento. IV. L'aumento di temperatura della cavila addominale ha luogo anche in seguilo alla recisione di un solo vago, e se durante l'abbas- samento che consegue poi, ma più lentamente, ad una tale recisione, si taglia l'altro vago, non si arriva ad ottenere una ulteriore eleva- zione della colonna termometrica, Mi permetto di aggiungere il dettaglio di alcune delle esperienze the io feci a questo proposito: 103 H. OfUt. . EsPERlEXZA I. 20 Luglio. Temperatura dell' ambiente 27, i^ C. Scoperti i vaghi in un piccolo coniglio, si applica colle anzidette precauzioni il termometro ed al monjenlo della stazionarietà della colonna termometrica si ha: polso 128 respirazione 90 temperatura della cavità addominale 39,8. Appena legati rapidamente e recisi 1 vaghi polso 136 respirazione 30 temperatura della cavità addominale 40 con successiva graduata diminuzione di 0,1° ogni tre minuti e mezzo. EsPERlE.N'ZA il. 24 Luglio. Temperatura dell' ambiente 26,9 C. Si procede in un piccolo coniglio come nella esperienza precedente, ottenendosi a stazionante colonna di mercurio: polso 140 respirazione 100 temperatura della cavità addominale 39, 7. Appena legati rapidamente e recisi i vaghi polso 156 respirazione 36 temperatura della cavità addominale 39,9 con successiva regolare discesa della colonna di 0,1° ogni tre minuti, per cui la temperatura erasi ridotta dopo 50 minuti a 37,9 immu- tala essendo rimasta in questo periodo di tempo la temperatura del- l'ambiente. Slimolando il moncone inferiore di uno dei vaghi con corrente forte, si ottiene la rarefazione, ma non la sospensione delle azioni cardiache; e la temperatura dell'ambiente addominale aumenta di 0,2°. J?«rt.CEN2A TKIIHICA 1)11 VACHI ECf. (0!5 Esperienza III. 50 Luglio. Temperatura dell' ambiente 29,4 C. Si lenta in un coniglio la tìiinosirazione dell' aumenlo di lempei'a- lura addominale sollo il laglio dei vaghi, mediante applicazione del- l'appaialo lernio-elellrico. Non essendo riuscita questa parte del- l'esperienza, in causa di modificazioni da apportarsi all'apparato suddetto, si proiìlla dell'animale per confermare l'aumento di tem- peratura in seguilo alla eccitazione elellrica del moncone periferico dei vaghi recisi. Un tale aumento o era reale, di 1 a 2 decimi di grado, ovvero, se si lasciava abbassare la temperatura (anche in questo caso colla regolarità di 0,1° ogni tre minuti) la galvanizza- zione impediva per un certo tempo che la diminuzione procedesse; ma poi, prolraendola di troppo, cominciava la colonna a ridiscendere, però con maggiore lentezza. Esperienza IV. 10 agosto. Temperatura dell' ambiente 30® C. Quest'altra esperienza sul coniglio fu fatta in concorrenza del professore Cantoni con un delicatissimo suo termometro Valferdin, ridolia ogni di\isione di esso al valore di 0,1° C. La temperatura stazionaria dell'addome, che con questo termometro a si poca massa di mercurio e a si circoscritta superfìcie del bulbo ben sollecitamente (ìssavasi, ascendeva a 59, 8 appena recisi i vaghi la colonna salì a 3 9,87 finciiè in un tempo ulteriore portossi più lentamente a . . 40, 5 Permase per qualche minuto a questo grado per poi lentamente discendere con gradazione non determinata. Un'altra esperienza sul coniglio e col medesimo risultato si fece pure collo stesso termometro e colla dotta concorrenza del professore Cantoni, ^Mi K. OEHL^ Esperienza V. Bipetuta varie volte con identico risultato. 20 agosto. Temperatura dell' ambiente 2B,bO. Scoperti i vaghi in un piccolo coniglio ed inlrodoUo il lerraomelro, si ottiene una temperatura costante di 39, 7 tagliando un solo vago istantaneamente sale a 39, 8 Dopo alcuni minuti incomincia a diminuire per restituirsi dopo cinque minuti dalla incominciata diminuzione a . . 30, 7 otto minuti dopo riducesi a 3 9, 6 mantenendosi quindi pel tratto di 15 minuti fra 39,6 e 39,5. Passato questo tempo senza che la temperatura variasse più oltre, si recide l'altro vago e si ottiene: dopo 3 minuti una discesa della temperatura a . . . . 39, k dopo 15 altri minuti 39, 3 dopo 11 altri minuti 39, 2 quindi una discesa regolare di 0,1° ogni sei minuti, finché ab- bandonasi dopo un'ora la osservazione con una temperatura di 38, 5. SOPRA ALCUNI COLEOTTERI CDE S'1NC0^TRA^0 NEL BIELLESE RELAZIONE DEL SIGNOR EUGENIO SELLA (Seduta del 4 settembre 1864) Signori; la provincia di Biella, formala parte da ameni ed uber- tosi colli, parte da imponenti montagne, quantunque non sia che un piccolo tratto della grande catena delle Alpi pennino, pure con- tiene pressoché tutte le specie di Coleotteri, d'essa catena, oltre alcune sue speciali e rare. Movendo dall' Appenino Ligure, e camminando lungo le Alpi fin alle Elvetiche, credo che non vi sia regione la quale possa vantarsi dì possedere tanta dovizia degli Entomologi, quanto la Biellese. Il mio qualsiasi lavoro lo troverete incompleto, massime nei generi Dyliscidce^ Palpiconiia ^ Staphylinidie ^ Pselapìiidce ^ Curculionidce ^ constando questi principalmente di specie microscopiche, che io non ho per anche avuto agio di studiare e determinare; oltre alcune specie comuni, di cui non tenni calcolo. 106 E. SELLA, Secondo il sistema de'nafnralisli, divido il Biellese in quattro zone: La prima, partendo dalla sua base ch'io reputo essere d'un ftOO metri sul livello del mare, comprende la regione dei castagneti, che sale (ino a metri 9B0 circa; La seconda quella dei faggi, dai 980 a 1600 metri; La terza quelle delle conifere, dai 1600 ai 2100 metri; La quarta quella che abbraccia soltanto i pascoli, da metri 2100 in alto. iM' è finalmente grato di poter qui esternare tutta la mia rioono- scenza ai signori Secondino e Giovanni Battista Sella miei cugini , i quali colle loro solerli indagini contribuirono efficacemente all'am- pliazione della mia raccolta di Coleotteri, e mi furono intelligenti e fidi compagni nelle iterate mie escursioni alpestri. Comincierò dal designarvi le specie più importatili che ho rac- colte su questi monti; poi noterò le altre, che s'incontrano su quasi tutte le Alpi piemontesi. Nella divisione dei generi e nella nomenclatura delle specie ho seguilo il catalogo dell'egregio P. Schaum. Cjclirus angustatus, Hopp. Cyclirus cordlcollis, Chaud. Fra le specie dei Cychnia^ VyJn gii status è quello che più di rado incontrai unito al Cordic-ollis; però quest'ultimo è molto meno raro, massime nei dintorni del monte Rosa all'elevazione di 2800 metri circa. Caralitis Olympia;, Sella. Questa magnifica specie, che pei brillanti suoi colori non la cede «he a poche sue congeneri dei Pirenei , venne raccolta per la prima volta, entrando il settembre 185*, da mia cugina Olimpia Sella, alla quale la dedicai per dovere di riconoscenza. COLEOTTERI DEL BIEIXESE 107 Questo bel Carabo, atteso il diboscamento della montagna, e il trovarsi sempre rarissimo e in una piccola località, io reputo che sia per estinguersi, anziché essere una nuova specie propagalrice. IVehria crcnafostriala, Bassi. Poche volle potei raccogliere questa specie rara; frequenta i siti umidi e presso i laghetti in compagnia della Nebria Fillce^ Dej. al- l'elevazione non minore di 2000 metri circa. Lcistas inonCanus, Steph. Lcisfus pirens, Fichi. Sebbene raramente, mi procurai queste due specie cercando sotto le ujuffe irrorale dai ruscelli delle nostre Alpi, all'elev. di 1300 a IBOO metri circa. Stoniis clegans^ Chaud. Fra le rare specie sparse su quasi tutta la catena Alpina, questa trovai colla maggiore difficoltà sui nostri monti. PctrosdcliRs spinolte, Dej. P. spiuoloe^ Yar. FlavofcmoratuS; DcJ. Secondo il catalogo del Schaum, il P. flavofemoratus di Dej. non formerebbe che una varietà del P. spinoloe Dej. Però io son d'avviso che costituiscono realmente due specie distinte; infatti il P. flmofe- moratus e la sua varietà a gambe nere differisce dallo Spinolce per essere più piccolo di corpo, il torace più angusto, e le elitre costan- nienle d'un nero metallico lucente, mentre nel P. spinolce le elitre sono sempre d'un nero opaco lucente. Il P. pinguis^ Dej — Transversalis ^ Duft — Cribratus^ Dej — ' sono le specie che maggiormente abbondano su queste Alpi. 108 I. SELLA, Abax ExaratnSi, Dej. Abbon'Ia questa specie Ira i 11500 e i 2000 moiri; e sembra che sulle Alpi Elveliciie le succeda V Abax parallelipipedus^ Dej, Taiiytiirix srnilis, Scliaum. Per qnanlo mi consta, questa rara specie è locale, preferisce re- gioni (lelerminale, e invano si cercherebbe fuori di esse. Trcclius Strij^^tpetinis^ Kiesw. T. Croaticiiis, Dej. Sidio scorcio dell* estate, trovai queste due rare specie all'altezza di 2000 metri e più. Dinarda dciit.,• Ocypus inlcpoptcrns, Kedt. Quantunque questa specie sia orionda de' Pirenei, tuttavia la tro- vai alcune poche volte associata all' Ocypus morio^ Grav. e del Ca- rabus Olympice^ Sella a 1800 metri circa. Pliilontlins cyanipcnnis^ Fab. Due volte soltanto ho predato questa rara specie in siti aridi e sassosi. Elev. 800 metri. Mecrophopus puspator, Eric. La trovai un sol volta su d'un cadaverino. Antlicrophagas ni«;ricornÌs^ Fab. In luglio nelle praterie del Santuario d'Oropa, mi riuscì di pro- curarmi questa specie. COLEOTTERI DEL DIELLCSB 109 Carlmas laricnslj), Heer. Byrrhns pllosellas, Heer. Entrambi sono specie rare. Il B. Pilosellus ^ Heer. preferisce le praterie a nielri 2500 e più. Apliodins fucddus, Fab. Questa specie, è la più rara del suo genere ch'io abbia raccollo. Tillas elongiains, Linneo. Opilus mollisi, Linneo. O. pallldus, Oliv. Tutte e tre queste specie le trovai raramente dall'uno all'altro limite dei castagneti. Ijynieikyloii navale i, Linneo. Questa specie, riconosciuta come nociva in altri paesi, è delle più rare nel Piemonte; i signori Secondino e Giovanni Battista Sella eb- bero quest'anno la buona sorte di laccoglierne tre individui sopra un ceppo di Castagno verso sera, a 900 metri circa di elev. I^a^ria glaliruta , Oliv. Una sol volta raccolsi questa specie in luogo arido e pietroso, unita al Cyniindis miliaris, Fab. Mordcllistcna abdoiiiinalis, Fab. 11. Iiniiieralis, Liu. Incontransi difficilmente su questi colli fin al termine de' castagneti. Otiorliync'hiis aiiiplipcnnis ., Fairm. Delle molte specie di tal genere che scopersi su questi monti, la presente credo pure locale; qualche volta in giugno e luglio la trovai comune sopra l'ontano. liO E. SELLA, COLEOTTERI DEL DIELLESC Anoplodera raflpcs, Challer. A. lorlda, Fab. Graniniopfera laevis., Fab. O. preeusta, Fab. S'incontrano lulle, più o meno raramente, nelle regioni dei faggi e delle conifere. Tintarella nirtnllica, Fab. Orein» «speciosa , Var. mfrons, Fab. e Var. Aleyanca, Suft. O. mclanocepliala, Duft. Le raccolsi tulle, più o meno di rado, su queste Alpi e a diverse altezze. SPECIE RITROVATE NELLA PROVINCIA DI BIELLA RICERCHE in primavera, estate ed autunno. NB. II spp:iio C, vuol diro comiino; CG. più comune; CCG, comunissima. Il segno R, rara; RR, più rara; RRU, rarissima. GIGINDELID^ Cicindela Campestris, Lln. . . . » Hybrida var. Riparla, Dej n Chloris, Dej GARABIGI EI:i|)hficlaB Notiophilus Aquaticus, Lin. n Palustris , Dìiff.. » Biguttatus, Faò. » Rulfìpes , Curò. . Elaplirus Ulìginosus, Fab. Metri ria 400 400 2000 400 400 400 500 900 Carabidee Cychrus Angustatus, Hopp 1500 » Italicus, lìonelli ; 400 » Rostratns, Lin 500 n Atteuuatus, Fab ! 500 » CordicoUis, Chaud loOO Carabus Coriaceus, Lin 400 n Intricatus, lÀn 400 » Depressus var. Bonellii, Dej 1 1500 " Canceìlatus, Fab 400 1500 I eco 1000 ; CCC 2500 ce 600 900 900 1000 2500 900 1500 1500 2500 900 900 2000 900 c e ce e RR RRR RR ce e R ce ce cce R Ili B. SKLLA. Meiri Carabus Cancellafns var. Carinatus, Charp. n Graiialatus, lAn }) Arvensis, Fab » Monticela , Dej n Nemoi-alis, III n Convexus, Fab » Latreillei, Dej »> Sylvestris var. Alpestris, Stnrm. . n Sylvestris var. Alpinus, I>'j. . . n Glabratus, Payk j) Violacens, Lìn n Olympioe, Sella Calosoma Inquisitor, Lin » Sycophanta, Lin Nebria Psammocles, Rossi n Piciconiis, Fab . . » BrevicoUis, Fab n locklschii , Shirm n lockischii var. Hopfneri, TIeer. . . n Crenatostriata, Bassi n Castanea , Bon » Castanea var. Picea , Dej . . . »> Castanea var. Bruunea, Du/t. . . Leistus Spinibarbis, Fab » Montanus, Steph n Fulvibarbis, Dej n Nitidiis, Dii/t » Piceus, Frolli JScai'llidflc Clivina fossor, Li?i. Branchiuldos Branchinus Psofìa, Dej fi:» 900 400 1500 1000 1000 1000 1500 1000 1000 1000 1000 1500 800 400 400 400 400 1400 1400 '2000 li 100 1000 1000 400 1300 400 800 1000 400 400 1000 900 2000 2)00 2000 2000 2500 2000 2000 1500 1500 800 800 800 800 2000 2000 2500 2500 2500 2500 900 900 1500 900 800 COLEOTTEIU DEL BIELLESE 113 Brachinus Explodeus, Duft » Explodens var. Glabratus , Dej. . . liCbiadie Dcmetrias Atrìcapillus , Lin Dromis Quadrimaculatus , Lin Lebia Cyanocephala , Lin j) Chlorocephala , Mcnt. Hcft n Crux minor, Lin » Haemorrboidalis , Fab Cymindis Cingulata, Dej » Axillaris, Fab j> Coadunata, Dej I» Vapor ari orum, Lin » Miliaris, Fab Paiiag;(eidaB Panagaeus Crux Major, Lin Clilteniidae Chlaeuius Velutiuus, Duft n Vestitus, Payk » Scbrankii, Duft » Tibialis, Dej » Nigricornis var. Melauocoruis, Dej. . liicinidee Licinus Hoflfmanseggii, Fanz Plerosticliidce Spbodrus Leucophthalmus, 7v<« 400 400 400 400 400 400 400 500 800 800 800 800 800 400 800 800 ■ . . . 800 1000 1500 2500 600 900 400 .... 400 800 400 800 400 600 400 600 400 600 1500 2500 400 800 ce ce e. e ce ce ce e ce cee R cee ìlk t. SELLA, Sphodrus Ghilianiì , Schaum Pristonichus Coeruleus? Dcj Calathus Cisteloides , III » Fulvipes, Gyll » MoUis, Marsh « Melanocephalus, Lin Tapliria Nivalis, Panz Platynus Complanatus, ZPej. . . , . . . n Complanatus var? Depressus, Dej. Ancbomenus Angusticollis, Faò » Prasinus, Thunb n Albipes, Fab Agonum Sespunctatus, Fab. . . . , . » Parumpunctatus, Fab n Autennarius, Duft Stomis elegans, Chaud Poecilus Cupreus, Lvi n Kory, Germ n Lepklus , Fab » Lepidus var. Greissorius , Dej. . . Lagarus Vernalis, Panz Omaseus Nigcr, Schaller » Vulgaris, IjÌìi r> Nigrita, Fab n Anthracinus, III Argutor tStrcnuus, Panz Platysma Obloiigopunctatus , Fab Me tri a 1500 1500 2000 2000 400 400 400 400 900 900 1000 1500 800 1500 1500 1500 2000 2000 400 400 400 1000 1000 1000 400 400 400 1500 1500 1000 000 1500 400 400 400 1000 900 900 1000 1500 400 900 400 400 900 900 1000 400 1500 2000 COLEOTTEtll DEL UIELLESE MK Pterostichus Melas, Crcw< » Maurus, Duft » Multipunctatus, Dcj » SpiiioliB, Dej » Spinolre var. flavofemoratus , De.}. » Rutilans, Dej » Grajus, Dv] » Pinguis, Dcj n Cribratus, Dej » Parnassius, Schanm » Transversalis, Dtifi Haptodei'us Subsinuatus, Dej, Abas Striola, Faò » Exaratus, Dej » Oblongus, Dej Tanythrix Senilis , Schaum Curtonotus Cardui , Dej i> Aulica , Pa?iz Celia Erratica, Dtifi » Quenselii , So/ih. ........ Percosia Patricia, Dufù Amara Familiaris, Dtifl n Acuminata, Payk j» Trivialis, Gì/U » Spreta, Dej » Curta, Dej » Lunicollis, Sohìodte » Nitida, Sturm » IMontivaga, Sturm Triaena Striatopunctata, Dej » Tricuspidata , Dej ì,W.ln 1 da a 400 • • • • 1500 2000 2000 2500 1500 2000 1500 2000 1500 2000 2000 2500 900 2000 1500 2000 2000 2500 900 2000 2000 2500 1000 2000 1500 2000 400 800 90O 1500 1300 2000 1000 1500 900 1500 900 1500 600 1000 400 1000 1500 2000 900 1500 900 1500 900 1500 900 1200 900 1500 900 1500 400 1000 400 1000 c ce e ccc RR RR CCC C ce ce ce ce C ce ce ce RR RR e ce ce R ccc R ce R e e ce R ccc ce Ufi E. SELLA, Harpalidte Diachromus Gertnaiius _, Lin Anisodactylus Signatus, Panz n Binotatus, Fai rt Binotatus var. Spurcaticoruis, Bej. » Nemorivagus , Duft. Ophoniis Obseurus , Fab n Pnnctatulus, Duft » Punctatulus, var. Laticollis Marnili. ji Puncticollis, Bayle » BrevicoUis, Dej n Maculicoruis, Dujt Harpalus Ruficornis, Fai » Griseus, Panz >» Hottentotta, Duft » La3vicollis, Duft » Lajvicollis var. Nitens, Ueer » Ignavus, Duft 1 Consentaneus , Dej n Distinguendus , Duft « yEneus, Fab » Discoideus, Faò » Kubripes, Diift r> Latus, Lin n Tenebrosus, Dej n Casplus, Steven » Anxius, Duft » Anxius var. Pumibis^ Dej » Flavitarsis, Dej Stenolophus Teutouus, Schmnk Acupalpus Meridianus, Lin Trccliidtc Trechus Minutus, Faò Metri — -1, ^^^f — da a 400 800 400 900 400 1000 400 1000 400 1000 400 800 400 800 400 800 400 800 600 1000 400 1000 400 1000 400 1000 400 1000 1500 2000 1500 2000 400 900 800 1000 400 .... 40U 1000 400 .... 800 1500 1500 2000 400 .... 400 900 400 .... 800 .... 400 800 400 1000 400 900 400 800 COLEOTTEni DEL BIELLESE 11? Trechus Strigipennis, Biesw » Cioaticus, Dej BeuibidiadflR Leja Larapros, Herb » Lampros var. Velox, Er. . . . > » Pyrena3um var. Glaciale, Heer. Peryphus Fulvipes, S turni >} Nitidulum, Marsh » Nitidulum var. Alpinum, Dej. w FasciolatuQi, Dafl » Fasciolatum var. coeruleuin , Dej. » Tibiale, Duf( » Conforme, Dej »» Tricolor , Fab » Obsoletum, Dej DYTISGID^ Hydroporiflee Hydroporus Geminus, Fab » Unistriatus, Scranlc r> Griseostriatus , De Geer. , . » Nivalis , Heer » Palustris , Lin . Colynibetidae Hylibius Uliginosus, Lin Agabu3 Maculatus , Lin » Didymus, Olir n Paludosus. Fab » Guttatus, Payk n Dilatatus, Bruii >» Fontinalis, Stcph " Bipustalatns, LÌ7i Metri da 1500 1500 2500 2500 400 400 1500 1500 900 400 GOO GOO 900 900 1500 1500 400 600 2500 2500 1500 GOO 1000 2000 2000 800 400 800 ccc 400 800 eco 800 1000 R 500 1000 C 500 1000 C 1000 1500 ce 500 1000 R 500 1000 RR 500 1000 ce 400 900 R 900 1500 R 500 1000 C RR RRR C C CCC ccc ccc e ccc ccc ccc ccc RR RR CCC 118 E. 3KLL.4^ Metri Cybis^er Roeselii, Faò Dytiscus Marginalis, Lin. ...... n Circumcìnctus, Ahr » Circumflexus , Fab Acilins Sulcatus , Lm ;gyrinid^ Gyrinus Natator , Lin PALPIGORNIA Hydrophilidte Hyclrophilus Piceus , Lin Hydrous Caraboides, Lin , Hydrobius Fuscipes , Lin , n Globulus, Payk , Helocharea Lividus, Forst Heloplioridte Helophorus Alpinus, Heer » Glacialis, Heer , Hydrochua Nitidicollis, Muls SpliacridiidaB Sphaeridium Scaraboides, Lin " Bipiistulatum , Fab STAPHYLIlSriD^ Alcocliarini Aleocbara Fuseipos, Grav " Lamiginoaa Grav da 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 1000 1000 400 400 400 400 400 800 2000 2500 1500 1500 1500 900 roi.roTTERi ni.i. nirxi.Esr. iÌ9 Dìnarda Dentata , Grav Lomechusa Stiumosa, Faò Myrmedonia Hutneralis , Grav. . . » Canalìculata , Fa J. . Homalota Umbonata, Eri n Atramentaria , Gyll. . . » Fungi , Grav Tachyporinl Tachìnus Rufipes, De Geer. . . . . n Flavipes, Fab Tachyporus Abdominalis, Eri. . , n Scitulus, Eri. . . . flaediifornics Quedius Fulgidus, Fab n Xanthopus, Eri » Impresstis, Panz. ... » Tristis, Grav. . . . . . » Fuliginosus, Grav. . . . n Ochropterus, Eri .... n Fimbriatus, Eri. . . . , » Rufipes, Grav Sfaphylininl Creophilus Maxillosus, Lin. . . . . Emus Hirtus , Lin Leistotrophug Nebulosus , Fab. . . I» Murinus, Lin. . . Metri da a 1500 2000 1500 2500 1000 2000 400 2000 400 400 .... 400 .... 1400 2000 1400 2000 1400 2000 1400 2000 800 1500 1000 2000 1000 2000 1000 2000 800 1500 800 1500 1000 2000 1000 2000 400 1000 1000 1500 1500 2000 400 1500 RRR RRR C G C C C R R R C C R R C R C R R C€C C C CCC 120 E. SELLA, Staphylinus Stcrcorarius, Oliv. » Chalcocephalus , Fah. n Fiilvipes, Scop. . . n Erythroptcrus, Lin. n Caasareus, Cederli. Ocypus Olens, Mailer ri Micropterns , Eedt. . . • n Cyaneus, Payh j> Picìpennis, Fah » Confusus, Bandi. . . . »> Morio, Grav Philonthus Splendens, Fab. . . lì Montivagus , Heer. . . n Ltevicollìs, Lac. . . . » Cyanipennis, Faò. . . tt Nitidus, Fah- , , , . j» -^neus, Rossi . . . n Decorus, Grav. . . . » La3tus, Heer » Politus , Fah. . . . t) Lucens, Mannh. . . » Marginatus, Fah. . . n Fimetarius, Grav. . . r> Ebeniaus, Grav. . . r> SangLiinolentus, Grav. n Scybalarius, ^orcZ/n. . » Splendidulus, Grav. Xautliolinini Xantholinns Tiieolor, Fah. . . » Longiventris, licer. . » Linearla, Oliv. . . » Fulgidiis , Fab. . . n Lentns, Grav. . . Baptolinus Altcvnans , Grav. . . Metri i ""dr^ a 800 1500 400 1000 1000 1500 800 1500 400 1000 400 1000 1500 2000 400 1000 400 1000 900 1500 1400 2000 800 1500 800 1500 800 1500 500 1000 800 1500 800 1500 1000 1500 1000 1500 800 1500 800 1500 800 1500 500 1000 1000 1500 800 1000 1000 1500 1000 1500 400 1000 1500 2000 500 1000 400 . . . • 1500 2000 1000 1500 COLEOTTERI DEL BIELLESE 121 PcedCE*Ìut Pederus Littoralis, Grav n Kuficollis, Fab iSfculni Dlanous Coerulescens, Gi/ll Stenus Biguttatus, Lin » Bipunctatus, Eri » Longipes, FJecr n Atei', Mannh » Oeulatus, Grav » Cicindeloides, Grav Oxytelini Oxyporus Eufus , Lin Oiiialiul Anthophagus Armiger , Grav n Austriacus, Eri. . . . , » Alpinus, Fab Lesteva Bicolor, Payk M Pubescens, Ma7i?i/t Omalium Rivulvare, Payk Anthobium Anale, Eri » Torquatum , Marsh. . . . n Sorbi , Gyll SILPHALES Silphldee Necrodes Littoralis, Lin Metri 1 ^diT^ a 400 1000 400 1000 800 400 .... 400 .... 400 600 400 800 400 1000 400 .... 400 900 1300 2000 1300 2000 1300 2000 400 1000 800 1500 900 .... 900 1500 900 1500 900 1500 800 .... ccc ccc RRR c e e ce ce R CCC ce e e e e R R R ccc 122 E. SF.LLA, Q^ccocampta Thoracioa, Lìn. . . . » Rugosa , Lìn. . . . n Sinuata, Fab. . . . Silpha Carinata var? Lunata, neen » Reticulata , Fab » Nigrita, Creutz n Tristis, III » Obscura , Lin Phospliuga Loevigata , Fab. . . . . » Atrata , Lin Necrophorus Humator, Fab. . . . » Vexpillo, Lin »» Vestigator , Ersch. . . n Interruptus, Steph. . . » Ruspator, Eri " Sepultor, Charp. . . . >-■ Mortuorum, Fab. . . . Histeridcc Platysoma Depressum , Fab. . . . .Hister Quadrimaculatus, Lin. . . . n Unicolor, Lin j) Cadaverinus , Ent. He/i. . . n ]\Icrdarius , Ent. Heft. . . . n Carbonarius , Ent. Heft. . . n Stercorarins, Hent. Heft. , . » Sinuatus , III » Qiiadrinotatus, Scrib. . . . " Lugubris , Truqiii » Bimaculatus, Lia « Corvinus, Germ Dendrophilus Punctatus, Herb. . . feaprinus Nitidulus, Payk » MnewSf Fab Metri da a 1000 .... 400 1000 400 1000 400 1300 400 1300 400 1300 400 1300 400 900 400 900 400 1500 900 400 1000 400 1000 800 1300 800 • . • ■ 800 1300 800 1300 1000 1500 400 1000 500 1000 400 1000 400 1000 400 1000 400 1000 400 • . • • 400 .... 400 .... 400 • . . . 400 800 400 1000 800 1500 COLEOTTERI DEL DIELLESE 125 Metri Gnathoncus Picens, Pay »> Rotundatiis, III Teretrius Picipes , Fab NITIDULARI^ Bracliypferioe Heterhelns Sambuci , Eri NUidnlinee Epuraea Melina? Eri » Oblonga? Herb Amphotis Marginata , Fab Pocadius ferrugineus , Fab CycliraiuìnflB Cycbramus Luteus, Fab Ipinae Ips Quadripustulatus, Fab Pityophagus ferrugineus , Fab Itili zophBglnsD Rhizophagus Depressus, Fab » Ferrugineus, Paylc » Dispar ? Payk TROGOSITID^ ^ Trogosita Mauritanioa, Lin da 400 400 400 1000 800 800 800 400 800 1000 1000 1000 1000 1000 400 800 eco ccc R 800 1500 1500 1500 1500 1500 R R R R R R CCC CCC R ce ce e iU F. SELLA, Me tri a Pplflci fpriMicrìnon, . TjIT? 1000 1500 c Thymalus Limbatus, Fab 1000 1500 e COLYDIAD^ Syncliitiui Ditoma Crenata, Ilerò 1000 1000 1500 1500 ce RR Colydini Colydium Filiforme, Faò 1000 1500 RR Ccrylini Cerylon Histeroldes, Fah 900 1500 ce GUGUJID^ PasiisandrinS Prostomis !Mandibularis , Fab 400 900 c Silvanini Silvanus frumentarius , Fab 400 800 R GRYPTOPHAGID^ Antherophagus Nigricornis, Fab j» Pallens, Oliv 1500 1500 RRR R LATHRIDIAD^ Lathridius Angusticollis, Humm »> MinutHS? Lin , , . . 400 800 800 c RR COLEOTTERI DEL BIELLESE 12b MYGETOPHAGID^ Mycetopliagus quadripustulatus, Lin. . , . Triphyllus Punctatus, Faò Typhsea Fumata, Lin DEKMESTID^ Dermestes Vulpinus, Fab j> Murinus, Lin » Tessellatus, Faò » Lardarius, Lin 3j Bicolor, Faò Attagenus Pelilo, Lin Tiresias Serra, Faò Anthrenus Scrophulariae , Lin » Festivus, Eri Trinodes Hirtus, Faò BYRRHID^ Curimus Lariensis, Heer Byrrhus Lunìger, Germ n Pilula, Lin n Fasciatus, Fab » Pilossellus, Heer » Dorsalis, Faò Cytilus Varius, Faò Morychus ^neus, Faò Me tri ^Tìa^ a 1000 1500 400 400 400 400 900 400 900 400 900 400 900 400 900 400 900 400 900 400 900 800 1000 800 800 800 2000 2500 800 1500 400 1500 1000 1500 R RR R CCC eco CCC CCC CCC CCC CCC CCC CCC RR RR ce ce ce RR R R ce H0 E. SELLA, PARNID^ Parnus Proliferìcornis, Fah LUGANIDJa Lucanua Cervus, Lln Dorcus Parallelopipedus , Lin Sinodendron Cylindricum, Lin SGARAB^ID^ Coppiiil Sisyphus Schsefferi, Lin Copris Lunaris, Lin. Outhophagiis Taurus, Lin n Nutans, Fab n Vacca , Lin n Ovutus, Lin » Sclireberi, Lin Apliodilni Colobopterus Erraticus, Lin Eupleurus Subterraneus , Lin Tenchestes Fossor, Lin . . Otophorus Haemorrhoidalis, Lin Apliodius Foctons, Fah » Fimetarius, Lin » Footidua, Fai Me Ili a 400 800 400 800 400 800 1000 1500 400 400 800 800 800 800 400 1500 1500 1500 1500 800 800 1500 800 1500 800 1500 800 1500 800 800 800 2000 2000 COLEOTTEHI Di;L KIELLESB 1^27 Apbodius Sordidus, Fah n Immundus, Creutz r> Alpiiius var. Rubens, Muìs. . f» Obscuius, Faò n Porcus, Fab » Qiiadiitnaculatus , L(?j. . . . » Merdarius, Fab Melinoptcìus Prodromus, Brahm. . . . n Oblitcrutus, Pam, . . . Acrossus Discus, Schmidt n Rufipes, Lin » Luridiis, Paylc Pleurephorus Csesus , Pa7iz Crcotrnpidee Odontaeus Mobilicornis , Fab Minotaurus Typhoeus, Lin Geotrupes Stercoraiius, Lin n Putridaiius , Eri » Mutator, Marsh n Hypocrita, Jll » Sylvatieus, Pam 1 Vernalis, Lin n Vernalis var. Alpinus, Hoppe. " Vernalis var. Spleudeus , Eri. TrogidoB Trox Hispidus , Laichart » Scaber, Lin Slelolonthidte Hoplia Philauthus , Sulz Metri 1 '~d^' a 800 1500 eoo 1000 1500 1000 1500 400 800 400 1500 1000 1500 400 1000 400 1000 2000 '2500 800 1500 800 1500 400 400 800 400 800 400 800 800 800 800 800 600 1500 1000 2000 800 1500 800 400 800 400 800 ce RR R ce R ce R cce cee "ce ccc e R e e ce ce ce R R ccc R cee R {'■IH E. SELLA, Hoplia Farinosa, Lin Homaloplia Ruricola, Fa7j. . . Serica Holosericea, (Scop. . , . n Brunnea, Lin Melolontlia Vulgaris, Faò. . . » Albida, Frìv. . . . '» Hippocastani, Faò. . Polyphylla Fullo, Lin. , . . Amphimallus Solstìtialis, Lin. . " Assimilis, Hcrò. . Rntilidtc Phyllopertha Horticola, Lin. . Anomala Junii, Ditft » Devota, Eossi. . . . Dynastidce Pentodon Punctatus , Vilhrs . Oryctes Nasicornis, Lin. . . . Cetoiiini Oxytliyrea Stictica, Lin Cetonia Ilirtella, Lin " Morio, Fah " Opaca, Fah " Speciosissima, Scop. . . » Affìuis, And » Marmorata, Fab. . . « Floricola var. iEaca , Ci/ll. Metri fin 400 400 400 800 400 800 400 800 800 800 1000 400 400 400 400 400 400 400 800 400 400 400 800 eoo 600 900 900 1500 1000 1500 1000 800 800 600 1000 1000 800 c ce ce ccc ccc ER ccc ce ccc ccc ce ccc e e R ccc ccc e e R 800 1 ce 600 800 1300 R COLEOTTEKI DEL BIlìLLESE 129 Cetonia Floricola vav. Obscura, And. . . n Floricola var. Metallica, Fab. . . Osmoderma Eremita, Lin Gnorimus Variabilis, Lin » Nobilis, Lin. Trichius Fasciatus, Lin » Abdominalis, Ménétr Valgus Hemipterns, Lin BUPRESTIDJS Ancylochira Bustica, Lin » Flavomaculata, Fab. . . . « Octoguttata , Lin Anthaxia Nitidula, Lin n Nitida, Rossi n Quadripuuctata, Lm Coraebus Bifasciatus, Oliv Agrilus Viridis? I^in Trachys Minutus, Lin ELATERID^ Adelocera Carbonaria, Schrank Lacon Murinus, Lin fjndiini Corymbites Aulicus, Pam 800 800 -100 400 1000 600 400 400 600 950 950 400 400 1000 400 800 400 400 500 400 900 1500 1500 800 800 1200 1600 1600 800 800 2000 800 c ce e e ccc ccc ccc R ER R C C R KR R C 1500 1000 1500 R CCC ìoO E. SELLAi, Corymbites Pectinicornis, Lm n Cupreus, Fah j» Cupreus var. Aernginosus , Fab. . n Sulphuriponiiis, Germ .1 Haematodes, Fah Actenicerus Tessellatus, Lin. Diacanthus Aeneus, Lln. n Rugosus, Gemi. Tactocomus Holosericeus , Lm. Campylus Rubens, Pili, et Miti, n Liiiearis , Liìi. . . . Campylomorphus Homalisinus, III. Athous Vittatus, Faò. . . n Longicollis, Fah. . » Subì'uscus, Alali. . " Castanescens, Mais. Limonius Bructeri , Faò. . !> Nigripes, Gì/il. . » Lythroded , Germ, Sericosomus Brunneus, Lin. Dolopius Marginatus, Lin. Agriotes Pallidulus, III. n Sputator, Lin. Melanotus Niger, Faò. . . . ElatCfini Eluter Sauguineus, Lin. » Scrofa, Germ. Cardiopborus Thoracicus, Faò. » Musculus, Er. . Ila 1500 1000 2U00 IGOO 400 400 400 2000 800 400 400 2Ó00 1500 251)0 2ì;00 1500 lOOO 1000 2500 1500 800 800 800 1200 600 eoo 800 800 1500 1500 1500 1000 800 400 800 lOuO 800 800 1000 800 1000 400 800 800 1000 800 1200 400 800 400 800 COLEOTTEKI DtL llll-LI.ESi: 131 DASGILLIDiE Da$icillinl Dascillus Cervimus, Xm Cyplioniui Helodes Minuta, Lin MALAGODERMATA Lycìdtc Dìctyoptera Sanguinea, Lin Eros Rubens, Gyll. . . T Homalisùs Suturalis, Fab lianipyridce Lampyris Noctiluca, Lin Luciola Italica, Lin Drilidae Drilus flavescens, Fab TelepliopidflB Podabrus Alpina, Payk Aneistronycha Abdominalis, Fab Thelephoi'us fusoa, Lin » Rustica Fall » Obscura, Lin » Albomarginata, Mark » Nigricans, Miill. » Pellucida, Fab Metri 1 "HìT^ r '■• 1000 1500 800 .... 1000 1500 1000 1500 1000 .... 400 1000 400 1000 400 1500 2000 800 400 800 400 .... 400 800 800 1500 800 800 1 ccc R C R RR CCC CCC ce ce C ce R e ce e e 152 E. SELLA. Metri Thelephorus Livida, Lin n Assiuiilis, Paylc n Bicolor, Panz Rhagonycba fulva, Sco'p >» femoralis, Bruii » Atra, Lin. Pygidia Laricicola, Kiesw. ...... » Laeta, Fab. Malthinus fasciatus, Fall Malthodes Margìnatus?, Latr llalacliiidGB Malachius JSneus, Lin. » Bipustulatus, Lin. n Affinis, Ménétr. Anthocomus Equestris, Fab Dasytidce Henicopus Pilosus Scup Dasytes Bipustulatus, Fab » Niger, Lin » Obscurus, Gyll. Haplocucmus Virens. Suffr. Donacaea Pallipes, Panz TELMATOPHILID^ Byturus fumatus, Fab » Tomentosus, Fab da 800 800 800 400 400 800 800 400 800 800 400 800 400 400 400 500 800 800 800 400 800 400 1500 800 800 800 1000 800 1200 R C CCC ce E ce CCC R e CCC e R CCC e R R RK CCC CCC CCC COLF.OTTERI DEI. niEI.LESE GLERID^ Tilliiiì Tillus Elougatns, lAn Clerini Opilus Mollìs, Lin » Domesticus, Sf.urm » » Pallidus, Oliv Pseudoclerops Mutili arius, Faò. Thanasimus foroliearius, Lm. Tarsosterius Univittatus, Eossi Trichodes Alvearius, Faò . » Apiarius, Liti Corynetinl l^^ecrobia Violaceus, Lin L.YMEXYLIDJE Hylecoetus Dermestoides, Lin Lymexylon Navale, Lin PTINIORES Ptinidte Hedobia Imperialis, Lin Ptinus Ornatus, MUller n fur, Lin Gibbium Scotias, Faò Anobiadce Anobium Striatum, Oliv 133 Moiri 800 800 da 800 400 400 400 1200 400 400 400 800 400 800 1500 1000 900 800 800 800 400 800 1500 RRR krr ccc RRR C CCC R C CCC CCC RR RRR RR C C R R 13 li ?.. SFIXA, Anobium fulvicorne , Sturm. . . . . . n molle , 7^/?? Ptilinus Pectinicornis , Lin Apate Capucina, Lin liyctldte Lyctiis Canaliculatus , Fab GISID^ Cis Boleti , Scop » Micans, Herb Blaptidac Blaps Mucronata, Latr " Similis, Latr TENEBRIONID^ A.*tididaD Asida Grisea, Ollv » Jurinei, Sol Opatridn; Opatrum Sabulosuin , IJ71 Bolifophagido; Eledona Agaricola , Herb Diapcridce Diaperis Boleti , Lin Mulri "dir"' a 890 800 800 400 400 800 1500 800 400 800 400 400 800 800 RR ce R 1000 800 800 800 1000 ccc ce ce ccc ccc ccc ccc ccc R ce COLEOTTEm DEL niEI.LESE UlociiScluB Hj'pophloeus Castaneiis, Fah » fasciatus, Fab Tcnelirionidce Tenebrio Molitor , Lin n Obscurus, Fab HelopideB Helops Coeruleus , Lin " Lanipes, Lin » Striatus, Fourc » Convexus, Kiist GISTELID^ Gonodera Luperus, Herb » n var. ferruginea Fab Hymenalia fusca, III Isomira Murina, Lin n ri var. Maura, Fab Eryx Atra, Fab Mycetochares Barbata, Latr Cteniopus Sulfureas, Lin Omophlus Brevicollis, Muls PYTHID^E Rhinosimus Planirostris, Fab MELANDRYAD^ Eustrophus Dermestoides, Fab 155 Metri 1500 1500 400 400 400 800 400 1500 1300 1300 400 800 800 400 400 400 400 400 800 800 800 800 2500 800 1300 1300 800 1200 eco R ccc ccc e ccc e ccc ccc ccc ce ccc ccc e RR ccc R RR RRR 156 K, SELLA, Metri Melandrya Caraboides, Lin LAGRIARI^ Lagiia Hirta, Lin » Glabiata, OUv ANTHIGID^ Formicomus Pedestris, Rossi Anthicus floralis, Fah » Hispidus, Rossi » venustus, Villa PYROGHROIDJE Pyrochroa Rubens, Fah MORDELLON^E Mordella Bipunctata, Gemi , " Aculeata, Lin Mordellistena Abdominalis, Fah « Humeralis, Lin Anaspis Geoffroyi, Miill 1 Rufìcollìs, Fah MELOID^ Meloe Proscarabaeus, Lin n Violaccus, Marsh n Aiitumnalis, OUv >» Variegatus, Donov y> BrevicoUis, Panz Ceroconia Screberi, Fah (la 1500 400 800 400 800 400 800 400 400 400 500 401) 1000 800 400 400 400 1000 400 400 R 800 1000 800 800 8on 800 800 1500 1000 COLEOTTERI DF.L BIELLESE 137 Metri Mylabris Variabilis, B'dh Lytta Vesicatoria, Lin Sitaris Muralis, Forst Asclera Coerulea, Lin (Ederaera PodagrarÌ£B, Lin » Ccerulea, jin » Subulata, Oliv » Lurida? Marsh Cbrysanthia Viridlssima, Lin BRUGHID^ Brucbus Pisi, Lin r Luteicornis, III 1 Nubilus, Schh GURGULIOIsTID^ ABBtliribidtc Anthribus Albìnus Lin Atfelabidee Apoderus Coryli var. Avellaiife, Lin. . . » » n Moiio, Bo7i. . . . Attelabus Curculìonoides, Li7i Rbynchites Bacchus, Lin n Betuleti, Fab 1 Populi, Lin « BetuliB, Lin da 500 400 800 400 400 400 800 800 400 400 800 800 1000 400 400 500 400 400 400 800 1000 80O 1000 1000 800 1300 600 900 800 800 800 R CCC RR C CCC R R ce R CCC ce ce ce ce 158 E. SELLA Apion PomonoB , Fab. . n Tiifolii , Lin. n Miniatum , Schh. 7) Hasmatodes , Kirb. 53 Virens , Herb. . R i*a r 11 y d e B* f (Ite Sìtones Gressorins , Fab. n Sulcifrons , Tlmnb. » flavescens , Marsh. Polydrosus Cervinus, Gyll. . " Serìceus, Schall. Clconidae» Cleonus Trisulcatus, Herb. . . Liophloeus Nubilus, Fab. . . Barynotus Margarita ceus, Gemi. n Obscurus, Fab. . . Minyops Variolosus, Fab. Lepyrus Colon, Fab. . » Biuotatus, Fab. Hylobius Pìneti, Fab. n Abietis, Lin. . . » Rugulosus, Schh. Molytes Corouatus, Latr. » Gerrnanus, Lin. » Glabratus, Fab. Plìnthus Megerlei , Pam. » Porculus, Fab. Meni 800 400 400 400 400 400 400 400 800 400 400 1500 1400 1400 400 400 600 800 800 800 800 800 800 800 1600 1600 800 800 2000 2000 2000 800 2000 800 1500 1500 1500 400 1500 400 800 800 I 1500 1 RR C c e ce e e e e e e e ccc ce ce ccc cee ccc ccc e e cee ccc e COLEOTTKIU DtL UIKLl.ESE 139 Phytonoraus Pnnctatus, Fah « Variabilis, Herb Otiorliyiicliidn; Phyllobius Calcaratns, Fah « Atrovirens ? Sclih » Allieti , Fah. r> Oblongus, Liii » Pyii, ■''^*« » Viridicollis, Fah Trachyphloeus Scabriculus, Lin. . . . Peritelus Griseus , Oliv Otiorliynchus Griseopunctatus? Schh. . . n Armadillo, Rossi .... j» Amplipennis, Fa'irm . . . n Lanuginosus, Schh. . . . n Densatus, Schh » Ligneus, Oliv » Septenti'ionis , Herh. . . . y> Manrus var. Coraosellus, Schh. n Difficilis, Stierl » Sulcatus, Fah » Ligustici, Lin r> RugiiVous, Gyll n Ovatus, Lin Erii'liinidce Lixus Ascanii , Lin » Augustatus, Fah Larinus Sturnus, Schall " Turbiuatus , Sclih Dorytomus Vorax, Fah M( „i 1 ^ìhT^i il 400 1000 800 800 800 800 400 800 800 .... 400 800 400 800 800 1500 2000 400 800 900 2000 2500 2000 2500 400 800 1500 1500 2000 1500 2000 800 1000 400 1000 800 1500 800 1500 GOO 400 1500 2000 1500 400 600 ccc e e e e e e ce R R CCC CCC R C C c R RR RR C C C C CCC e e R 140 E. SELLA, Balaninus Niicum, Lln Cryptorliynchidce Coeliodes Quadrimaculutus , Lin. . . CEonidae Cionus ScroDhularias , Lin Miarus Graminis , Sohh. » Carapanul» , Lin. Mecinus Pyraster , Herh. . . . Calandridte Sitophilus Granarius, Lin, » Oryxaa, Lin. . XYLOPHAGI Hylastes Cunieularius , Eri Hylesinus Vittatus, Fah Scolytus Pygm.Teus , Herh -Xyloterus Lineatus , Olir Bostrychus Typographus Lin. . » Laricis, Fab. . . » Autographus, Ratz. GERAMBYGID^ Spondylidce Spondylis Buprcstoides, Lin Metri da 400 800 400 400 800 800 400 800 4UU 1300 1500 400 800 .... 1500 2000 1500 2000 1500 2000 1500 2000 R R ce C R R CCC CCC C CCC e e CCC ce e 1000 1500 R COLEOTTEUI DEL BIELLESE Ui Prlonidcc ^gosoma Scabricome , Fah. . . Prionus Coriarius, L'in CcramliycidaD Cerambyx Heros , Fah n Miles, Don » Cerdo, Lin Purpuricenus Koehleri Lin. . . . Bosalia Alpina, Lin Aromia Moscata, Lin Rhopalopus Clavipes , Fah. . . . , n feinoratum, Lin. . . Callidium Violaceum , Lin. ... n Dilatatum, Payk. . . » Sanguineum , Lin. . . , Phymatodes Variabile , Lin. . . , " » var, fennicuin, Lin. r> n n Testaccum , Lin. n ti fi Praeustum, Fah. Hylotrupes Bajulus, -Lni Tetropium Luridum , Lin » fuscuni , Fah Asenum Striatum, Lin Criocephalus Kusticus, Lin. . , . Hesperophanes Nebulosus, Oliv. . . Clytus Arietis, Lin Metri da 400 400 800 C R 400 800 ce 400 600 ER 400 800 CCC 400 800 CCC 1300 ERE 400 600 CCC 400 800 CCC 800 .... EE 1500 2000 CCC 1500 2000 E 1500 2000 C 400 800 CCC 400 800 CCC 400 800 CCC 400 800 CCC 400 800 e 1500 2000 e 1500 2000 e 1500 2000 CCC 1000 1500 EE 400 800 E 400 ' 800 CCC U2 E. SELLA, Metri Clj'tus Antilope , III. . . . n Vei'biirici , Lin. . . . » Quadripunctatus, Fab. » Plebejus, Fab. . . . Anaglyptus Mysticus , Lin. . . n Gibbosus , Fab. Obrium Brunneum, Fab. . . Gracilia Pjgmaea, Fab. . . Stenopterus Pra^ustus, Fab. n n var. Ater , Fab. . Morimus Lugubris, Fab. . . . Lamia Textor, IjIii Monochammus Sai'tor , Fab. » Sutor, Lin. . . Acanthoderus Vaiius, Fab. . . Liopus Nebulosus, Lin. . . . Pogonocherus fasciculaiis, Panz. » llispidus, Lin. . n Ovalis, Gyll. . . Anaisthetis Testacea, Fah. . . Agapanthia Lineatocollis , Martsh. n Cardui, Lin . . '» Violacea, Fab. . . Saperda Scalaris, Lin fJa 400 400 400 400 400 400 1000 800 400 400 400 400 1500 1500 1000 1000 400 400 400 400 400 400 400 400 800 800 800 2000 800 800 800 2000 2000 1500 1300 800 800 800 600 800 CCC C CCC e R R RRR RRR CCC CCC R C C R CCC ce C ce R R R R COLEOTTEIU DEL niELI-ESK 143 Phytoecia Lineola, Fab n Ephippium , Fah. . . . n Cyliudrica, Lia lieptiiridte Necydalis Umbellatarura , LÌ71. . . . Rhagiurn Mortlax, Fab » Inquisito!-, Faò » Indagator, Lia n Bifasciatum , Faò Argaleus Cursor, LÌ7i n Meridianus, Lm Pachyta Quadrimaculata , Lln. . . » InteiTOgationis, Lin. . . . n Octomaculala, Fab. . . . » Clathrata, Fab » Virginea, Lin Strangalia Aiuulenta, Fab. . . . . n Quadrifasciata, Ijin. . . . n Revestita, Lin " Armata var. Calcarata, Fab. n Attenuata, Lin. ... M Bifasciata, Miiller . . . . n Melauura, Lin Leptura Bastata, Fab » Tomentosa, Fab , » Cinta, Fab u » var. Luctuosa, Miils . . » » » Notata, Oliv . . . . 1 Sanguinolenta , in. . . . . n Livida , Fab Anoplodera Rufìpes, Sch »' Lurida, Fab Metri da 400 400 400 800 400 1500 1500 1500 600 800 2000 2000 2000 1500 2000 1500 2000 1500 2000 1500 2000 1000 2000 1500 2000 1500 2000 1000 1500 1000 1500 1000 1500 400 1000 400 1000 400 800 400 800 400 800 400 800 1000 2000 1000 2000 1000 2000 1000 2000 400 800 1500 2000 1500 ì 2000 R C R CCC c e ce CCC CCC CCC e CCC RR RR R CCC CCC e e ce ce CCC e R CCC e R RR iftft 1-. si:lla. Grammoptera Lfevis, Fab » Ruficornis, Fai » Prfeusta, Fai CHRYSOMELIN^ !§agfidtc Orsodacna Nigriceps, Lat » " var, Humeralis, Lat. . . . Douacia Eeticulata , Sc]ih Il Obscura, Gyll >' Sericea, Lin n Affìnis, Kunse Crioceridte Lema Cyanella, Ljw » Melanopa, Lin Crioccris Meidigera, Lin » Brunnea, Fah j> Duodecimpunctata, Lin. . . » » var. Dodecastigma , Svff. . . » Asparagi, Lin Clytliridue Labidostomis Loiigimana , Lin Lachnsea Longipes, l'aò Clythra Quadripuuctata , Lin Gynandrophthalma Coucolor, Fab. . . . n Cyanea, Fab. . . . » Flavicollis , Ghariì. Coptocephala Quadrimaculata, Lin. . . Metri Ila a 1500 2000 400 800 800 800 400 * 400 1500 1500 1500 800 400 800 400 800 400 800 800 400 800 800 400 800 400 800 800 400 800 .... 400 .... RRR ce R R R ce RR RR CCC CCC CCC CCC CCC CCC CCC R R R e e CCC COLIÌOTTKIU DEL UIKLLtSf iUti EiBiiiolpiflte Chrysochus pretiosus, Faò CryiitticosjBBalitlw Cryptocephalus Fexpunctatiis, Lin n Violaceus, Fab n Aureolus, Suff. » Hypochoeridis , Lin. . . . n Cyanipes, Sìiff. n Margiuellus, Oliv » Morsei. Lin ji Flavipes, Fab I» Fulcratus, Germ. . . . . » Pygniajus, Fab TI Labiatns, Liti » Strigosus, Germ. . . . . n Bipuuctalus var. Lineola, Lin. Pachybracbys Hieroglyphicus, Fah . . . Clirysomelitlse Timarcha Nieeensis, Villa » Metallica, Fab Chrysomela Staphylea, Lin n Eossia, III » Haemoptera, Lin. « Limbata, Fab » Marginata, Liìi j» Fastuosa , Lin « Cerealis var. mixta , Kilst. . . . » Polita , Un » Lamina, Fab » Grossa, Fab Oreina Speciosa, Lin » » var. Vittigera, Suff. » » » Venusta, Suff. 600 2000 400 1000 400 800 400 1 800 004 400 800 800 800 400 800 800 400 400 400 400 .... c 1500 2000 RRR 400 800 CCC 400 800 CCC 400 800 CCC 1000 2000 ce 400 1500 CCC 400 1200 CCC 800 • • • • CCC 400 1200 CCC 800 .... e 400 800 ce 1000 1500 CCC 1000 1500 e 1000 1500 R CCC R C C G R C C C R R CCC e e CCC 10 ^H6 i:. SLLLA, Meli-i da Orcina Speciosa var. Bifrons, Faò 1500 2000 n n n Alcyoiiea, S'-'ff. 1500 A Speciosissima, Scop 1500 2000 » n var. Monticela? Dnft 1500 2000 >» Melanocepbala, Du/t 2500 Lina iEnea, Lin 400 800 n Vigintipunctata, Scop 400 » Populi,LiM 400 800 Gonioctena Viminalis, Lin 1500 » Pallida, Lin 1500 Gastrophysa Polygoni, Lin 800 n Raphani, Fab 800 1500 Phffidon Cochleariae , Fab 800 Phratora Vilellinaì, Lin 400 GalEer&acapiee Adìmonia Tanaceti, Lin 400 800 « Rustica, Schall 400 800 »> Circunidata var. Fiorentina, Eed. . . . 400 800 « Scutellata, Chev 400 800 Galleruea Crataegi , Forster 400 800 » Lineola, Fab 400 800 Malacosoma Lusitanicum , Lin 400 800 Agelastica Alni , Lin 400 800 Calomicrus Circumfusua, Marsh 400 800 Luperus Flavipes? Lin 800 » Viridipennia? Germ 800 RR RR eco eco RRR CCC RR CCC R C C ce R C CCC C C ce ■ e e ce e e e e COLEOTTEKI DEL BIELLESE nnUicidte Graptodera Erucae, Olir » Oleracea, Lin Crepidodera Rufìpes , Lin n ferruginea, Scop » Peìvo\evn,'Kutsch Podagrica MalvìE, III Pbyllotreta Sinuata? Hedf. Aphthona EuphorbisB , Faò Longitarsus Apicalis, Brok » Atricillus, Gyll Chaetocnema Aridella? Payk » Aridula, Gyll Psylliodes Attenuata, End-Heft Sphaeroderma Testacea, Fah Hispiclce Hispa'Atra, Lin. . . ^ Cassidariae Cassida Vibex , Lin » Sanguinolenta, Fah n Azurea ? Fah EROTYLID^ Triplas Russica, Lin » Kixfipes, Fab 147 Melfi (la 400 400 800 400 800 400 800 800 400 800 800 800 800 400 400 1200 1200 1200 400 1000 800 800 c e e E R ce R R R R C C RR CCC 800 CCC ce R R 1000 e 1300 ce 1*8 K. SELLA, COLEOTTEUI DEL BICLLESE. Metri GOGGINEL.LIDJE Adalia Bipunctatca , Lin. n Alpina, Muls. n Inquinata, Muls. Harmonìa Marginepustulata, Scliall. » Impustulata, Lin. . . n Duodecimpustulata, Fab. Coccinella Variabilis, TU. . . n Quinquepunctata, Lin. n Septeinpunctata, Lin. Mysia Oblongoguttata, Lin. . . . Calvia Qnatuordccimguttata, Lin. Halyxia Sedecimgnttata , Lin. . . Thea Vigintiduo-punctata, Lin. . . Propylea Quatuordecim-puuctata, Lii Chilocorus Kenipustulatus, Scriba. » Bipustulata, fjin. . . Exochomus Quadripustulatus , Lin. Hyperaspis Reppensis , Herb. . . Lasia Globosa, Schneid Cynegetis impunctata, Lin. . . Scyninus Quadriluiiulatus, HI. ENDOMYGHID^ Eutloinycliliii Endouiychus Coccineus, Lin 400 400 800 800 800 1200 400 800 400 1000 400 800 400 400 400 800 600 800 400 800 400 800 800 800 400 .... 400 400 400 800 800 .... 400 1000 1500 ccc e R R C RR R C CCC RR RR C CCC R C R R R ce e R IMORi\0 AI) ALCIJIVE SPIXIE MJOVE 0 POCO CONOSCIUTE D'UCCELLI DEL MUSEO DI TORINO NOTE ED OSSERV//ZIONI DEL SOCIO DOTTOR TOMMASO SALVADORI (Seduta del 4 settembre 1864) Il chiarissimo professore commendatore De Filippi, direttore del Museo Zoologico di Torino, mi dava graziosamente licenza di studiarne la collezione ornitologica, e sebbene sia breve il tempo corso da che io mi sono accinto a questa rivista, pure ho potuto mettere insieme alcune note, che possono interessare l'attenzione degli ornitologi. In questo momento farò parola solamente di alcune osservazioni, pro[»onendomi di far nolo il risultato della mia rivista in altra occa- sione, quando avrò potuto studiare l'intera collezione. La quale è la più ricca di quante sono in Italia contando da cinque a seimila in- dividui, ed è pregevolissima non solo per il numero, ma anche per la qualità delle specie. Possiede quasi tutte le italiane, ed alcune ra- rissime. Fra queste notevolissime le seguenti : Falco Eleonorae, di cui vi hanno due individui presi in Sardegna dal La Marmerà, e sono i tipi sui quali Gene stabili questa specie {Memorie della B. accademia delle Scienze di Torino^ serie 11, tomo 11, pag. kl). Turdus atrogularis, Temm., un individuo predato in Piemonte nell'inverno del 1826, ed è il solo che si sappia essere stato preso in Italia. 11)0 T. SALYADOllI, Twdus Namnanni, Temm., giovane individuo preso sul mercato di Torino nel 1829, e che con un altro individuo trovato dal De Negri sul mercato di Genova nel 186^2, ed un terzo preso sul Bresciano ed ora nella collezione del conte Camozzi di Bergamo, è venuto a rappresentare questa specie al di qua delle Alpi. Tnrdiis pctllens^ Pali., di cui nello stesso anno (1828) e sullo stesso mercato di Torino furono trovati due bellissimi individui, che furono descritti dal Gene col nome di Ttirdus Wenieri , (jcné. {Memcrk della B. accademia delle Scienze di Torino^ XXXVIII, pag. 296) (1). Anche questi sono di questa specie i soli individui, che siano stati presi in Italia, ed è rarissima in tutta Europa essendo pro- pria dell'Asia orientale e settentrionale. Molle altre specie meriterebbero di essere ricordate, ma io debbo passare oltre. Tra le esotiche vi sono in gran numero quelle dell'Asia centrale e veramente bellissime; esse furono inviate per la massima parie dal barone Solaroli, che ne fece preziosissimo dono al iMuseo. INuniorosissime sono le specie dell'Affrica orientale al di qua del- l'Equatore, e sono state inviate dal Calvi, da Brun-RoUet, oltre quelle recentemente raccolte dall' Antinori. Vi sono interessanti specie del Chili donate dal signor Picollet; dal Messico il signor Craveri ha fallo pervenire preziosi individui, e basti ricordare il Falco inexicanus ^ Licht., inutilmente ricercato dal Museo di Leida. Moltissime le specie del Brasile, e molte inviate dal signor Sechino console a Bahia. 11 signor Callery da Macao ha mandato belle specie delle Filippine; ed infine da Gould sono state inviate non poche specie d'Australia, ed altre da Temminck, e molli individui delle une e delle altre sono da considerarsi come tipi. Le specie intorno alle quali io mi propongo dire qualche parola appartengono alle famiglie seguenti: Cotiiujidae _. Formica ridae j Ty- rannidac ed Oriolidae; ed ho ragione per credere nuove alcune, altre mal conosciute. (1) Il niasius nella sua lista degli Uccelli d'Europa lirurisce il T. Werncri,Cicni: al T palUdiis, Gin., meiilre è il T. pallens, Pali, quindi il T. pallidus, Gm. deve essere cseluso dal novero degli uccelli Europei. ni Ai.cuNr; specie d' l'CCkli.i dei. museo di torino 161 GOTINGID^ LlPAUGINil': (ìen. Lipawjus 3 Boje. Divide Sclater il genere Lipaurjus^ Boje in tre sezioni, ed alla S."* sezione Laniocera^ Less. od AuUa^ Cab. riferisce tre specie: L. hypo- pyrrhus^ Harll., L. subalaris^ Sclater e L. rufescens ^ Sclat. Ora nel Museo di Torino esistono di questa sezione {rostro com- pressiore, digilis duo bus externis per duas phalanges conjunctis) Ire individui, uno dei quali (5069) corrisponde perfellainente a\ Lipa- ugns hypopyrrfms^ Hartl. ; gli altri due (422, 442) somigliano mol- tissimo ad esso, come pure tra loro. Però ambedue mancano delle piume fulvo-ranciate nella parte mediana del ventre, e mentre l'uno (422) ha i Iati del petto, le piccole cuopritrici superiori delle ali e le penne ascellari di color giallo zolfino, l'altro (442) ha le stesse parli colorate di fulvo-aranciato. in quest'ultimo il becco è un poco più largo e più corto che nell'altro, ed in ambedue è notevolmente j)iù compresso che nel primo, ossia nel L. hypopyrrbus tipico, dal quale differiscono ancora per le macchie fulve delle cuopritrici delle ali , che sono terminali e non circondate di nero. Queste differenze dipendono esse dall'età e dal sesso? Hartlaub nel descrivere il L. hypopyrrhus {Rev. Zool. 1846, pag. 3B) parla di alcuni individui coi lati del petto e colle piccole cuopritrici delle ali ranciate invece di gialle, ma non fa menzione della mancanza in essi delle macchie fulve terminate di nero sul ventre ; Burmeisler nell'opera BrasiUen Thiere parla del L. sibilatrix (sinonimo A' hypopyrrhus) senza accennare alle macchie fulve del ventre. Gray sembra aver descritto col nome di L. lateralis, Gen. B. 1, pi. 60, questa stessa specie e precisamente un individuo corrispondente al n." 422 del Mu- seo Torinese. Ora è mai possibile che il L. hypopyrrhus sia il maschio adullo con cuopritrici delle ali, e lati del petto citrini e con macchie fulve ter- minale di nero sul ventre? che il lateralis Gray sia il maschio gio- vante con cuopritrici delle ali, e lati del petto citrini, e addome senza I B2 T, SAi.VADoni, macchie fulvo ranciale? od infine clie gl'individui con cuopritrici delle ali e lati del petto fulvo ranciati , e addome senza macchie siano le femmine ? TYRANINID/E Ttranninìe Gen. Pyrocephalus ^ Gould, Il Pyrocephnliis mexicanus di Sclaler non mi sembra veramente distinto dal riibineus^ Bodd. dell'America Meridionale; due femmine del Museo Torinese (70'i, h7Cì7) non presentano differenze valutabili; l'una ha il ventre tinto di rosso ocraceo, l'altra l'ha di un bel rosso, i tarsi ed il becco nell'una sono più lunghi che ncil' altra; le quali differenze si osservano egualmente in due individui del Brasile (923, 29»2*. Un altro individuo di questo genere (1881) è interamente di color fuligginoso volgente leggermente al porporino, più manifesto sulle parti inferiori; ha il becco un poco più grande del rubineus, ma la stessa statura. Dubito che sia il Pyr. obscurus, Gould. L'opinione di Sclater (P. Z. S. 1839, pag. 4 6) che il P. obscuruSj di Gould sia la femmina di una specie a colori come il rubineus verrebbe confer- mata dall'individuo del M. T. siccome sulla gola, sul ventre e sul pileo presenta tre piume interamente rosse. Quest'individuo proviene dal viaggio del conte di Castelnau nel- l'America equatoriale. ('tTKO) Blijiobiua rufescens, nov. sp. M. myiobio naevio valde affmis sed minor, rufescens; pilei plumis fuscis interne obsoleto oiirantiacis; aliSj caudacjue fuscisj tectricibus alariim rufesccnte tcrminalis, duas vittus forma ni i bus ; rectricibus remigibiisqiie secnndariis porjonio exlerno apicem versus rufescente limbatis ; (jula rufescente a Ibidn; pectore, abdomine, tcclricibusque nt ALCUNE SPF.CIR d' ICCKI.LI DF.I, MLSKO DI TOni.NO 185 alarum inferioribus saturate rufescentibus^ immaculatis ; rostro pedi- btisqiie fuscis. Long, tola: 0,11 K; alK 0,030; caudne 0,044; larsi 0,015; hiatus rostri 0,0 U. I/incIhicUio sudtlolto proviene dal Brasile. Platyrhynchin^ (47b8) Bhynchocydus cervimventris , nov. sp. Fuligìnoso-olivacetts , capite obacuriore ; gula lorisque albescenti- bus; tectricibus alarum iuferioribus aidoìniniquc medio ceniuìsj lateribus olivascenle perfusis; alis iaudaqiic fitscis; mandibula alba^ maxilla pedibusque nirjris. Long, tota: 0,130; alee 0,067; caudse 0,067; tarsi 0,018; hiatus rostri 0,017. Quest'individuo è stato inviato dal Brasile. (IN. 4972). ^naeretes cristatelhis^ nov. sp. Pileo, coUoque supra cinereo; cristo: plumis elongatis cinereo- nigricantibus basi albis; loris cincreis; fascia superciUari a fronte per oculos dacia alba; dorso virescente-cinereo ; gala et collo antice albescente ; pectore cinereo-albe^cente ; abdoniine pallide flaio; tectri- cibus alarum fuscis late albescente-terminatis , duas vittas forman- tibus; remi gibus fuscis a Ibo-virescenti^ limbatis ; rcctricibus fuscis, virescente anguste limbatis, exlima tantum in pogonio externo albe- scente-limbata; rostro^ pedibusque nigris. Long, tota: 0,103; ala? 0,048; caudne, 0,048; tarsi 0,018: ro- stri 0,007 (1). Quest'individuo ò indicalo come proveniente da Haiti. (i) l*ex longiludo rostri inlendo l,i riistnnza die pnssa flnlla fronte all'apice tie! hpciro. l84 T. SAIA'ADOni, F0RM1CARIID.E TlIAMNOPHILINiE Gen. Thamimles^ Sclaler. Col nome di Thamnophilus dispnr . . . vP (Brasile?) si conserva nel M. T. un vecchio individuo (701), che mi sembra dover riferire al genere Tliamnistes, che Sclater dellnisce colle parole: c/mrocferes (jeneralcs Thumnophili^ sed rostro crassiore, òasi Intiore, et ptilosi anabatino differt. L'individuo del M. T. non può riferirsi a nessuna delle due specie descrille da Sclaler, Th. anabalinuSj e Th. aqua- torialiSf e però dovrà formare una lerza specie di questo genere e la chiamerò: Thamnistes affinis^ nov. sp. T/i. anabatino j Sclat. valde affinìs. Oliva scenti- bninneiis , subtus dilutiorj camla subtus^ crisso, teclricibtisque a lanini Inferioribus fer- rugineis; pogoniis internis remicjum ocraceo-marginatis ; gitla ocra- ceo-cinereo varia; pectore wagis olivascente; macula magna intersca- piilari pluinarum basin occupante alba; rostri mandioula superiore nigricante y infei iore pallide cornea ; pedibus nigris. Long, tota: 0,U8 {circa); alae 0,068; caudse 0,022; tarsi 0,017; hiatus rostri 0,018. Questo individuo differisce dal Th. anabatinus per essere un poco minore, e per avere la macchia inlerscapolare bianca e non ranciata. Thamnophilus albicans, Lafr. H. Zool. 1844, pag. 82. Sclaler nella sua Synopsis of the Jmerican Ant-Birds [Formicarii- dog) (P. Z. S. -1 8S8) non annovera il Th. albicans^ Lafr., di cui confessa di non aver visto alcun individuo. Nel Museo di Torino n' esiste uno (3751) che corrisponde perfettamente alla descrizione di Lafresnaje, e DI ALCUNE SPECIE n' UCCELLI DEL MUSEO DI TOfllNO 185 mi sembra cosliluire un ollima specie. Ne do la descrizione essendo quella di I^afresnaje incoinplela. Pileo distato nigro; subtus aUncmis; fjula lougitudinaliter nigro striata; gulture squamato. Long, loia: 0,160, circa; alse 0,088; caudso 0,072; tarsi 0,026; rostri 0,018. Parti superiori nere fasciale Irasversalraenle di bianco; penne del pileo allungate, interamente nere; cervice e parli laterali del collo miste di bianco e di nero. Sul dorso le fascio bianche sono strette e danno un aspetto sqnanimalo; timoniere con sei fascie costituite da piccole mac(*hie esistenti sulle barbe esterne; l'ultima fascia è sub- apicale, e sulle tre timoniere laterali esterne è costituita da due mac- chioline in ambedue i pogonii. Parli inferiori albescenli; sulla gola vi sono alcune strie nere longitudinali; il gozzo e la parte superiore del petto presentano l'aspetto squammato per avere le piume una macchia nera triangolare con largo contorno bianco; e ciascuna piuma è mar- ginata di nero. Lati del ventre bianchi con fascie nere alquanto di- stanti ed evanescenti sulla parte mediana, che è quasi affatto bianca» Becco nero di corno, e tarsi bruni verdastri? Quest'individuo proviene da Bahia. FORMICIVORIN^ Gen. Formicivora^ S\v. Nel M. T. si conservano tre Formicivora^ (4855, ft856, 667) che corrispondono perfettamente al Ti:aninophilus grisens^ Spix, .Av. Bras. tav. 'ti, (ìg. \ , ed un altro (4857) che è esallamente rappre- sentato nella /"orw/cHora nigricollis., Sw. {3Ienetr. Mon. Myot. pi. 3, fig. 1). Ora dall'esame accurato di questi indiviilui mi sembra che a torlo Sclater abbia riunito la niyricolUs alla grisea^ mentre hanno caratteri che le rendono assolulamente distinte. Per la statura non dilTeriscouo molto, ma pure la grisea ha il corpo più robusto che la nigricoliisj questa invece ha la coda più lunga, mentre ha il becco alquanto più breve. Le parli superiori sono , per usare la frase di Spix, bì'unneo-fuscK vel fuliginosce nella grisea, mentre nella nigri- 1B6 T. SALVADOR!, Collis sono colle parole di Menelries fusco-rufce ed io direi castanece, ed un altra velia oolle parole del Menetries (pag. ft83) dessus du corps d'un briin roussàlrc à reflels ririsàtrcs plus prononcés surtout sur le dessus de la lète. Le parli inferiori poi sono tanto nell'una che nell'altra specie nùjerrimce fino al sottocoda, che è pur nero in uno (667) dei tre in- dividui della grisea, mentre negli altri due è misto di bianco e di nero. Nell'individuo della nùjricolHs (4887) invece il nero si arresta al sottocoda, che è misto di bianco e di rufescente. 1 lati del corpo nei tre individui della grisea sono bianchi, albis floccosis come dice Spix, sono invece nell'individuo della nigricollis bianchi nella parte contigua al nero, rufescenti più esternamente. Il M. T. manca della femmina della grisea, quale la vediamo rap- presentata nella F. dcliiza^, Men. (71/on. 3Iifnt. pi. B fig. 2); invece possiede un altra formickora CtSSS) ricevuta insieme alla nigricollis (4887), ed ha interamente la facies di questa, ed io credo che sia la femmina; essa non è quale la descrive il Menelries, e penso che la flg. 2 della tav. 45 della 3Ion. di Menetries rappresenti non già la femmina, ma sibbene un giovane maschio della nigricollis. Ecco la descrizione di questo individuo , che io ho ragione di credere essere la femmina della nigricollis: Parti superiori ed inferiori si- milissinie a quelle del ujaschio, se non che la fascia sopraccigliare è di un bianco meno puro, e le gote, la gola, la parte anteriore del collo, il pollo e la parte media del ventre non sono nere, ma bianche striate di nero. Infine, leggendo atlenlamente la descrizione del Thamnophilus rufateVj D'Orb. (Voy. pag. 180) non mi paro che vi possa esser dubbio che esso sia la stessa specie che la F. nigricollis, Sw. e Men., come D'Orbigny stesso tie manifestava il dubbio. Le differenze che egli credeva di trovarvi non hanno alcun valore, i margini bian- chi all'apice delle remiganti primarie non costituiscono un carattere permanente ma fuggevolissimo; gli apici bianchi delle timoniere si possono in molte specie di questo genere osservare ora più ora meno estesi nei differenli individui, e talora anche mancare, specialmente nelle mediane; e nemmeno è vero che Menetries descriva le parti DI AI.CUNK SPIXIE u' UCOI'IXI l)lil- MUSKO DI TORINO 157 inferiori nere fino al sottocoda soltanto nella sua rufatra. e non nella nigricoUis, mentre di questa egli dice : mas subtits aterrimiis e la iig. 1 della tav. 3 lo dimostra chiaramente, e la figura 2 della stessa tavola rappresenta un giovane quale D'Oi'bigny ce lo descrive: /etoje male: le noir de dessous ne s'etand pas sur le milieu du ventre. E così è che Menelries ha preso per femmina il giovane maschio, e della femmina noi troviamo la descrizione solamente in d'Orbigny, che a pag. 180 dice: Femelle: les mèmes teintes quo le male; toitt le devant du cou, de la gorge, de la pottrine, et du haut du ventre blanc, moucheté vn lomj , de taches noires, une sur cliaquc piume. La quale descrizione si attaglia perfettamente all'individuo kS^8 del Museo Torinese. Blyrmotherula minor , nov. sp. MyrmotherulK bremcaudw^i S\v. valde a [finis sed minor, rectrici- bus plumbeis unico lori bus .^ juxta apicem nigro-punctatis; rostro latiore. Questa piccola myrmotlierula ha tanto le parti superiori che le in- feriori plumbeo-cineree; gola e parte anteriore del collo nere; remi- ganti nericcie, marginate esternamente di cinereo ;cuoprilrici superiori delie ali terminate di bianco: timoniere alquanto acuminate, pluuibeo- cineree con alcuni piccolissimi punti neri presso l'apice; piume del sottocoda con una piccola macchia nera subapicale. Il M. T. possiede un solo individuo di questa specie (n." 27 99). Eccone le dimensioni poste a lato di quelle della brevicauda: 31. minor Long, tota 0,082 Alae 0,0?i7 Caudse 0.052 Tarsi 0,015 Rostri 0,010 *roviene del Brasile. M. brevicauda 0,086 0,050 0,036 0,018 0,011 4 88 T. SALVADOm, Questa specie si liislingue dalla M. brevicauda^ Sw. per la statura minore, per le timoniere unicolori, e finayiente punteggiale di nero presso l'apice; mentre nella hrcvicaudn le timoniere hanno gli apici bianchi ed una notevole macchia subapicalo nera; l' estremila delle timoniere sono alquanto acuminale e non rotondate come nella brevi- cattda; la macchia nera della parte anteriore del colio più stretta; le dita più piccole, e le unghie meno robuste, mentre il becco è no- tevolmente più largo alle base e più robusto. FORMICARIIN^ Myrmeciza marginala^ sp. nov. Il M. T. possiede Ire individui di questa specie, due maschi (489b, 4896) ed una femmina (675). Mas: Capite coUoque postice olivaceo-plwnbeOj nigrkanti sqiiaìiia- to ; superdlìì's et lateribus copitis dUnlioribus ; dorsi medii plumis ad basili albis , inde nigris, ad apicem castaneis; alarum tectricibus nigris ocraceo tcrminatis ; rectricibus olivaceo-fnscis rufescenfe mar- ;ervando ancora lo splendore madreperlaceo. Tra i pinoli profondamente confini a regolari disianze, giacciono travi trasversali sul fondo mezzo incendiale, testificando che il fuoco devastò quelle primiere capanne; carcami di cervo, che Vallisnieri narrava già dissotterrali da paludi vicentine, olire ogni dire abbonde- voli, insieme a resti di cinghiali e di altri mammiferi, fra i quali la testa di un femore che sembra appartenere ad un grosso ru- minante , e una mascella che credo di sus scrofa pniustris. Lo tratto per lo spessore di m. 0,50 è palesemente tutto feccia che sopravvisse all'industria ed ai cibi dell'uomo. Ivi a fusone ceneri, carboni, paglie, canne, ossa spaccate con estratto in quasi tutte il midollo, gusci di crostacei fluviatili, carapaci di testuggini che io credo ùeW Emys lutarla^ gusci infranti di avellane, di ghiande, di cornole; nessuna traccia di metalli, ed invece scheggio evidente- mente lavorate di selce o piromaco, minerale che trovi solo sugli anfratti lontani dei Sette Comuni o sulle Alpi e rarissimo a Montec- chio Maggiore, ciottoli di calcare grossolano profusi intorno ai pinoli, alcuni dei quali ciottoli mostrano segni di alterazioni artifiziali, un'ascia e un martello di pietra, cocci di pentole a josa, alcune con ornamenti, di terra, poco indurila e poco cotta formala da un impasto di argilla marnosa, e sabbia di breccie, arenarie, serpentini, e fi- nalmente un oggetto in terra cotta che può avere servito di peso alle reti. A grande fatica si è potuto scavare uno dei pinoli; ha lunghezza di metri b.43; la lesta mozza arrivava a fior di terra; nell'antico fondo era confitto metri ^,38. La porzione confitta con- serva il pristino volume. La estremità piantata, che è la più sottile, manifesta benissimo il modo con cui il tronco fu divello alla nativa foresta. È chiaro che con rozza mannaja non tagliente, conciossiachè tutto intorno appariscano contusioni ottuse; da due lati fu reciso verso la ceppaja, e poi scavezzalo; scorgesi anzi che nello scavezzarsi un nodo della ceppaja essendo restalo unito al legno , col mezzo del fuoco di cui vedonsi le traccio, fu demolito il groppo, ed il pedale J70 V. ua\, ridotto a cuneo, o piiiUoslo a foggia di coltello, die facilmente per- metteva ch'ei, calcalo, si immergesse nel fangu. A poca distanza dalla stazione di Pascolonc si è trovata una grossa quercia incavata a guisa di barca con un'estremità a punta, simile alle Ilbe degli Indiani, alla stessa profondità dello strato ad avanzi dell' industria e dei cibi, e di questa barca io conservo un frammento bellissimo. Di altri tentativi fatti nel Veneto per discoprire abitazioni lacustri ho contezza, ma credo di essere stato il più fortunato, o per meglio dire stimo che il lago di Fiinon sia quello che migliori condizioni offriva per simili indagini. Mi si dice che l'egregio naturalista dottor Martinati senza successo studiasse le rive venete del Garda verso Peschiera , dove è noto che l' ufficiale austriaco del genio Siller raccolse oggetti di cui parla Keller nelle sue relazioni sulle abita- zioni lacustri. Io stesso possedè un curioso martello di porfido messo alla luce a quaranta piedi di profondità negli scavi delle gallerie a San Giorgio verso Sommacampagna, ma ha figura assai finita, ha foro regolare nel mezzo per infiggervi il manico, e lo credo appar- tenente ad epoche assai più recenti. Infruttuose, a quanto io so, furono anche le ricerche dell'esimio botanico professore Pirona nelle tor- biere del Friuli, ma nel corrente autunno ei si propone di rifrustare il lago di Covazzo, distretto di Tolmezzo, esteso tre chilometri, largo uno, profondo BO p>iedi, senonchè il luogo, come antro soffocato tra i monti , poco lascia da sperare. Il lago di Santa Croce nel Bellunese è vergine di ogni contatto colla vanga e colla draga dello scienziato. Tra la Cerva e l'Ardo parimenti nel Bellunese, in terreni che anticamente doveano essere allagati, corre fama rinvengansi grossi tronchi squadrati filli nel suolo, congiunti in- sieme pel verso delle superiori estremità e ordinali a triangolo, colla sostanza legnosa ridotta ormai irreconosoibile poltiglia nerastra; ne racconta novelle chi praticò gli scavi allorquando costruivasi la mu- raglia a manca della via che mette al ponte sull'Ardo sotto S. Stefano. Frammenti di barche e di arbori squadrati non è raro incontrare nei paduli di Parina e Caprino ne! Veronese a cinque o sei piedi di profondità , ma all' epoca della pietra questi luoghi doveano essere inospiti; ed infatti molti oggetti in ferro trovali ivi presso, prò- DI UNA STAZIONr r,ACUSTRE , ECC. 471 vano che assai posteriormente furono abitati. E dell' età del ferro pullulano vesligie per chi ricerchi a Povigliano presso Villafranca (due grossi anelli), o scavi nei fondi torbosi di Galzignano (chiodi, anelli, punte), e nei conglomerati di sabbia uniti da un cemento argillo-ferruginoso, detto caranlo degli Euganei (due chiodi). In tutte queste torbe e alluvioni non mancano ossa di ruminanti e pachi- dermi; ma non si abbondcvoli come sotto l'antica stazione di Fi- mon , citandosi come rarità il teschio di cervo dissotterrato da Jap- pelli nelle torbe dei colli Euganei, l'altro snidato verso Fimon nel 1824, l'altro a Valmenara nel Veronese. Deesi d'altronde osservare che inaccessibile padule dovca in quella remola età essere il Pado- vano; vuoisi che nel bacino di Padova i deposili alluviali siansi tanto accumulati, che a 21 metri sul pristino letto giacciano ora le piìi elevate pianure, e le più basse da 4 in 5 metri. Gli animali, di cui le ossa rinvengonsi in questi ghiajefi e renai, sono cinghiali, ca- valli, un suino, che si afferma molfo affine al sus scrofa domesticus, e rosicchianti affini a castori e ad istrici, ^elie torbe invece del Bellunese più comuni si mostrano gli avanzi di capriuoli e di cervi. Prima di finire citerò ancora tre fatti in relazione alle antiche età dell'uomo; l'uno la scoperta di due freccie in selce, che io possedè, trovate a Padovanello vicino Treviso. Ricorderò anche due crani umani dissotterrali nell'Istria da Zannicchelli e da lui riguardati come fos- sili. Io non ho potuto ancora esaminarli, ne raccogliere più dettagliate notizie; so soltanto che uno si conserva nel Seminario di Feltri, dove mi recherò espressamente nel corrente autunno ; l'altro nel Gabinetto dell'Università di Padova. Il primo è per cinque linee di spessore incrostato e le mandibole intonacate da uno strato bianchis- simo di calce carbonata; gli alveoli senza denti ostruiti dalla stessa so- stanza calcarea. Il secondo, meno completo, ha la compagnia di un frammento di omero umano, ricoperto da una stalattite calcarea gial- liccia spruzzata di rosso; così sono descritti dal professore Catullo que- sti due oggetti che potrebbero oggi acquistare importanza non lieve. Menzionerò finalmente la raccolta di tre coltellini di selce, lunghi da 4 a 6 centimetri, coi lembi taglienti e le lame a schiena aguzza, dissotterrati testé insieme a parecchi frammenti dì selce presso 172 V. LIOY, DI LNA STAZIONE LACUSTRE, ECC. San Vito del Tagliamenlo a un nielro e mezzo di profondità in uno strato gliiajoso in regione sparsa di selvelle e di piccoli laghi. Si rin- venne anello costì una pietra dolce della lunghezza di tre pollici veneti , hir»:;;» due e mezzo , che ha forma di accetta. Mi comunicava questa notizia il mio amico Pier Viviano Zecchini, il quale mi ri- corda due passi della Bibbia che accennano all' uso anche presso gli Ebrei al tempo di iMosè di armi di sasso, trovandosi scritto nel e. IV dell'Esodo, v. 2o: Tiilit Seplwra aciitisaimam petram et cir- cumcidit prceputium filli sui; e nel libro di Giosuè, e. V, v. 2: Eo- tempore ciit Doìniniis ad Jome: Fac libi ciiltros lopideos et cir- cttnicìde filios. VA ora infalli leggesi nelle effemeridi che in Egitto e in l*aleslina vanno ritrovandosi armi siffatte. Aggiungerò che fra pochi giorni io intendo ricominciare gli scavi intorno ai lago di Fi- mon, e dei risultali che sarò per ottenere renderò conto alla Società. DI UNA CAVERNA OSSIFERA DI FINALE NOTA DEL SOCIO A. ISSEL (Seduta del 4 setlembre 1804) Nello scorso mese di giugno il cav. Perez , distinto geologo di Nizza, ed io, partimmo alla volta di Finalmarina per visitare una vasta grolla che trovasi in quelle vicinanze la quale, per quanto io credo, non era stata ancora esplorata per line scientifico e di cui mi si diceva fosse tanto intricata ed estesa che niuno ne aveva mai raggiunto il fondo. Noi speravamo di rinvenir colà ossauii fossili e resti di antica in- dustria umana; tanto più che, non lungi da quella località e, in ana- loghe condizioni, le caverne di Menlone avean fornito al sig. Perez gran copia di tali preziosi avanzi. La nostra aspettativa non fu delusa ed in questa gita , come pure in un altra che feci più tardi col dottor Ramorino, raccolsi non po- chi oggetti interessanti che mi propongo di descrivere concisamente. Questa grotta si trova a 50 minuti di distanza dalla piccola città di Finalmarina, riviera di Ponente, ed appunto nel luogo detto le Arene Candide, cui si giunge percorrendo un bre\e tratto della via regia che da Finale conduce a Nizza ed appena oltrepassata la gal- leria della Capra Zoppa, Essa comunica coli' esterno mediante parec- chie ampie aperture che parte guardano il mezzogiorno e parte il 4 74 i- issEL^ levante e si aprono, a circa 80 metri d'altezza sul livello del mare, nel fianco di un monle poco elevalo, ripido ed aridissimo. È questo il monte delia Capra Zoppa, alto 295 metri, costituito secondo il Pareto di calcarea giiirese a strali verticali o molto incli- nati, cui sovrastano banchi orizzontali di calcare grossolano terziario, simile ad una broccia e ricco di fossili (1). Fino a ragguardevole altezza esso monle è rivestito di un potente strato di arena bianchiccia minuta e silicea (da cui il nome di Arene Candide), la quale è siala asportata dal soUoslanle lido dai venti di mezzogiorno che colà spirano gagliardissimi. Tal deposilo di sabbia riesce oltreniodo nioleslo a chi ascende il monte perchè vi si cam- mina con estrema fatica e difficollà e la sua bianchezza offende la vista, * Varcata la duna e -continuando per alcun poco a salire per un ri- pido sentiero ingombro di sassi e di cespugli spinosi, si arriva in- nanzi ad una specie di fenditura orizzontale larga 16 metri ed alta non più dì 2. E d'uopo avvertire che vi si può accedere per altra via; seguendo, cioè, l'antica strada postale di INizza, e l'erta salila della Ca})ra Zoppa che mette un })oco al dissopra della noia apertura. Il canunino è in tal modo più lungo e faticoso, ma si risparmia di allraversare la duna delle Arene Candide. La caverna è scavata nel calcare giuiese che ho già menzionato, il quale è di color bigio talora con screziature rossicce e bianche, molto duro , profondamente nietauiortlco e privo di fossili. Essa roc- cia, che occupa buon tratto della riviera occidentale, è ricca di ca- vità naturali fra le quali citerò (juelle di iMenlone, interessantissime per i fossili che vi si trovano (2); quella del capo de Bergegi ultima- mente scoperta dagli operai della ferrovia Ligure, assai notevole per- chè è adorna di slalallili di rara bellezza; un'altra parimente a Ber- (1) Descrizione «li (ieiiova e del Geiiovesatu, vul. 1, pag. 41. (2) Il sig. l'eiez nicculse cola gran copia ili ossa l'ossili, di .stromenli d'osso e di armi da selce; (lueste ulliau', di varie forme ed in parte accuratamente levigale, sono simili a quelle clic abbondano nelle anliclie abitazioni lacustri della Svizzera e della Lombardia. CAVEU.NA OSSIFEIU DI ri.NAl.E 175 gegi nella quale si penetra dal mare^ e luollissimc ancora che potrai noverare. Entrando nella grotta si presenta dapprima all'osservatore una spa- ziosa cavità di forma allungala ed irregolare le cui dimensioni sono: 77 metri per la maggiore lunghezza, 17 laddove è più larga, e poco meno di 5 per la massima altezza ; ma la volta in parecchi punti è assai meno elevata. Ai due terzi della sua lunghezza totale, la cavità diventa più bassa ed angusta , per modo che è da tal restringimento come divisa in due parli che dislinguerò col nome di camera destra e sinistra, sup- ponendo che l'osservatore volga le spalle alla apertura per la quale è entralo. Le pareti ed anche la volta non offrono se non ben poche stalat- titi e deposili calcari; all'inconlro nelle parli più illuminale sono vestile di vegetazione. In fondo alla camera sinistra che è la più ampia, si apre un rislrello passaggio per dove si scende in altre spe- lonche contigue, assai più piccole della prima, ed affatto buie; attra- versando poi una lunga trafila di scoscesi e tenebrosi cunicoli, ora calandosi da un dirupo all'altro, ora arrampicandosi sopra uno sco- glio, si penetra finalmente, con difficoltà, in una gran camera tutta ingombra di alte rupi di figura talmente irregolare, che sarebbe im- possibile con parole darne un esatto concello. Quivi le infiltrazioni acquee hanno fregiato la volta e le pareti di stalallili e di concre- zioni a guisa di panneggiamenti , che non possono però gareggiare per mole e vaghezza con quelle della grolla di Bergegi. Quelle rupi umide e nere e le esili colonnelle pendenti dalla volta sassosa , illuminate dall' incerto chiarore delle lercie , formano un quadro cupo e strano che non manca di una certa grandezza. Di là si diraujano parecchie «ninori propaggini che si addentrano in varie direzioni nell'interno del monte, le quali sempre più restrin- gendosi diventano impraticabili. Stimai inutile visitarle , giacche mancando tutta quella parte della grotta della lorra bruna caratteri- stica che contiene d'ordinario le ossa fossili, non presentava per me interesse di sorla. Le mie ricerche ebbero invece esito felice nella prima cavità di 175 A. ISSKI., (uii ho già parlalo. In essa il suolo è cosliliiilo di una terra analoga alla vegetale, alquanto sniolla, di tinta chiara superficialmente e bruna ad una certa profondila : il suo spessore varia da pochi cenl'inietri (ino a 1 metro e 20 cent. , ed in alcuni punii è coperta di grossi massi e commista a sassi angolosi caduti dalla volta. .\ poca profon- dità trovai nel terreno un sottile deposito calcare che attesta l'esi- stenza di un antico suolo sul quale stillavano acque calcari fere. Il terreno contiene inoltre alcuni materiali che prenderò partita- mente a considerare e sono: ceneri e frammenti di carbone, ossa umane e di animali, conchiglie marine, strumenti d'osso, e stoviglie. Il carbone e le ceneri incominciano ad apparire poco al dissotto della superficie del suolo, e ne' vidi altresì negli scavi più profondi; queste sostanze accompagnano ordinariamente le ossa fossili, e sono sparse senza ordine quasi in ogni parte delia cavità, la qual diffu- sione potrebbe esser dovuta ad un rimescolamento cagionato dalle acque (?). Appena entrato nella prima camera, poc'anzi descritta, vi è un gran numero di ossa ivi raccolte accanto a grandi fossi scavali di recente , dai quali sembravano essere state tolte. In quei medesimi scavi ed in alcuni, che dal prof. Perez e da me si fecero praticare, ne raccoglienmio molle altre che presentavano lo stesso aspetto, anzi fra queste , talune erano evidentemente le omologhe di quello già estratte. Domandai allora ad un conladino di Finale , che esercitava meco le funzioni di guida , se sapeva chi avesse fallo que' fossi e radunati quegli avanzi; ed egli mi accertò che certi coloni dei dintoini allor- ché il tempo piovoso non permette loro di attendere ai lavori dei campi, si recano colà dentro e scavano le ossa onde poi venderle; mi disse inoltre che a quanto sapeva, niuno aveva esplorala quella grotta per cagiono di studio ; ma della verità di questo asserto non mi faccio garante (l). Fra le ossa che giacevano sul terreno e tra quelle da me stesso (1) Oueslo coiiladino di lunuo ISadice ù luiitico uv\ vaccoglifie fossili , avendo più volle accompagnalo il marcin'sc Pardo inaile suo escursioni geologiche. CAVKIINA OSSIFERA DI IINVLE 177 dissotlerale ve ne hanno , senza dubbio , eli due eia mollo lontane l'una dall'altra. Alcune parti di schelclro uniano : due omeri, due (davicole, mia ulna, oc, a|)|)artenenli a due individui (i); un femore di bue ed alcuni resti di gallinacei , trovati quasi alla suMcrdcie del suolo, appariscono cosi poco alterati che eerlamenle sono di data re- centissima , mentre le altre tutte piìi o iiiuno modificate nel peso e nel colore, in gran parte rotte, sono all'incontro incom[)arabilmenle più auliche. Parlerò dislesamente di queste ultime, le quali per la diversità e pel numero delle specie clic l'appresenlano, offrono un certo interesse per la paleontologia. Le molle ossa che il prof. Perez ed io raccogliemmo nella grolla sono prevalentemente spettanti ad erbivori , ma non mancano resti di carnivori, di insettivori e di roditori ; e più notevoli sono: una ma- scella inferiore, alcuni frammenti di cranio, corna spezzate, molte vertebre e coste, parecchie ossa lunghe (cioè melatarsi, omeri, ec.) di pecora {ovis aries) , le quali ossa si trovarono abbondantissime in ogni parie della caverna: frammenti di cranio, ossa lunghe e verte- bre di capra {capra iòexY) una porzione di mascellare inferiore di un ruminante indeterminati; una vertebra, varie coste, ec. di bue, avanzi che appartengono ad un individuo di assai piccole dimensioni; un calcaneo, varie ossa lunghe, pezzi di vertebre di cervo {ccrvus eia- phus?)', una mascella inferiore di lepre o di coniglio trovata dal sig. Perez, a circa KO cent, di profondità nel terriccio della camera destra; un femore dello slesso roditore; un frammento d'una zanna di cinghiale trovato nella seconda gita fatta alla grotta e che sembra sia stato rotto dalla mano dell'uomo; una mascella inferiore dicane {canis familiaris?) che aiìparteneva ad un individuo giovane e credo anche ahiuanto piccolo; una vertebra cervicale di carnivoro di non piccole dimensioni. Fra le spoglie di uccelli si notano: un femore di un rapace , forse di strix^ alcuni ossicini che mi sembrano di passe- raceo ed altri indeterminati. (1) Forse durantf! le guerre civili che laiilo volto nel medio evo infierivano in qnella parte della Liguria la caverna di Finale ha servilo di nascondiglio a qualche fug- giasco ovvero fu utilizzata per seppellirvi i morii. 12 4 78 A. ISSKL , E d'uopo avvcrlire clic le ossa lunghe di ruminanti scuubrano es- sere state cotte e spaccate longiludinahnenle ; di più alcune offrono pure sulla loro superficie traccie evidenti di raschiatura fatta con slromenti taglienti. Nella maggior parte la frattura deve essere slata operata per mezzo di un sasso o d'altro corpo attondato, ma non con utensili da taglio. Da queste osservazioni deduco che i primiti\i abitanti della grotta estraevano il midollo dalle ossa di erbivori per cibarsene , come fanno al di d'oggi i Lapponi, gli Esquimali, e non puche pop(da- zioni selvaggie. Diversi omeri e femori di mammiferi e di uccelli sono privi dei capi articolari , la qual condizione attribuisco pari- menti all'opera deiruomo. Oltre alle ossa umane sopraccennate , le quali , come già dissi , sono affatto recenti, ne raccolsi sul suolo e ne trassi fuora da esso parecchie altre di antichità mollo pur remota , che s|)ettano ad un solo individuo adulto, sebbene di statura non poco inferiore alla ordi- naria. Sono queste vari pezzi di due femori e di due tibie;, un radio, un calcaneo , ecc. ed una vertebra. Le tibie presentano la cresta anteriore più acuta di quel che in generale si osserva, e le faccie laterali di esse mi sembrano più apitianate di quel die non sono nor- malmente. Un femore poi, di cui possiedo solamente il capo articolare superiore e parte del corpo, offre un collo brevissimo ed una cavità digitale, assai ristretta e circoscritta in paragone di quello che si vede comunemente; ho rilevato pure altre differenze osteologiche nel calcaneo e nell'astragalo; ma non è qui luogo di referirle tanto più che essendo proprie ad un solo individuo non hanno alcuna por- tata generale (1). Queste ossa son fragili, leggere, biancastre, e sono evidentemente calcinate al fuoco ; presentano inoltre la superficie loro inquinata da incrostazioni terrose che accludono entro di sé minuti frammenti di carbone. Una porzione di femore (tav. I, fig. 1) lunga 22 cent, offre per piccolissimo spazio non meno di H scalfitture piuttosto pro- (1) l caraUeri più spiccali che si osservano in questi ossami si notano generaimenie nello sclioIeUo cleuli individui di razza nera. CAVKU.NA OSSIFERA DI FINALE 179 fonde, che sembrano falle parie da slrnnicnli taglicMili , e parie da slrumenti appunlali. In un pezzo di tibia ciie ho rappresentalo nella lig 2, (lav. I) e die è hiiìgo eenl. 1 '/s si coniano 3 intaec:>lure che si direbbero prodotte da una piinla mollo ottusa; una sefoiida tiìjia mostra una carena \isibilinenle rascliiala come tla un collello, ed è qua e là segnata di piccoli tagli sulle faccie laterali. Non potrebbero queste scainiture esser siale falle nello scavar le ossa? per poche di esse ciò è probabilmente awenulo, tanto più che alcune di quelle ossa , da me trovale alla superlicic del suolo , fu- rono cerio scavale da contadini che non si cura\ano di conservarle; ma, secondo la mia estimazione, gli allri tagli sono manifestamente antichi, ed il loro aspetto chiaramente dimostra che sono dovuti ad arnesi mollo diversi dall.> marre e dalle vanghe che si usano oggi in Liguria (1). INel femore è notevole il parallelismo dei 3 tagli più profondi che mi paiono antichi e fatti con un rozzo slromenlo, mentre nella tibia le intaccature sono diversamente disposte e sembrano all'incontro ca- gionate dalle zanne di grossi carnivori. Riguardo alla cottura, in qual modo potrebbe spiegarsi? i primi- tivi abitanti della spelonca abbruciavano eglino i loro morti? Le abbondanti spoglie di animali , la profusione dei rottami di stoviglie, la copia del carbone e delle ceneri, indicano chiaramente che r uomo ha fatto colà imi lungo soggiorno, L' ispezione dei cocci anneriti dal lungo uso, e lo spessore del terriccio pieno di avanzi or- ganici, confermano questa supposizione, la quale non si trova d'ac- cordo colla ipotesi che la grotta abbia servilo di sepoltura. D'altra parte, colà non incontrai una sola arma di selce e d'altra sostanza, non un ornamento simile a quelli che Larlet scuopriva nella caverna sepolcrale di Aurignac, come quelli che anche al di d'oggi, depon- gono accanto ai loro morti, le tribù selvaggie del nuovo mondo. Ag- giungasi che, in generale, le grotte che servirono di sepoltura furono (1) Il sig. Miliio Edwards li.i osservalo simili tagli falli iii (iro.ssimila delle arlipuia- lazioni, sopra ossa lunghe di cavallo, di uro, di renna nella groUa di Lourdes. Egli ritiene che questi sieno staU prodotti dalJ'uooio per mezzo di coltelli di selce e collo scopo di cibarsi delie carni di quelli ,inim:ili. (l-vellj appendice, pag. 259.) 180 A. ISSEL , chiuse por mezzo ili lapidi o di massi; ne siano esempio quella di Aurignac e quella di saint Jean d'Alcos illustrata dal sig. Casalis(l). Nella caverna di Finale, invece, credo ciìe simile condizione non si verificasse unii. Le scalfiture , la evidente calcinazione di quegli ossami, sarebbero forse un'indizio di antropofagia nei primitivi abitanti della Liguria? Questo sospetto riposa sopra testimonianze incerte ed oscure, so- pra fatti parziali, forse erroneamente interpretali, ed in conseguenza mi asterrò, jier ora, dall' adottare alcuna delle arrischiate ipotesi di cui ho fatto cenno. Mi lusingo che nuove investigazioni chiariranno i dubbi suscitati da osservazioni troppo imperfelle. Intanto invilo i naturalisti esperii in simili sludi ad ispezionare cotesti interessanti oggetti , ed a manifestare il loro giudizio sulle strane particolarità che vi si verificano. Per lo stalo di conservazione in cui si trovano, gli avanzi umani sono presso a poco nelle condizioni slesse di quelli di ruminanti, coi quali erano franunischiati ; per altro negli ullimi è meno visibile l'azione del fuoco. In ogni uìodo , dall'insieme dei caratteri più im- portanti che negli uni e negli altri son manifesti , si può logicamente dedurre che sieuo di uguale anlichilà. Una scrupolosa analisi, combinata con altre ricerche, ])uò spesse volte esser di gi'an soccorso per decidere della età comparativa di avanzi fossili, ma in questo caso il criterio chimico, già di per sé tanto dubbio, non sarebbe di niuna utilità a causa della ineguale alte- razione indotta in quei fossili dalla azione del fuoco. Le ossa scavate nella grotta, tanto le umane quanto quelle di ani- mali erano sepolte in una terra asciutta che le riparava dalla azione distruttiva dell'intemperie in generale, sparse in disordine dalla pro- fondità di 50 a /|0 centimetri fino a quella di metri l, 10 e non rin- venni che poche vertebre nella loro naturai connessione. La rottura delle ossa lunghe è dovuta senza dubbio all'opera del- l'uomo, ed i franimenli non hanno in alcun caso gli spigoli smussati come se fossero stati logorali dalle acque. (1) Lyi'll , ;ip|M-iuliiH' , [liig. 177. c\vi:iiNA ossiFrihA ni iinale 181 Le conchiglie trovalo m-lla grotta sono: Una valva d'ostrica [osfrea plicata, Gmel.) rolla e logora; una valva di spoìicbjlus (S. fjcederopns , Lin.) siiuiliuonlo allei ala ; due palelle (Patella BonnnnUi, Vàsr.) una delle quali rolla, raccoUe alla estre- mila orienlale della camera destra, a 80 ceni, di profondità; un pezzo del labbro destro di una conchiglia silonosloma, assai rara in Liguria, del genere cassis (C.sukosa, Lin.) trovalo colla specie prece- dente (1). , Nella parte estrema della caverna sinistra il professore ed io dopo aver fallo scavare il suolo fino a circa 50 cent, di profondità, trovammo alcuni denti umani e successivamente H aculei foggiati con ossa di mammiferi. Uno di questi (lungo It cent.) , lavoralo con maggior cura che gli altri, è fallo con un osso il {piale non è più riconosci- bile (lav. II, fig. 1). Un'altro (lav. Il, fig. ") è lungo IO cent, e ^U ed è un metacarpo di pecora appuntato di cui sussiste ancora una porzione del capo articolare inferiore. Il terzo (lav. Il, fig. 5) pre- senta una lunghezza di cent. 9'/i> e mi par formalo con un metatarso di ruminante. U quarto finalmente (lav. II, fig. 4) è lungo appena 4V'2 e somiglia per la forma ad una solili lama di temperino; non saprei dire con qual osso è stato foggiato. Tali stromenli servivano, a quanto pare, ai primi abitatori della caverna , per forar pelli da cucirsi insieme per farne veslimenta (2). Potrebbe anche darsi che fossero aghi non finiti cui manca la cruna; ma è più ammissibile la prima ipotesi. A poca distanza da questi utensili, trassi fuora dal terriccio della camera sinistra un pezzo di pomice subsferico, del diametro di 6 cent., il quale fu verosimilmente raccolto sulla spiaggia vicina. Osservando su di esso certe incavature strette ed allungate che si addaltano perfettamente alla forma delle lesine d'osso sopradescritte, mi nacque (1) Le patelle e le ostriche si trovano comunemente nelle grotte ossifere. Il sig. di Vibraye ha raccolto nelle caverne della Francia centrale , a grandissima distanza dal mare . resti di patelle, di cassis .ic. , apportali dall'uomo. iLyell, appendice, pag. 1"23.) (2) Nella grotta di Lourdes egregiamente descritta da Milne Edwards [Aimales des Sciences nalurelles , tomo XVIII) nonché in quella omai celebre di Aurignac illustrala da Lartet insieme ad avanzi di mammiferi eslimi si trovarono sorta di lesine (poin?ons) simile a queste. 182 ,v issix, il sospello dio qiieslc sieno sialo appunlalo col mezzo di un simile framuienlo di poiiiico ; la qual supposiziono non è improbabile, poi- ché lai sostanza intacca facilmenic l'osso. Tra le coso elio scriiano la traccia del lavoro umano, citerò pure un omero di pecora in cui un ca[)o articolare è stalo ridotto a super- ficie piana dalla confricazione. N(;lla seconda visita alla i^'otia, elio feci il 14 agosto di quest'anno, efficaceni(!nle coadiuxato dal dottor Raniorino, mi fu [)ossil)ile di ra- dunare ben HO pezzi di st()\iij;lic che spella\ano a vasellami di forme e dimensioni svariatissiuie. Furon raccolti nella terra annerila dagli avanzi carboniosi, porlo più verso gli 80 cent, di profondità e al dissollo. I rollami che ho esaminali son falli quasi tulli con una terra ros- siccia j)iù o meno grossolana, ciie acclude talvolta sassolini od altri corpi estranci, ed è siala ineguabiienle cotta; salvo poche eccezioni, essi hanno subito visibilmenle prolungala ed i)itensa azione del fuoco, per modochè i fondi dei ^asi ed i pezzi jirossimi a questi sono an- nerili ed abbruciati per cffetlo del calore. Per terminare la rassegna degli oggetti trovati nella grotta debbo pur citare certe masse sferoidali di argilla nerastra e pesante , sca- vala a mediocre profondità nel terriccio, la natura delle quali mi è ancora ignota. Tali masse variano dal volume di un pugno a quello di una noce, e sono nell'interno piene di piccoli vacui ovoidali con- tenenti sostanze terrose, i quali mi parrebbero impronte di ghiande 0 d'altri frulli simiglianli. Ma ciò è assai dubbioso pei'cliè quelle ca- vità noi» contengono i resti carboniosi che rimangono sempre dopo la d(?composizi()ne dei vegetali. Ora [)orrò fine al mio la\oro, già soverchiamente lungo, riassu- mendo brevemenle i rillessi suggeritimi dalle surriferite osservazioni. Prima di lutto, come già dissi, è incontrastabile che la caverna di Finale fosse abitata in tempi ir.olio lontani da noi — La presenza del terriccio, pieno di avanzi organici, che assume perfino 1 metro e 20 di spessezza, è prova manifesta di un lungo soggiorno dell' uomo (1). (1) A j! l'Oli li ITO qnnslo ìmIcitìiiiciiU) liiuiim furs,'^ ediilrihuilo lo acquo ohe flnranlc le difolle piopgio si prooipiiano dalla Caiirazoppn. — So ciò fosse avvennio, l'azione delle acque sarebbe siala mollo limilala , puicliò non v'Iia nella caverna un sol sasso arro- tondalo, ed il terr!"'';'! nou tioria Iraccie di sco.nvol?imento. CAVI'RNA OSSIFERA DI FINALE 185 Dalla capacllà dei vasellami , nonché dalla quantilà degli avanzi fossili, si può argoinonlaro clic non un solo individuo, ma parecchi, hanno vissuto n"clla grolla, la (piale per la sua vastità poteva conlc- nerne moltissimi, l'^si erano poi assai lozzi, come ce lo attestano gli utensili d' osso del pari che le stoviglie suindicate ; inoltre vivevano prevalentemente di caccia, e certamente eran forniti di potenti armi alte a ghermire le grosse prede di cui rimanevan i resti nella caverna. Higuardo all'epoca in cui esisteva quella tribù o quella famiglia che ha fatto dimora nella grotta, è difficilissimo determinarla anche ap- prossimativamente, tanto più che mancano colà gli stromenli di selce e di metallo sui (piali son fondale le grandi divisioni cronologiche della storia paleontologica dell'uomo. — Nondimeno credo di non es- ser lontano dal vero nell' affermare che questa epoca sebbene ante- riore ad ogni documento della storia ligure , è geologicamente re- centissima. Dall'insieme dei fatti osservati e segnatamente dalla freschezza delle ossa raccolte (che appartengono quasi tutte a specie ancora viventi) risulla chiaramente che tali fossili , sono posteriori a quelli trovali nella breccia di Finalmarina (1), a quelli delle grotte di Aurignac e di Lourdes, e forse sono contemporanei ai resti raccolti nelle caverne di Mentono. L'età loro corrisponde verosimilmente all'ultimo periodo delle abi- tazioni lacustri della Svizzera e della Lombardia, cioè al principiare dell'epoca del bronzo. • Genova, agosto 1864. (1) II dottor Ramorino mi comunicò, i giorni scorsi, alcuni pezzi di una breccia ossifera raccolti presso Finalmarina degli operai della ferrovia ligure, e donali dal sacerdote Sboldoni al R. Museo di Genova. Essa breccia è costituita di sassolini , cioUoli , ossa spezzate , denti , conchiglie , echinodermi ed altri oggetti tenacemente aggregali da un cemento assai duro, calcare e ferruginoso. Fra i denti il dottor Ramo- rino ne riconobbe parecchi di orso ed uno di un pesce squaloide. Io stesso vi osservai una Helix ben conservala, appartenente al gruppo della II. lattea, ma più grande e più conoidea (è forse 1'// vermicttlaria di Bonetli). Questa breccia i- certo la stessa cha il sig. Pareto ha incontrata alla Capra Zoppa e che egli considera come analoga a quella di Nizza. {Descrizione di Gcnuva e del Genovesalo, voi 1, pag. 41.) RIASSUNTO DEL CATALOGO OEGL! ANIMALI VERTEBRATI DELLE PROVINCIE CAUCASICHE E DELLA PERSIA OCCIDENTALE COMllNICAZIONE DEL SOCIO PROFESSORE F. DE FILIPPI ( Seduta del 5 settembre 1864 ) Sono comprese le specie raccolte o vedute dalla missione italiana nel suo viaggio in Persia nell'estale del 1862: quelli posteriormente aggiunti dal marchese Doria, rimasto più a lungo nella Persia, ed una collezione di pesci di Erzerum, spedita al Museo di Torino dal sig. Bosio console di S. M. in Trobisonda. Sono escluse le specie mentovate da altri autori come proprie de' .medesimi paesi , ma che il prof. De Filippi non ebl)e occasione di vedere. La maggior parte delle specie nuove qui contemplate sono state descritte neìl'Archmo di zoologia^ ecc. voi. II. IWBailiniireri. Specie osservate, 27. Fra queste, 3 sono nuove spe- cie. .Mancanti all' Europa , o solo accidentali all' estremo lembo orientale, 1/^. Uccelli. Specie osservale, tutte da ritenersi come nidificanti nelle suddette regioni, tH4. — Fra (jueste specie nuove, ft. F. DE FILIPPI, DIfiLI /.MJIALl VI.UTKDIUTI IXC. 18K Lu quali si ridurranno forse a 3, percliè il prof. De Filippi dubita che la sua Olocovis larvata, sia l'abilo di nozze, finora sconosciulo, dell' Otocoris peuicillala. Specie nianeaiili all'Kuropa, 21. ReUili. S[)ec'ie osservale e raccolte, hO. Fra quesle specie nuove, 7: cioè 3 saurj, e 't ofidj. Specie mancanti all'Europa o toccanli appena gli estremi confini orientali, 20. Alle specie descritte già dal prof. De Filippi come nuove devonsi far le seguenti osservazioni: L'Euprepis cffinls rientrerà probabilmente nell'E. septemtceniatus. Si deve aggiungere una nuova specie di Agama, Acjaìiia {Ere- mioplanìs , Filz.) Lessonce D. Til. affine alla mutabilis, ma assai bene distinta per le squame dorsali tutte distintamente carenate. Le tre nuove specie di Ofidj sono state determinate dal prof. Jan. Spalerosojyfiis (n. gen.) Jan. Aspetto fra i Periops ed i Boidi. Testa superiormente ricoperta da 20 a 25 piccoli scudetti irregolari che stanno al posto degli internasali e dei prefrontali. Occhio circon- dalo da 10 a 13 scudetti. — Frenali e temporali sostituite da pic- cole e numerose squame. Denti della mascella superiore lisci, e tutti uguali in grandezza. Spai, microlcpis. Jan. Raccolta nel Larislan dal marchese Doria. — Un esemplare di questa specie (forse di Schiraz) esisteva nel iMuseo di Milano. Zainenis rliodorachis. Jan. Z. flunilentus var. di Gimlher. E una buo- na specie: si distingue pei colori, e per le serie delle squame in numero di 19, non di 21. Psammophis Dorice. Jan. Affine al Ps. monilirjer , ma si dislingue da tutte le specie congeneri per la singoiar struttura del nasale che consta di tre scudetti, e per altri caratteri. Anjibj. Specie 5, comuni all'Europa. Pesci. Specie 38; fra queste, ti sono nuove. Mancanti all'Euro- pa, 28. Alle specie nuove già descritte si devono aggiunger le seguenti : CapoBta sevangi. De F. Del lago Goktscha. 186 F. DE FILlPPr, DF.GI.I ANIMALI VERTEBRATI, ECC. Corpo ossa i grosso , arrotondato , più che nelle altre specie del genere Sqiiani. Ì54 ^ D. 5-9 A. 2-3. Terzo saggio della dorsale gracile, liscio, con appena un debo- lissimo indizio di seglieltalura al suo lato posteriore. Barbus cyri. De F. (Barbus Incerta, archivio di zoolo(iia,ec. voi. cit.) Del Kur presso Tiflis. Intermedio fra il B. lacerla , ed il B. scin- ciis Heck. Dal primo si distingue per 1' occhio assai più piccolo , labbro meno carnoso, 3° raggio dorsale molto più grosso per due terzi delia sua lunghezza, e coll'apice molle. Dal secondo si dislin- gue per le squame più piccole. Squam. 66 ^1^ D. 2-8 A. 2-15. Squalius lurcicìis. De F. Dell'Arasse (Erzeruui). Affine allo Sq. ccuedanus. Diametro oculare misurante cinque volte la hmgczza del capo: (juesto subeguale all'altezza del corpo. Fronte piana, larga, colla distanza da un occhio all'altro misurata da 1 -^ dianieiro oculare; !.• raggio dorsale corrispondente alla 16" squama della linea laterale. Squam. 'H ^ D. 2-8 A. 2-9. ^(burnus Dorke. De F. Di Schiraz. Rassomigliante nW Jlb. iblis Ilek, ma distinto per squame assai più grandi. Squam, 53 -^ D. 5-7 A. 3-9. Dal complesso risulta che la fauna della Persia occidentale è priva di un carattere locale proprio. Le specie europee prevalgono. Meglio sareb!)e dire che prevalgono le specie dell'Asia oc<;idenlale al nord dell'Klburs: che il carattere dominante della fauna persiana, è un ca- rattere luranico. E singolare poi l'osservare che le specie le quali rompono la purezza di questo carattere, hanno diversa provenienza: qjielle di mammiferi o di uccelli, sono di preferenza specie delle re- gioni più orientali di Asia; quelle di rettili, sono di deciso carattere afri- cano; quelle di pesci, ritraggono della fauna ittiologica della Siria, SOPRA TRE INSETTI BIALATI CHE RODOINO IL CULMO DEI CLUEAL ^ 0 T A DEL SOCIO PROF. C. UONDAM (Seduta del 5 settembre 1864) Le ire specie di inselli Ditleri dì cui si fa parola in questa Nota , furono da me conosciute conie dannose ai cereali in erba fino dal 1842, e nell'anno seguente pubblicai una Memoria sulle falle osser- vazioni, negli Annali di scienze naturali di Bologna. Pocliissiuù però e naluralisli ed agronomi ebbero notizia di quel mio scrino, e nessuno, per quanto so, ha ripelule quelle mie osser- vazioni , per cui lio credulo conv(uiisse di pubblicare di nuovo un qualche cenno su quei nocivi animaletti , anche per rispondere a non poche domande che mi furono falle per aver notizie di una delle tre specie che ha mollo danneggiate le semine di frumento nello scorso autunno in diverse provincie d' Italia. Farò slampare fra breve, per gli agronomi, una Memoria su tale argomento in qualche periodico che traili di agronomia (1), e pei naluralisli varrà la breve iXola seguente, ove alla sinonimia generica e specifica dei tre Dilleri aggiungo la descrizione di quella che si è moltiplicala eccessivamente nei frumenli delle seminagioni autun- (J) E già pubblicata noi N. 7 ilei Giornnk di agricoltura industria e commercio che si slampa a Bologna. 188 e. RONDAMI, nali dallo scorso 1863 , oltre ad una nota illustrativa sopra un' altra delle tre specie die viene c.liiamala con nome diverso da diversi enlomolo"i. Parma, 20 maggio 1864. Gen. CllOUTHOPIllLA Macq. Rndn. — Anlliomya Mijn. H^alk. etc. — Antliomjza Zett. — iMusca Lin. eie. Species SfiPiA 3Ign. Macq. Zatt. Wall:. Rndn. etc. Vide Descrjpl. in opcr. i^Jeigenii et Zalterstedlii , et observat. iiieas in diariis. Nuovi annali delle scienze naturali di Boloijrna 1843. Ejus larva in culmo herbaceo segetum vivit solitaria , quem obrodit intra cavuiu abdita. Gcn. UROPHOUA Des^v. Macq. Rndn. — Tepliritis Fall. Zett. — Tripela iMeijn. Lcew. etc. — Musca Lin. Rossi. Species Sigiata Mgn. Macq. fValk. Rndn. — Cerasi Rossi Zett. Loew. Scliin. Vide Descript, in oper. Meigenii et Macquarlii , et observat. raeas in diariis su[). cit. Ejus larva in culmo segetum lierbacearum vivit solitaria, quem rodit intra cavum abscondita. (Nota ) Le osservazioni da me fatte sulle abitudini di questa specie basterebbero a far rilevare che è incongruo il nome di Cerasi col SOPRA TRE INSETTI BIALUr 189 quale è chiamata da diversi enloniologi, ma oltre a ciò non si po- trebbe conservare questo vof'abolo distintivo, perchè il piccolo Dittero vivente nello sialo di larva nel nocciolo delle cigliegie e forse di altri fruiti, che fu osservalo per la prima volla dal Redi , dalla dia- gnosi che ne dà queslo disiiiiio naUiralista, risulla di>erso da quello che rode i cereali in erba. Il Linneo die cila le osservazioni del Redi, nell' accennare ad al- cuni caratteri dell'insetto lascia intendere che ha avuto soli' occhio ora l'una ora l'allra specie e forse le ha confuse insieme, come pare che facesse anche il Reomur. Il Fabricius ed il Rossi ritennero che la 3Iusca cerasi del Linneo fosse quella specie che venne in seguilo dìsiinla col nome di signala da! Meigen , il quale riferisce al Oillero linneano allra specie assai diversa e che appartiene a genere dislinlo : e quesla opinione del- l'enlomologo tedesco venne adottata dal iMacquart, dal De Roser, dal Walker e da altri. Lo Zellerstedt separò anch'esso le due specie, ma ap[)arlenendo a due generi diversi conservò ad entrambe lo slesso nome di Cerasi , ma crede, dietro altrui asserzione, che la Tripeta sicjnata del iMeigen sia quel Dittero che rode nel periodo di larva i noccioli delle cerase, e dubita che quesla cosa si avveri anche nell'altro insetto per la ra- gione che fu raccolta talora in paesi dove quei frulli non sono: ma anche ammesso che queslo viva in regioni in cui non vegela il Pru- nus Avium, sarà più facile di ammellere, dopo le mie osservazioni , che la larva dell' Orlalide cerasivoro possa trovare suo nutrimento in altre drupe di piante diverse , anziché ritenere il Tefritide segnato allo sialo di larva poter vivere indifferentemente del nocciolo di un frullo, e del gambo erbaceo di una graminea. Dalle quali considerazioni risulla a mio credere che si debba man- tenere per quesla specie la nomenclatura proposta dal .Meigen. Gen. CECIDO.MYA Latr. Mgn. eie. — Phytomyza Rndn. Annali di Bologna IS'iS. — Tipula Lin. eie. Species Frumeistaria Mihi [nunc). — Cerealis Bndn. 1843. 190 e. UO.NDANI, SOPRA TUn INSETTI lìlALATI Imago. Utriusque sexus color nigricans , alis fuscis radice pallide subrufescente. interinai nioniliformes, flagelli arliculis circiter vigiliti, breviler ver- licillato-i)ilosis. — Pedes fiisco-pallescenlcs. — Ilalleres capilulo nigricante, stipite fiisco-pallido. — Palpi triarticulnti. — Ala- rum vena prima niarginalis proxima sed distincta el iisque ad medium ala^ circiler producla: seciinda subrecla ad apicem alae terniinans: margo prcesertim poslicus, pilis exilibus et crebris fimbriatus. Maris fl»?en»oe fere ut corpus longaj , fl;igelli arliculis subglobulosis , peliolo non longo sed distinclo sejunclis : yJbdonien apice orga- nis copulatoriis validiusculis et eieclis munito. Foeminao antennoe corpore breviores, arliculis flagelli breviler sed ma- nifeste ovalis, et sessilibus, seu non distincte peliolalis. — .4b- domen apice acuminato, appendicibus nullis prseler oviductum manifestis. Exemplaria juvenilia utriusque sexus, sed niagis fceminre , abdominis latera, suluras segmenlorum , et venlrem niagis vel uiinus late et distincte rubeseentia proebent. Larva in culmo tritici lierbaitei vivit gregalim inter folioruin basim guainantem et caiilem, (pieni rodit supra nodos ullimos radicales, et ibi in pupam mutalur, el frequenlius hibernat. I^rogenies qua3 lirimo vpr(» orìliir nnvam «nlìnlpn» ojo-nil Irilip/i ininns infpstjtm CASO DI MALATTIA DI PETTO €0i\ ESPILSIOAE DI LARVE D' INSETTI NOTA DEL PROF. C. RONDANI (Seduta del 5 settembre 1864) Sulla fine della primavera di quest'anno, il sig. capitano doli. Ca- millo Catelli, medico nel 15.° reggimento di fanteria stanzialo a Ri- mini, mi faceva consegnare un boccettino contenente alcuni vermelti immersi nell'alcool, sui quali desiderava avere qualche notizia; cer- cava cioè di conoscere a quale classe di animali si dovevano riferire, e quelle cognizioni che la storia naturale possedeva sulle loro abitu- dini, per poter spiegare un fatto singolare, di cui come medico era stato testimonio. il fatto era accennato brevemente in un viglielto che involgeva il boccettino, con queste parole. « Vermi emessi per espettorazione da un bersagliere che trovavasi all'estremo di vita per inoltrata malattia di petto, e che dopo tale espulsione si è ristabilito in breve tempo e per maniera da poter continuare il suo servizio nell'arma stessa. » lo promisi di studiare la cosa e di dargli coramunicazione del ri- sultamenlo delle mie indagini, e credo di soddisfare adesso all'ob- bligo assunto, col pubblicare questa breve relazione su tale argomento. 192 e. nONDANI, Alle prime osservazioni mi fu facile di riconoscere in quei piccoli animaletti dcgl' individui di una specie d' insetto nel primo periodo vermiforme di loro vita, cioè nello stato di larva, e per poter stabi- lire a quale dej^li ordini entomologici apparteneva la specie da cui erano provenuti, ne studiai l'organizzazione notando i loro caratteri princi|>ali, che sono i segnenli : Lunghezza varia da 3 a S millimetri. — Apodi, cioè mancanti di vere gambe. — Corpo allungalo, composto di 12 a 15 anelli distinti. — Forma quasi cilindrica, un poco acuminata ad una estremità, ed al- quanto smussata dalla parte opposta. — il capo non ha forma stabile, è retrattile, e si distingue per la presenza di due uncini neri rivolti all' ingiù, che taloia sono ritirali nell'intorno. Il colore è biancastro, talora un po' oscuro o rossiccio, special- mente all'orlo degli anelli; all'estremità dove trovasi il capo si os- serva una macchia bruna piìi o meno oscura e più o meno estesa , secondocliè gli uncini neri dalla bocca sono più o meno internati. Dal complesso di questi caratteri si può stabilire con sicurezza che l'insetto che tliede origine a quelle larve appartiene all'ordine dei ditteri (diptera) cioè di quegli Esapodi, che dopo l'ultima me- tamorfosi sono forniti di due ali , e di una (romba o proboscide per succhiare alimenti liquidi; anzi risulta di più, che tale insetto deve essere incluso nella sezione di quest'ordine chiamata dai naturalisti muscidcp, , che coinprcMide quelle specie che sono più o meno ana- loghe alla mosca comune. Per determinare poi il genere dell' insetto dittero di cui ci occu- piamo , conìinciai ad escludere lutti quelli che {)rovengono da larve erbivore, frugivore, lignicole, acqualiche, terrestri, ec. , per pren- dere ad esame solamente quelli che nel primo periodo di loro vita si nutrono di diverse sostanze animali, e facendo in seguito altre esclusioni , per argomenti che qui sarebbe cosa troppo lunga enu- merare , restavano soltanto tre razze o generi di imi se idee ^ in cui si potesse credere inclusa la specie di cui si tratta, cioè: Le sarcofaghe. — l.,e lucilie. — Le piotile. Ma anche fra questi tre gruppi generici di entomi , dei quali le larve hanno eguali abitudini , per me che ho avuto occasione di os- CASO DI MALATTIA DI PETTO ECC. 193 servare più volte le forme di varie specie di ciascun gruppo nel primo stadio della vita, era facile di constatare che le piccole larve da noi descritte , non potevano confondersi con quelle delle sarcofaghe e delle lucilie , perchè sono conformate a cono , cioè acuminale da una estremità dove è il capo, ed assai allargate e troncate posterior- mente, e che perciò l'insello da noi sludiafo dovrà appartenere al genere piophila degli entomologi , restando soltanto da determinare la specie. Fra le larve delle diverse piotile furono descritte con accuratezza quelle soltanto della specie più comune che vive anche nelle nostre abitazioni, nel cacio ed in altri prodotti e sostanze animali, ed i ca- ratteri di queste combinando con quelli qui eniuneiali delle nostre , si poteva già asserire che trattasi di una sola specie; ma per assicu- rarmi sempre più di tale identità , mi interessava di conoscere , se come le larve che vivono nel cacio, anche quelle espulse dall'infermo avevano la facoltà di saltare: domandai perciò al sig. dolt. Catelli se quegli animalelli quando sortivano erano ancora vivi, ed essendo tali se presentavano nessuna particolarità degna di essere notata, e ne ottenni la risposta, che non solo erano vivi, ma vivacissimi, e che alcuni non potevano essere presi perchè saltando fuggivano. Da tale notizia ne viene la persuasione che la specie di insetto da cui furono generate le piccole larve oggetto dei nostri studii, è quel notissimo moscherino che depone le sue uova frequentemente nel cacio, cioè la musca putris o casei di Linneo, ossia la Piophila Casei dei moderni entomolo"i. Resta adesso a conoscere in qual modo potevano trovarsi quelle larve negli organi respiratori! di un uomo infermo, e quale relazione avesse la loro presenza colla malattia degli organi stessi. Non è cosa nuova che femine di mosche carnarie attratte dall'o- dore di materie purulenti di alcune parti ammalale di animali su- periori , siano accorse a depositare in esse le uova , etl ivi si siano sviluppale ed abbiano vissuto le loro larve. Fra i diversi fatti citerò soltanto quello non antico dei soldati Iran- 13 194 e. nO.NOANI, cesi feriti nell'assallo di Algeri, i quali dopo la prima medicazione essendo trasportali a Marsiglia, nello sfasciare le ferite se ne trova- rono molle invase da vermi, del che i medici furono molto allarmali, e non cessò la loro apprensione se non dopo l'esame fattone da na- turalisti parigini, che dichiararono non esservi nulla di grave nella presenza di quegli animaletti , non essendo altro che larve di una spe(!Ìe di mosca sarcofaga , naie da uova deposte sulle fasciature dei feriti durante il loro tragitlo. Il caso nostro ha molta analogìa con quello qui accennalo, perchè in vece della sanie prodottasi nelle Cerile abbiamo la materia segre- gala degli organi della respirazione in islato di flogosi , e la piotila trovando in essa un adalto nutrimento per la sua progenie, avrà cer- cato modo per potervi deporre le sue uova. Il che non sarà stato di difficile esecuzione , perchè nella condi- zione in cui era ridotto l'infermo, se alcuna volta si trovò colla bocca semi-aperta, per essa il piccolo dittero sarà penetralo nelle fauci a collocarvi la sua prole, lasciando la cura alle larve nascenti di pren- der stanza ove trovavano più opportuno alimento e più commoda stazione. Dove poi si stabilissero realmente i piccoli inselli fra le diverse parti degli organi respiralorii dell'infermo, se abbiano polulo pene- trare per r epigloltide nella laringe e discendere nella trachea, ne lascierò la decisione agli anatomici e dirò soltanto, come naturalista, che non parmi mollo difficile un tale passaggio perchè le larvette appena sbucciate sono di una esilila grande, e può diventare mas- sima restringendosi per farsi strada fra minime aperture. Qualunque poi sia siala la posizione che hanno occupata , non poteva esservi per loro alcun pericolo di soffocamento od altro grave danno, perchè anche in altre sostanze dove si trovano vivenli , si veggono immerse di continuo nella putredine dalla quale non sor- tono che al momento di trasformarsi in crisalide o pupa. Importa anche di notare che tutte le larve da me esaminale che erano incluse nel boccetlino, per la loro brevità e piccolezza mo- stravano di non essere molto adulte, dalla quale osservazione si può argomentare che la loro sortita non fosse volontaria; ed è dimostralo CASO DI MALATTIA DI PETTO ECC. 1 9 f» che la pioHla madre aveva da poco tempo deposte le uova da cui quelle larve erano uscite. Dalle cose fin (|ui iliscorse pare evidente, che quegli insetti non abbiano avula alcuna influenza sullo sviluppo della morbosa affezione, ma in vece che questa abbia preceduto la loro comparsa , non po- tendo questa avverarsi se non quando vi era secrezione di malerie mucose purulenti o (juasi tali , che polessero invitare le piofile a de- positarvi le uova: si può soltanto sospettare che la loro presenza, a malattia in corso, abbia contribuito a prolungarla, e fors' anche ad esacerbarla. Diranno poi i medici, se possa spiegarsi la sùbita guarigione dopo che quegli ospiti parassiti furono espulsi , ammettendo che il male fosse per essi mantenuto in uno slato di gravità a cui non sarebbe giunto , o che sarebbe cessato prima , senza il concorso della loro malefica azione. Parma, 20 giugno 4 864. RISULTATO DI ALlCVAMENTi DI BACI» PER AVERNE SEMENTE SANA NOTA DEL SOCIO CRISTOFORO BELLOTTI (Seduta del 5 settembre 18G4) L'esito forlunato oltenuto Io scorso anno mediante l' allevamento di bachi a foglie tenere in stagione normale, esilo che si riferiva non solo al prodotto di bozzoli ma alla sanissima semente che potei in seguito ritrarne, mi persuasero ad eccitare i bachicultori, me- diante la pubblicazione di un opuscolo in proposito (l), a rinnovare in quest'anno l'esperimento che era a me cosi bene riuscito. Dal canto mio era quindi assai naturale che dovessi ripetere il detto esperimento sopra più am[)ia scala per verificare se il primo felice risultato ottenuto fosse opera del caso o si dovesse veramente attri- buire al metodo impiegato nell'allevamento de' bachi. E imianzi tutto a meglio convincere coloro che poco ancora si affi- dano ai giudizii del microscopio sulla sanità delle uova de' bachi, mi era necessario di provare coll'allevamento se la semente da me come sopra ottenuta fosse veramente cosi sana come l'osservazione micro- li) Metodo facile per ollcnere semente sana di buchi da seta nel proprio paese. (AUi della Socielà iialiaiia di scienze naturali. Voi. V.) e. BELLOTTl, RISULTATO DI ALLEVAMENTI DI BACHI 197 scopica me lo faceva riloncre. A lale oggetto non esitai a distribuire a ciascuno de' miei coloni, presso Varese, una eguale porzione di se- mente da me confezionata e di altra di identica razza avuta di Dal- mazia e contenente non più del due al tre per cento di uova infette; in tutto venti oncie (gr. B'ift), Le due partite vennero dai coloni educate contemporaneamente col metodo normale, negli stessi locali, in condizioni affatto identi- che. Il risultalo fu soddisfacente per entrambe; i bachi però prove- nienti dalla semente nostrale furono sempre più belli ed eguali, più lesti nelle mule, salirono il bosco due o tre giorni prima degli al- tri, e in fin dei conti diedero più abbondante raccolto; dalle dieci oncie di quella semente, divise in cinque diverse partite, si ricava- rono Kil 4 65,55 di bellissimi bozzoli, mentre le 10 oncie di Dal- mazia egualmente suddivise diedero solo Kil. 559,10, circa un quinto di meno, di bozzoli egualmente belli. 11 prodotto massimo della se- mente nostrale fu di sessanta chilogrammi per un'oncia; e il massimo della semente dalmata fu di quarantacinque chilogrammi. Non credo però che questo vantaggio della semente nostrale sulla dalmata sia da attribuirsi al maggior grado di sanità della prima in confronto della seconda, giacché se nella prima non aveva potuto scorgere traccia alcuna di infezione, nella seconda, come già dissi, questa infezione non sorpassava il tre per cento ; piuttosto voglio ripetere il miglior risultato della semente nostrale dal medesimo fatto di essere già stala questa allevata antecedentemente presso Va- rese stesso , e quindi in certo modo più acclimatizzata e appropriata alle condizioni di allevamento cui venne assoggettata fra noi. A pari grado di sanità e ad eguale trattamento credo che le sementi confe- zionate nel nostro paese daranno sempre più abbondante prodotto che non quelle di prima introduzione dall'estero; e ciò si è pure verilicato in molli casi colle sementi giapponesi di prima o seconda riproduzione, mentre abbiamo avuto, massime in quest'anno, nume- rosi esempi di falliti allevamenti di partite d' uova sanissime impor- tale da più 0 meno lontani paesi e della cui mala riuscita credo si possa in parte accagionare il cangiamento di clima e di metodo di allevamento cui vennero tali sementi assoggettale. 198 e. UKI.LOTTI, Passando ora allo scopo più importante prefissomi, quello cioè di ottenere semente sana pel prossimo anno mediante la nutrizione dei bachi con tenere foglie, non mi accontentai di ripetere soltanto a Varese la prova riescita lo scorso anno, ma volli estenderla a due altre località Busto-Garolfo e Furato, destinando per Varese gr. 21 della semente nostrale divisa in cinque partite coloniche e per Busto con Furalo gr. 16ft della stessa semente, più gr. 13 di semente giap- ponese a bozzoli bianchi prodotta in Prussia ed egualmente sana; in tutto per queste due località gr. 177 divise sopra B2 partite coloni- che. Dal 28 al 30 aprile nascevano a Busto i bachi giapponesi: dal 2 al B maggio vi nascevano quelli della semente nostrale e dal 10 al 12 nascevano a Varese quelli della slessa semente nostrale desti- nata per della località. L'andamento durante l'educazione apparve regolare in tutte le sin- gole partitelle che si potevano calcolare approssimativamente di tre a quattro grammi d'uova per ciascuna. Tutti i coloni vennero avver- tili del modo col quale dovevano trattare quei pochi bachi onde conservarli sani e alti a riprodurre una nuova generazione egual- mente sana. Ma se tutti ebbero orecchie per intendere, non ebbero però egual- mente il buon volere di adempiere alle prescrizioni impartite. Per molivi speciali io doveva far soggiorno a Varese; rare gite poteva fare a Busto e Furato e sempre mi accorsi che ivi nessun caso si faceva di quanto io aveva più volle raccomandalo circa al modo di tenere i pochi bachi destinati per semente e ciò per le inveterate abitudini e pregiudizii di quei contadini che non si persuadevano che era principalmente il loro vantaggio che mi consigliava le pratiche che da loro si richiedevano. Prevedeva che una tale caparbietà a- vrebbe mandalo a vuoto l'esperimento propostomi e le mie previsioni non stettero mollo ad avverarsi. A Varese invece ebbi ancora a chia- marmi soddisfallo del buon volere de' miei coloni che, tranne qual- che eccezione, non mancavano di prestarsi a tutte quelle cure da me credute necessarie. Ecco ora il risultalo ottenuto nelle diverse località: i ÌGitr grammi di semente nostrale coltivati a Busto e Furato diedero complessiva- alSt'LTATO DI Al.LEVAMi:iNTI DI BACHI 19^ mente Kil. 221,69 di bozzoli, in ragione quindi di Kil. 36,80 per un'oncia dì gr. 27,25; e i tredici grammi di semente giapponese col- tivati a Busto in quattro distinte particelle diedero Kil. 16 di bozzoli, in ragione di Kil. 55,51 per un'oncia; mentre i grammi ventuno di semente nostrale coltivati a Varese diedero il complessivo raccollo di Kil. 86, in ragione quindi di Kil. 72,B7 per un'oncia come sopra. A tale rilevante differenza nel prodotto doveva corrispondere anche il grado di sanità delle diverse partile che volli nuUadimeno desti- nare tutte egualmente a semente perchè non vi fosse dubbio sulla riescila dell'esperimento. Le singole partitelle di bozzoli vennero tenute separate, lasciandone molte agli stessi contadini cui apparte- nevano perchè ne curassero la nascita delle farfalle e la deposizione delle uova, e ritirando le altre in casa padronale allo stesso scopo. Le tele su cui doveva essere deposta la detta semente vennero con- traddistinte con un numero corrispondente a ciascuna partita. Coi primi di luglio era tutto finito a Busto e Furato parimenti che a Varese e solo mi rimaneva di assoggettare all' esame microscopico le singole partite di semente ottenuta per constatarne il grado di sanità. Levato accuratamente un saggio per ogni tela e lavalo cia- scuno di essi perchè fosse scevro da traccie esterne di infezione, passai all' esame che mi diede un risultato ben poco soddisfacente. Delle K2 partitelle di semente confezionata a Busto e Furalo una sola si mostrò abbastanza sana (S'^/o di infezione) e questa prove- niente da semente giapponese; le altre tre partitelle di semente pure giapponese e tutte quelle di semente nostrale risultarono infette del 13 per cento e più, quindi nessuna coltivabile con probabilità di buona riuscita. A Varese sopra cinque piccole partite una sola risultò infetta del 18 per cento; due altre affatto sane e due con un grado di infezione che non oltrepassa il 2 o il 5 per cento. Devo notare che la partita che diede a Varese semente infetta in grado maggiore era stata allevala da un colono che ebbi spesso a rimproverare per- chè meno degli altri si atteneva alle istruzioni impartite sia da me che dal fatlore per mio incarico; ed anche qui la negligenza portò i suoi cattivi frutti. Quale conseguenza potrà dedursi ilal fin qui dello? lo mi credo 200 e. BELLOTTI , autorizzato ad insistere siili' applicazione del metodo da me pro- posto onde ottenere semente sana come il solo che abbia finora ot- tenuto soddisfacente risultato quando, ben inteso, venga accom- pagnalo da tutte quelle altre pratiche tendenti a porre il baco nelle condizioni di vita più a lui confacenli, A tale inlento sarà in- nanzi tutto necessario di limitare sempre a pochi grammi, non più di tre 0 quattro per ciascun colono o famiglia di coloni, la semente destinata alla riproduzione, perchè i bachi nascituri possano essere sempre assistiti da tutte quelle cure che si riferiscono principalmente alla pulizia somma, all'ampio spazio loro concesso, alla frequenza dei pasti, alla ventilazione ben inlesa dei locali, condizioni tutte indis- pensabili j)erchè il prezioso insetto cresca robusto e capace di reagire contro le malefiche influenze esterne. L' impiego poi delle tenere foglie sarà il primo, quantunque non il solo antidoto contro la domi- nante malattia, qualunque sia la causa che rende questo cibo più favorevole alla salute del baco; onde ottenere più facilmente che i contadini somministrino ai bachi i teneri germogli ad esclusione di altre foglie più mature, sarà bene anticipare il più possibilmente siffatti allevamenti per semente, anche allo scopo di non moltiplicare il lavoro ai contadini stessi quando l'allevamento in grande de' bachi non permetterebbe lóro l'osservanza delle più minute cautele. E necessario che dopo la seconda mula venga cambiato ogni giorno il letto ai bachi destinali a riproduzione; le foglie tenere contenendo maggior quantità di succili vegelali, se si lasciano lungo tempo sui graticci, vi si genera la muffa che può essere fatale ai bachi. Dopo la metà di maggio le foglie tenere dovranno cogliersi dai rami gio- vani di uno 0 due anni ; gli altri rami cessano di produrne fra noi a tale epoca per la lentezza colla quale i succhi arrivano alla loro estre- mità, ritardati nel loro tragitto dalle diverse biforcazioni prodotte dai tagli annuali. Dopo la terza mula si dovrà somministrare sempre foglie non tagliale, in poca quantità ma a brevi intervalli. Quanto ai locali destinali a tale coltivazione dovranno essi venir purgati ogni anno, mediante profumi di solfo brucialo, dalla mal aria che vi si annida durante l'inverno, essendo oUima questa pratica anche ad impedire lo sviluppo del calcino. Durante l'allevamento poi si avrà lUSULT.VTO DI ALLKVAMENTI DI BACHI ÌOI cura di manlenervi una costante ventilazione, sia naturale tenendo aperte le finestre e gli sfogalo] nello giornale e nelle ore in cui la temperatura non discende al di sotto dei -4- ìW R.", oppure artificiale mediante il fuoco del camino quando la femporalura esterna obbliga a moderare il libero accesso all'aria, e piìi ancora quando a cagione delle pioggie l'aria esterna è pregna di umidità; l'aria umida è uno dei peggiori nemici dei bachi specialmente durante le mute, favo- rendo lo sviluppo delle muffe nei letti e la degenerazione in gattine dei bachi che non riescono a cambiare la pelle. Perciò anche nella scelta dei locali si dovranno sempre preferire quelli più asciutti escludendo il pian terreno e questo dicasi pei bachi anche appena nati. La maggior parte delle pratiche fin qui dette sono utilissime e direi quasi necessarie anche alla buona riescila dell'allevamento in grande e all'oblio di esse devesi attribuire il fallito raccolto di tante partite provenienti da sanissime sementi nell'ora scorsa campagna bacologica; molte ne vidi in cui i bachi essendosi conservati di aspetto florido e assai promettente fin dopo la terza muta, morirono quasi tutti durante la quarta muta o poco dopo senza traccia della dominante atrofia, e ciò a cagione della soverchia umidità dei letti fomentata dalla stagione piovosa, dalla foglia somministrata ancor pregna d'acqua, e dalla mancanza di venulazione naturale o artificiale. I contadini non solo, ma anche molli proprielarj vanno ripetendo che queste pratiche furono sempre trascurate quando pure i raccolti di bozzoli erano normalmente abbondanti e non credono quindi alla attuale ne- cessità di introdurre modificazioni nel modo di allevamento de' bachi; ma oltreché tali pratiche non sono nuove, trovandosi la maggior parte raccomandate in tutti i migliori trattati di bachicultura, egli è pur necessario ammettere che per l'effetto della dominante maialila il baco trovasi ora circondato da tali malefici influssi per resistere ai quali, ha d'uopo di uno straordinario vigore; si aggiunga la cir- costanza, pure di gran rilievo, che la quasi totale distruzione delle nostre razze di bachi, ci obbliga ad affidarci a sementi importate da lontani paesi, da climi affatto differenti dal nostro, per cui si richie- dono cure speciali affinchè il baco possa sopportare le conseguenze di tali importanti variazioni. 202 e. DELLOTTI, RISULTATO Di ALLEVAMENTI DI BACli Tulli gli sforzi (lei bacliicultori devono ora dirigersi al fine pre- cipuo di conservare le nostre antiche razze di bachi o quelle al- meno che esportate di qui prima dell' invasione della dominante malattia si mantennero abbastanza sane finora in più o meno lon- tani paesi. Le maggiori speranze invece pare si concentrino ora sulle sementi giapponesi originarie o riprodotte ; ma se queste hanno il merito di resistere fino a un certo punto all'attuale infe- zione, devesi osservare che anche questa razza è soggetta a con- trarre la detta infezione più o meno presto secondo le diverse cir- costanze in cui viene educata, qualche volta anche il primo anno di sua introduzione, che i bozzoli che se ne ottengono sono poco ricer- cati dai filatori e perchè contengono dal 25 al 35 per °/o di doppi e perchè danno una scarsa rendila in seta, bellissima se proveniente da bozzoli bianchi, di assai minor pregio se da bozzoli verdi. Molte poi di tali razze giapponesi sono polivoltine (1), ed anche questa cir- costanza riesce dannosa, sia perchè i bozzoli cui danno origine sono assai poveri in scia, sia perchè volendone ritrarre semente per l'anno seguente diventa necessario il fare due o tre coltivazioni successive, il che ben di rado può combinarsi convenientemente colle altre esi- genze agricole. Tutto ponderato temo assai che la troppa fiducia ri- posta nella semenle di origine giapponese pel venturo anno non abbia ad affrettare la distruzione completa delle nostre migliori razze, senza sostituirne alcun' altra durevole e di egual pregio. Raddoppiamo quindi gli sforzi, le cure, gli studj in argomento di così vitale importanza; che s'egli è deciso che si debba soccombere ai misteriosi decreti della Natura, soccomberemo valorosamente com- batlendo. (1) Un faUo singolMi-e clie si rimarco in questi giorni fu clic alcune sementi olte- flute dalla seconfla e'Iiicazione (Ji bachi giapponesi polivoltini, nacquero quasi com- l)lotamenli' heiiciu' nel termine di cinque o sei giorni sì fossero colorale in [liombino come le uova destinale a [tassare l'inverno. SUI RECENTI LAVORI DELL'ISTITUTO GEOLOGICO DI VIEMA RELAZIONE DEL CONSIGLIERE GUGLIELMO HAIDINGER {ì) (Seduta del 5 settembre 1864) IMei ìbdl furono concloUe a une le espioia^iuiu geoiugicue gene- rali nella Monarchia Austriaca ; le esplorazioni in dellaglio si con- tinuarono nell'anno scorso e nel corrente. Si assoggettò ad una revisione e ad un più dettaglialo esame la parte orientale delle Alpi calcaree scltenlrionali collo scopo prin- cipale di fissare il poslo geologico degli strati carboniferi nell'inter- no ed al margine settentrionale di esse Alpi. Questi strati , deno- minati nelle nostre pubblicazioni « strali di Gresten » sembrarono constare d' un misto di avanzi organici del Trias e del Lias ; dagli esami però intrapresi dal consigliere montanistico M. V. Lipold e dal S. Stur, rilevasi non esistervi realmente una tale miscela, ma al contrario appartenere gli strati carboniferi di quella località a (1) Questa relazione fu gentilmente inviala dell'illustre gooloso di Vienna alla se- duta straordinaria della Società, e la Presidenza nell' accoglierla colla più viva ricono- scenza, decise che venisse per intero publilicata, attesa la sua importanza, come quella che dimostra l'attività del celebre Istituto che riconosce nel Consigliere Haidinger il suo fondatore ed uno de' suoi più validi sostegni. Nota della Presidenza due diversi |)criodi. 1 più antichi di questi strati , con piante del Keuper, come Plerophìjllum loncjifolinm^ Esquisetites colamnaris^ Pecopleris Stnllgardensis^ ec., sono sottoposti a schisli con in- dubbj poIrcfiUti Iriasici , come Posidonomya JVetKjansts Wiss , j4mmonites floridus Han. e a questi seguono i cal(;ari coi fossili degli «strali di Raibl », come Peclen filosiis Hau. , Corbis Mellinrji Uau.^ Myoplio) in fFlialhjos Bach, etc. Questi strali vengono denomi- nali dal Lipoid «strati di Lunz « e si limilano alle località interne più meridionali delle Alpi calcaree, e ci servono d'esempio i filoni di carbone di Lilicnfeld, Hollenstein, Lunz, Gaming, Ybbsitz ed altri. Ad un piano superiore appartiene una serie di filoni di carbone al margine settenlrionale della zona alpina calcarea presso Gresten, nel Pecligraben, a Grossau, Hinterliok, e cosi via via. Questi strali, per i quali si può ritenere la denominazione di «strati di Gresten, » ven- gono divisi dagli slrali di Lunz " per mezzo di rocce della forma- zione retica;» in essi mancano le suaccennate piante del Keuper, vi sottentrano i numerosi fossili del Lias , i quali determinano fuor d'ogni dubbio la loro età. In forza di questa distinzione si pervenne a levare uno di quei dubbj , che formò sino al presente un forte ostacolo per riconoscere a fondo la cosliluzione geologica delle nostre Alpi calcaree setten- trionali. Nel corso di questo anno si continuano gli sludj su questo argomento e dietro quelli si potranno poi rettificare le nostre carte geologiche di quelle località. Nello scorso anno si incominciarono le esplorazioni geologiche det- tagliate nell'Ungheria e vi si die principio nella parte più occidentale de' monti Carpazj da Presburgo sino alla valle del Neutra. Questi la- vori geologici furono eseguili dai signori Frane, cav. de Hauer , Fr. Foetterle, E. Wolf, dr. Stache, barone Andrian e C. Paul. Grandi differenze vi si ritrovarono, confrontando la costituzione geologica di questo terreno con quella della parie più orientale delle Alpi cal- caree settentrionali, la quale, come è ben nolo, lernuna nel bacino di Vienna con una linea di rottura come ex abruplo. I sedimenti che nei Carpazj trovansi al di sopra delle masse centrali cristalline, con- stano di quarziti, poi di schisli rossi e di arenarie, con eruzioni di UECENTI LAVOUI DKLL ISTITUTO GEOLOGICO DI VIENNA 205 melafìro, rocce di cui non risconti-ansi le analoghe nelle Alpi orientali, ma che possono esser comparale col Rolhliegentd della Boemia e della Moravia. Nei piccoli Carpazj vi seguono poi immediatamente le rocce della formazione relica superiore, poi i terreni del Lias e del Giura, mentre che vi mancano del lutto gli strati del Trias, tanto potenle- menle sviluppali nelle Alpi che si elevano dirimpetto, e la principale dolomite (Haujptdolomite). La prima roccia indubitatamente Iriasica fu trovata dai nostri geologi nel calcare, su cui elevansi gli avanzi del castello di Reczko nella valle del Waag. Questa piccola rupe calcarea isolata corri- sponde pe'suoi fossili e per la composizione della roccia del tutto al vero calcare conchigliaceo (Muschelkalk, calcare Virglorin) delle Alpi lombarde o del Vorarlberg ed appartiene perciò ad un terreno di cui non si rinvenne traccia nò nelle parti più orientali delle Alpi setten- trionali, né nella catena dei Carpazj settentrionali, ma che fu già da lungo tempo osservato alle rive del Plalten-See nell' Ungheria. Oltre i surriferiti lavori meritano menzione ancora i seguenti: l.°la scoperta fatta dal professore Peters di una numerosa quantità di foraminiferi nel calcare del Dachstein , e nominatamente nei potenti banchi, caratterizzati dal gigantesco Megalodon tn'queter Wulf. , nella valle di Echern presso Hallslall. Le globigerine, texilaridee e miliolidee fanno supporre fuor d'ogni dubbio un sedimento di limo calcareo a grandi profondità del mare; 2." la scoperta di avanzi vulcanici, di scorie, pietra pomice, ec. parte in pezzi isolati, parte incrostati nella roccia contigua (gneiss.) nel mezzo della catena centrale delle alpi, presso Kòfels nell'Oetzlhal , Tirolo , fatta dal profossore Pichler;3." la scoperta di fossili, probabilmente di forma- zione silurica . in un calcare crinoideo ferrifero infra il ferro carbo- nato dell'Erzberg presso Eisenerz nella Stiria, fatta dal professore de Miller di Leoben. Questi fossili sono brachiopodi, ma troppo diffettuosi per esser determinati più da vicino. Si vanno ora allontanando gli ammassi minerali per poter esaminare più a dettaglio il punto ove furono trovati quei fossili; k.° il D. Stursi occupò nello studiare i depo- siti del neogeno ei terziarj nell' interno delle Alpi nominatamente nelle valli del Mur e del Murz: esso giunse a conchiudere esser quivi rap- 206 G. IlAlDINGEn, presentali solamente i terreni marini e quelli d'acqua ilolcc (strali a Congeria) del bacino di Vienna, e mancare del tutto il terreno luedio (gli strali a Cerithium)', finalmente devonsi accennare gli studj in- trapresi dal cav. Carlo de Hauer sui rapporti della forza calorifica dei carboni fossili colla eia geologica. 1 carboni fossili distribuiti nei diversi paesi della Monarchia Austriaca offrono un materiale ricchis- simo atto a fare i necessarj confronti in questo riguardo , perchè oltre i carboni dei diversi terreni terziarj e della formazione carbo- nifera, vi si trovano pure quelli del periodo cretaceo, del Lias e del Keuper. Dai menzionati esami ne risultò che la forza calorifica de' nostri carboni cresce coli' età sino al periodo liassico, oltre que- sti limiti la forza calorifica diminuisce secondo che diminuisce la quantità di idrogeno. A questo schizzo di lavori eseguili dai membri dell' Istituto geolo- gico e dai nostri amici, io devo aggiungere ancora la notizia esser noi sul punto di pubblicare una carta geologica della Monarchia Austriaca risultante dalle esplorazioni geologiche generali terminate colla Dalmazia nel 1862, alla scala di 1,57600 (8000 Klaft. = 1 poli.) in 9 foglj, con colori a stampa. Questa carta geologica fu presentata nella seduta dell'I. R. Istitulo geologico li 19 aprile a. e. dal signor consigliere montanistico Fr. cav. di Hauer, corredala di concordanti colori, sulla base delle no- stre carte stradali alla scala di 1,*32000 (6000 Klaft. = I poli.) in una lunghezza di lOVj piedi e di 7'/i piedi in altezza. Di somma importanza è la pubblicazione del rapporto della coni missione del Consiglio Comunale di Vienna, costituita per provvedere questa città della bisognevole quantità di acqua. 11 professore Suess depose in questo rapporto (un volume in 4.°, IX e 296 pagine con 4 tavole) i risultati de' suoi studj veramente profondi e coronali del pili favorevole esito. Una carta geologica , alla scala di 1,30400 ci mostra le fonti destinale a provvederci d'acqua, cioè la fonte impe- riale (Kaiserbrunn) nel Hollenlhal al sud dello Schneeberg, le fonti di Slixenstein al nord dello Schneeberg fonte alta (Allaquelle) presso Pilten. Di somiuo interesse nei rapporti geologici è l'indicazione della linea di rottura a! margine orienlale delle Alpi, lungo la quale sgor- RECENTI LAVOni DICI.l' ISTITUTO GEOLOGICO DI VIENNA 207 gono da considerevole profondità numerose fonti di elevala tempera- tura. — Qucsla è un'opera veramente grande e di molta influenza sull'avvenire della nostra città capitale e residenza, Vienna, Ai 7 luglio fu presentata alla nostra Accademia delle scienze una relazione del professore Polers sulla sua escursione intrapresa nella Dobrudsclia e alla parte orientale del Balkan. Dacché il signor Morlot tenne nell'I. R. Istituto geologico (li 21 luglio 1863) un discorso sulle abitazioni lacustri, cominciò anche presso di noi a svegliarsi l'interesse per questi studj. Il professore Jeilteles d'Oliniìlz diede relazione di alcune scoperte di questo ge- nere nella Moravia, e l'Accademia Imperiale delle scienze nominò dietro proposta del suo presidente, barone Baumgartner, apposita com- missione. DI UNA TERRAMARA RECENTEMENTE TROVATA A SALSO MAGGIORE E DI ALCUNE OSSA DE' SEPOLCRI ETRUSCHI COMUNICAZIONE DEI, SOCIO PROFESSORE E. CORNALIA (Seduta del 5 settembre 1864) Nello scorso mese, Irovandomì in Salso Maggiore col sig. Pigorini, questi mi mostrò una nuova lerrainara non ancora descritta nella dettagliala memoria slesa dal socio Strobel e dal Pigorini stesso sulle lerremare del Parmigiano. — Questa nuova terremara giace nel paese stesso di Salso, anzi è visibilissima nel cortile dell'Al- bergo d'Italia, presenlandovisi coi soliti caratteri di strati di car- bone, ceneri, cocci e avanzi d'animali commestibili. Le ossa trovale finora appartengono alle specie proprie delle lerremare come il bos brachyccros , ec. Ma ciò clie vi si Irovò di più importante sono alcuni vasi di forma nuovissima e diversa di quante finora scoperte , sia nelle abitazioni lacustri, sia nelle torbiere od altre escavazioni d'epoca preslorica. Questi vasi hanno forma cilindrica, dell'allezza d'un piede circa, e del diametro di un decimetro, col fondo clu; serve di base più ampio. In vicinanza al fondo, che inlernamenle è conico, stanno nelle pareli del cilindro due fori ampj , uno opposto all' altro e del diametro di 2 centimetri circa. E. COnNALIA, TERRAUARA TROVATA A SALSO HAGGIOUE ^ ECC. 209 L'uso di questi vasi mi pare anco difficile a definirsi. — lo ve ne presento, o signori, alcuni pezzi, mentre altri ed uno quasi intero fu conservato dal sig. Pigorini per essere deposto nella bellissima col- lezione falla dal prof. Slrobel nel Museo di Parma degli oggetti della terramara della provincia. In antichissimi sepolcri etruschi presso Bologna, scoperti dal conte Gozzadini, furono raccolte molle ossa, che l'illustre Archeologo volle che io studiassi. Questi avanzi animali appartengono a specie quasi tutte identiche a quelle delle terremare e delle palafitte. Fra esse meritano particolarmente attenzione molti metacarpi e metatarsi di bue segali assai precisamente di traverso, quali alla lunghezza d'un decimetro, quali a meno, e fino anche alla lunghezza d'un pajo di millimetri , sicché sembrano anella d'ossa. — Di queste ossa cosi tagliate ne furono trovale molte ne' sepolcri sopra ricordati. L'impor- tanza del risultato di questi studj consisterebbe nell'aver constatata la durala delle specie domestiche delle stazioni lacustri fino ad epo- che che entrano già nel dominio della storia. 14 DI UNA VERTEBRA FOSSILE DI RETTILE TROVATA NELLE GHIAJE DEL PO COMUiN'ICAZIONE I>EL SOCIO PROFKSSORE G. BALSAMO-CRIVELLI (Seduta del 5 settembre 18G4) Nel novembre dello scorso anno il sig. cav. Giuseppe Brambilla trovava nelle ghiaje del Po proveniente dai banchi tra Ponlal- bera e Arena una vertebra, che generosamente si degnò di ceder- mi, e nello stesso mese la recai all'Isliluto Lombardo di scienze e lellere facendone una semplice comunicazione. E nolo che Ira i vertebrali [losseggono vertebre da un lato con- vesse dall'altro concave i ruminanti ed i solipedi tra i mammiferi, e tra i rettili gli olidii, i saurii e specialmente i coccodrilli. I ruminanti ed i solipedi hanno le cinque vertebre posteriori cer- vicali col condilo anteriore e la cavità articolare posteriore. Esami- nate le vertebre cervicali dei nostri ruminanti e dei solipedi, a nes- suna d'esso può riportarsi la mia, ciò che alla sola ispezione si può verificare. Mi rimaneva quindi il sospetto che potesse spellare ai coccodrilli. Dalla celebre .Memoria di Owen sovra i rettili fossili ri- sulla che, rispetto alle vertebre, possono i eoccodrillidi venir compresi in tre sezioni, cioè gli Anìficeliuni a vertebre concavo-concave, gli Opistoceliani a vertebre concave posteriormente, convesse anterior- mente, e finalmente i Proceliani a vertebre in forma di coppa al- G. BALSAMO CRIVELLI, DI UNA VERTEBRA FOSSILE, ECC. 211 l'innanzi, e di palla all'indielro. A qucst'ulliaia sezione appartengono non solo i coccodrilli viventi, ma ben anche i fossili dei terreni dilu- vionali , e quelli del terreno pliocene. Ai coccoilrilli opistoceliani si riferisce il genere Slencosaurus di Geoff., che comprendo generi pro- prii sino ad ora del terreno giureso che Meyer denominò Slrepto spondìjlus. Dall'allento studio di quesla verleljra io sono persuaso che realmente essa deblui s[)ellare ad un essere della famiglia de'coc- codrillidi, e probabilmente ad un nuovo genere che io propongo pro- visoriamente darci il nome di EridanosauriiSj denominando la specie del nome di chi la ritrovò, cioè il sig. Brambilla. Trovasi essa esposta nel gabinetto di Pavia sotto la denominazione di Eridnnosaurus Brambillce. Questa vertel>ra si conlienc in una gliiaja che contiene una grande quantità di quei corpi denominati dal sig. Ehrenberg morfoliti, corpi che si possono credere, almeno a mio parere, per la maggior parte costituiti da sabbie finissime cementate da ferro idrato simile ad un vero caranto. Oltre presentare un modello a codesta Sezione, ne presento pure un disegno. Onde porgere un'idea precisa di questa vertebra, credo opportuno l'annoverare qui le dimensioni di ciascuna delle sue parti, il che può servire come di una più particolare descrizione. Prima però di esporre tali dimensioni, farò rimarcare come si mo- strano palesi le due superficie articolari laterali, le quali, come è noto, portano vertebre cervicali rudimentarie. Misura delle varie parti delle vertebre dcW Eridanosavrns Bram- billw : Lunghezza del margine inferiore della cavità articolare sino all'estremità della palla articolare o condilo .... niillim. 7S Dal margine della cavità articolare sino all'origine del condilo 52 Dal centro della cavità articolare sino all'estrema sporgenza del condilo b2 Larghezza della vertebra in corrispondenze della cavità ... 82 » dal lato della base del condilo 75 212 G. BALSAMO CRIVELLI^ DI UNA VERTEBRE FOSSILE, ECC. Diaraelro del foro vertebrale milliin. 34 Diametro verticale della cavità articolare 65 Diametro trasversale della cavità articolare 60 Lunghezza dall' indietro all' innanzi dell' apofisi obliqua .... 67 Distanza dal margine dell' apotìsi obliqua , al centro della linea dell'apolisi spinosa che è infranta ftO Diametro massimo della fossa articolare anteriore superiore del processo obliquo 3S Diametro massimo della fossa articolare posteriore inferiore del processo obliquo 37 Dalla sommità dell' apofisi obliqua , alla piccola apofisi che trovasi verso la base dei lati dell' arco che formano le apofisi oblique 64 Dalle piccole apofisi della base dell'arco suddetto sino alla fos- setta articolare collocata al di sopra delle apofisi trasverse. 26 La vertebra fu riscontrata ravvolta da argilla ferruginosa , ed a ciò devesi attribuire forse la sua conservazione. Essa offre soltanto spezzata l' apofisi spinosa. L' apofisi obliqua sinistra offre la sua spor- genza anteriore corrosa all' infuori. L' apofisi obliqua destra anterior- mente è intiera, solo offre una corrosione al margine superiore-po- steriore. RISULTATI GEOLOGICI DEDOTTI DALLO STUDIO DALLE GRANDI BIVALVE CARDIFORiìll ai lìmiti superiori e inleriori DELLA ZONA AD AVICULA COI\ TORTA (1) (Seduta del 5 settembre 1864) PRELmiiNARI. La scoperta di un intero gruppo di terreni tra il iMusclielkalic e il lias a GryphoBa arcuata nelle Alpi del nord e del mezzodì è , per mio avviso, la più grande conquista della geologia moderna. E tale conquista è dovuta per la massima parte ai geologi austriaci ; è uno dei più brillanti successi che resero in breve si famoso l' Istituto di Vienna. Benché io mi sia opposto , specialmente per ciò che si riferisce alla geologia delle Alpi lombarde , alle viste dei geologi di Vienna , abbastanza e forse troppo vivamente in guisa da destare il sospetto che in questioni puramente scientifiche, si insinuasse di soppiatto un sentimento d'antipatia nazionale (2), sarò tuttavia il primo a rendere (1) Come ho fallo più volte precedeiitemente estraggo qui della Paleontologie lom- barde quella parte teorica o conclusionale, la quale offre i risultati dedotti dallo studio delle faune lombarde ciie interessano la geologia generale 11 fare ciò si rendeva tanto più necessario dacché nella presente Memoria si rivedono e si completano diverse tesi importanlissime che vennero da me trattate negli scritti precedenti inseriti negli Alti. (2) Vedi d'Archiac, Hist. dii prag. de la géol. T. Vili, pag. 296. 2 1 li A. STOF'PAM , omaggio ai geologi ilei Reichsanstalt per la luce gettala, con indagini si pazienti, con si gran numero di fatti e di stupende illustrazioni paleontologiche, sulla grand'cpoca che volse tra l'ultimo deporsi delle calcarei^ del Muschellialk, e il primo apparire della G. arcuata. La geologia sistematica , basata quasi esclusivamente sulla strati- grafia dciringhillerra , della Francia, delle regioni germaniche più discoste dalle Alpi, più recentemente sulle ricerche negli Stali Uniti dell'America del nord, era ben lungi dall'allribuire all'epoca triasica, piuttosto intravveduta che esplorata, quell'importanza, per cui reg- gesse a petto delle epoche jìaleozoica , giurese, cretacea e terziaria. Llibimo già occasione di far sentire il perchè gli sludii ostinatissimi, nelle Alpi principali condussero piuttosto a dispute sanguinose che a conclusioni scientillciie. Un po' di Musclielkalk , e del resto i deserti dei (jrès bigarrés e delle inarnes irisées^ ecco ciò che dell'epoca triasica ci presentava la geologia sistematica. A tanti reclauii della paleontologia, in mezzo a tanta monotonia di sedimenti e a tanta povertà di fossili , rispose appena il San Cassiano. Ma era possibile che ttilla la fecondità della terra si esaurisse nella produzione di quella pigmea ? . . . La geologia sistematica appena fa vista di accorgersi di tante scoperte. Le teoriche formulate da H. de la Dèche , da L. de Rudi , da E. de Beaumont, ecc , secondale da una vera febbre di indagini geologiche, furono, più o meno sistematicamente, tradotte nelle opere elementari e sparse specialmente da Lycll in Inghilterra, da A. d' Orbigny e da Bcaudant in Francia, da Leonhard in Germania, e da Collegno e Pilla in Italia, da Dana in Auierica , mentre cresceva come parzialità e quasi come eccentricità il sistema di Quenstedt , seguito dai geo- logi della Baviera e della Svezia. La geologia sistematica progredì nella specificazione dei terreni paleozoici, giuresi , cretacei, terziari e quaternari; ma l'epoca triasica è da lungo tempo condannata a mortale stazionarietà. Appena nelle opere elementari di tutta attua- lità, 0 nelle più recenti edizioni cominciano a far capolino le nuove idee; ma le questioni d'un interesse universale per la scienza, hanno ancor l'aria di questioni private, di impercettibili parzialità. 1 giovani studiosi non sanno ancora che è uopo rompere la convenzione per niSULTATI GEOLOGICI, ECC. 218 cui una immensa, variissiina epoca del globo era stretta nelle angu- stie di una triade, che non ha più senso; che tra il .Maschclkalk e il Lias vanno distinti almeno sette grui)pi grandiosi, cinque triasici e due infraliasici , i quali possono già in parte e in parie potranno essere scomposti in una piìi numerosa serie di gruppi secondarli , ricchi ciascuno di una fauna parziale, nuova, inleressatissima. Nessuna meraviglia di ciò. La geologia sistematica non può tener conio, per dir così, che dei fatti compiuti, e attende forse ancora che sia terminata la lotta o almeno meglio schiarito il campo, per impos- sessarsi del risultati. Ma difficile era il compito, difficile per la mol- tiplicità dei gruppi da ordinarsi, per la loro estensione, per le diverse apparenze che presentavano i terreni da luogo a luogo, per la no- vità delle faune, per la moltitudine stessa e l'ardore di chi inlese all'opera. Nel campo stratigrafico la massima difficoltà che insorgesse stava nelle ingenti masse calcareo-dolomitiche delle Alpi del nord e del mezzodì, costituenti un vero labirinto di colossi incommensurabili, en- tro cui si viaggia un giorno intero , senza che vi si rinvenga una traccia di fossile organismo, senza che vi si delinei un qualsiasi orizzonte. Come dovevano perciò avidamente afferrarsi i minimi in- dizii d'un orizzonte paleontologico ! Certe o impronte o sezioni di conchiglie talora gigantesche, sparse sovente in strabocchevole abbondanza , dovevano attrarre singolar- mente l'attenzione del geologo. Nulla di più facile a colpirsi anche dall'occhio il più distratto. Non v' ha rozzo alpigiano che non siasi una volta affisato su quelle reliquie di un mondo che fu e non siasi a modo suo proposto un problema e trovatane la soluzione che fu sempre conforme per tulli. In tutte le località alpine ove presentansi quelle conchiglie, qualunque sia la lingua che vi si parli, sono sem- pre indicate col nome di piedi di vacca se grandi, di piedi di cervo o di capra se piccole. E una eccezione il piede di mulo che trovai nella Val-D'Ampola (Tirolo italiano) per indicare la specie particola- rissima che ritrae infalli in modo mirabile il piede d'un mulo im- prontalo nella rupe. Quelle grosse conchiglie, sempre cosi uguali a se slesse, dovevano 216 A. STOPPAM, al cerio segnare un orizzonte. Non importa il loro valore paleonto- logico . . . devono appartenere alla stessa specie . . . basterà quindi accennarle con qualche nome convenzionale. Wulfen aveva però sia dal 1793 (1) figuralo e descritto alla meglio, senza precisarne l'oriz- zonte, un nucleo di bivalva che più o mcn bene ritraeva la forma di quello conchiglie; l'aveva chiamato Cardium triquetriim... si addotto questo nome, non foss'allro, come termine di convenzione. La poteva andar bene; c'era tutta la probabilità che quelle conchiglie appar- tenessero ad una sola specie, almeno ad un solo orizzonte. iMa na- tura aveva disposto altrimenti. Per uno di quelli che si direbbero scherzi, fatti per burlarsi della umana intelligenza, o meglio per ammaestrarla ad una critica rigo- rosa , natura aveva sparso ì mari del trias e dell' infralias superiori di grosse conchiglie cardìformi , distribuendole a diversi livelli, se- condo le diverse specie. Ne aveva create di nuove, di bizzarrissime , ma tutte di tal guisa che quando l'azione atmosferica venisse a sezio- narle in seno alle rocce, tutte dovessero mostrare una gran figura in forma di cuore, capace di indurre in errore il più oculato paleontologo. Una volta ammessa come caratteristica una sezione, eravamo sopra un pendio sul quale era difficile l'arrestarsi, ed uno dei casi più probabili era naturalmente che si ritenessero equivalenti terreni d'e- poca distintissima, e ne nascesse tale confusione che bilanciasse in parte la gloria delle più applaudile scoperte. Siccome lo scopo principale finora proposto a' miei studi! speciali fu di mettere in chiaro la serie dei terreni compresi tra il Muschel- kalk e il lias a G. arcuata, mediante l'analisi stratigrafica e paleon- tologica delle Alpi lombarde, doveva di sovente affacciarmisi e darmi tra' piedi come nojosissimo, ma inevitabile inciampo, la questione del valore |)aleonlologico e stratigrafico delle grandi bivalve cardiformi , e doveva condurmi ad occuparmene un giorno seriamente. Già infatti, pubblicando i miei primi Studii (2), feci sentire quanto fosse incerto ed oscuro il criterio dedotto dalla presenza delle bivalve (1) Abhaiidlunrien von Kuìulen'schoi pfauenscliweifigen Iklminlholith, pag. *8, pi. II, npr. 1, 2. (ì) Studii geol. e paleonl-, png. 2i4. RISULTATI GEOLOGICI, ECC. 217 riportate al C. triquetrum Wulf. per giudicare dell'equivalenza dei terreni. Mano mano poi che ulteriori sludii rischiaravanmi la nostra serie slraligalica , sentiva crescere l'importanza di quelle bivalve e la necessilà di altribuire loro un valore ciie risultasse dalla critica pili rigorosa, Sopralutlo non ho potuto mai indurmi a credere che terreni cosi distinti fra loro per giacitura, per specialità di faune, che offrivano rispettivamente una differenza di livello cosi enorme, potessero contenere un'identica specie che praticamente conducesse alla totale confusione d'una serie distintissima di terreni. Ma l'argomento era per me difficilissimo, e poco lusinghiero l'esito presupposto. Quando avessi discusso a tutto ligore i fatti relativi alle Alpi lombarde , mancavami ogni elemento di confronto coi falli che si presentarono in tutte le grandi catene del nord e del mezzodì, né sarei riuscito a trasportare la (lueslione sul campo della geologia ge- nerale. Sotto questo rapporto i geologi dell' Austria e della Baviera non pretendevano d' aver fatto di troppo. Non vi fu specie piìi del C. Iriquetnim invocata come criterio slraligrafìco , e non vi fu spe- cie meno discussa, meno ben figurata, e per giunta più confusa entro un cumulo di sinonimie e di perifrasi inconcludenti. Lietissimo fui dunque quando il signor Glimbel ebbe la bontà di prevenirmi come egli slava per dare alla luce una monografia delle famose bivalve; sospesi le mie pubblicazioni in proposito, e approffitlai dell'indugio per raccogliere nuovi elementi. Rividi le località più classiche, nuove ne scoprii, altri fossili raccolsi. Certo non v'ebbe finora per me ar- gomento che esigesse tale perseveranza e a cui recassi quelT ardore che, voluto già dalla importanza della questione, è poi rinfocolalo dalla contraddizione. Comparve la monografia di Giimbel (1); uno splendido lavoro! I fossili vi sono abbondantemente e magnificamente figurati, l'argo- mento ampiamente trattalo, perfettamente esaurito. Ma quando avrei credulo che non mi restasse quasi più nulla a fare, dovetti avvedermi che, per ciò che mi riguardava, eravamo da capo. Il signor Giunbel ha provveduto ad una grande necessità con si splendida illustrazione (1) GÙMBEL, Die Dachsteinbivalvc u>ul ihre alpinen Vertoandten. (Estratto dal XLV volume del Sitzungsb. d. k. Akad. der Wissensch.) 218 A. STOPPANI, niSULTATI GEOLOGICI, ECC. delle specie raccolte in Germania , mi ha abbreviato il lavoro colla paziente raccolta dei documenli relativi alle bivalve in questione e al loro chiarissimo ordinamento; ma intanto di cincjue specie di grosse bivalve di cui erano già pronti in gran parie i disegni, sol'una scorsi con certezza delineata sulle tavole di Giimbel, e i due orizzonti che mi apparivano così distinti erano ancora dalla comunanza di identiche specie lolalmenle confusi. La questione aduncjue, circa il valore stratigrafico di quelle specie, era ancora per me allo stesso punto. Non polendo ammettere, dietro ai molteplici falli da me raccolti nelle Alpi lombarde, la comunanza d'una specie assai caralterislica tra due deposili a livello si differente, d'epoca affatto diversa, distinti ciascuna da una fauna speciale, di- visi l'uno dall'altro da una fauna specialissima (quella degli strati ad j4. contorta)^ non trovai nella memoria di Giirabel argomenli per am- mettere il fallo, nemmeno come una anomalia. Costretto a rientrare in campo, cercherò di esaurire l'argomento in modo, che gli scien- ziati abbiano bastanti elementi per decidere. Il resto al tempo. PRIMA PARTE GEOLOGIA I. Succinto storico sul Cardiuiu triquelruni e suoi sinonimi. Il signor Giimbel mi risparmia l'improba fatica di ordinare le no- tizie storiche necessarie a premettersi per potere apprezzare conve- nientemente l'uso e l'abuso di nomi e di sinonimie da cui trassero origine tante confusioni, e che diedero argomenti di tante contro- versie Per non rimandare però il lettore necessariamente alla me- moria di Giimbel, occone un sunto di ciò che si liferisce alla parte slorica. VVulfen nel 1793 ficrurò dei nuclei estratti dai calcari dolomitici presso Bleiberg in Carinzia, e lor die nome di Cardium trique- trum (1). Brocchi trovò di tali nuclei nelle Alpi italiane e applicò loro lo stesso nome (2); ne altrimenti fece Catullo, figurando altri nuclei delle Alpi venete (3). Secondo Giimbel le figure D, E, tav. I delineate da quesl' ultimo, corrispondono alle figure di Wulfen, e ritraggono i nuclei che in Germania soglionsi trovare nella dolomia; la figura A, tav. 11 invece risponde alla bivalva che trovasi nel cal- li) Wulfen, op. cit. (2) Meni, sopra le spelonche di Adelsbery (Uibl. Hai. 1822). (3) Saggi di zoologia fossile, pag. ito. 220 A. STOPPANI, care del Dachslein. La differenza dipende però unicamente da un raaggior grado di erosione cui attingono i nuclei nella dolomia in confronto di quelli che si estraggono dal calcare. Simili nuclei trasse Bouè dalle vicinanze di Bleiberg, e figuroUi sotto il nome di Isocardia carintiaca (i). Trovansi con fossili di Raibl. p. es. colla Myophoria Kefersteinii {Cryptina Baibeliana Bouè). Wulfen, d'accordo in ciò con Hauer, non ritiene identiche le specie di Wulfen e di Bouè. 11 Megalodon carinthiacus sp. Bouè indicate da Hauer (2), non apparterebbe nemmeno, secondo Giìmbel, ai Merjalodon alpini. È sempre la slessa bivalva, cioè il C. triquetnim che da Pusch fu figurata sotto il nome di Isocardia exaltata (3), da Murchison e Lyell indicata come Gryphcea e dai geologi tirolesi in un rapporto del IS't^ nominala Isocardia striata. I geologi dell'Istituto di Vienna, per giovarsi come di una carat- teristica dei terreni di quella bivalva che abbondava negli strati del Daehstein, senza entrare in questione circa il valore specifico, indi- cano quella bivalva e quante avevan viso di identica specie sotto il nome indeterminato di bivalva del Daehstein (Daehstein bivalve). Hauer però nel ISSO identificò la bivalva del Daehstein col C. tri- quetnim di Catullo [fi) e nei successivi lavori dei geologi del Reich- sanstalt è generalmente ammessa l'identità della Dachsteinbivalve col C. triquelrum Wulfen. Della bivalva di Wulfen o delle somiglianti non s' era figurato finora che il nucleo. Ma quella stessa che, trovata dai geologi tirolesi ebbe nome di Isocardia striata^ fu da Falger communicata a Schaf- hàutl, il quale la figurò rivestita del suo guscio e l'appellò Megalodon scutatuSj- ma le sezioni trasversali della stessa bivalva prese per altra specie, figurandole come Pìiolas ungulata (5). Più tardi ne descrisse i nuclei facendone due altre specie Isocardia grandicornis (6) e Tau- (t) Mem. Soc. Gèol. de France. T. Il, pat;. il , pi. IV, n^'. 5. (2) Silzuìisgb. k. Akad. T. XXIV, pag. r>15. (3) Polms Paldont., pap; 67, pi 7, fij;. 9. (4) Sitzungsb. k. Akad. i850, pag. 285. (5) Geogn. Untersuch. d. sudbàir. Aìpen, 1851, pag. 155, pi. 23 e 24, fig. 31 e 32. (6) N. .hihrb. v. Unnh. , 1851, pag l'»6. UlSULTATI GEOLOGICI, ECC. 22 4 roceras tiara {l). Per l'idenlilà di queste specie introdotte da Schaf- hauti stanno la località identica in cui furono raccolte e la loro autopsia. Col nome di Mecjalodon seutatus sono indicate in genere da Escher le grandi bivalve trovale nelle grandi masse calcaree e dolomitiche delle Alpi del Tirolo e della Lombardia (2). Curioni nel 1858 sostenne il C. triqiietnim Wulf. specificamente diverso dal 31. scutatiis Schaf.; l'uno collocò nella dolomia media inferiore agli strati ad ^4. contorta^ l'altro nel calcare superiore ad essi strali : non indicò tuttavia i caratteri differenziali delle due specie (5). Stoppani ne' suoi primi scritti nomina la bivalva del Dach- stein C. triquelrum., e la colloca nella dolomia superiore; piìi lar- di (4) distinse una dolomia superiore agli strali ad ^. contorta ed una dolomia ad essi inferiore: assegna all'una e all'altra differenti specie di Cardium. Hòrnes descrisse egli pure una specie di grossa bivalva in cui rav- visò una specie diversa da quella che si accennava comunemente come bivalva del Dachslein e la distinse col nome di Pachyrisma columbella (B). Giimbel riconosce le parzialità di essa specie a cui riporta le bivalve di Nassereit che trovansi nella formazione di Hal- Istalt, e le conserva, mutandone il genere, il nome di Megalodon columbella. Finalmente lo stesso Giimbel (6) ha descritto una nuova specie, il Megalodon gryphoides. Riassumendo ecco , secondo Giimbel, le specie o le sinonimie che (1) Ib. 1854, pag. 550, pi. 8, fig. 19. (2) Geol. Bemerck. (3) iìem. dell' l. R. Islitulo Lomb., 1857, pag. 137. — Curioni non entrò diffalti nella analisi paleontologica, ma potè assicurarci di due importantissimi fatti: 1.° che le grandi bivalve trovansi a due livelli dilTercnti e ben distinti, 2." che due specie distinte corrispondevano ai due diversi orizzonti. Propose quindi, ma soltanto in via provvisoria, che la specie inferiore o trlasica si designasse col nome di C. triquetrtim, e la superiore, infraliasica, con quella di M. seutatus. Già fin d'allora era adunque meco consenziente, e aveva rilevato gli importantissimi fatti che lo studio stratigrafico della Lombardia mette in tutta evidenza. (4) Essai sur les condilions etc. 1861, pag. 45. — Mi riservo a richiamare più sotto quanto riguarda i miei Studii e gli scritti successivi. (5) Denkschr. k. .ikad , 1855, T. IX, pag. 49, pi. Il, 13 a. b. (6) Geogn. Beschr. d. bàir. Alpenzeb. , pag. 421. 232 A. STOPPANI, vanno presentemenle discusse , e che lo sono infoili nella sua pre- gevolissima memoria: Cardium triquetrum VVulfen Isocardia striata {Geocj. montan. Ferein v. Tirol) Meijalodon sciitatus Scliaf. Tauroceras tiara Scliaf. Megalodon gryphoides Giimbel ? Pachyrisma columbella llòrnes Megalodon colmnbella Giimbel Cardium {della dolomia superiore) Slopp. Cardium {della dolomia media) Stopp. II. Dell' abolizione delle anticlie sinonimie. Lasciando al signor Giimbel tutta la responsabilità dei ravvicina- menti paleontologici espressi nel precedente sunto storico, un primo fatto evidentemente ne risulta ed è confermalo nelle discussioni che tengon dietro alle notizie sferiche, ed è che tulle le bivalve citate, sulle quali può portarsi la discussione appartengono tulle o al trias superiore o all'infralias, essendo comprese tra i limili superiori del Musclielkalk e gli inferiori del lias a G. arcuata., appartengono cioè 0 agli slrali d' Hallslall, o agli slrali di Raibl (strali di Corno e Dos- sena) o all' liaupl doloniile (dolomia media) o agli slrali ad ^. contorta 0 finalmente al Daclisleinkalk (infralias superiore). Un secondo fallo si è che esse bivalve si trovano a differenti livelli Un terzo fallo che appartengono a diverse specie. La queslione è perciò assai sempli- ficata. Sopralullo ammettendo diverse specie di bivalve del Dachslein, ciò che a Curioni ed a me si volle sempre ostinatamente negare, è sciolta una prima difficollà che rendeva impossibile ogni questione circa gli orizzonti stratigrafici. Io vorrei semplificare la queslione ancor più, proponendo e adottando per mio conto l'abolizione assoluta delle antiche sinonimie, pigliando per punto di partenza la monografia di Giimbel. Che serve? Quando le specie sono mal descritte, mal figu- rate, male discusse, quando se ne è abusato per diritto e per rove- UlSCLTATI GEOLOGICI^ ECC. 22?» scio, quando hanno gettalo la confusione nella stratigrafia, non ser- vono che a frapporre inciampi, a mantenere ed accrescere la confu- sione; non sono che una sorgente di continue recriminazioni. 11 miglior partito e disfarsene, e cominciar da capo. Non abbiamo noi ora una bella monografia a cui riferirci ? le specie non ci sono ollimamente completamente figurale? adottiamola, non foss' altro per intenderci. Giimbel stesso ha già abolito le antiche sinonimie, ma ha conser- vato quella che andava abolita per la prima: è la sinonimia più col- pevole delle confusioni, delle male intelligenze che derivarono dal di lei impiego, lo propongo l'abolizione anche di questa, lo credo che Io stesso signor Giimbel ha provato della ripugnanza a conservare quel nome, a imporre ii nome di un nucleo che non ha nessun valore paleontologico a' suoi bellissimi esemplari rivestili perfettamente del loro guscio, muniti di cardine distintissimo alto a fondare una specie indiscutibile. Egli si domanda infatti se la specie di Wulfen è identica a quella che egli ha studialo, e risponde che la questione è difficile. Wulfen non disegnò che semplici nuclei e quelle figure, aggiungerò io, non sono certo le più rassicuranti (1). Ma, continua il signor Giim- bel, io ricevetti degli esemplari i quali provenivano dalle stesse lo- calità ove furon raccolti quelli di Wulfen, che dovrebbero esser quindi di identica specie: tra i nuclei di Carinzia e quelli del Dach- stein non mi fa dato di constatare una differenza degna di rintarco. Invero le dimensioni sono ben di rado uguali, ma le differenze sono (1) Non avendo mai potuto procurarmi l'opera originale di Wulfen, ricorsi al- l'egregio signor Suess, pregandolo a comunicarmi quanto gli era possibile per farmi ragiono del troppo famoso Cardium triquclriim. Per un traUo di quella squisita gen- tilezza che è il carattere principale dell'eminente paleontologo, ei mi communicó, con lettera 13 settembre 1861, i lucidi delle figure di Wulfen, e la descrizione testuale delle specie. Trattandosi di un fossile resosi tanto famoso, figurato in un'opera ab- bastanza antica, e che. io credo divenula rara e volendo porgerò ai lettori tulli gli elementi per pronunciare un giudizio nella questione che ora si agita, ho creduto bene di riportare le figure di Wulfen (l'I. 38, fig. 1, 2). Ecco ora il testo della de- scrizione '■ Cardium triquctrum, testa cordaio-trigona, nuda, laevi ; valvulis ajqualibus, antico compressis, obtuse carinatis, vulva; regione profonde dehiscente , utrinque versus rimam declivi, hymene prostante: ano retuso: natibus procurreutibus, distan- libus, parumper inflexis, obtusis: margine laterali postico, aculc carinalo, cdenlulo- »■ {Abhmd. etc. , pag. 48). 224 A. STOI'PANI, le slesse che sì osservano fra esemplari provenienli dalle slesse loca- lità e dipendono dallo sviluppo, dall'età, dalle accidentali compres- sioni. Tali osservazioni di Giuiibel non possono a meno che lasciarci incerti suU' identità del C. trìquetrum disegnato da Wulfen colla bivalva figurata da lui sotto lo stesso nome specifico, e cosi sarà sempre, finche un semplice nucleo debba servire di base ad una specie. Mi permetterò di aggiungere per mio conto che nessuno dei M. tri- queter disegnati da Giuubel è cosi gonfio come i nuclei di Wulfen; che nessuno ha gli uncini così ricurvi verso l'interno, e che anche per altre ragioni se io volessi riferire i nuclei di Giimbel ad alcune delle specie a me note, preferirei di riportarlo al mio Conchodon infraliasicus , come proverò, descrivendo questa specie. Conchiudo dunque all'abolizione anche dell'antichissima sinonimia, sostituendo in questo scritto al nome di Merjalodon triqiieter Wulfen, quelle di Megalodon Gumbelii^ intendendo significare con questo nome quella specie che il signor Giimbel figurò sotto il nome di M. triqueler. Per me dunque la discussione si porta unicamente sulle seguenti specie tutte benissimo descritte e figurate nella monografia di Giimbel: Megalodon Giimbelii Stopp. n complanatus Giimb. " gryphoides Giìmb. " columbeìla Giìmb, » chamoeformis Giimb. Siccome però le tre ultime specie non furono da me con certezza riscontrate in Lombardia, e siccome sono di nuova introduzione e quindi non hanno antecedenti, nella parte geologica di questo scritto non mi resta a pigliar di mira che le due specie Megalodon Giimbelii e complanatus. Il Megalodon complanatus però non sembra essere che una varietà del 31. Giimbelii. Fosse però anche una specie distinta, è certo che si trova allo stesso livello. Ciò che risulla dagli studii di Giimbel è pienamente confermato dalle mie osservazioni in Lombardia. Gli eseuq)lari che per la loro forma possono riferirsi al M, complanatus. sono mescolali con quelli che debbonsi riferire UISULTATl GEOLOGICI, KCC. '21^ al M. Gumbelii a Caino, a Songavazzo, etc, sicché la clislinziono delle due specie non è di nessun interesse per la queslione stratigra- fica di cui dobbiamo occuparci. I.a queslinne stratigrafica verte in fine sul 3J. Giuìibelii , e si risolve nella doinarula: — quale è l' oriz- zonte del M. Giinibelii? — Dietro gli anlecedenli io ris|)ondo con altrettante tesi affermative, die andranno provale nei ca[)iloIi se- guenti. Eccole: — Il M. Gùinbe Hi ha un ovhzonic fisso, determinalo. Il M. Gumbelii è fossile triasico che appartiene al trias superiore, e precisamente a quel deposito generalmente dolomitico che nelle Alpi sta tra gli strali di Raibl e gli strali ad ^. contorta^ appartiene cioè esclusivamenle n\V Hauptdolomite dei geologi austriaci, bava- resi, svizzeri, alla dolomia media dei geologi lombardi, occupandone a preferenza gli strati superiori. Qualunque specie estranea a (]uesto orizzonle è specie diversa dal 31. Giimbelii. li M. Gilmbelii è il fossile più caraneristico del grande gruppo delle dolomie alpine. — Sono queste le tesi che, salvo le diverse parole e la minor chiarezza de'concelli, io ho sostenuto sempre e giovi qui riassumere quanto io scrissi su tale argomento ne' miei precedenti lavori, per fissar bene il punto di partenza e riconoscere di quanto progredisca la queslione nel presente scritto. III. Mie antecedenti osservazioni in argomento. Ne' miei Studii geologici e paleontologici sulla Lombardia., pubbli- cali nel 1857, descrivendo la dulomia superiore (Dachsleinkalk, in- fralias superiore) scrissi che il fossile più caratteristico ne era il Cardium triquetrum., aggiungendo però ritenuto moderatamente a norma di quanto dirò a suo luogo per riguardo a questa specie (1), Su ciò, o meglio su quanto riportò il signor Hauer de' miei Studii., che sembrano ignoti al signor Giimbel, si appoggia certa- n)enle quanto disse quest'ultimo asserendo che « lo slesso sig. Stop- pani dà la bivalva del Dachslein sotto il nome di C. triquetrum come carallerislica della dolonn'a superiore ossia del Dachsleinkalk. (2). » fi) Studii, eie, pag. 99. (2) Die Dachstein bivalve, pag. 360. Iti 21fi A. STOPl'AKr. Mail signor Giinibcl non può ignorare che in quell'epoca, benché non sia tanto lontana, la serie dei terreni tra il Musclielkalk e il lias era ben lungi dall'essere sbrogliata nò in Lombardia né in Germania, che l'infralias non segnava ancora quello stupendo orrizzonte a cui va debitrice la geologia di si rapidi progressi, che quindi avvenne a me ciò che toccò a lutti i geologi, nessuno escluso, che scrissero dei grandi gruppi calcareo-doloniilici delle nostre Alpi , di confondere cioè sotto un solo orizzonte depositi collocati a diversi livelli. E fu l'essermi ben presto avveduto, che il principale difetto de'miei Studii era la confusione delle serie triasica e infraliasica che mi impegnò nella pubblicazione delle seguenti opere tutte rivolte a rettificare quanto vi aveva di erroneo nella prima. Allora poteva dire che il C. Iriquetriim era caratteristico della dolomia superiore: 1.*^ perchè si era generalmente confuso la dolomia media (Hauplodolomite) colla superiore (Dachsteinkalk); 2.° perchè io non conosceva le grosse bivalve altrove che a Bellagio e al monte Tre-croci sopra Varese, dove infatti si trova la specie infraliassica, il Conchodon infralia- sicus: 3.° perchè non attribuiva al nome C. triquetrum che un valore affatto convenzionale, essendomi fin d'allora accorto che passavano sotto questo nome specie ben differenti. — A conferma di ciò gio- vami richiamare che ne' miei Studii^ a pag. 2^4, aggiungendo al C. triqiii'triim come dubbiose sinonimie il Diceras arietina Lk., il Megalodon scutatus Schaf. e il Tauroceras tiara Schaf., conchiudeva che " dair ispezione delle diverse figure o dei diversi esemplari che sono compresi sotto uno o più dei citali sinoniuji mi sono persuasa che ci sarebbe luogo a compilare una bella e copiosa monografia. " La monografia di Giimbel, cosi bella e cos'i copiosa rispose dopo sei anni alle mie previsioni ed a' miei voti; ma essa non è ancora una monografia completa. Ciò che qui ripeto a mia difesa trovasi già scritto nella mia Rivista e ripetuto altrove, né credeva di dovermene più oltre impacciare. È una umiliazione il dover scrivere in una lingua straniera per non es- sere giudicato che su degli estratti. Nella mia Pàvisla , stabilendo il gruppo della dolomia media entro i suoi giusti confini, mostrandola cioè costituito dalla grande massa cai- niSULTATl GEOLOGICI, ECC. 22 7 careo-dolouiitica che sta tra la zona di Gorno e Dossena (Raiblscliicten) € gli strali ad A. contorta, dissi esplicitamente che i grandi ammassi di C. triquctrum si rinvengono nella parlo superiore del grande gruppo: ma il nome della specie dichiarava mantenere convenzional- mente (I). Nella conclusione della /. Serie della Paléontoloyie lombarde, con- fermava queste mie \ edule, mostrava il gruppo della dolomia media potersi suddividere in due, uno inferiore, il vero deposito dai petre- fatti di Esine (Esinokalk), l'altro superiore la dolomia media pro- priamente delta che ad alcune specie connnuni al deposilo inferiore, cioè al calcare di Esino ( Gastroclaena obtusa, . quali avevano ciascuno una fauna propria, splendida, distintissima: tale identità si basava più che sul valore delle specie, ?,\\\V habitus^ della fauna. Vediamo infatti qual valore si può attribuire alle specie. Tra la formazione d'Esino, che conlava 243 specie e quella di Hallslalt che ne noverava 128, eranvi communi 12 specie. Ma ài queste 42 specie, 4 erano già communi ad altri deposili, al San Cas- 250 A. STOPPANI, siano, al Musclielkalk, ecc., dunque non più alle a stabilire il paral- lelismo do' secondari gruppi del trias. = A. Aon , A. Johannis Austria}, Cli. formosa, Poss. Zo?«me/n'. = Vediamo le otto rimanenti. Avvertasi che io nìi riferisco ancora a quello che ho scritto per rap- porto ad esse specie, a suo luogo, nelle mie monografie dei petrefatti di Esino. OrUii'Ccratites reticulatiis ? Hau. — Specie da me indicata già come assolutamente dubbia (1). Ortlioceralites diibius llau. — Specie cui Hauer dichiara senza ca- ratteri abbastanza costanti e fissi. La mia determinazione era poi fondata sopra un esemplare abbastanza guasto e che offriva delle spe- cialità sue proprie (2). AmiiéoniU's ausseamus Hau. — Specie assai variabile secondo Hauer, e a cui riferii un solo esemplare assai guasto (5). Chemnitzia Escheri Hornes. — Specie liscia, variabile, di cui Hor- nes non figurò che esemplari di Esino, che non si trova nelle vere calcaree di Hallstatt (4). Chemnitzia (jradata Hornes. — Gli esemplari figurali da Hornes non sono di Esino. lo non trovai ad Esino questa specie ; solo ne avrei trovato un mozzicone a Lenna. Hornes dubita che questa specie non si trovi anche a San Cassiano. Non trovata nelle vere calcaree di Hallstalt(5). Natica lemniscata Hornes. — È una delle specie sulle quali sa- rebbe difficile levare alcun dubbio. Solamente non si trova propria- mente ad Hallstatt, ma a Fladungbau (6). Natica Meriani Hornes. — L'esemplare disegnato da Hornes è di Esino. INon si trova ad Hallstatt, ma a Trotzberg in Tirolo (7). Natica comensis Hornes. — Si ripete ciò che ho detto della specie precedente (8). (1) Pai. lomb., l.' Sório, pag. 413. (2) 76., pag. H2. (3) Ib. , pag. 118. (4) Ib., pag. 17. — Hornes, Gaster. aus d. tras , pag. 7. (5) Ib., pag. 21. — Hornes, op. fit. , pap. 6. (6) Ib., pag. 42. (7) Ih., pag. 43. (8) (b., pag. 46. RISULTATI GEOLOGICI^ ECC. 237 Le Ire specie trovale ad llallslalt , non sono adunque certe per rapporto ad Esine, e le cinque determinale da Ilurnes non apparten- gono alle vere calcaree di Hallslatt, ma a depositi il cui parallelismo con quello di Hallslatt potrebbe essere forse di nuovo discusso. — Infine si vede che, senza aggiungere ne logliere nulla a quanto fu riportato da Ilauer, da Hòrnes e da me, il parallelismo tra l'Esino e rUalIslatt in linea paleontologica non era die probabile, e tale pro- babilità si annulla totahuenle a fronte delle contraddizioni che nacquero da tale parallelismo in linea stratigrafica che rendono esso parallelismo afTatlo inammissibile. VI. Quale è l'orizzonte delle diverse specie riferite al C. triquetrum. Distrutto il falso parallelismo tra le calcaree di Esine e quelle di Hallslatt, la serie infraliasica e triasica da me ammessa in Lombardia concorda perfellamenle colla serie ammessa per le Alpi in genere dai geologi austriaci. Eccone lo specchio comparativo, non altro che il riassunto della Tavola sinottica già citata, colla semplice aggiunta del parallelismo del calcare Hallslatt. Terreni Giuresi Piano basico Lias. Formazione di Salirlo. Calcare a G. arcuata. Liaskalk. Unter- sler Lias di Giimbel. Slarhemb. Gresten. Sch. Piano infraliasico Strali a fauna hettan"iana Calcare del Sasso degli Slampi Dachsteinkalk Strali ad A. contorta Strati dell'Azzarola Oberer Muschelkenper di (liim- Lumachelle e schisli neri bel-Kòssener-Schichten 238 A. STOPPAM^ Terreni Triasici. Piano Esiniano Dolomia media Ilauptdolomite Petrefalli di Esino Esino-Kalk. Piano Raibeliano Gruppo di Gonio e Dossena Raibler Schichten Piano Hallstattiano Dolomia dì San Difendente Hallslàtter Schichten Nella serie delineata, in quali rapporti si trovano le grosse bivalve riferite al C. triquetrum o indicate con altri nomi? Prima che Giira- bel pubblicasse la sua monografia si sarebbero dovute trattare altre questioni: l.^ lo asseriva che esistevano diverse specie di grosse bi- valve credute identiche a quella del Dachsteinkalk, e Giìmbel con- fermò qnesta asserzione, pubblicando 5 specie, alle quali io ne ag- giungo 4 altre la cui novità è ancor meno disputabile; 2° Da lutti si accertava che esse bivalve si trovavano a differenti livelli, e ciò è pienamente confermato. La questione è dunque grandemente sempli- ficata. Trattasi di sapere a quale livello si trovano le diverse specie. Ma la questione è ancor più semplificata , ridotta ai minimi termini. Delle 8 specie descritte da Giìmbel, una sola trovasi esclusivamente nel Dachsteinkalk , cioè superiormente agli strati ad ^. contorta , il M. gryphoides. Tre non si trovano che inferiormente agli strati ad y4. contorta j i 31. complanatus , columbella , chamocformis. II solo M. Gùmbelii {M. triquelrum sp. Giimbelii) è indicato e sopra e sotto agli strati ad A. contorta, indicato cioè tanto nell'Haupt-dolo- inite, come nel Dachsteinkalk, nel trias superiore, come nell'infralias superiore. La questione dunque si riduce a determinare quale livello ntsiii/rATi OEOLOGici, F-cc. 259 è occupato dal M. Gumbelii, e per me, a provare che il M. Giim- helii appartiene esclusivaincnle airilaupt-doloinile , alla mia dolomia media, al membro superiore del trias, al gran deposito inferiore agli strali ad A. contorta^ al gran deposito in cui si continuò la fauna di Esine che nel suo maggior sviluppo trovasi alla base di esso. Ottenuto questo, avremo, al punto in cui si trova la scienza in oggi, una bella serie di grosse bivalve, ciascuna delle quali segna un preciso orizzonte, e sarà tolto di mezzo ogni ostacolo a fissare la serie triasica e infraliasica delle Alpi. Io non posso perciò far altro che sancire i molti fatti da me rac- colti, indicando le precise localilà , delineando i principali profili , sicché ciascuno possa a suo agio verificarli. Non servendo essi che come schizzi dimostrativi dei rapporti slraligralici, cui rivelano fe- delmente , non hanno del resto altrimenti alcuna prelesa. Li levo quali sono da' miei libretti da viaggio. Quanto al valore paleontolo- gico delle specie che andrò citando , mi riporto alla descrizione ed alle figure di esse specie pubblicate nella Paleontologia (t). VII. Profili comprovanti V inalterabile distribuzione stratigrafica del iM. Giimbelii e delle specie che vi hanno rapporto (2). 1." Profilo della Val-d'Ampola Nella mia Rivista e nella Conclusione alla 1." Serie della Paleon- tologia lombarda ho fatto cenno dei dintorni di Sloro , allo sbocco della Val-d'Ampola (Tirolo italiano o Trentino) come d'una località dove il Cardiiim della dolomia media {31. Giimbelii) era sparso a profusione, in mezzo ad una gran quantità di fossili, analoghi ai pe- trefatti di Esino, tra i quali infatti discernevansi abbondanti la Ga- strochcena obtusa e VJvicula exilis. Era dunque una delle localilà pili interessanti dove avrei dovuto ripetere le indagini a tutto agio,, sicuro di riportarne nozioni e materiali abbondanti a profitto ddla (1) Paltoni, lomb., Ut.'' Sèrie, 11.*^ Appendice. 121 Vedi la Tavola posla in fine al volume, ed esUaUa dalia 111." Serie della Pa- léoHloloyic lombarde. SSftO A. STOPPANI, questione di cui stava occupandomi. Ma io sapeva e per mie repli- cate esperienze, e per esperienza altrui che non è sempre aggradevole pel geologo, avesse pure un mandalo dal Gabinetto delle Tuilleries(l), rinlrallonersi al rilevare si)accali e mollo meno il far sallare le mine sui gelosi confini di due Siali nemici, e proprio alla base di forti sorti or ora in grembo alla piìi pacilica vallata. La Val-d'Ampola e i suoi dintorni non furono abbastanza studiali anzi , se non erro per igno- ranza, stanno tra le regioni più ignote. I geologi austriaci debbono pigliar di mira (piesto j)unlo , sicuri d'un esito brillante. Il bacino di Sloro è straricco di fossili apparlenenli ^W Haupt- dolomite, ed ho ar- gomento di credere che nei dintorni di Tione esista una splendida fauna riferibile probabilmente od agli strali di Raibl o agli strati di San Cassiano. Uno spaccato esatto , che si guidasse su di una>etta in direzione da sud a nord, partendo p. es. da Manerba , a nord di Desenzano (lago di Garda) per arrivare, passando sopra Storo, al gran gruppo dei monti Codino, Frerone, Lajone, Castello, ecc , sa- rebbe uno dei più magnifici spaccali che la geologia fosse giunta a tracciare, poiché, partendo dal vero terreno nunnuulilico a .Manerba, atlaverserebbe la creta, il giura , il lias e l'infralias tra Salò e l'alto rilievo della imponente catena che si allinea da S. 0. a N. E. alla destra del lago di Garda e, attraversata la massa enorme della do- lon)ia media (Hauptdolomile) , oltre Sloro, taglierebbe la serie in- feriore dei terreni triasici, quindi la ingente massa degli schisti, dei gres e delle puddinghe carbonifere o paleozoiche , e troverebbe i graniti coslituenli la catena a Sud del Tonale, uno dei gruppi grani- tici più giganteschi dell'Europa. Benché io non creda conveniente produrre ora graficamente un tale spaccalo, che riuscirebbe ancora troppo inesatto ed anche superfluo allo scopo, nessuno porrà in dubbio che la gran massa dolouìitica, che si alza tra il lago di Garda e il lago d' Idre e che sporge cosi im- ponente sul lago stesso di Garda, tra Limone e Ulva di Trento, non (1) AIUnlo ad uni» sj; radi! voi e incidpiilc occorso nei dìiUurni di Peschiera a M. Doosse ingegneri! in ca|)0 francese, condono suo malgrado da Pesciiicra a Verona e da Verona a Venezia, per aver, dicesi, osalo levare il prolilo di una morena nelle vicinanze di Peschiera. RISULTATI GEOLOGICI, ECC. Iki rappresenti rTIauptdolomile dei geologi svizzeri e austriaci, mollo meno poi die quelle dolomie non siano inferiori agli strati ad ^. contorta che si trovano allineati su vasta zona a S. E. della catena dolomitica. La prima località adunque, dove mostrasi il M. Gumbelii , indica questa specie inferiore agli strati ad yl. contorta. Clie poi la dolomia a M. Gumbelii di Storo, appartenga alla dolomia media (Haupldo- lomite) lo provano i fossili G. ottusa, A. exilis, Delphinula Escheri n. sp. die io trovai sempre caratteristici di questo gruppo in tutte le località , ove i rapporti stratigratici mi sono noti perfettamente. È col M. Gumbelii die si trova il Dicerocardium Ragazzoni. Al- tri fossili sono Chemnitzia sp., Natica sp. Turbo .sp. {ì). 2." Profilo di Caino ( (ig. 1.). E la località più fortunata per le mie scoperte , ed è nello stesso tempo la più chiara per la successione stratigrafica. La via che a nord di Brescia conduce nella Val-Trompia, si biforca ben presto , ed uno dei rami si volge ad est per guidarci a JNave , Caino , calle di San Eusebio , onde si scende in Val-Sabbia. I colli che partendo dal Mella, passano sopra Bovezzo, Cortine e ÌNave, mo- strano in bella serie la majolica, i calcari rossi giuresi, quindi il lias, 0 formazione di Sallrio. Oltre ÌNave sorge un promontorio dove svi- luppatissima è la corna bresciana, co' suoi banchi oalitici bianco-lat- tei cosi caratteristici, riferita universalmente a buon dritto al Dach- sleinkalk od infralias superiore. La depressione del suolo e i campi coltivali annunciano ben tosto gli strati calcarei e schistosi ad A. contorta, sviluppatissimi e ricchissimi di fossili già da me descritti a loro luogo. Gli strati ad A. contorta cominciano alla Cartiera (vi ha infatti ancora una fabbrica di carta) e formano tutto il piccolo ter- ritorio di Quattro-Buote , Caino, INoale , Terminello. Ad est di quel gruppo di paeselli, poco oltre l'abitalo, cominciano ad apparire gli strati di dolomia candida , farinosa , a decomposizione ferruginosa (1) Le nuove specie di cui si parla qui e nelle pagine seguenti saranno descrllte e tìgurate colie grandi bivalve alla fino della IH." Serie della Paleontologie lombarde- 16 242 A. STOPPACI, rossa. I campi coltivali cessano, il bacino si chiude bruscamente, la dolomia slerilissima si alza a costiluire moli gigantesche die incor- niciano entro un deserto di rocce il bacino della vera Val-Sabbia dove predominano le marne variegate. La via, per raggiungere il calle o passo di Sant' Eusebio, è obbli- gala ad alzarsi a svolte o torniquets , ed è appunto in capo al primo svolto che si Irova il meraviglioso strato die mostrerà ancora per lungo tempo le vestigia della mia rapina. Gli è un ammasso di forse B metri di spessore, ove si pigiano, si intrecciano le cornute bivalvi che io nomino Bicerocardiwn Jani e D. Curioni. La seconda specie è rara, la prima abbondantissima. Sparso in quella congerie si Irova il 31. Gùmbelii. Io ne estrassi degli esemplari dall' interno slesso delle valve dei Dicerocardium. Nulla dunque vi può essere di meglio contemporaneo. Sotto agli strati a Dicerocardium, seguono altri, dell'identica do- lomia, costituenti una vera lumacliella di Megalodon. Lo spessore complessivo di quella lumacbella può essere di 8 metri. I Megalodon sono assai piccoli ; non oltrepassano i 4 centimetri di diametro , ed hanno preferibilmente la forma del M. complaìiatiis Giìmbelii , che io ritengo una semplice varietà. I 3Iecjalodoìi che si trovano coi Di- cerocardium sono sensibilmente più grossi, ma sfanno ancora tra gli esemplari giovani. Altri fossili abbondano in quegli strali , ma si eslraggono difficilmente. Ma io fui lieto di scoprirvi ì'^. exilis e delle piastre intiere di dolomia die mostravansi, per effetto dell'ero- sione, interamente coperte di sezioni di Gastroclicana oblnsa. Altre specie da me distinte sono Delphinula pygmwa n. sp, 3IijopUoria Balsami n. sp. Non insisto sulla evidenza della serie stratigrafica di questo profilo. Tutto vi appare senza velo , senza disturbo di sorta. Il geologo che visiterà la Lombardia , scriva la Val-di Caino tra le località più clas- siche da visitarsi. Gli strati ad ^. contorta e la dolomia media (Haupt-dolomite) che li sopporta sono ricdiissimi di fossili e ne' più chiari rapporti stratigrafici fra loio. in nessun luogo potrà meglio con- chiudere : l.° che i 31. Giimbelii, D. Jani e Curioni , A. exilis ^ G. ottusa costituiscono una fauna contemporanea: 2." che l'apparizione RISULTATI GEOLOGICI, ECC. 345 dì questa fauna precedette quella degli strali ad A. contorta; 3.* cbe questa fauna si collega per l'idenlilà delle specie ai petrefalli di Esino. Non lascierò di osservare che anche qui il 31. Guinbeln occupa, re- lativamente alla gran massa dolomitica, gli strati superiori. 5." Profilo di Val-Sarezzo (fig. 2.). Se da Caino ci spingiamo verso il N. 0., attraversando i monti, e tenendoci sempre sulla massa dolomitica , ci troveremo a Sarezzo. 1 piò di rocca di Sarezzo si sono sparsi ovunque in questi ultimi anni. La dolomia a Mecjalodon vi è scavata attivamente e cotta come calce grassa. Alcuni strati sono cavernosi all'estremo. Le caver- nosità sono sovente tapezzale di bella crislallizzazione, ma più so- vente riempite di terra ocracea, o d'un vero bolo o masse d'argilla rossa, ferruginosa, plasticissima. Da quelle cavernosità si svolgono facilmente i Merjalodon allo stato di nucleo cristallino, candido, più spesso tinto di rosso. I fanciulli ne fanno degli allunassi e per pochi soldi ne partite carico come una bestia da soma. INegli strati di do- lomia compatta conservano però i 3Iegalodon anche a Sarezzo in- tatto il loro guscio; ma è difficilissimo estrarneli. Il sig. Giiiiibel riparli i nuclei di Sarezzo, di cui pare non avesse che alcuni miseri esemplari, Ira le due specie o varietà 31. complanatuSj 31. columbella. Io non ci vidi mai altro che l'inevitabile 31. Gùm- belii. Il guscio conservato di alcuni individui , ma più la lamina che modella il cardine cui va assegnala una si gran parte nella analisi pa- leontologica, mi assicurano di quanto asserisco. — Ma qualunque sia la specie, non vi ha qui, nemmeno col sig. Giimbel, nessuna que- stione stratigrafica, I 3Ierjalodon di Sarezzo giacciono in una dolomia inferiore agli strali ad A. contorta. Ma quella località è troppo interessante per lo sviluppo distintis- simo su breve linea di una ricca serie di terreni, perchè sappiamo dispensarci dal delinearne il profilo, quale potei tracciarlo dietro ri- petute escursioni. Esso non è però propriamente uno spaccalo , ma uno schizzo d'assieme dello sviluppo delle formazioni nella doppia valle di Sarezzo e di Lumezzane. 244 A. STOPPAMI, Il Mella , tagliando obliquaiiienle la serie stratigrafica, sbocca a Sarezzo per una gola piuttosto angusta. Colla destra tocca il lias , che forma qui la parete quasi verticale della valle, sopportando in alto sulla destra della valle slessa quegli strali appartenenti al cal- care rosso ammonitico (lias medio e superiore) così ricchi di ammo- niti convertiti in perossido di ferro, già illustrati dal sig. Hiuier(l). Sulla sponda sinistra giace Sarezzo allo sbocco della Viil-Lumez- zane, una specie di bacino, solcato da diversi torrenti. Lo spaccato più interessante si presenta lungo la via che costeggia il torrente in direzione S. 0. N. E. da Sarezzo a Campiglio, Tese, Sani Emiliano. Sarezzo è sugli strati basici. Appena fuori del caseggiato negli strati che tagliano il torrente trovai, essendo con Ragazzoni, un ammanite indeterminabile ma d' aspetto affatto liasico. Sotto essi strali scopresi la corna bresciana (infralias superiore). A circa "200 metri da Cam- piglio appajono gli strati calcarei marnosi dell'infralias [Azzarola , zona a Tevebratula gregaria) ricchi abbastanza dei fossili più carat- teristici, il banco a T. gregaria trovasi precisamente in faccia a Campiglio , e appena oltre Campiglio si presentano gli scliisli neri marnosi, ricchissimi di Bactrylliuni e dei fossili più caratteristici della zona a Bactrylliiim striolaluni. La decomposizione degli strati infraliasici forma al solilo un pic- colo territorio coltivato. Ma ecco tosto a Tese uscirne per di sotto la sterilissima dolomia, che si erge a formare il .M. Sant'Emiliano, ed offrire, come abbiamo indicato, largo tributo di M. Giunbelii. E la stessa massa dolomitica del iM. Sani' Emiliano che sul versante IN. 0. presso Inzìno è così ricca degli altri fossili caratteristici della forma- zione. Ammassi di A.exilis, G. obtusa, con Delplnnula Escheri n. sp., Pleurotomaria? Inzini n. sp., Turbo Marinoni n. sp. , completano quasi anche qui la piccola fauna dell' Haupl-dolomite. Qui potremmo arrestarci ; è la parte che basta al nostro scopo, ch'io ho accuratamente studiata; ma per meglio convalidare il valore stra- tigrafico della serie superiore giuvi un molto sulla successione degli (1) Ueb. d. Amm. aus d. sogen. Medolo d. li. Domavo, ete. (Sitzl). k. Akail. T. 4'f). Quegli ammollili si Irovauo non sopra un monte Doinaro ma alle cascine Domerò un'ora circa .isccndcnilo ;i(! ovest di Gardone. niSULTATl GEOLOGICI, F.CC. 248 Strati inferiori. Volgendoci a Sy E. e girando attorno alla gran massa dolonniica , passando quindi per Gazzolo e Pieve , abbiam sempre la dolomia sinistra, gli scisti dell'infralias a destra; ma attraversata la massa dolomitica a Pieve , sulla sinistra del torrentello ad E. di Pieve si scorgono dei calcari neri marnosi, con strati carboniosi ric- chi di vegetabili (P^oltzia't) quali ordinariamente si presentano nel gruppo di Corno e Dossena (Uaibl-Schichten) : anzi in fondo alla valle scorsi le rocce rosso-brune caratteristiche dello slesso gruppo. Continuando sulla stessa via verso San Sebastiano si trovano suc- cessivamente degli strali dolomitici, che potrebbero rappresentare la dolomia di San Difendente (llallstalter-Schichten ), quindi calcaree nere compatti e schisli ardesiaci ittiolitici che rispondono assai bene ai marmi di Varenna ed agli schisti ittiolitici di Perledo (Muschelkalk superiore). Cli schisti ittiolitici, già noti sotto il nome di schiti di Lu- mezzane, si trovano precisamente accosto a San Sebastiano. La loro somiglianza con quelli di Perledo è perfetta, ma i fossili non furono ancora determinati, lo non do quindi come pienamente sancita la serie inferiore alla dolomia a 31. Gambe Hi , ma ciò che riguarda i rapporti tra essa dolomia e i diversi u)embri dell'infralias è perfetta- mente sicuro, e di troppo facile veritìcazione. Anche a Sarezzo dun- que il 31. Gumbelii colla sua fauna, trovasi inferiormente agli strati ad j4. contorta. U° Profilo da Gandino a Corno (fig. 3,). 11 bacino a ligniti di Gandino e di Leffe sulla destra della Val-Se- riana, è interessante quanto si può dire. Egli ha la figura di ciò che i geologi d'antica scuola chiamano cratere di sollevamento. Se L. de Buch l'avesse conosciuto, scelto l'avrebbe come tipo a sostegno del suo sistema. Cli strali della dolomia media , inclinali all' ingiro in senso opposto al centro del bacino, sono evidentemente sostenuti da un bellissimo porfido anfibolico, che appare ovunque sui labbri del bacino per migliaja di potenti injezioni. A contatto colle injezioni le calcaree compatte o dolomite sono convertite in calcaree saccaroidi. Ma il bacino slesso è riempilo a grande altezza da un deposito lacu- 246 A. STOPPAM, stre , quindi tla nn deposilo lorrenziale, cioè da polenti letti di ar- gille con eoncliiglie d'acqua dolce, alternanti con ligniti, dove misti ai tronchi e ai frutti di ^kj/ /«??.§ trovansi cervi, rinoceronti, elefanti, castori. Il tutto è coperto da un conglomeralo. L'erosione dei lor- renli attuali lia rivelato la compagine del bacino, alirimenti esso non sarebbe che un altipiano. Una vasta plaga intatta di questo altipiano esiste a N. 0., e vi sorge il grosso villaggio di Casnigo, Questo breve cenno è dato per far comprendere i rapporti stratigra- fici dei terreni che qui direttanjente ci interessano. A S. E. del ba- cino , sulla dolomia media riposano sviluppalissimi gli schisti neri e le calcaree marnose degli strati ad A. contorta, costituenti una zona polente che dalle sponde del Serio passa alle rive del lago Spinone, quindi a quelle del lago d'Iseo. I fossili più caratteristici vi abbon- dano. Sul semicerchio sellenirionale del bacino, l'infralias non pare ripetersi, ma si sviluppa la dolomia media con tutta l'imponenza delle sue squallide vette. Da Caudino a Cazzano, da Cazzano a Casnigo, donde si discende fino al letto del Serio , e di là fino a Ponte di Nossa , sempre ci troviamo la dolomia ujedia { Haupt- dolomite) , che inclinala dapprima contrariamente al bacino, per una sinclinale, che si scorge assai bene a mezza via tra Casnigo e Ponle-di-^'ossa , si ripiega inclinando a sud. Al suo sbocco la confluente Val-dei Riso o Valle-di-Gorno, è aperta nella dolomia, che va a riposarsi sugli strali detti appunto di Corno e Dossena, ricchissimi di fossili di Raibl. La Val-Rogna, confluente della Val-del-Riso , rivela benissimo l'indicata sovrapposizione. Entrando difatti in questa valletta profondamente scavata, si canunina per forse dieci minuti tra le quasi verticali tesiate della dolomia, quindi la serie enorme delle calcaree marnose nere, cineree , giallastre di Corno si spiega in tutta la sua imponenza. In nessun altro luogo si potrebbero meglio studiare la serie raibeliana, e i suoi rapporti coli' Ilaupt-dolomite. È a mezza via tra Casnigo e Ponte di Nossa che io trovai nlassi di dolomia zeppi di M. Giimbelii. Indico sullo spaccato (fig. 3.) gli strati, donde approssimativamente quei massi si staccarono. La G. obtusa e VA. exilis si scorgono ri- petutamente sulla via da Casnigo a Ponle di INossa. — Anche qui i rapporti stratigrafici degli strati a M. Giimbelii^ non possono essere più chiari e concludenti. niSULTATI GEOLOGICI, KOC. 24 7 b.° Profilo di Vello e Tolline. Una (Ielle più distinte località, dove Irovansi esemplari giganteschi di M. Gumbelii sono i dintorni di Vello. 11 M. Gumbelii appartiene alla gigantesca massa dolomitica , formante il Corno de' trenta passi, snlla riva orientale del lago d'Iseo, tra Tolline e Marone. Nella Con- clusione alla I.' Serie delia Paléontoloyie lombarde ho già minuta- mente indicali i rapporti di quella massa dolomitica. E una massa, contenente il 31. Gumbelii , sopportala dalla zona raibeliana di Tol- line e di Zone , e sopportante la zona degli strati ad ^. contorta di Marone. Anche qui i rapporti stratigrafici sono evidentissimi, il sig. Curioni (1) confermò pienamente le mie osservazioni. Partendo da Tolline verso Vello si incontra ben tosto la G. obliisa , quindi VA. exilis, più lardi tra la quarta e la quinta galleria strali ricliis- simi di 31. Gumbelii, e poi di nuovo \'A. exilis. Secondo Curioni i 3Ie(jalodon si trovano circa alla metà di quel gigantesco deposito. A me parve inoltre che il M. Giimbelii e VA. exilis vi tenessero un grande spessore. L'altra specie di Megalodon indicata dal sig. Curioni è il Dicerocardium Ragazzoni , di cui egli stesso mi comunicò i nuclei. La scoperta di chemnitzie e di natiche in un calcare sottopo- sto alla gran massa dolomitica a 31. Giimbelii (2) conferma sempre più il fallo che i petrefatti d' Esino stanno alla base della dolomia a M. Giimbelii. 6.*' Profilo di Songavazzo. Due parole soltanto su questa interessantissima località. Ne ho già parlato quanto basta nella mia Rivista. Una massa enorme di montagne dolomitiche si estolle tra la Val Seriana e la Val-Camo- nica. L'ampio bacino di Clusone , ove i colli dolomitici mirabilmente arrotondati, i massi erratici, e le enormi morene solcale da profondi torrenti , mi rivelarono lo sbocco di un antico ghiacciajo , indipen- (1) Sui giacimenti metalliferi, ec , pag. 19. (2) Op. cit., pag. 11 248 A. STOPPANI, dentemente dal sistema dello Alpi, è lulto scavalo nella dolomia, tutto circondato di colossali vette dolomitiche. Qui v" ha veramente V Haupt-dolomite ! Due zone, quasi due semicerchi, limilano quella massa , a sud la gran zona degli strati ad ^1. contorta che abbiam già vedute congiungere la Val-Seriana col Iago d'Iseo, a nord la zona raibeliana, che la stessa Val-Seriana congiunge con la Val Camonica , passando da Gorno a Piano, Ollresenda, Val-del-Dezzo, Val-di-Scalve. E ancor dunque la stessa massa cui or ora vedemmo contenere i! M. Giinibelii in riva al Serio. Songavazzo è proprio nel centro della massa: nulla di più immerso nell' Haupt-dolomite. (Ili è die- tro il cimitero che il M. (jumbelii sì trova ad ammassi in unione alla piccola fauna caratteristica abbastanza variata. M. Giìmbelii , 31. complanatus , A. exilis , Delphinula Escheri n. sp., Belpliinula diadema n. sp. , Turbo Taramelli n. sp., Natica longiuscula n. sp., Arca Sonrjavatii n. sp.. Arca lamnlis, n. sp., Mijtilus radia iis n. sp. Pecten sp., Encrinus sp. Le testimonianze di questa sesta località consuonano perfettamente con quelle delle cinque precedenti. 7." Profdo di Val-Taleggio (fig. il.). In una mia precedente lettura (t) mi sono intrattenuto lungamente nel mostrare lo sviluppo e i rapporti della triplice zona (strati di Raibl, dolomia media, strati ad A. contorta)^ che costituisce la massa delle montagne Ira la Val-Sassina e la Val-Brembana nella qual massa è dal- l'erosione degli strati infraliasici scavato il bacino di Val-Taleggio. Riassumerò il tutto in poche parole che acquisteranno perfetta luce dal profihì che presenta la (ig. 4. La Val-Taleggio occupa il concavo di una sinclinale o meglio di una conca o madia { fond-de bat.au , mulde) formata dalla dolomia media, che rilevandosi ad L. e ad 0. torreggia sulla destra sponda della Val-Brembana , e sulla sinistra sponda della Val-Sassina, più propriamente delta ValPioverna. Rile- vandosi scopre sul fondo delle due valli la zona raibeliana , mentre raccoglie nel cavo dell' anliclinale gli schisli e i calcari dell' infralias (1) Risultati geol. e jmìcnnt. otc. Atli . Voi. 11. pap;. fiS. RISULTATI GEOLOGICI, ECC. 949 profondamente erosi. I fossili della dolomia media abbondano ovun- que , ma singolariiìenle alla Porliola , dove furono già segnalali da Escher {Geolorj. Bemerk.) Là non scopresi il M. Giimbelii , ma ormai la piccola fauna die l'accompagna sempre può ben slare in sua vece, e auloriz/arci a concliiudere che la M. Giimbelii sia Ira gli strali ad j4. contorta e gli strati di Raibl. I fossili da me raccolti alla Porliola sono: y/. exilis , G. ottusa, E. cerca, Delpìnnula Eschcri n. sp. — Ilo indicato in questo protilo i petrefatti di Esino, i quali si trovano realmente sia a NO, cioè a Esine, sia a SE, cioè a Lenna, sul prolongamento della sinclinale. 8." Profdo di Val Ritorta (fig. S). Lascio di parlare d'altre località dove trovasi il M. Giimbelii, sempre nei rapporti stratigralici indicali. Trovossi p. es. nelle dolo- mie della Grigna , sovrapposte, come vedemmo a petrefatti d'Esino, appartenenti alla gran massa dell' llaupt-dolomile. lo stesso lo scorsi nelle dolomie che, per la totale inversione di tutta la serie dalla creta al trias (1) è sovrapposta agli schisli neri ad yi. contorta sovra Pra-linger. Lo scopersi del pari presso l'Azzarola, nella dolomia sotto- messa alla formazione di questo nome, cioè agli strati ad y4. contorta. Come assai interessante polla magnifica successione dei terreni, scelgo ora il profilo della sponda sinistra della Val-Ritorta, località altrove più volle citata. Non credo punto di entrare in particolari circa una località ch'io ho illustrala in tulli i miei scritti precedenti; ma la scoperta da me falla recentissimamente di uno strato a M. Giimbelii, prec^i- samenle dietro la chiesa di San Martino sopra Valmadrera, mi decide a pubblicare una specie di spaccato prospettico dove io tentai di de- lineare i principali traili stratigrafici di si ihleressante località. È già noto come la serie delle formazioni è perfettamente distinta in questi diiilorni, e ricca di fossili. La creta ad Apticus necomiani, il giura ad Apticus o.xfordiani (calcare cosso siliceo) il lias medio e superiore (calcare rosso ammonitico) gli strali ad A. contorta, vi (i) Vedi Bivixta. ec, pag. 97 a 103. "680 A. STOPl'AM, sono ricchissimi di fossili caralterislici. Dei gasteropodi, VEvinospon- fjia cerea, ce, svelavano già l'epoca delle dolomie di San Martino e di Valmadrera, ma la scoperta del 31. Gunibelii negli strali superiori di esse dolomie, inferiormente alla zona degli schisti neri marnosi degli strati ad A. contorta, è il compimento dell'opera. Fa egli bi- sogno di continuare? è egli possibile che noi troviamo nella parte occidentale della Lombardia superiormente agli strati ad A. contorta quel M. Giimbelii che nella parte orientale si ostina a rimanersi ovunque al dissotto col piccolo corteo d'una fauna sempre identica? 9.° Profilo di Barni (fig. 6.). Sarebbe però cosa un po' troppo strana che si fosse impegnata tanta lotta , non so se più viva o più nojosa , per riguardo alla giacitura delle grosse biNalvi cardifurmi, quando nessuna di queste si trovasse al dissopra degli strati ad A. contorta. Finora infatti non ne tro- vammo nessuna (1), ma ci restano le località appunto dove grosse bivalve si trovano evidenlemenle in strati superiori alla zona ad A. contorta. La stratigrafia non lascia alcun dubbio, le diverse zone sono ricche di fossili, caratterizzalissime. La questione diventa affatto paleontologica ; ed anche in questo senso ella è sciolta. Nella Lom- bardia orientale si trovano grandi bivalve cardiformi tanto sotto come sopra agli strati ad A. contorta., ma le specie anzi i generi sono as- solutamente diversi. Nella zona calcarea che corrisponderebbe al Dachsteinkalk trovasi il Conchodon infraliasicus col suo enorme dente a cucchiajo, col suo ligamenlo affatto interno; nella dolomia (i) Sono ancora in tempo ad annianciaro un nuovo fatto decisivo por la nostra que- stione. Sono appena alcuni giorni che, rivedendo la Val-Hilorta, scoprii sulla cresta, tra la Val-Bedero e la Val Trelibia , un nuovo Sasso degli stampi, cioè un enorme banco zeppo di Conchodon infraliasicus. Eccd una localilà che risponde a tutto le esi- genze della nostra tesi. Tra i Megalodon Giimbelii del San iMartino in Val Trebbia, e i Conchodon infraliasicus sulla vetta della Val lìedero corre tutta la zona potentissima degli strati ad A. conlorla. La serie ó perfellament(! a nudo, e ciascuno può venire a veriOcarla. Questo l'atto porterebi)e una moillfii'azione al Profdo Iìjj;. 5, dovendosi anche sulla destra di Val-Bedero segnare V infralias superiore sopra V inferiore. (Nola del 5 no- vembre 4864.) RISULTATI GEOLOGICI. RCC. 2K1 inferiore agli strati ad A. contorta , trovasi ancora, ed in estrema abbondanza il 31. Gumbelii colla sua piccola fauna. I grossi bruchi compatti 0 dolomitici ricchi di madre|)ore dio a Barni riposano sopra l'ampia zona ad ^4. contorta, presentano frequentemente sezioni di grosse bivalve; ma io non ho pollilo eslrarne che un nucleo. Il suo uncino pili acuto e quindi più slancialo, gli danno apparenza diversa da quella dei Concliodun di Ijellaggio; per sventura nulla si è conser- vato della lamina modellatrice del cardine. Ma egli appartiene a que- gli stessi strati che sono di là poco discosto a Bellagio e in Tre- mezzina zeppi di Conchodon, i suoi uncini sono rivolli all'indentro, ed il suo guscio sembrommi sottile. Se egli è altra cosa dal C. infra- liasicus nessuno potrà asserire che sia un M. Gumbelii. Il profilo ch'io presento è del resto uno de' più chiari, e regolari. I fossili infraliasici si raccolgono a piene mani nella Valle-Taibiga. La dolomia inedia discende da Barni e da iVlagrelio a dirupo fino al lago. Nelle calcaree a Conchodon al Dosso dei-Faggio esistono stra- tarelli di antracite. ìO." Profilo di Bellagio (fig. 7.). San Giovanni di Bellagio è troppo famoso pe' suoi fossili infra- liasici, e quei dintorni meritano di divenirlo ancor più per l'impor- tanza della questione che noi agitiamo. Il profilo ch'io presento è il frutto di osservazioni ripetute e accuratissime : io mi lusingo d' es- sermi di molto approssimalo alla verità. Il ridente territorio di Bel- lagio è una specie di talus o di terrazzo col quale termina la valle del Perlo, che discende con regolare pendio tra due catene che si dipartono dal prolungamento est del monte San Primo. È una specie di bacino di erosione, prodotto dalla facile degradazione dei depositi infraliasici, fra due grandi dighe di dolomia II torrente Perlo è pro- ondamente incassalo, e il territorio di Bellagio che deve la sua fecondila alla decomposizione degli schisli infraliasici, ride come scena vista in lontananza tra due rupi ignude e brulle. Quelle due rupi, l'una sacra ai severi incanti della Villa Serbelloni, l'altra dove non si perigliano che i più arrischiati, sul sentiero ile' Crosgalli , sono i capi di quelle due dighe dolomitiche. 282 A. STOPI'AM, Il profilo mi risparmia molte parole. La dolomia della Villa Ser- belloni non fu ancora soggetto di particolari sludii. Quel dirupo non è che l'ultimo d'una serie o catena c'ie, partendo dal MonGa^li ( /^ed/ (ig. 5 ) termina colla Villa Serhelloni, rendendo cosi orrido raspollo della sponda occidentale del lago di Lecco. Ilo ddi^ente- nienle percorsa tutta la linea dal Mongagli alla Serhelloni, e potrei darne il profilo, se noi credessi superfluo. Fra il Pongagli e la Ser- helloni la dolomia bianca, cristallina, talora cavernosa, talora rosea, forma aimen quallro principali elevazioni , determinale da quattro anticlinali: il concavo delle quattro sinclinali conseguenti è invaria- bilmente occupato dagli strali ad A. contorta, infine il dirupo della Villa Serbelloni è costituito dalia dolomia media (Haupl-dolomile). Gli schisti neri marnosi, sormontati dalle calcaree, cioè il com- plesso degli strati ad A. contorta, variamenle ondulato, forma il ter- ritorio coltivato. Il suo enorme sviluppo si può facilmente ap[)rezzare, insinuandosi nel letto del Perlo a San Giovanni , gora angusta a pareli surpiondjanti. Lo strato superiore dell' infralias ad A. con- torta è costituito da un banco madreporico. Le madrepore pajono invadere anche un grosso banco superiore, il banco occupalo dai Concliodon infraliasicus. Ognuno può verificare questa interessan- tissima giacitura. Si vada a San Giovanni , e si cerchi dell' antica Villa Frizzoni , che trovasi poco sopra verso S. E. Il sig. dottor Re- zia mi fu già scorta gentile. Dietro detta Villa esiste una cava di sassi. Gli strati scavati sono calcaree marnose dure, ed è dallo strale che serve, per dir così di tetto o di cornice alla cava, abbondante di coralli , ch'io stesso vidi 1 nuclei del Concliodon e da cui furono estratti tulli gli esemplari che si conservano nelle collezioni. Se al- cuni esemplari ch'io conosco sembiano essere siali o traforati da li- tofagi 0 coj)erli all'interno di serpulacei, in alili, in uno p. es, della collezione Curioni , si stabilirono le madrepore. Il banco a Conclio- don è d'un calcare durissimo, marnoso, nero, assai madreporico; riposa sugli strali ad ^. contorta (1). Sarebbe interessante di tro- (1) Guardando quegli slrati dietro la Villa, sembrano a prima visita, per elTello di una leggerissima anticiinale, delineala nel profilo, sprofondarsi sotto gli scliisti neri di Val dei Porlo. Basta perù discendere nel torrentello rlio scorre a pochi passi a IS. E. della Villa per disingannarsi. RISULTATI GlìOLOGlCI, ECC. 2K3 vare anche qui, solfo gli schisli infraliasici il M. Giimbelii, e toccar con mano come alle diverse specie corrisponda un diverso livello. Ma se i fossili che Io acconipagnaiono sem[)re dai confini del Tirolo alle sponde del Lario, possono alla line lenerne le veci, il voto è esaudito. Si segua il senliero de' Cros(jaUi (in dialetto crosrjai) che conduce da San Giovanni a Lezzeno , fiicendosi pericoloso, ma tardi, quando è cessato il nostro bisogno. Dissotto alla massa infraliasica , a strali quasi orizzontali, si spicca improvvisa la dolomia bianca cristallina a strati quasi verticali, con debolissima inclinazione nord che cambiasi tosto in una inclinazione sud parimente debole. Il sullo (faille) dello formazioni è reso evidentissimo da un valloncello , da una vera cre- patura che, a S. E. di S. Giovanni passa a fianco della Villa Besana. Il muro di cinta della villa, che la limila a sud, ascendendo dal lago al monte, segna la linea precisa di confine, ossia la sutura del salto. A qualche centinajo di passi dal salto, sempre lungo il sentiero, si osservano molti strati, zeppi di gasteropodi e di acefali, che richia- mano d'uu tratto la solita dolomia media, il solilo abitato del 31. Giini- belii. Egli non vi si trovò (inora, ma parecchi distintissimi esemplari si raccolsero di ^. exilis e di Delphinula Esdieìi n. sp., i due fos- sili più caratteristici della formazione. Il seguilo del profilo fino alla vetta del San Primo è tracciato su dali troppo scarsi, per permetter di entrare in particolari. V'ha di sicuro soltanto che alla gran massa dolomitica succedon di nuovo ai dintorni di Lezzeno gli strali ad A. contorta e che la massa del San Primo è costituita dalla sovrapposizione delle calcaree basiche, che acquistano sulle sponde del lago di Como uno sviluppo vera- mente sorprendente. li." Profilo della Treraezzina (fig. 8-11.). Ciò che ci mancò finora, anche a Bellagio, troviamo finalmente in Tremezzina. Trovare due zone, entrambe provvedute di grosse bi- valvi cardiformi, ma l'una ricca di Concliodon l'altra di 31. Giim- belii, l'una superiore, l'altra inferiore ad una potente zona, ricchis- sima di fossili degli strali ad A. contorta è l'ideale della posizione, e, 254 A. STOPPANI, iiaggio ad Argegno. Per quelli che vorranno verificare ì fatti da me esposti in questa inleressanle località giovano i seguenti particolari. Venendo da Argegno verso la Treine/zina vi troverete sempre alla sinistra gli strali dell' interminabile massa liasica. Presso Sala sol- tanto la natura marnosa, il giallo delle rocce e più i massi madre- porici vi faranno accorti che entrale nei dominii dell' infralias. Ve- drete in breve una zona di corrosione oscura, sormonlata da una zona bianca per decomposizione superficiale, levarsi con tale net- tezza ed evidenza, ciie può in tale tratto geognostico, porre la prin- cipale impronta del paesaggio. La zona nerastra corrosa è quella degli strati ad A. contorta^ la zona biancastra è la zona a Concilo- doìij r infralias superiore. iMa prima di levarsi cosi, tutta la massa degli strati forma una anticlinale, che dà luogo di mostrarsi alla dolomia a Megalodon tra Campo e Lenno. Da Lenno potete ascendere a Bonzanico. Il vil- laggio è posto precisamente sulla base del banco madreporico (Bhab- doplnjllia lamjobardica e forse al Ire specie). Uscite dal paese verso il monte e ve lo troverete innanzi , a un metro circa dai muri delle case. Potete volgere a dritta, potete volgere a sinistra sulla stessa stradella. Se pigliate la dritta, la stradella ascende come gli strati verso nord. Il banco madreporico, formato di molti strati vi accom- pagna sempre, e sott'esso, o meglio ad esso uniti vedrete un'alter- nanza di strati marnosi e di schisli argillosi donde furono principal- mente raccolti i fossili degli strati ad A. contorta ( T. gregaria, P. intusstriala, Cidaris Fumagalli, eie. ) con traccte di Bone-bed, ete. Se pigliate la sinistra, la stradella ascende tagliando gli strati, vi trovate dapprima su una specie di cornicione dello spessore di forse 10 metri, che e il banco n)adreporico, poi ascendete un altro cor- nicione, il cui piano superiore è scoperto, e questo è il Sasso degli stampi, ossia lo strato a Concliodon infraliasiciis. La Fig. 9 mette in maggior evidenza questi particolari. Il Sasso degli stampi appar- tiene per metà al signor Triulzi, e per metà alla famiglia Stampa; ma l'acquisto dei signori Stampa è di assai recente data, per cui il famoso sasso deve il suo nome alla enorme quantità di fossili di cui è coperto, specialmente ai grossi Conchodon il cui guscio, resistente RISULTATI GEOLOGICI, ECC. 2liK massa della dolomia media, finche vi avessi scoperto il suo caralfc- ristico 3Ie(jalod(m, ora 31. Gumbelii. iMa il callivo lenipo, quindi le mie occupazioni mi coslrinsero a rinunciare per allora all' impresa. Tuttavia il sig. Fumagalli mi aveva comunicati diversi nuclei di 31. Gumbelii che gli erano stali recali dai dinlorni di Grianla ; di più n)i assicurava di aver osservale sezioni di 3Ie(jalodon nella do- lomia al Buco della Rotella. Con questi dati fui in tempo ad aggiun- gere al mio Essai sur les condilions., etc. la nota a pag. ft5. — Ma il sig. Fumagalli continuò le ricerche per me, e da una sua gita ripor- tommi lo sciiizzo che io riproduco colla fig. 10, e l'assicurazione che i 3Ie(jalodon si trovano realmente nella gran massa dolomitica ad y/. exilis ., che giace sotto la griin zona infraliasica. Più tardi il sig. Balsamo Crivelli, che ha la bontà di mettere a mia disposizione i fossili della sua ricca collezione, mano mano che io mi occupo d'un terreno, avendomi spediti i 3Ie(jalodon , trovai che i più di essi, costituili invariabilmente di un nucleo di dolomia cristallina, portavano la scritta di Tremezzimi o Buco della Rotella. Ma gradito oltre ogni credere mi tornò il trovare, tra i 31. Giim- belii comunicatimi genlilmente dal sig. Curioni , un esemplare da lui stesso raccolto al Dosso-Avido , cioè precisamente nella penisola di Campo. Ecco adunque come in questa classicissima località tulli i fatti stratigrafici e paleontt)logici che interessano la nostra questione , si mostrano chiari, e depongono in modo inappellabile. Sotto la massa del lias caratterizzalo sul lago di Como specialmente ùixW Ammonite s stellaris, viene la zona dei calcari a Concliodon infraliasicus j questa riposa sulla enorme zona degli strali ad A. contorta di cui il sig. Escher ed io abbiamo rivelalo la ricchezza paleontologica. La zona ad A. contorta si basa sulla dolomia bianca cristallina ad A. exilis ^ che ovunque si mostri presenta il 3Iegalodon Giimbulii ^ colla sua piccola fauna. Un mollo sui profili relativi a queste località , che del resto si spiegano da sé. La fig. 8 è un vero spaccato a cui ho cercato di dare la maggiore evidenza e precisione possibile , portandomi, appositamente da Me- 2t5G A. STOPPANI, secondo me, vincere la partita. Si direbbe che io ho tenuto in serbo per ultimo ([uesla località per fare, come si dice, un colpo, ^o; gli è che, venendo da est a ovest occorre realmente per ullimo ed è fortuna che l'esposizione dei falli che ella discopre, possa quasi servire di riassunto di tutti gli argomenti di fallo (inora esposti in fa- vore della mia tesi (t). 1 dintorni della Tremezzina, e specialmente il versante settentrio- nale del monte Galbiga erano, verso Bene, slati accuratamente studiati dal sig. Escher, che vi aveva descritto la zona degli strali ad A. con- torta. Nel 18G0, ed anche anleriormenle, io avea rimarcalo la gran massa dolomitica che sorge tra la Majolica e iMenaggio , nel posto e con lutti i caratteri della dolomia media. A nord della Majolica aveva scoperto veri banchi di Avicula cxiiis e di quelle lumachelle dolo- miliche, che in tutta la Lombardia sono caratteristiche della dolomia media. Il promontorio, o la penisola, tra Lenno e Campo, doveva per la sua indole e per la stessa giacitura, appartenere alla stessa do- lomia ( Maupt-dolomite), ed è su questi dati che io colorai come do- lomia media , non solo la gran massa tra la Majolica e Menaggio , ma anche la penisola di Campo, sulla mia carta geologica presentala àW Esposizione italiana di Firenze nel 1861. JNel corso dell'anno 1861, mentre attendeva a dar compimento al mio lavoro sulla fauna del- VA. contorta n)i era recato col sig. Fumagalli, studente naturalista, a studiare il deposito a Conchodou di Bellagio , quindi il Sasso degli stampi. Le grosse bivalve che coprivano questa piaslia di 400 a BOO metri quadrali, erano ben le slesse che noi avevam viste a Bellagio. 1^0 slesso calcare nero, la stessa giacitura, la sl(!ssa ric- chezza madreporica, lo stesso guscio sottile, lo slesso rigonfiamento della conchiglia , gli stessi uncini ricurvi , la slessa grossezza degli individui, ben superiore a quella degli ordinarli Megalodou, lo stesso enorme sviluppo della massa cardinale, benché non fosse possibile studiarne i particolari (2). Keslavami il desiderio di rovistare la gran (1) Ora, come accennai in una nula iirccodenlc, sono due le loi'aiilà ciie presentano dislinle le due zone, l'inferiore a Mcy.ilddon, la superiore a Coiichudoii; esse due lo- calità sono la Val Hitorta e la Tremez/.ina. (Nola del 5 novembre 4 864.) (2) Bisogna accontentarsi di ammirarlo il Sasso degli stampi. La natura vetrigna e ribelle della roccia si oppone all'estrazione dei fossili , totalmente spatizzati. RISULTATI GEOLOGICI, lìCC. 257 all'almosfera, disegna su una superficie di 400 a 500 metri qua- drati, una niolliludine di quelle figure in cui non mancarono an- che i nostri laghisti di riconoscere fedelmente i piedi di vacca. Nel banco a Concliodon si ramifica abbondevolmenlé una Rliabdophyllia, a polipierili mollo grossi, assai tortuosi e irregolari, che non ha l'aria di alcuna fra quelle da me figurate come appartenenti al banco madreporico dell' infralias; vi si scorgono anche un Cyato- phyllum? dei Natica? e frequente un Ceritldum? piuttosto grosso. Del resto l' affinità di questo banco coli' inferiore banco madrepo- rico è innegabile. Una valle profonda separa Bonzanico da Viano, villaggio posto quasi allo stesso livello più a nord. Il torrente si è profondamente incassato nella vasta zona degli schisti neri marnosi (schisti a Baclryllium). Da Viano potreste ascendere àWAlpe di Nava, quindi al jffwco della Rotella sulla zona degli schisti neri; ma i rapporti degli strati neri vi sarebbero velati specialmente nella parte inferiore da una enorme morena glaciale adossata al monte lia Viano e la Majolica. Il meglio si è di ascendervi dalla parte di Grianla, piegando verso Rogheio, per la via segnata dal Fumagalli. Lo schizzo Fig. 10, delineato dal signor Fumagalli, è preso evi- dentemente nell'interno, e nella parte superiore flella valle che conduce al Buco-della-Rotella, internandosi sul fianco NO della gran massa dolomitica. Il signor Fumagalli osservò quanto segue. Da Ro- gherò, passato il piano, pigliando la strada all'Alpe di INava, si ascende sempre sulla dolomia ad A. exilis e piccoli gasteropodi (gli stessi che si scorgono negli strati in riva al lago). Cominciano a mostrarsi impronte di Megalodon Giimbelii, che vanno crescendo e si fanno spessissimo alla Rotella. La dolomia ad A. exilis e Mega- lodon soggiace ad una lumachella nera, che forma la depressione dove è l'Alpe di IVava. Quella lumachella avrà uno spessore di 50 metri. Sovr'essa posa la gran zona degli schisti neri e delle marne, in cui è incassala la valle, cui succedono le calcare della zona a T. gregaria, il banco madreporico e il Sasso degli stampi a Conchodon infraliasicus. La Fig. Uè una specie di spaccato prospettico, dove io intesi 17 288 A. sroi'PA.^i, a presentare all'occhio, sotto un sol punto di vista i falli esposti, e o sviluppo della serie statigrafiea dal lias agli scliisti cristallini tra Bellagio e Sani' Abondio. Si tratta di falli in gran parte già noti, ch'io ho diligentemente verideali, e che in vista degli schizzi grafici ch'io presento, non hanno bisogno di troppi commenti. Il più avanzato dei tre spaccali riuniti nella Fig. 11, è una ri- produzione dello spaccato Fig. 7, da Bellagio alla sou»milà del S. Primo. Lo spaccalo di mezzo delinea il versante opposto dello spaccato Fig. 8, cioè il versanle di Bene. Si può osservare la cor- rispondenza dei terreni, colla stessa inclinazione sulle due sponde del lago (ramo di Como). La Val di iMenaggio, che si deprime a modo di conca tra il lago di Como e il lago di Lugano, è dovuta specialmente ad una sinclinale, che riconduce gli strati a nord di Menaggio con inclinazione opposta. È però la sola dolomia media (Haupt-dolomile) con tracce di petrefatti di Esine, che risorge a nord di Menaggio; a lei si sottopongono i gessi e i calcari neri e bruni, e schisti marnosi, che richiamano quelli di Corno (strali di Raibl). Segue immantinenle una gran massa dolomitica, che sola deve rappresentare i diversi membri tra gli strali di Baibl e le arenarie variegate {grès bigarrès, Bunter sandstein). Questo in falli compare, come da lungo tempo è nolo, a Gaeta, sotto la solila for- ma, di servino o di puddinghe rosse, sopportalo dagli schisti cri- stallini, gneise, talcoschisti verso Sant' Abondio: più oltre a nord rocce anfiboliche e graniti. Dai copiosi miei repertori!, ove a quest'ora sono ammassali i particolari in tanta copia, da farne de' volumi, non ho cavalo che quanto credetti necessario per trattare la questione, e dare al let- tore un' idea adequata dello sviluppo e dei rapporti dei terreni in- feriori al lias. Potrei parlare d'altre località. Per esempio, in una dolomia al monte Tre-Croci, sopra la Madonna-del-lMonte, vicino a Varese, trovai un Conchodon infraliasicus. Era in un masso staccato, ma la identica roccia, avente grande sviluppo colà, conteneva la Jlabodo- phyllia langobardica ? il Lepiconus Bassi, fossili degli strali ad d. contorta j e in altri, sul Campo de' fiori un ammonite d'aspetto RISULTATI GEOLOGICI, ECC. 259 lìasico. Sempre dunque ai limiti del lias e dell' infralias superiore. Un altro Comhodon infraliasicus mi fu mostrato dal signor Curioni, da lui (rovaio nello calcaree inferiori alle brecciole di Viggiù, le quali appartengono alla formazione di Saltrio, cioè al lias. Invece due 31. Gilmbelii della collezione Trotti, portano scritta la località della Grigna, colosso dell' llanpt-dolomite, e un esemplare fu tratto dalla dolomia dell'Ape di Roncola in Val-lmagna dal signor Balsamo. Quella dolomia, secondo ogni apparenza, deve sbucciar di sotto alla zona degli schisli a A. contorta che riempiono la valle. Ma è tempo di venire alle conclusioni. 12. Conclusioni. 1.*' Il Megalodon Gumbelii appartiene esclusivamente alla do- lomia inferiore agli strati ad yl. contorta. 2.° La dolomia a M. Gilmbelii, forma una massa enorme, che sta tra gli strati ad A. contorta e gli strati a fauna raibeliana, e cor- risponde aW Haiipt-doloniite dei geologi svizzeri, austriaci e bavaresi. 3." Il M. Gilmbelii si trova a preferenza nella parie superiore dell' Haupt-dolomite, distinta da una fauna propria assai sparsa e as- sai caratteristica, benché poco numerosa di specie. Il lìl. Giimbelii e gli altri fossili diventano caratteristici di una zona prima poco definita e distinguono la dolomia media da quelU; masse calcaree o dolomitiche che si trovano a diversi livelli. U.° I petrefatti di Esine stanno invece alla base dell' Haupt- dolomite, superiormente agli strati raibeliani (1). {$/' Gli strati a 31. Giimbelii appartengono tuttavia all'istessa grand' epoca de petrefatti d'Esine, trovandovisi abbondanti ovunque alcune specie che abbondano pure ad Esine (^. exilis, G. obtusa, Evinospongia cerea) (2). 6." Le grosse bivalve, superiori agli strati ad A. contorta sono (1) Non credd necessario ripetere qui ciò che ho flimnslvalo fino alla sazietà nella mia Rivista e nella Conclusione alla l." serie della Paleontologie lombarde e in diverse memorie pubblicale negli Atti. (2) Anche questo punto è ampiamente trattalo nella mia Rivista, a pat;. 4(i-4i. 260 A. STOPPAM, pur esse costanti al loro livello, e non si possono né specificamente né genericamente confondere né col 31. Giimbelii, né con altre specie finora note inferiormente ad essi strali. L'unica specie di que- ste grosse bivalve è il Concltodon infraliasicus il quale diventa la caratteristica dell' infralias superiore, equivalente in Lombardia al vero Dachsteinkalk superiore agli strali ad /4. contórta. Si può egli ameltere che il M. Giimbelii occupi altrove un livello differente? Un tempo, e precisamente quando componeva i miei Sludii, io era fortemente portato a combattere la teoria della esclusività delle faune, certamente esagerata da d'Orbigny, e ad ametlere il passag- gio delle specie da una formazione nell' altra. Allora, ad onta de' miei dubbi espressi sul valore paleontologico e stratigrafico del Cardium triquetrum, avrei arrischiato di ricevere, anche senza troppa con- trolleria, il fatto della presenza di una bivalva cosi caratteristica, come il M. Giimbelii a livelli così differenti, annunciato già dal si- gnor Hauer e sostenuto fino ad oggi dal signor Glimbel. Le mie tendenze anliesclusiviste hanno anzi dalo occasione al signor Ha- uer di pungermi con un pungiglione non certo più grazioso di quello ch'io avessi tratto dalla vagina contro di lui, e bisogna con- fessare che in fondo aveva ragione. Al presente la mia opinione in proposito è di molto modificata, lo non sono al certo divenuto orbi- gnyano, idolatra delle repentine catastrofi e delle faune incorniciate, ma io ammiro quella mirabile successione nell'ordine de' tempi, per cui la paleontologia potè narrarci sì gran parte della storia del globo. Al presente io duro troppa fatica ad ammettere che una conchiglia sparsa in tanta profusione nella dolomia media (Hauptdolomile) scom- parendo durante la formazione degli strati ad .^, contorta (1), strali (1) La doppia zona ad A. contorta in Lombardia, non mi iia mai presentato nulla che potesse ricliiamarmi alcuna delle grandi bivalve. li solo fatto invocato anche da Giimbel per rendere ammissibile il passaggio del I\}. Giimbelii attraverso la formazione ad A. contorta si e ([uello riportato da Escher dr-Iln presenza di una bivnlva somigliante al /)/. sciUalus negli strati ad A. contorta Ira niSULTATI GEOLOGICI, ECC. 261 di uno spessore così considerevole, die atlestano quindi un'epoca di immensa durata, riappaja di nuovo e copiosissima nell' infralias superiore ossia nel Dachsteinkalk, Mi sembra proprio impossibile die una specie triasica, sopravviva durante l'epoca lunghissima in cui una fauna novella ri|)opolava il globo, una fauna che ormai è certo doversi computare Ira le faune giuresi (l) e prosperi ad un livello dove lutti sono concordi nell' ammettere una fauna assoluta- mente giurese. Una specie appartenente a tre, anzi a quattro faune sovrapposte, sarebbe un vero portento paleontologico. Eppure si può egli andar contro i fatti? La presenza del M. Giimbelii sia in- feriormente agli strati ad A. contorta, sia superiormente, nell'Hau- ptdolomite come nel Dachsteinkalk è asseverata dal signor Glimbel, cui la scienza annoveia fra suoi più illustri cultori, che a nessuno è secondo e forse a tutti antecede nella cognizione delle grandi masse alpine della Germania centrale. Menaggio e Bene. Io lio cercato invano di poter verificare questo fatto, assolutamente unico. Bisognerebbe prima assicurarsi se il signor Escher trovò quei fossili in posto, o non piuttosto in massi slaccati. Il secondo caso e probabilissimo, mentre tutta la serie visitata dal signor Escher colà è precisamente sottoposta al Sasso degli stampi, cioè a strati ricchissimi di Conchodon. Del resto ora che tante specie di bivalve vengono a sostituirsi al Cardium triquetrum e al M. scutatus, non può più tenersi alcun conto di una semplice somiglianza. (1) Godo di essere in tempo a dar luogo qui ad un passo di una lettera dal signor Winckler al lahrbuch v. Leonhard, etc, 1863, pag. 810, a conferma di quanto sostenni circa l'unione ai terreni giuresi degli strali ad A. contorta. « Alla Koth-Alpe, una delle più classiche località per gli strati ad A. contorta, dalla quale trassi già si belle specie da me descritte, trovai negli stessi strati un bel- l'esemplare, con molli altri spezzali, di ammonite, che va indubbiamente riferito all'.4. aji^i(?at?ts Schlalh. Tale nuova e interessante scoperta dovrà certo esercitare un influenza sulla questione del posto da assegnarsi a quella formazione. Lo scorso anno, in autunno, trovai sul Bosslein presso Tegernsee, coirai, contorta, ed altri fossili della stessa zona vn^ Avicula , cui non mi riusci di distinguere dall'. 4. inoequivalvii, Goldf. e da un'altra che io trovai presso Hindelang nell'Algau con molti fossili infallibilmente liasici. La presenza di tali specie lega gli strali ad A. contorta immediatamente col Lias , mentre cui Keuper non vantano che dei vincoli di affinità, ed io, dopo le mie recentissime scoperte, modifico il precedente mio modo di vedere in proposilo. Anterior- mente aveva già raccolto alia Koth-Alpe una Leda grossa, robusta, a me sconosciuta, che rammenta certe specie liasiche. • Ogni argomento che avvicina gli strali ad A. contorta al Lias, scema la probabilità che una specie triasica, quale è il M. Giim- belii possa trovarsi al dissopra di essi strati. 262 A. STOPI'AM. lo ho domandalo più volle a me slesso se non fosse più conve- niente per me il limilarmi ad esporre esallamente i falli da me l'ac- colli in Lombardia, lasciando che la scienza ne cavasse le debite conclusioni, senza entrare in una discussione, la quale esigerebbe l'esame previo di allri fatti, che a me riusciva impossibile. Confesso che io non avrei osalo enlrare nella presente discussione, quando si fosse trattato semplicemente di rivocare in dubbio le osservazioni del signor Gùmbel. Una tesi è mal raccomandala, se per difenderla si deve negare o mostrare di non portar fede a quanto allri asseri- sce. Ma mi si faccia grazia di un paradosso. Appunto perchè il si- gnor Gìimbel è abilissimo osservatore, e merita la pienissima con- fidenza , appunto perciò io non posso ammettere le sue conclusioni. In fine dirò che nessun fallo concludente è riportalo dal signor Giim- bel in favore della sua tesi. Sotto la descrizione del M. triqueter (1) vedo riportate località in gran numero dove esso si troverebbe ora nell'Hanptdolomile, ora nel Dachsleinkalk. Anzi il numero delle lo- calità riferite al Dachsleinkalk è smisuratamente grande. iMa si badi che col Dachsleinkalk si nomina una Dolomit des Daclisteinkalks nelle Nordalpi, e un' o6er Dolomit delle Sudalpi. Dunque il Dachs- leinkalk si modifica, si complica. Ora sarebbero ad analizzarsi tulle quelle località citale, dove il M. Giimbelii si trova superiormente agli strati ad A. contorta. Lascio ad altri l'esame delle località ger- maniche, io mi limito a dare un'occhiata alle località lombarde, a me noie. Trovo dunque i\ M. Gumbelii [triqueter) citalo come si Iravasse nel Dachsleinkalk, o in una dolomite equivalente, superior- mente agli strali ad yjf. contorta ^ a Lenno (dolomia di Campo), tra Abbadia e Mandello, tra Toline e Vello, presso Clusone, e Songa- vazzo, a Storo: sono tulle località a noi ben note, e siamo sempre Del- l'Hauptdolomite la meglio spiegala. Quanto a Bellaggio e Barni, ab- biamo il Conchodon ma non il Megalodon. Se tulle le località citale da Giimbel, hanno il valore di queste, mi si permetta di rifiutare as- solutamente per tutte la determinazione stratigrafica. I miei profili possono riandarsi da chi voglia. — Sarei però ingiusto s'io volessi rifiutare il valore delle località germaniche, per la semplice ragione (1) Dk Ihirhskinh. , puf:. 370. RISULTATI GEOLOGICI, ECC. 365 che erronea assolulainenle è la determinazione delle località lombarde. II signor Giimbel non conosce la Lombardia, dovè appoggiarsi alle no- tizie (la altri recategli, nò errò nella determinazione dei fossili. L'er- rore della determinazione statigrafica ha radice più antica. I miei lavori precedenti furono in parlicolar modo rivolti a dimostrare che si erano confusi sotto l' istesso nome depositi differentissimi di livello e d'epoca, e dalla confusione dei depositi, la confusione degli oriz- Bonli paleontologici. La stessa confusione avrebbe ella avuto luogo anche in Gei-mania ? Nella mia Rivista (1) si trova già una nota diretta a esporre i dubbi suggeritimi in proposilo da uno spaccato offerto dai signori llauer et Suess, dove il Dachsteinkalk figurava ripetuto a due diffe- renti livelli, contenendo però solo al livello inferiore la Dachstein- bivalve. A que' miei dubbi e in generale a quanto esposi lungamente e ripetutamente contro l'amissione di un Dachsleilkalk inferiore e di un Diichsteinkalk superiore agli strati ad ^. contorta, non venne finora risposto. Le spiegazioni date da Giimbel, non sono già le più soddisfacenti. Io ho già esposto il suo modo di vedere dove risultava la serie slraligrafìca da lui adottala non essere sufficientemente distinta, non foss' altro che per la sua incostanza. Il nuovo lavoro sulla Dachstein- bivalve, entrando di più nell'argomento, mette ancora in maggiore evidenza quanto può servire ad infermare assai le conclusioni cavate da rapporti stratigrafici. - Cominciamo a dire che il signor Gumbel mantiene un doppio Dachsteinkalk. Sopra i Raibler Schichten, egli dice, riposa una potente massa dolomitica: » ella è la cosi detta Haupldolomit ossia il Dachsteinkalk inferiore e dolomite (2). » Se il Dachsteinkalk si identifica coli' Haupldolomit, allora siamo perfelta- menle d'accordo; nel Dachsteinkalk troveransi M. Gùmbelii quanti se ne vuole. Ala io ho già altrove fatto osservare che questo non è il modo di stabilire una nomenclatura stratigrafica. Confondere in un sol nome due depositi distinti, è confondere gli orizzonti e sopratulto le idee. 11 signor Giimbel, trattandosi di questioni che esigono la più [i) Rivista , pag. 50. /2 Die Dachsteinbivaìve , ole. pag. 331. 2G4 A. STOPPANI, precisa dclitnilazione della serio slratigrafica, doveva anzi tutto abo- lire tali inibarazzanlissime sinonimie. Ma il signor Giiinbel non manca però di far sentire che ben altro è il Dachsteinkalk inferiore {liniere Dachsteinlcalk) equivalente dell' Hamptdolomil, altro il Dachsleinkalk superiore. Tra l'uno e l'altro sta la zona dei Kòsseiier Scliicliten (strati ad ^. contorta). Non ha però dislinlo nella lisla delle loca- lità (t), (juelle dove si troverebbe il M. Giimbelii nel Dachsteinkalk inferiore, da quelle ove si trova nel vero Dachsleinkalk superiore intestando quella lista Dachsteinkalk e Dolomite del Daciisteinkalk nelle Nordalpi e Dolomite superiore nelle Sudalpi. È qui invece che io avrei richiesto la maggior distinzione. Ora pigliando il Dachsteinkalk per quello che deve essere, cioè un deposito superiore agli strati ad yJ. contorta, si trova in esso il M. Giimbelii? Il M. Giimbelii si trova superiormente agli strati ad j4. contorta? Giimbel ripete qui (2) ciò che ha già esposto nella sua opera anteriore: su lunglù tratti mancano gli strati di Kossen (strali ad y4. contorta) » allora l'Hampldolomit, il Dachsteinkalk si succedono immediatamente, si fondono l'uno nell'altro. » Ora il M. Giimbelii (triqueter Giimb.) nel vero Dachsteinkalk si trova là dove la serie è spiegata, dove esiste la zona ad yl. contorta, o là dove la serie è confusa, dove manca lo specchialissimo oriz- zonte degli strali ad A. contorta? Il signor Giimbel non indica nes- suna località, non dà nessun spaccato, dove si vegga la successione distinta delle tre zone, l'Haupldolomil, gli strati ad A. contorta (Kossener Schichten) e il Dachsteinkalk, e dove in pari tempo nel Dachsteinkalk sia indicato il M. Giimbelii [31. triqueter Giimb). Non per nulla io ho insistito tanto sull'importanza del nuovo oriz- zonte degli strati ad A. contorta. Tulli i geologi dei due versanti se ne sono accorti, e ne hanno salutalo con entusiasmo l'apparizione e lo sviluppo. Gli strali ad A. contorta sono la vera bussola delle Alpi. Si celi questo orizzonte e noi siamo smarriti tra i nostri alpini colossi, specialmente tra le nostre masse dolomitiche indecifrabili; noi ritorniamo alle aberrazioni dei nostri antecessori. ^Ij Op. cU., |Kig. 370. ;2) Op. cil. . pili-'. 332. IIISULTATI GEOLOGICI, ECC. 265 Mentre non si può finora citare una località, dove il M. Giimbe- lìi ben accertalo si trovi a due livelli . sopra e sotto agli strali ad u4. contorta, abbiamo cento località che ce lo mostrano sotto essa zona, e ci indicano questa specie ad un livello costante. Ciò che dissi della costanza di livello del 31. Giimbelii per tutta la Lombar- dia, finisce a ripeterlo Io stesso Giimbel per tutta la Germania me- ridionale e centrale. « lo ho seguito, egli dice (t), passo passo, in certo modo, la formazione che contiene la bivalva del Dachstein dalla montagna del Dachstein e dalle Alpi salisburghesi (del Salzburg) attraverso la Baviera e il Tirolo fino alla Lechthal e all'Elbigenalp, e mi sono procurato la certezza dell'identità degli strati che la con- tengono. » E questi strati non appartengono essi sempre all'Haupl- dolomit, come quelli d'Alpgarlen, di LeibeUing, eie? Ecco ciò che panni risulti dal complesso de' falli, prescindendo dai nomi dei depositi, ma ch'io vorrei sapere più definiiivamente. Ad ogni modo io non trovo una dislinla località dove sopra i veri strati ad A. con- torta, caratterizzali dalla loro fauna, si trovi un 31. Giimbelii ben ac- certato, il solo Dachsteinkalk nel Kammerkahr-Gebirge presso Reit in Winkel (2), dove stando specialmente agli studi di Winkler, la fauna della J. contorta sarebbe sviluppatissima, sarebbe veramente un calcare superiore agli strati ad A. contorta. Un Megalodon lo dislingue, ma questo è una specie affatto particolare, il M. rjry- plìoides Giimb. Il più sta in questo che il 31. Gryphoides ha tutto l'aspetto esteriore del mio Conchodon infraliasicus. Affretlerommi a conchiudere. Per riguardo alle grosse bivalve de- gli strati alpini inferiori al lias nascevano due questioni, 1' una pa- leontologica sulla entità delle specie, l'altra geologica, sul loro valore stratigrafico. La questione paleontologica è sciolta, coli' amis- sione di diverse specie ben distinte. La questione geologica fu ri- dotta ai minimi termini, non riguardando che alla posizione strati- grafica del 31. Giimbelii. Io dimostrai che in Lombardia, dove la zona ad ./. contorta è nettamente tracciata, sviluppatissima sempre, il 31. Giimbelii le si trova sempre inferiore. Il signor Giimbel aiu- (1) Die Diìchsteinbivalce . pag. 344. (2' Op. e il., papr. 373. 200 A. STOPPAM, inelle invece che si trovi in Germania inferiormente a delta zona in molli luoghi, e superiormente in altri. Ma dove si trova superior- mente, essa zona non sarebbe sviluppata, anzi non esiste nemmeno. In line il signor Giimbel non cita nessun fatto in appoggio della sua tesi. Aggiungasi che il deposito conlenente il M. Gihnbelii inferiore agli strali ad ^. contorta è da lutti ammesso come triasico, mentre gli strali ad J. conlorta sono ora da moltissimi ritenuti giuresi {infralias inferiore) e assolutamente giuresi si ritengono gli equivalenti del vero Dachsteinkalk [infralias superiore). Decida chi ha fede nei principii stratigrafici, se la confusione delle specie determinate il più delle volte sui semplici nuclei, e la confusione di terreni, difficili a distinguersi, a delimitarsi, come è ripetutamente detto e confes- sato dai geologi che li perlustrarono, piuttosto che la realtà della cosa, diano sufficiente ragione di asserzioni che fanno violenza alle leggi stratigrafiche, per quanto se ne rilasci il rigore. Quanto a me io chiedo una cosa sola: che mi si indichi una località sola in tutto il mondo dove io possa raccogliere dei fossili degli strali ad ^. con- torta e superiormente ad essi dei M. Giimbelii perfettamente, indub- biamente caratterizzali. SAGGIO DI OSSERVAZIONI SUL CIRCONDARIO BIELLESE Del Comin. Doti. Benedetto Trompeo (Seduta generale del 6 settembre 18'J4) Onorevoli Signori, E per me, o signori, giorno di gioia e di buon augurio e di ono- randa memoria quello in clie mi è dato di poter assistere alle dotte ed utili vostre riunioni in questa cospicua antichissima città, mia di- letta patria, che per bellezze naturali, per amore di operosità ed intelligente industria è universalmente riconosciuta a nessuna se- conda, e meritamente viene chiamata la Manchester d'Italia, senza ricordare in questo luogo gli uomini illustri che in ogni tempo ed in argomento di scienza ed arte fiorirono. Questa straordinaria riunione sarà un mezzo di meglio conoscersi tra noi, a far note ed apprezzare le ricchezze del salubre e ridente circondario, e promuovere ognor più l'incremento, come il civil progresso richiede. I cronisti, tra i quali l'Orso Jacopo da Candele, il iMoglinati da Vercelli, il Coda ed i pochi scrittori che si occuparono del Biellese, tra i quali primeggia 1' erudito protomedico iMulattera , intesero piut- tosto a toccarne la storia e l'archeologia senza addentrarsi nelle ri- cerche statistiche, economiche, politiche e commerciali, né nelle igie- niche ed in quelle che in ogni maniera abbondano. Ciò vien confer- mato da quanti cultori delle scienze naturali visitarono in seguito questi luoghi, e resero di pubblica ragione le loro osservazioni, lo che / 258 n. TUOMPto, non impresi speciali sludi a lai riguardo, voglio lullavia sperare che, venuto a compiere per quanto sia in u)e all'onorifico e delicato in- carico affidatomi di rappresentare la U. Accademia di Medicina di Torino e dei Fisio-critici di Siena, di Ferrara, mi consentirete di esprimere voti , e fare proposte per conciliare gli interessi igienici ed agrari coi commerciali, paragonando fra loro le condizioni del clima, i molteplici prodotti e le varie industrie , le quali fino dalle, esposi- zioni fatte in Francia sotto il prin)o e l'odierno impero, in quelle di Lomlra, di Torino e di Firenze , facevano bella mostra di sé, ed eb- bero onori, premi, incoraggiamenti. Il clima di Biella e del suo Circondario gode quasi tutto della pu- rezza subalpina , senza provare nell' inverno eccesso di freddo, né di caldo nell'estate (maximum del freddo 10."; del caldo ~{- 25." terni. Réaumurj media 10°). Ciò si deve alla posizione topografica, posta ai pie delle montagne che la difendono dagli aquiloni e non le negano i zefGri ; splendida prova ne sono i tradizionali concorsi che sempre van mantenendosi, e dirò anche crescendo ai magnifici santuari posti sull'alto delle val- late di Oropa, di Graglia, di Andorno, e l'affluenza ai moderni stabi- limenti idro[)atici di Oropa, di Cessila, di Andorno, che godono una meritala rinomanza ; né lo spirito religioso soltanto, né sempre la de- ficienza di salute colà spingono da lontano gli ospiti a visitarli , ma "vi concorrono per buona parte la purezza dell'aere e delle acque, il ridente cielo , l' amenità e l'importanza delle vedute che certo pos- sono stare del pari a quelle più rinomate della Svizzera, i prodotti e le curiosità naturali, e ciò accordandosi con una mite atmosfera, rende grati e piacevoli questi luoghi nell'estiva stagione che è ap- punto l'epoca in cui per diporto da molti si abbandona per un mo- mento il proprio paese. — Inutile io trovo che imprenda a descrivere particolarmente le bellezze del sito, e a diffondermi oltre su tale ar- gomento, imperocché di per voi stessi a colpo d'occhio ne avrete presa contezza , e potrete acquistarla subito che vogliate. INemmeno mi estenderò sui particolari dei prodotti che danno alimento alle scienze naturali, ma accennerò che tale e tanta ne è la dovizia e la varietà, che ogni giorno vanno confermando ed ampliando nelle loro OSSERVAZIONI SUL CIUCONDAKIO BIELLESE 269 dotte escursioni quanto pubblicarono i chiarissimi Borson, Barelli , Gené,Sismoncla, De-Barlolomeis, Florio, Alberto La Marmerà, ec. , non tenendo conto dei cenni che fecero il Casalis, il Marmocchi, gli au- tori dell'Annuario biellese dell'anno 1885, e quello statistico topogra- fico del dipartimento della Sesia del 1810, ledatlo per cura del Pre- fetto Giulio, padre dell'illustre matematico-fisico di tal nome, che pur esso a sua volta illustrò questi luoghi con dotte relazioni nella circo- stanza della nazionale esposizione di industria nel K. Castello del Va- lentino. Ma per non allontanarmi dal mio scopo non debbo trascu- rare di richiamarvi a quanto riguarda lo stalo della pubblica salute di questi luoghi. — Qui non regnano per loro stesse malattie epide- miche e specifiche in modo particolare, né anco nei numerosi opili- cii, come non di rado notasi in esteri paesi, e ciò per la loro igienica costruzione e topografìa, per la maggiore fdantropia e sorveglianza. Le malattie predominanti sono quelle che stanno legate alle vicende delle stagioni, ed alle altre comuni cause delle umane morbosità. Se però da qualche tempo in alcuni luoghi si va lamentando l'aumento delle febbri periodiche d'ogni genere, facili a recidive, le quali non risparmiano nemmeno i luoghi più elevali, e che complicano soventi le altre malattie, sono funeste alle piante, ai vigneti, giusta quanto nel 1810 pubblicò il professore Rambert ed altri, ciò si deve segna- tamente all'aumento delle risaie, che ad onta dei provvidi e ripetuti decreti vennero oltremodo moltiplicate in quella parte del Circondario che volge alla pianura, dove quasi sono endemiche. Da queste ema- nano uiiasini, che trasportati dai venti sulle alture, riescono di causa morbosa avventizia, e che potrebbe essere allontanata a vantaggio della pubblica salute, che è la prima voluta, se la pratica igiene non fosse posposta del lutto alle soverchie esigenze di una industria, per questa parte non bene intesa; e tanto più questo iodico, perchè non sono le sole febbri intermittenti che per tali cagioni in oggi più frequenti si osservino, ma ben anche quelle di indole tifica e mi- gliarosa. Il gozzo è ora ben raro, né anche nelle vallate ristrette vi è in- dizio di cretinismo, e la scrofola, e la rachitide con tutta la sequela della vasta loro famiglia, é. credo io, nel Biellese meno frequente 270 n. TiioMPEO, che in altri luoghi, benché i deformati da queste malattie non vi sieno molto rari, come ricavasi da officiali statistiche. — E questo che seuibra una contradizione, ha una ragione apparente nella salu- brità del clima, imperocché per le buone condizioni di emalosi che essa presenta , comparte a chi nasce con quella malaugurata ere- dità, elementi da stabilire un equilibrio conciliabile con una discreta salulc, e ad impedire la morte precoce, la quale nei luoghi meno salubri miete abbondantemente le vite di chi nella prima età é sotto l'influenza della slruma e del linfalicismo morboso. — Ciò sta bene secondo le osservazioni dell'odierna critica medica, che han tolto il pregiudizio di credere che l'aria pura e ben ossigenata fosse per sé slessa causa ausiliaria, d'aggravio e di facilitazione a tale sorta di mali, ed è pur confermalo dalle statistiche di confronto coi vicini luoghi; statistiche, che, sebbene ristrette a pochi anni, pure hanno in sé quanto basta di valore per trarne le conseguenze che dissi. Le statistiche cui voglio alludere sono quelle di cinque anni , cioè dal 1804 al 1808 inclusivamenle; falle per cura del Prefetto Giulio sullodato nel tempo del governo francese fra noi, e che risguardano la leva militare. — Da questo risulta che il Circondario di Biella dava un contingente militare maggiore in proporzione di quelli di Vercelli e Santliià, coi quali formava il diparlimento della Sesia; che i deficienti di statura e i difettosi godenti salute erano in numero maggiore tra i riformali biellesi, mentre tra essi il numero degli esclusi per malattia in corso ed incurabili era minore che non nei coscritti Vercellesi e di Sanlhià. Nel tempo stesso le tavole mortua- rie di quell'epoca davano che le malattie in genere e la morlalilà annuale era in più alla proporzione in questi due ultimi Circondarli, in causa certamente della mala aria delle risaie. La pellagra (mal della miseria), (juesla funesta malattia che da circa un secolo va mi- nacciando segnatamente la classe agricola anche nel Piemonte, è ra- rissima nel Circondario di Biella, sebbene gli abitanti facciano grande uso della zea-mais , e ciò io credo a motivo della deficienza della principale sua origine, vale a dire l'assoluta e molto estesa povertà, che nel Biellese non si allarga smisuratamente come altrove, mercè l'industria e la operosità della popolazione, industria ed operosità che OSSERVA/lUiNI SUL CIKCONDARIO DIELLESE Ili salvano insieme il paese da quei delitti, e da quel coiTompimenlo morale, che non è j)ep fermo l'iillinia causa della degradazione an- che fisica dei popoli. — Ciò è confermalo dalla statistica del 1810 e da quella recente pubblicala per cura del Ministero di Grazia e Giustizia, la quale statistica comparativamente calcolata viene in ap- poggio della moralità del Biellese, nulla ostante i molteplici opifìzi d'ogni genere, che è inolile di qui ricordare. Queste osservazioni che toccano le condizioni sanitarie in parie son confermale dal Mu- latlera nel suo prezioso opuscolo che ha per titolo: Del retto uso delle osservazioni nietereologicìie e dell' influenza loro sull' economia animale; dal Buscaglioni nel suo saggio sulle febbri intermittenli (1809); dal dotto Destefanis nel suo elaborato lavoro igienico-stali- stico con piano topogratico disegnalo a colori su Salussola, già fio- rente feudo della serenissima Casa di SavoiaCarignano, ora paese travaglialo e decimalo dalie malattie in causa delle introdotte risaie e dello spopolamento dell' alboreggialura, per cui se per l'addielro il paese, come si crede, ebbe il nome di Salus sola^ il cpii si sana, ora invece meriterebbesi quello di Mors sola. Per (juanto concerne alla melereologia locale, di cui per 40 anni sì occupò il Mulaterra, e lasciò un manoscritto relativo, del quale fanno onorala menzione il Bonino nella sua erudita Biografia medica Piemontese, il De-Bartolomeis, manoscritto che disgraziatamente non potei consultare non ostante le fattene ricerche, meriterebbe essa di venire studiala in ispecial modo, essendoché il Biellese si può ve- ramente dire luogo prediletto delle meteore, ed in ispecie della gran- dine devastatrice, e pur troppo frequente specialmente da qualche anno. Nel Biellese non dominano epizoozie, ed il colera asiatico impor- tatoci fu milissimo per le condizioni del clima, e pei provvedimenti igienici preventivi assunti dai Municipii. E qui mi sia permesso di rinnovare il volo già espresso altra volta nella commissione che fu incaricala del progello di un osservatorio magnetico-metereologico con osservazioni ozonoscopiche , iniziale e promosse in Italia dalla egregia Caterina Scarpellini nell'Osservatorio di Roma, diretto dal- l'illustre padre Secchi, che allo scopo di facilitare praticamente tale 272 li. TROMPEO, istituzione fossero da incaricarsi gli ufficiali telegrafici delle princi- pali stazioni per raccogliere i materiali, che poi ordinati e confron- tali da un apposito uffizio di direzione, contribuirebbero ai generali studii che si fanno a tal riguardo, mentre riescirebbero utili nei par- ticolari delle dilTerenli località. — Nulla ostante il deterioramento avventilo da qualche lustro alle costituzioni mediche per le indicate condizioni di coltura umida e di nuove risaie, senza la colmatura, senza il libero scolo delle acque, cagionò stagni non pochi, oltre quelli prodotti dalle ferrovie, a cui va di pari passo la trascuranza e la distruzione dell' alboreggiatura; qui tuttavia si hanno compensi positivi, che sono il frutto del generale progresso e delle industrie lo(;ali, imperocché la popolazione che nel 1755 eradi 87,721 anime su 17,(535 fuochi, come ho ricavato da un prezioso manoscritto con- servato nella biblioteca del Re, favoritomi dall'egregio bibliotecario Promis; nel 1810 era già di 89,104, nel 1830 di 128,000, e dopo la riunione dei mandamenti di Masserano e di Crevacuore è di circa l'io, 000. Io non vi parlerò ilell' emigrazione temporanea da taluni esagerata, e dovuta per la massima parte alla ristrettezza del territorio coltiva- bile e molto sassoso, che non si presta agevolmente all'agricoltura, e somministra appena derrate per 7 mesi dell'anno, e non presenta che scarsissimi prodotti da esportare, come notano gli statisti. — Que- ste sono le condizioni die ho credulo di dover più specialmente no- tare, e se vi è modo di poterle migliorare modificandole, si per la salute degli abitanti, sì pel vantaggio sanitario, ritengo primieramente che si debba impedire in modo assoluto la formazione di nuove ri- saie, e se fo.sse possibile, ridurre il numero di quelle che arbitraria- mente furono da ultimo create, e di ridurle per quanto si può in mi- gliori condizioni igieniche, relative eziandio alle case coloniche, all'acqua, airalimenlazione, ec. in secondo luogo che si debba porre di- rettamente attenzione ad un naturale prodotto che si va ora distrug- gendo, senza curarsi gran fatto di mantenerne la sorgente, voglio dire il prodotto dell'alberatura, che oltre a conservare la selvaggina, ora tanto scarsa, come è scarsissimo l'esercizio della caccia, oltre di somministrare il materiale combustibile che ora tanto difetta ed è OSSERVAZIONI SUL CIRCONDARIO BIELLESE 275 costosissimo, arricchisce nella pianura ì seminati, depura l'arla/de- compone i miasmi, e nello montagne coi frondosi e robusti tronchi rompe l'impelo dei venti, serve di scarica a buona parte della so- verchia elettricità atmosferica, essendo quasi parafulmine e paragran- dine. Serve come dissi di barriera all'azione dei venti, che giusta Newton e Wan-Swielen, sono i padroni delle stagioni e della sanità degli uomini, e colle radici numerose impedisce lo scoscendimento, il franamento dei fianchi delle montagne, d'onde vengono le ghiaie che isteriliscono lo scarso terreno coltivabile dei luoghi più bassi, inducono inondazioni e stagni e molle altre calamità. Non posso a meno perciò di esternare un mio caldo voto, perchè venga promossa, favorita e protetta dal governo e dai municlpii la silvicultura, col rinnovare non solo le foreste che prima esistevano, uia con estendere altresì la seminazione di piante adatte a tutti quei luoghi che si pre- stano alla vegetazione. A tal uopo sarebbe, credo, opportuno anzi necessario incaricare persone coscienziose e pratiche della località, clie dall'esperienza e dall'amore del nativo suolo guidate non potrebbero clie arrecare uti- lissimi consigli per promuovere la conservazione e l'aumento di que- sta parte del regno vegetabile, che trovasi in relazione strettissima colla nostra esistenza. L'importanza dei boschi sullo stato fisico, mo- rale ed economico dei paesi è universalmente conosciuta, che le fo- reste secolari respingono i geli boreali, e le montagne, dice il Balbi, sono immensi laboratori, ove la natura prepara le uieleore atmosfe- riche, e però anche ad esse montagne bisogna rivolgere gli sguardi, perchè circondate da maestose piante, da foreste che proteggeranno milioni di uomini, vittime dell'inclemenza del cielo dovuta al poco conto in cui si tiene l'imboscamento, che i Romani tenevano come , cosa sacra. Per meglio apprezzare le cose naturali ed industriali del Circon- dario, dovrei far parola della superfìcie del suolo, della topografìa di cui diede una bene elaborata carta il nostro solerle tipografo Amosso sulla scala di 1,50000, e di speciali statistiche, ma le pubblicazioni fattene, e l'impostami brevità me ne dispensano, tanto piìi che que- sta parte importante venne maestrevolmente svolta dal nostro Pre- sidente. 1 8 274 B. TliUUl'tO. Le statisticlie che vennero in diverse epoche pubblicale, soggiac- quero a notabili modificazioni soUo varii aspetti, inodilldazioni che ogni di van crescendo per le industrie di ogni genere, e i progressi dell'agraria che è le prima delle arti, fonte di ricchezza e di pro- sperità degli slati. INon v'è dubbio però che la coltivazione del riso, nulla ostante le continue lagnanze che sono universali in Italia e in Ispagna sovralutto, venne assai aumentala, come si è più volle ac- cennato, e che molli terreni abbandonati detti gerbidi, lande, bar- rages, sono stati ridotti per la massima parte alla sovradella coltiva- zione, e Io slesso avverrà tra poco anche di quelli che restano incolli nelle vicinanze di Salussola, di Roasenda e di altri luoghi, E i canali irrigatori in via di costruzione, spero non verranno a nuove risaie, sibbene somministreranno le loro acque ad altre quanto innocue alla salute, altrettanto utili coltivazioni, e daranno nuova vita a quelle che nel finire delle scorso secolo vi prosperarono. Inoltre il riso è privo di principi! azotati plastici, e viene dagli igienisti moderni, il Tar- dieu, posto nella prima classe delle industrie insalubri, che introdot- tesi per modo di esperimento nel mezzogiorno della Francia, fu giuoco forza abbandonarle, perchè riconosciute funeste a quelle popolazioni. La coltura del gelso, che nello scorcio del secolo passalo era si ab- bondante e profittevole, ora da qualche anno è alquanto negletta. Il Mulaltera nella sua storia di Biella del 1778 si compiaceva che la coltura dei gelsi incominciasse ad estendersi e procurarsi di già sufficiente materia prima per alim'o. lo allarga ; il Icizo linalniLMile lo perfeziona , siccliè i! viaggialore trova un silo assai comodo pel suo piede. Di tal guisa si procede quasi senza fermarsi. Giunti alla lunga spaccatura vi troviamo con estremo piacere una stretta lingua o ponticello di neve indurita ove si possono tagliare i passi e che ci peruietle il valico. L'occliio del Laberge 1' avea scorto da lunge o per meglio dire indovinalo. Sa- rebbe però da consigliare ad altri viaggiatori 1' aver seco sino a questo punto una leggiera scaletta che in ogni caso rende più si- curo il passaggio di simili ostacoli. — Ora il pendìo va crescendo vieppiìi ed al nevato succede tratto tratto una ripidissima superficie di ghiaccio in cui poco giova il bastone : il lavoro dei passi si fa lento e conviene procedere con precauzione. Devono essere queste le inclinazioni che inlesi dire di 60 a 65*^; io voleva misurarle, ma in quel momento cercai invano l' eclimetro che meco portava. Cre- derei però che in niun caso sieno esse superiori ai S0° , ciò che tuttavia agli esperii deve parere assai forte. Giustamente si raccomanda in simili passaggi alle persone soggette a vertigini di non guardare al basso, poiché oltre allo sfuggevole pendio ghiacciato si hanno tal- volta sott' occhio profondi spacchi ed altissimi precipizi! di ghiaccio sull'orlo dei quali conviene transitare : però chi non solTre tale debo- lezza ed ha buone guide, può andar franco, perchè il ghiaccio ed il nevato sono abbastanza sodi. — Alle 10 V-, avevamo raggiunto il sommo, avendo cosi impiegate, come nella salita del Tacul, circa 2 ore. Da quel giogo nevoso s'apre improvvisa una vasta scena, cioè di fronte la maestosa cupola del Monbianco , e (juinci e (piindi li ver- santi di Francia e d'Italia irli di monti d'ogni forma ed altezza. L'al- titudine del sito deve essere più di 4200 metri cioè un 5 a 600 metri soltanto meno del Monbianco ; ma vi sta ancora di mezzo il colle 0 de[)ressione dello il Gr;in-Corridor , da cui parte verso nord il ghiacciaio del Taconnay che si rimonta nelle ascensioni da Cha- mouny. Le pendici per cui conviene scendere a questo Corridorsono di ghiaccio, e ad evitarvi lo scavo dei passi mi convenne adattare le leggiere ed utilissime grappe che portava in riserva. Si costeggiano enormi spaccature vestile di belle stallatlidi ed in meno di una mezz'ora si è in basso al piede della gran cupola. Ivi troviamo una carovana di ASCENSIONE UKL MONBIANCO 295 Cliamouny che già aveva coiiìpUa l'ascensione, ed un'altra che appena giuriLjeva dal I)asso per farla. Kra in quesla un giovane inglese in bel cosluine alpino, evidenleinenle stanco e trat'elante, il quale ve- dendoci giungere assai svelli da altra parte , ci chiese se la via da noi seguila fosse mollo faticosa; ed inteso che no, disse che la salita dai (ìrauds iMulets pareva interminabile: « oh, j'étais très-fatifjué..., j'étais prcsque mouru.... « Qualche guida di Chaniouny mi fece osservare ( alquanto maligna- mente credo) che volendo salire dall' Italia io aveva dovuto prendere 5 guide, ma loro risposi come due erano venule unicamente per loro piacere. Prima di salire volli affacciarmi alia parte meridionale del Colle (allo 4301 metri) onde nasce il ghiacciaio della Brenva che poi ter- mina presso Cormaggiore: mi si presentò uno spaventevole precipizio di vivo ghiaccio che anche in quel sito dimostra la gran ripidità del versante italiano. Dopo breve refezione nel sito stesso, e lasciatovi il grosso bagaglio, allacchiamo la salila che ancora ci resta di fiOO metri. Il primo tratto di circa 200 metri detto mw-de-la-cóle è una vera costa di ghiaccio assai erta , ma in cui troviamo già scolpiti i passi, onde in poco tempo si giunge ad uno spianato di neve alto circa 4800 met. sul mare. Sorge su questo una vera cupola di 300 met. che forma l'estrema vetta del Gigante Alpino. Essa è tutta coperta d'una neve granosa assai soffice e di moderalo pendio, talché non offre difficoltà. Al mezzo della sua altezza e sul fianco orientale per cui si ascende, affiorano le ultime roccie visibili dette Petits Midvls, composte della solila prologine a talco verdastro. Particolarmente in quest' ultimo trailo della salita accade talvolta di soffrire gli effetti della rarefa- zione dell'aere. Io non provai che verso la sommila qnalche pro- dromo di mal di mare , il quale però svanì dopo qualche istante di fermala ed un sorso di aceto : le guide provarono nulla. — Alle 2 poni., e dopo poco più di due ore di lenta ascensione dal Corridor, eravamo sul vertice. iMalgrado che nel lungo salire già siansi dovute pregustare lonta- nissime vedute a varie parti dell'orizzonte, non viene diminuita l'alia 296 F. GIORDANO . soddisfazione che ad un trailo si prova dominando senza ostacoli ana scena che può eslendersi in un raggio di 300 a 400 chilometri verso il N. 0. ove l'orizzonte si mostrava più libero, si distingueva tra altri il Lago di Ginevra e dietro quello la lunga e bassa catena del Giura: nelle altre parti spiccavano le cime principali delle Alpi Graie, delle Pennine e dell' Oberland , in parte vestile di nebbie: ma verso le pianure d'Italia un cordone di nubi velava ogni cosa. Alcuni picchi della catena alpina, di cui già aveva altra volta ammirato da vicino l'altezza e la svelta forma, mi apparivano ora come insignitìcanti ri- salti di rupi confuse tra le altre innumerevoli. Giustamente però si rimprovera al panorama veduto dal iMonbianco di presentare le masse in troppo piccola scala ed alquanto confuse. Ciò dipende dalla sua grande elevazione e non troverebbe compenso fuorché in una limpi- dità d'atmosfera straordinaria, che nei nostri climi è pur troppo rara fortuna. Ciò nondimeno il senso di tanta imniensità invade l'animo e lo immerge con forza invincibile in quell' oceano di pensieri mesti ed indefiniti, i quali sempre assalgono l'uomo che contempla da grande altezza un vasto spazio della superficie terrestre. L'ora già tarda (eran le 2 ^\^), comandava assolutamente il ritorno. Prima volli ben esaminare il vertice di quel colosso, e vidi essere una vera cresta di neve granosa diretta a N. 0. , lunga un centinaio di metri a forma d'assai ripido tetto e larga sopra poco più d'un me- tro, cioè, presso a poco, come già venne descritta dai primi salitori. La conservazione di questa forma allungata e sottile, opera del vento e delle meteore in una massa di neve alta parecchie decine di metri, è degna di nota. Della rarefazione dell' aria non potei fare altra prova che quella volgare degli spari con una pistola che a pochi passi pareano poco più che colpi di staffile. Qui sovratutto io mi at- tendeva mirare l'azzurro nerastro della volta celeste, ma questa in- vece, per effetto probabilmente di alti vapori, presentava pressoché la bella e chiara tinta dei nostri climi meridionali. Soffiava una lieve l)rezza di ISord, ed il termometro era a 0 precisamente. La discesa si fece per la solita via dei viaggiatori di Chamouny, cioè pei ghiacciai del Tacconay e dei Bossons; né starò a lungamente descriverla. Dapprima sono dolci discese per pendici di neve di varia ASCENSIONE DRi, MOMIIANCO 297 inclinazione ed inlerroUe da spianali e con poche benché larghe fen- diture che facilmente sì girano. In molti siti la neve resa molle dal calore del giorno lasciava affondare sino al ginocchio rendendo fa- stidiosissimo il camminare: in altri invece trovandosi ancora di giusta consistenza permetteva di correre ed anche talvolta di provare la glissade. Questa si fa puntando dietro il bastone a guisa di freno, e stando ritti sui talloni: si scivola allora pel proprio peso rapidamente, ed è bello il vedere una intera carovana scendere in tal modo da capo a fondo di una lunga pendice. In una di queste scivolate io cado seduto e traggo meco li due portatori coi loro bagagli che fanno su di me un vero capitombolo : andiamo tutti insieme a percuotere nella guida che mi sta innanzi, la quale cade a sua volta ed abbatte ancora la precedente : in un istante formiamo un curioso gomitolo d'uomini stranamente avviticchiati, vera vaiianga vivente che scor- reva con estrema rapidità guidata soltanto dalla guida di testa, unica rimasta in piedi. Avventuratamente la valanga andò a fermarsi dol- cemente al piede della china, senza il minimo danno dei componenti, e senza che alcuno avesse pur perduto il bastone. Simili incidenti quando avvengono sulla neve, servono più che altro a tenere alle- gra la brigata. Intanto a rendere piìi libero e spedito il camminare, le guide stacca- rono da noi li due portatori, lasciandoli indietro a seguirci da soli. Ciò sarebbe stala una grave imprudenza se quei giovani non avessero avute le fresche nostre traccie per guida, poiché quei piani nevosi sono per coperte fenditure, perfidissimi. Ed appunto tre giorni dopo il nostro passaggio, in quei sili medesimi, una giovane guida di Cha- mouny (certo Coullet) che imprudentemente scendeva staccato dagli altri, ad un tratto scomparve. Invano si fecero poi venire lunghe funi dal villaggio ed alcuni animosi si fecero calare sin dove il gelo ed il respiro permisero. La fenditura del ghiacciaio avea soltanto due metri di larghezza, ma di una profondità immensa, ed in quella il misero era precipitalo senza speranza di poterne pure ricuperare la salma. Però questa salma sarà restiluita un giorno dal ghiacciaio slesso che la ingoiò. Tra quarant'anni o circa potrà essa rinvenirsi al piede stesso del ghiacciaio dei Bossons ove questo viene a finire 298 K. GIOKDANO, nella pianura di (^h;imoiiny. — Le nozioni che ora possediamo sul moto discendenle dei ghiacciai, ci pcnnelhino di prenunciare il triste fenomeno con qualche precisione. Nell'inlelice ascensione tentala dal dottore russo llainel il 15 agosto 1820 e nel sito islesso di cui si parla, la carovana di 10 persone fu colpita da una valanga che precipitò Ire guide in una spaccatura. Il geologo Forhes die nel 1858 visitava questo ghiacciaio, espresse l'opinione che tra 35 o kO anni daire})()ca del sinistro , poleano forse rinvenirsi al suo piede le reliquie delle vittime, dopo avere cosi percorsi circa G chilometri di cammino e tre di verticale discesa. Or bene nel 1861 molli resti di membra nmane deformate ma incorrotte, lembi di vestiario ed altri oggetti incominciano a comparire al piede dei ghiacciaio : teslimonii con- temporanei riconoscono a indubbi segni le vittime del IS'IO, ed un settuagenario, che aveva preso parte alla spedizione , riesce dopo 40 anni a stringere ancora la fredda mano di Pietro Balmal suo amico, perito nella catastrofe. L'apparizione di resti umani prosegue ancora di questi giorni. Continuando noi a scendere rapidamente , appena gettiamo nno sguardo alle roccie dei Graiidn Mulets ed alla piccolissima baracca di legno la quale da tanti anni vi serve di sosia notturna ai viag- giatori. Levando io sguardo a destra verso l'Aiguille du Midi, rico- nosciauìo ancora la nostra baracca del Tacul lasciala nel mallino, e che appare come sospesa sovra un alto diruppo di ghiaccio. Sotto ai Graiids 3liilc'ts, una parte del ghiacciaio del Taconnay .si getta a destra in quella dei Bossons ed il viaggiatore deve seguire la stessa via. Frequenti spaccature e scaglioni di ghiaccio rendono qui per assai lungo tratto il cammino non scevro di diflicollà; l'uso ileir ascia ritorna frequente. Aitine siamo sul ghiacciaio dei Hossons che si deve soltanto attraversare per raggiimgcre il fianco destro. La sua superficie è meno scabra e possiajuo correre .saltando fessure a numerosi ruscelli che a quest'ora la solcano in ogni senso dentro ietti di ghiaccio. Al cader del sole siamo all' orlo , e troviamo con piacere un punto dove il |)assaggio alla roccia si esegui senza molta ilifficoltà. I)o])() essere slati l'i- ore legali ad una fune, riesce ben ^rato il poter marciare liberamente sulle roccie comunque scabre; asciìnsiom; di;i- mondianco 299 ma i pericoli e Io iilleiizioni non sono ancora (initi. Stiamo in sili dominali ila erte rupi, da cui tratto trailo dopo il calore del giortio si disserrano grosse valanglie di sassi, lo avrei voluto prendere (pialclie cibo e riposo, ma le guide sempre più mi spingevano ad accelerare il passo: già stava jier adirarmi e comandare un allo, ma non tardai a riconoscere il mio torlo. Udiamo un gran fragore sopra noi , ed alzando lo sguardo verso l'Aiguille-du-iMidi che ci stava imminente, vediamo un macigno enorme balzare dal rotto ciglione di un ghiac- ciaio e dirigersi verso il silo ove eravamo. Ovuncpie il masso e suoi frantumi battevano nelle pareti del dirupo facean luoco visibile. Re- trocediamo rapidamente , ed appena ci riesce ripararci dietro uno sporto dal qnale vediamo passare innanzi a noi una valanga di massi d'ogni dimensione che volavano al basso, lasciando dietro loro un nugolo e quell'odore particolare che si svolge da sasso confricato su sasso, ^on femmo sosta che dopo valicata in fretta la perico- losa vallata. Indi, dopo una refezione, prendemmo a scendere len- tamente, e mentre già oscurava, il lungo e stagliato sentiei-e che mena verso Chamonny. Desiderando esaminare quel versante alla luce del giorno, decisi di fermaruìi quella sera al baraccone ad uso d'albergo dello di Pierre Poinfae che trovasi ad 1'/^ circa da! vil- laggio. Vi giunsi a notte, e coll'aiuto di una piccola lanterna, stru- mento che sempre si deve avere in simili viaggi. Del resto devo qu'i notare la gentile attenzione del padrone dell'albergo, che udito es- servi ancora un viaggiatore per via, mi veniva incontro buon tratto. Nel baraccone di Pierre Poinlue , trovansi alcuni letti ed il necessario ben inteso ai viaggi alpini. Scendendo nel mattino del 7 a Chamouny per un comodo sentiero serpeggiante in una bella foresta di abeli e di larici, appena gettiamo uno sguardo alla cascala del Pellcrjriiio vicino a cui si passa. Quel versante è tutto costituito di micascisti o da gneiss rialzati, anzi ri- piegati all' infuori come il sono in senso inverso gli scisti del monte Frety. Osservando poi gli strati dei monti che stanno al nord della valle, vedonsi eziandio qua e là raddrizzali verso la catena del Mon- bianco. Questa gran massa granitica, sulla cui origine plutonica o melamorfìca non è il caso di qui discutere, appare dunque come il 300 F. r.lOllDANO, cenlro o l'asse d'un esteso sollevamenlo prodotto negli antichissimi terreni che un tempo la ricoprivano. Poche parole sul villaggio di Chamouny. Esso è sempre una pic- cola borgata , ma in una magnifica valle alpina, ed ora è ricca di cinque o sei grandi alberghi, le cui comodila corrispondono a tutte le esigenze degli innumerevoli e ricchi turisti che vi affluiscono da ogni parte d'Europa, massime dall'Inghilterra; parecchi magazzini ricchissimi d'oggetti lavorali di legno, di corno e di pietre dure che diconsi originarie del iMonbianco e lavorate in Germania , ed infine di magnifiche fotografie dei dintorni. Del resto ogni cosa è ivi disposta perchè il visitatore versi vo- lonterosamente il denaro, come sono incentivo alla sua emulazione gli spari con cui si prosegue ad onorare le salite al Monbianco di cui Chamouny conservò per tanti anni il monopolio. Oggidì però è sca- duta la severità dell' antico regolamento sul numero e paga delle guide che doveano accompagnare ogni viaggiatore escutendogli oltre ad un migliaio di lire. È ora permesso ai membri del Club-Alpino Inglese ed ai buoni alpinisti l' intendersela come vogliono; e per lo più un discreto viaggiatore è baslevolmente guarentito con 2 guide ed un portatore e con una spesa meno che metà dell'antica. Nel pomerigio dello stesso giorno 7 lasciasi Chamouny per andare a dormire all'albergo o Pavillon del Montenvers presso alla Mer-de-gla- ce, cioè sulla via dell'indomani. IMa li due giovani portatori che erano venuti senza occhiali oscuri e con il solo schermo del velo, aveano sofferto l'effetto della riverberazione della neve: uno di essi vedeva ])en poco, l'altro nulla. Tale oftalmia è soltanto momentanea e cessa dopo qualche giorno di cura rinfrescante agli occhi : tuttavia dovetti lasciarli a Chamouny di dove tornarono poi pei facili colli del Bonhome e della Seigne. L'albergo di Montenvers trovasi all'altitudine di 1920 metri e ad 870 metri sopra Chamouny. Vi si giunge in due ore di salita per un comod© scHtiere stato ristaurato dopo la visita dell' Imperatrice. Mi accontento di mirare dall'alto la sorgente dell'Arveiron che sboc- cando dalla sua caverna di ghiaccio, va ad affluire nell' Arva. Le roccie costituenti quella falda della catena sono sempre li micacisti ASCENSIONE DEL MONBIANCO 501 e di gneiss di variato aspetto, simili a quelli visti sopra Bossons ed in banchi egualmente rovesciati verso il nord. La vista del mare-di-ghiaccio è sempre uno spettacolo degno del- l'ammirazione dei viaggiatori di qualsiasi qualità. L'immagine d'un mare agitalo dal vento e che d' un tratto resti assideralo dal gelo è perfetta. Soltanto si può aggiungere che qui il vento soffiava obli- quamente dal S. 0. Tale direzione obliqua coincide con quella della gran cascata dei Seracs^ che vi affluisce superiormente e di cui sarà detto fra poco: essa però potrebbe anche stare in relazione con le sporgenze del fondo della vallata. 11 ghiacciaio trovasi oggidì notevolmente diminuito d' altezza e perciò d'imponenza a fronte di quanto era 15 o 20 anni prima: in- fatti le morene laterali che allora doveano necessariamente sotto- stare d'alcuni metri alla sua superficie, ora vi stanno superiori di 15 e pili. Tale diminuzione che pur si verifica in altri ghiacciai della stessa catena , essenzialmente s'attribuisce alla minor caduta media delle nevi iemali che ebbe luogo in tale periodo. Malgrado le solite nebbie della sera il mattino dell'S, continuando le brezza del nord , spuntò ancora limpidissimo. Alle 4 'Ai soltanto furono in pronto le provviste e potei partire con le tre guide pel Colle del Gigante. Si costeggia dapprima il, ghiacciaio per buon tratto lungo la sua antica morena destra , indi si attraversa diago- nalmente come per andare al cosi detto Jardin. In questa traversata la superficie piìi o meno ondulata di ghiaccio bolloso non presenta difficoltà, e non poche signore vi fanno una dilettevole ed istruttiva escursione. Infatti è difficile non fermarsi qualche istante ad osser- vare le interessanti particolariià di questo classico ghiacciaio , le zone e righe della sua massa , i ruscelli che lo solcano , ed i molini 0 fori verticali in cui s' innabissano le acque decorrenti alla super- ficie. AU'S eravamo al punto centrale ove diversi ghiacciai scendendo dagli altissimi clauslri in cui prendono origine , confluiscono a for- mare il vero mar-di-ghiaccio. Essi sono: all'est di Talèfre o del Jardin^ di fronte quello di Lechaud che muore dal piede delle Grandes Jor rasses sotto ad orribili precipizii verticali di mille metri, all'ovest il ghiacciaio del Gigante che scende anzi precipita qui dai vasti e gè- 502 F. GIORDANO, lidi allipjani di Vallèe-bianche e del Tacul , che già conosciamo. La nostra via è per quesl' uUinio e non è la più facile, poiché si traila di risalire Ja gran cascala di ghiaccio di 300 e i)iù metri «l'altezza, che dai viaggiatori inglesi fu bene paragonala a dieci cascale del Niagara le nne alle altre sovrapposte; con vocabolo di quei monti chiamansi Seracs li nìassi enormi di ghiaccio che si producono e ri- mangono gli uni sugli altri confusamente accatastati là dove il pro- lìlo dima valle salta repente ad un livello inferiore: e questo è certo il sito classico dei Seracs. — Lo stalo e la difficoltà del passaggio variano naturalmente con gli anni e coi giorni slessi , cioè con le vicende del molo discendente del ghicciaio, ed infalli per simile va- lico , che in distanza orizzontale nun giunge ad un chilomelro, si impiegano talvolta 'i oie soltanto e talvolta anche G ed 8. Si usa lai- volta di evitarne una parte passando all'orlo orientale, ove per certi traili si può anche camminare sulla roccia, ma in quel giorno di gran caldo le valanghe di sassi dei sovrastanti dirupi minacciavano di essere così fre(iuenli che le guide non vollero acconsentirvi. Tentannno in- vece di l'aggiungere l'orlo opposto che appai'iva n)eno erto di guglie, ma giunti là [iresso, enormi spacchi a guisa di voragini ci ariesla- rono. Quando si discende un ghiacciaio ei riesce assai facile alle guide, guardandolo dall'alto, la scella d'una buona direzione, ma ri- salendo la cosa è più difficile e si procede più o meno al caso. Lo aver seco una scalcila toglierebbe molle difficoltà ed in questo pas- saggio difatli se ne fa sempre uso : ma le mie guide ed il Laberge sovralulto che non riconosce alcun passo invincibile, reputavano su- perfluo quel mezzo ausiliare. Convenne cacciarsi a capofitto nel caos dei massi, delle guglie e degli iniuimerevoli precipizii glaciali. Già da qualche tempo si andava legati alla solita distanza di 5 o 4 metri, ma crescendo le difficoltà divenne impossibile il procedere in quel modo, si dovettero accrescere le distanze quanto permetteva la fune e sovente togliere la solidarietà degli uni cogli altri. E desiderevole che li viaggiatori non cadano in ima linea così irla d'ostacoli come quella da noi dovuta s(;guire in quel giorno. Aprn-e quasi ovunque passi con l'ascia, calarsi in spaccature per le ripide loro pareti e risalirne, passare ritto o cavalcione su coltelli di ghiaccio, o spie- ASCENSIOiNE 1)|:L 510NBrANC0 305 care salti poiienlosi tla uno ad altro spigolo ^ fu l'esercizio accanilo di 5 0 'I ore , in cui debbo però aUes(aie che mai venne meno nella brigala il massimo buon umore. — Sulla una pomeridiana su- perala la parie più ripida , uscivamo in un mare meno lempesloso. Il ghiacciaio più uniforme sale con uìoderale inclinazioni, ma inler- rolle ancora da conlinue spaccalure. Il caldo del giorno era divenuto sensibilissimo in quella gran val- lala nevosa quantunque esposta al nord, e sovente volle mi arrestai con- lemplando ancora quegli sterminati ricetlacoli di ghiaccio e le ardite guglie che d'ogni parte si proiettavano in un cielo di intenso e pu- rissimo azzurro. La roccia granitica tagliata in tutta la massa da sfal- dature verticali, niollo si presta agli scoscendimenti, ma senza per- dere mai la forma acuminata e minacciosa. Dopo un lungo ed ornai tedioso salire si raggiunse verso le ft il colle del Gigante lascialo 3 giorni prima. Non conviene slaccai- la fune sino ad essere sulla roccia , poiché colà presso esiste sovente un'ultima fenditura bastevolmente insidiosa. La discesa dal colle verso Cormaggiore , nel primo suo tratto per le roccie ed il già noto franoso sentiero , mi riuscì allora estrema- mente fastidiosa. Alle 6 ore circa io rientrava nel Pavillon del sisf. Ar- genlier ove trovai l'avvocalo Delili[>pi, al quale io avca telegrafalo . da Cbamuony, prevenendolo del nostro ritorno e che gentilmente era salilo ad incontrarmi. L' Aigenlier non ca|)iva in sé dalla gioia del ben riuscito rapidissimo viaggio circolare che avea avuto il suo al- bergo per punto di partenza e di arrivo. In Cormaggiore la nostra escursione avea destalo mollo interesse , ed allorché verso le 8 '/.j della sera vi rienlrannuo funnno ricevuti con spari, musica del paese e numerose felicitazioni. In quell'istesso pomeriggio il giovane Duca d'Aosta in viaggio nella valle, era giunto a Coruiaggiore, e quando noi discendemmo Irovavasi ad un ballo of- fertogli nel Casino dell' Albergo dell'Angelo. Egli ebbe la gentilezza di farmi subito richiedere per avere delle informazioni sul viaggio , ed io dovetti entrare nella slessa sala del ballo mezzo ancora in co- stume alpino e con gli stivaloni ferrali. Nel giorno seguente io mi sentiva appena stanco, ma provava 50 '4 F. GIORDANO, ancora quella sete pressoché inestinguibile che è il massimo tor- menlo dei viaggiatori vaganti nelle alle regioni dei ghiacci. A pro- durre quest'arsura straordinaria in regioni cosi fresche, deve influire non soltanto il sudore per tante fatiche, ma eziandio un'insolita eva- porazione cutanea sotto una pressione atmosferica diminuita di 20 e pili centimetri di mercurio e l'avido assorbimento dell'aere molto secco di quelle altitudini. Intesi che un medico di Cliamouny il quale fece la salita del Monbianco , si pesò prima e dopo, e tenuto conto di tutte le immissioni ed emissioni trovò , malgrado avesse bevuto non poco, aver perduto in quel viaggio non meno di 5 chilogr. di peso, che rappresentano la perdita per evaporazione. Quanto alla pelle del volto io la mutai interamente e ciò per non aver voluto portare la maschera che m'infastidiva; ma questo fu pic- colo incomodo che passò in 4 o 5 giorni. Il favore con cui fu ricevuta la fatta escursione, fu a parer mio superiore al merito dell' intrapresa e credo si debba in gran parte all'effetto che tuttora su molte persone produce il nome del .Mon- bianco. Per gli abitanti di Cormaggiore e pel ceto delle guide parti- colarmente può anche entrare in conto 1' interesse diretto a che il benefìzio delle grandi escursioni al gigante delle Alpi , ed alle su- blimi regioni che lo circondano, sin' ora monopolizzato da Chamouny, si diffonda almeno in parte sul loro villaggio. Si può dire che da qualche anno Cormaggiore rappresenta sul versante italiano un pic- colo rivale del villaggio francese , quantunque in fatto di conforte- vole ancora molto inferiore. Esso benché 200 metri più alto , ha il vantaggio d'una clima più dolce e delle acque medicinali, ma certo i suoi dintorni immediati, quantunque interessanti egualmente ai dotti od agli strenui alpinisti sono meno attraenti al grosso dei viag- giatori. — Indipendentemente però da considerazioni utilitarie rico- nobbi con molta soddisfazione come un sincero amor proprio nazio- nale , sorto nei nostri compaesani , comincia ad apprezzare che le ascensioni e gli sludii delle Alpi non abbiano più ad essere , con tanta nostra vergogna , il privilegio dei lontani Britanni e trovai in molli il vivo desiderio che il nostro recente Club-Alpino non falli al suo serio scopo. ASCENSIONE DEL UONBIANCU 305 Quanto alla diversità di condizioni per l'ascensione del Monbianco dall'uno od altro versante, esse ponno cosi riassumersi. Il tempo ri- chiesto ad ascendere è poco diverso , consistendo in ambi i casi in 15 a 16 ore di cammino (escluse le fermale) da suddividere in 2 giorni. In ambi i casi si può giungere al vertice prima del mez- zodì. Le difficoltà della salita ormai mi paiono minori partendo dal nostro versante, od almeno esse sono concentrale in pochi tratti del Mt. Tacul e del Mt. Maudit: queste stesse difficoltà non sempre for- midabili , ed il resto è assai facile. Il viaggio da Chamouny presenta talvolta nei dintorni dei Grands- Mulets dilficili passi , e poscia la lunghissima salila nel ghiacciaio dal Taccona}' deve essere monotona ed estenuante , mentre invece partendo dalla baracca del Tacul la corsa è variala di pendenze e sempre allietata da estese vedute in varie parti, l! viaggio intrapreso da Chamouny ha però sin'ora un sopravantaggio incontestabile, cioè la possibilità del ritorno al villaggio nel giorno istesso dell' ascensione. Invece simile ritorno a Cormaggiore non mi pare possibile; ei con- verrebbe pernottare nuovamente alla baracca del Tacul, e lo stesso ritorno a questa esigerebbe particolari attenzioni poiché le più ripide pendici del Mt. Maudit e del Tacul non si potrebbero rifare con ba- stevole sicurezza se non scendendo a rinculo. — Veramente bella sarebbe l'escursione da Cormaggiore, quando si potesse ridiscendere dal Monbianco al nostro versante per altra via , e ad esempio per il grande ghiacciaio del Miage che termina al noto lago di Combal. Ad ogni modo però si può ritenere che anche scendendo pel versante francese e ritornando poi in Italia pel Colle del Gigante, come io feci, ovvero per un altro più facile, l'escursione è molto variata e riunisce le condizioni del più alto interesse ed eccitamento. Il desiderio di meglio riconoscere la possibilità di una discesa dalla sommità del Monbianco pel ghiacciajó del Miage , o di averne almeno una prima idea, m'indusse a fare una escursione a quest^ul- timo prima di lasciar Cormaggiore. Mei tempo stesso avrei potuto vi- sitare colà un'antica miniera di piombo-argentifero stata lavorata cinquant' anni sono ed ora posseduta dal sig. Argentier, il quale de- siderava rimettervi mano e doveva accompagnarmi. 20 306 1'. GIOHUANO^ Nei giorni 10 e H il tempo già si bello divenne nubiloso con nevischio ai monti ed un vento freddo di 10° al più, che foce fuggire molti bagnanti. Questo raulaniento mi fece meglio apprezzare la ri- soluzione che aveva presa di profittare del bel tempo per 1' ascen- sione al Wonbianco, Il giorno 4 2 il tempo era rimesso ed alle 7 di sera partii con l'Argenlier, il Laberge ed alcuni altri uomini pei ca- solari della Vesaille situati al piede del ghiacciaie sulla via del lago di Combal. In 2 ore Vs ed al lume di luna giungemmo a (juel silo ove si trova una specie di cantina con due rustici letti. Ivi trovavasi il Capitano dello Stalo Maggiore francese Mieulet occupato a rile- vare la nuova frontiera e di cui avea già fallo conoscenza ; si com- binò di far la gita insieme. Il mattino seguente alle 3 cioè alquanto prima del giorno , par- timmo e seguendo uno assai comodo sentiero che passa presso al lago, salimmo sul ghiacciaio per la sua morena di destra. Essendo esso per lunghissimo tratto quasi piano ed assai regolare, si percorre senza difficoltà e vi si possono comodamente esaminare diverse particolarità come le morene in cui si rinvengono cristalli di quarzo , i gran sassi rimasti su piedestalli di ghiaccio e profondi molini in cui precipitano le acque superficiali. Notai anzi in un sito il fenomeno inverso che cioè le acque zampillavano da una fessura la quale doveva essere l' estremità d' un sifone esistente nella massa del ghiaccio. Anche questo ghiacciaio è da molti anni in notevole decremento. Le varie morene che longitudinalmente lo solcano appaiono ora al- tissime, sovra tutto verso il suo finire nella valle dell' Allée-blanche, e sembrano colline di massi e detriti: ma percorrendole si vede che soltanto la superficie è petrosa, mentre l'interno è un nocciolo di antico ghiaccio perfetto , cui la protezione del manto sassoso pre- servò dalla fusione generale. 1 fianchi dei monti laterali sono qui costituiti da micacisti e gneiss in parte aufibolici ed a colore piut- tosto oscuro: contengono pure frequenti Iraccie di marcassite , che facilmente si decompone tingendo in rosso la roccia. Alle 8 eravamo quasi in fondo al ghiacciaio ove esso riceve molli :)ffluenti ed insieme incomincia a divenire ri{)ido e scabro. ASCENSIONE DBL HONDIANCO 507 Trovasi la miniera sul fianco destro ( per chi risale sinistro ) della valle ed a mezza costa di un'erta pendice. Dopo l'abbassamento av- venuto nel ghiacciaio e il deperimento dell' antico sentiero essa di- venne inaccessibile e fu inutile il tentativo del nostri uomini per andarvi. Doveninio limitarci ad osservare qualche campione caduto sul ghiacciaio. Consiste il minerale in galena o solfuro di piombo misto a solfuro di zinco entro una matrice quarzosa. La vena deve essere intercalata fra gli strati quasi verticali del monte : le informa- zioni sulla sua potenza e continuazione sono varie, ma lo avere ces- sato lo scavo farebbe piuttosto supporre che andasse assottigliandosi. Il minerale veniva trasportato su slitte attraverso il ghiacciaio sino ad un punto ove si caricava su muli per mandarlo alla fonderia si- tuata nella valle stessa , prima di Cormaggiore. Argentier asseriva aver dato un tenore del 7 '^/o d'argento, e forse non occorrerebbe di meno per rendere profittevole la lavorazione in un sito di tal fatta ove non si può soggiornare più di 3 mesi nell' anno. Guardando dal piede della miniera li diversi valloni nevosi che scendono dalle volte del iMonbianco , se ne distìngue uno assai an- gusto a guisa di corridoio , ma dolcemente acclive e che secondo le presunzioni del capitano francese, il quale ebbe occasione di esami- narlo da un'altura, condurrebbe al piede del Dòme du-goutte. Ove per tal via fosse possibile di salire sul monte anzidetto o il discen- derne , lo scopo sarebbe raggiunto, poiché dal Dòme-du-goulte , si accede al Monbianco assai facilmente passando per la Bosse-du-Dro- madaire. Ma per fare tal prova sarebbe necessario procurarsi in quelle vicinanze un rifugio per la notte o per caso di cattivo tempo. Io non omisi di incoraggiare in vario modo quel tentativo. Ritornammo a Cormaggiore per la morena sinistra seguendo l'an- tico sentiero del minerale; esso è alquanto più breve, ma trasandato ed estremamente sassoso. Passando al piede delle alte guglie del Peteret, notai nuovamente la presenza della roccia granitica che co- stituisce il nocciolo della gran catena. Varie carte geologiche segnano come di roccia emersoria o più o meno primitiva li due monti Chétis e la Saxe tra cui passa la Dora, poco sopra Cormaggiore , li quali due monti costituirebbero in tal 308 v. GlollDA^o, modo una linea ili sollevamenlo parallelo alla catena anziclella. — il giorno 5 io insieme al sig. Defìlippi avea salilo per diporto il Mt, Chètis, gita clic esige 3 ore circa di salita e 2 di discesa; ma mentre sul suo versante meridionale, da noi seguilo, non vidi che li soliti scisti bruni rialzali, avea creduto ravvisare nel cocuzzolo più consi- stente, che ne forma il vertice, un semplice incidente di locale mela- morlìsmo. Il tempo mi mancò poscia ad una speciale verificazione che avrei voluto fare sovralulto al Monte della Saxe ; credo che questa sarebbe utilissima , poiché già vidi più volte nelle carte che possediamo esageratamente indicali sollevamenti ed eruzioni che non esistono. Prima di lasciare il Monbianco debbo rammentare che sino ad ora non possediamo nò anche una carta topografica fedele di questa centrale catena, ed io stesso potei verificare de visti in diversi punti quanto inesatte sieno le indicazioni di quelle pubblicate sinora. Guai al viaggiatore montano che si avventurasse ad una spedi- zione con simili guide alla mano ! E pur troppo gli alpinisti da qualche tempo svelarono che tale difetto s'estende quasi a tutta la regione superiore delle nostre alpi : delusione tanto più inaspetlata che in certe carte le più gravi inesattezze sono rappresentale con merito artistico impareggiabile. È certo che un rilevamento esatto di quelle alle regioni esige tempo , uomini ardili ed impiego di mezzi molto costosi. Ma se tali condizioni forse mancavano , nulla poteva scusare una artistica rappresentazione di ciò che non si vide e che in fallo non esiste. — Ora il Governo francese, il (juale come già accennai, fa eseguire da suoi ufficiali di Slato Maggiore il rilievo della nuova frontiera tra l'Italia e l'antica Savoia, ordinò anche una (•aria speciale del Monbianco che verrà pubblicala tra un anno o due, alla scala medesima del rilevamento di 1 a '»0000. Le roccie ed i ghiacciai vi sono ben distinti ed il tutto è rappresentato a cur^e orizzontali di 80 in 80 metri con intercalari di 20 in 20 nei sili meno ripidi. — Esaminando su tale carta, di cui vidi qualclie parte, la nuova frontiera non ancora ben definita, tra la Francia e l'Italia, si vede che la medesima sarebbe tracciata nel modo più naturale dalla linea di continui dirupi che formano l'erto ciglione con cui ha ASCENSIONE DFX MONBIANCO. 309 principio per lo più il versante iJalìano. Seguendo questa linea , la vera sommità nevosa e rotondata del Monbianco resterebbe sul ter- ritorio francese. Se vi è caso in cui le ragioni topografiche possano cedere a quelle di alla natura , sarebbe da prevalersene per solo amor proprio; ma veramente quel gigante è tanto superiore ad ogni limile nrlificiale che sarà sempre neutro e degno nodo d'unione tra due grandi paesi. Il seguito della mia escursione limitatamente al poco tempo dispo- nibile era nel seguente programma: al Gran S. Bernardo pel Colle di Artarcva , indi per IMartigny e Viége nel Vallese risalire a Zermatt, visitare i dintorni del iMonrosa , di là pel colle di S. Theo- dule ritornar in Val d'Aosta; infine per le Cimes-blanches raggiun- gere (ìressoney ove già aveva toccato nel 1860, ma giungendovi da Alagna pel colle di Ollen. Presi meco a guida e Compagno il La- bcrge che tenni poi sino al termine del viaggio. — Nella descrizione di questo sarò breve riducendo al minimo la parte narrativa ed aneddotica. DA CORMAGGIORE AL GRAN SAN BERNARDO. Il 17 agosto con bel tempo partii da Cormaggiore diretto al Gran S. Bernardo per la via del colle d'Artareva , che al dire delle guide abbrevia di oltre a 2 ore sulla ordinaria pei colli di Ferrei e delle Finestre. Essa non è transitabile che a piedi, ed anzi nel suo tratto di mezzo non è per anco indicata da un preciso sentiere. Partendo da Cormaggiore si rimonta prima per quasi due ore la gran valle che mena al Ferret; quindi si prende a salire il fianco meridionale, e dopo altre due ore o poco più, e dopo attraversalo un breve lembo di ghiaccio, si tocca lo scabro colle d'Artareva. Da questo si gode ancora una bella veduta della catena orientale del iMonbianco, ed io rimirai con soddisfazione gli aspri scaglioni del iMt-Tacul e del Mt- Maudit, felicemente superati 10 giorni prima. — Al Sud lo sguardo ne domina il sottoposto vallone di Bosses e si estende a lontane ve- dute sulle alpi occidentali. — Per andare più direttamente al Gran 510 r . «lOUDANO , S. Bernardo, invece di scendere nel vallone si deve tenere a sinistra costeggiando ora su roccie, ora su magri pascoli, l'aspra cresta della giogaia tutta costituita da banchi raddrizzati di scisti e calcari. Però nemnianco ci conviene tenersi troppo in aito, altrimenti occorre il dover valicare troppo aspri e frequenti contrafforti ed anche cattivi passi, come a me avvenne su banchi scistosi inclinatissimi , dove il piede non trova appoggio. Superato un ultimo ed assai alto contraf- forto , che credo sia indicato sulle carte alpine col nonìe di Four- chons, si cade in una specie di piano da cui è poscia agevole raggiun- gere il sentiere delle Finestre. Giunsi all'Ospizio soltanto alle 6 Vi pom. benché partito alle 5 Vi del mattino, ma andai a bell'agio, con frequenti fermate, ed inoltre perdei tempo in siti d'incerto sentiere. Si ritiene che 7 ore di cammino, escluse le fermate, bastino ad un discreto camminatore. Questa traversata offre al geologo un comodo e continuo campo d'osservazione, perchè gli presta una lunghissima sezione dei terreni slratitlcali alpini in senso normale alla catena del Monbianco. Par- tendo da questa, nella valle del Ferret, si vedono da|)prima appog- giali alla sua massa granitica gli scisti scuri e friabili già notati alla base del Mt. Frety, quindi una continua successione di scisti or mi- cacei or quarzosi e di calcari più volte alternanti ; avvicinandosi al gran S. Bernardo succedono appoggiale sui terreni suddetti belle quarziti biancastre e tratto tratto scisti serpentinosi e cloritosi alter- nanti con micacisli. Tutta questa successione di strati apparisce per- fetlaniente regolare con direzione parallela alla catena granitica e rialzala verso di essa con inclinazione medesima al S. E.; in una pa- rola essa appare con)e una unica antica formazione stata affetta dallo slesso fenomeno di metamorfismo e rialzamento e senza che in quel sito si possano distinguere le tante suddivisioni in terreni giuresi , subliassici , antraciferi e triassici, li quali in talune carte si nolano, lo mi permetto questa osservazione senza pretendere di farne una teoria, ma |)er attrarre l' attenzione degli uomini speciali [ad uno studio più accurato della geologica costituzione delle Alpi. La nota ospitalità che si riceve al gran S. Bernardo contrasta con le stupende note degli alberghi che si incontrano nelle Alpi e fa ASCENSIONE DEL MONUIANCO 314 credere per un inonienlo ili vivere ancora in tempi antichi e ben diversi da questi. Ogni cosa vi è fornita gratuitamente , però esiste nella Chiesa una bussola in cui il viaggiatore può deporre a titolo di elemosina ragionevole compenso. La somma di queste elemosine ammonla annualmente a circa 10 ra. lire che son lungi dal pareg- giare le spese dello stabilimento, ma questo vi supplisce con gli altri reddi(i che possiedo in Svizzera ed in Italia. In certi giorni l'affluenza di persone è considerevole ed è veramente inesauribile la compiacenza dei 10 o 12 giovani frati che vi abitano in assistere e complire tanti e diversi crocchi di viaggiatori. I famosi cani in numero di 6 o 7 vagano ora oziosi in attesa dei pericoli invernali. La razza è la bella de' Pirenei , ma alquanto degenere. Il maggiore e vero servizio reso da questi animali si è il saper rintracciare per istinto il sentiere seguilo dai viaggiatori dopo che fu ricoperto dalle nevi od in tempo di nebbie ; le altre prodezze loro attribuite sono meri racconti. Al Gran S. Bernardo si prosegue sempre scrupolosamente dai frati la serie delle osservazioni meteorologiche. Il massimo freddo inver- nale raggiunge 28 a 30" centigradi. Il barometro (a vasca e di Gourdon di Ginevra) è osservato 9 volte al giorno, di 2 in 2 ore partendo dalle 6 ani. sino alle 10 di sera: le osservazioni vengono pubblicale in un periodico di Ginevra. Una stazione consimile sa- rebbe oramai indispensabile in qualche punto delle Alpi occidentali, per esempio sul colle del Cenisio assai centrale fra le Graie e le Cozie. DAL GRAN SAN BERNARDO A ZERiMATT. Nel giorno 18 scesi dall'Ospizio a Martigny in gentile compagnia
  • 184 5 '20 l.NDICE Ro.NDAM, Sopra tre insetti bialati che rodono il culmo dei cereali Pacr. 187 Detfo Caso di malattia di petto con espulsione di larve d'insetti »j 191 Bellotti. Risultato di allevamenti di bachi per averne se- mente sana » 197 Haiui.vger. Recenti lavori dell' Istilulo geologico di Vienna » 205 CoR^ALiA. Di ima terraniara recentemente trovata a Salso Maggiore^ ecc » 208 Balsamo-Ciuvelli. Di una vertebre fossile di rettile^ ecc, . » 210 Stoppam. Risultati geologici dedotti dallo studio delle grandi bivalve cardiformi^ ecc » 213 Trompeo. Saggio di osservazioni sul circondario biellese. « 267 De Filippi. Riassunto di alcune osservazioni sulla Persia occidentale » 279 Giordano. Ascensione del Monbianco^ ecc » 28K — :<3>i38S"i- ERRATA-COKUIOE Pagina 178 Un. 31 (tav. I, fìg. 1) leggi (tav. I, fig. 6) 179 lin. 3 fig. 2 (tav. I) " fig. 5 (tav. I) . 181 lin. 14, 15, 17, 19, (tav. II) " (tav. I) Carill'i Siillii Sloriii dpt Ciillcniii «Iella Soc" ilal'di S. ' .\al'.\ol.VII.T,,v"j" >s^jS^^^^'' Isspl (iroHa ossifera di Finale . Atli della S.ir !■ ilal • di Se" iiaK Voi VH in\ I / i". J ^ Oxé-a /morale rarto/fe nel/a tìro/ta (l/J-ma/f. ti e ff Tiòìa e femore //mani irora/f'- izeUtì (truffa f////ha/e . 1 ■i Y.^MiK^ff ^\- Stoppam, Sull<' liiv.ilvi ijii-dironui Atlidcllii Soi'icl-i il.iliiimidi scioMzc imluiali, Voi Yll.Tav.'2 Jtl/vlAS/t/i/r ^'fl/f \ 1,111.' Il/// /f/:o .Uo/i/^rfff/f •'(&^/ft)Sr'''''''l! \ ir *;' \ r„ii,/i,. ,1 .iiiiiin/niiiiii i<>r-\^'^''W'"' ' \ff,/;fM ' ''' l'iiiìliiiiin l:Trn„y,.,: J - ,/ lir.,,,, ^, '«•'''"' ' ' '" l'jrv :>. /".//////m/I r.„ ,1. ii/y-r s '■'"■V% //! .//. Oiil/iii/u . /ti/i-i/itii :„,'-"■"'■" >i,., ■ __ZM.i-., : .jM' ^■"•■'''■^«iiii iV.K. Mll/'l>/t'l.ll .'". U,i./ri,,i .//llli/i/t/iii Oii//>ii/ii .„M" .■ili'""!' / /miii ^j ì'.i i/li II' /'" II- ili iiair. /'„.,/,, ,1.1, « .l/,l/lllllll ./llllll,/,/,, /l/,r i/i ./l'Ili' /lliraiM/,1 /l„/i//i,- • l..,i„,i„ .l'iMiill,, .y"' 1> '/'///-/r/f/ /:,.,lli..n, lll/l,,ll,„ , AMNH LIBRARY 100127246 in 7r " Mi y>' -*-^.s ..Uf.'.'i :i'C.y '^-:' ■s:^h .'■1: ì. I 1